Vous êtes sur la page 1sur 48

CENTRE DOCUMENTATION - VEILLE RÉGLEMENTAIRE : DOCUMENTS TECHNIQUES RÉGLEMENTAIRES

REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE

MINISTERE DE L'HABITAT

Document Technique Réglementaire

(D.T.R.E6-1)

TRAVAUX D'ENDUITS
POUR BATIMENTS

Centre National d'Etudes et de Recherches Intégrées du Bâtiment

2000

USAGE EXCLUSIF AU CTC CENTRE


CENTRE DOCUMENTATION - VEILLE RÉGLEMENTAIRE : DOCUMENTS TECHNIQUES RÉGLEMENTAIRES

COMPOSITION DU GROUPE TECHNIQUE SPECIALISE

"Travaux d’enduits pour Bâtiments"


D.T.R. E 6-1

Président du Groupe :

M. BACHA Saïd Chargé d'Etudes et de Synthèse - Ministère de l'


Equipement

Vice Président du Groupe:

M. ABALACHE Bachir Assistant de DG - B.E.H.A

Rapporteur :

Melle. KHINOUCHE Hassina Chargé d'Etudes - C.N.E.R.I.B

Membres :

M. AIT SAID Sid Attaché de Recherche - C.N.E.R.I.B


M.BEKKARAMerouane Sous Directeur de la Réglementation Technique Ministère de l'Habitat
M. BELHAMEL Farid Attaché de Recherche - C.N.E.R.I.B
M. BENOUALI Harnid Attaché de Recherche - C.N.E.R.I.B
M. BENNA Youcef Attaché de Recherche - C.N.E.R.I.B
M. BOUDIAF Khalid Architecte/Chargé d'Etudes - CN.E.R.I.B
elle
M BOUKERDENA Lydia Chef de Département - SORECAL
Melk CHOUTRI Samia Chef de Bureau de la Réglementation technique Ministère de l'Habitat
M. GUETTACHE Brahim Ingénieur - Docteur - E.N.T.P.

M. HAKIMI Laabed Attaché de Recherche - C.N.E.R.I.B


M. LABRAOUI Fayçal Ingénieur – Verital
M.KHELLAF Nassim Architecte - C.P.A. Hydra
M. MADANI Mohamed Ingénieur Chimiste - Granitex
M. MELIHA Amine Ingénieur Expert - C.A.A.R
M. MORSI Said Sous Directeur des Equipements Publiques Ministère de l'Habitat
M. REBZANI Braham Ingénieur Chef/ Consultant
M. RODESLY Yazid Architecte - B.E.A

USAGE EXCLUSIF AU CTC CENTRE


CENTRE DOCUMENTATION - VEILLE RÉGLEMENTAIRE : DOCUMENTS TECHNIQUES RÉGLEMENTAIRES

USAGE EXCLUSIF AU CTC CENTRE


CENTRE DOCUMENTATION - VEILLE RÉGLEMENTAIRE : DOCUMENTS TECHNIQUES RÉGLEMENTAIRES

ARRETE MINISTERIEL PORTANT APPROBATION DU


DOCUMENT TECHNIQUE REGLEMENTAIRE RELATIF
AUX TRAVAUX D’ENDUITS POUR BATIMENTS

LE MINISTRE DE L'HABITAT,

- Vu le décret n°86-213 du 19 Août 1986 portant création d’une commission technique


permanente pour le contrôle technique de la construction ;

- Vu le décret n°87-234 du 03 Novembre 1987 modifiant le décret n°82-319 du 23 Octobre


1982 portant transformation de l'Institut National d'Etudes et de Recherches du Bâtiment
(INERBA) en Centre National d'Etudes et de Recherches Intégrées du bâtiment (CNERIB) ;

- Vu le décret présidentiel n°97-231 du 20 Safar 1418 correspondant au 25 Juin 1997


portant nomination des membres du gouvernement ;

- Vu le décret exécutif n°92-176 du 04 Mai 1992 fixant les attributions du Ministre


de l'Habitat ;

ARRETE

ARTICLE 01 - Est approuvé le document technique réglementaire D.T.R E6-1 intitulé


" Travaux d'enduits pour bâtiments " annexé à l'original du présent arrêté.

ARTICLE 02 - Le Centre National d'Etudes et de Recherches Intégrées du Bâtiment


(CNERIB), est chargé de l'édition et de la diffusion du présent document
technique réglementaire.

ARTICLE 03 : Le présent arrêté sera publié au Journal Officiel de la République Algérienne


Démocratique et populaire.

Fait à Alger, le 25 Rabie Ethani 1419


correspondant au 18 Août 1998

Le Ministre de l'Habitat

Abdelkader BOUNEKRAF

USAGE EXCLUSIF AU CTC CENTRE


CENTRE DOCUMENTATION - VEILLE RÉGLEMENTAIRE : DOCUMENTS TECHNIQUES RÉGLEMENTAIRES

PREAMBULE

Le Document Technique Réglementaire (DTR E6.1) -Travaux d'Enduit pour Bâtiment définit
les techniques de préparation et de mise en oeuvre des mortiers d'enduits à base de ciment,
chaux hydraulique naturelle, chaux hydraulique artificiel, chaux aérienne et de mélange plâtre
chaux aérienne, appliqués sur les supports ci-après :

- supports nouveaux ou anciens en béton coulé en place, ordinaire, caverneux ou de


granulats légers,
- support nouveau ou ancien en maçonneries de petits éléments montés aux mortiers de
liants hydrauliques,
- maçonnerie anciennes montées aux mortiers peu résistants à l'exclusion des supports
en terre crue adobe, pisé, torchis),

Il s'applique aux enduits suivants :

- enduits extérieurs verticaux de protection et d'imperméabilisation,


- enduits intérieurs verticaux avec ou sans fonction de protection et d'imperméabilisation,
- enduits extérieurs ou intérieurs horizontaux en sous face d'ouvrages de tous bâtiment et
ouvrages annexes
- enduits de dressement.

Le présent document technique règlementaire ne traite pas de l'application directe sur


maçonnerie des enduits spéciaux prêts à l'emploi qui font en général l'objet d'avis technique.
Il ne s'applique pas aux enduits à fonction particulières (enduits d'étanchéité, enduits de
cuvelage), aux enduits de ragréage ou de lissage et aux enduits en plâtre pur, qui font l'objet
de document technique spécifiques.

USAGE EXCLUSIF AU CTC CENTRE


CENTRE DOCUMENTATION - VEILLE RÉGLEMENTAIRE : DOCUMENTS TECHNIQUES RÉGLEMENTAIRES

SOMMAIRE

CHAPITRE I

OBJET ET DOMAINE D'APPLICATION .....................................................................…….7

1. Objet ................................................................................................................................7
2. Domaine d'application ......................................................................................................7
3. Règles générales .............................................................................................................7

CHAPITRE II

MATERIAUX ........................................................................................................................8

1. Liants ................................................................................................................................8
2. Sables, ................................................................: ...........................................................8
3: Eau ...................................................................................................................................9
4. Produits d'addition ............................................................................................................9
5. Colorants ........................................................................................................................10
6. Armatures d'accrochage .................................................................................................10

CHAPITRE III

CONDITIONS GENERALES D'APPLICATION DES ENDUITS .........................................11

1. Les supports ..................................................................................................................11


2. Préparation des mortiers d'enduits .................................................................................12
3. Procédés et méthodes d'application des enduits .............................................................12
4. Application des mortiers d'enduits ..................................................................................13

CHAPITRE IV

EXECUTION DES ENDUITS .............................................................................................18

1. Prescriptions générales ...................................................................................................18


2. Exécution des enduits sur supports en blocs de béton, briques et blocs de terre cuite ....19
3. Exécution des enduits sur supports en béton .................................................................22
4. Exécution des enduits sur supports en béton cellulaire autoclave ...................................23
5. Exécution des enduits sur murs de soubassement .........................................................24
6. Exécution des enduits sur maçonneries anciennes de moellons et briques montées aux
mortiers peu résistants ....................................................................................................25

USAGE EXCLUSIF AU CTC CENTRE


CENTRE DOCUMENTATION - VEILLE RÉGLEMENTAIRE : DOCUMENTS TECHNIQUES RÉGLEMENTAIRES

CHAPITRE V

EXECUTION DES ENDUITS EXTERIEURS A BASE DE PLATRE


ET CHAUX AERIENNE …………………………………………………………………………..29

1. Généralités ……………………………………………………………………………………..29
2. Application ……………………………………………………………………………………...29
3. Protection des enduits à base de chaux – plâtre…………………………………………...30

CHAPITRE VI

EXECUTION DES BADIGEONS A LA CHAUX AERIENNE OU CHAUX


HYDRAULIQUE NATURELLE …………………………………………………………………..31

1. Généralités ………………………………………………………………………………………31
2. Préparation du support …………………………………………………………………………31
3. Dosage du mélange ........................................................................................... ……….31
4. Application ……………………………………………………………………………………….31

CHAPITRE VII

RECEPTION DES ENDUITS SUR SUPPORTS NEUFS …………………………………….32

1. Exigences de qualité ………………………………………………………………………….32


2. Essais de contrôles ……………………………………………………………………………33

ANNEXES

Annexe 1 : Foisonnement des sables………………………………………………………….35


Annexe 2 : Règles pratiques de mise en oeuvre des enduits……………………………….36
Annexe 3 : Principaux aspects des enduits de finition ……………………………………….37
Annexe 4 : Dosages pratiques …………………………………………………………………39
Annexe 5 : Outillage de l'enduiseur …………………………………………………………...40
Annexe 6 Terminologie …………………………………………………………………………41

USAGE EXCLUSIF AU CTC CENTRE


CENTRE DOCUMENTATION - VEILLE RÉGLEMENTAIRE : DOCUMENTS TECHNIQUES RÉGLEMENTAIRES

CHAPITRE I

OBJET ET DOMAINE D'APPLICATION

1. OBJET

Le présent document technique réglementaire définit les techniques de préparation et de


mise en oeuvre des mortiers d'enduits à base de ciment, chaux hydraulique naturelle,
chaux hydraulique artificielle, chaux aérienne et de mélange plâtre - chaux aérienne,
appliqués sur les supports ci-après :

1.1. Supports nouveaux ou anciens en béton coulé en place, ordinaire, caverneux ou de


granulats légers.

1.2. Supports nouveaux ou anciens en maçonneries de petits éléments montés aux


mortiers de liants hydrauliques.

Commentaire 1 :

On entend par maçonnerie de petits éléments : les maçonnerie en pierres, briques ou blocs
de terre cuite, blocs en béton, blocs en béton cellulaire autoclave.

1.3. Maçonneries anciennes montées aux mortiers peu résistants à l'exclusion des
supports en terre crue (adobe, pisé, torchis).

2. DOMAINE D'APPLICATION
Ce document technique réglementaire s'applique aux enduits suivants :

- enduits extérieurs verticaux à fonction de protection et d'imperméabilisation ;


- enduits intérieurs verticaux avec ou sans fonction de protection et d'imperméabilisation ;
- enduits extérieurs ou intérieurs horizontaux exécutés en sous -face d'ouvrages de tous
bâtiments et ouvrages connexes ;
- enduits de dressement.

Commentaire 2 :

Le présent document technique réglementaire ne traite pas de l'application directe sur


maçonnerie des enduits spéciaux prêts à l'emploi qui font en général 1'objet d'avis
techniques.

II ne s'applique pas aux enduits à fonctions particulières (enduits d'étanchéité, enduits de


cuvelage), aux enduits de ragréage ou de lissage et aux enduits en plâtre pur, qui font
l'objet de documents techniques spécifiques.

3. REGLE GENERALE

Tous les supports, enduits et matériaux utilisés doivent être conformes aux
prescriptions techniques réglementaires en vigueur à savoir les D.T.R., normes et avis
techniques,

-7-

USAGE EXCLUSIF AU CTC CENTRE


CENTRE DOCUMENTATION - VEILLE RÉGLEMENTAIRE : DOCUMENTS TECHNIQUES RÉGLEMENTAIRES

CHAPITRE II

MATERIAUX

1. LIANTS

Les liants utilisés ne doivent pas être éventés. Ils doivent être stockés à l'abri des
intempéries et de l'humidité.

Commentaire 3 :

Tout sac de liant entamé doit être utilisé rapidement ou refermé hermétiquement.

1.1. Ciments

Le ciment recommandé doit être un ciment à moyenne ou faible résistance.

Commentaire 4 :

Les ciments de classes de résistances élevées et les ciments spéciaux exigent des
précautions particulières lors de leur emploi. Ils doivent être utilisés sous forme de mortier
bâtard pour éviter les risques de fissuration.

Dans le présent document technique réglementaire, la désignation de la classe du ciment est


exprimé en MP a (exemple le CPJ 45), à l'exception du CPA dont l'unité est le Bar.

1.2. Chaux

Les différentes chaux recommandées sont les chaux hydrauliques artificielles ou naturelles
et la chaux aérienne éteinte pour le bâtiment.

Commentaire 5 :

L’utilisation de la chaux aérienne produite dans les fours artisanaux est admise, à condition
qu 'elle soit convenablement éteinte avant son utilisation.

1.3. Plâtre de construction :

Le plâtre recommandé doit être un plâtre gros de construction, fabriqué sans aucun ajout.

2. SABLES

Le sable utilisé dans les enduits doit être :

- propre et de granularitié régulière;


- d'origine naturelle c'est à dire de concassage et le cas échéant d'oued, de mer et autres
gisements.

Les sables d'origine non naturelle ou issus de matériaux recyclés sont proscrits.

-8-

USAGE EXCLUSIF AU CTC CENTRE


CENTRE DOCUMENTATION - VEILLE RÉGLEMENTAIRE : DOCUMENTS TECHNIQUES RÉGLEMENTAIRES

2.1. Granulométrie :

Le sable est un granulat de dimension inférieure à 5 mm ; ses caractéristiques doivent être


conformes aux normes en vigueur, en particulier son taux de fines (éléments inférieurs à
84 µm).

La granulométrie des granulats utilisés pour un effet décoratif doit être compatible avec
l'épaisseur de la couche dans laquelle ils sont scellés.

Commentaire 6 :

L’influence du taux de fines sur la qualité de l'enduit est importante. Ce taux de fines varie
selon la nature de la couche de l'enduit.

2.2. Propreté :

Le sable doit être propre. La propreté du sable employé doit être conforme aux
exigences de l'essai d'équivalent de sable. Dans le cas contraire, il doit répondre aux
exigences de l’essai au bleu de méthylène.

Le sable ne doit pas contenir de matières organiques, ni de sels nocifs et/ou solubles.

Commentaire 7 :

L’emploi de sable de mer insuffisamment lavé à l'eau douce risque de provoquer des
efflorescences.

3. EAU

L’eau de gâchage doit être propre, et ne doit pas contenir de produits nocifs tels que les
acides, les sulfates ou les matières organiques, qui peuvent modifier de façon importante
la prise du liant.

Son dosage doit être approprié â la fois à la nature du liant, du sable utilisé et de la couche
de l'enduit confectionné.

4. PRODUITS D'ADDITION

4.1. Adjuvants :

Les adjuvants seront choisis en fonction des caractéristiques que l'on veut améliorer,
notamment l'adhérence et l'imperméabilité.

Ils ne doivent pas présenter d'effets secondaires susceptibles d'altérer la qualité de l'enduit.
Ils doivent être compatibles avec le type d'enduit envisagé.

Commentaire 8 :

Chaque adjuvant doit faire l'objet d'un .avis technique et sera utilisé conformément aux
prescriptions de cet avis technique.

-9-

USAGE EXCLUSIF AU CTC CENTRE


CENTRE DOCUMENTATION - VEILLE RÉGLEMENTAIRE : DOCUMENTS TECHNIQUES RÉGLEMENTAIRES

4.2. Produits d'accrochage :

Les produits d'accrochage, le cas échéant incorporés à la première couche des enduits,
doivent être compatibles avec le support.

En outre ils doivent être utilisés conformément aux spécifications de leurs avis techniques,
ou celles fournies par le fabricant.

Ils doivent satisfaire aux prescriptions d adhérence visées au chapitre 7.

5. COLORANTS

Ils interviennent dans la couche de finition.

Il convient de n'employer que des pigments d'origine exclusivement minérale et n'ayant


pas d'action nocive sur la qualité du mortier (stabilité d'une part à la lumière, d'autre part à
la chaux contenue éventuellement dans le mortier).

L'emploi de colorants doit systématiquement faire l'objet d'essais de convenance avec


l'enduit.

Le dosage doit être conforme aux spécifications de leurs avis techniques, ou celles fournies
par le fabricant.

6. ARMATURES D'ACCROCHAGE

6.1. A armatures métalliques :

Les grillages et treillis métalliques doivent être protégés contre la corrosion par un traitement
du métal. Les dimensions des mailles sont comprises entre 15 et 30 mm. Les diamètres
des fils varient de 0,6 à 1,5 mm.

6.2. Autres armatures :

D’autres armatures telles que les treillis en fibres de verre et les armatures en P.V.C. peuvent
être utilisées.

Ces armatures doivent être utilisées conformément aux prescriptions de leurs avis
techniques.

-10-

USAGE EXCLUSIF AU CTC CENTRE


CENTRE DOCUMENTATION - VEILLE RÉGLEMENTAIRE : DOCUMENTS TECHNIQUES RÉGLEMENTAIRES

CHAPITRE III

CONDITIONS GENERALES D'APPLICATION DES ENDUITS

1. LES SUPPORTS

1.1. Prescriptions générales :

La surface du support doit être propre. Elle doit être débarrassée de toutes les salissures par
un nettoyage approprié. Selon la nature du support, on effectuera un lavage à grande eau ou
à la brosse métallique.

Les balèvres de hourdage trop 'saillantes (dépassant le tiers de l'épaisseur de l'enduit)


doivent être arasées.
Les défauts de planéité trop importants doivent être préalablement redressés par un
mortier ayant la même composition que le corps d'enduit.
Lorsque l'épaisseur du redressement dépasse 30 mm, une armature d'accrochage doit être
incorporée dans l'épaisseur à recharger. Le renformis est exécuté en plusieurs passes
successives d'environ 15 mm chacune.
Lorsque cette épaisseur dépasse 50 mm, le mortier de redressement est remplacé par un
ouvrage en maçonnerie compatible avec le support.
Le délai minimal de durcissement avant l'application de l'enduit est de 4 à 7 jours suivant la
nature du liant et l'épaisseur du redressement.

Selon leur nature et les conditions climatiques, les supports doivent être humidifiés
suffisamment à l'avance.

Commentaire 9 :

Les supports ne doivent présenter aucune pathologie (fissures actives par exemple) ou défaut,
de nature à compromettre le comportement de l'enduit.

1.2. Prescription relatives aux supports neufs :

Ces supports doivent être conformes aux prescriptions des documents techniques
réglementaires les concernant.
Les travaux d'enduits ne doivent être commencés que sur des maçonneries terminées
depuis un délai minimal d'un mois.

1.3. Prescription relatives aux supports anciens :

Les maçonneries enduites doivent être débarrassées de tout revêtement ancien friable ou
non adhérent, par un brossage à l'aide d'une brosse métallique.
Les joints sont dégarnis sur une profondeur de 10 à 30 mm selon leur état.
La maçonnerie est humidifiée 24 heures avant regarnissage des joints.

-11-

USAGE EXCLUSIF AU CTC CENTRE


CENTRE DOCUMENTATION - VEILLE RÉGLEMENTAIRE : DOCUMENTS TECHNIQUES RÉGLEMENTAIRES

1.4. Protection de la tranche supérieure de l'enduit :

La tranche supérieure de l'enduit doit être protégée. Cette protection est assurée par :
- soit une toiture débordante;
- soit une saillie (comportant un rejingot et un larmier);
- soit une bavette ou couvertine.

PREPARATION DES MORTIERS D'ENDUITS

La préparation des mortiers d'enduits peut s'effectuer manuellement. Un malaxage


mécanique dans un malaxeur à axe vertical ou dans une bétonnière est recommandé.

Afin d'éviter les nuançages, il faut toujours utiliser la même quantité d'eau et garder le même
temps de malaxage d'une gâchée à l'autre. L'excès d'eau de gâchage doit être évité dans
tous les cas, car il donne des mortiers peu résistants qui se fissurent après séchage. En
aucun cas, le mélange ne doit être remouillé ou rebattu.

L'emploi de mortier ayant effectué un début de prise avec ou sans apport de liant frais est
interdit.

Les dosages en liant du mortier de chacune des couches constituant l'enduit doivent être
dégressifs, le plus fort étant pour la première couche.

3. PROCEDES ET METHODES D'APPLICATION DES ENDUITS

3.1. Procédés d'application des enduits :

L'application des enduits peut se faire suivant deux procédés :


- procédé classique, manuellement à l'aide d'une truelle ou au pot de projection
(tyrolienne);
- procédé par projection mécanique, à l'aide de systèmes appropriés utilisant de l'air
comprimé (sablon, pompe de projection mécanique).

3.2. Méthodes d'application des enduits :

Quel que soit le procédé choisi, l'application de l'enduit peut se faire suivant la méthode dite
"au jeté" ou "entre nus et repères", et ce, suivant l'état du support à enduire.

Les essais de convenance du mortier d'enduit avec la machine à projection doivent être
effectués avant le démarrage des travaux.

3.2.1. Méthode "au jeté " :

Cette méthode est utilisée pour les travaux courants lorsque le support est suffisamment
plan.

L'enduit est projeté directement à la truelle ou au pot de projection perpendiculairement à la


paroi. Avant la prise, le mortier sera serrée au bouclier (talochage) par passes successives
verticales puis horizontales.

-12-

USAGE EXCLUSIF AU CTC CENTRE


CENTRE DOCUMENTATION - VEILLE RÉGLEMENTAIRE : DOCUMENTS TECHNIQUES RÉGLEMENTAIRES

3.2.2. Méthode "entre nus et repères" :

Cette méthode est utilisée lorsque :


- le support est trop irrégulier,
- une précision et des soins particuliers sont exigés dans l'exécution de l'enduit.

Après exécution des repères judicieusement placés et mis à l'aplomb, on applique une
règle sur les repères maintenus par des chevillettes.
Les nus sont alors exécutés en garnissant derrière la règle. Puis ces nus sont dressés,
leur épaisseur courante est fonction de, l'épaisseur de l'enduit. (Voir fig. 1).
L'enduit sera appliqué entre les nus et uniformisé à la règle.

Fig. 1 - Exécution des nus

4. APPLICATION DES MORTIERS D'ENDUITS

4.1. Conditions d'application des enduits extérieurs :

Les enduits doivent être appliqués par temps clément.

Ils ne doivent être entrepris :


* ni en période de gel
* ni, sauf précautions spéciales :
- sur des supports trop chauds ou desséchés;
- sous vent sec,
- sous pluie légère.

Commentaire 10 :

On admet habituellement que les travaux d'enduit peuvent être effectués lorsque la
température est comprise entre 5 et 30°C.
Parmi les précautions spéciales à prendre au-dessus de 30°C on a
− la protection des supports contre un échauffement excessif,
− l'humidification dans la masse des supports desséchés.
Dans le cas de pluie persistante, il faut protéger l'enduit contre le délavage.

- 13 -

USAGE EXCLUSIF AU CTC CENTRE


CENTRE DOCUMENTATION - VEILLE RÉGLEMENTAIRE : DOCUMENTS TECHNIQUES RÉGLEMENTAIRES

4.1.1. Joints :

Au droit des joints propres au gros oeuvre, l'enduit doit être interrompu sur toute son
épaisseur. Il ne doit pas recouvrir les dispositifs destinés à masquer ou protéger les joints
(voir fig. 2). Les dispositifs prévus à cet effet doivent être scellés ou fixés avant de réaliser
l'enduit.
Les joints à effet décoratif ne concernent que la dernière couche de l'enduit (voir fig. 3).
Extérieur

Fig. 3 - Joint à effet décoratif


4.1.2. Jonction :

Dans le cas de la jonction entre supports de nature différente (poteau, chaînage, poutre), il
faut disposer à l'aplomb de cette discontinuité une armature d'accrochage (conforme au
paragraphe 6 du chapitre 2) débordant d' au moins 150 mm de part et d'autre de la jonction,
avant d'appliquer l’enduit. Cette armature est fixée au support au moyen d'agrafes
galvanisées ou tout autre moyen (voir fi g. 4).
Pour les autres cas se référer au D.T.R. E.2.4. "Travaux de maçonnerie de petits
éléments".

a) Cas d'un poteau d'angle(vue en plan) b) Cas d'une poutre (vue en élévation)
Fig. 4 - Jonction entre supports de nature différente
-14-

USAGE EXCLUSIF AU CTC CENTRE


CENTRE DOCUMENTATION - VEILLE RÉGLEMENTAIRE : DOCUMENTS TECHNIQUES RÉGLEMENTAIRES

Dans le cas particulier des pièces métalliques ou en bois de faibles dimensions (5.150 mm) il faut
isoler le grillage du support par un papier (kraft) ou de la toile de verre (voir fig. 5).

Maçonnerie

Fig. 5 - Jonction entre supports de nature différente


(cas des pièces métalliques ou en bois de faibles. dimensions)

4.1.3. Arêtes et cueillies :

Les arêtes (ou angles saillants) doivent être exécutées impérativement en même temps que
l'enduit. Elles peuvent être éventuellement protégées par des baguettes ou cornières
métalliques traitées contre la corrosion.

Dans les arêtes, on fixe une règle sur une face de l'angle pour réserver sur le retour
l’épaisseur de l'enduit (voix fig. 6).

a) - 1ére opération b ) - 2 opération


Fig. 6 - Exécution des arêtes (vue en plan)

Les cueillies (ou angles rentrants) doivent être exécutées lors de la mise en oeuvre des
premières couches de manière à ce que la couche de finition n'ait pas à jouer un rôle de
correction au droit de l'angle.

-15-

USAGE EXCLUSIF AU CTC CENTRE


CENTRE DOCUMENTATION - VEILLE RÉGLEMENTAIRE : DOCUMENTS TECHNIQUES RÉGLEMENTAIRES

Dans les cueillies, il faut utiliser une règle dite à cueillie (règle de section canée de 40 à 50
mm de côté) ; voir fig. 7.

Maçonnerie

Fig. 7 - Exécution des cueillies (vu en plan)

4.2. Conditions, particulières d'application des enduits intérieurs :

Les enduits intérieurs doivent être exécutés avant les enduits extérieurs.

Ils ne doivent être entrepris qu'après :


- durcissement et séchage du support;
- mise en oeuvre des conduites à encastrer;
- obturation des saignées prévues à cet effet.

Les enduits intérieurs avec une fonction d'imperméabilisation doivent être exécutés
conformément aux prescriptions prévues pour les enduits extérieurs.

Lorsque la fonction d’imperméabilisation n’est pas requise, ils peuvent être appliqués en
une ou deux couches en fonction de la nature du support et de l’aspect recherché.

4.2.1. Enduits intérieurs horizontaux :

Les enduits intérieurs horizontaux concernent les plafonds traditionnels constitués par la
sous -face du plancher destinée à recevoir l'enduit de manière à obtenir une surface plane.

Les plafonds présentant un aspect parfaitement lisse ne nécessitent pas l'application d'un
enduit, une peinture suffit pour leur habillage.

Les enduits intérieurs horizontaux doivent être exécutés avant les enduits intérieurs
verticaux.

- 16 -

USAGE EXCLUSIF AU CTC CENTRE


CENTRE DOCUMENTATION - VEILLE RÉGLEMENTAIRE : DOCUMENTS TECHNIQUES RÉGLEMENTAIRES

4.2.2. Enduits intérieurs verticaux :

Dans le cas du plafond plafonné, les enduits muraux sont réalisés à partir du raccord avec le
plafond jusqu'à 100 m m au - dessus du plancher (voir fig.8a).

Si un faux plafond non enduit est prévu, la partie du mur à enduire est comprise entre 100 mm au-
dessus du plancher et 100 mm au-dessus du niveau du faux plafond (voir fig.8b).

a) - Cas du plafond b) - Cas du faux plafond


Fig. 8 - Exécution des enduits verticaux (vue en élévation)

Les radiateurs et autres éléments installés devant les surfaces à enduire doivent être
démontés en temps opportun et les conduites en attente bouchées pour éviter la pénétration
du mortier d'enduit.

En présence des ébrasements de portes et de fenêtres, l'enduit doit se terminer au droit des
arêtes des baies de portes et de fenêtres. Dans le cas contraire, l'enduit se prolonge contre le
châssis, moyennant l'interposition d'un profilé d'arrêt de l'enduit.

Commentaire 11 :

Les éléments en menuiserie et le vitrage placés dans les locaux à enduire, doivent être
protégés : cette protection ne doit pas être complètement étanche à l'air.

L'enduit ne doit pas être prolongé au-delà de la barrière anti -capillaire.

-17-

USAGE EXCLUSIF AU CTC CENTRE


CENTRE DOCUMENTATION - VEILLE RÉGLEMENTAIRE : DOCUMENTS TECHNIQUES RÉGLEMENTAIRES

CHAPITRE IV
EXECUTION DES ENDUITS

1. PRESCRIPTIONS GENERALES

La préparation et l'application des mortiers d'enduits ainsi que la préparation du support


doivent être conformes aux prescriptions données au chapitre 3 du présent D.T.R.

Les enduits extérieurs à base de liants hydrauliques (ciment et/ou chaux) doivent être mis en
oeuvre soit :
- en trois couches dans le cas d'une application manuelle,
- en deux couches dans le cas d'une application mécanique.

Les enduits intérieurs à base de liants hydrauliques (ciment et / ou chaux) peuvent être mis
en oeuvre avec un nombre de couches réduit.

1.1. Rôle des différentes couches :

Cas d'un enduit en trois couches ;


− la première couche assure l'adhérence de l'enduit au support. Elle permet également
d'uniformiser la porosité du support.
- la deuxième couche assure la planéité et l'essentiel de la fonction
D’imperméabilisation de l'enduit.
− la troisième couche à un rôle décoratif ; elle assure, en outre; la protection de la
Deuxième couche et contribue à la conservation de l'imperméabilisation de l'enduit.
Cas d'un enduit en deux couches ;
- la première couche assure l'adhérence de l'enduit au support, participe à
l'imperméabilisation de l'enduit et assure l'éventuel rattrapage des irrégularités du
support.
- la deuxième couche donne sa forme définitive à l'enduit et complète la fonction
d’imperméabilisation de l'enduit.

1.2. Dispositions pratiques :


Les dosages en liants de chacune des couches constituant l'enduit doivent être dégressifs
du support vers l'extérieur.
Dans les dosages, les valeurs indiquées pour les sables supposent qu' ils sont à l'état sec,
or, dans la plupart des cas, les sables sont plus ou moins humides, et il en résulte que leur
dosage est à majorer par suite du foisonnement qu'entraîne la présence de l'eau (voir
Annexe 1).

Les reprises dans l'exécution de grandes surfaces doivent être évitées en préconisant
l'appareillage en panneaux délimités par des joints créés au moyen de baguettes, et par
les éléments saillants (bandeaux ou autres). A défaut, les reprises doivent être faites dans
les endroits convenablement choisis pour les masquer.
Après sa mise en oeuvre, un enduit frais doit être immédiatement protégé de l'action des
intempéries et en particulier des rayons solaires et des vents desséchants. Cette
protection peut se faire par l'application d'un produit de cure, bâchage ou arrosage de
l'enduit encore humide tôt le matin ou tard le soir.
Ces dispositions sont complétées par l'Annexe 2 " Règles pratiques de mise en oeuvre ".
-18-

USAGE EXCLUSIF AU CTC CENTRE


CENTRE DOCUMENTATION - VEILLE RÉGLEMENTAIRE : DOCUMENTS TECHNIQUES RÉGLEMENTAIRES

2. EXECUTION DES ENDUITS SUR SUPPORTS EN BLOCS DE BÉTON, BRIQUES ET


BLOCS DE TERRE CUITE
Ces maçonneries doivent être exécutées conformément aux prescriptions du D.T.R. E2.4.

2.1. Enduits en 3 collets à base de liants hydrauliques (ciment et/ ou chaud) :

2.1.1. Première couche (couche d'accrochage) :

Dosage 500 - 600 Kg de CPA325 ou CPJ45 par m3 de sable sec.


Sable il doit comporter peu d'éléments fins (au maximum 15 %. d'éléments
de dimensions inférieures à 0,25 mm).
Epaisseur 7 mm
Mise en oeuvre :
• Le dosage en eau doit être adapté au pouvoir d'absorption du support et aux conditions
climatiques
II doit donner un mortier fluide.
• Le mortier doit être projeté avec force, en une seule passe, exécutée de bas en haut.
Cette première couche doit couvrir sans surcharge la surface du support.
Son application doit se faire de manière uniforme sur l'ensemble du parement.
• La surface doit rester rugueuse pour permettre une bonne adhérence de la deuxième
couche.
Elle ne doit subir aucune opération complémentaire (talochage ou autres).

2.1.2. Deuxième couche (corps d'enduits :

Dosage global en liant Ciment Chaux Chaux


(Kg/m3 de sable sec) hydraulique aérienne

Mortier de liant 350 - 450 350 - 450 350 - 450


Mortier bâtard 350 - 450 100 - 350 100 - 350
200-350 100- 150
Sable il doit comporter au moins 5 % de fines (éléments inférieurs à 80 µm).
Epaisseur 10 - 15 mm
Mise en oeuvre :
• Il est recommandé d'attendre que la première couche ait effectué une partie de son
retrait avant d'appliquer la deuxième couche. Le délai d'attente est fonction des conditions
climatiques,il doit être d'au moins 2 jours.
• L'application de la deuxième couche se fait en deux passes ou plus suivant l'épaisseur
du mortier d'enduit. Cette couche doit être appliquée sur le gobetis (première couche)
préalablement réhumidifié mais non ruisselant.
• La compacité de cette couche doit être réalisée par un serrage à la taloche et l'état de
surface doit être rugueux ou quadrillé si la troisième couche le nécessite.
• Cette couche doit répondre aux caractéristiques géométriques exigées pour l'enduit fini
(planéité, aplomb, rectitude des arêtes, arrondis) ainsi qu'à l'adhérence (voir Chapitre 7).

Commentaire 12 :
Dans les mortiers bâtards, à dosage global égal, la proportion de ciment du mélange doit être
d'autant plus faible que la classe du ciment est plus forte, tout en restant dans les limites
fixées.

-19-

USAGE EXCLUSIF AU CTC CENTRE


CENTRE DOCUMENTATION - VEILLE RÉGLEMENTAIRE : DOCUMENTS TECHNIQUES RÉGLEMENTAIRES

2.1.3. Troisième couche (couche de finition) :

Cette couche est réalisée avec :

• soit un mortier décoratif, un revêtement à base de polymères, un enduit


d'imperméabilisation ou tout autre enduit spécial (dans ce cas il y a lieu de se référer aux
documents techniques s'y rapportant),
• soit un mortier de liant hydraulique (ciment et/ou chaux) dont les caractéristiques sont
données ci- après.
Dosage global en liant Ciment Chaux Chaux
(Kg/m3 de sable sec) hydraulique aérienne
Mortier de liant 250 -350 250 - 350 250 - 350
50-200 100-300
Mortier bâtard 250 -350 100 - 250 50 - 150
150-250 50- 150
Sable il doit être riche en fines (10 % à 15 %), la dimension maximale des
grains ne doit pas dépasser 2 mm.
Epaisseur 5 - 7 mm
Mise en oeuvre
• Le délai minimal pour l'application de la troisième couche est de 4 à 7 jours suivant la
nature du liant.
• L'enduit doit être de consistance plastique. L'application se fait en une seule passe sur le
corpsd'enduit réhumidifié.
• Le serrage et le dressage de l'enduit se font au bouclier. L'aspect final est donné par
talochage fin sans lissage.
• Cette couche doit répondre aux caractéristiques géométriques exigées pour l'enduit fini
(planéité, aplomb, rectitude des arêtes, arrondis) ainsi qu'à l’adhérence. (voir Chapitre 7).
• Lorsque l'effet décoratif est obtenu par l'emploi de granulats de fort diamètre projetés
sur le mortier encore frais de la couche de finition, l'épaisseur de cette couche doit être
suffisante pour garantir un scellement correct des granulats apparents.
• La couche de finition, décorative peut être lisse ou présenter divers aspects, les plus
couramment utilisés sont décrits en Annexe 3.

Commentaire 13 :

L’annexe 4 du présent document technique réglementaire donne à titre indicatif les dosages
pratiques.

-20-

USAGE EXCLUSIF AU CTC CENTRE


CENTRE DOCUMENTATION - VEILLE RÉGLEMENTAIRE : DOCUMENTS TECHNIQUES RÉGLEMENTAIRES

2.2. Enduits en 2 couches à base de liants hydrauliques (ciment et/ ou chaux) :

2.2.1. Première couche :

Dosage global en liant Ciment Chaux Chaux


(Kg/m3 de sable sec) hydraulique aérienne
Mortier de liant pur 350 - 450 350 - 450
Mortier bâtard 400 - 450 150 - 350 100 - 300
250 - 350 100 - 150
Sable il doit comporter peu d'éléments fins (au maximum 15 % d'éléments de
dimensions inférieures à 0,25 mm). Dans le cas d'utilisation de pots de
projection, il sera rêche.
Epaisseur 10 - 15 mm
Mise en oeuvre :
• Le mortier doit être de consistance plastique. L'application est effectuée obligatoirement
par projection mécanique. Cette couche est réglée mais non talochée.
2.2.2. Deuxième couche :

Dosage global en liant Ciment Chaux Chaux


(Kg/m3 de sable sec) hydraulique aérienne
Mortier de liant pur 350 - 400 350 - 400 350 - 400
Mortier bâtard 350 - 400 200 - 300 100 - 150
100 - 200 150 - 300 I
Sable il doit comporter au moins 5 % de fines (éléments inférieurs à 80 µm).
Epaisseur 8 - 12 mm
Mise en oeuvre : -
• il est recommandé d'attendre que la première couche ait effectué une partie de son retrait
d'appliquer la deuxième couche. Ce délai d'attente est variable selon les conditions
ne doit jamais être inférieur à 7 jours.
• La deuxième couche est appliquée sur la première couche réhumidifié sans être
• Le mortier de la deuxième couche doit être de consistance plastique.
• L'application est effectuée en une ou plusieurs passes, obligatoirement projetées
• La compacité de la deuxième couche est obtenue par un serrage énergique et uniforme
à la taloche. Le lissage à la truelle est interdit.
• Cette couche doit répondre aux caractéristiques géométriques exigées pour l'enduit fini
aplomb, rectitude des arêtes, arrondis) ainsi qu'à l'adhérence (voir Chapitre 7).

2.3. Enduit prêt à l'emploi :

Les supports en blocs de béton, briques et blocs de terre cuite peuvent recevoir un enduit prêt
à l'emploi à base de liants hydrauliques, bénéficiant d'un avis technique favorable à leur
emploi sur ces types de supports.

-21-

USAGE EXCLUSIF AU CTC CENTRE


CENTRE DOCUMENTATION - VEILLE RÉGLEMENTAIRE : DOCUMENTS TECHNIQUES RÉGLEMENTAIRES

3. EXECUTION DES ENDUITS SUR SUPPORTS EST BETON

Les supports en béton brut n'ont pas l'aptitude à recevoir directement sans préparation un
enduit de finition, en raison des tolérances de planéité et des difficultés fréquentes
d'accrochage qu'ils présentent. Pour y remédier, il est recommandé d'interposer un enduit
de dressement qui doit être appliqué avant l'enduit de finition.

Les supports en béton lisse nécessitant un enduit de dressement sont piqués ou sablés ou
simplement brossés ou lavés à l'eau à haute pression au décoffrage.

Commentaire 14

Lorsque le support en béton ne présente pas d'irrégularités de surface, le béton peut rester
brut.

3.1. Enduits de dressement :

Les enduits de dressement sont destinés à rattraper les irrégularités de surface des
parois et à assurer l'adhérence nécessaire à la bonne tenue de l'enduit de finition.

Ils peuvent servir de couche de finition ou être recouverts par les enduits de finition définis à
l'article 2.1.3 du présent. Chapitre.

L'enduit de dressement est constitué d'une seule couche de mortier de ciment adjuvante
(produits de reprise).

Dosage 400 - 500 Kg de CPA325 ou CPJ45 par m3 de sable sec


Sable il doit comporter au moins 5 % de fines (éléments inférieurs à 80 µm}.
Epaisseur 7 - 15 mm
Mise en oeuvre :
• Le mortier est gâché pour obtenir une bonne plasticité. Il est appliqué soit manuellement,
ou à la machine en une seule couche recouvrant intégralement le support. Le dressement
et le surfaçage s'effectuent à la règle et à la taloche.
• L'état de surface terminé sera plan et finement grenu.

3.2. Enduits décoratifs sur béton brut :

Lorsque les irrégularités du support ne nécessitent pas d'être corrigées par un enduit de
dressement, on peut appliquer :
• soit un enduit prêt à l'emploi à base de liants hydrauliques, bénéficiant d'un
avis technique favorable à leur emploi sur béton;
• soir une couche de finition tel que définie à l'article 2.1.3 du présent chapitre

Commentaire 15

Pour la finition à la tyrolienne les dosages en liant doivent être supérieurs à 350 kg tn3 de
sable sec.

-22-

USAGE EXCLUSIF AU CTC CENTRE


CENTRE DOCUMENTATION - VEILLE RÉGLEMENTAIRE : DOCUMENTS TECHNIQUES RÉGLEMENTAIRES

4. EXECUTION DES ENDUITS SUR SUPPORTS EN BETON CELLULAIRE AUTOCLAVE

Ces maçonneries doivent être conformes aux prescriptions du DTR E2.4.


Il convient de procéder à un dépoussiérage à la brosse souple avant l'application de
l'enduit. L'humidification de ces supports se fait d'abord la veille de l'application jusqu'à
refus d'eau et le lendemain 112 heure avant l'application de l'enduit.

Les enduits sur support en blocs ou éléments de béton cellulaire autoclave sont réalisés
obligatoirement en trois couches.

4.1. Enduits en 3 couches à base de liants hydrauliques (ciment et 1 ou chaux) :

4.1.1. Première couche (couche d'accrochage) :

Dosage 400 - 500 Kg de CPA325 ou CPJ45 par m3 de sable sec


Sable il doit comporter peu d'éléments fins (aumaximum % d'éléments de
15 dimensions inférieure à 0,25 mm).
Epaisseur 5 - 7 mm
Mise en oeuvre : Elle doit être conforme aux prescriptions de l'article 2.1.1.et du chapitre A

4.1.2. Deuxième couche (corps d'enduit) :

- - - Dosage global en liant Ciment Chaux Chaux


{Kg/m3 de sable sec) hydraulique aérienne
Mortier bâtard 50 - 100 200 - 250
300 - 350 200 - 250 50 - 100
Sable il doit comporter au moins3 % de fines (éléments inférieurs à 80 µm).
Epaisseur 8 - 15 mm
Mise en oeuvre : Elle doit être conforme aux prescriptions de l'article 2.1.2. du chapitre 4.

4.1.3. Troisième couche (couche de finition) :

Dosage global en liant Ciment Chaux Chaux


(Kg/m3 de sable sec) hydraulique aérienne
Mortier bâtard 50 - 100 100 - 200
250-300 100-150 150-200
Sable il doit être riche en fines (10 % à 15 %), la dimension maximale des
grains ne doit pas dépasser 2 mm.
Epaisseur 5 - 10 mm
Mise en oeuvre : Elle doit être conforme aux prescriptions de l'article 2.L 3. du chapitre 4.

- 23 -

USAGE EXCLUSIF AU CTC CENTRE


CENTRE DOCUMENTATION - VEILLE RÉGLEMENTAIRE : DOCUMENTS TECHNIQUES RÉGLEMENTAIRES

4.2. Enduit prêt à l'emploi :

Les supports en blocs ou éléments de béton cellulaire autoclave peuvent recevoir un enduit
prêt à l'emploi à base de liants hydrauliques, bénéficiant d'un avis technique favorable à leur
emploi sur ces types de maçonneries.

5. EXECUTION DES ENDUITS SUR MURS DE SOUBASSEMENT

5.1. Murs de soubassement anciens :

L'exécution des enduits sur murs de soubassement anciens doit être effectuée après une
étude préalable au cas par cas. Elle doit tenir compte notamment de :
- l'état de dégradation du support,
- la nature et les caractéristiques du support,
- le type et la composition des joints.

5.2. Murs de soubassement neufs :

La tranche inférieure de l'enduit extérieur doit être arrêtée au-dessus de la zone de


rejaillissement, soit à une distance minimale de 200 mm au-dessus du sol extérieur fini sans
toutefois être au-dessus de la coupure de capillarité pour les supports neufs (sauf pour les
enduits à base de ciment pur). L'enduit à base de ciment pur appliqué sur les parties
enterrées doit être prolongé sur 200 mm minimum au-dessus du niveau des terres. Contre le
rejaillissement en pied du mur, un soubassement en mortier de ciment pur doit être appliqué
en pied de la façade (voir DTR E2.4).

Commentaire 16 :

La protection des murs de soubassement en béton cellulaire ne relève pas du présent DTR.

5.2.1. Enduits à base de liants hydrauliques appliqués sur la face intérieure enterrée des
murs de soubassement :

Les enduits sur la face intérieure enterrée du mur de soubassement peuvent être appliqués
dans les mêmes conditions que les enduits en deux ou trois couches suivant les prescriptions
indiquées au paragraphe 2 du chapitre 4.

Commentaire 17

Cet article ne s’applique pas aux cloisons de doublage.

5.2.2. Enduitsà base de liants hydrauliques appliqués sur la face extérieure enterrée
des murs de soubassement :

L'enduit est appliqué en deux couches. L'épaisseur moyenne cumulée des deux couches
doit être de 20 à 25 mm suivant les tolérances du type de support de façon à assurer en tout
point un recouvrement d'au moins 15 mm. L'enduit peut être appliqué manuellement ou à la
machine.

-24-

USAGE EXCLUSIF AU CTC CENTRE


CENTRE DOCUMENTATION - VEILLE RÉGLEMENTAIRE : DOCUMENTS TECHNIQUES RÉGLEMENTAIRES

5.2.2.1. Première couche (couche d'accrochage) :

Dosage 500-600 Kg de CPA325 ou CPJ45 par m3 de sable sec


Epaisseur 8 - 15 mm
Mise en oeuvre : Elle doit être conforme aux prescriptions de l'article 2.2.1. du
chapitre 4.

5.2.2.2. Deuxième couche (corps d'enduit) :

Dosage 450 - 550 Kg de CPA325 ou CPJ45 par m3 de sable sec


Epaisseur 8- 15 mm
Mise en oeuvre : Elle doit être conforme aux prescriptions de l'article 2.2.2. du
chapitre 4, mais le temps d'attente entre les deux couches doit être supérieur â 3 jours.

6. EXECUTION DES ENDUITS SUR MACONNERIES ANCIENNES DE MOELLONS


ET BRIQUES MONTEES AUX MORTIERS PEU SISTANTS

Ces enduits sont exclusivement réservés à des réfections sur des maçonneries
anciennes de moellons, briques, hourdées avec des mortiers de résistance médiocre et
éventuellement enduites.

Ces maçonneries nécessitent un examen préalable du support en vue de définir le type


d'enduit à appliquer pour leurs réfections et l'éventuel traitement du support.

Les joints friables ou non adhérents aux supports en briques ou moellons doivent être
dégarnis comme indiqué aux sous -paragraphe 1.3. Du chapitre 3.

Les joints et parements sont ensuite nettoyés à la brosse métallique, ou par sablage, ou
avec de l'eau sous pression. Vingt-quatre heures (24 h) avant regarnissage des joints ils
seront humidifiés par pulvérisation d'eau.
Les briques ou moellons altérés doivent être reprisés et remplacés.

Le regarnissage des joints dégarnis est exécuté avec un mortier de hourdage ayant la
même composition que le corps d'enduit.

6.1. Enduits à base de chaux aérienne :

La contribution de ce type d'enduit à l'imperméabilisation de la paroi dépend de la


continuité de l'enduit et de son degré de carbonatation.

Ces enduits ne sont pas destinés aux soubassements enterrés.

Ils doivent être exécutés dans des conditions climatiques favorables : période ni trop
sèche, ni trop humide, température comprise entre 8 et 30 C.

Selon l'état de dégradation du support, l'enduit est exécuté en 2 ou 3 couches minces.


L'application de l'enduit nécessite des délais d'attente suffisants entre couches.

Lors de la mise en oeuvra, et après coup, l'enduit doit être protégé contre la pluie, le soleil
et le vent par bâchage ou tous autres moyens pendant plusieurs jours.

-25-

USAGE EXCLUSIF AU CTC CENTRE


CENTRE DOCUMENTATION - VEILLE RÉGLEMENTAIRE : DOCUMENTS TECHNIQUES RÉGLEMENTAIRES

6.1.1. Première couché (couche d'accrochage) :

Dosage 250 - 300 Kg de chaux aérienne par m3 de sable


Sable il doit comporter peu d'éléments fins (au maximum% d'éléments de
15 dimension inférieure à0, 25 mm).
Epaisseur environ 10 mm
Mise en oeuvre :
Elle doit être conforme aux prescriptions de l'article 2.1.1. du chapitre 4, mais si des
irrégularités du support sont constates à l'issue de la première passe elles peuvent être
rattrapées au moyen d'une seconde passe.

6.1.2. Deuxième couche (corps d'enduit) :

Dosage 200 - 250 Kg de chaux aérienne par m3 de sable sec


Sable il doit comporter au moins 5 % de fines (éléments inférieurs à 80 µm).
Epaisseur environ 10 mm
Mise en oeuvre :
Elle doit être conforme aux prescriptions de l'article 2.1.2. du chapitre 4, mais la durée de
séchage avant l'application de la deuxième couche varie d'une à plusieurs semaines
selon les conditions climatiques ou autres.
Cette couche peut être traitée en couche de finition.

6.1.3. Troisième couche (couche de finition} :

Cette couche a un rôle essentiellement esthétique.


Dosage 150 - 250 Kg de chaux aérienne par m3 de sable sec
Sable il doit être riche en fines (10 % à 15 %}, la dimension maximale des
grains ne doit pas dépasser 2 mm.
Epaisseur environ 5 mm
Mise en oeuvre :
Elle doit être conforme aux prescriptions de l'article 2.1.3. du chapitre 4, mais dans le cas
de l'application de la troisième couche, elle sera exécutée sur la deuxième couche encore
fraîche et elle doit la couvrir sans surcharge.

6.2. Enduits à base de chaux hydraulique naturelle :

Ces enduits sont exécutés en trois couches.

L'emploi de ce type d'enduit nécessite une humidification du support entre chaque couche.

Ils doivent être exécutés dans des conditions climatiques favorables : température comprise
entre 8 et 30 °C.

La mise en oeuvre de ces enduits en période hivernale est à éviter. Leur protection contre la
pluie, et le vent par bâchage ou tous autres moyens est nécessaire au minimum un jour
après exécution.
-26-

USAGE EXCLUSIF AU CTC CENTRE


CENTRE DOCUMENTATION - VEILLE RÉGLEMENTAIRE : DOCUMENTS TECHNIQUES RÉGLEMENTAIRES

6.2.1. Première couche (couche d'accrochage) :

Dosage 400 - 450 Kg de chaux hydraulique par m3 de sable sec


Sable il doit comporter peu d'éléments fins (au maximum 15 d'éléments de
dimension inférieure à 0,25 mm).
Epaisseur 5 - 8 mm
Mise en oeuvre : Elle doit être conforme aux prescriptions de l'article 2.1.1. du chapitre 4.

6.2.2. Deuxième couche (corps d'enduit) :

Dosage 300 - 350 Kg de chaux hydraulique par m3 de sable sec


Sable il doit comporter au moins 5 % de fines (éléments inférieurs à 80 µm).
Epaisseur 10 - 15 mm
Mise en oeuvre : Elle doit être conforme aux prescriptions de l'article 2.1.2. du chapitre 4,
mais la durée de séchage de la deuxième couche doit être supérieure à 7 jours

6.2.3. Troisième couche (couche de finition) :

Cette couche peut être réalisée avec la chaux aérienne comme indiqué au sous -paragraphe
6.1. Du chapitre 4.

Dosage 250 - 300 Kg de chaux hydraulique par m3 de sable sec


Sable il doit être riche en fines (10 % à 15 %), la dimension maximale des
grains ne doit pas dépasser 2 mm.
Epaisseur 5 - 7 mm
Mise en oeuvre : Elle doit être conforme aux prescriptions de l'article 2.1.3 du chapitre 4.

63. Enduits à base de liants hydrauliques ciment et / ou chaux :

Ces enduits peuvent être exécutés en deux outrais couches. La réalisation par projection
mécanique en deux couches pourra nécessiter l'incorporation d'adjuvant (plastifiant).

Le ciment prompt ne doit pas être utilisé seul, ni mélangé avec un autre ciment, ni avec de la
chaux hydraulique artificielle.

6.3.1. Première couche (couche d'accrochage) :

Dosage global en liant Ciment Chaux Ciment


(Kg/m3 de sable sec) hydraulique prompt
sable sec)
Mortier de liant pur 400 - 450 400 - 450 400 - 450
Mortier bâtard 400 - 450 250 - 320 100 - 200
50 - 200 250 - 400
Sable il doit comporter peu d'éléments fins (au maximum 15 %d'éléments de
dimension inférieure à 0,25 mm).
Epaisseur 5 - 7 mm
Mise en oeuvre : Elle doit être conforme aux prescriptions de l'article 2.1.1. du ch apitre4.

-27-

USAGE EXCLUSIF AU CTC CENTRE


CENTRE DOCUMENTATION - VEILLE RÉGLEMENTAIRE : DOCUMENTS TECHNIQUES RÉGLEMENTAIRES

6.3.2. Deuxième couche (corps d'enduit) :

Dosage global en liant Ciment Chaux Chaux Ciment


(Kg/m3 de sable sec) hydraulique aérienne prompt
50- 100 200-300
100 - 200 100 -150
Mortier bâtard 250 - 350 150 - 250 100 -150
200-280 50-150
200 - 250 50 - 150
Sable il doit comporter au moins 5 % de fines (éléments inférieurs à 80 µm).
Epaisseur 10 - 15 mm
Mise en oeuvre : Elle doit être conforme aux prescriptions de l'article 2.1.2. du chapitre 4.

6.3.3. Troisième couche (couche de finition) :

Dosage global en liant Ciment Chaux Chaux Ciment


(Kg/m3 de sable sec) hydraulique aérienne prompt
0-100 150-300
50- 150 100- 150
Mortier bâtard 200 - 300 100 – 150 100 - 150
150-200 50-100
100-150 50-100
Sable il doit être riche en fores (10 % à 15 %), la dimension maximale des grains
ne doit pas dépasser 2 mm.
Epaisseur 5 - 7 mm
Mise en oeuvre : Elle doit être conforme aux prescriptions de l'article 2.1.3. du chapitre 4.

-28-

USAGE EXCLUSIF AU CTC CENTRE


CENTRE DOCUMENTATION - VEILLE RÉGLEMENTAIRE : DOCUMENTS TECHNIQUES RÉGLEMENTAIRES

CHAPITRE V

EXECUTION DES ENDUITS EXTERIEURS


A BASE DE PLATRE ET CHAUX AERIENNE

1. GENERALITES

Ces enduits sont recommandés dans les régions à climat sec caractérisé par une faible
pluviométrie. Ils doivent être exécutés dans des conditions climatiques favorables :
température comprise entre 8 et 30 C.

Ces enduits peuvent être appliqués sur les mêmes supports que ceux indiqués dans le
présent D.T.R.

Le mélange de la chaux aérienne, plâtre et sable doit être effectué à sec ; ce mélange peut
se faire sur le chantier dans un malaxeur à axe vertical.

2. APPLICATION

L'enduit est appliqué manuellement en deux couches successives. L'exécution de l'enduit


entre nus et repères est conseillée.
L'utilisation de pompe à projection est à proscrire.

2.1. Première couche :


Constituants Plâtre Chaux aérienne Sable
Dosage (Kg) Mélange à sec
45-55 20-25 5-10 15-20
Sable il doit comporter au moins 5 % de fines (éléments inférieurs à 80µm).
Epaisseur 15 - 20 mm
Mise en oeuvre :
• Elle peut présenter l'aspect d'un mélange fluide.
• Le mortier doit être projeté avec force, à la truelle ou à la tyrolienne, en une seule passe,
exécutée de bas en haut.
• Cette première couche doit couvrir sans surcharge la surface du support. Son
application doit se faire de manière uniforme sur l'ensemble du parement. La compacité
de cette couche est obtenue par un serrage énergique et uniforme du mortier à la taloche.
Lorsque cette première couche a effectué une partie de son retrait, elle est coupée à la
berthelée.
Le gâchage du mélange s'effectue par gâchée de 25 kg dans 10 litres d'eau. Il faut verser
le mélange dans l'eau et non le contraire.

-29-

USAGE EXCLUSIF AU CTC CENTRE


CENTRE DOCUMENTATION - VEILLE RÉGLEMENTAIRE : DOCUMENTS TECHNIQUES RÉGLEMENTAIRES

2.2. Deuxième couche :

Constituants Plâtre Chaux aérienne Sable


Mélange à sec
Dosage (Kg)
45-55 20-25 5-10 15-20
Sable il doit comporter' aû moins 5' % de fines (éléments inférieurs à 80 µm).
Epaisseur 15 - 20 mm
Mise en oeuvre :
• Le délai d'attente pour l'application de la deuxième couche est fonction des conditions
il ne doit pas dépasser 2 jours.
• Le mélange consitutuant la deuxième couche doit être ferme.
• La deuxième couche doit être appliquée sur la première couche légèrement réhumidifié
• La compacité de cette dernière couche est obtenue par un serrage énergique et
mortier à la taloche (elle est moins serrée que la première couche).
• Le serrage et le lissage de l'enduit s'effectuent sur la surface fraîchement garnie, l'aspect
est obtenu par coupage à la berthelée.
• L'épaisseur moyenne des deux couches doit assurer un recouvrement en tout point d'au
40 mm.

Commentaire 18 :

Après l'enduction du mur, la maçonnerie ne doit pas être le siège d'infiltrations d'eau, qui
seraient la cause d'une dégradation de l'enduit.

3. PROTECTION DES ENDUITS À BASE DE CHAUX ET PLATRE

L'enduit doit être protégé contre :

- la pluie par un débord de toiture important (corniches saillantes) à chaque niveau


intermédiaire.

- le ruissellement d’eau, la façade doit être recoupée dans sa hauteur à chaque niveau de
plancher par un bandeau recouvert de zinc muni d'une goutte d'eau. La pente de ce bandeau
doit être importante et tournée vers l'extérieur (voir fig.9).

Bandeau de
façade
Hauteur
d'étage

Fig. 9 - Bandeau recouvert de zinc (vue en élévation)

-30-

USAGE EXCLUSIF AU CTC CENTRE


CENTRE DOCUMENTATION - VEILLE RÉGLEMENTAIRE : DOCUMENTS TECHNIQUES RÉGLEMENTAIRES

CHAPITRE VI
EXECUTION DES BADIGEONS A LA CHAUX AERIENNE OU
CHAUX HYDRAULIQUE NATURELLE
1. GENERALITES

Les peintures à la chaux autrement appelées badigeons sont réalisées sur des supports
enduits, lissés, frottés ou décoratifs pour donner un aspect uniforme aux couleurs et aux
matériaux.

Ils peuvent avoir un effet curatif de bouchage sur les enduits micro -fissurés ou faïencé, et
rattraper des défauts d'aspect (gâchage, plan d'échafaudage, mauvaise dispersion des
colorants). Ils sont réalisés en deux ou trois couches.

2. PREPARATION DU SUPPORT

Les badigeons s'appliquent sur des fonds solides, propres et non farineux. Ils ne peuvent
trouver leur adhérence sur des enduits contenant des imperméabilisants et sur les
peintures aux résines de synthèse. Ils sont exécutés 2 à4 heures après la couche de
finition. Ils sont, dans ce cas appelés "à la fresque". Passé ce délai, ils ne pourront être
appliqués avant complète siccité du support (pour que le liant ait bien carbonaté). Dans ce
cas, les badigeons sont "à sec". L'humidification du support avant chaque couche est
nécessaire en période sèche, très ensoleillée ou ventée, sur fond très absorbant.

3. DOSAGE DU MELANGE

Selon la transparence souhaitée, le dosage variera de 1 volume de chaux pour 2 volumes


d’eau, à 1 volume de chaux pour 5 volumes d'eau.
Le poids des charges colorantes ne pourra jamais excéder 10% du poids du liant sec pour
les oxydes et 25% pour les terres.
Pour les adjuvants, il y a lieu de se reporter au sous -paragraphe 4.1. Du chapitre 2.

4. APPLICATION

Dans un récipient adapté aux quantités à préparer, le mélange doit être remué
fréquemment pour éviter le dépôt.
Ils s'appliquent à la brosse pour assurer une bonne adhérence, par couches croisées pour
garantir un bon aspect.

Les délais d'application entre couches varient selon les conditions climatiques et la nature
du support. Ils sont généralement de 6 à 24 h.
Il n'y a pas de délai d'ouvrabilité pour la chaux aérienne mais, après 6 h, les mélanges à
la chaux hydraulique deviennent farineux et instables.

Commentaire 19 :

Il faut éviter d'appliquer les badigeons pendant les périodes de grand froid, de forte
chaleur ou en périodes de pluie.

-31-

USAGE EXCLUSIF AU CTC CENTRE


CENTRE DOCUMENTATION - VEILLE RÉGLEMENTAIRE : DOCUMENTS TECHNIQUES RÉGLEMENTAIRES

CHAPITRE VII

RECEPTION DES ENDUITS SUR SUPPORTS NEUFS

1. EXIGENCES DE QUALITE

Les exigences de qualité pour un enduit fini portent essentiellement sur :


- l'aspect,
- la planéité,
− l'aplomb,
− l'adhérence,
− l'imperméabilité.

1.1. Aspect :

Un enduit fini doit présenter un état de surface régulier, de teinte uniforme, soigné. Il doit être
exempt de cloques, soufflures, gerçures, fissures, et de traces de reprise. Les arêtes doivent
être sans écornures, ni épaufrures. La mise en place des joints doit avoir un aspect final
décoratif. Les joints doivent être rectilignes.
Pour le cas des enduits à deux couches,' l'uniformité d'aspect ne peut être garantie sans
peinture ou couche de finition.

1.2. Planéité :

La tolérance de planéité mesurée par la flèche prise sous une règle de 2 m doit être au plus
égale aux valeurs suivantes :
- enduit courant exécuter suivant la méthode dite "au jeté" : 10 mm
- enduit courant exécuté suivant la méthode dite "entre nus et repères" : 5 mm
- enduit décoratif :2,5 mm

Cette spécification ne s'applique qu'aux enduits exécutés entre nus et repères. L'enduit
appliqué dans ces conditions sur des supports verticaux doit présenter une tolérance de
verticalité de 15 mm par hauteur de 3 m.

1.4. Adhérence

Les enduits doivent adhérer au support. L'adhérence s'apprécie par des coups portés sur
l'enduit à l'aide d'un maillet, les coups ne doivent pas sonner le creux. En cas de doute
persistant, la vérification est faite par surface d'enduit d'au moins 50 m2, en effectuant trois
carottages traversant toute l'épaisseur de l'enduit en des points choisis au hasard. Le taux
d'adhérence est la moyenne arithmétique des taux d'adhérence constatés en chacun des
points ; ce taux d'adhérence ne devra pas être inférieur à 0,3 MP a.

-32-

USAGE EXCLUSIF AU CTC CENTRE


CENTRE DOCUMENTATION - VEILLE RÉGLEMENTAIRE : DOCUMENTS TECHNIQUES RÉGLEMENTAIRES

1.5. Imperméabilité:

Il s'agit d'une exigence essentielle pour les enduits extérieurs. Elle doit être assurée de
manière uniforme sur toute la façade, et particulièrement aux points singuliers. La teinte
foncée, l'apparition de fissures, de traces d'humidité ou de lessivage peuvent constituer des
indices d'insuffisance de la perméabilité. En cas de doute, la vérification est faite â l'essai dit
de (la boite de perméabilité).

2. ESSAIS DE CONTROLE

En cas de non conformité aux exigences de qualités des enduits réceptionnés, on aura
recours à des essais de contrôle qui devront être menés par un laboratoire agréé.

- 33 -

USAGE EXCLUSIF AU CTC CENTRE


CENTRE DOCUMENTATION - VEILLE RÉGLEMENTAIRE : DOCUMENTS TECHNIQUES RÉGLEMENTAIRES

ANNEXES

USAGE EXCLUSIF AU CTC CENTRE


CENTRE DOCUMENTATION - VEILLE RÉGLEMENTAIRE : DOCUMENTS TECHNIQUES RÉGLEMENTAIRES

ANNEXE 1

FOISONNEMENT DES SABLES

Dans les différents dosages, les volumes indiqués pour les sables supposent qu'ils sont à
l'état sec. Cependant dans la pratique, les sables sont toujours plus ou moins humides ; il en
résulte que leur volume est à majorer par suite du foisonnement qu'entraîne la présence
de l'eau.
Ce foisonnement peut atteindre des valeurs relativement importantes et, si l'on n'en tient pas
compte dans le cas de sables humides, le dosage réel de celui-ci en volume conduit à un
sous -dosage en sable préjudiciable à la bonne composition du mortier et à son ouvrabilité
en particulier. Le foisonnement est fonction du degré de finesse du sable et de sa teneur
en eau.
Des études ont permis d'avoir des précisions à ce sujet, en particulier le foisonnement des
sables usuels 0/5 mm en fonction de leur module de finesse jusqu'à une teneur en eau de
12 °/a.
Les sables fins présentant une surface spécifique beaucoup plus grande que les sables
grossiers, il en résulte que leur foisonnement est beaucoup plus important.
Le foisonnement du sable de granularité habituelle 0/5 mm a été étudié en faisant varier le
degré de finesse de ce sable en le c o m p o s a n t à partir des sables élémentaires en
proportions diverses. Les résultats sont représentés sur la figure ci-dessous.

Il est à remarquer que, pour ces sables, le module de finesse le plus usuel est en général
de l'ordre de 2,5 à 3,0 et que leur teneur en eau est souvent de 3 à 6 % ; on peut en
conclure que, sauf étude plus détaillée du problème, on peut, en première et grossière
approximation, considérer qu'il faut prendre en compte un coefficient de foisonnement de +
25 %.
Le tableau ci-dessous donne à titre indicatif les corrections à apporter pour des dosages
au seau ou à la brouette, en fonction de la teneur en eau du sable.
Nature du sable Sable sec Sable Sable saturé
Teneur en eau du (5 à 10 %) (10 à 20 %) (20 à 25 %)
Seau de 10 litres 0 - 1 litre 1 - 2 litres 2 - 2,5 litre
Brouette de 60 litres 0 - 6 litre 6 - 12 litres 12 - 15 litres
-35-

USAGE EXCLUSIF AU CTC CENTRE


CENTRE DOCUMENTATION - VEILLE RÉGLEMENTAIRE : DOCUMENTS TECHNIQUES RÉGLEMENTAIRES

ANNEXE II

REGLES PRATIQUES DE MISE EN OEUVRE DES ENDUITS

1. Il faut projeter le mortier, pour obtenir une bonne adhérence de l'enduit.

2. Lors du choix des rapports des mélanges, il faut éviter les mortiers riches en liants qui ne
donnent pas la solidité requise, lequel ont tendance à poudrer en surface.

3. Quant on choisit un type de mortier, il faut se rappeler qu'un enduit extérieur doit non
seulement offrir une protection contre l'humidité provenant des précipitations, mais permettre
un échange suffisant d'humidité avec l'air du local.

4. Dans le cas des enduits lissés, il ne doit pas se former à la surface une couche riche en
eau et en liants, laquelle contrarie la progression du durcissement du mortier et provoque
des fissures de retrait. Il faut donc attendre que le mortier "tire" avant de le talocher.

5. Les surfaces des enduits frais doivent être protégées contre une dessiccation trop rapide
à la suite de rayonnement solaire ou de vent sec.

6. Il ne faut pas appuyer fortement sur le bouclier, le lait de ciment superficiel forme une
pellicule qui risque de se faïencer du fait du dosage excessif, d'où les précautions suivantes :

- utiliser une taloche pour le dressage de finition,


- éponger éventuellement la laitance qui ressue trop abondamment en surface, au
cours du talochage,
- racler, gratter, frotter, brosser légèrement l'enduit avant durcissement complet pour
éliminer le lait du ciment concentré en surface.

7. Il est interdit de poudrer l'enduit au ciment pur sous prétexte de hâter ou de faciliter le
talochage, ce qui donne un lissage trompeur qui se traduit infailliblement par un faïençage.

8. Il ne faut jamais lisser un enduit ordinaire à la truelle.

-36-

USAGE EXCLUSIF AU CTC CENTRE


CENTRE DOCUMENTATION - VEILLE RÉGLEMENTAIRE : DOCUMENTS TECHNIQUES RÉGLEMENTAIRES

ANNEXE III

PRINCIPAUX ASPECTS DES ENDUITS DE FINITION

-37 -

USAGE EXCLUSIF AU CTC CENTRE


CENTRE DOCUMENTATION - VEILLE RÉGLEMENTAIRE : DOCUMENTS TECHNIQUES RÉGLEMENTAIRES

-38-

USAGE EXCLUSIF AU CTC CENTRE


CENTRE DOCUMENTATION - VEILLE RÉGLEMENTAIRE : DOCUMENTS TECHNIQUES RÉGLEMENTAIRES

ANNEXE IV

DOSAGES PRATIQUES

(Supports en blocs de béton, briques et blocs de terre cuite)

Dosages exprimés en seau de IO litres pour un volume de 100 litres de sable sec
Nature
de Nature DOSAGES RECOMMANDES
de la couche
du liant en liant en mélange de liants en volume

Première 50 à 60 Kg 50 à 60 Kg
Ciment 4 seaux de ciment
(gobetis)

Chaux hydraulique 5 seaux de chaux


hydraulique
3 seaux de ciment
Ciment 35 à 45 Kg 35 à 45 Kg
4 seaux de chaux
Chaux hydraulique 35 à 45 Kg 35 à 45 Kg hydraulique
2 seaux de ciment
Ciment 20 à 35 Kg Avec 3 seaux de
et 35 à 45 Kg chaux aérienne
Deuxième Chaux aérienne 10 à 15 Kg
(corps d'enduit) 2 seaux de ciment
Ciment 10 à 35 Kg Avec 3 seaux de
et 35 à 45 Kg chaux hydraulique
Chaux hydraulique 10 à 35 Kg
Chaux hydraulique 2 seaux de chaux
et hydraulique
Chaux aérienne Avec 3 seaux de
chaux aérienne
Ciment 25 à 35 Kg 25 à 35 Kg 2 seaux de ciment

3 seaux de chaux
Chaux hydraulique 25 à 35 Kg 25 à 35 Kg hydraulique

Troisième Ciment 10 à 25 Kg 1 seaux de ciment avec


et 25 à35Kg 3 seaux de chaux
Chaux aérienne 5 à 15 Kg aérienne

(corps de finition)
Ciment 5 à 20 Kg 1 seaux de
et 25 à 35 Kg Avec 2 seaux de
Chaux hydraulique 10 à 30 Kg chaux aérienne

Chaux hydraulique 15 à 25 Kg 2 seaux de chaux


et 25 à 35 Kg hydraulique
Chaux aérienne 5 à 15 Kg Avec 3 seaux de
chaux aérienne

-39-

USAGE EXCLUSIF AU CTC CENTRE


CENTRE DOCUMENTATION - VEILLE RÉGLEMENTAIRE : DOCUMENTS TECHNIQUES RÉGLEMENTAIRES

ANNEXE V
OUTILLAGE DE L'ENDUISEUR

-40-

USAGE EXCLUSIF AU CTC CENTRE


CENTRE DOCUMENTATION - VEILLE RÉGLEMENTAIRE : DOCUMENTS TECHNIQUES RÉGLEMENTAIRES

ANNEXE VI

TERMINOLOGIE
A
Adjuvant : Produit chimique que l ' o n incorpore en faible proportion dans le béton et mortier,
afin de modifier, d'améliorer, ou de compléter certaines de leurs caractéristiques.

Adobe : Petite brique d'argile, de sable avec une faible quantité de paille hachée ou d'un
autre liant et d'eau puis séchées au soleil dans son moule de bois.

B
Baies : Désigne toute ouverture pratiquée dans un mur ou dans une toiture, ayant pour
objet le passage ou l'éclairage des locaux.

Balèvre : C'est une saillie, ressaut ou désaffleurement, sur le parement des bétons, des
pierres ou du bois. Elle peut correspondre aussi à des bavures de mortier séché dans les
joints des planchers de coffrage.

Bandeau : Bande horizontale saillante qui règne sur le pourtour d'un bâtiment.

Bavette : Bande ou feuille étroite de métal rapportée sur un ouvrage ou une jonction
d'ouvrage, pour les abriter des ruissellements de l'eau de pluie.

Berthelée : Truelle à deux tranchants, dont un dentelé et l'autre droit, utilisée pour
dresser par raclage, puis pour couper les enduits frais.

Béton caverneux : C'est un béton dont la faible proportion ou même l'absence de sables,
charges et matières fines, a pour effet l’enrobage seulement partiel des granulats par le liant,
avec pour conséquence la formation de nombreuses cavités.

Béton cellulaire : C'est un matériau léger constitué d'un mortier fluide de liant (ciment ou
chaux), de sable fin et d'un ajout tel que la poudre d'aluminium, qui génère par réaction
avec la chaux, la formation de petites inclusions gazeuses. Après moulage les blocs sont
autoclaves.

Béton de granulats légers : C'est un béton léger comportant une proportion importante de
granulats de faible densité.

Bouclier : Taloche rigide de maçon à semelle de bois ou d'acier. Il sert d'une part à porter
le mortier ou l'enduit à appliquer à la truelle, d'autre part à dresser, à resserrer l'enduit.

Bourrage des joints : Remplissage en force avec un mortier de jointoiement.

Brique de terre cuite : Matériau céramique préfabriqué, à base d'argile cuite, dont les
formes géométriques sont obtenues soit par moulage, soit par extrusion (filage). Elles
peuvent être pleines ou perforées horizontalement ou verticalement.

-41-

USAGE EXCLUSIF AU CTC CENTRE


CENTRE DOCUMENTATION - VEILLE RÉGLEMENTAIRE : DOCUMENTS TECHNIQUES RÉGLEMENTAIRES

C
Calepin : Le plan de détail d'un revêtement ou d'une surface à enduire dans laquelle on
doit tracer des joints.

Calepinage : Etablissement d'un calepin. Représentation sous forme de calepin du détail


des joints d'une façade, du découpage en panneaux d'un enduit.

Calfeutrement : Garnissage d'un espace étroit et allongé (joint, fente, etc.), avec un
matériau en général compressible, éventuellement étanche ou isolant.

Carbonatation : Transformation de l’oxyde de calcium (CaO), c'est à dire la chaux en


carbonate de calcium (CaCO3) sous l'action acide du gaz carbonique de l'air. Cette réaction
accompagne la prise de tous les liants hydrauliques (ciment et chaux), la chaux libre
dégagée par la prise, qui est partiellement soluble, est entraînée par l' eau en excès vers la
surface des mortiers, enduits et bétons, à travers leurs capillaires. Au contact de l'air, cette
eau s'évapore en déposant des cristaux de carbonate.

Carborundum : Non commercial du carbure de silicium, abrasif de synthèse extrêmement


dur. Concassé en grains, le Carborundum est aggloméré avec des résines en meules de
ponçage et d'aflûtage en brique abrasive, etc.

Châssis : Cadre rectangulaire de menuiserie mobile ou parfois fixe, qui compose le vantail
d'un volet, d'une porte, etc.

Chemin de fer : Grattoir composé de lames d’acier, non parallèles à dents fines serties dans un
socle à poignée. Il sert à dresser et à ragréer la pierre de taille, et à divers raclages en
maçonnerie.

Cloison : Désigne toute paroi verticale de distribution des locaux et de séparation verticale
entre les volumes intérieurs d'un bâtiment, à l'exception des murs de refends.

Cloison de doublage (contre -cloison) : Ce n' est pas une cloison à proprement parler, mais une
paroi rapportée contre ou a quelques centimètre de la face intérieure d'un mur de
maçonnerie porteuse, ou d'une cloison séparative.

Cornière métallique : C'est un profilé de métal méplat plié dans le sens de sa longueur. La
cornière est un des composants usuels de toute ossature ou charpente métallique.

Couvertine : Bavette de protection et d'étanchéité des rives latérales d'une toiture, en


recouvrement de la pointe de pignon.

Couvre joint : Profilé à dispositif d'ancrage inséré dans les joints de structure et de
dilatation ménagés dans les dallages de béton et les murs des façades.

Cuvelage : Ouvrage d'étanchéité des parois d'un local souterrain, d'une cuve, d'un
réservoir, etc, réalisé avec un enduit étanche (mortier fortement hydrofugé, ou de résines
synthétique).

D
Dresser un enduit : Rendre plan, mais pas nécessairement lisser l'enduit.
Dressage : Action de dresser, aplanissage, équarrissage ou équerrage d'enduit.

- 42 -

USAGE EXCLUSIF AU CTC CENTRE


CENTRE DOCUMENTATION - VEILLE RÉGLEMENTAIRE : DOCUMENTS TECHNIQUES RÉGLEMENTAIRES

E
Ebrasement : Il désigne seulement l'évasement des tableaux intérieurs d'une ouverture
à partir des montants latéraux du bâti dormant.

Ecornure : Eclat d'une pierre, d'un angle de mur.

Efflorescence ; Formation d'un dépôt cristallin blanchâtre à la surface des enduits,


brique, etc. Ils traduisent une migration de sels solubles, qui sont entraînés par
l'humidité vers la surface des murs où ils cristallisent lorsque l'eau s'évapore.

Enduiseur : Compagnon spécialiste de l'application des enduits. Pour les enduits


extérieurs le terme de façadier est aujourd'hui de plus en plus utilisé.

Enduit de cuvelage : C'est un enduit d'étanchéité ou un enduit pâteux d'imperméabilisation


des murs de sous-sols.

Enduit de lissage : Nom donné aux enduits fins à caractère autonivelant ou autolissant
spécialement formulés pour constituer rapidement une couche de préparation très plane
sur les planchers en béton et chapes inégales avant la pose de revêtement de sols.

Enduit de ragréage : Mortier hydraulique fin destiné à corriger les défauts et accidents de
planéité les maçonneries de béton.

Enduit d'étanchéité : Il peut être un enduit pâteux, un enduit d'application à chaud ou un


enduit d'imprégnation à froid.

Enduit d'imperméabilisation:C'est un enduit qui empêche l'eau de parvenir jusqu'au


support sous-jacent même après plusieurs heures d'arrosage par une pluie battante.

Epaufrure Eclat dans un parement, ou dans le fil d'une arête.

F
Foisonnement : Accroissement du volume apparent des minéraux, consécutif à leur
fragmentation par extraction ou à leur manipulation en vrac. Dans le cas du sable, le
foisonnement est lié à leur humidification : l'eau cheminant par capillarité enrobe chacune
des particules et s'interpose entre elles, les espaçant légèrement les unes des autres ;
d'où un gonflement apparent (plus le sable est fin, plus il foisonne).

G
Gerçure : Craquelure, ou fissure de retrait d'un enduit.

Goutte d'eau : Petit canal en quart-de-rond à la sous -face d'un élément saillant exposé à la
pluie (appui, bandeau, etc.). Elle interrompt le cheminement de l'eau et le contraint à
tomber au lieu de ruisseler sur la façade.

Granularité : Distribution ou proportion relative des granulats de différents formats d'un


mélange ou d'un matériau. Caractéristique de distribution gr anulométrique d'un sable par
exemple.

- 43 -

USAGE EXCLUSIF AU CTC CENTRE


CENTRE DOCUMENTATION - VEILLE RÉGLEMENTAIRE : DOCUMENTS TECHNIQUES RÉGLEMENTAIRES

Granulat : Tout cons d tuant inerte d'un mortier ou d'un béton est appelé granulat (plutôt que
agrégat qui est l'appellation ancienne). Selon leurs dimensions, les granulats prennent les noms
de cailloux, de gravillons, de sables ou de fillers.

Granulométrie : Classement des granulats en fonction de leurs dimensions et étude de


répartition volumétrique ou pondérale des différentes classes de dimensions.

I
Imperméabilisant : Désigne certains produits dont l'application améliore l'imperméabilité
superficielle des parois et matériaux.

Imperméabilisation : Protection contre le passage de l'eau à travers une paroi ou un


revêtement (une bonne imperméabilisation n'empêche pas le passage de l'air ou de la
vapeur).

J
Joint de fractionnement : C'est un joint ménagé dans les grandes surfaces de façon à les
recouper en panneaux d'une douzaine de m2, pour éviter les défauts de reprise.

Joint de gros oeuvre (de dilatation ou de rupture) : Joint prévu entre deux parties d'une
construction afin que puissent se produire des mouvements relatifs, perpendiculairement à
ces joints, en raison de la dilatation thermique.

L
Larmier : En maçonnerie à l'origine, moulure saillante d'une corniche, d'un bandeau ou de
tout élément en entablement dont le profil comportait une goutte d'eau contraignant les eaux
pluviales. à s'égoutter vers l'extérieur au lieu de ruisseler sur la façade. Aujourd'hui le larmier
désigne souvent la goutte d'eau elle-même, ou coupe -larme, c'est-à-dire la cannelure
creuse, contre-profil d'un quart-de-rond ménagée en sous -face des appuis et ouvrages
saillants d'une façade.

Lissage : Suppression de toute aspérité à la surface d'un enduit ou d'un joint avant
durcissement; avec un outil métallique (taloche, truelle ou fer à joints).

M
Moellon : Petit bloc de pierre calcaire, soit brut, soit équarri et plus ou moins taillé, utilisé pour
la construction des murs en pierre maçonnés.

N
Nuançage : Altération plus ou moins localisée de la couleur d'un revêtement, caractérisée
par une modification graduelle de sa teinte.
Ossature : Ensemble des éléments de stabilité qui composent la structure porteuse, le squelette
ou la carcasse d'un édifice, d'une voûte et qui assurent leur rigidité et leur stabilité. Les poteaux
et les chaînages composent l'ossature des façades.

-44-

USAGE EXCLUSIF AU CTC CENTRE


CENTRE DOCUMENTATION - VEILLE RÉGLEMENTAIRE : DOCUMENTS TECHNIQUES RÉGLEMENTAIRES

P
Pignon : Mur extérieur qui porte les pannes d'un comble, et dont les contours épousent la forme
des pentes de ce comble.

Pisé : Maçonnerie rurale rustique en terre grasse argileuse, triturée avant l'emploi. La terre
à pisé était soit utilisée telle quelle soit additionnée de cailloux, tuileau pilé, sable, etc.

Plasticité : Aptitude du matériau à épouser les formes des banches, coffrage et moules, ou à
se prêter aux formes que lui imprime un outil (truelle, lisseuse, taloche, etc.).

Plastifiant : Adjuvant destiné à améliorer la plasticité ou l'ouvrabilité du matériau dans


lequel il est incorporé.

Produit d'accrochage : C'est un produit appliqué sur un subjectile avant la mise en oeuvre du
revêtement, pour favoriser ou améliorer son adhérence sur le support.

R
Rabotage : Action de corroyer, de tirer, d'élégir, d'ajuster, avec un rabot et son résultat.
Elimination d'une certaine épaisseur de matériau par fines couches successives, par
déplacement sur la surface, d'un outil qui ne travaille que dans un sens (rabot) ou par
déplacement de la pièce contre un outil à lames (raboteuse).

Raboter : Dresser une surface plane, avec un rabot ou une raboteuse.

Ragréage : Enduction partielle ou discontinue sur une maçonnerie d'un mortier fin spécial
pour obturer les cavités (bullage, épaufrures) et niveler les défauts de surface afin d'obtenir
une surface plane et unie et de pouvoir y appliquer une peinture ou un enduit plastique.

Rejingot : Bord relevé à l'arrière d'un appui de baie, sur lequel repose la pièce d'appui
traverse basse du dormant d’une croisée.

Renformis : Mortier appliqué en forte épaisseur sur tout ou une partie d'une maçonnerie
pour la dresser et corriger d'importants défauts de planéité, avant l'application de l'enduit.

S
Sablon : Appareil portatif de projection pneumatique des mortiers fins.

Saigne : Petite tranchée rectiligne pratiquée dans une paroi murale, en particulier pour y
encastrer un conducteur électrique sous tube.

Saillie : Elément, corps d'ouvrage, membre d'architecture qui est en avant de l’alignement ou
du nu d'une façade. Ce sont les balcons, corbeaux, corniches, etc.

Serrage : Opération essentielle de la mise' n place des mortiers sur les parois, qui consiste à
améliorer leur compacité. Le serrage des enduits se fait par talochage, un bon serrage doit
avoir pour effet de supprimer les interstices, d’évacuer au maximum les inclusions d'air du
matériau, et d'améliorer l’enrobage des granulats.

Siccité : Etat, qualité de ce qui est sec. Résultat d'une dessiccation, d'une déshydratation.

-45-

USAGE EXCLUSIF AU CTC CENTRE


CENTRE DOCUMENTATION - VEILLE RÉGLEMENTAIRE : DOCUMENTS TECHNIQUES RÉGLEMENTAIRES

Soubassement : Partie inférieure d'un mur souvent en empattement de quelques cm sur le nu


de la façade, +parfois aussi en retrait par arrêt d'un enduit suivant une ligne horizontale.à une
quinzaine de cm au-dessus du sol ou au niveau du plancher du rez-de-chaussée.

Soufflure : Cloque ou phénomène d'expansion d'un enduit ou d'un béton.

T
Taloche : Planchette de bois munie d'un manche utilisée pour porter et appliquer les enduits.

Talochage : Effectuer avec une taloche l'étalement, la répartition ou le surfaçage d'un enduit.

Terre crue Qualifie la terre utilisée comme matériau de construction, soit sous forme de
blocs de terre comprimée, non stabilisée ou stabilisée, soit sous forme de briquettes
moulées, simplement séchées au soleil.

Torchis : Mortier de terre grasse mélangée avec la paille ou du foin haché, et parfois avec de
la chaux.

Truelle : Outil utilisé surtout par le maçon, le plâtrier, etc. Pour maçonner des scellements,
obturations, etc.

Tyrolien : Qualifie un enduit de parement projeté en gouttelettes ou mouchetis.

Tyrolienne : Machine portative de projection des mouchetis (tyroliens), elle projette des
gouttelettes de mortier gâché clair à travers un large orifice tenu face au mur.

-46-

USAGE EXCLUSIF AU CTC CENTRE


CENTRE DOCUMENTATION - VEILLE RÉGLEMENTAIRE : DOCUMENTS TECHNIQUES RÉGLEMENTAIRES

C.N.E.R.IB.

Cité Nouvelle El-Mokrani - SOUIDANIA - ALGER

Tél. : (02) 37.00.89190/91 Fax : (02) 37.04.31


e-mail : CNERIB@WISSAL.DZ

PAO - CNERIB

USAGE EXCLUSIF AU CTC CENTRE

Vous aimerez peut-être aussi