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PLAN

INTRODUCTION

CHAPITRE1 : Cadre conceptuel de consolidation

Section1 : Définition des groupes et de la consolidation


1- Définition de la consolidation
2-Les objectifs de la consolidation
3-Intérêt et nécessité de consolider
4-Notion de groupe:
5-Etats de synthèse consolidés :
Section 2 : Le périmètre de consolidation
1-composition de l'ensemble à consolider et les notions de contrôle
a) Les entreprises sous contrôle exclusif
b) Les entreprises sous contrôle conjoint
c) Les entreprises sous influence notable

2- Les exclusions du périmètre de consolidation


a) Les exclusions obligatoires
b) Les exclusions facultatives
Section 3 : pourcentage de contrôle – pourcentage d’intérêt
Chapitre II : Méthodes de consolidation
Section1 : L’intégration globale
Section2 : L’intégration proportionnelle :
Section3 : mise en équivalence
Chapitre III : Retraitements
Section1 : crédit bail
Section2 : Conversion des devises
Conclusion
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INTRODUCTION

Pour des motifs variés, la concentration des entreprises est devenue aujourd’hui une réalité
économique.

Ces motifs, créant des situations de dépendance, peuvent prendre plusieurs formes :

 commerciale : s’assurer d’une source d’approvisionnement régulière ou conquérir un


nouveau marché,
 technologique : comprimer les coûts et accroître le rendement et la productivité,
 financière : optimiser le rendement des capitaux investis.

Cette relation de dépendance se traduit généralement par la détention directe ou indirecte des
droits de vote dans le capital de plusieurs sociétés.
Du fait de cette relation, ces sociétés constituent un groupe puissant dont le rôle devient
prééminent dans l’économie du pays.

Il est donc normal et nécessaire que les exigences d’une information financière fiable
s’appliquent à cette entité qu’est le « groupe ». En effet, la lecture des comptes individuels des
unités composant le groupe s’avère très insuffisante pour donner une image réelle de l’entité
économique qu’est le « groupe ».

De même, la lecture des états financiers de la société mère ne peut en aucun cas refléter la
situation réelle du groupe car d’une part, les titres de participation figurant à son bilan sont
valorisés au prix d’acquisition (éventuellement déprécié ou réévalué) et n’indiquent pas le détail
des actifs qu’ils représentent et d’autre part, le montant des revenus de ces titres (généralement
des dividendes) n’englobe pas la totalité du bénéfice.

Par ailleurs, et dans le même ordre d’idées, il peut exister entre les sociétés formant le groupe des
transactions internes se traduisant par des créances/dettes et des charges/produits. Ces opérations
augmentent artificiellement les comptes individuels et doivent, par conséquent, faire l’objet
d’annulations réciproques.

Pour obtenir une image intelligible du groupe, il faut donc absolument établir des comptes
consolidés semblables à ceux publiés par chacune des sociétés, comme si elles ne formaient
qu’une seule et unique entité.

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CHAPITRE1 : Cadre conceptuel de consolidation

Section1 : Définition des groupes et de la consolidation

1- définition de la consolidation
La consolidation est « l'ensemble des opérations conduisant à l'établissement des états de
synthèse consolidés et comportant notamment:

- l’homogénéisation des comptes des entreprises concernées;


- l'élimination des opérations réciproques;
- l'intégration globale des comptes des filiales;
- l'intégration proportionnelle des entreprises sous contrôle conjoint;
- la mise en équivalence des entreprises associées»

2 - LES OBJECTIFS DE LA CONSOLIDATION :

Dans les comptes individuels d’une société susceptible d’établir des comptes consolidés, la valeur
des titres inscrite au bilan est le seul élément d’information dont on dispose sur une participation
détenue. Cette valeur reflète généralement le coût d’acquisition des titres mais ne permet
évidemment pas d’appréhender l’activité financière de l’entreprise. En effet ces titres
représentent en réalité d’autres actifs immobilisés, la situation financière et les résultats dont le
groupe a la responsabilité.

L’objectif des comptes consolidés est de fournir au lecteur externe une vision plus économique
de l’activité, du patrimoine et du résultat d’un ensemble d’entités détenues par une entreprise
consolidante. Les comptes consolidés s’affranchissent des règles fiscales et juridiques de
séparation des patrimoines sur lesquelles reposent les comptes individuels pour mettre en avant
une vision purement économique. Pour cela ils reposent sur le principe de prééminence de la
réalité économique sur la forme juridique.

Les états financiers consolidés permettent de parvenir à une traduction fidèle de la performance et
de la situation financière d’un groupe ainsi que des flux de trésorerie qu’il génère. Au final, ils
présentent un ensemble d’entités comme s’ils n'en formaient qu’une seule.

3 - INTERET ET NECESSITE DE CONSOLIDER :

Les sociétés commerciales sont tenues d'établir des comptes consolidés dès lors qu'elles
contrôlent de manière exclusive ou conjointe une ou plusieurs autres entreprises, ou qu’elles
exercent une influence notable sur celles-ci. Au-delà des obligations réglementaires, il est
important de comprendre l'intérêt de la consolidation et pourquoi elle est nécessaire.

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L'information qu'une société donne dans ses comptes annuels est insuffisante pour traduire la
réalité économique des opérations qu'elle réalise directement et indirectement par l'intermédiaire
de participations.
Il est souhaitable de présenter dans un document comptable unique la situation au patrimoine et
des résultats de l'ensemble formé par la société mère et ses participations. C'est l'intérêt de la
consolidation.

Sous un autre aspect, les sociétés qui font partie d'un « groupe» entretiennent entre elles des
relations économiques qui se traduisent par des transactions internes au groupe. Ainsi, une société
du groupe peut réaliser un chiffre d'affaires avec une autre société du groupe et cette dernière
société réaliser à nouveau une vente auprès d'une troisième société appartenant au groupe. On
voit bien que dans cette situation, le groupe n'a réalisé aucune vente « réelle ».
Il est donc souhaitable de présenter dans un document comptable unique les opérations réalisées
par le groupe avec l'extérieur en neutralisant les opérations internes. C'est pourquoi la
consolidation est nécessaire.

4– NOTION DE GROUPE:

La notion économique, comptable et financière de groupe, s'entend de l'ensemble d'entreprises


formé par une société mère et une ou des filiales qu'elles contrôlent de façon exclusive.
D’un point de vue économique, un groupe est composé d’un ensemble d’unités juridiquement
autonomes qui dépendent d’un même centre décisionnel appelé société-mère. Très généralement,
la relation de dépendance qui résulte de cette organisation s’inscrit dans la perspective d’une
stratégie globale de développement et se traduit par la détention directe ou indirecte de droits de
vote dans le capital des sociétés dépendantes.

4 - 1- Société mère:
La société (ou entreprise)- mère est l'entreprise qui à la tête d'un groupe, dispose du pouvoir de
contrôle exclusif d'une ou plusieurs liliales et éventuellement, en outre, d'une influence notable
sur des entreprises associées ainsi que du pouvoir de contrôle conjoint sur d'autres sociétés ou
entreprises.

Une société mère est présumée exercer le contrôle lorsqu’elle détient directement ou
indirectement la majorité des droits de vote d’une entreprise ou lorsqu’elle peut diriger les
politiques financières et opérationnelles de l’entreprise en vertu de statuts ou de contrats.

4 - 2- Filiale:
Une filiale est une entreprise placée, directement ou indirectement, sous le contrôle exclusif d'une
société mère.

4 - 3 - Entreprise associée:
Une entreprise associée est une entreprise qui, bien que n'appartenant pas à un groupe, est placée
sous son influence notable et fait l'objet d'une mise en équivalence dans les états de synthèse
consolidés.

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5 - ETATS DE SYNTHESE CONSOLIDES :

Le bilan consolidé, le compte de produits et charges consolidé. Le tableau de financement


consolidé, et l’E.T.I.C consolidé formant les états de synthèse consolidés ont pour but de donner
une image fidèle du patrimoine, de la situation financière et des résultats d'un groupe, comme si
ce groupe ne formait qu'une seule entreprise.

Section 3 : Le périmètre de consolidation


Dans le cadre d'une consolidation, le périmètre de consolidation comprend
l'ensemble des entreprises dont les comptes annuels sont pris en considération pour
l'établissement des comptes du groupe.
Le périmètre de consolidation circonscrit le champ d'application à l'ensemble consolidé de
la technique de consolidation. Il est délimité en fonction de la nature et de l'importance des liens
existants entre l'entreprise consolidante et les entreprises sur lesquelles elle peut soit exercer un
contrôle exclusif ou conjoint, soit disposer d'une influence notable.
Quelles sont les composantes du périmètre de consolidation ?

1-composition de l'ensemble à consolider et les notions de contrôle

a) L'entreprise consolidante

L'entreprise consolidante est celle qui contrôle exclusivement ou conjointement


d'autres entreprises quelle que soit leur forme, ou qui exerce sur elles une influence notable.
L'entreprise consolidante est généralement la société mère.

b) Les entreprises sous contrôle exclusif

Le contrôle exclusif est le pouvoir de diriger les politiques financière et opérationnelle


d'une entreprise afin de tirer avantage de ses activités. Il résulte :
-soit de la détention directe ou indirecte de la majorité des droits de vote dans une autre
entreprise ;
-soit de la désignation, pendant deux exercices successifs de la majorité des membres des
organes d'administration, de direction ou de surveillance d'une autre entreprise ;
l'entreprise consolidante est présumée avoir effectué cette désignation lorsqu'elle a
disposé, au cours de cette période, directement ou indirectement, d'une fraction
supérieure à quarante pour cent des droits de vote et qu'aucun autre associé ou actionnaire ne
détenait, directement ou indirectement, une fraction supérieure à la sienne ;

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-soit du droit d'exercer une influence dominante sur une entreprise en vertu d'un contrat ou
de clauses statutaires, lorsque le droit applicable le permet et que l'entreprise
dominante est actionnaire ou associée de cette entreprise ; l'influence dominante existe dès
lors que, dans les conditions décrites ci-dessus, l'entreprise consolidante a la
possibilité d'utiliser ou d'orienter l'utilisation des actifs de la filiale de la même façon
qu'elle contrôle ses propres actifs.

c) Les entreprises sous contrôle conjoint

Le contrôle conjoint est le partage du contrôle d'une entreprise exploitée en commun par
un nombre limité d'associés ou d'actionnaires, de sorte que les politiques financière
et opérationnelle résultent de leur accord.
Deux éléments sont essentiels à l'existence d'un contrôle conjoint :
-un nombre limité d'associés ou d'actionnaires partageant le contrôle ; le partage
du contrôle suppose qu'aucun associé ou actionnaire n'est susceptible à lui seul de pouvoir
exercer un contrôle exclusif en imposant ses décisions aux autres ; l'existence d'un
contrôle conjoint n'exclut pas la présence d'associés ou d'actionnaires minoritaires ne
participant pas au contrôle conjoint ;
-un accord contractuel qui prévoit l'exercice du contrôle conjoint sur l'activité économique
de l'entreprise exploitée en commun et qui établit les décisions qui sont essentielles à la
réalisation des objectifs de l'entreprise exploitée en commun et qui nécessitent le
consentement de tous les associés ou actionnaires participant au contrôle conjoint.

d) Les entreprises sous influence notable

L'influence notable est le pouvoir de participer aux politiques financière et


opérationnelle d'une entreprise sans en détenir le contrôle. L'influence notable peut notamment
résulter d'une représentation dans les organes de direction ou de surveillance, de la
participation aux décisions stratégiques, de l'existence d'opérations inter entreprises
importantes, de l'échange de personnel de direction, ou de liens de dépendance technique.
En pratique, l'influence notable sur les politiques financière et opérationnelle d'une
entreprise est présumée lorsque l'entreprise consolidante dispose, directement ou
indirectement, d'une fraction au moins égale à 20 % des droits de vote de cette entreprise.
Après avoir présenté les différents types de contrôle pouvant être exercés sur une
entreprise, nous nous intéressons à présent aux cas dans lesquels une entreprise peut ou doit être
exclue du périmètre de consolidation.

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II- Les exclusions du périmètre de consolidation

Dans certains cas, certaines sociétés peuvent ou doivent être exclues du


périmètre de consolidation. Nous pouvons distinguer les exclusions obligatoires
des exclusions facultatives.

a) Les exclusions obligatoires

Une entreprise contrôlée ou sous influence notable est exclue du périmètre de


consolidation lorsque des restrictions sévères et durables remettent en cause substantiellement :
-le contrôle ou l'influence exercée sur cette entreprise ;
-les possibilités de transferts de fonds entre cette entreprise et les autres entreprises
incluses dans le périmètre de consolidation.
Lorsqu'une entreprise est ainsi exclue du périmètre de consolidation, ses titres
sont comptabilisés en " Titres de participation " dans les comptes consolidés.

b) Les exclusions facultatives

Une filiale ou une participation peut être laissée en dehors de la consolidation lorsque :
-les actions ou parts de cette filiale ou participation ne sont détenues qu'en vue
d'une cession ultérieure ;
-la filiale ou la participation ne représente, seule ou avec d'autres, qu'un
intérêt négligeable ;
-les informations nécessaires à l'établissement des comptes consolidés ne peuvent
être obtenues sans frais excessif ou dans des délais compatibles avec ceux qui sont fixés.
En outre, d'autres éléments peuvent intervenir dans cette réflexion d'exclusion,
à savoir :
-le fait qu'une société se trouve dans un pays connaissant des troubles politiques
ou économiques graves ;
- le fait qu'une société connaît un sinistre tel qu'incendie, vol de matériel informatique,
etc ;
- le fait qu'une société se trouve juridiquement en liquidation au moment de la constitution
du périmètre.

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Section 2 : pourcentage de contrôle – pourcentage d’intérêt

Il faut déterminer dans un premier temps le pourcentage de contrôle (droits de vote dont dispose
la société mère à l'assemblée générale de la filiale) et le pourcentage d'intérêt (fraction du
patrimoine de la filiale appartenant directement ou indirectement à la société mère).

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Filiales Pourcentages de contrôle Pourcentages d'intérêt

A direct : 21.000 / 30.000 70,00% direct : 21.000 / 30.000 70,00%

B direct : 3.600 / 80.000 5,50% direct : 3.600 / 80.000 5,20%


indirect par A : 800 / 80.000 (1) indirect par A : 70% × 800 /
80.000

C direct : 19.500 / 30.000 65,00% direct : 19.500 / 30.000 65,00%

D direct : 600 / 1.000 60,00% direct : 600 / 1.000 60,00%

E direct : ( 920 + 900 + 240 ) / 51,50% direct : 920 / 4.000 41,75%


4.000 indirect par B : 5,2% × 400 /
indirect par B : non pris en 4.000 (4)
compte (3) indirect par C : 65% × 900 /
indirect par C : 900 / 4.000 (2) 4.000
indirect par D : 240 / 4.000 (2) indirect par D : 60% × 240 /
4.000

F direct : 12.500 / 50.000 25,00% direct : 12.500 / 50.000 25,00%

G direct : 2.500 / 6.000 41,67% direct : 2.500 / 6.000 42,97%


indirect par B : non pris en indirect par B : 5,2% × 1.000 /
(3)
compte 4.000 (4)

(1) On détient 70% dans A : on tient compte de la participation de A dans B pour le pourcentage
de contrôle.

(2) On détient 65% dans C et 60% dans D. On tient compte des participations respectives de ces
filiales dans E.

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(3) On ne détient que 5,50% dans B. On ne tient pas compte de cette participation. Ce
pourcentage est en effet trop faible pour assurer le contrôle de B. Les votes de B dans les sociétés
E et G ne sont donc pas contrôlés par la société mère du groupe.

(4) Pour les pourcentages d'intérêt, on tient compte des participations de B. En effet, que la
société soit contrôlée ou non, une partie (5,50%) des revenus des participations appartiendra à la
société mère.

Par ailleurs, il convient de prêter attention à certaines particularités :

 Participations croisées : une société A détient des actions d'une société B, qui détient
elle même des actions de la société A. Il est interdit à B de détenir des actions de A si A
détient une participation supérieure à 10% dans le capital de B.

 Participations circulaires : il y a autocontrôle si une société A détient une fraction de


son propre capital par une participation circulaire. Certaines réglementations privent Les
actions d'autocontrôle de droit de vote.

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Chapitre II : Méthodes de consolidation

Section1 : INTEGRATION GLOBALE

Exemple :
Bilan au 31/12/N de Sm

Immob incorp. 20 000 Capital social 480 000


Immob. Corp. 380 000 Réserve légale 48 000
Immob. Financières (1) 280 000 Autres réserves 32 000
Stocks 60 000 Résultat net de l’ex. +40 000
Créations de l’actif circulant 40 000 Dettes de financement 50 000
Trésorerie - actif 20 000 Prov. Durables pour R. et Ch. 30 000
Dettes du passif circulant 120 000
800 000 800 000
(1) Titres de participation : 2 800 actions F acquises à 100 DH l’une

Bilan au 31/12/N de F

Immob incorp. 40 000 Capital social (1) 400 000


Immob. Corp. 440 000 Réserve légale 40 000
Stocks 88 000 Autres réserves 80 000
Créations de l’actif circulant 72 000 Résultat net de l’ex. +80 000
Trésorerie - actif 80 000 Dettes de financement 90 000
Dettes du passif circulant 30 000
720 000 720 000
(1) 4 000 actions de 100 DH.

C.P.C. au 31/12/N de Sm

Charge d’exp. 300 000 Produits d’exp. 380 000


Charges financières 9 000 Produits financiers 5 000
Charges non courantes 70 000 Produits non courants 15 000
Impôt/les résultats 21 000
Résultat net 40 000
400 000 400 000

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C.P.C. au 31/12/N de F

Charge d’exp. 268 000 Produits d’exp. 400 000


Charges financières 19 000 Produits financiers 12 000
Charges non courantes 30 000 Produits non courants 28 000
Impôt/les résultats 43 000
Résultat net 80 000
440 000 440 000

Sm possède 2 800 actions de F sur 4 000 soit : 70% du capital (contrôle exclusif).
Pourcentage de contrôle : 70 %. Pourcentage d’intérêts : 70%.

Evaluation des titres de participation F détenus par Sm :


Droits de Sm et des minoritaires sur les capitaux propres (hors résultat) de F

Elément Part du groupe 70% Part des


minoritaires
30%
Capital social 400 000 280 000 120 000
Réserve légale 40 000 28 000 12 000
Autres réserves 80 000 56 000 24 000
Capitaux propres 520 000 364 000 (1) 156 000
Intérêts
Annulation des titres de -280 000 (2) minoritaires
Participation
84 000
Différence de
consolidation (plus-value
sur titres intégrés aux
réserves consolidées)

(1) Valeur réelle des titres F détenus par Sm


(2) Valeur des titres F au bilan de Sm

Droits de Sm et des minoritaires sur le résultat de F

Part du groupe 70% Part des minoritaires 30%


Résultat net 80 000 56 000 24 000
Intégrée au résultat Intégrée aux intérêts
consolidé minoritaires

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Tableau de consolidation – Bilan

Postes du bilan Sm F Retraiteme Consolidation


nt
Immob incorp. 20 000 40 000 - 60 000
Immob. Corp. 380 000 440 000 - 820 000
Immob. Fin. 280 000 - - 280 000 0
Stocks 60 000 88 000 - 148 000
Créations de l’actif circulant 40 000 72 000 - 112 000
Trésorerie - actif 20 000 80 000 - 100 000
Totaux 800 000 720 000 - 280 000 1 240 000
Capital social 480 000 400 000 - 400 000 480 000
Réserve légale 48 000 40 000 - 40 000
Autres réserves 32 000 80 000 - 80 000 164 000
Différence de consolidation - - + 84 000
Résultat net 40 000 80 000 - 24 000 96 000
Intérêts minoritaires (1) - - + 156 000 180 000
+ 24 000
Dettes de fin. 50 000 90 000 - 140 000
Prov. Durables par R. CH. 30 000 - - 30 000
Dettes du passif cir. 120 000 30 000 150 000
Totaux 800 000 720 000 -280 000 1 240 000

(1) Part des capitaux propres de F détenue par les minoritaires : 156 000
Part du résultat de F détenue par les minoritaires : 24 000
180 000

Bilan consolidé du groupe Sm – F au 31/12/N

Immob incorp. 60 000 Capital social 480 000


Immob. Corp. 820 000 Réserves consolidées 164 000
Stocks 148 000 Résultat consolidé + 96 000
Créations de l’actif circulant 112 000 Capitaux propres consolidés 740 000
Trésorerie – actif 100 000 Intérêts minoritaires 180 000
Dettes de financement 140 000
Prov. Durables 30 000
Dettes du passif circulant 150 000
1 240 000 1 240 000

Les intérêts minoritaires sont la part des capitaux propres consolidés et des résultats nets
consolidés des filiales revenant aux titres qui ne sont détenus ni par la société-mère ni par les
filiales.
Ces montants apparaissant distinctement dans le bilan consolidé.

N.B. dans la pratique de la consolidation, on utilise les postes des états de synthèses et non pas les
rubriques de ces états.

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Tableau de consolidation – CPC

Eléments Sm F Retraitement Consolidation


Produits d’exploitation 380 000 400 000 - 780 000
Produits financiers 5 000 12 000 - 17 000
Produits non courants 15 000 28 000 - 43 000
Totaux 400 000 440 000 0 840 000
Charges d’exploitation 300 000 268 000 - 568 000
charges financières 9 000 19 000 - 28 000
charges non courantes 70 000 30 000 - 100 000
Impôts sur les résultats 21 000 43 000 - 64 000
Résultat net 40 000 80 000 - 24 000 96 000
Résultat des - - +24 000 24 000
minoritaires
Totaux 400 000 440 000 0 840 000

CPC consolidé au 31/12/N

Charges d’exploitation 568 000 Produits d’exploitation 780 000


charges financières 28 000 Produits financiers 17 000
charges non courantes 100 000 Produits non courants 43 000
Impôts sur les résultats 64 000
Résultat consolidé +96 000
Résultat des +24 000
minoritaires
840 000 840 000

Section2 : L’intégration proportionnelle :

A- DEFINITION :

La méthode de l'intégration proportionnelle limite l'intégration des éléments actifs et


passifs au prorata du pourcentage de participation. En d'autres termes, on substitue à la valeur
comptable des titres des entreprises consolidées, la fraction représentative des intérêts de
la société ou des sociétés détentrices dans les éléments actifs et passifs constitutifs de
capitaux propres et de ces sociétés.
Dans le cas de l'intégration proportionnelle, les intérêts hors groupe ne sont pas mentionnés, et
la situation nette n'est pas calculée. Par conséquent, la situation consolidée qui en résulte ne
donne pas une information complète sur la situation économique du groupe.

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B- PROCESSUS :

L'intégration proportionnelle consiste à :


♦ Intégrer dans les comptes de l'entreprise consolidant la quote-part des actifs, passifs, charges
et produits, et ce, après retraitements éventuels ;
♦ Eliminer les opérations et les comptes les concernant réciproquement,
♦Mettre en évidence les droits du groupe dans les réserves et dans les résultats du compte
consolidé.

Exemple : la société Sm possède 30% du capital de la société F qui est contrôlée conjointement
par la société Sm et d’autres sociétés

Bilan au 31/12/N de Sm

Immobilisation incorporelle 40 000 Capital social (1) 300 000


Immobilisation corporelle 320 000 Réserve légale 30 000
Immobilisation financière 120 000 Autres réserves 30 000
Stocks(1) 78 000 Résultat net de l’exercice +90 000
Créances de l’actif circulant 60 000 Dettes de financement 170 000
Trésorerie-actif 42 000 40 000
660 000 660 000
(1)1080 actions F acquises pour 120 000

C.P.C 31/12/N Sm

Charges d’exploitation 228 000 Produits d’exploitation 462 000


Charges financières 30 000 Produits financiers 2 000
Charges non courantes 72 000 Produits non courants 4 000
Impôts/ les résultats 48 000
Résultat net 90 000
468000 468 000

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Bilan au 31/12/N de F

Immobilisation incorporelle 80 000 Capital social 360 000


Immobilisation corporelle 400 000 Réserve légale 36 000
Stocks 120 000 Autres réserves 144 000
Créances de l’actif circulant 90 000 Résultat net de l’exercice +72 000
Trésorerie-actif 30 000 Dettes de financement 28 000
Dettes du passif circulant 80 000
720 000 720 000

Répartition du capital social de F

Actionnaires Nombre d’actions %


Sm 1 080 30
X 1080 30
Y 1080 30
Divers 360 10
Total 3600 100

C.P.C au 31/12/N de F
Charges d’exploitation 186 000 Produits d’exploitation 360 000
Charges financières 70 000 Produits financiers 8 000
Charges non courantes 12 000 Produits non courants 10 000
Impôts/ les résultats 38 000
Résultat net 72 000
378 000 378 000

Droits de Sm sur les capitaux propres (hors résultats) de F


Capitaux propres Part groupe 30% Part autres 70%
Capital social 360 000 108 000 252 000
Réserve légale 36 000 10 800 25 200
Autres réserves 144 000 43 200 100 800
Total 540 000 162 000 3780000
Annulation des titres de -120000 autres
participation 42 000
Différence de
consolidation

16
Droits de Sm sur le résultat de F
Part du groupe 30% Part des autres 70%
Résultat net 72 000 21 600 50 400

Tableau de consolidation- bilan


Elements Sm 30% F Retraitement Total
Immobilisation incorporelle 40 000 80 000x30% = 24 000 - 64 000
Immobilisation corporelle 320 000 400 000x30% = 120 000 - 440 000
Immobilisation financière 120 000 - -120 000 0
Stocks 78 000 120 0000x30% = 36 000 - 114 000
Créances de l’actif circulant 60 000 90 000x30% = 27 000 - 87 000
Trésorerie-actif 42 000 30000 x30% = 9 000 - 51 000
Totaux 660 000 720 000x30% = 216 000 -120 000 756 000
Capital social 300 000 108 000 -108 000 300 000
Réserve légale 30 000 10 800 -10 800
Autres réserves 30 000 43 200 -43 200 102 000
Différence de consolidation - - +42 000
Résultat net +90 000 +21 600 - 111 600
dettes de financement 170 000 +28 000x30%= 8 400 - 178 400
dettes de passif circulant 40 000 80 000x30%= 24 000 - 64 000
Totaux 660 000 216 000 -120 000 756 000

Bilan consolidé au 31/12/N


Immobilisation incorporelle 64 000 Capital social 300 000
Immobilisation corporelle 440 000 Réserves consolidées 102 000
Stocks 114 000 Résultat consolidé +111 600
Créances de l’actif circulant 87 000 Dettes de financement 178 400
Trésorerie-actif 51 000 Dettes du passif circulant 64 000
756 000 756 000

17
Tableau de consolidation – CPC
Eléments Sm 30% F Total
Charges d’exploitation 228 000 186 000 x 30% = 55 800 283 800
Charges financières 30 000 70 000 x 30% =21 000 51 000
Charges non courantes 72 000 12 000 x 30% =3 600 75 600
Impôts /les résultats 48 000 38 000 x 30% =11 400 59 400
Résultat net 90 000 72 000 x 30% =21 600 111 600
Totaux 468000 186 000 x 30% = 113 400 581 400
Produits d’exploitation 462 000 360 000 x 30% = 108 000 570 000
Produits financiers 2 000 8 000 x 30% = 2 400 4 400
Produits non courants 4 000 10 000 x 30% = 3 000 7 000
Totaux 468 000 378 000 x 30% = 113 400 581 400

CPC consolidé au 31/12/N


Charges d’exploitation 283 8000 Produits d’exploitation 570 000
Charges financières 51 000 Produits financiers 4 400
Charges non courantes 75 600 Produits non courants 7 000
Impôts/ les résultats 59 400
Résultat consolidé 111 600
581 400 581 400

Dans les états de synthèse consolidés, les postes des états de synthèse de la filiale ne sont repris
qu’à concurrence du % d’intérêt détenu.

Section 3 : mise en équivalence

Cette méthode consiste à substituer à la valeur des titres détenus la quote-part des capitaux
propres (y compris le résultat de l’exercice déterminé d’après les règles de consolidation).

La mise en équivalence différencie nettement des méthodes d’intégration globale ou


proportionnelle, dans la mesure où l’on ne procède plus à un cumul total ou partiel des comptes
des entités, mais simplement à une réévaluation des titres de participation. En effet, selon cette
méthode, la participation détenue par une société mère est d’abord enregistrée au coût de revient
et ce montant est ensuite augmenté ou diminué pour prendre en compte la part de la société mère
dans les bénéfices ou les pertes de la sociétés détenue, réalisés après la date d’acquisition ou de
création.
18
Exemple :
La société M détient une participation de 45% dans le capital de la société F.

Les bilans individuels des deux sociétés sont les suivants.

Bilan de la société M
Immobilisation 18 700 Capital 15 000
Titres de participation 600 Réserves 4 000
Actif circulant 12 000 Résultat 300
Dettes 12 000
Total 31 300 Total 31 300

Bilan de la société F
Immobilisation 1 500 Capital 1 000
Actif circulant 1 000 Réserves 600
Résultat 100
Dettes 800
Total 2 500 Total 2 500

Les comptes de résultats des sociétés M sont résumés ci-dessous

Comptes de résultat de la société M


Charges 2 000 Produits 2 300
résultat 300
Total 2 300 Total 2 300

La participation de M dans F assure à la société M une influence notable mais c’est un


autre actionnaire de F qui détient la majorité du capital et en contrôle la direction. Ceci justifie une
mise en équivalence.
Présentons le journal de consolidation dans le cas de la mise en équivalence.

Solution :

Calculons la différence de consolidation et sa ventilation entre le résultat consolidé et les


réserves consolidées.

 Valeur d’origine des titres de participation à l’actif de la société M : 600


- Capitaux propres de la société F (1 000 + 600 + 100) = 1 700
Dont la part du groupe (45%x1 700) = 765

 Plus – value majorant les capitaux propres consolidés = 165 (765-600)


La plus-value de consolidation est ventilée entre :

 Le résultat consolidé (quote-part de la société mère dans le résultat de la filiale


soit (45%x100) = 45

19
 Les réserves consolidées (par différence soit 165 – 45) = 120

* Ré estimation des titres de participation

Titres de participation mis 765


en équivalence
Titres de participation 600
Réserves consolidées 120
Résultat consolidé 45

Bilan consolidé de la société M

Immobilisation 18 700 Capital 15 000


Titres de participation mis 765 Réserves consolidées 4 120
en équivalence (4 000+120)
Actif circulant 12 000 Résultat consolidé 345
(300+45)
Dettes 12 000
Total 31 465 Total 31 465

La valeur des intérêts majoritaires (765) est substituée à la valeur d’origine des titres de
participation (600). La plus value de consolidation (165) s’ajoute aux capitaux propres de la
société M pour former les réserves consolidées (120) et le résultat consolidé (45).

Le compte de résultat consolidé est conforme au modèle suivant :


Compte de résultat consolidé
Produits de M 2300
Charges de M -2000
Résultat consolidé des sociétés intégrées (a) 300

quote-part de résultat dans les sociétés mises en 45


équivalence (45%*100)
Résultat consolidé 345

(a) le résultat consolidé des sociétés intégrées ne comprend ici que le résultat de la société M
qui est intégrée globalement

20
Chapitre III : Retraitements

Section 1 : Retraitement du Crédit-bail


Le crédit-bail est un contrat permettant de différer le transfert de la propriété. Ce dernier
s’en distingue toutefois par le fait que les règlements effectués entre la date de livraison du bien
et la date du transfert de propriété sont des loyers ou redevances et non le règlement d’un prix
d’achat et que, par ailleurs, le rachat en fin de période de location est optionnel et à l’initiative de
l’acheteur.

Dans les comptes consolidés « Les biens dont les entreprises consolidées ont la disposition
par contrat de crédit-bail ou selon des modalités analogues, peuvent être traités au bilan et au
compte de résultat consolidés comme s’ils avaient été acquis à crédit ; les biens mis, par les
entreprises consolidées, à la disposition de clients par contrat de crédit-bail ou selon des
modalités analogues peuvent être traités comme s’ils avaient été vendus à crédit, si la réalisation
de la vente future peut être considérée comme raisonnablement assurée. »

L’application de cette disposition prévoit :


- D’enregistrer ces biens en immobilisations à l’actif du bilan ;
- De comptabiliser au passif la dette financière que représente le crédit
conventionnellement obtenu pour le financement de ces biens ;
- D’amortir les biens amortissables.

Le principe de retraitement prévoit que :


- La valeur du bien à comptabiliser doit être celle mentionnée dans le contrat de
crédit-bail ou à défaut la valeur du bien loué au prix du marché le jour du
contrat ;

- L’emprunt doit correspondre :

+ Soit à la transformation du contrat de crédit-bail en emprunt ;


+ Soit à la reconstitution d’un emprunt théorique équivalent dans les conditions
du marché.
- Le loyer doit être considéré pour une partie comme un remboursement de
l’emprunt et pour le reste comme des intérêts ;
- Les dépôts de garanties viennent en diminution de l’emprunt de dépôt ;
- Le prix de rachat est assimilé à un remboursement de l’emprunt.

Exemple :
La société GOB dispose depuis le premier janvier N-3 d’un bien dans le cadre d’un
contrat de crédit bail d’une durée de 6 ans. La valeur du bien stipulée au contrat est égale à
600000 DH. La durée de vie du bien est estimée à 8ans.

21
L’échéancier des redevances payables annuellement s’établit ainsi :

Échéances Redevance dont Capital dont Intérêt

N-3 172000 100000 72000


N-2 160000 100000 60000
N-1 148000 100000 48000
N 136000 100000 36000
N+1 124000 100000 24000
N+2 112000 100000 12000

 Reprise en N de la situation à la fin de l’exercice précédent.

Pour une année : 600000/8 = 75000DH


L’amortissement du bien est égal :
Pour les années N-3 à N-1 : 75000 x 3 = 225000
La dette financière de 600000 à l’origine a été remboursée de 100000 DH par an, soit de 300000
DH au cours des années N-3 à N-1

Immobilisations 600000
Réserves GOB 75000
Amortissements des immobilisations 225000
Dettes financières 300000


22
 Modifications des écritures de l’exercice N

Dettes financières 100000


Résultat GOB 25000
Amortissements des immobilisations 75000
N

Dotation aux amortissements 75000


Charges financières 36000
Résultat global 25000
Redevances de crédit bail 136000
CPC

 Fiscalité différée lié au crédit-bail

Les impôts différés sont destinés à enregistrer l’incidence fiscale potentielle des
retraitements de consolidation.
Les impôts différés se calculent pour chaque exercice sur la différence entre les redevances
et les intérêts et des dotations aux amortissements du bien (voir échéancier). Cette différence est
égale à 25000.
- Sur l’exercice N : 25000 x 35% = 8750 (Résultat)
- Sur exercices antérieurs : 75000 x 35% = 26250 (Réserves)

Réserves GOB 26250


Résultat GOB 8750
Impôt différés-Passif 35000

Impôt sur les Bénéfices 8750


Résultat global 8750

23
SECTION 2 : CONVERION DES COMPTES EN DEVISES

Après avoir procédé à l’harmonisation et au retraitement des comptes sociaux


conformément aux règles du groupe, il est nécessaire, afin de pouvoir effectuer les opérations de
cumul, que tous les états financiers soient libellés dans la même devise. Cette devise unique est
appelée « monnaie de consolidation » et correspond le plus souvent à la devise dans laquelle sont
établis les comptes de la société mère.

Pour procéder à la consolidation des comptes des entreprises étrangères, 2 méthodes


peuvent être utilisées : :
- La méthode du cours historique qui correspond pour chaque élément du bilan au taux de
change en vigueur lors de son entrée dans le patrimoine; .
- La méthode du cours de clôture qui correspond au taux de change à la date d’établissement des
comptes.

A- Méthode du Cours Historique .


Cette méthode distingue 2 catégories de postes au bilan : .
• Les éléments monétaires constitués des liquidités ou des sommes à recevoir ou à payer dont les
sommes en monnaie locale est parfaitement connue (disponibilités, dettes et créances
d’exploitation,…) ;
• Les éléments non monétaires : immobilisations, titres de participation et de placement, stocks,
capitaux propres.

1-Méthode de conversion .

- Les éléments non monétaires sont convertis au cours historique ;


- Les éléments monétaires sont convertis au cours de change à la date de clôture de l’exercice ;
- Les produits et changes sont en principe convertis au cours en vigueur à la date où ils sont
constatés : en pratique, ils sont convertis à un cours moyen de période (mensuel, trimestriel,
semestriel, voire annuel) ;
- Les dépréciations constatées par voie d’amortissement ou de provision sur les éléments d’actif
convertis au cours historique sont eux-mêmes convertis au cours historique.

2- Comptabilisation des écarts .

- Les écarts de conversion constatés sur les éléments monétaires qui figurent au bilan d’ouverture
de l’exercice (après répartition) sont portés au compte de résultat dans un porte particulier
« écarts de conversion »; .
- Pour ce qui concerne les éléments monétaires à long terme, une comptabilisation échelonnée est
autorisée.
- l’écart de conversion constaté sur les éléments du compte résultat est inscrit au
compte de résultat consolidé au poste « écarts de conversion »

24
Méthode du cours historique

Bilan
Actif Passif
Immobilisations incorporelles TH Capital et Réserves TH
Immobilisation corporelle TH Résultat Calculé
Immobilisations financières Provisions / risques et charges TH
- Créances TC Dettes TC
- Autres TH
Stocks TH Régularisation Passif TH
Créances TC
Trésorerie TC
Régularisation Actif TH

Compte de Résultat
Produits encaissés TM
Charges décaissées TM
Produits calculés TH
Charges calculées TH
Ecart de conversion Oui
Résultat Celui du bilan

TH : Taux Historique
TC : Taux de Clôture
TM : Taux Moyen

3- Exemple de Méthode du cours historique

La société E10 est une filiale allemande du groupe SM à 99% depuis l’année N-6. Elle est
sous tutelle directe. Le groupe la consolide selon la méthode du cours historique
Les données de cette société sont présentées en DM selon les normes françaises :

25
Bilan E10 Année N en DM
ACTIF PASSIF
Postes Valeur Amort/ Valeur Postes Montant
Brute Prov. Nette

Immo. corp 1 200 000 800 000 400 000 Capital 800 000
Stocks 650 000 150 000 500 000 Réserves 250 000
Clients 2 620 000 20 000 2 600 000 Résultat 190 000
Disponibilités 120 000 - 120 000 Prov. risques 50 000
Charges à répartir 80 000 - 80 000 Emprunts 280 000
Fournisseurs 1 840 000
Autres dettes 290 000

Total Actif 4 670 000 970 000 3 700 000 Total Passif 3 700 000

Compte de résultat
Postes Montants
Chiffre d’affaires 4 820 000
Total produit d’exploitation 4 820 000
Achats de marchandises 3 340 000
- variation de stocks - 300 000
Autres achats et charges exter. 420 000
Salaires 360 000
Charges sociales 100 000
Impôts et taxes 70 000
Dotation aux amorts. des immob. 70 000
Dotation aux prov. des actifs circulants 150 000
Dotation aux amorts. des charges à répartir 30 000
Total charges d’exploitation 4 240 000
Résultat d’exploitation 580 000
Produits financiers 20 000
Intérêts et charges assimilés 90 000
Résultat financier - 70 000
Résultat courant 510 000
Charges except .sur opérations de gestion 190 000
Dotation aux provisions 50 000
Résultat exceptionnel -240 000
Impôt société -80 000
Résultat net 190 000
26
Tableau des immobilisations
En DM
Année Valeur brute Amortissements
d’acquisition
1/1 Dotation 31/12

N-4 1 000 000 710 000 50 000 760 000


N-2 100 000 20 000 10 000 30 000
N 100 000 10 000 10 000

Totaux 1 200 000 730 000 70 000 800 000

Informations sur les stocks


En DM
Année Année N-1 Année N
d’origine Valeur Provision Valeur Provision
N-2 170 000 - 150 000 150 000
N-1 180 000 - 80 000
N - 420 000

Total 350 000 - 650 000 150 000

Provisions clients constituées en N-1 pour 20 000.


Provisions pour risques : 50 000 constituée dans l’exercice.

Informations sur les charges à répartir


En DM
Année Valeur Amortissements Valeur
d’origine brute 1/1 Dotation 31/12 nette
N-2 100 000 30 000 20 000 50 000 50 000
N-1 50 000 10 000 10 000 20 000 30 000

Total 150 000 40 000 30 000 70 000 80 000

27
Détail des réserves
En DM
Année d’origine Montant
N-5 10 000
N-4 -20 000
N-3 30 000
N-2 190 000
N-1 40 000

Total 250 000

Cours de change utilisés


Cours de clôture
N-6 2,00
N-5 2,20
N-4 2,30
N-3 2,60
N-2 2,90
N-1 3,10
N 3,30
Cours moyen
N 3,20

TAF : procédez au cumul des données en appliquant la méthode du cours historique


Corrigé

28
La conversion des éléments en marks allemands traduit les données suivantes.

Poste d’actif Valeur brute Amorts. ou Valeur nette Cours en FF Montant en


prov. FF
Immo. Corp
N-4 1 000 000 760 000 240 000 2,3 552 000
N-2 100 000 30 000 70 000 2,9 203 000
N 100 000 10 000 90 000 3,3 297 000

Stocks
N-2 150 000 150 000 - 2,9 0
N-1 80 000 80 000 3,1 248 000
N 420 000 420 000 3,3 1 386 000

Clients 2 620 000 20 000 2 600 000 3,3 8 580 000


Disponibilités 120 000 120 000 3,3 396 000
Charges à
répartir 50 000 50 000 2,9 145 000
N-2 30 000 30 000 3,1 93 000
N-1

Total actif 4 670 000 970 000 3 700 000 11 900 000

Poste de passif Montant en devises cours Montant en FF


Capital N-6 800 000 2 1 600 000
Réserves
N-5 10 000 2,2 22 000
N-4 -20 000 2,3 -46 000
N-3 30 000 2,6 78 000
N-2 190 000 2,9 551 000
N-1 40 000 3,1 124 000

Prov. pour risque N 50 000 3,3 165 000


Emprunts 280 000 3,3 924 000
Fournisseurs 1 840 000 3,3 6 072000
Autres dettes 290 000 3,3 957 000
Total passif 3 510 000 10 447 000
provisioire
Résultat 190 000 1 453 000
Total passif 3 700 000 11 900 000

29
Compte de résultat E10 en FF

Postes Montant en Cours en Montant en FF


devises devises
Chiffre d’affaires 4 820 000 3,2 15 424 000
Produits financiers 20 000 3,2 64 000
Total produit (I) 4 840 000 3,2 15 488 000
Achats de marchandises 3 340 000 3,2 10 688 000
Variation de stocks -300 000 3,2 (1) -583 000
Autres achats et charges exter. 420 000 3,2 1 344 000
Salaires 360 000 3,2 1 152 000

1. stock début 170 000 x 2,9 = 493 000


180 000 x 3,1 = 558 000

1 051 000

stock final 80 000 x 3,1 = 248 000


420 000 x 3,3 = 1 386 000

1 634 000

Variation du stock 1634 000- 1051 000 = 583 000


Postes Montant en Cours en devises Montant en FF
devises
Charges sociales 100 000 3,2 320 000
Impôts et taxes 70 000 3,2 224 000
Dotation aux amorts.
N-4 50 000 2,3 115 000
N-2 10 000 2,9 29 000
N 10 000 3,3 33 000
Dotation prov. Sur stocks
N-2 150 000 2,9 435 000

Dotation aux amorts. des charges à


répartir
N-2 20 000 2,9 58 000
N-1 10 000 3,1 31 000
Intérêts et charges assimilés 90 000 3,2 288 000
Charges excep. sur opérations de
gestion 190 000 3,2 608 000

30
Dotation aux prov. N 50 000 3,3 165 000
Impôt 80 000 3,2 256 000
Total charges (II) 4 650 000 15 163 000
Résultat (III) 190 000 1 453 000
Ecart de conversion (I-II-III) 1 128 000
L’application de la méthode du cours historique conduit à constater plusieurs phénomènes :

1. le résultat est affecté par l’incidence du change sur les postes du bilan. Si, le résultat avait
été appréhendé au cours de clôture, il serait de :
190 000 x 3,3 = 627 000

2. l’écart de conversion du résultat est égal à : 1 459 000 – 627 000 = 832 000

Au bilan, l’écart entre le résultat calculé et le résultat au cours moyen s’explique par :

- l’écart de conversion sur capitaux propres


(1 240 000 x 3,3 -1 600 000- 729 000- 608 000) 1 155 000

- l’écart de change sur le résultat entre le taux de clôture et le taux - 19 000


moyen :

- l’écart de change sur les éléments non monétaires au taux historique - 304 000
et au taux de clôture

Total 832 000

Par ailleurs, un écart de conversion apparaît dans le compte de résultat pour un montant de
1 134 000 F, il s’explique par :

- l’écart sur le résultat entre résultat calculé et résultat au cours de


clôture 825 000
- l’écart de change entre le résultat au cours de clôture et écart au 19 000
cours moyen :
- l’écart entre les postes de charges et produits en cours historique et 283 000
en cours moyen
Ecart de conversion au compte de résultat 1 128 000

L’écriture se saisie des données de l’entreprise E10 se résume ainsi :

31
Bilan
Immob. corporelles
(1 000 000 x 2,3 + 100 000 x 2,9 + 100 000 x 3,3) 2 920 000
Amort immob. Corp
(760 000 x 2,3 + 30 000 x 2,9 + 10 000 x 3,3) 1 868 000

Stocks (435 000 + 248 000 + 1 386 000) 2 069 000


Provisions sur stocks 435 000

Clients 8 646 000


Provisions /clients 66 000

Disponibilités 396 000


Charges à répartir 238 000
Capital 1 600 000
Réserves 729 000
Résultat 1 453 000
Prov. pour risques 165 000
Emprunts 924 000
Fournisseurs 6 072 000
Autres dettes 957 000

Compte de résultat

Achats de marchandises 10 688 000


Variation de stocks 583 000

Achats et charges externes 1 344 000


Salaires 1 152 000
Charges sociales 320 000
Impôts et taxes 224 000
Dotations aux amorts/immob. 177 000
Dotations aux provisions/stocks 435 000
Dotations aux amorts/charges à répartir 89 000
Intérets et charges assimilés 288 000
Charges exceptionnelles/opérations de gestion 608 000
Dotations exceptionnelles aux provisions 165 000
Impot société 256 000
15 424 000
Chiffres d’affaires 64 000
Produits financiers 1 128 000
Ecart de conversion

Résultat 1 453 000

32
B- Méthode du Cours de Clôture

1- Méthode de conversion

- Tous les éléments d’actif et de passif, monétaires et non monétaires sont convertis au cours à la
date de clôture de l’exercice.
- Les produits et changes sont convertis au cours de clôture. L’utilisation d’un cours moyen peut
être retenue si celui-ci permet une meilleure appréciation des opérations réalisées au cours de
l’exercice.

2- Comptabilisation des écarts

- Les écarts de conversion constatés tant sur les éléments que ceux du compte de résultat sont
portés dans les capitaux propres au poste « écart de conversion » ;
- En cas de cession, l’écart de conversion qui figure dans les capitaux propres est enregistré au
compte de résultat pour la partie de son montant afférent à la participation cédée.

Méthode du cours de clôture

Bilan
ACTIF PASSIF
Immobilisations incorporelles TC Capital et Réserves TH
Immobilisation corporelle TC Ecart de conversion Oui
Immobilisations financières Résultat TM ou TC
- Créances TC Prov/ risques et charges TC
- Autres TC
Stocks TC Dettes TC
Créances TC
Trésorerie TC Régularisation Passif TC
Régularisation Actif TC

33
Compte de Résultat
Produits encaissés TM ou TC
Charges décaissées TM ou TC
Produits calculés TM ou TC
Charges calculées TM ou TC
Ecart de conversion Non
Résultat TM ou TC

3- Exemple de la méthode du cours de clôture

Pratiquez la méthode du cours de clôture sur les données contenues dans l’exercice précédent. Il a
été décidé d’appliquer le taux moyen pour les charges et les produits au cours de 3,2.

Corrigé

La démarche est beaucoup plus simple. Elle consiste dans le bilan à traduire :
- tous les comptes de l’actif et ceux du passif au cours de clôture ;
- les postes de capitaux propres au cours historique ;
- le résultat au cours de clôture ou au cours moyen selon le choix ;
- tous les postes de charges ou de produits au cours moyen

La conversion des éléments en marks allemands va faire apparaître les données suivantes :

Postes d’actif Montant en devises Cours Valeur nette


Montant en FF
Immob. Corporelles 400 000 3,3 1 320 000
Stocks 500 000 3,3 1 650 000
Clients 2 600 000 3,3 8 580 000
Disponibilités 120 000 3,3 396 000
Charges à répartir 80 000 3,3 264 000
Total de l’actif 3 700 000 3,3 12 210 000
Capital 800 000 2 1 600 000
Réserves 10 000 2,2 22 000
N-5
N-4 -20 000 2,3 -46 000

34
N-3 30 000 2,6 78 000
N-2 190 000 2,9 551 000
N-1 40 000 3,1 124 000
Résultat 190 000 3,2 608 000
Provision pour risques 50 000 3,3 165 000
Emprunts 280 000 3,3 924 000
Fournisseurs 1 840 000 3,3 6 072 000
Autres dettes 290 000 3,3 957 000
Total I 3 700 000 11 055 000
Ecart de conversion (1) 1 155 000
Total du passif 3700 000 3,3 12 210 000

1. cet écart de conversion affecté en capitaux propres s’explique par la différence entre les
capitaux propres au cours de clôture et les capitaux propres au cours historique. Toutes
les charges et tous les produits sont convertis au cours de 3.2 F

Compte de résultat E10 en FF

Postes d’actif Montant en devises Cours Montant en FF

Chiffre d’affaires 4 820 000 3,2 15 424 000


Produits financiers 20 000 3,2 64 000
Total produit (I) 4 840 000 3,2 15 488 000
Achats de 3 340 000 3,2 10 688 000
marchandises
Variation de stocks -300 000 3,2 -960 000
Autres achats et 420 000 3,2 1 344 000
charges ext.
Salaires 360 000 3,2 1 152 000
Charges sociales 100 000 3,2 320 000
Impôts et taxes 70 000 3,2 224 000
Dotation aux amorts. 70 000 3,2 224 000

Dotation aux 150 000 3,2 480 000


prov./stocks

35
Dotation aux amorts. 30 000 3,2 96 000
des charges à répartir

Intérêts et charges 90 000 3,2 288 000


assimilés
Charges excep. sur 190 000 3,2 608 000
opérations de gestion
Dotation aux prov. N 50 000 3,2 160 000
Impôt 80 000 3,2 256 000
Total charges (II) 4 650 000 3,2 14 880 000
Résultat (III) 190 000 3,2 608 000

Bilan

Immob. corporelles 3 960 000


Amort immob. Corp 2 640 000

Stocks 2 145 000


Provisions sur stocks 495 000

Clients 8 646 000


Provisions /clients 66 000

Disponibilités 396 000


Charges à répartir 264 000
Capital 1 600 000
Réserves 729 000
Résultat 608 000
Ecart de conversion 1 155 000
Prov. pour risques 165 000
Emprunts 924 000
Fournisseurs 6 072 000
Autres dettes 957 000

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Compte de résultat

Achats de marchandises 10 688 000


Variation de stocks 960 000

Achats et charges externes 1 344 000


Salaires 1 152 000
Charges sociales 320 000
Impôts et taxes 224 000
Dotations aux amorts/immob. 224 000
Dotations aux provisions/stocks 480 000
Dotations aux amorts/charges à répartir 96 000
Intérets et charges assimilés 288 000
Charges exceptionnelles/opérations de gestion 608 000
Dotations exceptionnelles aux provisions 160 000
Impot société 256 000

Chiffres d’affaires 15 424 000


Produits financiers 64 000

Résultat 608 000

L’écart de conversion au bilan s’explique par la différence entre les capitaux propres au cours de
clôture et les capitaux propres au cours historique :
(1 240 000 x 3,3 – 1 600 000 – 729 999 – 608 000) = 1 155 000
Cet écart est créditeur, il correspond à un profit de change latent.

C- Choix d’application de la méthode

Ce choix se résume ainsi :

Critères Méthodes
Entreprises dont la gestion est dépendante de Méthode du cours historique
la société consolidante (monétaire - non monétaire)
Entreprises dont la gestion est autonome Méthode du cours de clôture
Entreprises situées dans les pays à monnaie Réévaluation en devises locales et
fondante conversion selon la Méthode du cours de
clôture ou Méthode du cours historique

37
CONCLUSION

Il va sans dire que la notion de consolidation devient fort présente dans le paysage
entrepreneurial marocain et pour cause ! La plupart des groupes marocains sont orientés vers les
normes IAS/ IFRS qui constituent, faut-il le rappeler, le référentiel de base en matière de
consolidation.
Ainsi, l’enjeu majeur de l’entreprise marocaine réside dans l’acquisition et la maîtrise des outils
de reporting permettant une consolidation financière répondant aux critères internationaux en
matière de reporting groupe.

Par ailleurs, il est à noter que l’environnement dans lequel opère l’entreprise marocaine
est en changement permanent et surtout d’envergure internationale, d’où l’importance de l’effort
à fournir par les organes responsables de la réglementation comptable au Maroc et ce, afin
d’élargir le champs de la consolidation au Maroc en permettant notamment aux entreprises
d’avoir recours à des méthodes comptables préférentielles nécessaires à la présentation d’états
financiers reflétant l’image fidèle (Fair value).

38
BIBLIOGRAPHIE

Ouvrages

 Claude Lavabre et Grilles Lavabre « exercices de comptabilité des sociétés


fusion-consolidation », épreuve n°6. 3e édition 1997

 François COLINET (1994) ; « pratiques des comptes consolidés », 2ème


édition ; DUNOd ; Paris.
 J. RAFFEGEAU, P.DUFILS, C.LAUPATER et F.ARFAOUI (2004),
« Mémento Pratique Comptable », édition Francis Lefebvre.
 J.CORRE (1992), « La consolidation des bilans », Edition DUMOND.
 J-Y.EGLEM & P.GAZIL avec la collaboration de P.DOBLER(1984) ; « la
consolidation : outil de gestion et de contrôle des groupes » ; Vuibert ; Paris
 Odile DANDON & Philippe DANDON(1998) ; « la consolidation ;
méthodologie et pratiques » ; Expert_comptable média ; Paris.
 P. DUFILS et C. LAUPATER (2000), « Comptes consolidés », Edition
Francis Lefebvre, Deuxième édition.

Revues

Bulletin comptable et financier (BCF) Edition Francis Lefebvre :n°1/00 (JAN


2000) et n°7/2000 (JUILLET 2000)

Site Web :

 www.iasb.org
 www.vernimmen.net
 www.iasplus.com
 www.pwccomperio.com

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