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Projet de fin d’études en vue de l’obtention de la licence appliquée en Assurance,

Banque, Finance

SUJET : EVALUATION DES RIQUES LIES AU CREDIT DOCUMENTAIRE


ETUDE DE CAS : TRAITEMENT DES OPERATIONS DU CREDIT DOCUMENTAIRE AU
TEMPS DU COVID 19
CAS DE LA SOCIETE TUNISENNE DE BANQUE

PRESENTE PAR
ZAINEB GANNOUCHI

ENCADRE PAR
M.IMED BOUGOSSA (Encadrant Académique)
&
Mme RAJA ZONE (Encadrant Professionnel)

Année Universitaire 2019 - 2020


REMERCIEMENTS
Je tiens, tout d’abord, à remercier mon professeur et mon encadrant M.BOUGOSSA
IMED. Nous avons eu la chance de bénéficier de votre enseignement aussi précieux
que rigoureux. Vous étiez grandement impliqué par vos remarques et suggestions,
mais aussi par vos encouragements dans les moments clés de l’élaboration de ce
projet.

Je voudrais aussi adresser mes remerciement à mon maître de stage, Madame ZONE
RAJA, de m'avoir rapidement intégrée dans la banque  et d’avoir partagé avec moi
son expertise au quotidien. C’est grâce à sa confiance, que j’ai pu m’accomplir
totalement dans mes missions.

Je remercie également Mme KHARMECHI KHADIJA pour le temps qu’elle m’a


consacré malgré le volume de travail qui lui est accordé.

Je tien a remercier vivement tout le personnel du service de crédit documentaire


pour leur accueil sympathique et leur coopération professionnelle tout au long des
trois mois de mon stage.

Je voudrais également exprimer ma sincère gratitude aux membres du jury qui ont
accepté, sans réserve aucune, d’évaluer ce rapport à sa juste valeur, et de me faire
part de leurs remarques sûrement pertinentes qui, avec un peu de recul,
contribueront, sans nul doute, au perfectionnement du présent travail.

Finalement, je remercie tous ceux qui ont contribué, de prés ou de loin, à me former
pour la réalisation de ce projet. Que vous soyez tous vivement applaudis
DEDICACES

Je dédie ce modeste travail à

Mes chers parents

Aucune dédicace ne peut exprimer mon respect, mon amour éternel et ma considération pour tous les
sacrifices que vous avez fait pour mon éducation et mon bonheur
Que ce modeste travail soit l’accomplissement de vos vœux tant formulés, le résultat de vos innombrables
sacrifices, bien que je ne vous en acquitte jamais assez.
Que dieu le plus puissant vous accorde la santé et le bonheur

Mon frère
Pour ses conseils précieux et ses encouragements.

MES AMIS
Pour leurs amitiés, leurs compagnies et leur aide dans les moments les plus difficiles. Je vous souhaite
une vie pleine de sérénité et de bonheur.

Tous ceux qui ont cru en moi.

En témoignage de mon affection et de ma reconnaissance.

ZAINEB GANNOUCHI
LISTE DES ABREVEATIONS

B…………………………………………………………………………………………..
BDET : Banque de Développement Economique de Tunisie.
BNDT : Banque Nationale de Développement Touristique.
C…………………………………………………………………………………………..
CCI : Chambre de Commerce Internationale.
Crédoc : Crédit Documentaire.
COVID 19 : coronavirus 2019
D…………………………………………………………………………………………..
DCOI : Direction Central des Opérations International
E…………………………………………………………………………………………..
ETAP : Entreprise Tunisienne d’Activités Pétrolières.
K…………………………………………………………………………………………..
KPI: Key Performance Indicator
L…………………………………………………………………………………………..
LC (ou L/C) : Lettre de Crédit.
M…………………………………………………………………………………………..
MT : Message Type.
P…………………………………………………………………………………………..
PNB : Produit Net Bancaire.
PBIS : Pratique Bancaire International Standard
R…………………………………………………………………………………………..
RUU : Règles et Usance Uniformes
S…………………………………………………………………………………………..
STB : Société Tunisienne de Banque
LISTE DES FIGURES
Figure 1: Organigramme de la STB................................................................................................................14
Figure 2: Définition de la stratégie de la banque............................................................................................15
Figure 3: La nouvelle vision stratégique de la STB........................................................................................16
Figure 4: Organigramme de la direction centrale des opérations internationale au niveau de la STB.............18
Figure 5: le circuit d'un Crédit documentaire..................................................................................................26
Figure 6: Cas de l’ouverture d’une lettre de crédit import..............................................................................40
Figure 7: Message SWIFT MT 700................................................................................................................42
Figure 8: Les documents demander pour la LC..............................................................................................43

LISTE DES TABLEAUX

Tableau 1:La structure du capital de la Banque..............................................................................................12


Tableau 2 : Fiche technique de la STB...........................................................................................................14
Tableau 3: présentation et rôle de la sous-direction........................................................................................20
Tableau 4: liste des correspondants de la STB................................................................................................22
Tableau 5: le déroulement d'un crédit documentaire par etape.......................................................................26
Sommaire
DEDICACES____________________________________________________________3
LISTE DES ABREVEATIONS_______________________________________________4
LISTE DES FIGURES_____________________________________________________5
LISTE DES TABLEAUX____________________________________________________5
INTRODUCTION GENERALE :_____________________________________________7
CHAPITRE 1 : PRESENTATION DE LA SOCIETE TUNISIENNE DE BANQUE______9
SECTION 1 : Présentation de la STB____________________________________________________________10
I. Présentation de la banque :____________________________________________________________________10
II. Historique de la banque :_____________________________________________________________________11
III. La structure du capital de la Banque__________________________________________________________11
IV. Organigramme de la banque_________________________________________________________________13
V. Fiche technique de la STB :___________________________________________________________________14
VI. Mission et stratégie de la banque_____________________________________________________________15
Section 2 : Direction Centrale des opérations internationales______________________________________16
I. Organigramme de la direction :________________________________________________________________16
II. Les sous-directions : Présentation et Rôle :_______________________________________________________18
III. Les SWIFTs :____________________________________________________________________________19
IV. Les correspondants de la STB_______________________________________________________________20
CHAPITRE 2 : les choix des techniques de paiement dans le commerce international__22
SECTION 1 : LE CREDIT DOCUMENTAIRE A L’IMPORTATION_________________________________________23
I. Définition :________________________________________________________________________________23
II. Les fonctions économiques____________________________________________________________________24
III. Le déroulement d’un crédit documentaire :_____________________________________________________24
IV. Pourquoi utiliser une lettre de crédit ?_________________________________________________________26
V. Les intervenants d’un CREDOC_______________________________________________________________27
VI. Les différentes formes d’un CREDOC :_______________________________________________________28
Section2 : l’évaluation des risques liées au crédit documentaire____________________________________32
I. Le risque du crédit documentaire :______________________________________________________________32
CHAPITRE 3  : TRAITEMENT D’UNE OPERATION DE CREDIT DOCUMENTAIRE A L’IMPORT
DURANT LA PERIODE DE COVID-19______________________________________36
Section 1 : Présentation du cadre d’analyse : Avant COVID-19____________________________________37
I. Processus de demande d’ouverture d’une lettre de crédit :___________________________________________37
II. Contrôle des documents :_____________________________________________________________________40
Section 2 : Présentation du cadre d’analyse : Après COVID-19____________________________________42
I. Les recommandations de la CCI :_______________________________________________________________42
II. Les changements dus au Corona virus au niveau de la STB :_________________________________________44
Conclusion générale______________________________________________________47
BIBLIOGRAPHIE_______________________________________________________50
ANNEXES______________________________________________________________51
INTRODUCTION GENERALE 

1
Le commerce international connait actuellement une croissance extraordinaire.
Cette évolution s’explique par l’augmentation de la population mondiale, l’amélioration du niveau de vie,
le développement des moyens logistiques et techniques de transport international, ainsi que les
technologies d’information et de communication.

Les opérations du commerce international posent beaucoup de problèmes généralement délicats et parfois
complexes. Dans ce contexte, les banques peuvent fournir leurs connaissances techniques et leur appui
financier dans un domaine à différents aspects.

La principale préoccupation de l’importateur est de s’assurer que sa marchandise a été réellement


expédiée et qu’elle soit conforme à la fiche technique contractée avant de passer à l’étape de règlement,
tout en sachant qu’il peut la revendre avant même de payer son fournisseurs.
Quant à l’exportateur, il cherche toujours à être payé le plus rapidement possible dès que sa marchandise
soit expédiée.
Ces comportements et intérêts antagoniques font que les échanges extérieurs soient rattachés à des
modalités de garanties, de paiement ou de financement ce qui complique leur mise en œuvre et crée
plusieurs techniques ou procédures, pour rapprocher les préoccupations des importateurs et des
exportateurs.
En outre, la complexité des échanges extérieurs réside dans d’autre aspect comme la distance entre les
acteurs .Ce problème rend le dénouement de la transaction plus difficile.
En plus de la distance et la difficulté d’examiner l’état de la marchandise expédiée, certains faits externes
s’ajoutent à l’entreprise. Ces faits sont liés à des risques politiques, catastrophiques et de non paiement de
certain pays.
Ainsi pour faire face à toutes ces difficultés, les banques ont décidé d’élaborer des techniques de
financement et de paiement des opérations du commerce extérieurs.
L’intervention de la banque à mener une satisfaction général des acteurs, de sorte que le vendeur soit
assuré d’être payé, et que l’importateur soit rassuré que sa marchandise est belle et bien conforme à sa
demande dans le contrat.
Dans ce contexte, mon stage a été effectué au sein de la Société Tunisienne des Banques (STB),
auprès de la direction des opérations internationales et plus précisément dans le service crédit
documentaire à l’importation. J'ai pu contempler, analyser et comprendre le mécanisme de déroulement
d'une opération du crédit documentaire tout en analysant les obstacles et les risques dus aux opérations
que peut rencontrer le chargé de ces opérations en commençant par l'ouverture jusqu'au règlement du
client exportateur.

2
Chaque dirigeant possède un objectif fondamental, qui consiste à maintenir la pérennité de
l’établissement. Par ailleurs, la maîtrise de ces risques devient très importante et chaque banque comme
tout établissement cherchent à se doter d'instruments performants leurs permettant d’avoir une meilleurs
gestion des risques qui les incombent. En revanche, la propagation du CORONA virus depuis mars 2020
en Tunisie a dû changer le cadre mondial dans le traitement des opérations du crédit documentaire.
Face à cette épidémie, et dans l’obligation d’assurer la continuité des opérations d’importation qui
concernent généralement des produits vitaux, la STB a su se préparer dans un temps record pour se
protéger contre ce risque d’épidémie.
La question principale que nous nous posons est la suivante :
Quels changements a subi la lettre de crédit à l’importation pendant la période de CORONA VIRUS ?
Pour cela, notre rapport sera décomposé en trois chapitres fondamentaux :

1) Un premier chapitre qui expose le lieu de notre stage à savoir la Société Tunisienne de

Banques, ainsi, une présentation de la direction du commerce extérieur.

2) Un deuxième chapitre qui présente la définition du crédit documentaire et les différents

risques liée à ces techniques de paiement.

3) Un troisième chapitre qui présente les recommandations de la chambre de commerce

internationale pendant l’épidémie en analysant et en comparant le cas de lettre de crédit à

l’importation avant et après la propagation du COVID-19.

3
CHAPITRE 1 :

PRESENTATION DE LA SOCIETE TUNISIENNE DE


BANQUE

4
Introduction :

La banque est définie « comme un institution financière chargée de la gestion de patrimoine des clients et
le traitement de leur activité bancaire qui est parfois une activité de commerce ».

La Société Tunisienne de Banque joue un rôle très important dans l’économie tunisienne qui consiste
entre autres à la sélection des projets en fonction de leur perspective économique. La STB est une banque
systémique, citoyenne, éthique, de proximité aspirant à la modernité et au progrès.

SECTION 1 : Présentation de la STB

I. Présentation de la banque :

La Société Tunisienne de Banque est une société anonyme liée aux banques et aux institutions
financières. C’est une banque commerciale, d'investissement et d'affaires. De même c’est le premier
établissement bancaire spécifiquement crée pour le secteur bancaire tunisien, visant à promouvoir
efficacement le développement économique et social du pays dans un contexte de désinvestissement, de
désorganisation du marché de crédit et d'une véritable perte de capitaux vers l'étranger.

Au cours des années La Société Tunisienne de Banque est devenue un leader et un promoteur du
développement économique. Elle accorde une grande importance à la formation et au professionnalisme
de son personnel, c’est pour cela qu’elle essaie toujours d’impliquer ses employés dans la réalisation de
ses objectifs. En effet, le centre de formation intégré de la
Banque organise et réalise chaque année des formations qui ont pour objectif le développement des
connaissances techniques et professionnelles des personnels.

Ainsi, l’importance de la STB réside dans son rôle de pionnier en se positionnant comme une banque
publique « universelle » impliquée dans le développement économique et social du pays depuis sa
création, en janvier 1957. Son importance tient également à son rôle dans la définition du système
bancaire tunisien. Son styles d’organisation, sa gestion, sa structure et sa participation à l’économie

5
nationale, impacte largement l’efficacité de l’ensemble du système.
Avec ses filiales appartenant à tous les secteurs, la STB est devenue une force économique de première
importance et a été considérée comme l’un des plus importants employeurs du pays.

II. Historique de la banque :


a. Rawad, n° 21, 2016
La Société Tunisienne de Banque :

 A bien joué un rôle crucial en soutenant le développement de l’épargne nationale


 A été à l’initiative de la création de la bourse des valeurs mobilières de Tunis et d’une législation sur les
SICAV
 A été la première banque à procéder à l’exploitation de plusieurs guichets automatiques de banque
et de terminaux de paiement électronique
 A procédé à la création au milieu des années quatre-vingt-dix, outre la SICAV 1 investisseur, une
SICAV épargnant.
 A crée, en 2001, la première SICAR2 au pays
 A été le premier établissement financier à ouvrir sa salle de marché en devises en 1992

Par ailleurs, dans le cadre d’un plan de restructuration et de modernisation du secteur bancaire, les
pouvoirs publics ont décidé, en 2000, la fusion avec la banque de développement économique de Tunisie
(BDET) et la banque nationale de développement touristique (BNDT). C’est à partir de cette période que
les choses ont commencé à tourner mal.

III. La structure du capital de la Banque


La structure du capital de la Banque se présente au 30 juin 2019 comme :

1
Une société qui a pour objectif de mettre en commun les risques et les bénéfices d'un investissement en valeur mobilier
(action, obligation…), titre de créance, repos et autres instruments financiers autorisés soit par la règlementation soit par les
statuts de la SICAV. 
2
Une société d’investissement à capital risque. Elle a pour mission, la participation pour son compte ou pour le compte des
tiers dans le capital social de sociétés en vue de sa rétrocession.
 

6
Tableau 1:La structure du capital de la Banque

Source : www.bnacapitaux.com.tn

7
IV. Organigramme de la banque
L’organigramme de la société se représente comme suit :

Conseil d’administration Les comités

Directeur

Bonne gouvernance et Le directeur général adjoint


conformité

Secrétariat permanant de la Direction centrale du


commission des marchés contrôle général
GLOBAL RISK

Les comités

Directeur centrale Audit et


inspection POLE RESOTION

Pole stratégie et Pole financement Pole banque de Pole Pole support et Pole
système information et investissement détails/réseau opération moyens financier

Figure 1: Organigramme de la STB

8
V. Fiche technique de la STB :

Tableau 2 : Fiche technique de la STB

La STB
Dénomination Société Tunisienne de Banque

Tunisienne
Nationalité

date de création 18 janvier 1957


Date d’activité 18 mars 1958
Fondateur Abdelaziz mathari
Président Directeur General (PDG) Mr samir saied
Directeur General Mr Lotfi Debbabi
Forme juridique  Société anonyme
Secteur d’activité Banque commerciale d’investissement et
d’affaire
Siege sociale Rue Hédi Nouira – 1001 Tunis  - Tunisie

Part de marché 18%


Capital 776.875,000 millions de dinars tunisiens

Nombre des actions 254 815 000


Valeur nominal de l’action 5
Date de l’introduction a la bourse 03/10/1990 au cours de 8.340DT
Produit net bancaire 392.145 MDT
Chiffre d’affaires 1048 MD
Adresse SWIFT STBKTNTT940
Site web  www.stb.com.tn
e-mail stb@stb.com.tn
Telephone +216 70 140 000
Fax 70 143 333
Adresse telegraphique Sotubank
Registre de commerce  Tunis N° B 182331996

Source : données de la STB 2020

9
VI. Mission et stratégie de la banque

La vision de la banque a changé depuis 2016, une nouvelle stratégie, à savoir « Redevenir la banque
locomotive performante de l’économie tunisienne », a été mise en place pour la période 2016-2020.
Le rôle que joue la direction générale pour l’application de cette stratégie est de répondre aux attentes
des différents partenaires de la banque, et de véhiculer un certain nombre de valeurs qui se présentent
comme suit ;

Figure 2: Définition de la stratégie de la banque

Source : Direction générale de la STB

La nouvelle vision stratégique qui a été fixée pour la période 2016-2020 de la banque sera ainsi
axée autour des quatre piliers suivants :

10
f
u
o
l
b
n
t
e
h
c
i
a
r
é

d
p
a
s
p
U
n
t
b
v
,
g
y
r
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-
à
pour ses
pour ce s client s
pour
co
po
en
in
llaboses
évelo pp
éco
e cro
no vann
rat eur
aem
eanissan
ne men t
Figure 3: La nouvelle vision stratégique de la STB

En 2017, la STB a été classée en quatrième position en matière de PNB 3 parmi les 12 banques

Un p arte
ur
commerciales.

a ctio
Un e nv
nna
nairle
iron
ires
e depa y
Par ailleurs la première mission de la STB réside dans l’instauration des valeurs qui touchent

dUn cteu
ent
t, ce
r so
l’engagement de la banque, sa responsabilité, la loyauté, et la confiance.

Ungag
Ainsi, l’ensemble du personnel est appelé pour s’approprier le projet et pour la mise en œuvre du plan de
transformation de la banque. Par conséquence la stratégie de la banque s’est basée sur 12 axes

t, o miq ue
fonctionnels permettant la définition des KPI4 et une élaboration d’une cartographie des risques

sou
ép ano
tenuuissant,
e, sa ine,
opérationnels. La banque est entrée dans de multiples étapes, impliquant principalement la réorganisation

pet
ra
erfo rmre
ntab le
ant
hi et
spet oà n sa b
du système d'information de la banque. L'objectif est de se rapprocher des clients en cherchant à créer de

re fraic et du rab le
la valeur pour une clientèle de plus en plus exigée.

l’é cou te
co mp éten t
Section 2 : Direction Centrale des opérations internationales

I. Organigramme de la direction :

En 2017, L’activité internationale de la Banque a enregistré une augmentation de son volume opératoire
de 7,5%, et de son chiffre d’affaires cumulé de 4,8% bien que la situation économique du pays soit
défavorable.

4
PNB :Produit Net Brut
Source : fait par l’auteur

KPI : Un KPI est un indicateur de performance pour votre entreprise. Cet indicateur est donc chiffré et permet de suivre
l’efficacité d’une action par rapport à des objectifs définis

11
Selon le dernier rapport d’activité de la banque, en 2017, le volume total des transactions de règlements
étrangers était de 663223 opérations, y compris les transactions d’importation et d’exportation et de
transfert.

Face à un si grand nombre de transactions, nous avons constaté que la structure de la banque est divisée
en six pôles, chacun agissant sur une zone spécifique. Parmi ces pôles se trouve le « pôle opérations » qui
comprend la direction centrale opérations internationales et la direction centrale opérations dinars.

La direction centrale opération internationales comporte :

• La direction du commerce extérieur.


• La direction du contrôle réglementaire.
• La direction des transferts émis & reçus.
• La direction des relations internationales.

Etant donné, que mon stage a été effectué au sein de la DCOI et plus précisément au sein de la direction du
commerce extérieur.
Ci-dessous l’organigramme de la direction des opérations internationales :

12
Direction Centrale des
Operations Internationales

Direction du
Credoc- Remdoc Direction des Direction du contrôle Direction du
Relations Règlementaire Transfert émis et
Internationales décentralisé reçus

Sous-direction Remise
Sous-direction du
Documentaire
contrôle
Réglementaire et
comptable

Sous-direction Crédit Sous-direction


Documentaire Relations avec les
Sous-direction de la
correspondants et
domiciliation
Développement des
Affaires Sous-direction du
Transfert émis &
reçus

Figure 4: Organigramme de la direction centrale des opérations internationale au niveau de la STB

Source : www.STB.tn

II. Les sous-directions : Présentation et Rôle :

13
Tableau 3: présentation et rôle de la sous-direction

Le service de CREDIT DOCUMETAIRE  Ce service s’occupe réellement des opérations


d’import et d’export en utilisant la technique de
la lettre de crédit.
 Son rôle consiste à effectuer le règlement en
contre partie de la présentation des documents
conformes.
Le service de REMISE DOCUMENTAIRE  C’est un service qui s’occupe de l’opération de la
remise documentaire
 Il se charge de recueillir le paiement (le
règlement ou l’acceptation d’une traite) au
moment de la présentation des documents
d’expédition par l’exportateur (le bénéficiaire).
Cette opération est initiée au niveau de l’agence.

La direction CONTROLE  Il s’agit de contrôler des opérations d’import et


REGLEMENTAIRE  d’export conformément a la réglementation des
changes en vigueur.
 Ce servisse appose son cachet sur le titre du
commerce extérieur et les factures jointes ainsi
que le numéro et la date de domiciliation.
 Il s’engage a suivre l’opération jusqu'à sa
réalisation (règlement et imputation douanière).

La direction des TRANSFERTS  Contrôle les opérations courantes qui ont un


impacte direct sur les avoirs en devises de la
banque.
 Ce sont des opérations initiées au niveau de
l’agence, de même elles trouvent leur
aboutissement au niveau de la division transfert
et encaissement des valeurs en devises.
La direction des RELATIONS  Cette direction est actuellement l’intermédiaire
INTERNAIONALES entre les banques étrangères et les services
internes de la banque.
 Elle contribue essentiellement en matière de
gestion des correspondants de la banque.

III. Les SWIFTs :

Tout d’abord un code SWIFT correspond toujours au numéro d’identification international d’une
banque. Il se trouve sur le relevé d’identité bancaire (RIB).

D’ailleurs la signification du sigle SWIFT se présente comme suit : Society for Worldwide Interbank

14
Financial Télécommunication, c'est aussi le nom de l'entreprise qui enregistre les codes SWIFT. Ce
dernier on le retrouve sur le RIB. L'objectif de ce code réside dans l’harmonisation des virements,
prélèvements et des paiements à l’étranger. Autrement dit le code SWIFT permet d'identifier un
compte au niveau international. Ainsi il est alors plus facile de réaliser des virements non seulement
entre différents pays, mais aussi entre différentes banques.

Généralement les virements sont gratuits, cependant des frais de conversion peuvent s'appliquer, dans
le cas de l’existence des devises différentes par exemple.

IV. Les correspondants de la STB

En général, la banque correspondante se présente comme un agent de change d’une banque


étrangère dans un pays donné.

Les opérations échangées regroupent essentiellement : les virements, les encaissements


documentaires, les crédits documentaires, les garanties ainsi que les achats et les ventes de devises.
En outre le choix des correspondants est réalisé en fonction des besoins découlant de l’activité
internationale de la clientèle dans les différentes opérations avec l’étranger, ou propre compte de la
banque.

De même, il existe plusieurs critères de sélection d’un correspondant. Ce choix se base notamment
en terme de réseau domestique et de dimension internationale, la qualité de son risque ou sa
situation financières, son savoir-faire en matières d’activité internationales, selon ces offres de
services, la qualité dans la prise en charges des opérations et la résolution des problèmes
éventuels…

L’entrée en relation nécessite l’échange pour des raisons de sécurité et d’identification : les clés
Swift et la liste de signature autorisée lorsque la banque utilise le courrier sur papier.
La STB contient un réseau de correspondant reparti à travers le monde dans le but de faciliter
l’échange pour les différents paiements internationaux.

Ces différentes banques se reconnaissent à travers des codes Swift pour communiquer entre elles.
Voici une liste contenant quelque correspondant étrangère de la STB :

Tableau 4: liste des correspondants de la STB

15
Pays Correspondants Siège
Afrique de sud ABSA BANK Johannesburg
NED BANK Johannesburg
Algérie Banque AL BARAKA d’Algérie Alger
Banque de l’agriculture et du Alger
développement rural
Banque de développement local Alger
Banque extérieure d’Algérie Alger
Banque nationale d’Algérie Alger
Allemagne Bayerische hypo und vereinsbank Munich
Commerz Bank Francfort
Deutsche Bank Francfort
Dresdner Bank Francfort
Chine Bank of china Pékin
HONG KONG&CHANGAI banking Shanghai
corporation
Ubaf Hong Kong Hong Kong

Source : www.STB.tn

Conclusion :

La mise en œuvre de la nouvelle stratégie semble en effet avoir eu un impact positif sur la nouvelle
performance de la banque. A ce niveau, la direction des opérations internationales a pour objectif une
meilleure stratégie de développement et d’élaboration des plans d'actions dans le domaine du commerce
international.

16
CHAPITRE 2 : les choix des techniques de paiement dans le commerce
international

17
Introduction :
La plupart des entreprises qui vendent ou achètent des marchandises à l'étranger utilisent les techniques
bancaires de paiement international. Parmi ces techniques, le crédit documentaire et la remise
documentaire qui sont des garanties efficaces d’une part pour assurer la sécurité de paiement des
exportateurs et d’autre part pour garantir le prix réel du produit obtenu de la vente, ainsi que le revenu
réel de l'importateur qui souhaite s’assurer de la qualité des biens ou services acquis avant tout règlement
financier.

En effet, l'importance des montants concernés, la diversité des systèmes juridiques, les différences de
pratiques commerciales et l'incertitude politique propre à certains pays ont suscité la méfiance des
partenaires commerciaux internationaux. C'est dans ce contexte que la lettre de crédit constitue une
méthode de compromis acceptable par toutes les parties au contrat de vente international via le système
bancaire national.

SECTION 1 : LE CREDIT DOCUMENTAIRE A L’IMPORTATION

I. Définition :

D’une façon générale, les exportateurs ont habituellement besoin d’une garantie de paiement de la
marchandise qu’ils expédient. En dehors de la remise documentaire, il est possible d’avoir recours
au crédit documentaire qui assure une protection efficace aussi bien de l’importateur que de l’exportateur.

Le crédit documentaire est un engagement tenu par la banque présentatrice et la banque notificatrice.
Afin que la transaction soit effectuée sous une forme appropriée, l'exportateur doit présenter des
documents prouvant l'expédition et la qualité des marchandises spécifiées dans le contrat de même
l’importateur doit présenter les documents nécessaires pour le paiement. Ainsi on peut dire que le crédit
documentaire est un crédit par signature.

En bref, la technique du crédit documentaire répond à une double exigence :

 Assurer à l'importateur que la garantie bancaire ne sera libérée que si le vendeur peut prouver

18
qu'il a correctement rempli ses obligations contractuelles.

 Fournir à l’exportateur un engagement bancaire provenant de la banque de l’importateur,


distinct du paiement effectif de l’importateur.

II. Les fonctions économiques

Deux fonctions de base caractérisent les crédits documentaires (A.Boudinot &JC Frabot, P.413-
415) :

 La fonction sécurité : il est évident que le crédit documentaire offre la possibilité à


l’exportateur de réclamer le paiement du prix de vente non à un acheteur éloigné et peut être
inconnu mais à une banque de son pays. Cela s’applique également à l’importateur, le crédit
documentaire constitue pour lui une sécurité. En un sens la banque ne paye l’exportateur qu’a
après vérification des documents présentés, ces derniers offrent l’avantage de contrôler assez
largement l'exécution des obligations de fabrication et/ou de livraison.

 La Fonction financement: L'acheteur peut obtenir le crédit nécessaire auprès de sa banque


pour financer la marchandise lors du transport. Les vendeurs peuvent également utiliser des
techniques de financement en devises appropriées pour pré-allouer leur produit de vente
(avance en devises, escompte en devises, mobilisation des créances nées à l'étranger ...). En
d’autre terme le transfert du crédit d'origine en faveur de son fournisseur en tant que second
bénéficiaire à des conditions peu onéreuses, est la technique la plus courante et la plus
classique dans le crédit documentaire.

III. Le déroulement d’un crédit documentaire :


Le circuit d’un Credoc se présente comme suit :

19
Figure 5: le circuit d'un Crédit documentaire

Source : Bretagne commerce international

Tableau 5: le déroulement d'un crédit documentaire par étape

1. Le contrat commercial Il s’agit de l’élaboration d’un contrat commercial entre l’acheteur


et le vendeur.

2. La demande d’ouverture Il s’agit de l’importateur qui donne ses instructions d’ouverture à


du crédit documentaire sa banque « la banque émettrice », par courrier ou fax, le plus
courant : ce dernier indique à son fournisseur qu’il est prêt à payer
une telle somme par son intermédiaire contre la fourniture de telle
marchandise. Tout en présentant les documents nécessaires, à une
telle date (comme date d’envoi des marchandises au plus tard,
validité du crédit documentaire expirant à telle date).

3. L’ouverture du crédit La banque émettrice ouvre une lettre de crédit documentaire à


documentaire partir de sa banque correspondante dans le pays ou la région de
l’exportateur « la banque notificatrice ». quant à l’importateur soit
il demande un crédit documentaire irrévocable soit il demande un
crédit documentaire irrévocable et confirmé. D’où la banque
notificatrice ajoute sa confirmation et devient une banque
confirmatrice.

20
4. La notification du crédit La banque notificatrice et confirmatrice informe son client, qui est
documentaire le bénéficiaire de l’ouverture du crédit documentaire.

5. L’expédition des En faisant attention de bien respecter la date limite d’expédition de


marchandises la marchandise, l’exportateur envoie ces derniers selon le mode de
transport et l’incoterm5 sélectionné dans le contrat. Dans ce cas le
transporteur lui remet le titre de transport (connaissement dans
notre cas) en échange de la prise en charge des marchandises.

6. La remise des documents L’exportateur remet ce document de transport et tous les autres
documents requis par le Credoc a sa banque notamment la banque
notificatrice et confirmatrice (en faisant attention de bien respecter
la date d’expiration de la lettre de crédit) en conclusion si tous les
documents sont conformes ainsi que les dates sont respectées, la
banque confirmatrice paie les documents à vue.

7. L’envoi des documents La banque de l’exportateur transmet les documents à la banque


émettrice, qui la rembourse conformément aux conditions et
termes spécifiées dans le crédit documentaire.

La banque émettrice fournit les documents à son client, et le débite


8. La remise des documents dans ses comptes. Par la suite l’acheteur peut récupérer les
au donneur d’ordre marchandises : en effet ces derniers lui seront remises contre
présentation des documents originaux notamment ceux qui lui ont
été donnés par la banque émettrice.

IV. Pourquoi utiliser une lettre de crédit ?

Le choix de l’utilisation d’une lettre de crédit est envisagé au cours de la négociation entre l’exportateur
et l’importateur, et ce lors de la résolution de la question du mode de paiement. Le paiement peut se
réaliser de plusieurs façons : L'acheteur paie à la date convenue après la prise de possession de la
marchandise; ou bien par une remise documentaire par l'entremise d'une banque. Dans ce dernier cas,
l'acheteur paie la banque réceptrice au compte du vendeur en échange des documents d’expédition.
Généralement, ces documents comprennent les titres des marchandises. Toutefois, lorsque le vendeur a
des doutes sur la crédibilité de l’acheteur et souhaite assurer un paiement rapide, il peut demander que le
contrat de vente impose le paiement par une lettre de crédit irrévocable.
En outre, si le vendeur ne connaît pas la banque émettrice, présentatrice qui a émis la lettre de crédit, ou
s'il envoie des marchandises à l'étranger et doute de la capacité de la banque présentatrice à tenir ses
promesses. Avec le consentement de cette dernière, il peut exiger sa banque nationale ou une banque de
5
L’INCOTERM : Le transport de l’expédition.

21
réputation internationale, d'assumer le risque de la banque émettrice en confirmant la lettre de crédit6.

 Pour l’exportateur :

 Quelle que soit la situation de l'acheteur, la banque paie selon la forme prévue dans le crédit
documentaire.
 L'acheteur ne peut empêcher le paiement sous aucune excuse
 Si toutes les conditions spécifiées dans le crédit sont remplies, la banque émettrice s'engage
à payer.
 L’exportateur peut obtenir des crédits intéressant, une fois que le crédit documentaire a été
confirmé (une avance de fonds)
 L'expertise de la banque est utilisée pour promouvoir les opérations commerciales.
 Le paiement des marchandises exporté peut être effectué auprès de la banque du
bénéficiaire ou d'une autre banque de son choix.

 Pour l’importateur :

 L’exportateur ne sera payé que lorsque les conditions de la lettre de crédit auront été
remplies.
 L'acheteur peut choisir les dates d'expédition des marchandises achetées.
 Les ressources ne sont pas bloquées.

V. Les intervenants d’un CREDOC

La lettre de crédit documentaire regroupe généralement 4 parties:

 Le bénéficiaire : c’est l'exportateur qui reçoit la lettre de crédit documentaire par l'intermédiaire
de sa banque. Il est responsable de l'expédition des marchandises et de la livraison des
documents à sa banque
 Le donneur d’ordre : c’est l'importateur qui exige qu'une lettre de crédit documentaire soit
ouverte à la banque au nom de son fournisseur.
 La banque émettrice : c’est la banque de l’importateur qui émet le crédit documentaire au nom
du bénéficiaire.
6
Selon brochure de SCOTIA BANK sur les crédits documentaires www.scotiabank.com

22
 La banque identificatrice/confirmatrice : Il s'agit d'une banque établie dans le pays où se
trouve le bénéficiaire. Elle lui fera parvenir une lettre de crédit d’ouverture :
o soit sans engagement de sa part (notificatrice)
o soit en ajoutant à l'engagement de la banque présentatrice, son propre engagement
(notificatrice et confirmatrice)

VI. Les différentes formes d’un CREDOC :

Il existe différentes forme du crédit documentaire, classées selon deux critères principaux:

1. Le critère ''sécurité''
2. Le critère ''mode de réalisation''

1. Selon le critère de sécurité :

Il existe deux principales formes de crédit documentaire dans cette catégorie :

 Le crédit documentaire irrévocable

Le crédit documentaire irrévocable est la forme la plus couramment utilisée aujourd'hui.


A ce niveau, La banque émettrice s’engage soit de payer, d’accepter les traites ou bien d’assumer
la responsabilité de leur paiement à l’échéance, selon les conditions de la lettre de crédit.
En d'autres termes, à partir du moment où cet engagement a été pris, il n'est plus possible d'y
revenir sans le consentement du bénéficiaire; il était donc impossible de modifier ou d'annuler
unilatéralement le crédit irrévocable (l'article 9 des R.U.U 500).
Pour les crédits non confirmés, les bénéficiaires doivent vérifier attentivement le risque
d’insolvabilité7, et plus spécifiquement le risque pays de l’importateur8.
De plus, l’exportateur doit connaître le lieu d'utilisation du crédit :
 S'il s'agit du domicile de la banque émettrice, le risque d'envoi des documents sera à sa charge
 Si la banque émettrice demande à la banque correspondante (dans le pays où se trouve le
bénéficiaire) de rembourser le document en son nom, la banque du bénéficiaire peut vérifier le
document et effectuer un paiement au comptant ou lever ceux-ci en vue d'un paiement à échéance
ou de l'acceptation d'une traite. Elle n'y est cependant pas obligée et plus particulièrement la
7
Le risque de voir l’importateur ne pas pouvoir honorer le paiement
8
 Le risque de voir la banque centrale de ce pays interdire les transferts de fonds en devises ou de voir les relations financières et économiques entre son pays
et ce pays partenaires rompues.

23
vérification des documents ne l'engage nullement à payer (Article 10 b, RUU 500).

 Le crédit documentaire irrévocable et confirmé :

Afin de fournir des garanties aux exportateurs, la lettre de crédit doit être irrévocable auprès de la
banque émettrice et doit être confirmée par la banque notificatrice (P.Garsuault & S.Priami, P144).
Cette dernière s'engage à ne prendre de tels engagements qu'à certaines conditions:

 Le crédit doit être irrévocable


 Le crédit doit clairement formuler l'ordre ou la banque émettrice autorise la banque
correspondante d’ajouter sa confirmation.
 Le crédit doit être accessible aux guichets de la banque notificatrice.

A ces conditions purement techniques, s'ajoutent certaines exigences spécifiques à la politique du


crédit (F.Eisemann & C.Bontoux, P 68).
Par conséquent, chaque banque notificatrice vérifiera soigneusement la solvabilité de la banque
émettrice et les risques politiques ainsi que les risques de transfert et ce avant de confirmer le
crédit documentaire.
Selon l'engagement irrévocable de la banque émettrice, la banque confirmatrice s'engage à verser à
son client le montant des documents  reconnus conformes même en cas de survenance
d'évènements économique ou politique dans le pays émetteur ou de défaut de paiement auprès de
la banque émettrice. Ce crédit offre donc au vendeur une sécurité optimale en couvrant les risques
internationaux (commercial, pays, banque).

2. Selon le critère mode de réalisation

Tout d'abord, il convient de souligner que la nouvelle RUU 600 (version 2007) stipule que tout
crédit documentaire doit indiquer la banque auprès de laquelle le crédit peut être réalisable (Art.6
des RUU 600). En outre l’article 12 des nouvelles RUU 600 stipule que par la désignation d’une
banque pour accepter une traite ou contacter un engagement de paiement différé (a échéance), la
banque émettrice donne l’autorisation à cette banque à payer d’avance ou à acheter une traite
acceptée ou un engagement de paiement différé qu’elle a contracté. Donc le risque d’une fraude

24
éventuelle est transféré de la banque notificatrice à la banque émettrice ou a l’importateur. Tout
en sachant qu’avant l’ouverture d’un tel crédit, l’acheteur devrait prendre conscience des risques
encourus.  
De ce fait le Credoc peut se réaliser de quatre manières : par paiement à vue, par acceptation, par
paiement différé ou par négociation. 
Le mode choisi détermine le degré de sécurité juridique de l'opération de Credoc.
 Par paiement à vue

Selon sa forme, le Credoc réalisable par paiement à vue comporte plusieurs critères de sécurité :
Dans le cas d’un crédit documentaire irrévocable et non confirmé, la banque émettrice supporte
l’obligation sur ordre de l’acheteur de réaliser le payement a vue au exportateur conformément à
la lettre de crédit documentaire lors de la présentation du document dans le délai prescrit. Le
Credoc peut être utilisé par paiement a vue (available by sight payment).
La banque émettrice est engagée envers le bénéficiaire. Cependant la banque notificatrice
n’assume aucune obligation de paiement.
L’avantage réside dans le fait que le bénéficiaire reçoit le paiement immédiatement après la
levée des documents conformes par la banque émettrice ou la banque notificatrice ceci est sans
l’obligation de la part de cette dernière.
Le donneur d’ordre (l’importateur) n’est tenu au paiement au titre d’un crédit documentaire que
si seulement si ces documents conformes ont été remis à la banque émettrice.
Ainsi ce mode de paiement s’avère moins couteux qu’un crédit documentaire confirmé.
Sauf que ce Credoc peut être plus couteux qu’un paiement contre une simple facture ou qu’une
remise documentaire, ainsi que le bénéficiaire supporte le risque de ne pas être payé dans le cas
ou il y a une difficulté dans le pays de la banque émettrice ou de problèmes de solvabilité de
cette dernière. 
 En outre si le Credoc est utilisable par paiement à vue auprès de la banque notificatrice, le
bénéficiaire ne met habituellement pas longtemps à obtenir le paiement.  Le risque de
l’acheminement du courrier pour le bénéficiaire prend fin lorsque les documents conformes
seront présents chez la banque notificatrice.
Bien que le crédit documentaire ne contient pas d'autorisation de confirmation, il est possible de
conclure un accord spécifique entre la banque notificatrice et l'exportateur concernant une
confirmation dite silencieuse. Toute en sachant que  les risques supportés par la banque
notificatrice sont définis dans cet accord.
Mais dans la plupart des cas, un crédit documentaire peut être utilisé comme paiement a vue dans

25
le cadre d'un engagement irrévocable et confirmé;
Cette forme offre une sécurité maximale au bénéficiaire, parce qu’il élimine les risques
nationaux.
Le paiement peut être obtenu après présentation des documents correspondant à la caisse de la
banque confirmatrice établie dans le pays où se trouve l’exportateur.
Si le paiement est effectué aux caisses de la banque émettrice, le bénéficiaire ne peut être payé
qu’après la réception et la verification des documents par la banque émettrice. 

 Par paiement, par acceptation

Dans le cadre d’un crédit documentaire réalisable par acceptation l’exportateur reçoit de la
banque notificatrice (ou confirmatrice) une traite acceptée à l’échéance spécifiée dans le contrat
commercial ainsi qu’un engagement régie par le droit cambiaire9 qu’il procédera au paiement
à la date d’échéance fixée.
La date d’échéance doit pouvoir être déterminée certainement selon les conditions du
Credoc (par exemple 90 jours à compter de la date du document de livraison, x jours de la date
d’expédition, de facture…). De même la traite à terme est acceptée par la banque notificatrice
une fois que les documents ont été levés.
Lorsque l’exportateur a besoin de financement, le Crédit documentaire réalisable par
acceptation constitue l’instrument adéquat dès lors que les sommes sont assez importantes c’est
un support de mobilisation.

 Par paiement différé

Lors d’un crédit documentaire effectué par paiement différé, la banque émettrice ou toute
banque confirmatrice s'engage à payer à la date d'échéance ultérieure (par exemple, 90 jours
après la livraison) à condition que des documents identiques soient présentés pendant la
période de validité du Credoc. Cette dernière doit être clairement indiquée dans la lettre de
crédit. Par conséquent, le délai de paiement est accordé par le bénéficiaire. Contrairement au
crédit documentaire, qui peut être effectué par acceptation, il n’y a pas ici d’engagement par
traite. A ce niveau, le bénéficiaire n’a pas de garantie pour la mobilisation de sa créance,
ainsi qu’il ne bénéficie pas de la protection du droit cambiaire.  

9
En droit commercial, le droit cambiaire (littéralement droit du change), est l'ensemble des règles applicables aux effets de
commerce. Ces règles se substituent au droit commun.

26
 Par paiement, par négociation

Un crédit documentaire réalisable par négociation permet à la banque négociatrice de payer


à l’avance son client. Par conséquent, la banque émettrice paiera sa correspondante dés la
réception des documents.

Section2 : l’évaluation des risques liées au crédit documentaire

Introduction :

Les transactions à l’échelle internationale se développent, toutefois cette évolution s’accompagne d’un
accroissement des risques qui s’accentue lorsque les parties se trouvent dans des pays éloignés et que les
relations, qu’elles tiennent, comportent une part d’incertitude d’où le problème de manque de confiance.
L’objet de cette section est d’évaluer les risques liés au crédit documentaire.

I. Le risque du crédit documentaire :

Quelque soit un importateur ou un exportateur, les deux sont confrontés à de nombreux risques dans la
gestion de leurs opérations de commerce international. Ces risques ne doivent pas freiner le
développement commercial ainsi que la croissance de l’entreprise néanmoins ils nécessitent une
identification et un positionnement bien précis pour être intégrés dans la politique de sécurisation de
l’entreprise.

Cependant le risque peut être définie comme un événement aléatoire constituant une menace et dont la
survenu peut influencer négativement la capacité de l’entreprise à atteindre ces objectifs ou à modifier sa
performance. Par conséquent, le risque est caractérisé par l'incertitude du moment de l'événement, qui a
une certaine probabilité de se produire et rend la banque en difficulté. Les risques liés au secteur bancaire
sont connus pour leur diversité et leur nature multidimensionnelle.
En particulier le financement des importations par les établissements bancaires surtout par les crédits
documentaires engendre aux banques des risques qui peuvent nuire à leur développement.
Le principal risque auquel ces derniers sont confrontés est le risque de faillite après que l'importateur a
pris un engagement de liquidation envers le fournisseur.

27
A ce risque on peut également ajouter le risque de change, le risque politique, le risque catastrophique et
le risque documentaire.
A ce niveau on peut ajouter qu’un crédit documentaire n'est pas exonéré de risques pour les parties au
contrat. D’ailleurs, il existe deux risques spécifiques: les risques documentaires et le risque de non-
paiement .Ces risques spécifiques sont superposés à d'autres risques (tels que le risque de change, le
risque politique et le risque catastrophique).

1. Le risque documentaire :

Le risque documentaire découle d'une différence entre les informations fournies sur les
documents et la marchandise réellement livrée. En cas de doute lors du contrôle des documents, la
banque notificatrice/confirmatrice ou bien son correspondant doit mettre l'acheteur en question
afin d'obtenir son consentement malgré d'éventuelles irrégularités observés dans les documents.
Cependant, même si le banquier est chargé de la vérification des documents, il n'est pas
responsable de l'incohérence entre les marchandises reçues et leur déclaration dans les documents.

2. Le risque de non-paiement :

Le risque de non paiement, également connu sous le nom de risque d’insolvabilité ou bien de
faillite, ce dernier est généralement une exposition à une créance non réglée lorsqu’elles n'ont pas
été payées à la date exacte initialement convenue.
En payant le vendeur, le banquier correspondant risque de ne pas être remboursé par le donneur
d’ordre. Par exemple, il peut en effet y avoir des difficultés de transfert du pays de l’importateur
vers le pays de l’exportateur, ou bien le risque de faillite de l’acheteur. D’une manière générale, la
banque émettrice risque de ne pas être remboursée par son client à moins qu’il ait pris la
précaution de bloquer les fonds correspondants.

3. Le risque de change :

Afin de mieux comprendre le risque de change, il faut d’abord expliquer le terme « change ». En
effet on peut définir le change comme la transformation d'une monnaie en une autre. Sur la base
de cette définition, nous pouvons définir le risque de change comme une liaison entre le risque de
perte et les variations du taux de change. Il indique que la société pourrait subir des pertes en

28
raison des variations de la parité des taux de change entre la monnaie locale et la monnaie
étrangère.

4. Le risque pays :

Ce risque est dû à un défaut de règlement à cause d’une incapacité économique ou


gouvernementale d'honorer ses obligations financières. Le risque pays est dû aux quatre
risques suivants:
 Le risque de non transfert ou de non convertibilité : Le gouvernement peut restreindre le
transfert de fonds à l'étranger en imposant des limites sur la convertibilité de la monnaie
nationale ou un contrôle de change.
 Le risque souverain : Le risque de souveraineté est le risque de l’incapacité ou du refus du
gouvernement de rembourser sa dette extérieur, car l'économie nationale ne génère pas la
richesse nécessaire pour rembourser sa dette. C'est le cas pour les pays pauvres et les pays en
voie de développement.
 Le risque systémique de contre partie : En raison de la cruelle détérioration de l’économie du
pays et des conditions économiques défavorables, de nombreux débiteurs du pays risquent de
faire une faillite.
 Le risque politique : Le risque politique résulte des événements locaux, ces derniers peuvent
empêcher les parties de maintenir correctement leurs engagements. Ces événements peuvent
être des guerres, des révolutions, des grèves ou des décisions politiques, telles que le
changement des lois.

5. Le risque catastrophique :

Le risque catastrophique découlent des phénomènes naturels tels que le tremblement de terre,
les typhons, inondations… ces derniers peuvent empêcher ou freiner le développement normal
des activités de l'entreprise ainsi que des engagements avec ses partenaire.

Conclusion :

Le crédit documentaire est plus qu'un simple outil de paiement. Il fournit la sécurité et le
financement dont les commerçants internationaux ont besoin pour d’achever leurs opérations
commerciales. Toute fois, bien qu’il découle des exigences du commerce extérieurs et malgré
ses nombreux avantages, le crédit documentaire est soumis a de multiples risques.

29
30
CHAPITRE 3 : TRAITEMENT D’UNE OPERATION DE CREDIT
DOCUMENTAIRE A L’IMPORT DURANT LA PERIODE DE COVID-19

31
Introduction :

Depuis le début de la pandémie du COVID-19 tous les traitements qui sont liés aux opérations
d’importation et d’exportation ont nécessité un changement. Grâce à l’intervention de la chambre de
commerce international (CCI), plusieurs modifications ont eu lieu dans les opérations de crédit
documentaire. Ces opérations, se définissent comme des opérations complexes car ils ont nécessité un
traitement spécial pour satisfaire une clientèle qui est de plus en plus exigeante.

Sur ce point, la STB est l'une des premières banques en Tunisie qui a tenté de changer l'environnement à
gérer les activités de la dite lettre de crédit documentaire et à former des alliances conformément aux
exigences de CCI.

Ce chapitre empirique traite dans une première section un cas de crédit documentaire à l’importation en
décrivant les différentes opérations nécessaires. Ensuite, dans la deuxième partie, nous expliquerons la
différence après la propagation du virus dans le monde.

Section 1 : Présentation du cadre d’analyse : Avant COVID-19

I. Processus de demande d’ouverture d’une lettre de crédit :

« TUNISIAN SEA » est une société anonyme avec un capital de 150.000.000DT. Elle importe
l’alevin de daurade. Cette dernière a signé un contrat commercial avec la société italienne
« ACQUA » implantée en Italie.

Après qu’un paiement par un crédit documentaire a été négocié, la société « TUNISIAN SEA »
passe une commande à la société « ACQUA ». Cette dernière confirme avec précision les termes de
la commande en adressant une facture pro forma à la société tunisienne en confirmant par la suite
que la commande a bien été reçue.

La société « TUNISIAN SEA »  remplit un formulaire d'ouverture de crédit documentaire en

32
faveur de son fournisseur (bénéficiaire) et le remet à sa banque (banque émettrice) qui est dans
notre cas la STB. Toutes les instructions nécessaires à l’ouverture de la lettre de crédit sont
mentionnées dans ce document. Ce dernier doit répandre parfaitement tous les éléments financiers
de la facture pro forma10 comme le montre le schéma suivant :

Acheteur / Importateur Vendeur / Exportateur


(donneur d’ordre) (Bénéficiaire)
Société « TUNISIAN SEA » Société « ACQUA »
1- Conclusion du contrat
SARL VETAM TUNISIE PHOSPHATE

4- Notification et
confirmation
2- Instructions
d’ouverture

5- Accusé de réception : MT 730 Banque du bénéficiaire


Banque émettrice banque notificatrice et
SOCIETE TUNISIENNE confirmante
Source :DE BANQUE
Fait par l’auteur. 3- Emission d’un MT 700 UNICREDIT SPA

Figure 6: Cas de l’ouverture d’une lettre de crédit import


Source : direction du control comptable

1. Au niveau de l’agence :

L’importateur « TUNISIAN SEA » se présente à son agence menait les documents suivants :
 La facture pro forma : La banque demande la facture pro forma pour connaitre la nature de
la matière ou des marchandises importées de même la quantité, l’identité de l’exportateur

10
Voir annexe.

33
puisque le crédit documentaire est irrévocable ainsi qu’un engagement auprès de la banque
pour éliminer tous les risques de la transaction.
 La demande d’ouverture : Il s'agit d'un document contenant des instructions à remplir; il
contient plusieurs champs (Mode d’ouverture, Date d’échéance, Donneur d’ordre,
bénéficiaire, Devise et montant, Expéditions partielles, transbordements, Documents exigés).
 Titre d’importation : L'agent s'appuie sur les documents fournis, ces derniers doivent être
cohérents les uns avec les autres et dépendent de la confirmation et du consentement du chef
de l’agence.
 Engagement sur l’honneur : L’importateur s’engage du non disponibilité des devises dans
son compte professionnel en devises.

Suite à la vérification des documents, le chargé continue avec le choix de la source de financement de
l’opération (blocage, autorisation ou accord de comité). Après avoir saisi toutes les informations
nécessaires à l'émission des LC, un contrôle de titre sera effectué automatiquement sur l'application
IBANSYS.

2. Au niveau du Siège

A la suite de la réception du dossier par l’agence, le chargé va étudier d’une manière générale la
situation globale du client et passe le dossier à un supérieur hiérarchique pour l’accord. Après avoir
obtenu l’accord de la direction générale, le dossier sera vérifié et transféré à la direction
internationale.

Dés lors que le dossier sera étudié et validé par l’agence ou par la direction engagement, le service
accréditif import prend en charge le dossier, vérifie les documents entre eux (facture pro forma,
demande d’ouverture, engagements sur l’honneur, titre domicilié) par ailleurs, il faut précéder au
choix de la banque désignée « UNICREDIT SPA »

Après avoir vérifié toutes les informations ainsi que les avoir entrées dans IBANSYS, un MT700 sera
générer contenant les informations suivantes :

34
Figure 7: Message SWIFT MT 700

Source : corzap

II. Contrôle des documents :

Après avoir présenté notre cadre d'analyse et énuméré tous les documents nécessaires dans notre étude
de cas, il est nécessaire de vérifier les documents pour étudier leur conformité afin de pouvoir
découvrir des réserves.
La détermination des réserves est basée sur trois normes: la lettre de crédit, les pratiques bancaires
internationales standards (PBIS) et les règles et usances uniformes (RUU600).

Afin de poursuivre le paiement de la lettre de crédit, l'institution financière confirmatrice doit


s’assurer de la conformité des documents présentés avec les conditions de la lettre de crédit  dans un

35
délai maximum de cinq jours ouvrables à compter de la date de réception des documents à la banque
notificatrice (article 14b des RUU600)11.
Le champ 46 A de la lettre de crédit présente les documents que l’exportateur doit fournir au service
documentaire export. Il doit fournir des documents conformes à la lettre de crédit, aux Règles et
Usances uniformes (RUU) et aux Pratiques Bancaires Internationales Standards (PBIS). Les
documents sont :

Figure 8: Les documents demandés pour la LC


Source : CORZAP

La responsabilité du banquier de la STB est de vérifier correctement ces documents conformément aux
termes de la lettre de crédit et aux normes internationales. Généralement les termes liés aux dates qui
définissent l’émission, l’expiration, la date ultime d’envoi…ne sont pas définis dans les RUU600. Ces
termes se résument ainsi :
 Documents anciens : documents présentés au-delà de 21 jours calendaires suivant la date
export (indiqué dans le document de transport à savoir le 26.05.2020)

11
Une banque désignée, agissant en vertu de sa désignation, une banque confirmante, le cas échant, et la banque émettrice
disposeront chacune d’un maximum de cinq jours ouvrables suivant le jour de présentation pour déterminer si une
présentation est conforme.

36
 Crédit échu : C’est à dire que la Société « AQCUA » ne présente les documents qu’après la date
de l’expiration de la lettre de crédit à savoir le 30.06.2020 selon le champ 31D de la lettre de
crédit.
Pour procéder au paiement de la lettre de crédit, la banque confirmatrice devra s’assurer de la conformité
des documents présentés avec les conditions de la lettre de crédit et ce dans un délai maximal de cinq
jours ouvrables à partir de la date de réception des documents.
Etant donnée que les documents sont jugés conformes un avis d’arrivée est envoyé à l’importateur. Ce
dernier doit se déplacer au Siège pour récupérer ses documents après l’endos du document de transport,
Vu que le document de transport est au nom de la SOCIETE TUNISIENNE DE BANQUES.

Selon la date limite de paiement, la date valeur est le 23 novembre 2020, soit 180 jours après la
date BL (VOIR MT752)

Section 2 : Présentation du cadre d’analyse : Après COVID-19


I. Les recommandations de la CCI :

Tout d’abord la Chambre de commerce internationale (CCI) est de plus en plus préoccupée sur le
fonctionnement du marché mondial et du financement du commerce international depuis l’impact de la
nouvelle pandémie de coronavirus (COVID-19).
A l’aide des publications de la CCI, les banques prennent des mesures rapides pour limiter les
perturbations potentielles au traitement du commerce internationale, seul une intervention efficace du
gouvernement et une transition immédiate vers le commerce sans papier peuvent pleinement diminuer les
implications potentielles des restrictions sur le lieu de travail liées au COVID-19 sur le Trade finance.

37
Cependant, à mesure que la situation continue d'évoluer, il semble que certaines banques ont dû fermer ou
bien fonctionner selon des horaires de travail réduits.
Dans de nombreux pays / régions, les banques ont commencé à se demander si le nouveau coronavirus
(«COVID-19») peut être considéré comme une interruption d'activité ou un événement indépendant de la
volonté de la banque. Pour cette raison, plusieurs points qui touchent le crédit documentaire ont été
soulignés :

 Prolongation de la période de cinq jours ouvrables/bancaires au cours de laquelle un


avis de refus doit être fourni, comme indiqué à l’alinéa 16 (d) ou à l’alinéa 24 (e) de
l’UCP 600. Cela peut être mis en œuvre pour les transactions
existantes par une modification acceptable pour toutes les parties, ainsi que dans
toute nouvelle transaction ;
 Encourager et promouvoir le dialogue entre le donneur d’ordre et le bénéficiaire, ainsi qu’entre la
banque émettrice et la banque désignée / confirmatrice, dans la mesure ou le demandeur devra
fournir à la banque les modifications nécessaires, le bénéficiaire devra accepter de prendre effet.
Par exemple des notifications concernant des heurs de travail peuvent être inclut.
 L’utilisation des « documents électroniques, numérisés, télécopiés ou envoyés par courriel ». Une
solution possible serait qu’une banque désignée (qu’elle ait ou non ajouté sa confirmation) envoie
à la banque émettrice des images numérisées, télécopiées ou envoyées par courriel avec une copie
du bordereau de la banque désignée indiquant le nom de chaque document et le nombre
d’originaux et de copies reçues. Cette soumission doit être complétée par un message SWIFT
envoyé par la banque désignée à la banque émettrice, confirmant les mesures prises et l'intégrité
des images numérisée, télécopiée ou envoyée par courrier électronique. Cela permettra à la banque
émettrice de déterminer elle-même si une présentation conforme été faite.
 Il existe quatre relations principales dans la présentation, le traitement, le contrôle, le règlement et/ou le
refus des documents :
Interaction entre le bénéficiaire et une banque désignée qui n’a pas ajouté sa confirmation, une
banque confirmande ou la banque émettrice  : Cette situation implique la remise de documents par le
bénéficiaire ou en son nom à la banque désignée, confirmatrice ou émettrice, la vérification et le traitement
de ces documents ainsi que tout paiement ou négociation possible, ou l’avis d’une contradiction.
Interaction entre une banque désignée non confirmante qui n’a aucune responsabilité d’examiner,
d’honorer ou de négocier, et une banque
confirmatrice/émettrice : Cette situation implique la remise de documents de la banque désignée à
une banque confirmatrice ou émettrice lors d'une présentation conforme ou bien lorsque la banque

38
désignée agit simplement comme un intermédiaire entre le bénéficiaire et la banque confirmatrice
ou émettrice, Malgré les divergences relevées, les documents sont toujours acceptés.

II. Les changements dus au Corona virus au niveau de la STB :

Plusieurs changements ont affecté le processus de crédit documentaire import, en commençant par
l’ouverture, les documents à fournir et aussi au niveau du règlement à savoir :

1. L’instruction de confirmation de la LC qui n’est plus accordé


2. L’ajout de l’attestation du COVID-19
3. La partie à notifier dans le document de transport
4. L’ajout de l’attestation du bénéficiaire
5. La suppression de la banque de remboursement

1. L’émission de la lettre de crédit dont le champ 49 « CONFIRM » demande au bénéficiaire un


règlement immédiat  si les documents fournis à la banque italienne sont jugés conformes en Italie.
A ce niveau, la banque italienne envoie à la STB un MT754 avant l’envoi des documents. Dans ce
cas la STB est tenue de payer la banque italienne même avant la réception des documents de
transport qui est généralement risquée dans l’environnement de CORONA.

Pour cette raison, la STB n’acceptera plus des lettres de crédit irrévocable et confirmée pour ne pas
tomber dans le piège de payer le correspondant.
2. L’attestation a été créée dans l’immédiat. Elle est considérée comme un document nécessaire pour
l’ouverture de la LC. Par conséquent le donneur d’ordre est conscient de la gravité de la situation et de
l’impact du virus sur ses activités qui pourraient être très importantes. Ci-dessous modèle de
l’attestation :

39
3. en outre la STB n’est plus considérée comme prioritaire de la marchandise à travers sa présence
dans la partie « Consignée » dans le document de transport. Pendant la période CORONA, la propriété
des marchandises doit être conservée à son titulaire d'origine, qui est l'importateur. Ainsi qu’il n’y aura
plus de transfert de propriété et plus de bon pour délivrer les documents au client. l’importateur dont
les activités sont vitales est obligé de se déplacer à la banque pour récupérer les documents au siège.
Ce dernier est accueilli par un agent qui lui-même a pris ses précautions. Parfois, le déplacement du
client est nécessaire, c’est pour cela, il y a lieu d’instaurer un 7éme document.
4. L’ajout de l’attestation du bénéficiaire est devenu automatique pour toutes les LC. L’envoi des
documents originaux par DHL directement au client lui permet de retirer sa marchandise sans faire
recours à la banque. Malgré qu’il y a eu des problèmes avec les DHL et les banques la majorité des
banques espagnoles, italiennes, françaises, turques, chinoises aussi n’ont pas cessé leurs activités.

40
5. Une banque de remboursement est ajoutée à la lettre de crédit, permettant à la banque
désignée de se rembourser auprès de cette banque. Par exemple si la STB désigne la DEUTSHE
BANK-GERMANY pour rembourser « UNICREDIT SPA » pour le montant 126.750, 00 EUR
dans la LC. Un MT740 appelé autorisation de remboursement sera envoyé à la « DEUTDEFF »12
automatiquement dès l’ouverture. Tout en sachant qu’il est possible que UNICREDIT SPA peut se
rembourser à ce niveau sans même envoyer les documents aux guichets de la STB. Dans ce cas, il
n’aura plus de champ consacré aux remboursements et des MT740 seront annulés pour les lettres
de crédits non échues et non utilisées (par un simple message MT799 d’annulation).

Conclusion :

Pour conclure, l’opération de la LC est une opération complexe qui nécessite un traitement spécifique et
approfondit. De plus l’affolement des banques étrangères à améliorer le volume du traitement de leurs
opérations. En est l’ullustration les chargés sont trouvés devant un volume de modification énorme
(changement de la validité de la LC), des nouvelles ouvertures qui touchent les produits vitaux et surtout
les médicaments et un arrivage des documents qui d’après le nombre peut dépasser les 30 documents par
12
L’adresse SWIFT de la DEUTSHE BANK-GERMANY

41
jour. Malgré la propagation du virus et l’augmentation des décès dans le monde il est notable qu’à ce
niveau le nombre des documents reçus de la part des banques chinoise, italienne, espagnole, a augmenté.
Ce virus n’a pas empêché les banques étrangères ainsi que tunisiennes d’être efficaces à distance au
contraire la STB a su comment se protéger elle-même ainsi que sa clientèle. Les recommandations de la
CCI, l’expérience et le savoir faire de la STB étaient le maillon le plus important dans la réussite de cette
dernière pendant cette période.

Conclusion générale

Mon expérience au sein de la STB était très enrichissante à plusieurs niveaux. J’ai appris l’organisation et
le système de fonctionnement au sein de la direction des opérations internationales, ainsi que les enjeux
d’une grande banque tunisienne au niveau international.

Ce travail m'a permis de me concentrer sur les concepts théoriques que j'ai acquis au cours de mes études

42
universitaires ainsi que de les mettre en pratiques. Durant cette période j’ai pu comprendre le circuit de la
lettre de crédit à l’importation.
Ce stage a été suspendu suite à l’épidémie Covid-19 et le confinement obligé. Dès mon retour, j’ai pu
observer des changements dans le traitement de l’opération de la lettre de crédit.
Les transactions du commerce extérieur sont des opérations complexes et très risquées d’où le traitement
spécifique et approfondi. Pour cette raison, il a été évident de décrire une opération de crédit
documentaire avant la période Covid-19 afin de pouvoir identifier les changements survenus par la suite.
Suite aux changements qui ont eu, dus au virus Corona, l’étude s’est concentrée uniquement sur le crédit
documentaire import.

Etant donnée que l’objectif de la partie empirique consiste à mettre en valeur les points de changements
liés au crédit documentaire avant et après COVID-19. nous avons mené une étude de cas d’une lettre de
crédit à l’importation traitée avant et après le COVID- 19. Le but est de trouver le point de changement
spécifié par la Chambre de Commerce Internationale.

Nous avons d’abord constaté que :

- Le volume du traitement des opérations du crédit documentaire à doublé.

-Malgré la propagation du virus et l'augmentation des décès, un grand nombre de documents ont été
reçus de la part des banques chinoises, italiennes, et espagnoles.

Ensuite, l'analyse nous a conduits aux conclusions suivantes:

- Le changement de la validité de la LC : Les responsables du dossier se sont trouvés face à un


grand volume de modification.
- De nouvelles ouvertures qui touchent les produits vitaux plus précisément les médicaments.
- Une augmentation au niveau du nombre des documents reçus par jours.

En dernière analyse, les banques étrangères et les banques tunisiennes ont réussi à être efficace à distance,
tout en protégeant ses clients. Ainsi la performance de la STB démontre que son expérience et son
savoir-faire avec les recommandations de la CCI étaient le maillon le plus important dans sa réussite
pendant cette période.

43
44
BIBLIOGRAPHIE

Article :

 Le gavox.fr :LES MODES DE REALISATION DE L'OPERATION DE CREDIT


DOCUMENTAIRE.
 Cci cote d’or : le crédit documentaire

Rapport :

45
 Régles usances uniformes 600 : Publication 2007, 39 articles Article Analysis by the Ucp 600
Drafting Group-Chambre de commerce Internationale.
 Gestion des risques bancaires liées au financement du commerce extérieur par les établissements
bancaire.

Site internet :

http://www.bnacapitaux.com.tn/publications/news/260095_09092019-1.pdf

http://www.stb.com.tn/fr/ : Site de la Société Tunisienne de Banques.


https://static.societegenerale.fr/ent/ENT/Repertoire_par_type_de_contenus/Fichiers_uploades/PDF/Commerce_inte
rnational/credit_documentaire_savoir_plus.pdf : Société Générale
https://www.legavox.fr
http://marcologistique.com

ANNEXES

46
ANNEXE 1 : MT 700 : OUVERTURE DE LA LC

STBKTNTTXXX SOCIETE TUNISIENNE DE BANQUE -


11/05/2020

Message Swift 13:49:00


Libellé

*** Network : SWIFT


Session Holder : STBKTNTTXXX
Session : 1009 Sequence : 463283
Delivery Status : Network Ack
*** -------------------- Instance Type And Transmission --------------------
*** Original
Priority/Delivery : Normal
Message Intput Reference : 1009 463283 / 1009463283
1349 200511STBKTNTTXXX1009463283
*** -------------------- Message Header --------------------
*** Swift Input : FIN 700 Issue of a Documentary Credit

47
*** 1 : Sender : STBKTNTTXXX
SOCIETE TUNISIENNE DE BANQUE
TUNIS/
*** 2 : Receiver : UNCRITMMORR
UNICREDIT S.P.A.
ROMA/
*** -- MUR 00373532
*** -------------------- Message Text --------------------
*** 27 : Sequence of Total :
1/1
*** 40A : Form of Documentary Credit :
IRREVOCABLE -
*** 20 : Documentary Credit Number :
CDI20/13116 -
*** 31C : Date of Issue : 11/05/2020
*** 40E : Applicable Rules :
UCP LATEST VERSION
*** 31D : Date and Place of Expiry :
--- Date : 30/06/2020
--- Place : ITALY
*** 50 : Applicant
TUNISIAN SEA FISH
KM 03 ROUTE SOMAA,
BENI KHIAR 8060
NABEUL - TUNISIA
*** 59 : Beneficiary :
--- (Account) : ACQUA AZZURRA SRL
--- (Name and Address) :
CONTRADA VULPIGLIA SNC
S.P.97 PACHINO, (SR) - ITALY
*** 32B : Currency Code, Amount :
--- Currency : EUR
--- Amount : #126 750,00#
*** 41A : Available With ... By ... :
--- Identifier Code : UNCRITMMORR -UNICREDIT S.P.A.
VIA PADRE SEMERIA 5
ROMA
--- Code : BY DEF PAYMENT
*** 42P : Deferred Payment Details
AT 180 DAYS AFTER B/L DATE
*** 43P : Partial Shipments :
ALLOWED
*** 43T : Transshipment :
ALLOWED
*** 44E : Port of Loading/Airport of

*** 44F : Port of Discharge/Airport of Destination :


BENI - KHIAR PORT
*** 44C : Latest Date of Shipment : 31/05/2020
*** 45A : Description of Goods and/or Services
+ ALEVINS DES DAURADES POIDS MOYEN 4 GR
+ ALEVINS DES BARS POIDS MOYEN 4 GR
AS PER PROFORMA INVOICE NO.31 DD 03/04/2020
DAP BENI - KHIAR PORT INCOTERMS 2020. ICC PUB NO.723

48
*** 46A : Documents Required
1- COMMERCIAL INVOICE IN 07 FOLDS DULY DATED, SIGNED AND STAMPED
BY BENEFICIARY AND REFERRING TO THE IMPORT TITLE NO.33/416459 DD
07/04/2020
2- 2/3 ORIGINAL MARINE BILLS OF LADING ''CLEAN ON BOARD'' + 3
NON NEGOTIABLE COPIES ISSUED TO THE ORDER OF TUNISIAN SEA - TUNIS
MARKED ''FREIGHT PREPAID'' NOTIFY APPLICANT
THE 'ON BOARD' NOTATION MUST BE DATED AND SIGNED
3- COPY OF CERTIFICATE OF ORIGIN DULY DATED AND SIGNED ISSUED BY
THE CHAMBER OF COMMERCE
4- WEIGHT NOTE AND PACKING LIST DULY DATED AND SIGNED
5- PHOTOCOPY OF CERTIFICATE EUR1 DULY DATED AND SIGNED
6- COPY OF SANITARY CERTIFICATE DULY DATED AND SIGNED
7- CAPTAIN OF VESSEL'S CERTIFICATE EVIDENCING THAT HE HAS
RECEIVED FROM BENEFICIARY TO BE REMITTED TO APPLICANT A MASTER
BAG CONTAINING THE FOLLOWING DOCUMENTS :
1/3 ORIGINAL B/L + 01 ORIGINAL COMMERCIAL INVOICE + ORIGINAL
CERTIFICATE OF ORIGIN + WEIGHT NOTE AND PACKING LIST + ORIGINAL
CERTIFICATE EUR1 + ORIGINAL SANITARY CERTIFICATE
*** 47A : Additional Conditions
+ INSURANCE WILL BE COVERED BY THE APPLICANT
.
+ PAYMENT UNDER RESERVES OR GUARANTIES IS NOT ALLOWED
.
+ ALL DOCUMENTS MUST BEAR THE L/C NUMBER
.
+ DOCUMENT DATED PRIOR TO THE L/C ISSUING DATE ARE NOT ACCEPTABLE
.
+ ALL THE DOCUMENTS MUST BE DATED AND LISTED ON YOUR DISPATCH
NOTE
.
+ PHOTOCOPIES INSTEAD OF COPIES ARE NOT ACCEPTABLE
.
+ DOCUMENTS MUST BE ISSUED IN ENGLISH OR FRENCH. OTHER
LANGUAGES ARE NOT ACCEPTABLE EXCEPT CERTIFICATE EUR1
.
+ DOCUMENTS NECESSARILY HAVE TO REACH US BY YOUR INTERMEDIARY.
ANY PRESENTATION MADE DIRECTLY BY THE BENEFICIARY OR BY ANOTHER
BANK WILL BE HANDLED UNDER COLLECTION BASIS
.
+ ANY DOCUMENT PRESENTING CORRECTIONS OR ALTERATIONS NOT
AUTHENTICATED BY THE ISSUER NOT ACCEPTABLE
.
+ DOCUMENTS SCANNED UNDER ANY FORM EVEN IF BEARING THE MENTION
ORIGINAL'' NOT ACCEPTABLE
.
+ DOCUMENTS NEGOTIATED WITH DISCREPANCIES ARE SUBJECT TO A
DEDUCTION OF A HANDLING FEE OF EUR.150,00
.
+ IN CASE THAT MATURITY DATE FALLS ON A BANKING HOLIDAY IN
ITALY - TUNISIA, PAYMENT WILL BE POSTPONED TO THE NEXT WORKING
DAY
.
+ ONCE L/C IS CONFIRMED BY YOURSELVES, SENDING OF DOCUMENTS FOR
APPROVAL WITHOUT INDICATING DISCREPANCIES IS PROHIBITED
OTHERWISE ART.16 OF UCP 600 WILL NOT BE APPLICABLE
.
+ IF YOUR CONFIRMATION IS NOT ADDED, THIS L/C WILL BE AVAILABLE
WITH OUR BANK, FIELD 31D TO READ TUNIS AND PAYMENT AT SIGHT OR
AT MATURITY DATE WILL BE EFFECTED TO YOU AFTER RECEIPT AT OUR
COUNTERS OF DOCUMENTS IN COMPLIANCE WITH L/C TERMS AND
CONDITIONS WITHOUT NEED OF FURTHER AMENDMENT

*** 71D : Charges


ALL BANK CHARGES AND COMMISSIONS

49
OUTSIDE OF TUNISIA ARE FOR
BENEFICIARY'S ACCOUNT EVEN IF L/C
IS TOTALLY OR PARTIALLY
INUTILIZED. ART 37C OF UCP 600 NOT
APPLICABLE
*** 49 : Confirmation Instructions :
CONFIRM
*** 58A : Requested Confirmation Party :
--- Party Identifier :
UNCRITMMORR
*** 78 : Instructions to the Paying/Accepting/Negotiating B
AT MATURITY DATE PLEASE REIMBURSE YOURSELVES BY DEBITING OUR
ACCOUNT WITH YOUR MILANO FOR AMOUNT OF DOCUMENTS TAKEN UP IN
STRICT CONFORMITY WITH L/C TERMS AND CONDITIONS
*** 72Z : Sender to Receiver Information
/. REC/CABLE/BEN : PLEASE
ACKNOWLGE RECEIPT UNDER MT730
DOCUMENTS TO BE SENT BY DHL OR
SIMILAR TO OUR ADRESS AT RUE HEDI
NOUIRA, 1001 TUNIS-TUNISIA
*** -------------------- Message Trailer --------------------
*** Acknowledgement : ACK CHK : EE51F726A8E8

ANNEXE 2 : DOCUMENT DE TRANSPORT MARITIME

50
ANNEXE 3 : MT 752 : AUTORISASTION DE PAIEMENT

51
TABLE DES MATIERES
DEDICACES____________________________________________________________3
LISTE DES ABREVEATIONS_______________________________________________4
LISTE DES FIGURES_____________________________________________________5
LISTE DES TABLEAUX____________________________________________________5

52
INTRODUCTION GENERALE :_____________________________________________8
CHAPITRE 1 : PRESENTATION DE LA SOCIETE TUNISIENNE DE BANQUE_____10
SECTION 1 : Présentation de la STB_______________________________________________________11
I. Présentation de la banque :______________________________________________________________11
II. Historique de la banque :________________________________________________________________12
III. La structure du capital de la Banque_____________________________________________________12
IV. Organigramme de la banque___________________________________________________________13
V. Fiche technique de la STB :_____________________________________________________________14
VI. Mission et stratégie de la banque_______________________________________________________15
Section 2 : Direction Centrale des opérations internationales_________________________________17
I. Organigramme de la direction :___________________________________________________________17
II. Les sous-directions : Présentation et Rôle :__________________________________________________19
III. Les SWIFTs :______________________________________________________________________20
IV. Les correspondants de la STB__________________________________________________________21
CHAPITRE 2 : les choix des techniques de paiement dans le commerce internationale_23
SECTION 1 : LE CREDIT DOCUMENTAIRE A L’IMPORTATION____________________________________24
I. Définition :__________________________________________________________________________24
II. Les fonctions économiques______________________________________________________________24
III. Le déroulement d’un crédit documentaire :_______________________________________________25
IV. Pourquoi utiliser une lettre de crédit ?___________________________________________________27
V. Les intervenants d’un CREDOC__________________________________________________________28
VI. Les différentes formes d’un CREDOC :__________________________________________________28
1. Selon le critère de sécurité :__________________________________________________________28
2. Selon le critère mode de réalisation____________________________________________________30
Section2 : l’évaluation des risques liées au crédit documentaire_______________________________32
I. Le risque du crédit documentaire :________________________________________________________33
1. Le risque documentaire :____________________________________________________________33
2. Le risque de non-paiement :__________________________________________________________34
3. Le risque de change :_______________________________________________________________34
4. Le risque pays :____________________________________________________________________34
5. Le risque catastrophique :___________________________________________________________35
CHAPITRE 3  : TRAITEMENT D’UNE OPERATION DE CREDIT DOCUMENTAIRE A L’IMPORT
DURANT LA PERIODE DE COVID-19______________________________________36
Section 1 : Présentation du cadre d’analyse : Avant COVID-19_______________________________37
I. Processus de demande d’ouverture d’une lettre de crédit :______________________________________37
II. Contrôle des documents :_______________________________________________________________40
Section 2 : Présentation du cadre d’analyse : Après COVID-19_______________________________42
I. Les recommandations de la CCI :_________________________________________________________42
II. Les changements dus au Corona virus au niveau de la STB :____________________________________44
1. L’instruction de confirmation de la LC qui n’est plus accordé_________________________________44
2. L’ajout de l’attestation du COVID-19___________________________________________________44
3. La partie à notifier dans le document de transport__________________________________________44
4. L’ajout de l’attestation du bénéficiaire___________________________________________________44
5. La suppression de la banque de remboursement____________________________________________44
Conclusion générale______________________________________________________48
BIBLIOGRAPHIE_______________________________________________________50
ANNEXES______________________________________________________________51

53