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SOMMAIRE

I-Introduction 

II- Présentation de la société SONELGAZ 

III-Présentation de la centrale de Jijel 

IV- Les auxiliaires de la centrale 

V-Turbomachine
VI- La turbine
VII- Rendement de la turbine

conclusion

REMERCIEMENTS
Au terme de ce travail, nous tenons à remercier tout d’abord ALLAH pour
nous avoir éclairé notre vie, renforcé notre courage pour achever notre formation et
atteindre nos objectifs dans les meilleures conditions.

Nous tenons à exprimer notre profonde gratitude à notre enseignant Monsieur


TAPTI Zahir et leur collègue Monsieur KESSASSERA Rachid Ingénieur et chef
d’exploitation, ainsi que tout le personnel de l’Entreprise SONELGAZ qui travailler
dans la centrale de Jijel pour nous avoir guidés lors de la réalisation ce travail et
pour son soutien et son écoute.

I-Introduction :
L'énergie électrique est sans conteste l'une des formes d'énergie les plus utilisées
de nos jours. Depuis sa première production au XVII" siècles elle a marqué de façon
considérable le mode de vie des hommes et est devenue l'une des sources d'énergie les
plus courantes dans la vie quotidienne. Ses domaines d'applications sont nombreux et
elle est préférée à beaucoup d'autres. D’une pan parce que pas, ou peu polluante et
aussi parce qu'elle s'est révélée être l'une des formes les plus faciles à produire.
I1 existe en effet différents moyens de production de j'énergie électrique. Dans
les centrales hydroélectriques par exemple on utilise à la source l'énergie hydraulique
qui sen à produire de l'énergie mécanique convertie par la suite en électricité. Dans les
centrales thermiques, C’est l'énergie calorifique qui est utilisée pour produire de
l'énergie cinétique, loque Ile sera convertie en énergie mécanique, puis en énergie
électrique.
Les centrales les plus répandues dans le monde (plus de 64%) sont Les centrales
thermiques à flamme comme celle de JIJEL, car le gaz, le charbon ou le fioul qu’elles
utilisent, comme combustibles, sont des ressources naturelles abondantes. ces
centrales constituent pour l’un des moyens les plus efficaces pour faire face aux
variations de demande d’électricité, et notamment aux pics de consommation.
Flexibles et réactives, elles sont capables de produire de l’électricité très rapidement
et peuvent donc être sollicitées à tout moment.

II- Présentation de la société SONELGAZ :


La société nationale SONELGAZ est le monopole de gestion de l’énergie
électrique dans notre pays. Elle est née de l’ancienne Société Publique De l’Electricité
et du Gaz d’Algérie en 1968.

Actuellement, la SONELGAZ assure la production, le transport, la distribution,


l’ingénieriste et des travaux de réalisation de certains projets d’électricité et de gaz sur
le territoire national tout en visant à répondre de manière régularisée, sûre et
permanente aux besoins réclamés par l’immense clientèle

III-Présentation de la centrale de Jijel :

La centrale de JIJEL est située au bord de la mer méditerranée, elle est implantée à
10 km à l’est de chef lieu de wilaya à proximité : du port de DJENDJEN , L’aéroport
FARHAT ABBAS et de La route nationale 43.
La centrale de JIJEL est une centrale thermique à flamme fonctionne grâce à la
combustion de gaz naturel ou de fuel dans une chaudière à vapeur. La chaleur des gaz
de fumées et des flammes sert à chauffer la tuyauterie de la chaudière et transforme
progressivement l'eau qui y circule en vapeur. Les gaz de fumées s’échappent par la
cheminée. La vapeur fait tourner la turbine à vapeur, qui à son tour entraîne
l’alternateur pour produire l’électricité. Le transformateur élève la tension du courant
produit, avant qu’il ne soit injecté dans le réseau de transport.

Schéma de principe du fonctionnement d’une centrale thermique à flamme

Cette centrale est composée principalement de 3 groupes chacun ayant une puissance
nominale de (210 MW).
IV- Les auxiliaires de la centrale :
Avant d'être utilisée pour la chaudière dans des conditions extrêmes de
température et de pression, l'eau de mer est préalablement dessalée et déminéralisée
puis conditionnée de sorte à obéir pour respecter les normes strictes d’exploitation.

Les auxiliaires généraux (communs pour tous les groupes) de la centrale


thermique de Jijel Sont les suivants :

1- Station de dessalement : production eau dessalé

- Méthode du multiflash :

C’est un procédé développé dans les années 70. Il est aujourd’hui le procédé le
plus utilisé au monde. L’intérêt du multi flash réside dans son faible coût énergétique.
En effet, plus la pression est basse, plus la température à laquelle l’eau passe à l’état
gazeux est faible.

La MSF est actuellement la méthode la plus utilisée pour les stations de haute


capacité. Elle fonctionne selon le principe suivant : les tuyaux en serpentin passant par
chaque compartiment ont deux fonctions, condenser la vapeur obtenue grâce à la
différence de pression et préchauffer (grâce à cette même vapeur) l'eau de mer
contenue dans ces tuyaux. 
   Le grand inconvénient de la MSF est qu'elle demande d'importants flux d'eau de
mer et une force de pompage importante.

- l’osmose inverse :

Le phénomène d'osmose est un principe naturel : si deux solutions aqueuses ayant


une concentration saline différente sont séparées par une membrane, la solution la
moins concentrée en sel va spontanément passer vers la plus concentrée.

Si on applique une pression sur la solution concentrée, la quantité d'eau transférée


par osmose diminue. Lorsque la pression est suffisante, le flux de transfert va
s'annuler, on définit ainsi la pression osmotique. Une augmentation de la pression au-
delà de ce flux va se traduire par un flux d'eau inversé de la solution concentrée vers
la solution diluée ce qui définit l'osmose inverse.

Le traitement membranaire reproduit le phénomène d'osmose inverse : lorsque


l'eau de mer est poussée grâce à une très forte pression (entre 50 et 80 bars) à travers
une membrane, le sel et les impuretés sont piégées par la membrane et seules les
molécules d'eau peuvent la traverser, fournissant de l'eau douce. Le diamètre des
pores des membranes d'osmose inverse sont de l'ordre du millième de micromètre (un
micromètre : 1 millième de mètre).
Nombre d’unités de dessalement dans la centrale : 4 unités MSF + 2 Unités
OSMOSE inverse

2- Station de déminéralisation : Production eau distillé

Principe de l’échange d’ions

- Les échangeurs d’ions ou résines échangeuses d’ions, sont des composés


solides insolubles disposant au sein de leur structure d’ions mobiles fixés sur
le squelette de base par l’intermédiaire de “groupements fonctionnels’’.
- Les résines échangeuses d’ions sont caractérisées par leur affinité vis-à-vis
des cations ou des anions.
- L’association des résines dites cationiques et anioniques dans un même
chaînage, permet d’obtenir de l’eau déminéralisée.
- En phase d’épuisement, la résine cationique sous forme H+ fixe les cations de
l’eau, ceux-ci sont Remplacés par les ions H+ libérés par la résine cationique.
- Il en est de même pour les résines Anioniques vis-à-vis des anions. Dans ce
cas les anions fixés par la résine, sont remplacés par les ions OH- libérés par la
résine anionique.
- En fin de cycle, lorsque les résines sont saturées, il faut procéder à leur
régénération à l’aide d’acide Pour la résine cationique, et à l’aide de soude
pour la résine anionique.

- Le Lit Mélangé met en œuvre un seul réservoir chargé d’un mélange de résine
cationique forte régénérée sous forme H+ et de résine anionique forte
régénérée sous forme OH-, Les lits mélangés permettent d’obtenir des fuites
ioniques extrêmement faibles, c'est-à dire: Des eaux dont le pH est très proche
de 7, des teneurs en silice dissoute inférieures à 10 μg/litre et une conductivité
comprise entre 1 et 0,055 μs.

- Constitué d’un corps en polyester ou en acier ébonite, la gamme permet de


traiter des débits : Normal : 65m3/h – Max : 120m3/h pour chaque chaîne.
- Nombre de chaînes : 02
3- Station de l’électrolyse:

L’hydrogène est produit par électrolyse de l’eau.qui est l’une des technologies les
plus anciennes et maîtrisées, L’hydrogène est donc produit sur le site par un
électrolyseur qui décompose l’eau en hydrogène et en oxygène selon les réactions
suivantes :

- à la cathode (négative) 4 H + 4 e- 2 H2
- -
- à l’anode (positive) 4 OH + 4 e O2 + 2 H2O
- soit globalement 2 H2O 2 H2 + O2

Une fois redressé, le courant continu parcourt des électrodes (anode et cathode)
placées dans une solution alcaline. L'oxygène est rejeté dans l’atmosphère et
l'hydrogène est purifié dans un "déoxy-sécheur" (qui élimine les traces d'oxygène et
de vapeur d'eau). On obtient ainsi un hydrogène de haute pureté. Le rendement global
est d'environ 65% compte tenu des consommations des auxiliaires (pompes,
redresseur, échangeur).

4- Station de d’air comprimé : pour nettoyage le circuit de


refroidissement et commande des vannes pneumatiques.
5- Poste de détente de gaz naturel: fourniture de combustible
principal (énergie primaire).
6- Station de stockage de fuel : est le combustible de réserve.
7- Station de diesel : Alimentation des équipements indispensables
en cas du black-out.
8- Station d’électro chloration :
Au niveau de la station de pompage eau de mer, après les tambours filtrants on
prélève l’eau de mer avec deux pompes qui la refoule à travers deux unités d’électro
chloration pour la production de l’hypochlorite (Nao Cl).

La concentration d’hypochlorite est fonction du courant fixé au redresseur ;


l’injection d’hypochlorite se fait en continu au niveau de la station de pompage, par
deux pompes pour combattre les micro-organismes se trouvant dans l’eau et éviter
leur prolifération au niveau de la galerie d’amenée, les filtres mécaniques et les demi-
condenseurs.

9- chaudière auxiliaire : Production de vapeur lors du démarrage


primaire (tous les groupes sont à l’arrêt).

V-Turbomachine
Une turbomachine est une machine tournante qui réalise un transfert d’énergie
entre son arbre propre, et un fluide en mouvement. Ce transfert peut s’effectuer dans
les deux sens :
- une récupération de l’énergie du fluide sur l’arbre de la machine (fonction
réalisée par les machines de type turbine) ;
- une augmentation de l’énergie du fluide par fourniture d’énergie mécanique
sur l’arbre de la machine (fonction réalisée par les machines de type
compresseur, ventilateur, pompe…).

 Récupération de l’énergie d’un fluide (turbines)


- liquide : récupération d’énergie potentielle hydraulique (barrages,…)
- gaz : turbines de dentiste, turbocompresseurs, turbopompes, …
- turbines associées à d’autres éléments (compresseurs, chambres de
combustion,…) pour la production d’énergie mécanique, ou pour la propulsion
en aéronautique.
 Compression de gaz (compresseurs)
- fonction qui se présente dans des domaines très diversifiés : industrie
chimique (pression de réaction), industrie pétrolière (extraction du pétrole), ou
simplement création d’air comprimé.
- compresseurs associés à d’autres éléments (turbines, chambres de combustion,
…) pour la production d’énergie mécanique, ou pour la propulsion en
aéronautique.
 Transport de fluide
- élévation : fournir une énergie pour vaincre le champ gravitationnel (pompes)
- transport horizontal : apport périodique d’énergie au fluide pour vaincre les
pertes de charges (boosters)
 Ventilation
 Production d’énergie mécanique à partir d’une source de chaleur
- Production réalisée par des turbines à gaz ou des turbines à vapeur. Ces
machines associent dans un cycle thermodynamique turbines, compresseurs,
sources de chaleur, refroidisseurs,…Puissance variant de quelques kW à
plusieurs dizaines de MW.
- Production d’énergie électrique (aérospatiale, avions, chars, réseau nationale,
…)
- Production d’énergie mécanique : entraînement d’hélice de bateau, d’avion
(turbopropulseur), de rotor d’hélicoptère …
- Turbines à vapeur essentiellement destinées à la production de forte puissance
d’énergie électrique dans les centrales thermiques.

VI- La turbine :
La turbine transforme l’énergie thermique disponible de la vapeur provenant de la
chaudière en un mouvement de rotation de l’arbre. Le travail mécanique produit sert à
entrainer l’alternateur.

Coupe d’une turbine

Les turbines à vapeur se classent deux grandes catégories souvent combinées


dans une même machine:

*) Les turbines à action : dans lesquelles la détente se fait uniquement dans


les aubages fixes ; Elles sont bien adaptée aux étages à forte pression et se prêtent
mieux à la régulation de débit ; Leur construction est plus coûteuse et réserve leur
emploi aux premiers étages de la turbine.

*) Les turbines à réaction : dans lesquelles la détente est répartie entre les
aubages fixes et mobiles. Le degré de réaction est défini par la répartition de la détente
entre les aubages. Elles se prêtent mieux aux étages à basse pression et leur coût est
plus faible.
Constitution et fonctionnement

La turbine est une machine à une ligne d’arbre composée de corps HP, MP et BP.les
rotors de la turbine et de l’alternateur sont accouples rigidement.il sont en acier
forge.la vitesse nominale de la turbine et de 3000 tr/min.

Le corps HP est équipé d’un étage de réglage pour régulation par groupes de tuyères,
soupapes de réglage, des clapets de nom retour pour empêcher le reflux de vapeur
chaude du resurchauffeur ver le corps HP

La vapeur resurchauffée est admise un corps MP après avoir franchi des ensembles
combines vanne d’interception-soupape moderatrice.des gaines de liaison relient le
corps MP au corps BP.des soutirages de vapeur sont prévus en plusieurs endroits de la
turbine

Corps HP Corps MP Corps BP

Entrée Sortie Entrée Sortie Entrée Sortie

Pression (bars) 127,5 26,7 23,4 1,25 1,25 0.0527

Température (°C) 540 329 540 174 174 40

Caractéristiques pour la pleine charge

Chaque corps est constitué des éléments suivants :

Les aubages (ailettes) distributeurs : Leur fonction est de transformer la chute de


chaleur en énergie mécanique leur conception doit assurer les pertes les plus réduites
mais aussi doit leur permettre de résister à l’influence du fluide en mouvement, à la
température élevée et aux contraints développées avec le maximum de sécurité.

Les aubages de l’étage de réglage : ils constituent la roue CURTISS


Les aubages des étages suivants : ils varient selon le type de turbine (à action ou à
réaction), Ils sont fixés sur des diaphragmes

Les diaphragme :Ce sont des disques en deux pièces, à joint diamétral, portant les
aubages distributeurs à leur périphérie. On les réalise soit en fonte ou acier moulés,
soit en tôle soudées

Les aubages mobiles :

Une ailette mobile comporte trois parties


,le pied qui assure la liaison avec le disque ou le tambour -
-le corps qui reçoit l'action du fluide,
-la tète liée généralement aux ailettes voisines.

Les garnitures d’étanchéité : Le système consiste à créer des étranglements


laminant le débit de fuite Leur objet est de limiter les pertes par les fuites qui se
produisent au passage des éléments mobiles dans les parties fixes de la machine,
d'une région de pression élevée à une région de moindre pression.
L’enveloppe : C’est la partie qui entour l’élément rotatif de la turbine et qui supporte
les parties fixes de distribution de vapeur, Le carter (enveloppe) est en deux parties
séparées horizontales

Enveloppe Haut (externe et interne).

Enveloppe bas (interne et externe).

Les paliers : Ils supportent le rotor de la turbine tout en assurant sa concentricité et


son lignage. Ils sont de type à coussinets lisse avec revêtement antifriction, graissage
par circulation d’huile sous pression. Le palier est constitué principalement d’un
boîtier (chaise palier) et du coussinet. Ils existent à déferont types (paliers glissants,
paliers fixes..).
L’accouplement : Les accouplements rigides sont les plus simple et les plus sûr, ils
n’exigent aucun graissage, ne présentent aucune usure, sont exécutable en n’importe
quelle grandeur et sont les plus couramment employés

Disposition des paliers et accouplement

Le vireur : Le vireur a pour rôle de faire tourner l’arbre de la turbine avant le démarrage
et à l’arrêt pour soit pour un refroidissement (à l’arrêt) ou pour un échauffement (au
démarrage) afin de prévenir une déformation du rotor. Il existe différents types électrique,
hydraulique , Vireur à embrayage et cliquet. La ventilation est assurée par les aubages
pendant la rotation de manière à assurer un équilibre thermique entre les différentes parties de
la turbine. L’opération de virage au démarrage est précédée d’un soulèvement de la ligne
d’arbre afin de réduire le couple de démarrage. Le vireur est situé au niveau d’un palier, le
plus souvent en bout d’arbre dans le palier de commande.
. Boites étanches :

Les boites étanches sont des garnitures à labyrinthes qui sont parcourues axialement
par la vapeur. Au niveau des sorties du rotor ou traversées d’arbres la vapeur risque de sortir
le long de l’arbre (fuites externes). Ces garnitures ou labyrinthes ont pour but de réduire les
fuites. Ils sont constitués de lamelles en acier introduites de part et d’autre dans la partie
mobile et partie fixe. Les labyrinthes sont insuffisantes pour assurer une étanchéité parfaite,
alors de la vapeur dite vapeur de brassage est introduite pour s’opposer aux fuites
efficacement. Pour certains corps BP, on trouve des labyrinthes uniquement dans la partie
fixe.

Le poste d’eau  (auxiliaires de la turbine) :

C’est l’ensemble des équipements placés entre l’échappement baisse pression


de la turbine et l’entrée de générateur de vapeur (économiseur). Il est constitué par:

Condenseur : est un échangeur de chaleur traversé par l’eau de mer qui représente
la source froide du cycle thermodynamique conditionné par le vide dans l’enceinte où
se condense la vapeur provenant de l’échappement du corps BP.

Pompe d’extraction : 1ere et 2eme étages pompe l’eau condensée vers la bâche
alimentaire en passant par le poste de purification turbine et les réchauffeurs basse
pressions, l’éjecteur, le condenseur de buées à éjecteur et le condenseur de buées sans
éjecteur.

Dégazeur :

 -assurant un dégazage physique de l’eau d’extraction (extrait les gaz dissout par
pulvérisation pour empêcher toute oxydation ou corrosion).

-assurant une protection pour les installations du poste d’eau et la chaudière


contre les corrosions.

Les pompes alimentaires : Elles assurent l’alimentation en eau dégazé le ballon de


la chaudière via les réchauffeurs hauts pression. Elles sont en nombre de trois.
Des réchauffeurs haute et basse pression : sont des échangeurs de chaleur
utilisant la vapeur de soutirage de corps HP et MP/BP pour chauffer l’eau
d’alimentation du ballon chaudière et augmenter le rendement du cycle.

Mode de réglage de la turbine


Pour adapter la puissance d’une turbine, à vitesse constant, à la demande de la
machine réceptrice on utilise l’un des deux modes de réglage suivants :

1)- variation de pression à l’admission que l’on peut obtenir soit :

* Par laminage dans la soupape d’admission,

* Soit par variation de pression aux chaudières.

2)-Variation du nombre des tuyères actives à l’admission la premier roue (réglage par
admission partielle).

Surveillance de la turbine
Outre les capteurs et indicateurs de pression, de température, de vitesse
et de position des robinetteries, le système de surveillance de la turbine
comprend des équipements permettant de mesurer et d’indiquer les
paramètres suivants :
- dilatations absolues mesurées sur les corps de paliers avant et
arrière du corps HP
- dilatation différentielles entre la ligne d’arbre et les corps de la
turbine mesurée en différents points
- vibrations absolues des corps de paliers mesurées sur tous les corps
de paliers de la turbine
- vibrations relatives de l’arbre mesurées sur tous les corps de paliers
de la turbine
-

Schéma représentatif des différentes parties de la turbine

1 Cylindre HP
2 Cylindre MP
3 Cylindre BP
4 Paliers d’appui
5 Palier d’appui – axial
6 Accouplement des rotors HP, MP
7 Endroits d’appui des moteurs des corps de la turbine sur les corps des palies par
les clavettes transversales
8 Capteur de l’allongement relatif du rotor HP
9 Capteur de l’allongement relatif du rotor MP
10 Capteur de l’allongement relatif du rotor BP
11 Point fixe de la turbine
12 Appuis glissants
13 Indicateur de l’allongement absolus du cylindre MP et la partie BP
14 Indicateur de l’élargissement absolu des cylindres HP et MP
15 Capteur du déplacement axial
-

Alimentation en huile
Un circuit d’huile commun est prévu pour le graissage, le
refroidissement des paliers, la commande et régulation , la
manœuvre des servo-moteurs réglantes hydraulique et dispositifs de
sécurité et de protection ainsi que l’entrainement du vireur
hydraulique.la pompe principale entrainée par l’arbre de la turbine,
aspire l’huile dans la cuve a huile. Les pompe de secours assurent
l’alimentation en huile pendant les démarrages et les mises à l’arrêt,
en virage et en cas de défaillance de la pompe principale

Pompe atelée

VII- Rendement de la turbine

Objectif de calcul du rendement :

Le but de détermination du rendement thermique d’une turbine à vapeur et des


installations comportant des turbines est de vérifier les données par le constructeur en
ce qui concerne :

(a) Le rendement thermique de l’installation ou sa consommation spécifique de


chaleur ;
(b) Le rendement thermodynamique de la turbine ou sa consommation spécifique
de vapeur ou la puissance aux conditions de débits de vapeur spécifiques ;
(c) Le débit maximal de vapeur ou la puissance maximale.
Les calculs peuvent également comporter toutes les mesures nécessaires pour
effectuer les corrections suivant les conditions de contrôle des résultats.

Rendement thermique :

Pour une turbine de centrale électrique avec réchauffage de l’eau alimentaire,


le rendement thermique est le critère le plus significatif. Il se définit comme étant le
rapport entre la puissance fournie par la turbine et la chaleur fournie au cycle à partir
de sources externes.

p
ηt =
∑ ( m j . Δh j )
¿
m j  : Sont les débits masse des fluides auxquels la chaleur est ajoutée.

Δh j  : Sont les élévations d’enthalpie spécifique qui en résultent.


Dans chaque cas, il faut définir un cycle thermique auquel on se réfère pour
définir et interpréter les calculs. Il doit être aussi simple et aussi proche que possible
de la configuration du cycle qui sera réalisé pour effectuer les calculs.

Pour une turbine à simple resurchauffe et réchauffage de l’eau d'alimentation,


une définition pratique du rendement thermique est :

pb
ηt = ¿ ¿
m 1 . (h1 −h1l )+m3 ( h3 −h2 )
¿

Tout flux de chaleur ajouté ou retranché au cycle, par l’eau d’appoint mm ,


¿

l’eau de désurchauffe m ir , la vapeur prélevée pour alimenter le réchauffeur d’eau


par exemple, doit être pris en compte dans le dépouillement par une correction
appropriée du résultat de calcul. Les pertes non prises en compte ne sont pas incluses
dans la définition.

Pour limiter l’importance des corrections, il peut être judicieux d’inclure dans
le calcul, par des termes supplémentaires, des débits importants en masse ou en
chaleur contenue qui existent dans le cycle pour des raisons techniques.

Consommation spécifique de chaleur :

Traditionnellement la consommation spécifique a été utilisée et l’est toujours


dans le même but que le rendement thermique, qui est exclusivement appliqué dans
ces règles.

Dans un système cohérent d’unités (SI) :

1
Cs=
ηt
La consommation spécifique de chaleur ainsi calculée s’exprime en kW/kW =
kJ/kW.s = 1. Les valeurs de consommation spécifique de chaleur exprimées avec
d’autres unités peuvent être facilement converties en valeurs de rendement thermique
par des formules appropriées.

Rendement thermodynamique :

Pour une turbine recevant la totalité de la vapeur dans un seul état initial et
l’évacuant à une pression inférieure (turbine à contre – pression ou à condensation
sans réchauffage de l’eau alimentaire et sans resurchauffe) le rendement
thermodynamique est la mesure la plus appropriée de la performance. Il est définie
comme étant le rapport entre la puissance fournie par la turbine et la puissance
isentropique (produit du débit de masse de vapeur et de la chute d’enthalpie qui serait
obtenue pour une détente isentropique entre les conditions initiales de vapeur et la
pression à l’échappement).

p
ηtd = ¿
m Δh S
Correction du rendement thermique ou thermodynamique :

Si durant le calcul, certaines des conditions de fonctionnement visées différent


des conditions de référence, il faut corriger le rendement thermique (ou
thermodynamique) ou la consommation spécifique de chaleur ou la consommation
spécifique de vapeur avant de faire la comparaison avec ceux de références. Pour
maintenir la correction à une valeur minime, il faut que les conditions de
fonctionnement pendant le calcul soient aussi proches que possible des conditions
spécifiques pour les paramètres de fonctionnement les plus importants.

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