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CADRE THÉORIQUE ET HYPOTHÈSE DE RECHERCHE

Après avoir défini le cadre institutionnel du secteur public marocain et ses caractéristiques,
nous abordons dans ce chapitre le cadre théorique de l'étude. Dans un premier temps, nous
procédons à la définition du contrôle de gestion, ses objectifs et ses outils. Certes, le tableau
de bord (objet de cette recherche) est considéré comme un outil du système de contrôle de
gestion mais il ne peut pas être le seul instrument représentatif de ce système. Pour cette
raison, nous avons jugé utile d'inclure les mécanismes du contrôle de gestion englobant tous
les outils menant à la performance. Ensuite, nous aborderons les fondements théoriques
ainsi que les études empiriques relatives au lien entre le contrôle de gestion (et ses outils) et
la performance organisationnelle. Enfin, nous formulerons nos hypothèses de recherche sur
la base des résultats de ces études.

Dans toute organisation, le contrôle de gestion est utilisé pour le déploiement de la stratégie
ainsi que son exécution par tous ses membres. Influencé par les courants comportementaux,
le contrôle de gestion moderne s'est étendu au-delà de ses fonctions traditionnelles décrites
comme instrumentales, pour devenir un outil global de pilotage des organisations. Plusieurs
auteurs partagent cette réflexion (Bouquin, 2010; Guy et Rouby, 2003; Lorino, 2001 ;
Simons, 1994).

Bouquin (2010) a décrit le contrôle organisationnel comme étant l'ensemble des dispositifs
sur lesquels s'appuient les dirigeants pour maîtriser le processus de décisions-actions
résultats. Dans ce contexte, l'un des buts du contrôle est de modéliser ce processus, afin de
mieux définir et comprendre les objectifs généraux. Dans ce sens, le contrôle de gestion
constitue un contrôle organisationnel dont les missions sont les suivantes:

(1) s'assurer que la construction des plans d'action est conforme avec le plan opérationnel;
(2) Aider les cadres à choisir les hypothèses nécessaires à l'application des plans d'action;

(3) Effectuer une consolidation des plans pour préparer les négociations budgétaires;

(4) Procéder à l'établissement des budgets sur la base des plans retenus;

(5) Sélectionner des critères de mesure de performance des responsables qui seront
conformes avec ceux de gestion. (Bouquin, 2010).

La dimension humaine, très valorisée récemment au sein des organisations a conféré au


contrôle de gestion le rôle «d'un système de régulation des comportements de l'homme
dans l'exercice de sa profession, lorsque celle-ci s'exerce dans le cadre d'une organisation:
entreprise, service public, association sans but lucratif, etc.». (Burlaud et Simon, 1997, p. 8)

Dupuy (2009) et Kaplan et Norton (2004) sont d'accord sur l'idée que le contrôle de gestion
est un vecteur tacite ou un catalyseur de la pérennité organisationnelle, en faisant partager
par l'ensemble des acteurs appartenant à l'organisation contrôlée les éléments de la
performance qui fondent cette pérennité.
Cas pratique :

A QUOI SERT UN SYSTÈME DE PILOTAGE ?


Un système de pilotage repose sur un ensemble de tableaux de bord,
d’indicateurs et de méthodes statistiques pour gérer au mieux son entreprise.
Le tout devant simplifier les choses pour le dirigeant et non fournir un outil
complexe comme pourrait le laisser croire à tort le terme « système ».
Un tableau de bord pertinent ne doit justement pas être compliqué afin de ne
pas être délaissé. Pour être opérationnel, il faut donc qu’il délivre des informations
clés et simples à comprendre. L’analyse de ces données capitales sera un réel atout
pour décider des stratégies de l’entreprise.

POURQUOI UTILISER UN TABLEAU DE BORD


EN ENTREPRISE ?
Le chef d’entreprise a besoin de savoir, à tout moment, où se situe sa
rentabilité. Il faut qu’il connaisse le montant des ventes, les charges à prévoir,
celles qui arrivent, les quantités de produits ou de matières premières à
acheter et les objectifs à prévoir pour sa force de vente (dans le cas où elle
existe). 
Pour autant, il n’est pas nécessaire de placer tous les chiffres de
l’entreprise… le tableau de bord ne sera pas optimal.
Donc, avant de commencer quoi que ce soit, il faut se poser les bonnes
questions :

 Qui est le destinataire ou l’utilisateur final du tableau de bord ?


 Comment le tableau de bord sera utilisé par cet utilisateur final ?
 Quels chiffres devrait être utilisés ?
 Quel support faut-il choisir pour faciliter l’utilisation ?
 Où se trouve les données chiffrées ?
 Comment la donnée sera restituée pour être utilisable ?

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