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Corrigé du devoir n°5

Formation 3 ans Plantes Médicinales et Médecines douces


Formation par correspondance

PM2 2018/2019

1. BOTANIQUE
A. RAPPEL DE L’ORGANISATION GENERALE DE LA FLEUR
1.1. Observation de l’androcée : Selon le nombre et la position des étamines, on observe
plusieurs types d’androcées. Retrouvez le terme qui correspond à chacune des
définitions suivantes :

A. Androcée dont le nombre


d’étamines est le double de celui
des pétales et dont les étamines
1. Isomérie
du premier verticille sont
opposées aux pétales. Ex : Chez
les Caryophyllacées.

B. Androcée dont le nombre


d’étamines, qui alternent avec
les pétales, est égal à celui des
2. Diplostémonie pétales. Photo : Houx (Ilex
aquifolium).

3. Isostémonie C. nb d’étamines égal au nb fondamental de la fleur

D. Androcée dont le nombre


d’étamines est double de
celui des pétales et dont les
étamines du premier verticille
4. Obdiplostémonie
sont en alternance avec les
pétales. Fréquent chez de
nombreuses fleurs régulières.
Photo : Parisette (Paris quadrifolia).

E. nb d’étamines égal au nb de pétales de la fleur,


5. Obisostémonie
les étamines étant opposées aux pétales

Réponses : 1C ; 2D ; 3B ; 4A ; 5E
L’obdiplostémonie est fréquente chez les Dialypétales disciflores.

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1.2. Faites-vous bien la distinction entre nectar et pollen ? (expliquez)
Le nectar est un liquide sucré produit par certaines plantes en guise de récompense
pour certains pollinisateurs. Le pollen contient les gamètes mâles indispensables à la
fécondation de l’ovule.
Les insectes butinent les fleurs pour y trouver leur nourriture (pollen, nectar).
L’abeille butineuse récolte le pollen des fleurs visitées car il est surtout riche en
protéines, matériau indispensable à la croissance des larves de la ruche. Divers
insectes consomment également le nectar, jus sucré produit par les fleurs
essentiellement riche en sucres rapides. Il constitue pour l’insecte un carburant de
première qualité, et sert aussi à nourrir ses larves.
1.3. Précisez la définition et la fonction des nectaires.
Les nectaires sont des glandes excrétrices de nectar. Ils sont généralement situés sur
un disque nectarifère à la base des pièces florales (disque inséré sur le réceptacle
floral à la base le plus souvent des pétales, plus rarement des sépales ou des
étamines). Ils peuvent parfois être extra-floraux, et se trouver sur les feuilles, les
bractées, le pétiole ou même sur une tige ou à la surface des fruits.
Le nectar est un liquide sucré servant de nourriture à certains pollinisateurs, le plus
souvent des insectes ou plus rarement des oiseaux. Attirés par l'odeur, la forme et la
couleur des fleurs, les insectes y trouvent alors le nectar, comme une récompense
alimentaire.
Durant la vie de l'insecte, il peut alors y avoir une fidélisation à certaines espèces de
plantes, ce qui rend la pollinisation plus efficace. Ce phénomène est bien connu chez
les abeilles, par exemple. Par ailleurs, d'une part, la fabrication de nectar demande
moins d'énergie que celle de pollen, d'autre part, les plantes entomogames, souvent
nectarifères, produisent moins de pollen que les plantes anémogames. Ainsi la
production de nectar serait-elle doublement avantageuse : plus économe sur le plan
énergétique, et plus efficace quant à la pollinisation par les pollinisateurs. Les plantes
à nectar, dépendantes des pollinisateurs mais leur offrant un service, sont dites
mutualistes.

Photos illustrant des nectaires


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fleurs et leurs 34130
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B. SYSTEMATIQUE BOTANIQUE : DIALYPETALES DISCIFLORES
1.4. Quelle est la caractéristique du réceptacle floral des Disciflores ?
Il porte des tissus sécréteurs de nectar, on parle de disque
nectarifère.
Photo : érable plane (Acer platanoides).

1.5. Décrivez-le pour les 3 ordres possédant deux verticilles d’étamines.


‐ Géraniales : disque nectarifère réduit à des glandes isolées à la base des
étamines
‐ Térébinthales (Rutales) : disque nectarifère bien développé disposé sous le
pistil (on le dit intrastaminal puisqu'il est compris dans l'espace délimité par la
base des étamines)
‐ Sapindales : disque nectarifère souvent réduit situé à l’extérieur des cycles
d’étamines (extrastaminal)
1.6. Dans l’ordre des Rutales, une famille fait exception. Laquelle ?
Il s’agit des Zygophyllacées, qui ne possèdent aucun tissu sécréteur.

C. TRAVAUX PRATIQUES
1.7. Dans l’ordre des Rutales, la famille des Rutacées est connue de tous puisqu'elle
comporte les orangers, les citronniers, etc. Les Citrus sp. et la rue Ruta graveolens
sont intéressants en phytothérapie. Observons-les du point de vue botanique :
‐ Si vous ne l'avez jamais fait, après avoir mangé une orange, pressez en le zeste
tout en l'approchant de la flamme d'un briquet ou d'une allumette. Que se passe-
t-il ? Comment l'expliquez-vous ?
Lorsqu’on presse le zeste, les poches à essence libèrent une HE très inflammable
(comme toutes les HE).
‐ Epluchez une orange et disséquez très minutieusement un carpelle (un quartier)
de façon à voir si les graines (les pépins) sont encore attachées au placenta.

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‐ Coupez une orange au niveau de son équateur (coupe transversale) : faites-en un
dessin légendé.
De la périphérie vers le centre, on observe :
‐ L’épicarpe, coloré et abondamment pourvu de poches remplies d’essence.
C’est le zeste en art culinaire
‐ Le mésocarpe, blanchâtre. Ces deux couches sont plus ou moins fusionnées.
‐ L’endocarpe mince. Il limite chacune des loges carpellaires et émet vers
l’intérieur de la cavité ovarienne de nombreux poils qui deviennent vésiculeux
en se chargeant de liquide riche en sucre. Ce sont eux qui constituent la pulpe
comestible de l’orange.
‐ Chaque quartier contient un placenta axile, portant plusieurs graines, ou
pépins, et correspond donc à un carpelle.
‐ En décortiquant l’orange et en séparant les quartiers, on peut voir dans l’axe
du fruit, les faisceaux libéro-ligneux qui montent du réceptacle.
L’orange est une baie formée à partir d’un ovaire composé.

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2. ANATOMIE PHYSIOLOGIE - SYSTEME IMMUNITAIRE

2.1. Expliquez simplement les grandes lignes du fonctionnement normal du système


immunitaire. Que se passe-t-il en situation pathologique ?
Le système immunitaire est un réseau de cellules, tissus et organes dont le rôle est
de défendre l’organisme contre les invasions des nombreux microbes qui tentent de
passer la barrière de la peau ou des muqueuses. Les cellules de l’organisme
présentent toutes à leur surface des protéines qui le caractérisent, et sont reconnues
par le système immunitaire. Ce système de reconnaissance du « soi » est appelé
complexe majeur d’histocompatibilité. Toute substance capable de déclencher une
réponse du système immunitaire est appelée antigène, par exemple les virus, les
bactéries, certaines protéines ou fractions de protéines.
Le système immunitaire dispose de deux lignes de défense, l’immunité innée et
l’immunité acquise.
‐ l’immunité innée (ou immunité non spécifique), dépourvue de mémoire, qui
veille en permanence afin de détecter les cellules anormales, tumorales ou
infectées,
‐ l’immunité adaptative (ou immunité spécifique), plus longue à mettre en
place, spécifiquement dirigée contre les antigènes. Elle nécessite une phase
d’apprentissage de 5 à 7 jours au cours de laquelle les lymphocytes T et B
apprennent à reconnaître la cible à éliminer. C’est grâce à cet apprentissage
que se constitue la « mémoire » du système immunitaire, permettant à
l’organisme de réagir rapidement lors d’une seconde exposition aux agents
infectieux.

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2.2. Dans quelles situations convient-il de stimuler, de moduler ou de réduire la vigueur
des réactions immunitaires ? (distinguer les trois cas)
‐ Stimulation en cas de pathologies infectieuses récidivantes (bactéries, virus ou
champignons), facteurs extérieurs climatiques demandant une adaptation de
l’organisme, faiblesse immunitaire, cicatrisation lente…
‐ Modulation et réduction en cas d’hypersensibilité aux allergènes et de maladies
auto-immunes. Il convient d’identifier l’origine du déséquilibre.
2.3. A partir des éléments du cours, indiquez les différentes approches thérapeutiques
envisageables pour renforcer les défenses de l’organisme.
‐ stimulation directe ou modulation du système immunitaire avec les plantes
appropriées
‐ drainage des émonctoires, notamment le couple intestin-foie
‐ prévention du vieillissement et du stress oxydatif par la phytothérapie et la
nutrithérapie
‐ régulation de l’hygiène de vie (alimentation, sommeil, dépense physique, …)
2.4. Quelle démarche faudrait-il entreprendre systématiquement après une
antibiothérapie ? Pourquoi ?
Outre leurs bactéries-cibles des antibiotiques, ces derniers détruisent plus ou moins
la flore intestinale (ou « probiote »), laissant le terrain libre pour l’implantation de
toutes sortes de bactéries potentiellement pathogènes. Il convient donc de favoriser
la reconstitution de la flore intestinale en procédant dès la fin de l’antibiothérapie à
des cures de probiotiques associés à des prébiotiques.
2.5. Qu’est-ce qu’un probiotique ? un prébiotique ? Pourquoi est-il recommandé de les
associer ?
Un probiotique est un cocktail de bactéries et de levures favorables au
fonctionnement de l’organisme. Le prébiotique est un substrat glucidique non
digestible. Ce dernier est fermenté par les probiotiques ingérés et les bactéries
présentes dans l’intestin, stimulant ainsi leur prolifération. L’association probiotique-
prébiotique favorise l’implantation et le développement des bactéries
caractéristiques de notre flore.
2.6. Quelles flores l’organisme accueille-t-il ?
L’organisme humain accueille les flores intestinale, cutanée, orale (arbre respiratoire
supérieur) et génitale.
2.7. Quels peuvent être les signes (symptômes) d’une allergie alimentaire ?
Les réactions sont essentiellement digestives, mais aussi cutanées ou respiratoires :
‐ Reflux gastro-eosophagien, nausées, diarrhées, vomissements
‐ Urticaire, éruption cutanée, dermatite atopique, œdème de Quincke
‐ Respiration athmatique ou difficultés respiratoires, rhinite, laryngite, toux…

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2.8. Qu’est-ce qu’un choc anaphylactique ? Quelle conduite faut-il tenir dans ce cas ?
Dans les minutes qui suivent l'atteinte de l’organisme par un allergène puissant
(aliment, piqûre d'insecte, prise de médicament, injection de sérum d'origine
animale, ...) apparaissent de violents symptômes tels que : chute de la tension
artérielle, gonflement généralisé ou limité au visage et au cou (œdème de Quincke)
pouvant aller jusqu’à l’asphyxie, tension cuisante non prurigineuse, crise d'asthme
(pas toujours), diarrhée profuse, troubles de la conscience, syndrome hémorragique.
Il s’agit d’un choc potentiellement mortel, au pronostic vital engagé. La survenue
d’un tel évènement est une urgence vitale nécessitant l’intervention de services
médicaux d’urgence.

3. PHYTOTHERAPIE - SYSTEME IMMUNITAIRE

3.1. Listez les principales plantes, algues et champignons actifs sur le système
immunitaire.
Immunostimulants :
‐ Echinacée : Echinacea purpurea et E. angustifolia, plante entière et racine,
Astéracées
‐ Eupatoire chanvrine : Eupatorium cannabinum, plante entière avec racine,
Astéracées
‐ Indigotier : Baptisia tinctoria, Fabacées
‐ Lichen d’islande : Cetraria islandica ; Lichen pulmonaire : Lobaria pulmonaria
(syn. : Stricta pulmonaria) et Usnée barbue : Usnea barbata, Parméliacées
‐ Shitaké (champignon japonais) : Lentinus edodes, Polyporacées
‐ Levure de bière : Saccharomyces cerevisiae, Saccharomycétacées
‐ Fucus : Fucus vesiculosus, Fucacées
‐ Chlorelle : Chlorella pyrenoidosa, Chlorellacées
Adaptogènes :
‐ Éleuthérocoque ou « Ginseng de Sibérie » : Eleutherococcus senticosus, rhizome,
Araliacées
‐ Ginseng : Panax quinquefolius, racine, Araliacées
‐ Ganoderme luisant ou Reishi (nom chinois) : Ganoderma lucidum,
Ganodermatacées (champignons)
‐ Levure de bière : Saccharomyces cerevisiae, Saccharomycétacées
‐ Rhodiola : Rhodiola rosea, racine, Crassulacées
‐ Ashwagandha : Withania somnifera, racine, Solanacées
‐ Astragale de Chine : Astragalus membranaceus, racine, Fabacées
‐ Codonopsis : Codonopsis pilosula, racine, Campanulacées
‐ Schizandra : Schisandra chinensis, baies, Schizandracées

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3.2. Quelle est la famille de principes actifs en jeu ?
Il s’agit de sucres : hétérosides, polysaccharides (dont l’inuline).
3.3. Comment les plantes adaptogènes régulent-elles l’organisme ?
Les plantes adaptogènes régulent indirectement l’organisme en agissant sur le
système nerveux autonome (stimulation de la corticosurrénale) et le système
nerveux central.
L’effet des adaptogènes se situe surtout au niveau des glandes surrénales en
harmonisant la sécrétion des corticostéroïdes. Les adaptogènes peuvent également
agir à titre d’immunomodulatrices puisqu’elles modifient la réponse immunitaire par
voie hormonale en équilibrant les réponses hormonales de l’hypophyse.
Choisissez-en deux, pour lesquelles vous réaliserez des fiches détaillées.

4. AROMATHERAPIE & GEMMOTHERAPIE - SYSTEME IMMUNITAIRE

4.1. A partir des différents cours, repérez les 4 grandes familles aromatiques (principes
actifs) actives sur le système immunitaire. Citez les principales huiles essentielles de
chaque catégorie, et indiquez brièvement leurs propriétés ainsi que les précautions
d’emploi.

Principe actif / classe Plantes


Propriétés Précautions d’emploi
de molécules Noms latin et vernaculaire
Phénols Puissants anti-infectieux, A utiliser
Carvacrol Origan Origanum vulgare, stimulants généraux et temporairement,
Sarriette Satureja montana, Thym immunitaires en particulier impérativement en
Thymol Thymus vulgaris Dermocaustiques et dilution, chez l’adulte
Eugénol Cannelle Cinnamomum verum (fe) hépatotoxiques
Clou de girofle Eugenia Immuno-suppresseurs à
caryophyllus haute dose
Aldéhydes
monoterpéniques
Cinnamaldéhyde Cannelle Cinnamomum verum (éc) idem idem
Monoterpénols
Bornéol Thym à feuilles de sarriette
Thymus satureoïdes Le plus : action assainissante
Inule odorante Inula graveolens sur la flore intestinale
Terpineol Tea tree, melaleuca alternifolia
Cineole Saro cinnamosma fragrans
Ravintsare cinnamomum
camphora (fe)
Thujanol Thym à thujanol thymus vulgaris
thuyanoliferum
Terpènes Pin sylvestre Pinus sylvestris Adaptogène À utiliser avec
Épinette du Canada Picea mariana précaution surtout chez
les enfants jeunes

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4.2. Pour la gemmothérapie, souveraine et très sécure - contrairement à l’aromathérapie
- complétez le tableau de synthèse suivant en rassemblant les informations fournies
dans les différents supports de cours.
Bourgeons du système immunitaire :

Immuno- Adapto-
Bourgeon Tonique Draineur Commentaires
stimulant gène
Cortisone-like
- Cassis (bg) Ribes nigrum x x x x
Excellent anti-inflammatoire
Tropisme sphère ORL, antiviral
- Eglantier (jp) Rosa canina x
Très adapté aux enfants
Bouleau pubescent Betula
x Active la diurèse
pubescens (bg)
- Chêne pédonculé Quercus Stimule les corticosurrénales
pedunculata (bg) x x
Indiqué surtout chez l’homme
Facilite reminéralisation et
Sapin Abies pectinata (jp) x x
consolidation osseuse
- Genévrer Juniperus
communis (jp) x Insuffisance hépatique sévère

Noyer Juglans regia (bg) x x x Soutient la flore intestinale


Hêtre Fagus sylvatica (bg) xx
Erable champêtre Acer
x Dépuratif foie vésicule, antiviral
campestris (bg)

5. CAS PRATIQUES - SYSTEME IMMUNITAIRE


CAS PRATIQUE N°1 : ALLERGIES SAISONNIERES
5.1. Quel traitement préventif de gemmothérapie proposeriez-vous à une personne
souffrant de pollinose au mois de juin ?
Commencer dès le mois de janvier une cure de bourgeon de cassis : Ribes nigrum, 15
jours/mois. Posologie : 30 gouttes 3 fois/jour.
5.2. Quels minéraux et vitamines conseiller pour soulager les allergies saisonnières ?
Il convient de complémenter les personnes allergiques en zinc, cuivre, magnésium,
vitamine E, vitamine C et en huiles riches en acides gras polyinsaturés (bourrache,
onagre, poissons des mers froides…).
5.3. Quelle huile essentielle est particulièrement performante ?
L’estragon (Artemisia dracunculus), 2 gouttes matin et soir pendant la période
d’exposition maximale (aux pollens par exemple).
5.4. Citez deux autres produits phares de la prévention (hormis huiles essentielles et
bourgeons de gemmothérapie).
La propolis et l’extrait de pépin de pamplemousse.

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5.5. En cas d’asthme allergique, quelle(s) formules d’aromathérapie proposerez-vous ?
Les HE à phénols méthyl éthers, par exemple Artemisia dracunculus (estragon) ont
une action anti histaminique, de même les HE contenant du chamazulène :
Tanacetum annuum (tanaisie annuelle) ou Matricaria recutita (camomille allemande)
; l’ajout d’une cortisone-mimétique renforcera l’action.
Par exemple en traitement de fond :
Picea mariana + Artemisia dracunculus + Tanacetum annuum : aa 4 gouttes matin et
soir
En cas de crise d’asthme, ajouter Ammi visnaga (Khella) ou Hyssopus decumbens
(hysope couchée), HE agissant sur le bronchospasme.

CAS PRATIQUE N°2 : CREUX DE L’HIVER… BAISSE DE REGIME


5.6. Je suis fatigué et j’accuse une baisse immunitaire, en cet automne tardif sans réel
hiver. Que dois-je faire (phyto, gemmo, aroma, nutri, herbo) ?
Phytothérapie : TM Echinacea purpurea qui agit sur l’immunité. 30 gouttes 3 fois/jr
pendant 3 jours. Arrêt 3 jours puis renouveler. Ne pas prendre cette plante en
continu.
Gemmothérapie :
Ribes nigrum, bourgeon macérât glycériné
Aa qsp 40 ml
concentré
Rosa canina, jeune pousse, macérât 10 à 15 gouttes 3 fois/jr pendant 8
glycériné concentré jours

Nutrithérapie :
‐ silice colloïdale végétale, 1 cuiller à soupe 3 fois/jr pendant 8 jours
‐ magnésium et vitamine C
Herboristerie : tisane 3 fois/jr
Romarin, feuille 17%
Menthe poivrée, plante 15%
Gentiane, racine 12%
Cannelle, écorce 12%
1 cuillérée à café par tasse d’eau
Sarriette, feuille 12%
froide. Monter à ébullition et laisser
Gingembre, racine 8%
infuser hors du feu 5 à 8 minutes.
Céleri, feuille 6%
Cumin semence 6%
Sauge officinale, feuille 6%
Genévrier, fruit 6%
Aromatherapie : Préparations à effet immunostimulant :
A passer sur le haut des reins. 2 à 3 fois par jour en curatif, et 1 à 2 fois par jour en
préventif :
‐ HE Pinus sylvestris 5ml
‐ HE Picea mariana 5ml

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‐ HV Noisette qsp 30ml
Pour les enfants très jeunes, voir les bébés. Masser la plante des pieds
avec quelques gouttes de la préparation.
Autres huiles essentielles immunostimulantes :
‐ HE Thymus vulgaris à thujanol
‐ HE Thymus vulgaris à linalol
‐ HE Lavandula latifolia
Les deux dernières sont à utiliser pures, chez l’adulte, sur les chaines
ganglionnaires.
Autres formule :
‐ HE Eucalyptus radiata
‐ HE Cinnamomum camphora à cinéole feuille
‐ HV Noisette qsp 30ml
-> aaqsp 5ml
En onction sur le thorax pour les affections pulmonaires
5.7. Certains enfants sont particulièrement exposés aux affections saisonnières, qu’ils
enchaînent de manière chronique. Quels traitements de fond (phyto, aroma, gemmo)
préconisez-vous pour soutenir leur immunité ?
‐ Ribes nigrum 1D le matin et Rosa canina 1D le soir, 1 goutte par kilo et par jour
diluée dans un peu d’eau, pendant 3 semaines dès novembre, afin de prévenir la
survenue d’affections hivernales ou en soin à chaque affection (rhinopharyngites,
angines).
‐ Formule gemmothérapie spéciale enfants :
Macérâts glycérinés concentrés de :
Ribes nigrum Cassis (bg) aa qsp 40 ml
Abies pectinata Sapin J.P En fonction du poids : 5 à 10
Juglans regia Noyer J.P gouttes/jour (jusqu’à 12
Betula pubescens Bouleau (bg) gouttes/jr à partir de 6 ans)
Rosa canina Églantier J.P
‐ dès 3 ans : une goutte d’huile essentielle de Ravintsara et une goutte de
Lavandula officinale et 3 à 5 gouttes d’extrait hydroalcoolique de propolis, dans
un sirop pour la toux par exemple de 60 ml (1 cuillère à café 2 fois par jour).
‐ Exemple enfant 6 ans, environ 20 Kg : 1 à 2 gélules d’Echinacée poudre ou 10
gouttes d’extrait hydro-alcoolique dans un peu d’eau, le matin pendant 3
semaines. En cas d’infection, fractionner les prises et bien faire circuler le liquide
dans la bouche avant d’avaler.

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6. NUTRITHERAPIE SCIENTIFIQUE

6.1. Quels rôles ont les vitamines dans notre organisme ?


Les vitamines sont apportées par l’alimentation. Elles jouent divers rôles en
particulier comme co-enzymes de nombreuses réactions métaboliques (elles
potentialisent la fonction d’enzymes). Elles ont à la fois un rôle trophique (qualité des
tissus comme os, peau, muqueuse, tissus conjonctifs), hormonal, chimique et de
protection comme l’anti oxydation (C, E, A). Les carences comme les surdosages, dits
hypervitaminoses, sont délétères pour la santé. Les carences peuvent être dues à des
quantités insuffisantes apportées par l’alimentation, par des troubles de l’absorption
intestinale, ou par des besoins accrus.
6.2. Quels sont les vitamines ayant un effet avéré sur le système immunitaire (expliquez)?
Les vitamines suivantes peuvent nous aider à renforcer notre système immunitaire :
La vitamine A : participe à la création de globules blancs et la production d’anticorps
qui aident le corps à combattre les infections. Le manque de vitamine A réduit la
réponse immunitaire à certains virus dont celui de la rougeole, et à certaines
bactéries dont celle du tétanos. De plus, elle est essentielle au maintien de la
fonction barrière de la muqueuse intestinale.
La vitamine C : Antioxydante, elle protège les globules blancs de l’oxydation et
augmente leur mobilité. Elle stimule aussi la production de l’interféron, une molécule
produite par les cellules du système immunitaire pour détruire les microbes.
La vitamine D : En plus de favoriser la minéralisation osseuse, la vitamine D a de
multiples fonctions. Au niveau immunitaire, elle joue un rôle important dans le
développement de certains globules blancs, les lymphocytes T. Elle peut aussi réguler
les réponses inflammatoires et immunitaires lorsque celles-ci s’emballent.
La vitamine B6 : En plus de jouer un rôle essentiel dans le métabolisme des acides
gras essentiels, la vitamine B6 participe au renouvellement des globules rouges et au
fonctionnement du système immunitaire.
La vitamine B9 : C’est la vitamine de la femme enceinte (essentielle au
renouvellement cellulaire et au développement du fœtus). Elle participe par ailleurs
au renouvellement des cellules immunitaires.
La vitamine B12 : Elle augmente l'activité phagocytaire des leucocytes. Sa carence
peut entraîner une diminution de l'immunité, et ainsi une plus forte sensibilité aux
agents infectieux.
La vitamine E : Elle aide le système immunitaire grâce à ses propriétés antioxydantes.

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