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IHEC
CES DE REVISION COMPTABLE
NORMES COMPTABLES

IAS 33
RESULTAT PAR ACTION

I. OBJECTIFS ET CHAMP D’APPLICATION

1. Objectifs

‰ L’objectif de IAS 33 est de prescrire les principes de détermination et de présentation du


résultat par action pour améliorer les comparaisons des performances entre différentes
sociétés sur la même période et entre différentes périodes pour la même société.

‰ Le résultat par action est la part du bénéfice ou de la perte attribuable à chaque action
ordinaire. Par souci de simplification, l’expression « résultat par action » est utilisée dans
IAS 33, car elle s’entend à la fois du bénéfice ou de la perte par action. Dans les états
financiers, il est courant de parler de bénéfice par action ou de perte par action, selon le cas.

‰ Les chiffres de résultat par action sont probablement les données comptables de synthèse les
plus publiées (particulièrement par les sociétés dont les actions sont cotées). Une des raisons
de cette popularité est que l’on y voit une information utile à la prévision des dividendes
futurs par action et des cours futurs par action. Ils sont également perçus comme pertinents
dans l’évaluation de l’efficacité de la direction et de la politique de dividendes.

Les investisseurs accordent beaucoup d’importance à la rentabilité d’une société. Ce qui fait
la valeur d’un titre, ce sont les flux monétaires que l’on pense en retirer. Lorsque l’on achète
une action, ce que l’on achète en fait, c’est un droit sur l’ensemble de ses dividendes futurs.
Le bénéfice que réalise une société n’a d’importance pour l’investisseur que dans la mesure
où il se traduit tôt ou tard par un dividende ou une augmentation de valeur (gain sur capital)
au moment de la revente.

Les investisseurs actuels et éventuels utilisent le résultat par action pour évaluer les
performances passées et actuelles de la société, afin de tenter de prédire ses performances
futures et de prendre la décision de conserver, d’accroître ou de réduire leur participation
dans la société.

Il existe un lien étroit entre le cours d’une action ordinaire sur le marché boursier et le chiffre
du résultat par action en circulation. Ainsi, en établissant le ratio cours – bénéfice (le cours
de l’action divisé par le bénéfice par action), les investisseurs tentent de déterminer si le
cours de l’action est raisonnable ou si, au contraire, il est trop élevé ou trop faible.

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2. Champ d’application

‰ Sociétés dont les actions sont cotées

IAS 33 doit être appliquée par les sociétés dont les actions ordinaires ou les actions
ordinaires potentielles sont cotées et par les sociétés qui sont dans un processus d’émission
d’actions ordinaires ou d’actions ordinaires potentielles sur des marchés organisés.

Lorsque les états financiers individuels de la mère et les états financiers consolidés du
groupe sont à la fois présentés, les informations demandées par IAS 33 ne doivent être
présentées que sur la base des informations consolidées. Les utilisateurs des états financiers
d’une mère sont généralement intéressés par les résultats du groupe dans son ensemble et
ont besoin de les connaître. Une société mère qui choisit de communiquer son résultat par
action d’après ses états financiers individuels doit présenter cette information uniquement
dans son compte de résultat individuel (et non dans ses états financiers consolidés).

‰ Sociétés dont les actions ne sont pas cotées

Une société dont ni les actions ordinaires ni les actions ordinaires potentielles ne sont cotées
mais qui présente un résultat par action doit le calculer et fournir des informations sur ce
résultat par action conformément à IAS 33.

Une société dont ni les actions ordinaires ni les actions ordinaires potentielles ne sont
cotées n’est pas tenue, en IFRS, de fournir des informations sur le résultat par action.
Toutefois, la comparabilité de l’information financière entre entités est maintenue si la
société qui choisit de fournir des informations sur le résultat par action le calcule
conformément aux principes exposés dans IAS 33.

‰ Système comptable des entreprises en Tunisie

Le § 83 de la 1ère partie de la norme NCT 1 prévoit que les notes doivent renseigner les
utilisateurs des états financiers sur la détermination du résultat par action.

Le système comptable des entreprises en Tunisie n’a pas précisé le champ d’application, les
modalités de calcul, les règles de présentation et les informations à fournir en matière de
résultat par action.

II. RESULTAT DE BASE PAR ACTION

‰ Le résultat de base par action correspond à la part du bénéfice ou de la perte attribuable


aux porteurs d’actions ordinaires de la société mère et, s’il est présenté, au résultat des
activités poursuivies attribuable à ces porteurs de capitaux propres.

Une action ordinaire est un instrument de capitaux propres qui est subordonné à toutes les
autres catégories d’instruments de capitaux propres.

Les actions ordinaires ne participent au résultat de la période qu’après les autres catégories
d’actions telles que les actions préférentielles. Une société peut avoir plus d’une catégorie
d’actions ordinaires. Les actions ordinaires de la même catégorie ont les mêmes droits à
recevoir des dividendes.

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Une action préférentielle est une action comportant des droits prioritaires par rapport à
ceux rattachés à une action ordinaire. Pour déterminer si des actions sont des actions
ordinaires ou des actions préférentielles, il faut tenir compte des droits que comportent les
actions par rapport au résultat, et non pas de l’appellation légale des actions.

Les articles 350 et 351 du code des sociétés commerciales en Tunisie prévoient que les
titulaires d’actions à dividende prioritaire sans droit de vote ont droit à un dividende
prioritaire qui ne peut être inférieur à un pourcentage du capital qu’ils ont libéré, à
déterminer lors de l’émission, ni inférieur au premier dividende au cas où il est prévu par les
statuts de la société.

Les actions à dividende prioritaire sans droit de vote ne peuvent donner droit au premier
dividende. Le dividende prioritaire est prélevé sur le bénéfice distribuable avant toute autre
affectation. En cas d’insuffisance du bénéfice distribuable, celui-ci doit être partagé à
concurrence entre les titulaires d’actions à dividende prioritaire sans droit de vote. Le
reliquat est reporté sur l’exercice suivant et s’il y a lieu sur les exercices ultérieurs. Ce
reliquat est servi avant le paiement de dividende prioritaire au titre de l’année en cours.

Lorsque les bénéfices distribuables permettent d’assurer la distribution au profit de tous les
actionnaires d’un dividende qui dépasse le dividende prioritaire fixé par les statuts de la
société, l’action à dividende prioritaire sans droit de vote confère à son titulaire la même
part de bénéfice que confère une action ordinaire.

‰ Le résultat de base par action doit être calculé en divisant le résultat attribuable aux
porteurs d’actions ordinaires de la société mère (le numérateur) par le nombre moyen
pondéré d’actions ordinaires en circulation (le dénominateur) au cours de la période.

1. Résultat – de base

‰ Pour le calcul du résultat de base par action, les résultats attribuables aux porteurs
d’actions ordinaires de la société mère doivent être (i) le résultat découlant des activités
poursuivies et (ii) le résultat de la période, attribuables à la société mère, ajustés des
montants après impôt des dividendes préférentiels, des écarts résultant du règlement des
actions préférentielles, et d’autres effets similaires d’actions préférentielles classés en
capitaux propres.

Pour le calcul du résultat par action basé sur les états financiers consolidés, le résultat
attribuable à la société mère fait référence au résultat consolidé (du groupe) ajusté pour tenir
compte des intérêts minoritaires.

Le montant après impôt des dividendes préférentiels qui est déduit du résultat de la période
est :
(a) le montant après impôt de tout dividende préférentiel sur des actions préférentielles à
dividende non cumulatif décidé au titre de la période ; et
(b) le montant après impôt des dividendes préférentiels de la période sur des actions
préférentielles à dividende cumulatif, que ces dividendes aient ou non été décidés. Le
montant des dividendes préférentiels pour la période n’inclut pas le montant des
dividendes préférentiels revenant aux actions préférentielles à dividende cumulatif,
versés ou décidés au cours de la période au titre de périodes antérieures.

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Les actions préférentielles peuvent faire l’objet d’un rachat par voie d’offre publique d’achat
aux porteurs, émise par la société. L’excédent de la juste valeur de la contrepartie versée sur
la valeur comptable des actions préférentielles représente un rendement pour les porteurs
des actions préférentielles, et une réduction du résultat non distribué pour la société. Ce
montant est déduit pour calculer le résultat attribuable aux porteurs d’actions ordinaires de
la société mère.

Une société peut déclencher la conversion anticipée d’actions préférentielles convertibles en


actions ordinaires et ce, en apportant des modifications favorables aux modalités initiales de
conversion ou en payant une contrepartie complémentaire. L’excédent de la juste valeur des
actions ordinaires émises ou d’une autre contrepartie payée sur la juste valeur des actions
ordinaires susceptibles d’être émises d’après les modalités initiales de conversion constitue
un rendement pour les actionnaires préférentiels, et doit être déduit pour calculer le résultat
attribuable aux porteurs d’actions ordinaires de la société mère.

Tout excédent de la valeur comptable des actions préférentielles sur la juste valeur de la
contrepartie payée en règlement de celles-ci est additionné lors du calcul du résultat
attribuable aux porteurs d’actions ordinaires de la société mère.

2. Par action – de base

‰ Pour le calcul du résultat de base par action, le nombre d’actions ordinaires doit être le
nombre moyen pondéré d’actions ordinaires en circulation au cours de la période.

Le nombre moyen pondéré d’actions ordinaires en circulation au cours de la période est le


nombre d’actions ordinaires en circulation en début de période, ajusté du nombre d’actions
ordinaires remboursées ou émises au cours de la période, multiplié par un facteur de
pondération en fonction du temps. Ce facteur de pondération est égal au nombre de jours où
les actions sont en circulation par rapport au nombre total de jours de la période.

Exemple – Nombre moyen pondéré d’actions

Actions Actions Actions en


émises propres circulation

1er janvier 2001 Solde à l’ouverture de l’exercice 2.000 300 1.700

31 mai 2001 Emission d’actions nouvelles en 800 - 2.500


contrepartie de trésorerie
1er décembre 2001 Rachat d’actions propres en - 250 2.250
trésorerie
31 décembre 2001 Solde à la clôture de l’exercice 2.800 550 2.250

Calcul du nombre moyen pondéré :


(1.700 x 5/12) + (2.500 x 6/12) + (2.250 x 1/12) = 2.146 actions ; ou
(1.700 x 12/12) + (800 x 7/12) – (250 x 1/12) = 2.146 actions

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‰ Les actions sont habituellement incluses dans le nombre moyen pondéré d’actions à compter
de la date à laquelle la créance est née (qui est le plus souvent la date d’émission), par
exemple :
(a) les actions ordinaires émises en contrepartie de trésorerie sont incluses lorsque la
trésorerie est exigible ;
(b) les actions ordinaires émises lors du réinvestissement volontaire des dividendes
d’actions ordinaires ou préférentielles sont incluses lorsque les dividendes sont
réinvestis ;
(c) les actions ordinaires résultant de la conversion d’un instrument d’emprunt en actions
ordinaires sont incluses à compter de la date à laquelle l’intérêt cesse de courir ;
(d) les actions ordinaires émises en remplacement de l’intérêt ou du principal sur d’autres
instruments financiers sont incluses à compter de la date à laquelle l’intérêt cesse de
courir ;
(e) les actions ordinaires émises en échange du règlement d’un passif de la société sont
incluses à compter de la date du règlement ;
(f) les actions ordinaires émises en contrepartie de l’acquisition d’un actif autre que de la
trésorerie sont incluses à compter de la date de comptabilisation de l’acquisition ; et
(g) les actions ordinaires émises pour des services rendus à la société sont incluses lorsque
ces services sont rendus.
Le montant de l’inclusion des actions ordinaires est déterminé par les modalités de leur
émission. Une attention particulière doit être accordée à la substance de tout contrat associé
à l’émission.

‰ Les actions ordinaires émises lors d’un regroupement d’entreprises constituant une
acquisition (par exemple, une fusion – absorption) sont incluses dans le nombre moyen
pondéré d’actions à compter de la date de l’acquisition car l’acquéreur incorpore le résultat
des opérations de la société acquise (ou absorbée) dans son compte de résultat, à compter de
cette date (ou date d’effet de la fusion).

‰ Lorsque les actions ordinaires émises sont partiellement libérées, elles sont traitées comme
une fraction d’une action ordinaire dans le rapport de leur droit à dividende de la période
comparé au droit à dividende de la période d’une action ordinaire entièrement libérée.

‰ Les actions ordinaires qui seront émises lors de la conversion d’un instrument
obligatoirement convertible sont incluses dans le calcul du résultat de base par action à
compter de la date de la conclusion du contrat.

‰ Des actions dont l’émission est conditionnelle ne sont traitées comme étant en circulation et
ne sont incluses dans le calcul du résultat de base par action qu’à compter de la date à
laquelle toutes les conditions nécessaires sont remplies (c’est-à-dire à laquelle les
évènements sont survenus).

‰ Les actions ordinaires en circulation qui peuvent être restituées (susceptibles d’être
rappelées) ne sont pas traitées comme étant en circulation et sont exclues du calcul du
résultat de base par action jusqu’à la date à laquelle elles ne sont plus susceptibles d’être
rappelées.

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‰ Le nombre moyen pondéré d’actions ordinaires en circulation au cours de la période et
pendant toutes les périodes présentées doit être ajusté pour tenir compte d’événements,
autres que la conversion d’actions ordinaires potentielles, qui ont changé le nombre
d’actions ordinaires en circulation sans changement correspondant des ressources.

Des actions ordinaires peuvent être émises, ou le nombre d’actions ordinaires en circulation
peut être réduit, sans modification correspondante des ressources. On peut citer, à titre
d’exemple :
(a) une émission par capitalisation des bénéfices ou par émission d’actions gratuites
(parfois appelée dividendes en actions) ;
(b) un élément gratuit dans toute autre émission, par exemple un élément gratuit dans le
cadre d’une émission de droits au profit des actionnaires existants ;
(c) un fractionnement d’actions ; ou
(d) un regroupement d’actions.

Dans une capitalisation ou émission d’actions gratuites, ou dans un fractionnement


d’actions, des actions ordinaires sont émises au profit des actionnaires existants sans autre
contrepartie. Le nombre des actions ordinaires en circulation augmente donc sans
augmentation des ressources. Le nombre d’actions ordinaires en circulation avant
l’événement est ajusté au prorata de la modification du nombre d’actions ordinaires en
circulation comme si l’événement s’était produit à l’ouverture de la première période
présentée. Ainsi, lors de l’attribution de deux actions gratuites pour une action existante, le
nombre d’actions ordinaires en circulation avant l’émission est multiplié par trois pour
obtenir le nouveau nombre total d’actions, ou par deux pour obtenir celui des actions
ordinaires nouvelles.

Exemple – Emission d’actions gratuites

Bénéfice net de l’exercice 2000 180

Bénéfice net de l’exercice 2001 600

Actions ordinaires en circulation jusqu’au


200
30 septembre 2001

Emission d’actions gratuites du 1er octobre 2001 :


2 actions ordinaires pour chaque action ordinaire 200 x 2 = 400
en circulation au 30 septembre 2001

Résultat par action de l’exercice 2001 600 / (200 + 400) = 1

Résultat ajusté par action de l’exercice 2000 180 / (200 + 400) = 0,300

Dans la mesure où l’émission d’actions gratuites est une émission sans contrepartie, elle est
traitée comme si elle s’était produite à l’ouverture de l’exercice 2000 qui est le premier
exercice présenté.

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En application du (b) ci-dessus, l’émission d’actions ordinaires lors de l’exercice ou de la
conversion d’actions ordinaires potentielles ne donne habituellement pas lieu à un élément
gratuit puisque les actions ordinaires potentielles sont généralement émises à leur valeur
intégrale, entraînant une variation proportionnelle des ressources disponibles pour la société.
Dans une émission de droits, le prix d’exercice est souvent inférieur à la juste valeur des actions.
Par conséquent, une telle émission de droits inclut un élément gratuit. Le nombre d’actions
ordinaires à prendre en compte dans le calcul du résultat de base par action pour toutes les
périodes antérieures à l’émission de droits est le nombre d’actions ordinaires en circulation
avant l’émission multiplié par le facteur suivant :

Juste valeur par action immédiatement avant l’exercice des droits

Juste valeur théorique par action hors droits

On calcule la juste valeur théorique par action hors droits en additionnant la juste valeur
globale de marché des actions immédiatement avant l’exercice des droits avec le produit de
l’exercice des droits, puis en divisant par le nombre d’actions en circulation après l’exercice des
droits. Lorsque les droits font l’objet d’une cotation distincte de celle des actions avant la date
d’exercice, la juste valeur à retenir pour ce calcul est établie à la clôture du dernier jour au
cours duquel les actions sont négociées avec les droits.

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Exemple – Emission de droits

Bénéfice net 2000 : 1.100


2001 : 1.500
2002 : 1.800
Actions ordinaires en circulation avant l’émission 500 actions
des droits
Emission des droits : 1 action nouvelle pour 5 100 actions nouvelles au total
actions en circulation Prix d’exercice : 5
Date limite d’exercice des droits : 1er mars 2001
Juste valeur d’une action ordinaire immédiatement 11
avant l’exercice des droits au 1er mars 2001

Calcul de la valeur théorique hors droits par action

Juste valeur de toutes les actions en circulation + montant total reçu au titre de l’exercice des droits
Nombres d’actions en circulation avant l’exercice des droits + nombre d’actions émises en application de
l’exercice des droits

(11 x 500 actions) + (5 x 100 actions)

500 actions + 100 actions

Valeur théorique hors droits par action : 10

Calcul du facteur d’ajustement

Juste valeur par action avant l’exercice des droits 11


= = 1,1
Valeur théorique par action hors droits 10

2000 2001 2002

Résultat par action de 2000 tel que publié initialement :


2,200
1.100 / 500 actions

Résultat par action de 2000 retraité au titre de l’émission des droits :


2
1.100 / (500 actions x 1,1)

Résultat par action de 2001 prenant en compte les effets de


l’émission des droits :
1.500
2,535
(500 x 1,1 x 2 /12) + (600 x 10 /12)

Résultat par action de 2002 : 1.800 / 600 actions 3

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III. RESULTAT DILUE PAR ACTION

‰ Une société doit calculer le résultat dilué par action pour le résultat attribuable aux
porteurs d’actions ordinaires de la société mère et, s’il est présenté, pour le résultat des
activités poursuivies attribuable à ces mêmes porteurs de capitaux propres.

‰ L’objectif du résultat dilué par action est cohérent avec celui du résultat de base par action –
fournir une évaluation de la quote-part de chaque action ordinaire dans la performance de
l’entité – tout en tenant compte de toutes les actions ordinaires potentielles dilutives en
circulation au cours de la période.

Une action ordinaire potentielle est un instrument financier ou un autre contrat qui peut
donner au porteur droit à des actions ordinaires. Exemples d’actions ordinaires
potentielles :
ƒ les instruments de passifs financiers ou de capitaux propres, y compris les actions
préférentielles, qui sont convertibles en actions ordinaires ;
ƒ les options et les bons de souscription d’actions ;
ƒ les actions qui seraient émises si des conditions résultant d’engagements contractuels
tels que l’acquisition d’une entreprise ou d’autres actifs sont remplies.

Les options, bons de souscription d’actions et leurs équivalents sont des instruments
financiers qui donnent au porteur le droit d’acheter (de souscrire) des actions ordinaires.

La dilution est une réduction du bénéfice par action ou une augmentation de la perte par
action résultant de l’hypothèse de conversion d’instruments convertibles, d’exercice
d’options ou de bons de souscription d’actions, ou d’émission d’actions ordinaires si
certaines conditions spécifiées sont remplies.

‰ Pour le calcul du résultat dilué par action, une société doit ajuster le résultat attribuable
aux actionnaires ordinaires de la société mère ainsi que le nombre moyen pondéré
d’actions en circulation, des effets de toutes les actions ordinaires potentielles dilutives.

1. Résultat – dilué

‰ Pour le calcul du résultat dilué par action, le résultat attribuable aux actionnaires
ordinaires de la société mère, retenu pour le calcul du résultat de base par action, doit être
ajusté de l’effet après impôt :
(a) de tout dividende ou autre élément au titre des actions ordinaires potentielles dilutives
qui a été déduit pour obtenir le résultat attribuable aux porteurs d’actions ordinaires
de la société mère lors du calcul du résultat de base par action ;
(b) des intérêts comptabilisés au cours de la période au titre des actions ordinaires
potentielles dilutives ; et
(c) de tout autre changement dans les produits ou charges qui résulterait de la conversion
des actions ordinaires potentielles dilutives.

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‰ Après la conversion des actions ordinaires potentielles en actions ordinaires, les dividendes,
intérêts et autres produits ou charges associés à ces actions ordinaires potentielles ne seront
plus encourus. En revanche, les nouvelles actions ordinaires auront droit à participer au
résultat attribuable aux porteurs d’actions ordinaires de la société mère. Par conséquent, le
résultat attribuable aux porteurs d’actions ordinaires de la société mère (retenu pour le
calcul du résultat de base par action) est augmenté du montant des dividendes, intérêts et
autres charges qui seront économisés du fait de la conversion des actions ordinaires
potentielles dilutives en actions ordinaires (compte tenu de l’effet de l’impôt).

Exemple – Obligations convertibles

Bénéfice net 1.004


Actions ordinaires en circulation 1.000
Résultat de base par action 1
Obligations convertibles 100
Chaque bloc de 10 obligations est convertible en trois
actions ordinaires
Charge d’intérêt de l’exercice au titre de la
10
composante dette des obligations convertibles
Impôt (courant et différé) afférent à la charge d’intérêt 4

Note : la charge d’intérêt comprend l’amortissement de la prime de remboursement résultant


de la comptabilisation initiale de la composante dette (voir IAS 32).

Bénéfice net ajusté 1.004 + (10 – 4) = 1.010


Nombre d’actions ordinaires résultant de la conversion
30
des 100 obligations
Nombre d’actions ordinaires pris en compte dans le
1.000 + 30 = 1.030
calcul du résultat dilué par action
Résultat dilué par action 1.010 / 1.030 = 0,980

‰ La conversion de certaines actions ordinaires potentielles peut entraîner des variations


significatives des autres produits ou charges. Par exemple, la réduction de la charge
d’intérêt liée aux actions ordinaires potentielles et l’accroissement du bénéfice net en
résultant peut conduire à une augmentation des dépenses liées à un plan d’intéressement non
discrétionnaire pour les membres du personnel ou à des accords relatifs à des redevances.
Pour le calcul du résultat dilué par action, le résultat attribuable aux porteurs d’actions
ordinaires de la société mère est ajusté de toutes ces variations conséquentes du résultat.

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2. Par action – dilué

‰ Pour le calcul du résultat dilué par action, le nombre d’actions ordinaires doit être le
nombre moyen pondéré d’actions ordinaires, retenu pour le calcul du résultat de base par
action, majoré du nombre moyen pondéré d’actions ordinaires qui seraient émises lors de
la conversion en actions ordinaires de toutes les actions ordinaires potentielles dilutives.

Il faut considérer que les actions ordinaires potentielles dilutives ont été converties en
actions ordinaires au début de la période ou à la date d’émission des actions ordinaires
potentielles si elle est ultérieure.

‰ Le nombre d’actions ordinaires qui seraient émises lors de la convention d’actions


ordinaires potentielles dilutives est déterminé à partir des caractéristiques des actions
ordinaires potentielles. Lorsque plusieurs bases de conversion coexistent, le calcul retient le
taux de conversion ou le prix d’exercice le plus avantageux du point de vue du porteur des
actions ordinaires potentielles.

‰ Les actions ordinaires potentielles sont pondérées pour la période pendant laquelle elles
sont en circulation. Les actions ordinaires potentielles qui ont été annulées ou qu’on a laissé
expirer pendant la période ne sont prises en compte dans le calcul du résultat dilué par
action que pour la partie de la période pendant laquelle elles étaient en circulation. Les
actions ordinaires potentielles qui sont converties en actions ordinaires pendant la période
sont prises en compte dans le calcul du résultat dilué par action depuis le début de la période
jusqu’à la date de leur conversion ; à compter de la date de conversion, les actions
ordinaires en résultant sont prises en compte à la fois dans le résultat de base par action et
dans le résultat dilué par action.

‰ Une filiale, une coentreprise ou une entreprise associée peut émettre, au bénéfice de parties
autres que la société mère, le coentrepreneur ou l’investisseur, des actions ordinaires
potentielles convertibles soit en actions ordinaires de la filiale, coentreprise ou entreprise
associée, soit en actions ordinaires de la société mère, du coentrepreneur ou de
l’investisseur (l’entité présentant les états financiers). Si ces actions ordinaires potentielles
de la filiale, coentreprise ou entreprise associée ont un effet dilutif sur le résultat de base par
action consolidé de l’entité présentant les états financiers, elles sont prises en compte dans le
calcul du résultat dilué par action.

3. Actions ordinaires potentielles dilutives

‰ Pour calculer son résultat dilué par action, une entité doit supposer que les options
dilutives et les bons de souscription d’actions dilutifs ont été exercés. Le produit supposé de
ces instruments doit être considéré comme ayant été perçu lors de l’émission d’actions
ordinaires au cours moyen de marché des actions ordinaires pendant la période. La
différence entre le nombre d’actions ordinaires émises et le nombre d’actions ordinaires
qui auraient été émises au cours moyen de marché des actions ordinaires pendant la
période doit être traitée comme une émission d’actions ordinaires sans contrepartie.

Les options et les bons de souscription d’actions sont dilutifs lorsque leur conséquence serait
l’émission d’actions ordinaires à un prix inférieur au cours moyen de marché des actions
ordinaires pendant la période. Le montant de la dilution est égal au cours moyen de marché
des actions ordinaires pendant la période diminué du prix d’émission. Par conséquent, pour
calculer le résultat dilué par action, les actions ordinaires potentielles sont considérées
comme étant composées à la fois :
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(a) d’un contrat portant sur l’émission d’un certain nombre d’actions ordinaires à leur
cours moyen de marché pendant la période. Les actions à émettre étant évaluées à leur
juste prix, sont supposées être ni dilutives ni anti-dilutives. Elles ne sont pas prises en
compte dans le calcul du résultat dilué par action ; et
(b) d’un contrat portant sur l’émission sans contrepartie des actions ordinaires restantes.
Ces actions ordinaires ne génèrent aucun produit et n’ont aucun effet sur le résultat
attribuable aux actions ordinaires en circulation. Ces actions ont donc un effet dilutif et
sont rajoutées au nombre d’actions ordinaires en circulation dans le calcul du résultat
dilué par action.

Exemple – Effet des options de souscription d’actions sur le résultat par action dilué

Bénéfice net de l’exercice 2001 1.200.000


Nombre moyen pondéré d’actions ordinaires en circulation
500.000 actions
au cours de 2001
Cours moyen de marché d’une action ordinaire au cours de
20
2001
Nombre moyen pondéré d’actions découlant d’options au
100.000 actions
cours de 2001
Prix d’exercice des actions découlant d’options au cours de
15
2001

Calcul du résultat par action

par action résultat actions

Bénéfice net de 2001 1.200.000


Nombre moyen pondéré d’actions en
circulation en 2001 500.000

Résultat de base par action 2,400


Nombre d’actions découlant d’options 100.000
Nombre d’actions qui auraient été émises
au cours moyen de marché (75.000)
(100.000 x 15) / 20
Résultat dilué par action 2,285 1.200.000 525.000

Note : Le résultat n’a pas été augmenté car le nombre total d’actions n’a été augmenté que
du nombre d’actions (25.000) considérées pour les besoins du calcul comme ayant été
émises sans contrepartie (voir (b) ci-dessus).

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‰ Les actions ordinaires potentielles doivent être traitées comme dilutives si, et seulement si,
leur conversion en actions ordinaires aurait pour effet de réduire le bénéfice par action ou
d’augmenter la perte par action des activités poursuivies.

‰ Une entité utilise le résultat des activités poursuivies attribuables à la société mère comme
« chiffre de référence » pour déterminer si des actions ordinaires potentielles sont dilutives
ou anti-dilutives. Le résultat des activités poursuivies attribuable à la société mère est ajusté
des montants après impôt des dividendes préférentiels, des écarts résultant du règlement des
actions préférentielles et d’autres effets similaires d’actions préférentielles classés en
capitaux propres, et exclut les éléments relatifs aux activités non poursuivies (abandonnées).

Exemple – Chiffre de référence

Supposons qu’une entité dégage un bénéfice sur activités poursuivies attribuable à l’entité
mère de 4.800 UM, une perte liée à des abandons d’activités attribuable à l’entité mère de
7.200 UM, une perte attribuable à l’entité mère de 2.400 UM, et 2.000 actions ordinaires
et 400 actions ordinaires potentielles en circulation. Le résultat de base par action de
l’entité s’élève à 2,400 UM pour les activités poursuivies, (3,600) UM pour les activités
abandonnées, et (1,200) UM pour la perte. Les 400 actions ordinaires potentielles sont
incluses dans le résultat dilué par action calculé parce que le résultat par action de 2 UM
est dilutif, dans l’hypothèse de l’absence d’impact, sur le résultat, de ces 400 actions
ordinaires potentielles. Comme le bénéfice des activités poursuivies attribuable à l’entité
mère est le chiffre de référence, l’entité inclut également ces 400 actions ordinaires
potentielles dans le calcul des autres montants de résultat par action, même si le résultat
correspondant par action est anti-dilutif par rapport à son résultat de base comparable par
action, c’est-à-dire la perte par action est inférieure à [(3) UM par action pour la perte
découlant des abandons d’activités et (1) UM par action pour la perte].

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‰ Les actions ordinaires potentielles sont anti-dilutives lorsque leur conversion en actions
ordinaires augmenterait le bénéfice par action ou diminuerait la perte par action des
activités poursuivies. Les effets des actions ordinaires potentielles anti-dilutives ne sont pas
pris en considération dans le calcul du résultat dilué par action.

‰ Lorsqu’on détermine l’effet dilutif ou ant-dilutif des actions ordinaires potentielles, on


considère séparément et non globalement chaque émission ou série d’actions ordinaires
potentielles. La séquence selon laquelle sont prises en considération les actions ordinaires
potentielles peut affecter leur caractère dilutif ou non. Par conséquent, afin de maximiser la
dilution dans le calcul du résultat dilué par action, chaque émission ou série d’actions
ordinaires potentielles est considérée successivement en allant de la plus dilutive vers la
moins dilutive.

Exemple – Détermination de l’ordre dans lequel doivent être pris en compte les
titres dilutifs dans le calcul du nombre moyen pondéré d’actions

Bénéfice net attribuable aux actionnaires ordinaires 10.000.000

Actions ordinaires en circulation 2.000.000

Cours moyen de marché d’une action ordinaire au cours de l’exercice 75

Actions ordinaires potentielles

Options : 100.000 à un prix d’exercice de 60


Actions préférentielles 800.000 actions donnant droit à un dividende
convertibles : cumulatif de 8 par action.
Chaque action préférentielle est convertible en
deux actions ordinaires.
Obligations à 5% convertibles : Valeur nominale 100.000.000
Chaque obligation de 1.000 est convertible en 20
actions ordinaires.
Il n’y a pas d’amortissement de prime d’émission
ou de remboursement affectant la détermination de
la charge d’intérêt.
Taux d’impôt : 40%

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15

Accroissement des résultats revenant aux actionnaires ordinaires du fait de la conversion


d’actions ordinaires potentielles :

Accroissement du Accroissement du Résultat par


résultat nombre d’actions action
ordinaires supplémentaire
Options
Accroissement du bénéfice nul
Actions supplémentaires
émises sans contrepartie 20.000 nul
100.000 x (75 – 60) / 75
Actions préférentielles
convertibles
Accroissement du bénéfice net
6.400.000
8 x 800.000
Actions supplémentaires
1.600.000 4
2 x 800.000
Obligations à 5% convertibles
Accroissement du bénéfice net
3.000.000
100.000.000 x 0,05 x (1 – 0,4)
Actions supplémentaires
2.000.000 1,500
100.000 x 20

Calcul du résultat dilué par action

Bénéfice net Actions Par


attribuable ordinaires action
Publié 10.000.000 2.000.000 5
Options 20.000
10.000.000 2.020.000 4,950 Dilutives
Obligations à 5%
3.000.000 2.000.000
convertibles
13.000.000 4.020.000 3,233 Dilutives
Actions préférentielles
6.400.000 1.600.000
convertibles
19.400.000 5.620.000 3,451 Anti-dilutives

Dans la mesure où le résultat par action dilué est augmenté lorsque les actions préférentielles
convertibles sont prises en compte (de 3,233 à 3,451), les actions préférentielles convertibles
sont anti-dilutives et ne sont pas prises en compte dans le calcul du résultat dilué par action. Le
résultat dilué par action est donc de 3,233.

Cet exemple n’illustre pas le classement d’un instrument financier convertible entre sa
composante dette et sa composante capitaux propres, ou le classement entre la part intérêt et la
part dividende qui en résulte, comme le demande IAS 32.

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‰ Lorsqu’une entité a émis un contrat qui put être réglé en actions ordinaires ou en trésorerie,
au choix de l’entité, celle-ci doit présumer que le contrat sera réglé en actions ordinaires, et
le nombre correspondant d’actions ordinaires potentielles sera inclus dans le résultat dilué
par action si leur effet est dilutif.

Pour les contrats qui peuvent être réglés en actions ordinaires ou en trésorerie, au choix du
porteur, la méthode de règlement la plus dilutive (entre le règlement en trésorerie et le
règlement en actions) doit être retenue pour le calcul du résultat dilué par action.

‰ Les contrats qui imposent à l’entité de racheter ses propres actions, tels que les options de
vente émises et les contrats d’achat à terme de gré à gré interviennent dans le calcul du
résultat dilué par action si leur effet est dilutif. Si ces contrats sont « dans la monnaie »
pendant la période (c’est-à-dire que le prix d’exercice ou de règlement est supérieur au
cours moyen pour cette période), l’effet dilutif potentiel sur le résultat par action doit être
calculé comme suit :
(a) l’entité doit supposer qu’au début de la période, des actions ordinaires seront émises en
nombre suffisant (au cours moyen du marché pendant la période) pour augmenter le
produit de manière à honorer le contrat ;
(b) l’entité doit supposer que le produit de l’émission doit être utilisé pour honorer le
contrat (c’est-à-dire pour procéder au rachat d’actions ordinaires) ; et
(c) les actions ordinaires supplémentaires (la différence entre le nombre d’actions
ordinaires supposées émises et le nombre d’actions ordinaires reçues lors de
l’exécution du contrat) doivent être incluses dans le calcul du résultat dilué par action.

Exemple – Options de vente émises

Supposons qu’une entité a en circulation 120 options de vente émises sur ses actions
ordinaires à un prix d’exercice de 35 UM. Le cours moyen de marché de l’action ordinaire
pour la période s’élève à 28 UM. Pour calculer le résultat dilué par action, l’entité suppose
avoir émis 150 actions à 28 UM par action au début de la période pour satisfaire à son
obligation de vente de 4.200 UM. La différence entre les 150 actions ordinaires émises et
les 120 actions ordinaires reçues en exécution de l’option de vente (30 actions ordinaires
supplémentaires) est ajoutée au dénominateur pour le calcul du résultat dilué par action.

‰ Lorsque des actions ordinaires sont émises mais ne sont que partiellement libérées, elles sont
traitées dans le calcul du résultat de base par action comme une fraction d’une action
ordinaire dans la mesure où elles étaient autorisées à participer aux dividendes de la
période relatifs à une action ordinaire entièrement libérée.

Dans la mesure où des actions partiellement libérées n’ont pas droit à dividendes au cours
de la période, elles sont considérées comme équivalentes à des bons de souscription
d’actions ou à des options pour le calcul du résultat dilué par action. Le solde impayé est
supposé représenter le résultat utilisé pour acquérir des actions ordinaires. Le nombre
d’actions incluses dans le résultat dilué par action est la différence entre le nombre d’actions
souscrites et le nombre d’actions supposées acquises.

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IV. AJUSTEMENTS RETROSPECTIFS

‰ Si le nombre d’actions ordinaires ou d’actions ordinaires potentielles en circulation


augmente à la suite d’une capitalisation ou d’une émission d’actions gratuites, ou d’un
fractionnement d’actions, ou diminue à la suite d’un regroupement d’actions, le calcul du
résultat par action, de base et dilué, est ajusté de façon rétrospective pour toutes les
périodes présentées. Si ces changements interviennent après la date de clôture mais avant
celle à laquelle la publication des états financiers est autorisée, les calculs des résultats par
action pour la période concernée et les périodes précédentes présentées doivent être
effectués sur la base du nouveau nombre d’actions, et ce fait doit être indiqué.

De plus, le résultat par action, de base et dilué, doit être ajusté pour toutes les périodes
présentées pour tenir compte des effets d’erreurs et des ajustements résultant de
changements de méthodes comptables, comptabilisés à titre rétrospectif.

‰ Une entité ne retraite pas le résultat par action dilué pour les périodes antérieures
présentées à la suite de modifications des hypothèses retenues ou pour la conversion des
actions ordinaires potentielles en actions ordinaires en circulation.

V. PRESENTATION

‰ Une entité doit présenter, au compte de résultat, le résultat de base et le résultat dilué par
action (i) pour le résultat des activités poursuivies attribuable aux porteurs d’actions
ordinaires de l’entité mère et (ii) pour le résultat attribuable aux porteurs d’actions
ordinaires de l’entité mère pour la période, pour chaque catégorie d’actions ordinaires
assortie d’un droit différent à une quote-part du bénéfice de la période. Une entité doit
présenter les résultats de base et dilué par action avec la même importance pour toutes les
périodes présentées.

‰ Une entité qui publie un abandon d’activité doit indiquer le résultat de base et le résultat
dilué par action pour l’activité abandonnée soit dans le compte de résultat, soit dans les
notes annexes aux états financiers.

Extrait du compte de résultat


15. Résultat après impôts provenant des activités non abandonnées 1.81.f

16. Résultat après impôts des activités abandonnées IFRS 5.33.a

17. Résultat de l'exercice 1.81.f


17.1. Attribuable à l'intérêt minoritaire 1.82.a
17.2. Attribuable aux actionnaires de la société mère 1.82.b

I. RESULTAT PAR ACTION

1. Résultat de base par action


1.1. Non compris les activités abandonnées 33.66
1.2. Y compris les activités abandonnées 33.66
2. Résultat dilué par action
2.1. Non compris les activités abandonnées 33.66
2.2. Y compris les activités abandonnées 33.66

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‰ IAS 33 impose qu’une entreprise présente des résultats par action de base et dilué, même si
les montants indiqués sont négatifs (une perte par action).

VI. INFORMATIONS A FOURNIR

‰ Une entité doit présenter les éléments suivants :

(a) les montants utilisés aux numérateurs dans le calcul du résultat de base et du résultat
dilué par action et un rapprochement de ces montants avec le résultat attribuable à
l’entité mère pour la période ;
(b) le nombre moyen pondéré d’actions ordinaires utilisé aux dénominateurs dans le
calcul du résultat de base et du résultat dilué par action et un rapprochement de ces
dénominateurs l’un avec l’autre ;
(c) les instruments (y compris les actions dont l’émission est conditionnelle) qui
pourraient diluer le résultat de base par action à l’avenir, mais qui n’ont pas été inclus
dans le calcul du résultat dilué par action parce qu’ils sont anti-dilutifs pour la (les)
période(s) présentée(s) ;
(d) une description des transactions sur actions ordinaires ou des transactions sur actions
ordinaires potentielles, autres que les émissions d’actions par capitalisation des
bénéfices ou les fractionnements d’actions, qui interviennent après la date de clôture
et qui auraient modifié de manière significative le nombre d’actions ordinaires ou
d’actions ordinaires potentielles en circulation à la fin de la période si ces transactions
étaient survenues avant la fin de la période de reporting.
Voici quelques exemples de telles transactions :
ƒ l’émission d’actions contre de la trésorerie ;
ƒ l’émission d’actions lorsque le produit de l’émission sert à rembourser des dettes ou
des actions préférentielles en circulation à la date de clôture ;
ƒ le rachat d’actions ordinaires en circulation ;
ƒ la conversion ou l’exercice des actions ordinaires potentielles, en circulation à la
date de clôture, en actions ordinaires ;
ƒ l’émission de bons de souscription, d’options ou de titres (par exemple des
obligations) convertibles ; et
ƒ la réalisation des conditions autorisant l’émission d’actions dont l’émission est
conditionnelle.

Les montants des résultats par action ne sont pas ajustés pour tenir compte de telles
transactions survenant après la date de clôture car ces transactions n’affectent pas le
montant du capital utilisé pour générer le résultat de la période.

Les instruments financiers et autres contrats générant des actions ordinaires potentielles
peuvent comporter des caractéristiques et conditions affectant l’évaluation du résultat de
base et du résultat dilué par action. Ces modalités peuvent déterminer si des actions
ordinaires potentielles sont ou non dilutives et, si tel est le cas, l’effet sur le nombre moyen
pondéré d’actions en circulation et tous ajustements liés sur le résultat attribuable aux
porteurs d’actions ordinaires.
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‰ Si une entité fournit, outre ses résultats de base et dilué par action, des montants par
action en utilisant une composante présentée au compte de résultat, autres que ceux
imposés par IAS 33, ces montants doivent être calculés en utilisant le nombre moyen
pondéré d’actions ordinaires déterminé selon IAS 33. Les montants de base et dilué par
action relatifs à une telle composante doivent être indiqués avec la même importance et
présentés dans les notes aux états financiers. Une entité doit indiquer la base de
détermination du (des) numérateur(s), et notamment si les montants par action
s’entendent avant impôt ou après impôt. Si l’entité utilise une composante du résultat qui
n’est pas présentée comme un poste du compte de résultat, elle doit fournir un
rapprochement de la composante utilisée avec un poste présenté dans le compte de
résultat.

VII. ETUDE DE CAS

Données

La société XYZ avait au 1er janvier 2002 un capital de 3.000.000 actions de nominal 50 UM
(dont 450.000 actions à dividende prioritaire sans droit de vote). Le 1er avril 2002, elle a racheté
10.000 de ses actions ordinaires, actions qui ont été distribuées au personnel le 1er juillet 2003.
Le 1er septembre 2003, elle a réalisé les opérations suivantes :
- attribution de 600.000 actions gratuites aux actionnaires anciens ;
- émission de 1.000.000 actions nouvelles (dont 150.000 à dividende prioritaire) ;
- émission d’un emprunt de 500.000 obligations convertibles en actions de 100 UM au taux de
6%, la conversion pouvant se faire à partir de 2003 à raison de 2 actions ordinaires pour 5
obligations ;
- émission d’un emprunt de 500.000 obligations à bons de souscription d’actions (OBSA) de
100 UM au taux de 5%, chaque lot de 10 bons permettant la souscription d’une action
nouvelle lors d’une prochaine augmentation de capital. Sans bon de souscription, le taux
d’intérêt eût été de 6%.

Le taux d’intérêt statutaire pour les actions ordinaires est de 6%, il est de 7,5% pour les actions à
dividende prioritaire sans droit de vote.

Le montant du bénéfice net de 2002 est de 27.247.500 UM, celui de 2003 est de 35.175.000 UM.
La quote-part de superdividende et de droit aux réserves revenant aux actions à dividende
prioritaire est de 6 UM en 2002 et 5 UM en 2003.

Le taux moyen de l’impôt sur les sociétés est de 35%.

La société XYZ respecte la norme IAS 33.

Questions

1 - Quel est le résultat par action de base 2003 ?


2 - Quel est le résultat par action dilué 2003 ?
3 - Quel est le résultat par action de base rectifié 2002 ?
4 - Quel est le résultat par action dilué rectifié 2002 ?

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Solution

1) Le résultat net de 2003 après déduction des dividendes préférentiels est de :

35.175.000 - 450.000 x 50 x 7,5% - 150.000 x 50 x 7,5% x 4/12 - 600.000 x 5 = 30.300.000 UM

Le nombre des actions ordinaires en circulation s’analyse comme suit :

- au 1er janvier 2003 : 3.000.000 - 450.000 - 10.000


+ 600.000 (attribution d’actions gratuites) = 3.140.000
- au 1er juillet 2003 : 3.140.000 + 10.000
(mise en circulation des actions rachetées) = 3.150.000
er
- au 1 septembre 2003 : 3.150.000 + 1.000.000 - 150.000 = 4.000.000
- nombre moyen pondéré :
3.140.000 x 6/12 + 3.150.000 x 2/12 + 4.000.000 x 4/12 = 3.428.333

Le résultat de base par action est donc de : 30.300.000 / 3.428.333 = 8,838 UM.

2) Le bénéfice de 2003 attribuable aux actionnaires ordinaires est égal au résultat net après
déduction des dividendes préférentiels, soit 30.300.000, ajusté des intérêts comptabilisés au
cours de l’exercice pour les actions potentielles dilutives, soit 500.000 x 100 x 6% x 4/12 x
65% = 650.000 (obligations convertibles) et de tous changements dans les produits et les
charges qui résultent de la conversion des actions ordinaires potentielles (par les bons de
souscription), soit 500.000 x 100 x (6% - 5%) x 4/12 x 65% = 108 333, ce qui donne un total
de 31.058.333 UM.

Le nombre des actions ordinaires en circulation s’analyse comme suit :


- au 1er janvier 2003 : 2.550.000 + 600.000 (actions gratuites) = 3.150.000
er
- au 1 septembre 2003 : 3.150.000 + 850.000 + 500.000 x 2/5
(obligations convertibles) + 500.000 x 1/10 (bons de souscription) = 4.250.000
- nombre moyen pondéré : 3.150.000 x 8/12 + 4.250.000 x 4/12 = 3.516.667

Le résultat dilué par action est donc de : 31.058.333 / 3.516.667 = 8,831 UM

3) Le résultat net de 2002 après déduction des dividendes préférentiels est de :


27.247.500 - 450.000 x 50 x 7,5% - 450.000 x 6 = 22.860.000 UM.

Le nombre des actions ordinaires en circulation s’analyse comme suit :

- au 1er janvier 2002 :


2.550.000 + 600.000 (attribution rétrospective) = 3.150.000
- au 1er avril 2002 : 3.150.000 - 10.000 (actions rachetées) = 3.140.000
- nombre moyen pondéré : 3.150.000 x 3/12 + 3.140.000 x 9/12 = 3.142.500

Le résultat de base par action 2002 (réajusté) est donc de :


22.860.000 / 3.142.500 = 7,274 UM.

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4) Le bénéfice de 2002 attribuable aux actionnaires ordinaires est égal au résultat net après
déduction des dividendes préférentiels, soit 22.860.000 UM.
Aucun ajustement n’est nécessaire car il n’y a aucune émission d’actions potentielles
dilutives avant le1er septembre 2003.

Le nombre des actions ordinaires en circulation s’analyse comme suit :

- au 1er janvier 2002 : 2.550.000 + 600.000 (attribution) = 3.150.000


- ce chiffre n’est pas modifié en cours d’exercice, le rachat d’actions étant sans effet.

Le résultat dilué par action 2002 (réajusté) est donc de :


22.860.000 / 3.150.000 = 7,257 UM.

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