Vous êtes sur la page 1sur 20

Contexte incertain

La décision d’investissement et la prise en


considération du risque :
Les décisions d’investissement se fondent sur des
prévisions et le risque inhérent à tout investissement doit
logiquement être pris dans le processus décisionnel.
les méthodes empiriques fréquemment utilisées :
 La majoration du taux d’actualisation;
 L’équivalent certain;
 la méthode des probabilités;
 La méthode de l’arbre de décision.

Pr .Dr BOUSLIHIM Aomar


OUTILS D’ANALSE DES RISQUES FINANCIERS

 notion de risque :
Quelque soit la nature du risque, il ne peut
être éliminé du fait de son caractère imprévisible,
cependant, il peut être géré, et c’est au
gestionnaire de pouvoir le gérer de manière
rationnelle pour préserver la solidité financière et
assurer sa rentabilité

Pr.Dr BOUSLIHIM Aomar


OUTILS D’ ANALYSE DES RISQUES FINANCIERS

 notion de risque :
Le risque prend en considération deux
éléments : La probabilité que survienne un élément
dangereux et la sévérité de ses effets. Le risque, attaché
donc à un événement particulier, se caractérise par sa
probabilité de se produire et par la gravité de ses impacts.

Pr.Dr BOUSLIHIM Aomar


OUTILS D’ANALYSE DES RISQUES FINANCIERS

Différents risques :

La majorité des opérations financières sont


génératrices de risques. Ces derniers sont largement
conditionnés par les éléments suivants:

 La question de la gouvernance de la firme ;


 La conjoncture économique (croissance, récession,
crise économique……) ;
 La qualité de la clientèle (solvable, insolvable ,douteuse
………..) ;
 La structure financière de la firme elle-même.

16/11/2016 Pr.Dr BOUSLIHIM Aomar


OUTILS D’ANALYSE DES RISQUES FINANCIERS

Les différents risques:


 Risques de marché :
Risques de taux d’intérêt
Risque de change
 Risque de crédit
 Risque de liquidité
 Risque-pays
 Risque systémique
 Autres risques :
 Risques opérationnels
 Risques réglementaires

16/11/2016 Pr.Dr BOUSLIHIM Aomar


La majoration du taux d’actualisation

La majoration du taux d’actualisation consiste à


incorporer à ce taux une prime de risque ajusté en fonction
du risque estimé du projet.
Il s’agit la d’augmenter le taux d’actualisation d’une
prime de risque (p) constante ou variable dans le temps
pour obtenir un taux de i’=i+p.
La prime du risque est fonction de l’aversion envers le
risque du décideur et de la nature du projet.

VAN= -CI+∑ CF/(1+i’)ᵗ= -CI+∑ (CF)(1+i’)⁻ᵗ

P r. Dr BOUSLIHIM Aomar
L’équivalent certain
 La méthode des équivalents certains consiste à ajuster cette
fois non pas le taux d’actualisation, mais les cash-flows au
moyen d’un coefficient d’ajustement compris entre 0 et 1. Plus le
risque associé est important , plus le coefficient est faible

 Dans ce cas les CF sont réduits par un coefficient a tel que


0<a<1 fixé par le décideur et qui est d’autant plus faible que les CF
sont lointains et aléatoires. L’évaluateur tente de se rapprocher
des revenus ou CF qu’il considère comme réalisables.
VAN=-CI+∑ (a CF)(1+i)⁻ᵗ
Avec: a:coefficient de pondération en fonction du risque.
a= R.C/CF avec RC= revenu certain retenu par le preneur de
décision

Pr .Dr BOUSLIHIM Aomar


la méthode des probabilités

Dans cette méthode on applique une probabilité


associée à chaque CF et on calcule l’espérance
mathématique, la variance et l’écart type. Par la
suite on calcule la VAN de l’espérance
mathématique

Pr .Dr BOUSLIHIM Aomar


la méthode des probabilités

 Les outils appliqués :


L’espérance de rentabilité:
La rentabilité est de nature aléatoire il faut l’appréhender par
un indicateur aléatoire ,il s’agit de l’espérance mathématique ;
celle-ci mesure le résultat espéré. Plus l’espérance sera élevée, plus
le projet sera attrayant, le rendement correspondra à l’espérance de
rentabilité :
E( X) =  xi . pi

16/11/2016 Pr.Dr BOUSLIHIM Aomar


la méthode des probabilités

 La variance :
La variance donnera une mesure de la quantité
de risque contenu dans le résultat ; plus l’écart type
sera important ,plus le projet considéré sera
variable et par conséquent entaché de risque.

V( X) =  pi  xi - E ( X) ]²

Pr.Dr BOUSLIHIM Aomar


la méthode des probabilités
L’écart type:
il reste l’indicateur le plus répandu pour mesurer le
risque d’un . il mesure le degré de dispersion des
rendements autour du rendement moyen ou de l’espérance
mathématique de son rendement: Plus la dispersion autour
de la moyenne est grande plus l’écart type est grand et plus
le risque est grand.

L ’écart type est la racine carré de la variance

Pr.Dr BOUSLIHIM Aomar


la méthode des probabilités

EXERCICE:
Deux projets d’investissement P1 et P2
qui nécessite une dépense initiale de 200, sa
durée de vie et de 4 ans, le taux
d’actualisation =14% . Le tableau ci- après
présente les probabilités et les CF pour
chaque projet

Pr .Dr BOUSLIHIM Aomar


la méthode des probabilités

P1 P2
P CF P CF
0.30 50 0.25 70
0.20 80 0.30 90
0.40 100 0.15 80
0.10 160 0,30 120

- Déterminer le projet le plus rentable par calcul atemporel et


actuariel P r. Dr BOUSLIHIM Aomar
Contexte indéterminé :
Les critères d’évaluation des projets d’investissement en
avenir indéterminé.

Ils permettent aux décideurs de se situer psychologiquement à


l’égard du risque (optimisme, pessimisme).Ces critères n’ont aucun
fondement théorique et ne doivent être utilisées que si le décideur ne
dispose d’aucune information lui permettant d’ élaborer des
probabilités même très approchées ,ils sont dans tous les cas d’un
usage hasardeux et subjectif .
On distingue plusieurs critères:
 Critère de Wald ou Max-min;
 Critère de Maxi max;
 Critère de Laplace
 Critère de Hurwicz ou min – max moyen

Pr. Dr BOUSLIHIM Aomar


Application:

Un investisseur est confronté à 4 états d’investissements:

Etats E1 E2 E3 E4
Décisions
D1 -50 -20 0 10
D2 -80 -10 50 110
D3 -110 -30 80 150

Pr. Dr BOUSLIHIM Aomar


Critère de Wald ou Max – Min
Pour chaque situation, le décideur prendra en
considération le résultat le plus faible. Il adoptera ensuite le
projet ( stratégie qui se caractérise par le résultat le plus
élevé parmi les résultats minimum recensés en première
étape.
Le critère Maximin est un critère de prudence
privilégiant le projet qui présente le meilleur résultat parmi
les résultats minimums
D1= -50
D2= -80 Alors Max min= Décision D1 est retenue.
D3= -110

Pr. Dr BOUSLIHIM Aomar


Critère du Maximax
Pour chaque situation, le décideur prendra en
considération le résultat le plus fort . Il adoptera ensuite le
projet ( stratégie qui se caractérise par le résultat le plus
élevé parmi les résultats plus élevés recensés en première
étape. Le critère Maximax privilège l’attitude la plus
risquée

D1= 10
D2= 110 Alors Maximax Décision D3 est retenue.
D3= 15O

Pr. Dr BOUSLIHIM Aomar


CRITERE DE LAPLACE
Il consiste à effectuer une moyenne arithmétique des
revenus espérés associes à chaque projet pour les
différentes situations puis retenir le projet dont la
moyenne des revenus est la plus élevée . Ce critère
adoptera le projet ?
D1 : -50 -20 + 0 + 10 / 4 = -15
D2 : -80 -10 + 50 +110 /4 = 17,50
D 3 : -110 -30 + 80 + 150 /4 =22,50

La décision optimale est donc D3


Critère Hurwicz ou Min – max- moyen
Ce critère consiste à calculer pour chaque projet la
moyenne pondérée X du meilleur et du plus mauvais des
résultats potentiels. Le décideur adoptera le projet qui
présentera la moyenne X la plus élevée.

X=a M + (1-a).m
Avec M= résultat maximum par projet et selon les
situations
m= résultat minimum par projet selon les situations
a= Facteur de pondération résultant du degré d’aversion
envers le risque du décideur
0<a<1

Pr .Dr BOUSLIHIM Aomar


Critère Hurwicz ou Min – max- moyen
Le décideur adoptera la décision qui présentera la
moyenne X la plus élevée. Retenons le coefficient
0,4 et O,6 à appliquer respectivement aux valeurs
maximales et aux valeurs minimales
 D1 : O,4 ( 10 ) + O,6 ( -50 ) = - 26

 D2 : + 0,4 ( 110 ) O,6 (-80 ) = - 4

 D3 : 0,4 ( 150 ) + 0,6 ( -110 ) = - 6

La décision D2 sera donc retenue

Pr .Dr BOUSLIHIM Aomar

Vous aimerez peut-être aussi