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INSECTES DES ARBRES FRUITIERS

(Agrumes et Manguiers)

Dr IDI Adamou – Agronome / Entomologiste


Faculté d’Agronomie / Université A.M. de Niamey
1
Les principales cochenilles à bouclier des
agrumes
• Chez toutes les femelles adultes de cette famille, le
corps est abrité sous un “bouclier” cireux formé de trois
enveloppes superposées, de forme et de disposition
variables selon les genres.
• Les femelles, toujours fixées, ont perdu leurs pattes et
peuvent former de véritables encroûtements sur les
organes végétaux.
• Les mâles, ailés quand ils existent, émergent d’un
bouclier qui ne comprend que l’exuvie du premier stade
larvaire, suivi ou non d’une formation cireuse. 2
Cochenille blanche du tronc : Unaspis citri Comstock
Citrus snow scale; Orange chionaspis; Orange snow scale;
White louse scale

• Bouclier femelle (env. 2 mm L) légèrement


incurvé à rectiligne, et sa largeur s'accroît
d'avant en arrière. Couleur brun-clair, porte
une carène longitudinale médiane et des
stries en chevrons.
• Bouclier mâle ne comprend que exuvie du
premier stade larvaire, suivie d'un manchon
blanc, allongé, orné de trois carènes
longitudinales.
• Sur le terrain, mâles indiquent présence
d'Unaspis citri. 3
Distribution géographique de
Unaspis citri

4
Dégâts
• Unaspis citri se développe de préférence sur

tronc où peut former encroûtements blancs.

• Piqûres répétées sur jeunes branches favorisent

fissuration de l'écorce qui sera un accès pour

Phytophthora sp..

• Présent aussi sur face inférieure feuilles si

infestation très forte.

• Unaspis citri semble affectionner les zones

ombragées humides.
5
Cochenille australienne : Icerya purchasi (Maskell) ;
Pericerya purchasi, Homoptera, Margarodidae .

• Adulte: femelle (pseudo-femelle) rouge brique,


colorée ainsi par transparence par son
hémolymphe, rouge-sang ;
• Antennes, de 11 articles ; 2 paires de stigmates
abdominaux. Antennes et pattes brun foncé à noir ;
• Corps ovale, caréné, avec des saillies dorsales
médianes thoraciques, couvert d'une sécrétion
cireuse de couleur noisette et de cire blanche et
orné, latéralement, de minces filaments cireux ;
• En fin de croissance, la femelle sécrète un ovisac
caractéristique, très blanc ; celui-ci, issu du côté
ventral de l'abdomen, montre 16 sillons
longitudinaux et peut atteindre une longueur
supérieure à celle du corps (environ 5 mm) ; 6
Description
• Mâle, de couleur jaunâtre, avec antennes,
mésothorax et pattes de couleur brune, les
ailes (1 paire) gris fumé, de 3 mm de long.
• Oeuf: ovalaire, de couleur rougeâtre.
• Larve : nouveau-née rouge, de forme
ovalaire aplatie (0,5 mm de long), avec des
antennes de 6 articles et 6 longues soies
postérieures.
Ces larves, peu après leur naissance, se
couvrent d'un revêtement cireux blanc. Elles
sécrètent des tubes cireux anaux, longs et
fragiles, qui déportent les gouttes de miellat
rejetées
7
Bioécologie de Icerya purchasi
• Originaire d'Australie cette espèce, répandue dans toutes les régions
tropicales et subtropicales et dans les serres des pays froids.
• Polyphage, avec une prédilection pour les agrumes et les Acacias,
etc. ;
• Peut attaquer également des plantes herbacées ;
• Espèce hermaphrodite : la femelle est capable d'autofécondation ;
• Les oeufs fécondés donnent des femelles ;
• Les oeufs non fécondés donnent des mâles : rares, ne jouent qu'un
rôle minime (voire nul) dans la reproduction
• Chaque femelle pond 600 à 800 œufs ;
• Cycle dure au minimum 3 mois.
Développe 2 ou 3 générations annuelles. L'hiver est passé à tous les
stades, mais surtout à l'état de larve.
8
Dégâts de Icerya purchasi
• Dégâts toujours très graves en cas de pullulation ;

• Prélèvement de sève, blessures sur l'écorce,


déformations, suintements ;

• Production d'un miellat abondant sur lequel se


développent la fumagine aggravent la situation.

• En l'absence d'ennemi, la Cochenille se développe sur


agrumes au point de leur donner l'aspect d'arbres
enneigés ; alors production compromise et sujets
meurent.
9
Cochenille serpette (Lepidosaphes gloverii )
Ordre : Homoptères / Famille : Diaspididae
Description et biologie
• Bouclier femelle mince avec bords parallèles
de couleur brun clair (celui du mâle est
identique mais plus court).
• Femelle à deux mues pour arriver au stade
adulte contre 3 pour le Mâle
• Durée de vie femelles ≈ 2 à 3 mois contre ≈ 1
mois pour les mâles.
• Ponte ≈ 30 œufs avec 92.6% d’éclosion
• Forte mortalité aux 2 premiers stades larvaires
: ≤ 72.5%.
• Aucune parthénogenèse n’a été remarquée
10
pour cette espèce.
Cochenille serpette

Distribution

• Découverte en 1947 à Palerme (Sicile),

• présente actuellement sur toute la planète : Afrique,

Australie, Antilles, Ile Maurice, Hawaï, Papouasie

Nouvelle-Guinée, Mexique, Etats-Unis, Cuba, Chine,

Inde, Sri Lanka, Taïwan, Israel, Japon.

Plantes hôtes : lime, orange, mandarine, pomélo


11
Dégâts
• Espèces fruitières : Agrumes
• Dégâts observés sur rameaux, feuilles et
fruits.
• Femelles s’y agglutinent et sucent la sève
provoquant parfois des décolorations, une
dépréciation du fruit et un affaiblissement de
l’arbre.
• Ces cochenilles peuvent entraîner le
dessèchement complet de l’arbre en 2 ou 3
ans si elles ne sont pas combattues
efficacement.
12
Lutte Raisonnée
• La période d'intervention se situe au moment des essaimages des larves L1
qui sont le seul stade sensible aux traitements car non protégées par le
bouclier.

• Traitement à partir de 30% d’arbre attaqués : échantillonnage de 10


arbres/200, avec observation de 4 rameaux par arbre

• Seul traitement homologué sur agrume est l’application de l’huile blanche.


L’huile est efficace contre ces cochenilles.

Contrôle Biologique
• par prédateurs (coccinelles, chrysopes)

• Par parasitoïdes (Aphytis sp., Aspidotiphagus sp.)

• Champignon entomopathogène (Nectria flammea).


13
yellow scale
Aonidiella citrina (Coquillett)
Plantes hôtes : plus de 50 espèces dont Citrus
sp . Se retrouve aussi sur olivier, pêcher,
peuplier, eucalyptus, acacia, cucurbitacées, ...

Morphologie :
• Boucliers femelles jaune/marron et semi
translucides. Plats et circulaires ; 1,75mm de
diamètre. Corps jaune des femelles visible au
travers.
• Boucliers mâles semblables mais plus petits et
de forme plus ovale. 14
Bioécologie de Aonidiella citrina
• Cycle biologique dure ≈ 65 jours ;
• Reproduction sexuelle ;
• Fécondité (≈ 150oeufs/femelle), plus forte sur fruits que sur feuilles ;
• Larves de stade 1 se mettent à se nourrir dans les 6 heures à partir
de l'éclosion et certaines resteraient actives jusqu'à 24heures. Une
très forte mortalité se produit pendant ce premier stade ;
• Semble préférer agrumes poussant dans les vallées plus arides et
plus chaudes ;
• En zone tropicale, reproduction continue ; développement s'arrête en
dessous de 14,8°C.
• L1 principale phase de dissémination par le vent ou par les animaux.
• Une fois le site de nutrition choisi, l'insecte devient sessile et n'est
plus disséminé par les moyens naturels. Il reste cependant très facile
à transporter lors de mouvements de matériel végétal et de fruits.

15
Symptômes et dégâts :
• Attaque généralement feuilles et fruits mais
rarement écorce, branches et troncs.
• Fruits sévèrement atteints peuvent perdre
leur valeur marchande en raison des piqûres,
d'un aspect déplaisant et de la décoloration.
• Attaques de feuilles peuvent entraîner une
défoliation et un dépérissement des rameaux
apicaux.
• Attaques sévères peuvent entraîner en plus
une décoloration, un blocage de la
croissance et des piqûres sur fruits qui
chutent prématurément ou deviennent
invendables.

16
Moyens de lutte
Lutte Chimique
• Efficacité des traitements conditionnée par
suppression par brûlage des parties sèches ou
trop attaquées par la cochenille.
• Produits professionnels autorisés au 22/10/2004
contre cochenilles sur agrumes sont :
• Acakill : 2l/hl
• Citrole : 2l/hl
• Oliblan: 2l/hl Ultracide 20 :
• Oviphyt: 2l/hl (a.i. Pyripoxyfen
• Seppic TS: 3l/hl 0.10%, Pyrethrins
0.05%, N-octyl
• Ultracide 20: 0,3l/hl bicylopheptene
Lutte biologique dicarboximide
• Une lutte biologique est aussi possible avec 0.40%, Permethrin
0.40%, related
Encarsia citrinus, Aphytis chrysomphali, Aphytis
compounds
melinus et Chilocorus nigritus. 0.035%) 17
Cochenille sur mangues
(Rastrococcus invadens)
Aleurodes des agrumes : Aleurothrixus floccosus,
Aleurocanthus woglumi (aleurode noir) et
Dialeurodes citri ;
Famille/Ordre : Hemiptera / Aleyrodidae

• Nymphes jaunes recouvertes d’une masse laineuse


blanche plus ou moins dense.
• Adultes blanchâtres (2 à 4mm) qui forment des masses
floconneuses blanches et collantes sous les feuilles.
Ailes, recouvertes de cire blanche, d’où le nom de
mouche blanche.
• Œufs, sessiles, disposés en arc de cercle sur la face
inférieure de feuilles déjà bien formées.
• Femelle dépose une cinquantaine d'œufs ;
• Larves L1 aplaties, ovales, mobiles. Rapidement, elles
se fixent et perdent leurs pattes ;
• Dynamique populations fortement corrélée aux
poussées végétatives. Selon l’espèce il y a 3 à 5
générations par an.
• Fortement parasités (jusqu'à 70% de la population) par 19
les auxiliaires.
Dégâts de Aleurothrixus flocossus Maskell

• Espèces fruitières attaquées : Agrumes

• Dégâts observés : feuilles, fruits ;

• En cas de pullulation, larves, qui sucent

une grande quantité de sève, rejettent du

miellat qui servira de milieu de

développement pour la fumagine. Ce

feutrage noir recouvrant les filaments

sécrétés par les aleurodes, peut fortement

limiter la photosynthèse.
20
Contrôle
• Aleurothrixus floccosus semble très bien
contrôlé par de nombreux micro-hyménoptères
(micro-guêpes) ou des coccinelles.

• Les taux de parasitisme sont souvent proches


de 100%. Il est donc impératif de préserver les
micro-guêpes indigènes.

• Il faut au préalable observer les arbres infestés,


en prélevant des feuilles attaquées.

• Si aucun parasitisme n’est constaté, l’utilisation


d’insecticides est à envisager.
21
Psylle asiatique : (Diaphorina citri
Kuwayama)
Famille/Ordre : Hemiptera / Psyllidae

Adulte :
• de 3 et 4 mm de long ; corps gris tacheté ; ailes antérieures
triangulaires, grises, tachetées, avec une bande marron qui
commence à la moitié supérieure et qui s’interrompt
progressivement à l’apex.
• antennes grises avec l’extrémité noire et deux points bruns sur le
segment médian.
• Très mobiles avec vol rapide ;
• Posture alimentaire caractéristique : corps forme alors un angle
de 30° par rapport à la surface de la feuille. 22
Psylle asiatique

Larve :
• Aptère, de 0,25 mm de long (premier stade) à 1,7 mm (cinquième
stade).
• Corps jaune-orangé, très aplati.
• Yeux rouges et pattes dissimulées sous de larges fourreaux
alaires latéraux.
• Abdomen bordé de filaments blancs et relativement courts.
• Démarche lente, souvent se niche à l’aisselle des feuilles.
Œufs :
• 0,3 mm de long, élargis à leur base et fuselés à l’autre extrémité
• D’abord pâles, ils deviennent orangés avant l’éclosion.
• Déposés verticalement à la surface des tissus. 23
Biologie
• Œufs déposés à l’apex des jeunes pousses ou à la base
des bourgeons.

• Femelle, qui a une durée de vie de plusieurs mois, peut


pondre jusqu’à 800 œufs:

• Cycle de développement varie entre 15 jours et 47 jours.

• 9 à 10 générations par an.

• Vit souvent parmi les populations de pucerons, ce qui


rend sa détection difficile.

• Insecte piqueur-suceur, affectionne les jeunes pousses.


24
Dégâts
Dégâts observés : feuille, branche/tronc

Espèces fruitières : Agrumes

• Insecte piqueur suceur, affectionne les jeunes pousses.


• En cas de fortes attaques, les psylles rejettent une
importante quantité de miellat favorisant le développement.
• De plus, piqûres provoquent déformation des jeunes
rameaux.
• Vecteur selon mode persistant de l’organisme bactérien
agent du Huanglongbin (Greening), redoutable maladie des
agrumes causant un affaiblissement considérable des
arbres et leur mortalité. 25
Contrôle
• Tamarixia radiata (Hym. Eulophidae),
parasitoïde spécifique de Diaphorina
citri, peut être introduit afin d’éviter une
explosion de ses populations.

• Lâchés à raison de 30 à 50 adultes par


km² de zone agrumicole,
26
Puceron noir des citrus, Puceron du caféier
Toxoptera aurantii (Boyer de Fonscolombe)
Toxoptera aurantiae, Aphis camelliae
Insecta, Homoptera, Aphididae
Adulte :
• Ailée virginipare de couleur brun
noirâtre à noir, avec cornicules et
cauda noires.
• Ailes caractérisées par leur nervure
médiane qui se bifurque d'ordinaire
une seule fois.
• Environ 3 mm de long.
Aptère virginipare de même
couleur que l'ailée ; 2 mm de long
environ 27
Bioécologie
• Cosmopolite, présent partout sur les agrumes ;
• Polyphage dans les zones tropicales : Théier, Caféier , Manguier,
Anonier ;
• Quasi monophage sous climat méditerranéen : agrumes ;
• Sexués inconnus dans la nature = anholocyclie obligatoire ;
• Adultes stridulants (audible), par frottement d'épines tibiales sur
des stries de l'abdomen ;
• Chaque femelle donne naissance à 50 à 70 larves
• Colonies se développent de préférence à la face inférieure des
feuilles. On peut les trouver aussi sur les pousses et sur les
bourgeons à fleurs.
• Optimum de température entre 20 et 25°C. basses températures
et surtout chaleurs (> 30°C) ralentissent développement.
• Une trentaine de générations annuelles se succèdent et se
superposent. 28
Dégâts
• Prélèvement de sève et
affaiblissement des organes
attaqués.

• Peut être très nuisible en


provoquant la coulure des fleurs.

• Miellat abondant attire Fourmis


et entraîne développement
fumagine. 29
Toxoptera citricida Kirkaldy = puceron brun des
agrumes
– Grande taille (~2,8 mm).
– Adultes noirs, luisants et larves brunes.
– Nervure médiane bifurquée deux fois avec un
ptérostigma clair.
– Article antennaire n°3 des ailés est entièrement
foncé.
– Chez aptères, articles antennaires 3 et 4 clairs.
Aphis spiraecola Patch = puceron vert :
– Taille moyenne (2 mm),
– Cornicules et queue noirs, et pattes brunes.
Aphis gossypii Glover :
– Se distingue de A. spiraecola par sa queue
claire ;
– Coloration peut aller du vert pâle au vert foncé.
30
Bioécologie
Toxoptera citricida :
• Forme des colonies denses sur les jeunes
rameaux non lignifiés. Si fortes pullulations,
peut attaquer fleurs et jeunes fruits.
• Se multiplie par parthénogenèse tout au long
de l’année.
• Longévité femelles ≈ 20 jours
• Engendre ≈ 50 larves.
• Périodes pullulations intenses correspondent
à poussée végétative.
• Si colonie bien installée et nourriture vient à
31
manquer, des formes ailées apparaissent.
Dégâts de Toxoptera citricida :
• Gaufrage des feuilles, voire un avortement des fleurs
• Sécrétion miellat + développement fumagine.
Dégâts de A. spiraecola :
• Attaque aux jeunes pousses en pleine croissance.
• Enroulement, déformation des feuilles et déformation
jeunes pousses.
• Symptômes persistants longtemps même si pucerons
disparus.
• Attaques précoces bloquent croissance arbres et
provoquent chute fleurs.
T. citricida et Aphis spiraecola = bons vecteurs naturels
du virus de la Tristeza.
32
Symptômes du Tristeza (Citrus Tristeza Virus )
• Mort brutale (Quick Decline) affectant orangers et mandariniers
greffés sur bigaradier avec une décoloration jaune/brun au niveau
du point de greffe ;
• Stem-Pitting = symptôme cortical typique de la maladie. En
soulevant l’écorce au niveau du point de greffe, on observe de fines
et longues cavités qui sont le résultat de la destruction d'îlots de
cambium ;
• Jaunissement nervures = Vein Clearing ;
• Jaunissement feuilles ;
• Arrêt croissance ;
• Chute anormale feuilles ;
• Arbres infectés produisent de petits fruits en raison de l’obturation
des tissus conducteurs ;
• Jeunes arbres atteint fleurissent précocement et commencent à
porter des fruits 1 à 2 ans avant leurs homologues sains ;
• Symptômes corticaux, dénommés “ Inverse-stem-pitting “, au niveau
de la face interne de l’écorce du porte-greffe: on remarque que
l’écorce est criblée de trous provoqués par un dysfonctionnement du
cambium ; 33
Jaunissement des nervures =
Vein Clearing

Stem-Pitting

34
Quick Decline
Contrôle des Pucerons des agrumes
Divers auxiliaires efficaces :
Prédateurs :
• coccinelles, syrphes , chrysopes),
• mais surtout Braconidae
coccinelle (Lysiphlebus sp.) Lysiphlebus sp.

• Si auxiliaires actifs, populations pucerons disparaissent


en 3 semaines.

• Attention : la maîtrise des fourmis est un préalable à


une bonne efficacité des auxiliaires

• Intervention chimique fonction importance populations 35


Pou rouge des orangers :
Chrysomphalus dictyospermi Morgan ;
Insecta, Homoptera, Diaspididae .

Synonymes :
Aspidiotus dictyospermi
Aspidiotus dictyospermi var. arecae
Aspidiotus dictyospermi var. mangiferae
Aspidiotus arecae
Chrysomphalus minor
Aspidiotus agruminicola

• Cochenille à corps jaune.


Larve :
• Exuvies un peu excentrées ; marges brunes
sur fond ocre du bouclier.
• nouveau-nées de 1er stade sont mobiles
Oeufs : jaune doré, pondus sous le bouclier. 36
Pou rouge des orangers

Femelle :
• Bouclier quasi circulaire, diamètre de 1,5 et 2,1
mm ; grisâtre ou brun-rougeâtre, souvent avec une
teinte cuivreuse
• Exuvie terminale paille pâle occupant environ 1/3
de la longueur totale du bouclier.
Mâle :
• possède 1 paire d'ailes blanchâtres ; son corps
jaunâtre ; 1 mm de long et 1,5 mm d'envergure.
• Pattes, antennes et pièces génitales (externes)
bistre (brun grisâtre).
37
Bioécologie
• Fortement polyphage : ≥ 73( Olivier, Agrume, Figuier, Avocatier, Palmier,
etc.)
• Stades affectés : croissance végétatives, floraison,
• Parties attaquées : feuilles parfois sur le fruit et de temps en temps sur
les rameaux
• Reproduction sexuelle, et continue en conditions tropicales. Chaque
femelle pond 100 à 150 oeufs pendant une période qui peut durer 20 à
40 jours selon températures.
• Développement embryonnaire de 1 heure à plus 24 h.
• Larve mobile se fixe en moins de 24 heures ; 1ère mue 8 jours plus tard.
• 2ème et dernier stade larvaire dure environ 13 jours.
• Femelle a besoin de 23 jours supplémentaires pour être capable de
pondre.
• Mâles mettent plus de temps pour devenir sexuellement mûrs et, de ce
fait, le 1er oeuf n'est pondu qu'au bout de 44 jours.
• Il y a habituellement 3 générations par an. Une 4ème peut apparaître dans
certaines circonstances climatiques 38
Présence en Afrique

• Algeria, Angola, Cameroon, Cap Vert, Côte d'Ivoire, Congo

Democratic Republic, Egypte, Ethiopia, Guinea , Kenya, Libya,

Madagascar, Mali, Mauritius, Morocco, Niger, Nigeria, Réunion,

Rodrigues, Senegal,Seychelles, Sierra Leone, Somalia, South

Africa, Sudan, Tanzania, Zanzibar, Togo, Tunisia, Uganda, Zambia,

Zimbabwe,

39
Dégâts
• Larves mobiles se fixent d’abord à la
face supérieure des feuilles anciennes
et, plus tard, sur les nouvelles pousses
et les jeunes fruits.
• Zone autour de la cochenille jaunit par
suite de son activité de prise de
nourriture.
• Feuilles très attaquées se dessèchent
et tombent.
• Rameaux dépérissent.
• Fruits infestés sont déformés
• Enfin, la fumagine se manifeste, se
développant sur le miellat.
40
Ennemis Naturels
• Aphytis chilensis
• Aphytis chrysomphali
• Aphytis proclia in Argentina
• Comperiella lemniscata,
• Encarsia citrina
• Encarsia ectophaga
• Encarsia lounsburyi
• Thysanus sp.

41
Chrysomphalus aonidum (Cochenille noire ou
Cochenille rouge de Floride)
• Femelles de forme modérément plate à
convexe, circulaire ; jusqu'à 2 mm de
diamètre, avec un point légèrement surélevé.

• Corps jaune en dessous du bouclier ; 1.7 mm


long.

• Mâles légèrement plus pâles ; 0.7 millimètre


de long avec 1paire d'ailes, deux paires
d'yeux simples, aucune trompe et organes
génitaux très longs.
42
Biologie
• Espèce polyphage (77 familles végétales) avec préférence
pour agrumes.
• Reproduction sexuelle ; aucun cas de parthénogenèse
observé.
• Sex ratio en faveur des femelles
• Chaque femelle pond environ 50-150 oeufs sous le bouclier
pendant 1-8 semaines, selon parties infestées (celles sur
feuilles étant moins fécondes que celles sur fruits)
• Cycle développement prend 7-16 semaines selon
température.
• En zones tropicales, multiplication continue et les générations
43
sont asynchrones.
Écologie
• Cochenille rouge de Floride a une préférence pour les
environnements humides et ne peut supporte pas les
basses températures.
• Semble préférer les parties inférieures et centrales des
arbres mûrs et infeste rarement le bois vert
• Femelles sur surfaces inférieures de feuille
• Fortes pluies accroissent mortalité
• Propagation par courants sur plusieurs dizaines de
kilomètres ; les animaux ou les personnes peuvent
contribuent également à la dispersion. 44
Dégâts et lutte

• Stades infestés : floraison, poussée végétative

• Parties attaquées : Feuilles, tiges, et fruits/tronc.

• Chute prématurée des feuilles et des fruits.

• Fortes infestations causent jaunissement des feuilles,

suivi d’une défoliation partielle ou totale

• Secteurs nécrotiques.

• Lutte biologique avec Aphytis holoxanthus et

Pteroptrix smithi
45
Cicadelles du manguier : Idioscopus nitidulus et I.
clypealis.
• Originaire d'Inde, maintenant cosmopolite ;
• Adultes Petit (4 - 5mm), en forme de cigale
miniature, brun verdâtre avec le dessus de la
tête jaune pâle ;
• Nymphes jaune brunes, yeux rouges ;
• Dommages physiques et impact sérieux sur
développement de fruit ;
• Sécrète beaucoup de miellat ;
• Pertes de récolte peuvent atteindre 50%.
• Cicadelle de quarantaine
• Traitements chimiques recommandés si
présent 46
Idioscopus nitidulus I. clypealis endommagent
fleurs et feuilles et réduisent production de fruit.

47
Punaises / Miridae
Helopeltis pernicialis = TEA MOSQUITO BUG

• Élancées sur 7-9 mm de long et 2 mm de large ;


• Jambes et antennes longues ; brun, rouge et
orange à jaune.
• Œufs légèrement incurvée avec un bouchon
arrondi et deux filaments à une extrémité ; blancs
;1.5-2 mm ; insérés individuellement sur tissus
mous ; Éclosion au bout de 1 à 4 semaines selon
la température ;
• Femelle adulte vit 6-10 semaines et pond 30-60
œufs ;
• Reproduction continu, sans diapause
48
Helopeltis pernicialis
• Polyphage : Quinquina, cacao, coton, noix de cajou,
thé, mangues, ricin, pomme de terre douce, pois
cajan, goyave, avocat, nombreuses mauvaises
herbes, etc.
• Salive injectée hautement toxique pour les cellules.
• Activité principalement à la tombée de la nuit
• Lésion caractéristique marron clair et noir.
• Jeunes pousses meurent souvent et cela stimule
ramification secondaire, qui est aussi très sensibles
aux attaques.
• Champignons envahissent souvent les lésions sur le
fruit, causant pourriture.
49
Papilio demodocus
• Grand papillon commun en Afrique sub-saharienne.
• Plante hôte principale = citronnier.
• ≈ 3 générations / an.
• Œufs pondus isolement sur feuilles ; éclosion ≈ 6
jours ;
• Larve jeune noire, jaune et blanc avec couleurs
transitoires ;10 à 15 mm
• Larve âgée vertes avec marques roses ; ≈ 45 mm.
• Chrysalide s'attachent aux branches ≈ 2 à 3
semaines avant émergence adulte.
• Adulte : taches noires et jaunes avec points rouges
et bleus.
• Ennemis normaux : Ooencyrtus puparum (oeufs) et
Pteromalus (chrysalides) 50
Pachnoda spp. - Cetonidae

• Adulte de 13 à 17 mm et couleur noir, jaune

• Pronotum et élytres avec bordures jaune bruns à

brun rougeâtres avec taches ou lignes de même

couleur

• Largement distribués, mais rarement en grand


Pachnoda interrupta
nombre. Donc, statut souvent peu important.

• Adulte se nourrit des fleurs et des grains avec

dommages pouvant être graves sur certaines

espèces végétales 51
Pachnoda marginata
Mouches des fruits

52
Systématique
• Classe : Insectes
• Ordre : Diptères
• Sous ordre : Brachycères
• Infra ordre : Muscomorpha (Cyclorrhapha)
• Section (Division) : Schizophora
• Super famille : Tephritoidea
• Famille : Tephritidae (≈ 4300 sp dans 500 genres)
• Tephritidae = 6 sous familles (Blepharoneurinae, Dacinae,
Phytalmiinae, Tachiniscinae, Tephritinae et Trypetinae) et 27 tribus
dont celles des Ceratidini (167 espèces dont 152 afro-tropicales) ,
des Dacini (765 espèces, dont 184 sont afro-tropicales)
• Genre Dacus compte approximativement 500 espèces dont 30 à 40
sont connues comme des parasites des fruits et légumes.
Cinq (5) Genres Majeurs de
Tephritidae
• Anastrepha : Amerique tropicale

• Rhagoletis : Régions tempérées d’Améique et d’Europe

• Ceratitis : Afrique

• Dacus : Afrique

• Bactrocera : Asie, Pacifique, Australie


Cycle biologique des Tephritidae

Cycle biologique des Tephritidae


est similaire dans sont
ensemble, seule diffère la duré
des différents stade :

• Asticots : 5 à 10 jours

• Adulte : 40 – 90 jours

• Œuf : 2 à 3 jours
Pertes dues à l’attaque des mouches des fruits sur la
mangue en Afrique de l’Ouest

Pays Pertes en % Pays Pertes en %

Sénégal 36-80 % Burkina Faso 50-80 %

Benin 75 % Ghana 30-85 %

Côte d’Ivoire 43 % Guinée 50-60 %


Dégâts

Taux
Durée du cycle
d’infestation
(en jours)
Localités en %
Birni N'Gaouré 80 10 -24
Dosso 60 16-24
Gaya 100 14-23
Malanville 60 23-30
Konni 90 16-24
Vergers de Niamey 70
10 -24
Marché de Niamey 60
Torodi 80 19 -30
M = 75.71 3 espèces

100% des producteurs ont signalé des dégâts


des mouches des mangues dans les vergers
Période de fortes infestations = Juillet à Août
Infestation des fruits et légumes des marchés de Niamey et
mouches émergées
Taux d’infestation de mangue et de Espèces identifiées dans les fruits
tomate dans la CUN (2008 à 2011) provenant des marchés

Moyenne Taux Bactrocera Ceratitis Dacus


infestation invadens cosyra ciliantus
Mangue 75 Mangue +++ + ++
Orange 27,39 Orange ++ + -
Tomate 31,66 Tomate - - ++

B. Invadens (>48%) Ceratitis sp. Dacus dorsalis C. cosyra


Différentes espèces de mouche de fruits présentes au
Burkina Faso Selon OUEDRAOGO et al., 2011

Genre Espèces de mouches de fruits

Bactrocera (2) Bactrocera Cucurbitae, Bactrocera invadens,

Ceratitis anonae, Ceratitis bremii, Ceratitis capitata,


Ceratitis (9) Ceratitis cosyra, Ceratitis ditissima, Ceratitis
fasciventri, Ceratitis punctata, Ceratitis quinaria,
Ceratitis silvestrii.
Dacus bivittatus, Dacus ciliatus, Dacus langi, Dacus
Dacus (7) longistylus, Dacus pleuralis, Dacus punctatifrons,
Dacus vertebratus.
Le Genre Ceratitis avec environ 100 espèces en
Afrique tropicale
Cératites à importance
économique significative

Ceratitis rosa
Natal fruit fly Ceratitis
fascivent
Ceratitis capitata ris
Mediterranean fruit fly

Ceratitis cosyra
Mango fruit fly Minor economic significance
Selon CHOUIBANI (2012) les Ceratitis anonae
pertes dans le Bassin méditerranéen = Ceratitis punctata
192 - 365 Millions $ par an Ceratitis quinaria
Ceratitis colae
Ceratitis capitata
Distribution Géographique Mondiale

Femelle

mâle
Afrotropical distribution
Zones de quarantaine de Ceratitis capitata
Mouche méditerranéenne des fruits
= Ceratitis capitata - Tephrytidae

• 4 à 5 mm de long
• Tête jaune avec bande brun clair et
longues soies noires entre les yeux
• Antennes brunes
• Thorax gris argenté, parsemé de
plusieurs taches noires
• Ailes larges, translucides avec quelques
taches noires sur le tiers basal
• Abdomen jaunâtre, traversé de deux
bandes grises et recouvert de soies
• Larve crème de 7 à 8 mm de long.
Ceratitis sp?
Bioécologie de la Mouche méditerranéenne des fruits

 Ponte à l’intérieur des fruits en cours de maturation, une


semaine après émergence imaginale
 Ponte par groupe de 6 à 10 œufs pour 300 à 400 œufs par
femelle
 Durée du cycle = environ 25 à 60 jours selon température
 Œufs portent microorganismes symbiotiques qui font pourrir la
chair des fruits dont les larves se nourrissent
 Développement larvaire dans le fruits et stade pupe dans le sol
de 5 à 10 cm pendant 5 à 35 jours selon la température
 Espèces polyvoltine
Dégâts et lutte
• Infestation visible sur fruit par une
petite tache entourant le point de
piqûre, tache qui s'agrandit par la
suite. Une dépression se creuse en
dessous, du fait de la pourriture des
tissus ;
• Le fruit tombe prématurément ;
• Des efforts employant entomophage
Opius concolor, mais sans grand
succès ;
• Autre tentative plus intéressante : les
lâchers de mâles stérilisés par des
rayons ionisants ;
• Applications raisonnée d'insecticides.
Plantes hôtes & lure

• Espèce très polyphage avec plus de 350 plantes-

hôtes à travers le monde ;

• En Afrique : plus de 100 plantes-hôtes (dans 30

familles végétales) confirmées ;

• Connue pour être attirée par la trimedlure


A polyphagous species known
Ceratitis cosyra from about 30 hosts. Many hosts
within families Anacardiaceae,
Annonaceae and Apocynaceae.
DistributionAfrotropicale,
plantes hôtes et lure Lure: known to be attracted to
terpinyl acetate

Piqure récente de
Ceratitis cosyra
Ceratitis cosyra
• 4 à 6 mm de long
• Tête jaune avec bande brun clair et longues
soies noires entre les yeux
• yeux sont vert émeraudes et le front est
parsemé des soies
• Antennes brunes
• Thorax gris argenté, parsemé de plusieurs
taches noires
• Ailes larges, translucides avec quelques
taches noires sur le tiers basal. Elles
présentent trois bandes jaunes orange, deux
transversales et une longitudinale.
• Abdomen jaunâtre, traversé de deux bandes
grises et recouvert de soies. L’extrémité
abdominale de la femelle est plus pointue que
celui du mâle et sa taille est légèrement plus
grande que celle du mâle
• Larve crème de 7 à 8 mm de long (figure 3)
Asticot
Ceratitis anonae

Known from more than 50 different hosts, belonging to


almost 30 families. Several representatives of the families
Annonaceae, Moraceae, Myrtaceae, Rubiaceae and
Sapotaceae.
Lure: known to be attracted to trimedlure
Limited polyphagy (about 5 hosts) but includes
Ceratitis quinaria hosts of economic significance (mango, guava,
peach)

Lure: known to be attracted to terpinyl acetate


Allied species: C. silvestrii

C. quinaria C. silvestrii
Ceratitis colae
The Genus Dacus
Dacus bivittatus

Mainly Cucurbitaceae. Also few records from


Solanaceae.

Attracted to cue lure.


Dacus (Didacus) • Couleur brune-orangée
• ailes transparentes avec bande costale fine
ciliatus marquée à son extrémité par une tâche
costale allongée.
• Œufs Blancs, allongés, longueur inférieure à 1
mm.
• Asticots passent par trois stades et mesurent
environ 10 mm au dernier stade
• avant leur métamorphose de l'état larvaire à
l'état pupal; de couleur ivoire, ces larves ont
une partie antérieure allongée qui a des
crochets buccaux noirs tandis que la partie
postérieure tronquée est garnie de deux
spiracles.
• Pupe, de 5 mm, a la forme d'un tonnelet,
couleur blanchâtre.
Distribution

Mainly Cucurbitaceae.
Also few records from
tomato and Passiflora

No known lure
Dacus punctatifrons
Mainly Cucurbitaceae. Also few records from tomato and
Passiflora
Attracted to cue lure
The Genus Bactrocera

Pertes :
• Egypte, Bactrocera zonata
=190 Million d’Euro (€)/an.
• En 2008 au Kenya, B.
invadens = 5 Million de
Dollars ($)
• Au Sénégal: B. invadens =
41000 Tonnes mangues.
An Old World genus with more
than 500 species
Majority of species
occurring in Oriental,
Australian and Pacific
regions. More than
500 species.

In Africa only 11 native


species. In addition 5
introduced species.

Several species of
economic
significance, both in
Australasian and
African regions
Bactrocera in Africa: indigenous
and exotic species
Bactrocera oleae: indigenous

Bactrocera cucurbitae, invadens, latifrons,


zonata: exotics. Introduced from Asia.
Bactrocera cucurbitae
Subgenus Zeugodacus

Of Asian origin (occurring


from India to Taiwan and
Indonesia)

Historically eastern Africa

Recently western Africa


Bactrocera
cucurbitae

Hosts mainly member of Cucurbitaceae


family, including number of commercial
crops such as pumpkin, melon, gourd.
Sometimes non-cucurbit hosts such as
Solanaceae. Usually infestation rate and
incidence very low: non-preferential hosts.

Attracted to cue lure (same as several


Dacus species)
Subgenus Bactrocera s.s.
Bactrocera Belongs to B. dorsalis
invadens complex
Of Asian origin (occurring in
India, Sri Lanka and Bhutan)
Recent introduction to Africa
(first record from 2003)

• Mouche trouvée en Afrique de l’ouest en 2004.


Originaire d’Asie du Sud-est
• Longueur adulte = 8 mm (+ grand que moyenne
des mouches)
• Thorax foncé sur le dos passant au brun orange
et pâle foncé sur l’abdomen. Celui-ci porte une
bande foncée longitudinale médiane qui forme
un T avec l’autre bande foncée présente à la
base du segment
• Deux tâches noires caractéristiques sur bord des
antennes
Afrotropical distribution

2010
Host plants & lure attraction

Very varied range of host plants. Currently more than


70 hosts known belonging to 25 families. Preferred
commercial hosts: mango, guava. Infestation less in
citrus (but variable throughout Africa), avocado,
temperate fruits. Tropical almond preferential
reservoir host in Tanzania; also wild mango and
sheanut in western Africa.

Attracted to methyl eugenol: only dacine attracted to


this lure in Subsaharan Africa (but also attracts some
Ceratitis species, and see B. zonata)
Bactrocera zonata
Peach fruit fly
Subgenus Bactrocera s.s.
Of Asian origin (occurring from Pakistan
to Vietnam and Indonesia)
Introduction in Africa, limited expansion
on mainland and islands
Afrotropical distribution

Varied hosts, including


temperate fruits such as
peach.

Attracted to methyl
eugenol.

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