Vous êtes sur la page 1sur 14

Université Sultan Moulay Slimane ENSA de Béni-Mellal Département de

Mathématiques appliquées Année universitaire 2020/2021

Bases
Mostafa Jourhmane

α alpha β beta
γ gamma δ delta
 epsilon θ theta
λ lambda µ mu
ρ rho σ sigma
Les lettres grecques

Famille libre

Définition
Une famille {v1 , v2 , ..., vp } de E est une famille libre (ou linéairement indépendante) si toute combinaison
linéaire nulle
λ1 v1 + λ2 v2 + ... + λp vp = 0E
est telle que tous ses coefficients sont nuls, c’est-à-dire

λ1 = 0, λ2 = 0, ... λp = 0.

Remarque
- Si la famille {v1 , v2 , ..., vp } de E n’est pas libre, on dit que la famille est liée ou linéairement dépendante.
Dans ce cas, il existe une combinaisons linéaire nulle de {v1 , v2 , ..., vp } avec au moins un coefficient non
nul

Exemple
Dans R3 , soit
     
 1 4 2 
2 , 5 , 1
3 6 0
 

- Est-ce une famille libre ou liée ?

Posons
       
1 4 2 0
λ 1 2 + λ 2 5 + λ 3 1 = 0
      
3 6 0 0

1
Université Sultan Moulay Slimane ENSA de Béni-Mellal Département de
Mathématiques appliquées Année universitaire 2020/2021


 λ1 + 4λ2 + 2λ3 = 0
⇐⇒ 2λ1 + 5λ2 + λ3 = 0
3λ1 + 6λ2 = 0

Après réduction de Gauss, on a



λ1 − 2λ3 = 0
⇐⇒
λ2 + λ3 = 0
Le système a une infinité de solutions
- Par
 exemple
 λ3  = 1alorsλ 1 = 2, λ2 = −1
1 4 2 0
2 2 − 5 + 1 = 0
3 6 0 0
     
 1 4 2 
- La famille 2 , 5 , 1 est donc une famille liée.
3 6 0
 

Exemple
     
1 2 2
– v1 = 1 ,
 v2 = −1 , v3 = 1

1 0 1

- La famille {v1 , v2 , v3 } est-elle


 libre ou liée ?
 λ1 + 2λ2 + 2λ3 = 0
λ1 v1 + λ2 v2 + λ3 v3 = 0 ⇐⇒ λ1 − λ2 + λ3 = 0
λ1 + λ3 = 0

- On résout ce système et on trouve comme unique solution λ1 = 0, λ2 = 0, λ3 = 0
- La famille {v1 , v2 , v3 } est donc une famille libre.

Exemple
– Dans le R−espace vectoriel R[X]
P1 (X) = 1 − X, P2 (X) = 5 + 3X − 2X 2 , P3 (X) = 1 + 3X − X 2
– 3P1 (X) − P2 (X) + 2P3 (X) = 0
– {P1 , P2 , P3 } forme une famille liée

Proposition
La famille {v1 , v2 } est liée si et seulement si v1 est un multiple de v2 ou bien v2 est un multiple de v1

Preuve
- Si {v1 , v2 } est liée
il existe une combinaison linéaire nulle λ1 v1 + λ2 v2 = 0 avec au moins un coefficient non nul
– Si λ1 6= 0, v1 = − λλ21 v2 et v1 est un multiple de v2
– Si λ2 6= 0, v2 = − λλ21 v1 et v2 est un multiple de v1

2
Université Sultan Moulay Slimane ENSA de Béni-Mellal Département de
Mathématiques appliquées Année universitaire 2020/2021

- Réciproquement
Si v1 est un multiple de v2 , il existe µ tel que v1 = µv2 donc 1v1 + (−µ)v2 = 0, la famille {v1 , v2 } est liée
Même conclusion si c’est v2 qui est un multiple de v1
CQFD

Soit E un K−espace vectoriel

Théorème
Une famille F = {v1 , v2 , ..., vp } de p ≥ 2 vecteurs de E est une famille liée si et seulement si au moins un
des vecteurs de F est combinaison linéaire des autres vecteurs de F.

Famille génératrice
Soit E un K−espace vectoriel
Soient v1 , ..., vp des vecteurs de E

Définition
La famille {v1 , ..., vp } est une famille génératrice de E si tout vecteur de E est une combinaison linéaire
des vecteurs v1 , ..., vp c’est-à-dire :

∀v ∈ E ∃λ1 , ..., λp ∈ K v = λ1 v1 + ... + λp vp

Exemple
     
1 0 0
– v1 = 0 , v2 = 1 , v3 = 0
    
0 0 1
       
x 1 0 0
– v = y  = x 0 + y 1 + z 0
z 0 0 1
La famille {v1 , v2 , v3 } est génératrice de R3 .

Exemple   
1 1
– v1 = 1 , v2 = 2
1 3
3
  {v1 , v2 } est-elle génératrice de R ?
- La famille
0
– v = 1 ∈ R3

0
– v = λ1 v1 + λ2 v2

3
Université Sultan Moulay Slimane ENSA de Béni-Mellal Département de
Mathématiques appliquées Année universitaire 2020/2021

      
0 1 1  λ1 + λ2 = 0
⇐⇒ 1 = λ1 1 + λ2 2 ⇐⇒
      λ1 + 2λ2 = 1
0 1 3 λ1 + 3λ2 = 0

Ce système n’a pas de solution


- {v1 , v2 } n’est pas une famille génératrice de R3

Exemples
Soit E 
= R2  
1 0
- v1 = , v2 =
0 1
     
x 1 0
{v1 , v2 } est génératrice de R2 car =x +y
y 0 1
   
2 1
-v10= , v2 = 0
1 1
La famille {v10 , v20 } est-elle génératrice de R2 ?
  
x 0 0 2λ + µ = x
v= = λv1 + µv2 ⇐⇒
y λ + µ = y
λ = x − y µ = −x + 2y
{v10 , v20 } est aussi une famille génératrice de R2
Il existe plusieurs familles génératrices de R2

Proposition
Soit F = {v1 , v2 , ...., vp } une famille génératrice de E. Alors F 0 = {v10 , v20 , ...., vp0 } est aussi une famille
génératrice de E si et seulement si tout vecteur de F est une combinaison linéaire de vecteurs de F 0 .

Proposition
Si la famille de vecteurs F = {v1 , v2 , ...., vp } engendre E et si l’un des vecteurs, par exemple vp , est
combinaison linéaire des autres, alors la famille F − {vp } = {v1 , v2 , ...., vp−1 } est encore génératrice de E.

Preuve
- v1 , v2 , ...., vp engendre E : ∀v ∈ E ∃λ1 , ..., λp

v = λ1 v1 + λ2 v2 + .... + λp vp

- vp combinaison linéaire de {v1 , v2 , ...., vp−1 }

vp = α1 v1 + α2 v2 + .... + αp−1 vp−1


- v = λ1 v1 + λ2 v2 + .... + λp−1 vp−1 + λp (α1 v1 + α2 v2 + .... + αp−1 vp−1 )
⇐⇒ v = (λ1 + λp α1 )v1 + (λ2 + λp α2 )v2 + .... + (λp−1 + λp αp−1 )vp−1
CQFD

4
Université Sultan Moulay Slimane ENSA de Béni-Mellal Département de
Mathématiques appliquées Année universitaire 2020/2021

Base

Définition
Une famille B = {v1 , ..., vn } de vecteurs de E est une base de E si B est une famille libre et génératrice.

Théorème Soit B = {v1 , ..., vn } une base de l’espace vectoriel E. Tout vecteur v ∈ E s’exprime de façon
unique comme combinaison linéaire d’élément de B. Autremnt dit, il existe des scalaires λ1 , ..., λn ∈ K
uniques tels que
v = λ1 v1 + λ2 v2 + .... + λn vn .

Exemple
v1 = (1, 2, 1)> , v2 = (2, 9, 0)> et v3 = (2, 3, 4)> forment-ils une base de R3 ?
- B = {v1 , v2 , v3 } est-elle une famille génératrice de R3 ?
- B = {v1 , v2 , v3 } est-elle une famille libre de R3 ?

— B génératrice ?
Soit v = (a1 , a2 , a3 )> ∈ R3 .
On cherche λ1 , λ2 , λ3 ∈ R tels que

 λ1 + 2λ2 + 3λ3 = a1
v = λ1 v1 + λ2 v2 + λ3 v3 ⇐⇒ 2λ1 + 9λ2 + 3λ3 = a2
λ1 + 4λ3 = a3

Libre ?


 λ1 + 2λ2 + 3λ3 = 0
λ1 v1 + λ2 v2 + λ3 v3 = 0 ⇐⇒ 2λ1 + 9λ2 + 3λ3 = 0 (1)
λ1 + 4λ3 = 0

Les deux systèmes ont la même matrice


 
1 2 3
A = 2 9 3 
1 0 4

A est inversible.
- Le premier système admet une solution (λ1 , λ2 , λ3 )> quelque soit (a1 , a2 , a3 )> .
- Le second système admet pour seule solution (0, 0, 0)> .
- Conclusion : B est une famille génératrice et libre : c’est une base.

Exemple

5
Université Sultan Moulay Slimane ENSA de Béni-Mellal Département de
Mathématiques appliquées Année universitaire 2020/2021

- e1 = (1, 0, ..., 0)> , e2 = (0, 1, 0, ..., 0)> , ..., en = (0, ..., 0, 1)> base canonique de Kn .
- v1 = (1, 0, ..., 0)> , v2 = (1, 2, 0, ..., 0)> , ..., vn = (1, ..., n − 1, n)> base de Kn .
- {1, X, X 2 , ..., X n } base canonique de Rn [X].
- {1, 1 + X, 1 + X + X 2 , ..., 1 + X + X 2 + ... + X n } base de Rn [X].

Théorème d’existence d’une base.


Tout espace vectoriel ayant une famille finie génératrice admet une base.

6
Université Sultan Moulay Slimane ENSA de Béni-Mellal Département de
Mathématiques appliquées Année universitaire 2020/2021

Théorème de la base incomplète


Soit E un K−espace vectoriel admettant une famille génératrice finie.
- Toute famille libre L peut être complétée en une base. i.e. qu’il existe une famille F telle que L ∪ F
soit une famille libre et génératrice de E.
- De toute famille génératrice G on peut extraire une base de E. i.e. il existe une famille B ⊂ G telle que
B soit une famille libre et génératrice de E.

Théorème
Soit G une famille génératrice finie de E et L une famille libre de E. Alors il existe un sous-ensemble
F de G telle que L ∪ F soit une base de E.

Exemple

P1 (X) = 1, P2 (X) = X, P3 (X) = 1 + X, P4 (X) = 1 + X 3 , P5 (X) = X − X 3 .


E = vect{P1 , P2 , P3 , P4 , P5 }.
G = {P1 , P2 , P3 , P4 , P5 }.
L=∅
Cherchons F ⊂ G telle que F soit une base de E

- Etape0
L n’est pas génératrice on passe à l’étape suivante

Etape1
L ∪ {P1 } = {P1 } famille libre mais pas génératrice.

Etape2
{P1 , P2 } famille libre mais pas génératrice.

Etape3
{P1 , P2 , P3 } est une famille liée car P3 = P1 + P2 alors P3 est exclu.
{P1 , P2 , P4 } famille libre et aussi génératrice, P5 = P1 + P2 − P4 .
L’algorithme s’arrête et F = {P1 , P2 , P4 } est une base.

Définition
Un K−espace vectoriel E admettant une base ayant un nombre fini d’éléments est dit de dimension finie.

Théorème de la dimension
Toute les bases d’un espace vectoriel E de dimension finie ont le même nombre d’éléments.

7
Université Sultan Moulay Slimane ENSA de Béni-Mellal Département de
Mathématiques appliquées Année universitaire 2020/2021

Définition
La dimension d’un ev de dimension finie E, notée dimE est par définition le nombre d’élément d’une
base de E.

Exemple
- La base canonique de R2 est {(1, 0)> , (0, 1)> }, dimR2 = 2.
- Les vecteurs {(1, 2)> , (1, 1)> } forment aussi une base R2 .

dimKn = n.
- dimRn [X] = n + 1, car card{1, X, X 2 , ..., X n } = n + 1.

8
Université Sultan Moulay Slimane ENSA de Béni-Mellal Département de
Mathématiques appliquées Année universitaire 2020/2021

Exemple
Un Système homogène est un ev


 2x1 + 2x2 − x3 + x5 = 0
−x1 − x2 + 2x3 − 3x4 + x5 = 0

.
x + x2 − 2x3 − x5 = 0
 1


x3 + x4 + x5 = 0

x1 = −s − t, x2 = s, x3 = −t, x4 = 0, x5 = t

           
x1 −s − t −s −t −1 −1
x2   s   s   0  1 0
           
x3  =  −t  =  0  + −t = s  0  + t −1
           
x4   0   0   0  0 0
x5 t t t 0 1
   
−1 −1
1 0
   
0
Posons v1 =  −1 (vect{v1 , v2 }).
et v2 = 
 
0 0
0 1
dim = 2

Soit E un espace vectoriel de dimension finie.

Lemme
Soit L une famille libre et soit G une famille génératrice de E. Alors

card(L) ≤ card(G)

Proposition
Soit E un K−espace vectoriel de dimension n. Alors
- Toute famille libre de E a au plus n éléments
- Toute famille génératrice de E a au moins n éléments

9
Université Sultan Moulay Slimane ENSA de Béni-Mellal Département de
Mathématiques appliquées Année universitaire 2020/2021

Soit E un K−espace vectoriel de dimension n.

Théorème
Soit F = {v1 , ..., vn } une famille de n vecteurs de E. Il y a équivalence entre :
(i) F est une base de E,
(ii) F est une famille libre de E,
(iii) F est une famille génératrice de E.

Preuve
- (ii) =⇒ (i)). Soit F une famille libre de n éléments. Il existe une famille F 0 telle que F ∪ F 0 est une
base de E (T.B.I). Alors card(F ∪ F 0 ) = n. Or cardF = n. Donc cardF 0 = 0. Ce qui implique que
F 0 = ∅ et donc F est déjà une base de E.
- (iii) =⇒ (i)). Soit F une famille génératrice à n éléments. On peut extraire de F une base B ⊂ F
(T.B.I). Alors cardB = n. (Théorème de la dimension), donc n = cardB ≤ cardF = n. Donc B = F et F
est bien une base.
CQFD

Exemple
     
1 1 1
v1 = 1 , v2 = 3 , v2 = 1
4 t t
Pour quelles valeurs de t ∈ R, {v1 , v2 , v3 } est une base de R3 .

10
Université Sultan Moulay Slimane ENSA de Béni-Mellal Département de
Mathématiques appliquées Année universitaire 2020/2021

- dimR3 et card{v1 , v2 , v3 } = 3
- A quelle condition la famille {v1 , v2 , v3 } est libre ?
- Soit λ1 , λ2 , λ3 ∈ R tels que

 λ1 + λ2 + λ3 = 0
λ1 v1 + λ2 v2 + λ3 v3 = 0 ⇐⇒ λ1 + 3λ2 + λ3 = 0 (2)
4λ1 + tλ2 + tλ3 = 0


 λ1 + λ2 + λ3 = 0
⇐⇒ 2λ2 = 0 (3)
(t − 4)λ2 + (t − 4)λ3 = 0


 λ1 + λ3 = 0
⇐⇒ λ2 = 0 (4)
(t − 4)λ3 = 0

Si (t − 4) 6= 0 alors {v1 , v2 , v3 } est une base.

Soit E un K e.v de dimension finie.

Théorème
- Tous sev F de E est de dimension finie.
- dimF ≤ dim E.
- dimF = dim E =⇒ E = F.

Exemple
Soit E un K−espace vectoriel de dimE = 2.
- Si dimF = 0 alors F = {0}.
- Si dimF = 1 alors F = Ku = vect{u} droite vectoriel u 6= 0.
- dimF = 2 alors F = E.

11
Université Sultan Moulay Slimane ENSA de Béni-Mellal Département de
Mathématiques appliquées Année universitaire 2020/2021

Dans un K−espace vectoriel de dimE = n.


- Un sev de dim=1 est une droite vectoriel
- Un sev de dim=2 est un plan vectoriel
- Un sev de dim=n-1 est un hyperplan

Corollaire
Soient F et G deux sev d’un K−espace vectoriel E avec F de dim fini et G ⊂ F alors

F = G ⇐⇒ dimF = dimG

Exemple
- F = {(x, y, z)> ∈ R3 | 2x − 3y + z = 0}
G = vect{u, v} u = (1, 1, 1)> v = (2, 1, −1)>
Est-ce que F = G ?
dimG = 2 car u et v ne sont pas colinéaires.
u ∈ F , v ∈ F donc G ⊂ F
- dimF < dimR3 car (1, 0, 0)> ∈ /F
dimF ≥ dimG = 2 car G ⊂ F
G ⊂ F et dim G = dimF =⇒ G = F

Soit E un K−espace vectoriel de dim fini.


Soient F et G des sous-espaces vectoriels de E

Théorème des quatre dimensions (Formule de Grassman)

dim(F + G) = dimF + dimG − dim(F ∩ G).

Preuve
Soit (e1 , ..., ep ) une base de F ∩ G, qu’on complète en
- (e1 , ..., ep , f1 , ..., fq ) une base de F
- (e1 , ..., ep , g1 , ..., gr ) une base de G
Montrons que B = (e1 , ..., ep , f1 , ..., fq , g1 , ..., gr ) est une base de F + G.
- B est génératrice de F + G :
Soit xP ∈ F + G =⇒P x = xF + xG
xF = Pk=1 λk ek + Pqj=1 αj fj
p

xG =P pk=1 µk ek + ri=1P βi gi
x = pk=1 (λk + µk )ek + qj=1 αj fj + ri=1 βi gi
P
Donc B est génératrice.

- B est libre de F + G :
p
X q
X r
X
λk ek + αj fj + βi gi = 0 (∗)
k=1 j=1 i=1

12
Université Sultan Moulay Slimane ENSA de Béni-Mellal Département de
Mathématiques appliquées Année universitaire 2020/2021

p
X q
X r
X
λk ek + αj fj = − βi gi ∈ F ∩ G.
k=1 j=1 i=1
p
X
= λ0k ek
k=1
Pp
λ0k )ek + Pqj=1 αj fj = 0 =⇒ αj = 0 ∀j ∈ [[1, q]]
P
k−
k=1 (λP
De (∗) pk=1 λk ek + ri=1 βi gi = 0 =⇒ λk = βi = 0 ∀k ∈ [[1, p]] ∀i ∈ [[1, r]]
D’où B est libre.
Enfin B est une base.
dim(F + G) = p + q + r
dim(F ) = p + q
dim(G) = p + r
On a alors p + q + r = p + q + p + r − p.
CQFD
Remarque

card(A ∪ B) = cardA + cardB − card(A ∩ B)

13
Université Sultan Moulay Slimane ENSA de Béni-Mellal Département de
Mathématiques appliquées Année universitaire 2020/2021

Corollaire
Si E = F ⊕ G alors dimE = dimF + dimG

Corollaire
Tout sev F d’un ev E de dimension finie admet un supplémentaire

Exemple
dimE = 6, dimF = 3 et dim G = 4
Que peut-on dire de F ∩ G et F + G ? Peut-on avoir F ⊕ G = E ?

- F ∩ G ⊂ F =⇒ dim(F ∩ G) ≤ dimF = 3
- G ⊂ F + G ⊂ E =⇒ 4 = dimG ≤ dim(F + G) ≤ dimE = 6
- dimF ∩ G = dimF + dimG − dim(F + G) = 7 − dim(F + G)
- C/c dim(F + G) ∈ {4, 5, 6} dim(F ∩ G) ∈ {3, 2, 1} respectivement
- dim(F ∩ G) ≥ 1 =⇒ F ∩ G 6= {0} et F et G ne sont jamais en somme directe dans E.

14