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ANTIGONE SAMIOU

LA RÉCEPTION D’OCTAVE MIRBEAU EN GRÈCE
Les études sur l’influence et la réception d’Octave Mirbeau auprès d’un public étranger ont illustré sa grande réputation et sa reconnaissance dans le monde entier. En ce qui concerne l’impact de l’auteur exercé sur les lecteurs grecs, quoique minime, en comparaison avec d’autres pays, il s’avère néanmoins intéressant pour évaluer tant l’évolution de la littérature grecque que l’ampleur du génie mirbellien. Les contacts de Mirbeau avec les Grecs modernes remontent au début du vingtième siècle. Pendant les trois premières décennies, huit contes de Mirbeau sont publiés dans la presse, surtout de l’hellénisme majeur. Plus précisément, la réception de Mirbeau commence officiellement en 1900 par la publication en grec du conte « Τα δύο ταξίδια» (« Les deux voyages ») dans le journal Αλήθεια ["Vérité"] à Lemesos. Le conte suivant, qui s’intitule « Κοιμήθηκαν!» ["Ils ont dormi"], a été initialement traduit par L. Th. dans Κόσμος ["Monde"] à Smyrne en 1911, et ensuite « Εκοιμήθησαν» ("Ils ont dormi"), dans Φάρος ["Phare"], à Alexandrie, en 19221. « Ο θάνατος του σκύλου » (« La Mort du chien »), traduit par un collaborateur, apparaît dans Απ’όλα ["De tout"] à Constantinople, en 1912. De nouveau à Lemesos, « Η τρελλή » (« La Folle ») est traduit dans le journal Σάλπιγξ ["Trompette"] par Aim. Chourmouzios, en 1924. Deux ans plus tard, « Πιεντάνα » (« Piédanat ») est traduit par Takis Pedelis, cette fois à Athènes, dans la revue littéraire bimensuelle Όρθρος ["L’Aube"]. Le dernier conte, intitulé « Στον κάμπο» ["Dans le champ"], qui figure dans la presse de l’hellénisme majeur, est publié dans Νεοελληνικόν Ημερολόγιον ["Journal néohellénique"], à Alexandrie, en 19292. Enfin, selon l’étude intitulée Dans les Revues de Lettre et d’Art rédigée par Lefteris Papaleodiou, il existe encore un texte traduit, dont le titre n’a pas pu être repéré, dans Κυριακή του ελεύθερου βήματος ["Dimanche de la marche libre"], une revue semestrielle, littéraire, artistique et sociale, qui est publiée à Athènes en 19273. Cependant, après cette date, qui clôt la première étape de la réception mirbellienne en Grèce, l’intérêt pour l’auteur s’atténue et un grand décalage s’ensuit jusqu’en 1972, où apparaît la première traduction autonome de l’œuvre Souvenirs d’un pauvre diable. Deux traductions vont encore suivre, celle du Journal d’une femme de chambre, en 1989, et celle du Jardin des Supplices, en 1995. Ces publications, qui apparaissent dispersées dans le dernier quart du siècle, composent la deuxième étape de réception et témoignent d’un contact plus proche, systématique et continu des Grecs avec les idées mirbelliennes. Dans l’intention de saisir le contexte historique et littéraire dans lequel se réalisent les deux étapes de réception de Mirbeau en Grèce, bien distinctes et éloignées, il serait nécessaire d’observer l’évolution de la littérature néo-hellénique, ainsi que les influences étrangères, et particulièrement françaises, qu’elle a subies. Après quatre siècles de soumission au joug turc, la Grèce devient indépendante en 1830. Dans un pays secoué par de graves crises, le peuple doit s’adapter à des institutions et des valeurs sociales modernes. Selon une idéologie politique imposée de façon dramatique dans la vie littéraire, la prose, comme la poésie d’ailleurs, tente de servir un idéal
La différence des deux titres traduits du même conte est exclusivement linguistique. Le premier est en langue vulgaire, tandis que le deuxième est en langue pure. Toutefois, on ne peut pas savoir si la deuxième traduction est réalisée dans son ensemble en langue pure ou si seulement son titre figure en katharevoussa. Voir davantage sur ce sujet dans la suite de l’article. 2 À part les deux journaux signalés en tant que tels, les autres traductions figurent dans des imprimés de contenu littéraire dont la forme exacte n’est pas connue. De plus, il s’agit des publications en prose sans préciser si ce sont des feuilletons. 3 Papaleodiou Lefteris, Traductions littéraires de l’hellénisme majeur, Asie Mineure-Chypre, Égypte 1880-1930, Théssalonique, 1998.
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national, la Grande Idée4, qui favorise l’usage de la langue pure, savante, retrouvant son antique éclat, dans des romans historiques édifiants et capables d’exalter les vertus nationales 5. Cependant, l’avant-dernière décennie du XIXe siècle, dont l’atmosphère politique est moins tendue, la nouvelle, qui s’intéresse à la vie rurale et au folklore, est extrêmement cultivée à travers des techniques littéraires occidentales, en s’inscrivant dans le courant de la prose réaliste et naturaliste au niveau européen. D’ailleurs, la liberté linguistique préconisée pendant la Belle Époque, qui coïncide avec l’impersonnalité de la langue puriste, conduit certains écrivains à employer la langue parlée en permettant la création d’une langue démotique cultivée avec le temps. En somme, la prose grecque réalise un passage tardif du roman historique, rédigé en langue pure, katharévoussa, et servant la Grande Idée, à la nouvelle réaliste et naturaliste, qui s’inscrit plutôt dans un cadre régional, affirmant même des choix linguistiques plus variés. Parallèlement, les tendances de la littérature universelle sont nombreuses6 et des noms reconnus alternent avec des noms insignifiants dans la presse littéraire de l’époque. Cependant, la littérature française et francophone occupe une place prépondérante parmi les lettrés grecs, à la fois dans le pays officiel et dans la région orientale de l’hellénisme, dès le milieu du dix-neuvième siècle7. Dans ce cadre littéraire précis, Mirbeau devient connu exclusivement à travers ses contes chez un public cultivé à Smyrne, qui se trouve alors à la fin de son apogée, avant le désastre militaire de 1922, à Chypre, qui commence son développement dans la deuxième décennie, et à Alexandrie, qui achève son épanouissement intellectuel jusqu’en 1930. En effet, il s’agit d’une période cruciale pour le destin de cette région orientale de l’hellénisme. Par contre, la presse athénienne, plus conservatrice, accorde à Mirbeau une place médiocre en comparaison avec d’autres auteurs français. D’ailleurs, il se peut que les lettrés grecs, tout en suivant les influences étrangères, soient préoccupés de divers choix linguistiques offerts et fassent une tentative intense pour affirmer leur propre identité littéraire dans la prose grecque, confinée au régionalisme pendant une longue période. En bref, les intérêts thématiques et les normes esthétiques particulières des romanciers grecs ne favorisent pas la traduction autonome des livres mirbelliens, imprégnés des idées progressistes et d’un réalisme mordant. D’autre part, la traduction d’un conte en langue vulgaire, au lieu d’un roman, s’inscrit dans l’épanouissement de la presse littéraire à cette époque-là, qui favorise l’établissement de la langue populaire (démotique). Le grand décalage qui sépare la parution du dernier conte dans la presse jusqu’à la deuxième étape de la réception de Mirbeau, reflète les orientations différentes des lettrés grecs, qui sont gravement marqués par la deuxième guerre mondiale et la guerre civile qui a suivi. La réapparition de Mirbeau coïncide avec la génération des années 70’, qui semble disposée à contester le fondement des institutions sociales. Après le passage d’une cinquantaine d’années, le contexte sociopolitique grec apparaît propice à recevoir la critique austère et caustique de la société, les idées démocratiques et socialistes, et même la défense des idéaux humanitaires qui composent la philosophie mirbellienne. Dans cette deuxième étape, figurent les traductions autonomes d’œuvres de Mirbeau, repérées actuellement dans des bibliothèques publiques, mais épuisées dans les librairies depuis longtemps. Le premier roman traduit en 64 pages, qui s’intitule Απομνημονεύματα ενός φτωχού διαβόλου (Souvenirs d’un pauvre diable), apparaît dans la Nouvelle Collection des petits chefs-d’œuvre de la littérature internationale intitulée « Des petits élus », n° 4, et publiée par les éditions Labropoulou & Cia, à Athènes, en 1972. Il s’agit d’une traduction anonyme sans introduction, qui se contente de citer une courte biographie de Mirbeau. La deuxième traduction
La Grèce ressuscitée devait réunir en elle tous les territoires autrefois occupés par les illustres ancêtres byzantins, y compris Constantinople. 5 Vitti Mario, Histoire de la Littérature grecque moderne, Collection Confluences, éditions, Hatier, 1989. 6 Il existe des traductions anglaises, russes, allemandes, italiennes, moins souvent turques, arabes, latines et rarement, espagnoles, serbes, polonaises, roumaines, bulgares, hongroises, danoises. 7 L’impact de la littérature française apparaît considérable sur la prose grecque à travers Dumas et Sue qui sont très populaires au début du romantisme grec. Des auteurs réalistes comme Maupassant et Daudet sont préférés vers la fin du dix-neuvième siècle et, en général, durant les années 1880-1930, les romanciers français populaires Montépin, Dumas et Richebourg dominent. Quant aux œuvres théâtrales traduites, qui apparaissent moins nombreuses pendant la même époque, elles se réduisent à Hugo, Dumas, Lavedan et Rostand.
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autonome Ο κήπος των μαρτυρίων (Le Jardin des supplices), est réalisée par Alina Paschalidi, pour le compte des éditions Estia, à Athènes, en 1989. L’approche critique approfondie du roman par la traductrice attire la curiosité du public et permet pour la première fois une meilleure connaissance de la personnalité mirbellienne. Enfin, Το Ημερολόγιο μιας καμαριέρας (Le Journal d’une femme de chambre), qui est traduit par Babis Lycoudis, aux éditions Kastaniotis, Bibliothèque de l’Amour, à Athènes, en 1995, renouvelle l’intérêt qu’a provoqué le film de Luis Buñuel en 1964. Il importe d’ajouter que, selon l’encyclopédie de Drandakis, il existe une version antérieure de ce roman, réalisée par G. Simiriotis en 1924, mais elle ne figure pourtant dans aucun catalogue de bibliothèque. À l’encontre de la première traduction qui est très concise, les deux suivantes sont bien soignées et consacrent dans leur introduction une biographie détaillée de Mirbeau. Par ailleurs, les traducteurs initient le lecteur à travers une analyse critique à la pensée mirbellienne perspicace et satirique, exprimée dans ses ouvrages de dénonciation sociale. Quant au Journal, Lycoudis réussit à situer brièvement le roman dans le cadre politique et social agité de l’époque. Il signale la protestation vivante de Mirbeau contre la société corrompue de l’affaire Dreyfus, qui est manifestée à travers les humiliations quotidiennes subies par l’héroïne, Célestine, ainsi que l’aliénation et l’incertitude ressenties par l’homme populaire. Selon le traducteur, la femme de chambre, douée d’un regard observateur et pénétrant, ainsi que de certaines valeurs traditionnelles, exerce une critique austère et sans scrupules sur le monde nocif de la ploutocratie et du pouvoir, de l’esthétisme et de la « culture ». Lycoudis remarque que le roman traite du fossé et de la dialectique développée entre le maître, qui est attiré par la spéculation et les idées totalitaires dans une société malsaine, et l’esclave, qui loin d’en faire partie intégrante, est corrompu à l’image et à la ressemblance de ses dirigeants. À son tour Alina Paschalidi, dans Le Jardin, ne se limite pas à résumer le message politique et social du roman pour les lecteurs, mais peint Mirbeau comme une personnalité discutée, exubérante et explosive, qui participe aux événements avec passion. Sa biographie est enrichie d’une analyse pertinente de la philosophie mirbellienne, qui comprend ses tendances hétéroclites dans sa carrière journalistique, souligne son rôle majeur d’accusateur furieux de la corruption sociale et politique et cite, enfin, quelques détails piquants de sa vie personnelle et amoureuse, ses passions et ses loisirs. Selon la traductrice, l’auteur réussit à représenter, de son humeur sarcastique et parfois drôle, l’actualité sociale malsaine en révélant sa nudité crue. Dans ses oeuvres de dénonciation sociale, qui s’attaquent alternativement aux institutions bourgeoises et ecclésiastiques, à la décadence de la vie politique, à la perversion des mœurs et des valeurs familiales, au règne de la corruption, sa colère s’avère authentique, bien sentie, désarmante, à travers un style criant, tantôt pompeux, tantôt naïf. Malgré le progrès fait dans le domaine de la traduction et de la critique de l’œuvre de Mirbeau, il faut constater que les publications ci-dessus n’ont pas été parallèlement accompagnées d’articles critiques dans la presse littéraire. D’ailleurs, son nom ne figure pas dans les histoires de la Littérature Néo-hellénique, ce qui trahit son impact restreint sur les romanciers grecs. Cependant, il existe assez de références biographiques, tantôt brèves tantôt longues, dans plusieurs encyclopédies grecques. L’Encyclopédie générale universelle de la société des éditions encyclopédiques Papyrus Larousse, publiée à Athènes en 1961, consacre seulement quelques lignes à Mirbeau. De même, dans le Nouveau Dictionnaire Encyclopédique Ήλιος [“Soleil”], publié probablement au début de la décennie 1960 à Athènes, les informations biographiques fournies sur Mirbeau sont élémentaires. D’autre part, la Grande Encyclopédie grecque de Drandakis complète sa biographie d’une critique brève sur l’ensemble de son œuvre. Selon l’auteur de la référence encyclopédique, la disposition naturaliste de Mirbeau le conduit, plus que Zola, à la description de créatures abominables et de difformités morales. Le Calvaire, considéré comme une œuvre forte et sincère, est classé au premier rang des romans dits d’analyse. En ce qui concerne Le Jardin des supplices et Le Journal d’une femme de chambre, ce sont des œuvres qui évoquent les impressions personnelles de l’auteur ou dénoncent les institutions sociales. Dans les œuvres théâtrales de Mirbeau, les idées exprimées sont similaires et la disposition de l’auteur s’avère toujours réaliste. Plus précisément, Les affaires sont 3

les affaires est considéré comme la meilleure œuvre, qui approche la forme parfaite de la comédie de Molière. Mais la critique considère que Le Foyer exagère et n’a pas eu de grand succès. En 1972, le nouveau Dictionnaire encyclopédique en un volume des éditions Elefthéroudaki fait une très courte référence à l’auteur. De même, la Grande encyclopédie générale Ydria, publiée par la société des éditions grecques à Athènes en 1986, constate que Mirbeau exerce une satire vivante sur le clergé et les conditions sociales de son temps. Son activité journalistique intense dans les journaux bonapartistes est aussi commentée par l’auteur de la biographie. Par ailleurs, l’encyclopédie contemporaine Papyrus Larousse Britannica, qui date de 1990, ajoute quelques remarques critiques à la biographie de l’écrivain. Considéré comme un homme qui a passé toute sa vie en luttant intensément contre toutes les formes de hiérarchie sociale, Mirbeau condamne la classe bourgeoise dans Le Journal et dénonce la corruption politique dans Les Mauvais bergers à travers des images de cruauté et de colère qui composent un impressionnisme violent. Enfin, il importe de noter que c’est la seule encyclopédie qui se réfère à son récit de voyage : La 628-E8. Mirbeau est donc connu chez les Grecs plutôt en tant que romancier et moins en tant que journaliste. Quant à son rôle de dramaturge, il est très tôt reconnu en Grèce. L’étude de Ioannis Sideris8 nous informe que la compagnie Lorandos Petalas a monté Οι κακοί ποιμένες (Les Mauvais bergers) au mois de mai 1900 : c’est un drame qui est imprégné par le sens de la protestation sociale et est strictement lié au développement du courant ouvrier en Grèce. Il est à noter que cette mêm pièce a été traduite en judéo-espagnol, Los negros pastores, et a été publiée à Salonique par les éditions « El Avenir » en 1912. Cette publication témoigne de la place considérable qu’occupe Mirbeau chez les Juifs hispanophones qui habitaient en Grèce à cette époque-là et dont la culture séfarade vivace s’intéressait à la littérature française9. Par ailleurs, la comédie Les affaires sont les affaires a été montée plusieurs fois sur des scènes théâtrales à Athènes sous le titre Χρηματιστής [“Le Financier”]. Plus précisément, elle a été jouée en 1903, selon l’Encyclopédie Ήλιος [“Soleil”], ainsi qu’en 1906, au mois de novembre, par la scène royale d’Edmond Furst, selon Sideris. De plus, si on s’appuie sur les archives du Musée de Théâtre à Athènes, la même pièce a été montée par la compagnie de Marika Kotopouli et d’Edmond Furst au théâtre municipal Apollon, qui se trouve dans l’île de Syros, en mars 1909, ce qui témoigne de la grande répercussion qu’elle a eue, non seulement dans la capitale grecque, mais aussi dans une province insulaire. Les mêmes archives nous apprennent encore qu’une farce de Mirbeau, Το Πορτοφόλι (Le Portefeuille) a également été jouée, en juin 1904, par la compagnie Nea Skini, à Athènes. D’après les différentes sources sur la réception théâtrale de Mirbeau en Grèce, on constate que la préférence du public grec pour les pièces citées est évocatrice de ses préoccupations et aspirations socioéconomiques à cette époque-là, marquée, d’ailleurs, par une crise intérieure politique profonde. L’adaptation de ces œuvres sur les scènes théâtrales trahit sa reconnaissance chez les spectateurs grecs, même si cela n’a été que pendant une période de temps limitée. En s’appuyant sur la recherche effectuée concernant la répercussion mirbellienne sur la littérature néo-hellénique du tournant du vingtième siècle jusqu’à nos jours, on remarque qu’elle est restreinte, postérieure et fragmentaire. Le cadre sociopolitique précis de la Grèce détermine largement l’évolution de la littérature néo-hellénique qui, malgré ses contacts nombreux avec les cultures étrangères, ne favorise pas une connaissance profonde de l’œuvre de Mirbeau. L’initiation du public cultivé grec de l’hellénisme majeur à l’esprit clairvoyant et satirique de ses contes jusqu’en 1929 est suivie d’un grand décalage à cause de la deuxième guerre mondiale et de la guerre civile. Quant à la tentative suivante d’approfondir l’œuvre mirbellienne à travers les traductions de ses romans, elle a beau être considérée comme significative grâce à leur introduction analytique et critique, elle reste incomplète. D’autre part, l’absence totale d’articles critiques dans les revues littéraires ne permet pas de saisir l’essence de la philosophie d’Octave Mirbeau, ni d’évaluer l’ensemble de son œuvre. Nous souhaiterions que Mirbeau, dont les idées et les
8 Sideris Ioannis, Histoire du Théâtre néo-hellénique, tome I (1794-1908), Musée et Centre d’Étude du Théâtre grec, Athènes, éditions Kastaniotis, 1999, p. 254 et p. 273. 9 Il semble qu’on ait également donné, à Salonique, une traduction judéo-espagnole de L’Épidémie, à une date indéterminée.

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impressions personnelles sont toujours actuelles, soit davantage lu, traduit, étudié et approfondi par les Grecs et que son génie soit largement reconnu parmi les futures générations. Antigone SAMIOU Université d’Athènes

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