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Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique

Université de Carthage

Projet de fin d’études pour l’obtention de Licence

Appliquée en Comptabilité

Stage effectué auprès du Cabinet Jamel Sassi audit et


consulting

L’importance des technologies de l’information et


de la communication (TIC) dans les missions
d’audit en temps de crise sanitaire COVID-19

Réalisé par : Encadrant académique : BOULILA Neila

GAROUACHI Nadia Encadrant professionnel : SASSI Jamel

Année universitaire : 2019-2020


DEDICACES

Je dédie ce Mémoire :

A ma mère « Monia »

En témoignage de ma connaissance infinie pour les Nombreux sacrifices qu’elle n’a cessé de
consentir pour moi et dont je serais à jamais redevable. Que dieu la garde et lui procure santé et
bonheur

A mon Père « Ali »

Qui n’a jamais porté d’aussi suprêmes espérances que celle de ma réussite

A mon frère « Amine » et ma sœur «  Rihab »

Que je leurs souhaite une vie pleine de succès et d’espoir. Que dieu nous garde toujours unis et
heureux

A ma meilleure Amie « Oumayma »

Il était grand temps que je te dise à quel point tu es importante pour moi. Sans toi, la vie serait bien triste et
si fade. Tu sais comme personne me remonter le moral quand je ne vais pas bien. Et tu sais surtout
m'accompagner dans toutes les étapes de ma vie. 

A mon ami « Malek » qui n’a jamais cesser de croire en moi et qui m’a aider à donner le meilleur
de moi.

A mes inséparables amies « Meleke », « Siouar », « Hadhemi » et « Angham ».


A ma chère amie « Khouloud ».

Que cet humble travail soit le témoignage de ma gratitude à tous mes amis et à tous ceux qui me
sont cher, et m’appartient l’assurance de mon inaltérable dévouement.
REMERCIMENTS

Au terme de ce travail, toutes personnes dont l’intervention, de prés ou de loin au cours de ce


projet, a favorisé son élaboration.

Mes remerciements s’imposent à l’égard de tous les enseignants de l’Institut des Hautes
Etudes Commerciales de Carthage qui ont contribué à la formation que j’ai eu durant toute
ma période universitaire.

Mes remerciements chaleureux, à madame Boulila Neila de m’avoir encadré et me donner


l’occasion de conforter mes connaissances théoriques avec la réalité.
Je tiens à le remercier vivement pour son soutien moral, son aide, ses encouragements et
surtout sa compréhension.

Mes vifs remerciements vont vers mon maître du stage monsieur Sassi Jamel de m’avoir
accepté entant que stagiaire au sein de son cabinet d’expertise comptable.
Je remercie plus généralement tous les salariés et stagiaires du cabinet que j’ai eu la chance
de les côtoyer pendant mes trois mois de présence chez JS Consulting. Leur sympathie m’a
permis de travailler dans une ambiance conviviale.

Finalement, J’adresse mes remerciements aux membres du jury qui ont bien voulu évaluer ce
modeste travail.
Liste des abréviations
SI : Système d’Information

TIC : Technologie de l’Information et de la Communication

SIG : Système d’Information de Gestion

COBIT : Control Objectives for Information and related Technology


Liste des figures
Figure 01 : Les déterminants majeurs de la pertinence des représentations

Figure 02 : Les composantes d’un SI

Figure 03 : Les fonctions du SI


Liste des tableaux
Tableau 01 : Extrait d’un questionnaire d’approvisionnement du marché public
Tableau 02 : Extrait d’un questionnaire sur la gestion du personnel
Tableau 03 : Extrait d’un questionnaire sur le classement et archivage
Tableau 04 : Extrait d’un état de rapprochement
Tableau 05 : Extrait des pièces manquantes suite des opérations enregistrées dans
l’extrait bancaire mais qui non pas été comptabilisées dans le grand journal de
l’entreprise
Sommaire

Introduction générale………………………………………………………...............................

Chapitre 1 : Présentation du cabinet et déroulement de stage………….....................................

Introduction………………………………………………………………………………….

Section 1 : Présentation du cabinet………………………………………………………….

Section 2 : Déroulement de stage……………………………………………………………

Conclusion…………………………………………………………………………………...

Chapitre 2 : Les technologies de l’information et de la communication et ses principaux


impacts sur l’audit………………………………………………………………………………

Introduction…………………………………………………………………………………

Section 1 : Les technologies de l’information……………………..………………………..

Section 2 : Les principaux impacts des systèmes d’information sur l’audit………………...
Conclusion…………………………………………………………………………………...

Chapitre 3 : L’importance des technologies de l’information et de la communication TIC


dans les missions d’audit en temps de crise sanitaire COVID-
19……………………………………………………………………………………………….

Introduction…………………………………………………………………………………

Section 1 : Les principales répercussions de COVID-19 sur les missions


d’audit……………………………………………………………………………………….

Section 2 : La phase de la planification d’une mission d’audit à distance…………………..

Section 3 : Résumé complet de l’enquête en ligne « L’importance des technologies de


l’information et de la communication TIC dans les missions d’audit en temps de crise
sanitaire COVID-19 » ……………………………………………………………………….

Conclusion………………………………………………………………………………

Conclusion générale…………………………………………………………………………….

Bibliographie …………………………………………………………………………………...
Introduction gé né rale

C’est avec enthousiasme que nous avons suivi cette formation appliquée en comptabilité, une
filière d’excellence où nous avons eu l’occasion de côtoyer des professeurs renommés pour la
qualité de leurs recherches et leur professionnalisme.

Bien évidemment, l’institut HEC de Carthage nous a permis d’apprendre et d’apprécier de


différentes disciplines qui nous étaient totalement inconnues. Elle nous a enseigné, grâce à un
corps professoral de qualité, les principaux mécanismes de l’entreprise.

Tout d’abord, l’étudiant aura l’occasion de concrétiser ses valeurs académiques typiquement
théoriques.

Ensuite, ce stage permet l’apprentissage des aspects pratiques que nous, futurs diplômés,
exerceront après l’obtention du diplôme.

J’ai donc effectué mon stage du 03/02/2020 au 18/03/2020 et du 08/06/2020 au 14/07/2020


au sein du cabinet JS Consulting et j’ai participé a deux missions d’audit au cours desquelles
j’ai développé davantage mon sens de méthodologie et l’organisation, approfondi mes
connaissances sur le secteur public.

Le rapport de stage, que j’ai l’honneur de soumettre à l’appréciation de Messieurs les jurys,
exprime de façon succincte les constatations que j’ai pu tirés de cette fructueuse expérience.

Dans ce cadre, j’ai éprouvé une grande motivation particulièrement pour les systèmes
d’information et ses impacts sur l’audit surtout en période de COVID-19.

L’évolution des systèmes d’information a été développée suite au processus de globalisation


et d’internationalisation des marchés, cette évolution ne pouvait qu’aider à la croissance des
entreprises.
Le développement technologique a également marqué l’économie mondiale, et a mis les
systèmes d’information au centre des organisations, ceux-ci sont devenu des facteurs
stratégiques de la réalisation des performances et de la pérennité.

Le développement et l’accélération du système d’information ont conduit les auditeurs, que


leur mission soit contractuelle ou s’inscrive dans un cadre légal, à s’interroger sur la validité
de l’approche et les outils traditionnels de l’audit financier, à adapter progressivement leur
démarche et surtout à développer de nouveaux moyens de vérification.

Afin de répondre aux nouvelles exigences imposées par cet environnement, l’auditeur est
astreint à revoir sa méthodologie d’audit et compléter sa formation dans le domaine de l’audit
informatique de façon à prendre en considération les risques induits par les systèmes
informatiques et leur impact sur le dispositif du contrôle interne.

Et depuis que la nouvelle souche du coronavirus a été identifiée en Chine à la fin décembre
2019, ce virus ne cesse de se propager vers d’autres régions du monde, il constitue une
menace sérieuse pour l’économie mondiale. Ainsi, les missions d’audit sont touchées par des
perturbations. Et il faudra sans doute connaître toutes les conséquences du virus sur la
profession d’un auditeur.

En cette période de crise sanitaire, les technologies de l’information et de la communication


seront parmi les armes les plus puissantes dont dispose chaque cabinet d’audit pour relever le
défi de manière efficace et décisive.

Dans cet exposé, je vais mettre l’accent sur les principaux impacts des technologies de
l’information sur l’audit, et l’importance de ces technologies en temps de crise sanitaire
COVID-19 d’où la problématique suivante :

Quels sont les effets des technologies de l’information et de la communication sur l’audit et
comment ils permettent de surmonter la pandémie de la COVID-19 ?

De ce fait, le rapport que je présente s’articule autour de trois parties :


Dans une première partie je vais procéder à la présentation du cabinet, son organisation et ses
domaines d’intervention, ainsi que les taches effectuées, la deuxième partie est dédiée à des
généralités sur les technologies de l’information et ses effets sur l’audit, quant à la dernière
partie elle traite le rôle des TIC dans les missions d’audit face à la pandémie.

Chapitre 1 : Pré sentation du Cabinet et


dé roulement de stage
Introduction
Au premier chapitre je vous expose une présentation du cabinet JS Consulting à travers sa
fiche signalétique, son organisation ainsi que, les activités qu’il présente. Ensuite, je vais
décrire les taches que j’ai effectuées durant les missions exécutées.

Bien que nous ayons connu la crise sanitaire de COVID 19 cette année, lors d’un stage
modéré, j’ai quand même pu recueillir des informations, ce qui m’a permis de mieux
comprendre le métier comme branche potentielle de recherches futures.

Section 1 : Présentation du cabinet


1. Description des activités du cabinet :

1.1.
Dénomination sociale : Cabinet Jamel Sassi Fiche
signalétique du cabinet :
Représentant légal : Jamel Sassi

Adresse : 16, Avenue Hédi Nouira-Rsd VINCI-App : B1-7 Enasser 2 Ariana-2001


Tunis

Forme juridique : Entreprise individuelle

Date de création : 1994

Départements :

-Département comptabilité

-Département fiscalité

-Département études et conseils

-Département organisations processus et ressources humaines

-Département comptabilité analytique et calcul des couts


Source : Auteur
-Département audit et révision des comptes

1.2. Présentation et
description du cabinet :
Le Cabinet Jamel SASSI est une centrale d’expertise :

C’est une véritable centrale d’expertise regroupant des compétences de haut niveau dans
plusieurs secteurs et spécialités.

Son fonctionnement est original et totalement orienté compétences et optimisation des


contributions en fonction des objectifs à atteindre.

Le Cabinet Jamel SASSI est un opérateur. Son activité consiste essentiellement à :

 Réaliser tous projets d’études et d’assistance technique dans plusieurs secteurs


d’activité.
 Mener des études sectorielles et mettre en place des systèmes et procédures
opérationnelles (Du cadre réglementaire au process organisationnel)
 Assurer des missions de suivi évaluations de projets notamment financés par des
bailleurs de fonds internationaux.
 Concevoir et animer les dispositifs de réalisation de ces contrats (experts, institutions,
entreprises, …) en veillant au respect de la Qualité, des Coûts des prestations et des
Délais de réalisation.

Le cabinet dispose d’une équipe pluridisciplinaire et compétente qui assure aux clients un
service de haute valeur ajoutée adaptés aux exigences locales.

L’équipe est composé de :

Profils/Diplômes Nombre
Experts comptables diplômés 5
Réviseurs comptables 4
DEA et masters ressources humaines 4
Titulaires de masters en comptabilité 6
Titulaires de maitrise en gestion comptable 3
Titulaires de masters en gestion 8
Titulaires de masters en audit 3
Titulaires de masters en finances 4
Licences en comptabilité 4
Juristes 2
Informaticiens 2
Cadres et agents administratifs 4
Total 49
Source : Auteur

2. Domaines d’intervention 

Le cabinet propose à ses clients des prestations adaptées à leurs besoins et à chaque stade de
développement de leurs entreprises.

Aujourd’hui les entreprises attendent des réponses plus adaptées à leurs tailles, leurs secteurs
d’activités et aux cycles de leurs vies : création, extension, redéploiement, rapprochement,
acquisitions, transmission etc.…

Le cabinet met à la disposition de ses clients son expérience dans divers domaines :

Missions comptables
 Tenue des comptes
 Établissement de situations comptables périodiques
 Assistance comptable
 Établissement des états financiers
 Manuels comptables

Missions d’audit et de commissariat aux comptes


 Audit contractuel
 Révision des comptes des entreprises publiques
 Commissariat aux comptes
 Audit interne
 Evaluation des systèmes de contrôle interne.
Missions sociales
 Établissement de bulletins de paie
 Rédaction de contrats de travail
 Établissement des déclarations sociales
 Assistance en cas de contrôle par les organismes sociaux
 Accompagnement dans la recherche d'aides à l'embauche

Missions juridiques
 Constitution des sociétés
 Liquidation de sociétés
 Transmission des sociétés
 Tenue permanente du dossier juridique

Missions fiscales
 Établissement de toutes déclarations fiscales
 Réalisation d'études fiscales
 Contrôle de toutes déclarations fiscales
 Audit fiscal
 Assistance en cas de contrôle par l'administration fiscale
 Déclaration des revenus des personnes physiques

Missions de conseil en gestion et d’élaboration de manuels de procédures


 Conception et mise en place de manuels de procédures
 Mise en place de tableaux de bord
 Établissement de comptes prévisionnels
 Contrôle de gestion
 Évaluation d'entreprise

Accompagnement des créateurs d'entreprises


 Aide à la création d'entreprises
 Aide à la recherche de financement
 Suivi projet
 Assistance aux formalités

3. Entreprises clientes

3.1. Dans le secteur public

3.1.1. Entreprise A :

Année de création : 1962


Forme juridique : SA
Capital : 200 000 TND
Siège social : Grand Tunis
Produit ou service : manutention
Nature de mission : Organisation et mise en place de procédures de ressources
humaines, Mise à jour du statut du personnel et assistance à sa mise en place.

3.1.2. Entreprise B :

Année de création : 1907


Forme juridique : entreprise publique
Capital : 4 325 MD
Siège social : Mine de Djerissa 7114 Djerissa-Kef
Activité : Exploitation des gisements de minerai de fer de Djerissa

3.1.3. Entreprise C :

Année de création : 1963


Forme juridique : SA
Capital : 400 000 TND
Siège social : Sousse Tunisie
Activité : transport routier
Nature de mission : Organisation des ressources humaines et mise en place de manuel
de procédures

3.1.4. Entreprise D :

Année de création : 1976


Forme juridique : Etablissement public à caractère non administratif
Siège social : Grand Tunis
Secteur : Tourisme
Nature de mission : Actualisation, mise à jour et accompagnement à la mise en place
du manuel de procédures des ressources humaines.

3.2. Dans le secteur


privé :

3.2.1. Société A : est une entreprise industrielle dans le secteur de matériaux de


construction, céramique et verre

Année de création : 08/09/2010


Forme juridique : SARL
Capital : 5 000 TND
Siège social : RTE de Raoued KM 6 2083 C. el ghazela Ariana
Produit : Marbre et transformation du marbre
Nature de mission : Diagnostic des RH et Développement de compétences

3.2.2. Société B : est spécialisée dans la fabrication et la vente de capsules de sur


bouchage en PVC et film, thermo rétractable pour les bouteilles de vernis et
huiles d’olives.

Année de création : 1998


Forme juridique : SARL
Siège social : Ben Arous Tunis
Activités : Bouchons en plastique
Nature de mission : Manuel de procédures
3.2.3. Société C :

Année de création : 1998


Forme juridique : SARL
Siège social : Bir el kassaa Ben Arous
Activité : production des étiquettes
Nature de mission : Structure organisationnelle

Section 2 : Déroulement de stage 

J’ai effectué mon stage du 03/02/2020 au 18/03/2020 et du 08/06/2020 au 15/07/2020


dans le cabinet JS Consulting à Ennaser 2. Durant ce stage j’ai découvert pour la première
fois ce que peut être le travail de commissaire aux comptes et de l’audit.

1. Mission d’audit et commissariat aux comptes :

L’auditeur doit acquérir une connaissance de l’entité et de son environnement, y compris de


son contrôle interne, qui soit suffisante pour lui permettre d’identifier et d’évaluer le risque
que les états financiers contiennent des anomalies significatives, que celles-ci résultent de
fraudes ou d’erreurs et de concevoir et mettre en œuvre des procédures d’audit
complémentaires.

L’auditeur doit s’appuyer sur des assertions suffisamment détaillées pour qu’elles puissent
servir de base de l’évaluation du risque d’anomalies significatives ainsi qu’à la conception et
à la réalisation de procédures d’audit complémentaires. Ainsi, pour émettre une opinion sur la
sincérité et la régularité des comptes l’auditeur va dérouler une démarche composée de trois
étapes essentielles lui permettant de :

1. Assimiler les particularités de l’entreprise auditée : c’est l’étape de la prise de


connaissance générale de l’entreprise.
2. Comprendre et évaluer son système d’organisation administrative et les sécurités qui
lui y sont rattachées c’est l’étape de l’évaluation du contrôle interne.
3. Valider et examiner directement les comptes et les documents financiers c’est l’étape
du contrôle des comptes.
4. Le rapport d’audit.

1.1 Phase de la prise de connaissance générale :

Dans cette phase, nous avons amené de prendre connaissance de l’entité de façon générale
afin de collecter le maximum d’informations pour détecter les risques généraux et particuliers
pouvant avoir une incidence sur l’orientation de la mission notamment auprès de département
comptable et fiscal, le département juridique et enfin le département ressources humaines.

Documents internes à l’entreprise :

 Organigrammes, diagrammes ;
 Circuits de documents ;
 Description de postes ;
 Manuels de procédures ;
 Rapports des auditeurs internes ;
 Les budgets, plans de développements, plans de financement.
 Observation des principaux documents juridiques (statuts, PV, principaux contrats)

Documents externes à l’entreprise

 Dossier constitué par l’expert comptable ou le CAC lors d’une précédente


intervention ;
 Rapports rédigés par d’autres professionnels
Objectif : Recueillir le maximum d'informations en un minimum de temps, selon la taille de
l'entreprise et sa complexité, diverses techniques sont utilisées.

Cette prise de connaissance consiste à recenser tout ce qui peut aider le réviseur à
apprécier les systèmes, procédures et méthodes de l’entreprise.

1.2 Questionnaires  de prise de connaissance :

Le Questionnaire de prise de connaissance est un outil indispensable pour concrétiser la


phase de réalisation de la mission d’audit. C’est l’un des principaux outils d’évaluations du
système de contrôle interne.

C’est une grille d’analyse

Objectif : permettre à l’auditeur d’apprécier le niveau et d’apporter un diagnostic sur le


dispositif de contrôle interne, de l’entité ou de la fonction auditée.

Les questionnaires ouverts qui entrainent nécessairement des observations détaillées.

Les questionnaires fermés sont des questionnaires où les réponses sont fixées à l’avance. On
ne peut y répondre que par des réponses affirmatives ou négatives.
Les réponses négatives fassent apparaître les points faibles des dispositifs de contrôle
interne.
Les réponses positives fassent apparaître les points forts.

Le questionnaire de prise de connaissance va permettre de passer du général au particulier et


d’identifier pour chaque fonction quels sont les dispositifs de contrôle essentiels.

C’est pourquoi nous avons approfondi chaque fonction de l’entreprise afin d’identifier les
points forts et de les vérifier ainsi que les points faibles que nous devons avoir leurs impacts.

Et pendant mon stage, j’ai préparé 3 questionnaires :

 Sur cycle achat dans le secteur public


 Sur la gestion du personnel
 Sur le classement et archivage

1.2.1. Questionnaire sur cycle achat dans le secteur public :

Le concept d’approvisionnement dans le secteur public est lié à une réglementation bien
définie, et les marchés publics doivent respecter cette réglementation, c’est pourquoi nous
devons mener cette enquête par questionnaire pour vérifier si l’entreprise a bien respecté les
dispositions spécifiques du décret 1039-2014 relatif aux marchés publics et bien précisément
des approvisionnements afin de dégager les points forts et les points faibles du contrôle
interne de l’entreprise.
Tableau 01 : extrait d’un questionnaire d’approvisionnement du marché
public

1.2.2. Questionnaire sur la gestion du personnel  :

La préparation d’un questionnaire sur la gestion de personnel de l’entreprise à auditer à pour


objectif de :

 S’assurer que les procédures de recrutement garantissent un personnel qualifié et


compétent.
 S’assurer de la qualité du personnel à l’embauche et au cours de l’activité.
 S’assurer de la fiabilité des calculs et de l’établissement de la paie et des déclarations
sociales et fiscales liées aux salaires.
 S’assurer que la gestion des assurances et des congés est efficace.

 Garantir une bonne gestion des prêts au personnel.


Tabl
eau 02 : extrait d’un questionnaire sur la gestion du personnel

1.2.3. Questionnaire sur le classement et archivage :

Il est capital pour une entreprise de se préoccuper de ses documents. L’archivage est non
seulement une simple contrainte légale à respecter, mais aussi une condition nécessaire à une
bonne gestion.

Un classement et archivage de documents efficace permettent de produire les documents


indispensables lors d’un contrôle administratif, d’un audit ou devant un tribunal …
Par conséquent, ce questionnaire a été préparé pour vérifier si l’entreprise a respecté les
exigences de la loi n°88-95 du 2 Aout 1988 relatif aux archives.

Tableau 03 : extrait d’un questionnaire sur le classement et archivage

1.3 Rapprochement bancaire :


2. Le rapprochement bancaire : cette opération comptable permet de vérifier la
concordance du compte 532 Banque de l’entreprise avec celui de l’entreprise tenu par
la banque.

L’état de rapprochement est une nécessité car, lorsque l’entreprise reçoit le relevé bancaire, le
solde qui y figure diffère souvent de celui du compte 532 tenu par le comptable de
l’entreprise.

En effet, le mouvement peut faire apparaître des mouvements ignorés par l’entreprise (agios,
frais prélevés par la banque, virement effectué par un client…)

Par ailleurs, les chèques émis par les l’entreprise peuvent ne pas être encaissés par les
fournisseurs au moment où la banque a établi son relevé alors que le compte 532 de
l’entreprise a été crédité.

Pour accorder les deux comptes, il est nécessaire d’établir l’état de rapprochement bancaire
qui offre en outre l’avantage de faire apparaître d’éventuelles erreurs.

  Le solde débiteur des comptes doit être égal au solde créditeur de la banque.

La technique de l'état de rapprochement va permettre de justifier les différences de soldes.

Les documents nécessaires à la réalisation de l’état de rapprochement :

 Un extrait de compte reçu de la banque : le relevé bancaire


 Le compte banque ou extrait du grand livre comptable
 Le dernier état de rapprochement bancaire.

Objectif : Il peut exister des divergences entre ce que montre le relevé bancaire et ce
qu’indiquent les écritures comptables. Ces divergences sont généralement dues à des :

 erreurs lors de la saisie de montants


 oublis de saisie de frais bancaires, agios, etc.
 entrées d’argent pas encore enregistrées, chèques non débités, etc.
 prélèvements effectués par la banque et dont l’entreprise n’a pas eu connaissance.

Lors de ce rapprochement ma tache consistait à :

1. Vérifier les soldes de départ afin de les équilibrer (solde du compte Banque de la
comptabilité de l’entreprise et solde du relevé bancaire).
2. Pointer les opérations sur les deux documents. C’est-à-dire par exemple retrouver un
montant au crédit du compte Banque dans la colonne débit du relevé bancaire ;
3. Enfin, réaliser un état de rapprochement bancaire. Celui-ci relève l’ensemble des
montants non pointés.

Tableau 04 : extrait d’un état de rapprochement

Lorsque des écritures concernent des opérations enregistrées chez l’entreprise et non pas chez la
banque, ces opérations sont portées dans l’état de rapprochement et viennent débiter ou créditer le
compte bancaire. Dans le cas contraire, lorsque des écritures concernent des opérations enregistrées
chez la banque mais pas chez l’entreprise, elles sont portées dans l’état de rapprochement bancaire
ainsi que dans le journal « Banque » tenu par l’entreprise.
Tableau 05 : extrait des pièces manquantes suite des opérations enregistrées dans
l’extrait bancaire mais qui non pas été comptabilisées dans le grand journal de
l’entreprise

Conclusion

A cause de la crise sanitaire, je n’ai pas pu effectuer suffisamment de taches pendant toute la
période de stage, et puisque le cabinet où j’ai effectué mon stage et l’entreprise cliente où je
vais accomplir la mission d’audit ne possèdent pas un système d’information, je n’ai pas pu
travailler à distance pendant 2 mois.

Toutefois pendant cette période critique, le télétravail était la meilleure solution pour les
entreprises et les auditeurs grâce à ses nombreux outils qui permettent de communiquer et
d’exercer leurs professions à distance.

Ainsi, pour répondre à une crise sanitaire ou à tout autre événement pouvant avoir un impact
économique sur l’entreprise et le mettre en danger, il est désormais nécessaire à la fois
d’intégrer un système d’information dans l’entreprise pour garantir la continuité
d’exploitation et des travaux d’audit. C’est le principal problème que j’ai rencontré lors de
mon stage. C’est pourquoi j’ai choisi de traiter l’importance des systèmes d’information et
leur rôle majeur et efficace lors de COVID-19.
Chapitre 2 : Les technologies de
l’information et ses principaux impacts
sur l’audit
Introduction 

La technologie de l’information, et surtout les systèmes d’information aident grandement les


entreprises à percevoir les changements qui interviennent dans leurs environnements et à
exercer une influence sur eux.

En effet, la maitrise de l’information et la capacité à anticiper l’évolution de


l’environnement est devenue une ressource stratégique pour toute organisation.

Le développement et l’accélération du système d’information ont conduit les auditeurs, à


s’interroger sur la validité de l’approche et les outils traditionnels de l’audit financier, à
adapter progressivement leur démarche et surtout à développer de nouveaux moyens de
vérification. Afin de répondre aux nouvelles exigences imposées par cet environnement,
l’auditeur est astreint à revoir sa méthodologie d’audit et compléter sa formation dans le
domaine de l’audit informatique de façon à prendre en considération les risques induits par
les systèmes informatiques et leur impact sur le dispositif du contrôle interne.

Nous traitons au niveau de ce chapitre :

- Les systèmes d’information ;


- Les compétences requises pour l’auditeur;
- La méthodologie d’audit.

Section 1 : Les technologies de l’information :

1. L’information et l’entreprise :
1.1. L’information :
1.1.1. Définition de l’information :

« L’information est un renseignement ; c’est ce que nous apporte une connaissance, qui
modifie notre vision du monde, qui réduit notre incertitude ».

Source : Robert Reix.

L’aspect de l’information comme une ressource évoque 2 notions importantes :

Sa valeur de dégrade avec le temps et à la


La vie de moindre manipulation
Une mise à jour est exigée pour la
l'information préserver

Quand elle est récente et non utilisée :


Le cout de elle est couteuse
Quand elle dure dans le temps et une fois
l'information elle est utilisée : son cout diminue

Source : Support du cours système d’information de gestion

1.1.2. Les principaux déterminants d’une information pertinente pour la prise de


décision :

Exhaustivité et exactitude :

L’utilisateur veut disposer de toutes les informations possibles. Elles permettent une
meilleure identification des problèmes, une modélisation plus précise et un processus de
choix prenant des alternatives utilisables.

Exactitude c’est l’absence de bruit ce qui signifie la précision de l’information (possède le


maximum de détail possible).
Le degré de finesse de l’information :

Il correspond au niveau de détail, à l’intervalle de variation, inclus dans la représentation.

Respect de la contrainte temps :

La ponctualité exige le respect du temps dans le processus d’utilisation.

L’actualité exige la réduction du délai de production de la représentation.

Fiabilité :

Il s’agit du degré de confiance qu’on attribut à la source de l’information.

Forme de la présentation :

La forme et la richesse de la présentation sont des aspects fortement subjectifs, cognitifs


propres aux décideurs.

Accessibilité :

C’est un déterminant majeur de l’utilisation effective de la représentation.

Figure 01  : Les déterminants majeurs de la pertinence des représentations


Source : Support du cours SIG
2. Le système :
2.1. Définition :

« Un système est un groupe de composantes ouvrant à un objectif commun dans un processus
de transformation organisé qui utilise des ressources et les transforme en produit final ».

Déf.Générique

Les trois éléments de tout système :

1) Entrée : éléments rassemblés à introduire dans le système où ils subiront un


traitement (matières premières …).
2) Traitement : processus qui convertit les ressources en résultats (raffinage,
confection, calcul…).
3) Sortie : éléments résultats du processus de transformation (produit fini,
rapport…).

3. Les systèmes d’informations :


3.1. Définition :

« Un SI est un ensemble organisé de ressources : matériel, logiciel, personnel, données


procédures… permettant d’acquérir, de traiter, de stocker des informations (sous formes de
données, textes, images, sons etc..) dans des organisations ».

Source : Robert Reix (2002).

3.2. Les composantes d’un SI :


Figure 02 : Les composantes d’un SI

Source : SI dans une station de pesage

Ressources humaines : Il n’y a pas de systèmes sans personnes.

Les spécialistes des SI (informaticiens) : ce sont des analystes, des programmeurs, des
opérateurs dont la fonction consiste à concevoir, implanter, faire fonctionner un SI.

Les utilisateurs des SI : ce sont des employés, des cadres, qui, pour l’exécution de leurs
taches, consomment l’information produite par le système.

Ressources matérielles : Elles englobent tous les dispositifs physiques et toutes les machines
qui servent au traitement de l’information tel que les ordinateurs.

Ces ressources comprennent également les supports de stockage (papier et disques


magnétiques optiques) et les réseaux de télécommunications (internet).

Ressources logicielles : Il existe deux types de logiciels :

Logiciels d’application : Correspondant aux fonctions de l’entreprise comme le logiciel de


GRH, de Production, etc.

Logiciels de base : Windows, Linux, etc.


Ressources en données : Elles constituent plus qu’une simple matière première des SI. Il
s’agit des données brutes qui sont collectées et qui seront transformées pour répondre aux
besoins des différents utilisateurs.

3.3. Les fonctions du SI :

Figure 03 : Les fonctions du SI

Source : Introduction aux SI

Le SI représente l’ensemble des ressources (humaines, matérielles, logicielles, de données)


organisées pour :

-Collecter l’information : Enregistrer une information (support papier, informatique…)


avant son traitement.

-Mémoriser l’information (stockage) : Conserver, archiver (utilisation ultérieure ou


obligation légale).

-Traiter l’information : Effectuer des opérations (calcul, tri, classement, résumé,…).

-Diffuser : Transmettre à la bonne personne (éditer, imprimer, afficher,…) une information


après traitement.
Traitement
Saisie et Diffusion
stockage
Source : Auteur

3.4. Les qualités d’un SI :

+ Rapidité et facilité d’accès à l’information

+ Fiabilité des informations : Informations sures et fiables

Le SI doit fournir des informations à jour.

Exemple : pour commander un article il faut connaitre l’état du stock. Il doit donc être mis à
jour automatiquement.
+ Intégrité des informations

Le système maintient les informations dans un état cohérent

Le système doit savoir réagir à des situations qui risquent de rendre les informations
incohérentes.

+ Pertinence de l’information

Filtrer l’information en fonction de l’utilisateur

Exemple : le directeur commercial n’a pas besoin de connaitre le détail de chaque commande,
mais simplement le montant des commandes en cours.

+ Sécurité de l’information : Sauvegarde 

+ Confidentialité de l’information

Section 2 : les principaux impacts des SI sur l’audit

1. L’impact des SI sur les aptitudes et les compétences nécessaires de l’auditeur

Ce nouveau cadre d’intervention exige de nouvelles aptitudes et compétences pour faire face
à la complexité qui est de plus en plus croissante des environnements informatiques. Mais,
ceci n’écarte pas la possibilité de recours à des spécialistes en cas de besoin.

1.1. La formation des auditeurs aux techniques informatiques :

L’auditeur doit avoir une connaissance suffisante des technologies de l’information afin de :

 Déterminer l’effet de ces technologies sur l’évaluation des risques d’audit global et au
niveau des comptes et transactions.
 Obtenir une compréhension de la structure du contrôle interne telle qu’affecté par ces
technologies et son effet sur la transaction de l’entité.
 Déterminer et exécuter les tests sur les contrôles et les tests substantifs appropriés.
 Pouvoir mettre en œuvre les techniques d’audit assistées par ordinateur.
 Evaluer les résultats des procédures effectuées.

Avec les développements constants dans tous les domaines, l’auditeur ne peut pas être
spécialiste, il doit choisir soit devenir un spécialiste dans le domaine des nouvelles
technologies d’information soit dans les autres domaines.

Mais, dans tout les cas, l’auditeur doit veiller avoir un minimum de formation et de
compétences en matière des nouvelles technologies d’information.

1.2. La composition d’une équipe mixte :

L’équipe d’audit est responsable de tous les aspects de la mission, même dans le cas où elle
se heurte à des problèmes dépassant son champ de compétence.

Donc, il est souhaitable que cette mission soit menée par une équipe mixte composée 

D’un responsable de la mission d’audit

D’un auditeur plus spécialisé en matière informatique

Pour faire face à la complexité des SI de l’entreprise auditée et pour pouvoir effectuer
la planification et l’exécution.

Une équipe mixte : C’est l’une des conditions du succès de la mission d’audit.

1.3. Le recours à des spécialistes externes :

En cas de recours à des spécialistes, l’auditeur doit prendre en compte certaines règles :

La compétence du spécialiste : l’auditeur doit assurer que le spécialiste possède la


compétence suffisante en vérifiant ses qualifications professionnelles, son autorisation
d’exercer ou tout autre signe de reconnaissance de sa compétence.
L’objectivité du spécialiste : si le spécialiste est employé par l’entité auditée le risque de
manque d’objectivité est plus élevé.

C’est pour cela que l’auditeur doit prendre en considération toutes les circonstances
pouvant affecter l’objectivité de l’expert.

En règle générale, il vaut mieux faire appel à un spécialiste indépendant

Plus objectif

Mais, si les circonstances l’exigent, on peut envisager d’utiliser un spécialiste employé par
l’entité auditée à condition  possède la compétence requise, mettre en œuvre des
procédures plus approfondies pour vérifier les conclusions, les méthodes, ou les hypothèses
de ce spécialiste.

2. Les effets des SI sur la réalisation de l’audit


2.1. Sur la planification de la mission

L’auditeur doit considérer l’importance et la complexité des SI.

Il doit prendre en compte lors de la planification des nouveaux risques inhérents et les risques
liés aux contrôles aux traitements informatisés.

 Prise de connaissance des systèmes et l’environnement informatiques

-Prise de connaissance des SI de l’entreprise : l’auditeur doit acquérir une connaissance de


l’environnement informatique et détermine s’il peut influencer l’évaluation des risques.

-Prise de connaissance de l’informatique dans l’entreprise : elle consiste à collecter des


informations sur les SI et les processus informatiques et à conclure leur incidence sur les
procédures d’élaboration des comptes.

La phase de collecte des informations est plus importante la 1ère année ou l’année de
changement avant de pouvoir décider la stratégie.

 Prise en compte des nouveaux risques inhérents


Le risque inhérent est la possibilité que le solde d’un compte ou qu’une catégorie de
transaction comporte des erreurs significatives isolées ou cumulées à des erreurs dans
d’autres soldes ou catégories de transaction, du fait de l’insuffisance de contrôle interne.

Le risque inhérent associé à l’utilisation des nouvelles technologies d’information sont élevés
et ce en raison de leur extrême flexibilité et complexité, de la multiplicité des systèmes en
intégration et de la multiplicité des utilisateurs.

Parmi ces risques :

o Absence de sécurité du système qui permet d’avoir des conséquences sur la fiabilité
des états financiers.
o Absence de contrôle approprié, il existe de personnes situées à l’intérieur ou à
l’extérieur de l’entité aient indument d’accès aux données et aux programmes et les
modifient.
o Erreur humaine dans la conception, la maintenance à cause du niveau de détail
inhérent à ces systèmes.
 Prise en compte des risques liés aux contrôles

Le risque lié aux contrôles est le risque qu’une erreur significative dans un solde de compte
ou dans une catégorie de transactions, isolées ou cumulée à des erreurs dans d’autres soldes
ou catégorie de transaction, ne soit ni prévenue ou détectée et corrigée en temps voulu par les
systèmes comptables et de contrôle interne.

Dans la phase de planification, l’auditeur procède à une évaluation préliminaire du risque lié
au contrôle, cette évaluation doit être fixée à un niveau élevé sauf si l’auditeur :

- Parvient à identifier des contrôles internes appliqués à une assertion particulière et


susceptibles de prévenir ou détecter et corriger une anomalie significative.
- Envisage de réaliser des tests de procédures pour étayer son évaluation.

2.2. Sur les objectifs de contrôle


 Validation des transactions

Les transactions valides et autorisées par la direction soient seulement saisies dans le
système.

Pour la prévention contre les fraudes qui peuvent survenir lors de la saisie et traitement des
transactions non autorisées, il est important de faire des contrôles sur la validité et
l’autorisation.

 L’exhaustivité des inputs

Le contrôle de l’exhaustivité est l’un des contrôles les plus fondamentaux, car, il permet de
s’assurer que chaque transaction a été introduite dans le système pour traitement.

Ce contrôle consiste à s’assurer que :

 Toutes les transactions rejetées sont rapportées et suivies.


 Chaque transaction est saisie une seule fois.
 Les transactions doublement saisies sont identifiées et rapportées.

Parmi les techniques disponibles pour contrôler l’exhaustivité des inputs, nous en citons :

- Le contrôle automatisé du respect de la séquence numérique des différents documents.


- Le rapprochement automatique avec des données déjà saisies et traitées.
 L’exactitude des inputs 

Elle consiste à s’assurer que chaque transaction ainsi que celle générée automatiquement par
les systèmes est enregistrée pour son montant correct dans le compte approprié et à temps.

L’appréciation de ces contrôles se fait par référence aux éléments jugés importants.

Parmi les techniques qui peuvent être utilisées pour contrôler l’exactitude des inputs, nous en
citons :

- Le rapprochement automatique avec les données déjà saisies et traitées.


- Le contrôle de la vraisemblance : pas seulement des données erronées mais douteuses
et nécessitent des investigations supplémentaires.
 Ce type de contrôle est mis en place pour les éléments de données qu’il est souvent
difficile ou non pratique de le contrôler autrement.

Le contrôle de l’exactitude se rattache aux données de la transaction alors que le contrôle de


l’exhaustivité se limite à savoir si la transaction a été traitée ou pas.

 L’intégrité des données

Il s’agit des contrôles permettant d’assurer que les changements apportés aux données sont
autorisés, exhaustifs et exacts.

Ces contrôles sont désignés pour assurer que :

 Les données sont mis à jour et que les éléments inhabituels nécessitant une action sont
identifiés.
 Les données conservées dans les fichiers ne peuvent être changées autrement que par
les cycles de traitements normaux et contrôlés.

Parmi les techniques les plus utilisées :

- La réconciliation des totaux des fichiers.


- Les rapports d’exception : examiner les éléments qui semblent incorrects ou hors
dates.
- Vérification détaillée des données des fichiers : se fait par sondage.
 L’exhaustivité des mises à jour :

Ce type de contrôle est désigné pour s’assurer que toutes les données saisies et acceptées ont
mis à jour les fichiers correspondants.

 L’exactitude des mises à jour :


Dès que les fichiers informatiques sont mis à jour, il est nécessaire de contrôler la nouvelle
entrée pour s’assurer qu’elle est correctement traitée et a correctement mis à jours les bons
fichiers.

 Limitation d’accès aux actifs et aux enregistrements :

Ces contrôles permettent de protéger les actifs et les enregistrements contre les pertes dues
aux erreurs et aux fraudes.

La limitation d’accès : elle est destinée à éviter que des personnes non autorisées puissent
accéder aux fonctions de traitement, d’enregistrement…

Elle vise à :

 Protéger contre les changements non autorisés de données.


 Assurer la confidentialité des données.
 Protéger les actifs physiques : trésorerie, stock…

La séparation des taches : dans un milieu informatisé, le principe de la séparation des taches
incompatibles peut être renforcé par différents types de logiciels destinés à limiter l’accès aux
applications et aux fichiers.

Donc, il est nécessaire d’apprécier les contrôles portant sur l’accès aux informations pour
savoir si la ségrégation des taches incompatibles a été correctement renforcée.

3. L’audit des SI « COBIT »


3.1. Présentation du référentiel :

Définition :

COBIT : Control Objectives for Information and Technology : proposé par l’ISACA, est un
cadre de référence orienté processus de l’audit et de la maitrise du SI.

COBIT propose les meilleures pratiques pour gérer efficacement l’alignement des
technologies dans une logique de maitrise des risques et des investissements.
COBIT est le standard intégrateur du SI de l’entreprise. Il s’adresse à l’ensemble des
directions de l’entreprise.

A qui s’adresse COBIT ?

Le référentiel COBIT pour les managers :

Le référentiel COBIT pour les utilisateurs :

Le référentiel COBIT pour les auditeurs :

 Les auditeurs et les consultants auxquels il propose des moyens d'interventions


reconnus internationalement.

 Besoin de justifier leur opinion sur le contrôle interne auprès du management.


 Besoin d’un cadre de référence.
 Les managers font de plus en plus appel aux auditeurs pour expertise et conseil en
matière de sécurité et de contrôle des technologies d’information.

Finalité :

COBIT est conçu pour être l’outil innovant de gouvernance des TI qui aide  à
comprendre et gérer les risques et les avantages relatifs aux SI

Domaines et processus :
COBIT est structuré selon 34 processus regroupés en 4 domaines :

1. Planification et Organisation
 Stratégie et tactique informatique
 Contribution aux objectifs de l’entreprise
 Planification, communication et gestion
 Organisation adéquate et infrastructure technologique
2. Acquisition et Mise en place
 Mise en œuvre de la stratégie informatique
 Identification, développement et intégration des solutions aux processus de
gestion
 Modification et maintenance des systèmes

3. Distribution et Support
 Sécurité de l’exploitation
 Mise en place des processus de support

4. Surveillance
 Evaluation régulière de tous les processus informatiques
 Conformité aux exigences de contrôle et qualité des contrôles

A noter, La cinquième édition du référentiel propose un nouveau domaine et trois


processus supplémentaires pour mieux encadrer la démarche : Evaluer, diriger et surveiller.

Conclusion

Les TIC ont marqué ces dernières années par l’accélération de leur rythme et l’ampleur de
leur généralisation.

Dans ce contexte, nous avons essayé de présenter les impacts des TIC sur la fiabilité de
l’information financière ainsi que sur la démarche d’audit adaptée par l’auditeur.

Nous avons présenté le référentiel COBIT aussi comme étant un outil qui peut utiliser
l’auditeur pour dégager les risques potentiels engendrés par le système d’information.
Chapitre 3 : L’importance des
technologies de l’information et de la
communication (TIC) dans les missions
d’audit en temps de crise sanitaire
COVID-19
Introduction
La pandémie du COVID-19 a bouleversée à la fois les formes de travail, la production de
biens et services ainsi que les modes de direction et de contrôle des organisations. La survie
de celles-ci dépendra de leur capacité de résilience dans ces périodes de turbulence et
d’anticipation des opportunités nouvelles qui pourraient en découler. 
Alors que le monde cherche par tous les moyens comment ralentir la propagation de la
pandémie du COVID-19, le recours aux nouvelles technologies s’avère d’un potentiel
secours, voire parfois même d’une réelle et nouvelle utilité.

Ainsi, les TIC ont joué évidemment un rôle essentiel dans la limitation de la propagation de
la pandémie dans les cabinets d’audit et ont facilité la communication externe et interne des
auditeurs.

Section 1 : Les principales répercussions du COVID-19 sur les missions


d’audit

1. Impact du COVID-19 :

Les risques de cette pandémie touchent à la fois :

 Capital humain
 Chaine d’approvisionnement
 Flux de trésorerie
 Missions d’audit

L’auditeur externe ou commissaire aux comptes a pour mission de certifier


les états financiers annuels. Il apprécie ainsi la régularité, la sincérité et la fidélité de l’image
donnée du résultat et des flux de trésorerie de l’entreprise ainsi que de sa situation financière
à la clôture de l’exercice. 

Pour parvenir à cet objectif, l’auditeur doit se familiariser avec les principales composantes
organisationnelles de l’entité et identifier à priori les risques pouvant être détectés, afin
d’orienter au mieux l’organisation de l’audit. Il est évident que la crise actuelle affecte le
contrôle interne et aggrave le risque de fraude. 

Réduction du nombre de collaborateurs : affaiblir les mesures de contrôle ou les rendre


inefficaces.

Incapacité d’obtenir les éléments probants.


 Séparation des fonctions, principe clé pour tout système de contrôle interne, peut être
rompue.

Les procédures d’autorisation peuvent aussi être affaiblies et surtout les informations
nécessaires à la gestion opérationnelle ou quotidienne peuvent faire défaut

Toutes ces faiblesses de contrôle interne sont susceptibles d’accroitre le risque de


fraude à travers une présentation frauduleuse des comptes.

Tous ces bouleversements dans l’organisation et le fonctionnement des cabinets d‘audit


exigent le maintien d’une communication continue afin de permettre aux auditeurs de
comprendre pleinement les implications de la crise pour l’entité et cerner sa capacité à
poursuivre son activité dans un avenir prévisible.

Section 2 : La phase de la planification d’une mission d’audit à distance

1. Définition de l’audit à distance

L'audit à distance permet d'effectuer des activités au moment et à l'endroit voulus, qu'il
soit couplé avec des visites de terrain ou entièrement digitalisé. Avec peu ou pas
d'investissements en logiciels et en matériel, l'audit à distance est accessible à tous et se
développe comme un moyen pour les entreprises de gérer et auditer leurs missions.

L’audit à distance est un moyen efficace de tirer profit de la période actuelle.

Avant de commencer, il faut assurer que les points suivants sont pris en compte pour que
l’auditeur puisse mener l’audit à distance dans les meilleures conditions :

 Le meuble principal : un bureau adapté à hauteur réglable, pour protéger son dos
 Des collaborateurs désignés : Le personnel désigné devra être disponible pendant
toute la durée de l’audit.
 Une connexion internet : Une connexion Wifi sera nécessaire pour mener à bien
l’audit à distance.
 Des outils de communication : La disponibilité d’une plateforme afin de faciliter la
communication interne entre les collaborateurs et d’autres outils pour échanger des
informations avec les clients (Whatsapp, ZOOM, Meet, E-mail).
 Une documentation : L’auditeur sera probablement amené à demander d’avoir accès à
de la documentation à l’avance comme tout document nécessaire au bon déroulement
de l’audit.

Les étapes de l’audit à distance sont similaires à celles d’un audit classique. Ainsi que l’objectif est
le même « Fournir une assurance raisonnable que les états financiers ne comportent pas des
anomalies, des fraudes ou des erreurs ».

La seule différence est la manière d’atteindre cet objectif.

2. La planification de la mission à distance :

La planification de l’audit est la phase au cours de laquelle on évalue les facteurs qui
influent sur la probabilité de distorsions importantes des états financiers et on fixe
l’orientation générale de la mission et l’étendu des travaux de vérification à exécuter.

Prise de connaissance Prise en Etablissement


Examen Description du
de l'entité (y compris compte des du plan de
analytique SI de l'entité
SI) risques mission

Pour élaborer un plan d’audit, l’auditeur doit prendre en compte :

- La connaissance des activités de l’entité ;


- La compréhension du système comptable et de contrôle interne y compris le système
d’information ;

- La prise en compte du risque et du seuil de signification ;

- La nature, le calendrier et l’étendue des procédures d’audit.

La compréhension du système d’information :

La prise de connaissance de l’environnement informatique de l’entité nécessite la prise en


compte des domaines suivants dans la définition du contenu du plan de la mission :

- Identifier les principes de gouvernance informatique ;

- Déterminer la responsabilité hiérarchique, l’autorité et la responsabilité d'action


conformément aux principes acceptés de conception de la gouvernance, aux modèles de prise
de décision et à la délégation ;

- Analyser les mécanismes de communication et de production des rapports.

Afin de s’adapter à des situations imprévues comme le COVID-19, l’auditeur est amené à

planifier sa mission d’audit avec les parties prenantes à travers des visioconférences ainsi
qu’à une présentation PowerPoint ou à d’autres supports visuels.

Les auditeurs devraient, autant que possible, faciliter la tâche des collaborateurs en acceptant
d’examiner les informations, quelque soit le format qu’il leur est le plus facile de transmettre.
La possibilité de demander l’accès au système d’archivage électronique où sont
stockées les pièces. Cet accès sera accordé de manière temporaire et ce uniquement pour la
durée de la mission.

Pour l’auditeur, la préparation des entretiens à distance prend davantage de temps. Chaque
auditeur devrait avoir préparé une liste de questions et de points à aborder afin d’obtenir des
compléments d’information.

Ainsi, Les entretiens à distance se déroulent quasiment comme des entretiens en face à face.
Grâce à un certain nombre de technologies facilement disponibles (Microsoft Teams, Skype
et Zoom), il est possible de planifier des visioconférences avec les personnes concernés.

Section 3 : Résumé complet de l’enquête en ligne « L’importance des


technologies de l’information et de la communication (TIC) dans les
missions d’audit en temps de crise sanitaire COVID-19 » (19 réponses)

1. Informations générales

Question 1 : Depuis combien d’années travaillez-vous dans l’audit ?

La plupart des auditeurs (57.9%) qui ont répondu à ce questionnaire ont passé moins de
5 ans dans l’audit.
Question 2 : Quelle(s) formation(s) aux études supérieures avez-vous suivi pour devenir
auditeur (licence ou/et master, autre...) ?

Voici des différentes formations aux études supérieures que les auditeurs ont suivies :

o Licence appliquée en comptabilité


o Maitrise en comptabilité
o Master révision comptable
o Expertise comptable
o Master CCA+DSCG-DEC

Question 3 : Où travaillez-vous actuellement ?

47.4% des auditeurs travaillent dans des cabinets de taille moyenne.

36.8% des auditeurs travaillent dans des petits cabinets.


15.8% des auditeurs travaillent dans des grands cabinets (Big four).

Question 4 : Quelle est votre fonction (vos responsabilités) actuellement ?

Etant donné que la plupart des auditeurs qui répondent à ce questionnaire ont moins
de 5 ans dans l’audit, leurs fonctions et leurs responsabilités sont des auditeurs juniors.

Question 5 : Envisagez-vous de faire toute votre carrière dans l'audit ?

Plus de 50% des auditeurs envisagent de faire toutes ses carrières dans l’audit.

2. Le rôle des technologies de l’information et de communication dans un cabinet


d’audit

Question 1 : Est ce que vous exploitez les TIC afin de communiquer à distance ?
Après avoir reçu les réponses, on assiste à une révolution spectaculaire dans les
technologies de l’information et de la communication, car 94.7% des auditeurs exploitent
ces technologies pour la communication à distance.

Question 2 : Si oui, les échanges envisagés ?

Ces technologies sont utilisées afin de faciliter les échanges de l’information au sein
du cabinet, entre les cabinets des experts et principalement avec les entreprises clientes.
Question 3 : Si non, quelles sont les contraintes et les difficultés quand à l'utilisation des TIC
?

5.3% des auditeurs qui n’utilisent pas les TIC, c’est à cause :

o Contraintes liées au cout


o Contraintes liées aux conditions de travail
o Contraintes liées à la formation
o Limitations quant à la communication pour identifier les besoins du client (inhérent au
télétravail)
o A la culture même du TIC en Tunisie : le tunisien ne forge pas malheureusement
encore une importance à la digitalisation.

Question 4 : Quels sont les moyens utilisés afin de faciliter la communication interne et
externe ?
La plupart des auditeurs utilisent l’Email, Teams et ZOOM afin de simplifier les
échanges des informations internes et externes

Question 5 : Sur une échelle de 0 à 5, dans quelle mesure les collaborateurs sont capables à
mieux répondre aux exigences des outils informatiques ?

Le plus grand nombre des auditeurs ont donné une note de 4 sur la performance et la


compétence des collaborateurs afin de répondre aux exigences des outils informatiques

Question 6 : La communication externe (avec les entreprises clientes) se fait généralement :
Même si nous marquons une large évolution des TIC, les auditeurs ne peuvent pas
exclure la communication en présentielle : 63.2% des auditeurs se communiquent avec ses
clients en présentiel et à distance.

Question 7 : Sur une échelle de 0 à 5, quel est l'importance des TIC pour les cabinets d'audit
en période normale de travail ?

42.1% des auditeurs accordent 3 points à l’importance des TIC en période normale de
travail.

3. L’importance des TIC en période de crise sanitaire COVID-19

Question 1 : Quelles sont les solutions et mesures que vous avez pris pour éviter la fermeture
complète de votre cabinet ?
Dans cette situation exceptionnelle de pandémie liée au COVID-19, 89.5% des
auditeurs ont fait recours au télétravail pour éviter la fermeture complète de ses cabinets.

Question 2 : Pendant la pandémie de COVID-19, est ce que vous avez travaillé à distance ?

En période de pandémie, le télétravail répond à besoin un ponctuel, imprévu. Il s’agit


d’un télétravail exceptionnel d’où 78.9% des auditeurs ont travaillé à distance.
Question 3 : Si non, quels sont les principaux risques provoqués par les cabinets d'audit ?

Tous les cabinets d'audit sont affectés par les conséquences de COVID-19. Parmi leurs
risques, on peut principalement lister les limitations d'activités, fermetures.

Question 4 : Si oui, pouvez-vous nous citer les avantages du télétravail ?


Le télétravail a des vertus évidentes, d’où les auditeurs ont cité principalement :

o Accroissement de l'efficacité des collaborateurs


o Flexibilité
o Augmentation de la compétitivité
o Plus de gain de temps
o Moins de stress engendré par les déplacements
o Réduction des frais de structure du cabinet pour des dépenses comme l’électricité...
o Plus de motivation
o Un gain en autonomie et en responsabilité pour les déplacements

Question 5 : Quelles sont les contraintes et les difficultés du travail à distance ?
Le travail à distance  présente différentes contraintes, en particulier pendant cette
période de confinement, les principales difficultés du télétravail sont :

o Problèmes techniques
o Risques liés à la sécurité
o Isolement des collaborateurs
o Baisse de productivité et difficultés de management et supervision des collaborateurs

Question 6 : Après cette expérience de télétravail forcé, est ce que vous allez intégrer cette
nouvelle méthode à long terme ?
Le télétravail, forcé par le confinement, devient une option regardée et qui pourrait
devenir obligatoire dans de nombreux cabinets d'audit, comme le prouvent la réponse à la
question ci-dessus. , 63,2% des auditeurs intégreront le télétravail à long terme.

Question 7 : Si non, quelles sont les raisons pour ne pas le mettre à disposition ?

Malgré ce revirement assez remarquable: il y a 36.8% des cabinets d’audit qui ne


veulent pas l'envisager pour l'avenir, parmi les principales raisons :

o Aucune raison valable


o Manque de confiance
o Culture du présentéisme
o Travail incompatible avec le profession d’un auditeur
o Réponse oui : mais, mise en place partielle car optimale (2/3j par sem)

Question 8 : Sur une échelle de 0 à 5, quel est l'importance des TIC pour les cabinets d'audit
en période de pandémie ?
En période de crise sanitaire comme le COVID-19, Les TIC jouent effectivement un
rôle essentiel dans les cabinets d’audit, d’où la plupart des auditeurs accordent 5 points à cette
importance.

Conclusion

Dans un environnement en pleine mutation, afin de s'adapter à des situations imprévues,


assurer une continuité d'activité ou limiter les déplacements, l'auditeur interne peut être
amené à la réaliser des missions à distance.

La situation inédite dans laquelle nous met la pandémie de COVID-19 démontre aujourd’hui,
bien mieux que tout ce que je pourrais dire que les TIC sont vitales pour nos cabinets d’audit.

La question qui se pose, est-ce-que les TIC peuvent avoir un impact durable
même après la pandémie ?
Conclusion gé né rale

Ce stage de trois mois que j’ai effectué au sein du cabinet JS Consulting m’a parmi, à travers
les deux missions auxquelles j’ai participé de consolider mes acquis théoriques et de les
confronter au monde professionnel.

Il m’a permet aussi de développer sur le plan personnel vu que grâce à ce stage j’ai pu élargir
mon réseau relationnel à travers des rencontres au sein des entreprises clientes avec lesquelles
j’ai appris à communiquer et améliorer mon sens de l’écoute pour me crée d’éventuel
opportunité au cours de ma vie professionnel future.

Je pense que cette expérience au sein du cabinet JS Consulting m’a offert une bonne
préparation à mon insertion professionnelle car elle fut pour moi une expérience enrichissante
et complète.

Ce stage m’a donc permis de me situer dans un contexte professionnel mais aussi personnel.

En me confortant à l’idée que la réussite d’un projet n’était que le fruit de la motivation et de
l’ambition, même si qu’on a passé par la crise sanitaire COVID-19, cela m’a permis de
mettre l’accent sur l’importance des TIC dans les missions d’audit qui ont permis de réduire
la propagation du virus tout en aidant les auditeurs à poursuivre leurs activités.

Ces TIC ont joué un rôle crucial pour maintenir les cabinets d’audit fonctionnels en période
de confinement et de mise en quarantaine. Elles peuvent avoir même un impact durable après
la pandémie.

Finalement, je tiens à remercier vivement toute l’équipe avec qui j’ai pu travailler tout au
long de ces 3 mois pour leur accueil chaleureux ainsi que mon maitre et encadrant du stage
Mr SASSI Jamel pour son professionnalisme, sa gentillesse et sa pédagogie.
Bibliographie
 Audit : Aida Krichena
 Considérations sur l’audit interne en réponse au Covid-19 Gérer le changement : un
défi sans précédent-Deloitte
 COVID-19 Contrôles internes à l’égard de l’information financière-Deloitte
 COVID-19 : répondre à vos enjeux comptables en temps de crise et préparer l’avenir-
PWC
 Comptabilité financière 2 : Fadhel Jaoua
 Décret 2014-1039 de la réglementation des marchés publics
 Loi n°88-95 du 2 Aout 1988 relatives aux archives
 Mémoire d’expertise comptable en vue de l’obtention du diplôme national d’expert
comptable «  L’audit dans un milieu informatisé : une proposition de démarche
d’audit »
 SIG : Ines Boulifa
 Transformation de la profession d’auditeur externe à travers l’impact du digital
 https://objectif-languedoc-roussillon.latribune.fr/innovation/2020-04-02/les-
nouvelles-technologies-au-chevet-de-la-crise-sanitaire-du-covid-19-844206.html
 https://www.iasplus.com/fr-ca/nouvelles/covid-19/2020/cpab-covid-19-audit-
implications
 https://www.compta-online.com/impact-des-tic-sur-perfermance-des-auditeurs-t5406
 https://www.melchior.fr/synthese/covid-19-quels-sont-les-avantages-et-les-
inconvenients-du-teletravail
 https://www.ifaci.com/formations/atelier-realiser-des-audits-a-distance-classe-
virtuelle/
Table des matiè res
Introduction générale

Chapitre 1 : Présentation du cabinet et déroulementt de stage

Introduction

Section 1 : Présentation du cabinet

1. Description du cabinet
1.1. Fiche
signalétique du cabinet
1.2. Présentation et
description du cabinet
2. Les domaines d’intervention
3. Les entreprises clientes
3.1. Dans le secteur
public
3.2. Dans le secteur
privé

Section 2 : Déroulement de stage

1. Missions d’audit et commissariat aux comptes


1.1. Phase de la prise
de connaissance générale
1.2. Questionnaire de
prise de connaissance
1.2.1. Questionnaire sur cycle achat dans le secteur public
1.2.2. Questionnaire sur la gestion du personnel
1.2.3. Questionnaire sur le classement et archivage
1.3. Rapprochement
bancaire

Conclusion
Chapitre 2 : Les technologies de l’information et ses principaux impacts sur l’audit

Introduction

Section 1 : Les technologies de l’information

1. L’information et l’entreprise
1.1. L’information
1.1.1. Définition
1.1.2. Les principaux déterminants d’une information pertinente pour la prise de
décision
2. Le système
2.1. Définition
3. Généralités sur les SI
3.1. Définition
3.2. Les composantes
d’un SI
3.3. Les fonctions
d’un SI
3.4. Les qualités

Section 2 : Les principaux impacts des SI sur l’audit

1. L’impact des SI sur les aptitudes et les compétences nécessaires de l’auditeur


1.1. La formation des auditeurs aux techniques informatiques
1.2. La composition d’une équipe mixte
1.3. Le recours à des spécialistes externes
2. Les effets des SI sur la réalisation de l’audit
2.1. Sur la planification de la mission
2.2. Sur les objectifs de contrôle
3. L’audit des SI « COBIT »
3.1. Présentation du référentiel
3.2. Domaines et processus
Conclusion
Chapitre 3 : L’importance des TIC dans les missions d’audit en temps de crise sanitaire
COVID-19
Introduction
Section 1 : Les principales répercussions du COVID-19 sur les missions d’audit
1. Impact du COVID-19

Section 2 : La phase de la planification d’une mission d’audit à distance

1. Définition de l’audit à distance


2. La planification de la mission à distance

Section 3 : Résumé complet de l’enquête en ligne « L’importance des TIC dans les missions
d’audit en temps de crise sanitaire COVID-19 » (19 réponses)

1. Informations générales
2. Le role des TIC dans un cabinet d’audit
3. L’importance des TIC en période de crise sanitaire COVID-19

Conclusion

Conclusion générale

Bibliographie

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