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Lycée Naval, Sup 2.

Signaux Physiques. 07. Oscillateurs amortis 8


6
4

uc (t) (V)
Oscillateurs amortis
2
0
1 Présentation expérimentale 2
4
6
1.1 Oscillateur mécanique, exemple d’un pendule 0.000 0.005 0.010 0.015 0.020
0.04
On s’intéresse aux oscillations d’un pendule en présence d’un frottement fluide. 0.03
0.02

i(t) (A)
0.01
0.00
0.01
θ 0.02
0.03
0.000 0.005 0.010 0.015 0.020
t (s)
10
5
angle (deg.)

0 On réalise une nouvelle série d’expériences pour différentes valeurs de la résistance


R1 .
5
10
0 5 10
t (s)
15 20 6
4 R1 =10 ohms

uc (V)
2
0
On observe des oscillations amorties, on parle de régime pseudo-périodique.
0.000 0.005 0.010 0.015 0.020
1.2 Oscillateur électrique, circuit RLC série
6 R1 =40 ohms

uc (V)
4
2
On considère le régime libre d’évolution d’un circuit RLC, c’est à dire la décharge 0
d’un condensateur au sein d’une association série comprenant une bobine (induc- 0.000 0.005 0.010 0.015 0.020
tance L ' 50 mH, résistance r = 8, 75 Ω), un condensateur de capacité C et un 6
R1 =130 ohms
uc (V)
conducteur ohmique de résistance R1 variable. 4
Le condensateur étant initialement chargé, à t = 0, on ferme l’interrupteur. 2
K 0
L r
i 0.000 0.005 0.010 0.015 0.020
6
R1 =400 ohms
uc (V)

4
uc uL
C R1 uR 2
1
0
0.000 0.005 0.010 0.015 0.020
t (s)
On réalise une première expérience avec C = 5, 0 µF et R1 = 10 Ω.

1
1.3 Analyse énergétique → Partant de l’état initial uc (0+ ) ' 6, 5 V et i(0+ ) = 0 A, la trajectoire de phase
converge vers l’état final caractérisé par une tension et une intensité nulles.
Oscillateur mécanique
→ Dans le cas du régime pseudo-périodique, la trajectoire s’enroule autour de
Pour le pendule, on observe des oscillations qui résultent d’un échange entre l’éner- l’état final, on retrouve les oscillations amorties.
gie cinétique et l’énergie potentielle. Pour le régime apériodique, la trajectoire converge directement vers l’état final.
Du fait du frottement fluide, l’énergie mécanique diminue au cours du temps, les
oscillations sont amorties.
Oscillateur électrique
2 Étude théorique de l’oscillateur électrique amorti
→ Dans le cas du circuit RLC, les deux formes d’énergie échangées sont l’énergie 2.1 Équation différentielle vérifiée par uc
électrostatique du condensateur et l’énergie magnétique de la bobine. On observe On applique la loi des mailles pour ce circuit série :
ainsi des oscillations électriques. uc = uR1 + uL
→ L’énergie électrique du système est progressivement dissipée par effet Joule Les caractéristiques des dipôles s’écrivent :
dans la résistance.
duc di
→ La première expérience fait apparaître deux temps caractéristiques : T la pé- i = −C ; uR1 = R1 i et uL = L + ri
dt dt
riode des oscillations et τ une constante de temps associée à l’amortissement. En utilisant ces relations, on obtient une équation différentielle ne portant que sur
Pour une résistance R1 suffisamment « faible », τ  T et il est possible d’observer la tension uc (avec R = R1 + r) :
des oscillations amorties, on parle de régime pseudo-périodique. duc d2 uc d2 uc R duc 1
Avec l’augmentation de la valeur de la résistance, les oscillations disparaissent, on uc = −RC − LC 2 ⇔ + + uc = 0
dt dt dt2 L dt LC
parle de régime apériodique. On introduit :
1
? ω0 = √ la pulsation propre,
1.4 Portraits de phase LC r
Lω0 1 L
duc ?Q= = , le facteur de qualité.
Le portrait de phase de l’oscillateur électrique consiste à représenter en fonc- R R C
dt
tion de uc . On peut alors écrire l’équation différentielle sous sa forme canonique :

10000 500 d2 uc ω0 duc


∀t > 0, + + ω02 uc = 0
0 dt2 Q dt
5000
500
duc /dt (V/s)

2.2 Résolution de l’équation différentielle


0 1000
On résout cette équation différentielle en prenant pour les composants C = 5, 0 µF,
5000 1500 L = 50 mH et R = R1 + r ' 19 Ω.
2000
10000 Nature du régime
2500
R =10 ohms R =400 ohms
r
1 1 L
15000 3000 Avec les valeurs proposées : ω0 = √ = 2, 0 × 103 rad.s−1 ; Q = ' 5, 3
6 4 2 0 2 4 6 6 4 2 0 2 4 6 LC R C
uc (V) uc (V)

2
Avec Q > 1/2, le régime est pseudo-périodique : 3 Étude théorique d’un oscillateur mécanique amorti
2π 2π 2Q
? pseudo-période : T = = ×p ' 3, 2 ms 3.1 Présentation du dispositif
ω ω0 4Q2 − 1
2Q On considère un système masse-ressort vertical. La masse m est attachée à un
? temps caractéristique d’amortissement : τ = = 5, 3 ms
ω0 ressort de constante de raideur k et de longueur à vide l0 . Le système est soumis
à une force de frottement fluide f~ = −α~v . On lâche la masse pour un allongement
En l’absence de second membre, la solution s’identifie à la solution homogène :
  initialement nul.
ω0 t
uc (t) = exp − [A cos (ωt) + B sin (ωt)] ux
2Q l0
g
Détermination des constantes d’intégration
x
On détermine les constantes d’intégration à l’aide des conditions initiales :

? le condensateur est initialement chargé sous une tension U0 , la continuité de la


tension aux bornes du condensateur assure que uc (0+ ) = uc (0− ) = U0 (eq. 1). 3.2 Équation différentielle vérifiée par l’allongement
? Tant que l’interrupteur est ouvert, l’intensité du courant est nulle dans le circuit, Dans le référentiel terrestre supposé galiléen, on applique la deuxième loi de New-
la présence de la bobine assure la continuité de l’intensité à la fermeture du circuit : ton à la masse qui est soumise à la tension du ressort, à son poids et à la force de
duc + frottement fluide ; en projection selon l’axe (Ox), on obtient :
i(0+ ) = i(0− ) = 0 ⇒ (0 ) = 0 (eq. 2)
dt α k
mẍ = mg − kx − αẋ ⇔ ẍ +
ẋ + x = g
Les deux conditions (eq. 1) et (eq. 2) sont équivalentes au système d’équations : m m
2
Avec ω0 = k/m et α/m = ω0 /Q, l’équation différentielle prend sa forme cano-
ω0
U0 = A et − A + ωB = 0 nique :
2Q
ω0
ω0 p 2 ∀t > 0, ẍ + ẋ + ω02 x = g
Avec ω = 4Q − 1, on en déduit : Q
2Q
" #
1 3.3 Résolution de l’équation différentielle
∀t ≥ 0, uc (t) = U0 e−ω0 t/(2Q) cos (ωt) + p sin (ωt)
4Q2 − 1
Faisons l’hypothèse d’un régime critique, c’est à dire Q = 1/2 ; la solution est la
U0 somme de la solution homogène et de la solution particulière avec second membre :
regime transitoire permanent mg
x(t) = (A × t + B) e−ω0 t + xp avec xp = xeq =
k
0 La solution particulière est la solution du régime permanent pour lequel le poids
uc

et la tension du ressort se compensent.


Les conditions initiales x(0+ ) = 0 et v(0+ ) = 0 imposent :
−U0
0.000 0.005 0.010 0.015 0.020 0.025 0.030 0.035 0 = B + xeq et A − ω0 B = 0
t (s)
On en déduit finalement : ∀t ≥ 0, x(t) = xeq − xeq (1 + ω0 t) e−ω0 t .

3
xeq regime transitoire regime force
2E
E
x(t)

0
−E
uc (t)
−2E
00 e(t)
2 4 6 8 10
ω0 t 0 2π/ω 4π/ω 6π/ω 8π/ω 10π/ω 12π/ω

4 Régime sinusoïdal forcé La réponse du système linéaire est sinusoïdale de même fréquence que l’excitation,
la réponse présentant a priori un déphasage et une différence d’amplitude par
On s’intéresse à la réponse d’un système linéaire soumis à une excitation sinu- rapport à l’excitation.
soïdale. En régime forcé, uc (t) = Uc cos (ωt + ϕ)

4.1 Exemple 4.2 Représentation complexe des grandeurs sinusoïdales


On considère un oscillateur amorti, électrique ou mécanique, que l’on soumet à Soit x(t) = Xm cos (ωt + ϕ) une grandeur sinusoïdale, on définit :
une excitation sinusoïdale.
→ sa représentation complexe x(t) = Xm ej(ωt+ϕ) avec Re [x(t)] = x(t)
Ainsi, dans le cas du circuit RLC série, on ajoute un GBF qui délivre une tension
sinusoïdale de la forme e(t) = E cos (ωt). → son amplitude complexe X m = Xm ejϕ avec x(t) = X m ejωt
C L La connaissance de l’amplitude complexe permet de caractériser complètement
i x(t), en effet :
|X m | = Xm et ϕ = arg (X m )
e(t) uc uL uR
R
4.3 Impédances complexes
Soit un dipôle linéaire fonctionnant en régime sinusoïdal forcé avec U m et I m
La tension uc est alors solution de l’équation différentielle : les amplitudes complexes de u(t) et i(t). On appelle impédance complexe du
d2 uc ω0 duc dipôle, la grandeur notée Z et définie en convention récepteur par :
+ + ω02 uc = ω02 E cos (ωt) u U Um
dt2 Q dt Z = = m avec |Z| = et arg(Z) = arg(U m ) − arg(I m )
i Im Im
La solution de cette équation est la somme de la solution homogène et d’une
solution particulière avec second membre : On définit également l’admittance complexe telle que Y = 1/Z.
uc (t) = uh (t) + up (t)
La solution uh est associée au régime transitoire et s’atténue « rapidement » en Impédance d’un conducteur ohmique :
R Im R
une durée de l’ordre de Q/ω0 pour laisser place au régime forcé. i(t)
La résolution numérique de l’équation précédente montre, qu’à la suite du régime
transitoire, un régime forcé s’établit. u(t) Um

4
Pour un conducteur ohmique : 4.4 Lois de l’électrocinétique en régime sinusoïdal forcé
u(t) = Ri(t) ⇔ u(t) = Ri(t) ⇔ U m = RI m
Les lois obtenues en ARQS sont généralisables au régime sinusoïdal forcé à condi-
L’impédance d’un conducteur ohmique est réelle Z R = R , la tension et l’intensité
tion d’utiliser les amplitudes complexes et les impédances des dipôles.
du courant sont en phase.
Impédance d’une bobine : Loi des nœuds : I m,1 + I m,2 = I m,3 + I m,4
jLω I m,2
L Im
i(t) I m,3
I m,1

u L (t) Um I m,4

Pour une bobine :


di(t) di(t) Loi des mailles : U m,1 + U m,2 + U m,3 + U m,4 = 0
uL (t) = L ⇔ uL (t) = L ⇔ U m = jLω × I m
dt dt U m,1
L’impédance d’une bobine est un imaginaire pur Z L = jLω , la tension et l’in-
tensité du courant sont en quadrature, la tension a une avance de phase de +π/2 U m,4 + U m,2
par rapport à l’intensité du courant.
À basse fréquence : |Z L | → 0 ; À haute fréquence : |Z L | → +∞
U m,3
basse fréquence

haute fréquence Association de dipôles en série : Z eq = Z 1 + Z 2


Z1 Z2 Zeq
Impédance d’un condensateur :
C 1/jC ω
Im
1 1 1
i(t) Association de dipôles en parallèle : = +
Z eq Z1 Z2
u C (t) Um
Z1
Pour un condensateur : Zeq
duc (t) du (t)
i(t) = C ⇔ i(t) = C c ⇔ I m = jCω × U m
dt dt
1 Z2
L’impédance d’un condensateur est un imaginaire pur Z C = , la tension et
jCω
Z2
l’intensité du courant sont en quadrature de phase, la tension a un retard de phase Diviseur de tension : U m,2 = U
Z1 + Z2 m
de +π/2 par rapport à l’intensité du courant.
U m,2
À basse fréquence : |Z C | → +∞ ; À haute fréquence : |Z C | → 0
basse fréquence Z1 Z2

haute fréquence
Um

5
1/Z 2 Étude expérimentale
Diviseur de courant : I m,2 = I
1/Z 1 + 1/Z 2 m
Z1 Les graphiques ci-dessous présentent la réponse en tension aux bornes du conden-
I m,1
sateur en fonction de la pulsation du signal d’entrée.
Im Les valeurs retenues sont L = 20 mH, C = 1, 0 µF et R = 50 Ω, ce qui implique
ω0 ' 7, 1 × 103 rad.s−1 et Q ' 2, 8.
I m,2 Z2 Le signal d’entrée de pulsation ω vaut e(t) = E cos (ωt) avec E = 1, 0 V.
1.5 1.5
1.0 e(t) 1.0
4.5 Exemple : impédance complexe d’une bobine réelle 0.5 uc (t) 0.5
0.0 0.0

(V)
jLω
Im r 0.5 0.5
1.0 ω = ω 0 /5 1.0 ω = ω 0 /2
Um 1.5 0,004 0,008
1.5 0,0010 0,0020 0,0030
0 0
3 1.0
Pour cette association série : Z eq = r + jLω
2
0.5
q Lω 1
On en déduit (avec : ϕ = arg (Z)) : Z eq = r2 + (Lω)2

et tan ϕ = 0 0.0

(V)
r
1
70 ω = ω0 0.5
60 2 ω =5ω0
50 3 1.0
Z (ohm)

40 0 0,0010 0,0020 0 0,0002 0,0004


30 t (s) t (s)
Zeq
20
| |

jLω
10 ϕ
0
0 100 200 300 400 500 600 À partir de ces courbes, on peut obtenir le rapport des amplitudes des tensions du
ω (rad.s−1 ) r condensateur et de l’excitation en fonction de la pulsation pour différentes valeurs
du facteur de qualité.
4.5
5 Oscillateur soumis à une excitation sinusoïdale 4.0 Q =4
3.5 Q =2,8
5.1 Résonance en tension aux bornes du condensateur 3.0
2.5 Q =0,71
Uc /E 2.0 Q =0,5
On considère le circuit RLC série suivant soumis à une tension sinusoïdale délivrée 1.5
par un GBF. 1.0
L 0.5
R i 0.0
0.0 0.5 1.0 1.5 2.0 2.5 3.0 3.5 4.0
ω/ω0
e(t) uR uL C uc
Et de même pour le déphasage entre la tension aux bornes du condensateur et la
tension délivrée par le GBF :

6
0 Étude de l’amplitude réelle
Q =4
Uc U c 1
Q =2,8 E
= = q
E
(1 − x2 )2 + x2 /Q2
ϕ (rad)

−π/2 Q =0,71
Q =0,5
On retrouve le fait que Uc /E → 1 à basse fréquence et Uc /E → 0 à haute fré-
quence.
−π 2
Considérons l’application g : x → 1 − x2 + x2 /Q2 pour x ≥ 0.
0 1 2 3 4 5
ω/ω0 2x

1

g 0 (x) = 2 × (−2x) × (1 − x2 ) + 2 = 2x − 2(1 − x 2)
Q Q2
→ Excité par une tension sinusoïdale, le système linéaire répond, en régime forcé, La dérivée s’annule pour :
à la même fréquence, l’amplitude et la phase de la tension aux bornes du conden- → x = 0r (tangente horizontale à l’origine)
sateur dépendant cependant de la fréquence d’excitation à facteur de qualité fixé. 1 1 Uc Q
→ xr = 1 − 2
à condition que Q > √ ' 0, 71 ; avec (xr ) = p
→ À basse fréquence (ω  ω0 ), le condensateur se comporte comme un inter- 2Q 2 E 1 − 1/4Q2
rupteur ouvert, la tension d’entrée se reporte donc sur le condensateur, les deux √
Pour Q > 1/ 2, la tension du condensateur passe par une résonance ;
tensions sont donc en phase et de même amplitude.
pour Q  1, ωr ' ω0 et Uc,max ' QE.
→ À haute fréquence (ω  ω0 ), le condensateur se comporte comme un fil, la Étude du déphasage
tension aux bornes du condensateur tend vers zéro.  
 2 x
→ Pour des amortissements suffisamment faibles et un facteur de qualité supérieur ϕ = arg Uc = −arg (1 − x ) + j , on en déduit :
Q
à 0,71, l’amplitude de la tension du condensateur passe par un maximum, on parle     
de résonance. x x
∀x < 1, ϕ(x) = −arctan ; ∀x > 1, ϕ = − π + arctan
Q(1 − x2 ) Q(1 − x2 )
Il y a résonance quand l’amplitude du signal passe par un maximum pour une
pulsation nommée pulsation de résonance. Le phénomène est d’autant plus
marqué, résonance piquée, que la valeur du facteur de qualité est élevée. 5.2 Étude de la résonance en intensité
La loi des mailles, appliquée à ce circuit série et pour les grandeurs complexes,
s’écrit :
Étude théorique 
1

E
E = R + jLω + I ⇔ I=  
La formule du pont diviseur de tension mène, en notation complexe, à : jCω 1
R + j Lω −
Zc 1/(jCω) Cω
Uc = E= E On en déduit :
Zc + ZL + ZR 1/(jCω) + jLω + R
E 1 E 1
Uc 1 Uc 1 ω I= ×   ⇒ I= ×  
= ⇒ = avec x = R Lω 1 R 1
E 1 − LCω 2 + jRCω E x ω0 1+j − 1 + jQ x −
1 − x2 + j R RCω x
Q
r
1 ω C ω ω
En effet, ω0 = √ et RCω = RCω0 × =R × = .
LC ω 0 L ω0 Qω 0

7
Étude de l’amplitude réelle étant réelle, l’intensité est en phase avec la tension.
E 1 basse fréquence résonance haute fréquence
I(x) = |I| (x) = ×q
R
1 + Q2 (x − 1/x)2 jLω jLω
1/jC ω
Z jLω
→ Basse fréquence : x → 0, I → 0, car le condensateur est alors équivalent à un 1/jC ω 1/jC ω
R R
R
interrupteur ouvert.
Z
Z
→ Haute fréquence : x → +∞, I → 0, car la bobine est alors équivalente à un
interrupteur ouvert. Bande passante et facteur de qualité
→ L’intensité admet un maximum pour x = 1, soit pour ω = ω0 . Imax
On appelle bande passante, les pulsations ω pour lesquelles I(ω) ≥ √
E/R 2
Q =10 E
p
E/( 2 R) Q =5 Dans le cas présent, cela revient à chercher les x tels que : I(x) ≥ √ .
Q =2 R 2
I

Q =0,5 La résolution peut être effectuée graphiquement sur la courbe ci-contre. On peut
privilégier une étude algébrique et chercher les x qui vérifient :
0 E 1 E
0 1 2 3 4 5 I(x) = ×q = √ ⇔ Q2 (x − 1/x)2 = 1
ω/ω0 R R 2
1 + Q2 (x − 1/x)2
C’est à dire :
Étude du déphasage  
1 1
 
1
 Q x− = ±1 ⇔ x2 ± x−1=0
ϕ(x) = arg (I) = −arctan Q x − x Q
x
Ces deux équations du second degré conduisent à quatre racines dont seulement
À la résonance, x = 1, l’impédance du circuit est réelle, l’intensité du courant et deux sont positives :
la tension du générateur sont en phase. ω1 −1
r
1 ω2 1
r
1
x1 = = + 1+ 2
et x2 = = + 1+
ω0 2Q 4Q ω0 2Q 4Q2
π/2 Q =10
Q =5 Ce qui donne pour la largeur de la bande passante :
ϕ (rad)

Q =2 ω0 ω0
0 Q =0,5 ∆ω = ω2 − ω1 = ⇔ Q=
Q ∆ω
−π/2
La résonance est d’autant plus piquée que la valeur du facteur de qualité est élevée.
0.0 0.5 1.0 1.5 2.0 2.5 3.0 3.5 4.0
ω/ω0

À l’aide d’un diagramme de Fresnel sur lequel on représente les impédances, on


comprend aisément que l’impédance est réelle et minimale à la résonance, pour la
pulsation propre ω0 du système.
À la résonance l’impédance étant minimale, l’intensité est maximale ; l’impédance

8
*************************************** de qualité modéré.
Mettre en œuvre une démarche expérimentale autour des régimes tran-
Capacités exigibles sitoires du premier ou du second ordre (flash, sismomètre,. . .).
→ Circuit RLC série et oscillateur mécanique amorti par frottement visqueux.
Mettre en évidence la similitude des comportements des oscillateurs
mécanique et électronique.
Réaliser l’acquisition d’un régime transitoire du deuxième ordre et ana-
lyser ses caractéristiques
Analyser, sur des relevés expérimentaux, l’évolution de la forme des régimes tran-
sitoires en fonction des paramètres caractéristiques.
Prévoir l’évolution du système à partir de considérations énergétiques.
Prévoir l’évolution du système en utilisant un portrait de phase fourni.
Écrire sous forme canonique l’équation différentielle afin d’identifier la pulsation
propre et le facteur de qualité.
Connaître la nature de la réponse en fonction de la valeur du facteur de qualité.
Déterminer la réponse détaillée dans le cas d’un régime libre ou d’un système
soumis à un échelon en recherchant les racines du polynôme caractéristique.
Déterminer un ordre de grandeur de la durée du régime transitoire, selon la valeur
du facteur de qualité.
→ Régime sinusoïdal forcé, impédances complexes.
Établir et connaître l’impédance d’une résistance, d’un condensateur, d’une bo-
bine en régime harmonique.
Remplacer une association série ou parallèle de deux impédances par une impé-
dance équivalente.
→ Oscillateur électrique ou mécanique soumis à une excitation sinusoïdale. Réso-
nance.
Mettre en œuvre un dispositif expérimental autour du phénomène de
résonance.
Utiliser la construction de Fresnel et la méthode des complexes pour étudier le
régime forcé.
À l’aide d’un outil de résolution numérique, mettre en évidence le rôle du facteur
de qualité pour l’étude de la résonance en élongation.
Relier l’acuité d’une résonance forte au facteur de qualité.
Déterminer la pulsation propre et le facteur de qualité à partir de graphes expé-
rimentaux d’amplitude et de phase.
Expliquer la complémentarité des informations présentes sur les graphes d’ampli-
tude et de phase, en particulier dans le cas de résonance d’élongation de facteur

9
ω0
Annexe : résolution d’une équation différentielle linéaire Dans ce cas, on obtient une racine double négative r0 = − = −ω0 ,
2Q
du second ordre à coefficients constants La solution générale sans second membre a alors la forme suivante :

On considère une équation différentielle à coefficients constants de la forme : uh (t) = (At + B) × er0 t
1
— Le régime pseudo-périodique : ∆ < 0 ⇔ Q >
d2 u ω0 du 2 √
2
+ + ω02 u = ω02 E ω0 ∆
dt Q dt Dans ce cas, on obtient deux racines complexes r± = − ± , soit :
2Q 2
La solution est de la forme : u = up + uh avec : ω0 ω0 p
r± = − ± jω avec ω = 4Q2 − 1
→ up , une solution particulière de l’équation avec second membre ; 2Q 2Q
→ uh , la solution homogène, solution générale de l’équation sans second membre. La solution générale sans second membre a alors la forme suivante :
ω t
0 0ω t
− 2Q − 2Q
? La solution particulière est n’importe quelle fonction solution de : uh (t) = Aer+ t + Ber− t = Ae cos(ωt + ϕ) = e [A0 cos (ωt) + B 0 sin (ωt)]
d2 up ω0 dup On observe une décroissance oscillante ; le régime pseudo-périodique est as-
+ + ω02 up = ω02 E
dt2 Q dt socié à un facteur de qualité important donc à un amortissement faible.
Avec un second membre constant, on recherche une solution constante, up (t) = E
2π 2π 2Q
convient. T = = ×p est la pseudo-période, ω la pseudo-pulsation.
ω ω0 4Q2 − 1
? La solution homogène est la solution générale de :
Les courbes ci-dessous présentent les solutions pour les trois régimes possibles avec
d2 uh ω0 duh ω0 = 500 rad.s−1 et les conditions initiales u(0) = 0 et u0 (0) = 0.
+ + ω02 uh = 0
dt2 Q dt
Pour trouver uh , il faut déterminer les racines de l’équation caractéristique (équa-
E
tion déduite de l’équation différentielle sans second membre) :

u
ω0
r2 + r + ω02 = 0 Q =0,1
Q
0
ω0 2 2 0.00 0.02 0.04 0.06 0.08 0.10
2 = ω0 1 − 4Q2 .

dont le discriminant vaut : ∆ = 2
− 4ω0 2 E
Q Q
1

u
— Le régime apériodique : ∆ > 0 ⇔ Q <
2 Q =0,5
Dans ce cas, les racines de l’équation sont toutes les deux négatives et valent
ω0 1√ 0
0.00 0.02 0.04 0.06 0.08 0.10
r± = − ± ∆, soit : 2E
2Q 2
ω0 p
r± = (−1 ± 1 − 4Q2 ) E
u

2Q
Q =5
0
La solution générale sans second membre a alors la forme suivante : 0.00 0.02 0.04 0.06 0.08 0.10
t (s)
uh (t) = Aer+ t + Ber− t
1
— Le régime critique : ∆ = 0 ⇔ Q =
2

10
Applications directes : 7. En déduire complètement u(t).
AD 1. 8. On donne l’allure de u(t) :
Un circuit R, L, C série soumis à un échelon de tension est parcouru par une 6
intensité i(t) qui vérifie l’équation différentielle : 5
d2 i R di 1 4
2 + L dt + LC i = 0

u (V)
dt 3
1. Dans le cas où R = 0 Ω, comment l’intensité i(t) évolue-t-elle ? 2
1
2. On prend R = 100 Ω, L = 20 mH et C=100 nF.
Déterminer la nature du régime.
0 0,2 0,4 0,6 0,8
0 1
t (ms)
3. En conservant les mêmes valeurs pour L et C, quelle doit-être la valeur de
R permettant d’observer un régime critique ? Donner la valeur numérique de E. En déduire la valeur de u(t) pour t = 4RC
puis une valeur approchée de RC par lecture graphique.
AD 2.
On considère le circuit ci-dessous. Initialement le condensateur est déchargé et AD 3.
aucun courant ne circule dans la bobine.
i R R i2 On considère une bobine réelle d’inductance L = 10 mH et de résistance interne
r = 3, 0 Ω ; elle est soumise à une tension d’amplitude 6,0 V et de fréquence
i1 100 Hz.
E R C u Déterminer l’amplitude de l’intensité qui traverse la bobine ainsi que le déphasage
L entre l’intensité et la tension.
AD 4.
1. Déterminer, sans calcul lourd, les valeurs u∞ et i∞ , valeurs de u et i une On considère l’association série d’une bobine idéale d’inductance L = 20 mH et
fois le régime permanent atteint. d’une résistance R = 100 Ω. L’ensemble est soumis à une tension sinusoïdale u(t)
2. Grâce à une loi des mailles, exprimer i1 , l’intensité traversant la résistance d’amplitude 10,0 V et de fréquence f = 1, 0 kHz.
centrale en fonction de u, R et C. Déterminer l’amplitude de la tension aux bornes de la résistance.
3. Grâce à une loi des nœuds, en déduire l’expression de l’intensité i en fonction AD 5.
de u, R, C. Quelle doit-être en fonction de C la valeur de la capacité du condensateur de la
4. En appliquant une deuxième loi des mailles, montrer que l’équation diffé- branche supérieure pour que l’intensité i1 (t) ait une amplitude égale à 1/3 de
rentielle en u(t) qui régit
 le systèmeest donnée par : l’amplitude de i(t) ?
d2 u 1 3R 1 du u E C1
2
+ + + =
dt 2 L RC dt LC 2LC i1
5. On choisit les valeurs des composants de sorte que L = R2 C. Simplifier
l’équation différentielle en éliminant L au profit de R et C. Quel est le type i
C
de régime ?
du +
6. Justifier que u(0+ ) = 0 et i(0+ ) = 0 puis montrer que (0 ) = 0.
dt

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