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RFID

I. INTRODUCTION
Depuis longtemps, il a toujours été une préoccupation pour l’homme d’identifier, de
localiser et de suivre des objets en utilisant d’abord l’identification visuelle puis remplacée par
des équipements électroniques. Plusieurs systèmes pratiques ont été utilisés au cours des
années, des motifs uniques ont été placés sur des objets, et des appareils de reconnaissances
pouvaient identifier ces codes et par la même voie l’objet sur lequel ils sont collés. De là est né
le système de codes à barres qui a permis de réaliser l’identification des objets depuis des
années. Cependant, les codes à barres présentent plusieurs lacunes, notamment la taille très
limitée de données stockées, la durée de vie dépend de la qualité d’impression et du
consommable utilisés, la nécessité de les scanner a une distance de quelques mètres...etc. Ces
déficits ont continuellement poussé les utilisateurs à chercher une meilleure solution pour
pallier à ce manque.

L’apparition de technologie RFID qui à priori résolvait les majeurs problèmes


d’identification telle que la taille de données plus importante, flexibilité des codes, distance de
lecture améliorée, possibilité de localiser les objets, des suivis et analyser ses données. Dans
notre travail, nous aborderons les concepts et la stratégie de mise en œuvre Un Système de
présence basé sur l’identification radio fréquence ‘RFID’.[1]

II. TECHNOLOGIE RFID


1. Introduction
La technologie RFID est une technologie d’identification par radio fréquence, l’utilisation
d’onde électromagnétiques rayonnantes ou d’un couplage de champs réactif dans une portion
de radio fréquences du spectre pour communiquer vers ou à partir d’une étiquette selon
différents schémas de modulation et d’encodage afin de lire, de façon univoque, l’identité d’une
étiquette de radiofréquence ou d’autre données stockées sur celle-ci.

La technologie RFID est dite « sans contact » et permet le transfert de données entre
objets mobiles et lecteurs. Une solution RFID complète contient des étiquettes qui se composent
d’une puce, d’une antenne, parfois d’une batterie, et aussi d’un ou plusieurs lecteurs. Elle
nécessite par ailleurs la mise en place d’un système de communication appelé middleware (ou
intergiciel), qui constitue la partie intelligente du système, capable de gérer toutes ces données.
Le système RFID est une technologie très attractive pour l'entreprise qui offre la
possibilité d'une gestion des d'informations qu'elle doit traiter. Les équipements adaptés
à ce système permettent de synchroniser les flux physiques avec les flux d’informations.

Figure 1 : Communication entre un lecteur et un tag RFID.

2. Historique
La technologie RFID existe depuis longtemps. Au départ, on l’a notamment utilisée pour
l’identification des avions amis et ennemis pendant la Seconde Guerre mondiale. D’important
les tags (transpondeurs) sont placés dans les avions amis afin de répondre comme amical à
l’interrogation des radars. Ce système IFF (Identify : Friend or Foe) fut la première utilisation
de la RFID. On considérait, jusqu’à tout récemment, qu’il s’agissait d’une technologie trop
coûteuse pour l’utiliser à des fins commerciales et que ses fonctionnalités étaient trop limitées.

Aujourd’hui, la RFID avec de réelles capacités de calcul est le résultat d’un croisement
de connaissances entre les domaines des puces électroniques et de l’identification par
radiofréquence. Les années 80 ont marqué un tournant décisif dans l’histoire de la technologie
sans contact avec les premières applications commerciales, comme l’identification du bétail et
les péages autoroutiers.

Plusieurs centaines de millions de copies ont été vendues depuis son introduction sur le
marché (les années 90). Le grand public n’a pris conscience de l’ampleur du phénomène RFID
qu’avec le déploiement d’applications qui sont maintenant incontournables, comme les cartes
de transports publics, l’identification animale ou encore les passeports électroniques.

Figure 2 : historique de la RFID.

3. Applications et marché de la RFID


La RFID fait partie des techniques d’identification automatique, (ou Auto-ID - Automatic
IDentification). Ces techniques se référent à des méthodes d’identification automatiques
d’objets, la collecte d’informations les concernant et leur entrée dans un système d’acquisition
sans intervention humaine. Quelques exemples typiques de ces technologies sont les codes à
barres (Fig. 3), la biométrie, la reconnaissance optique de caractère (OCR, Optical Character
Recognition), la reconnaissance vocale ou le marquage par bande magnétique.

Figure 3 : Code à barres une dimension et code matriciel deux dimensions.


4. Systèmes RFID
Un système RFID se compose principalement d’un lecteur, d’un ou plusieurs tags et
d’un logiciel d’application. : Le Tag qui est situé sur l'objet à identifier et le Lecteur qui a pour
rôle d'identifier cet objet via le Tag. Les systèmes RFID permettent la lecture et l'écriture à
distance et sans contact des données d'un Tag RFID.[2]

La figure 4 décrit le schéma général d’un système RFID. Le lecteur agit généralement en
maître par rapport au tag ; si le tag est dans la zone de lecture du lecteur, ce dernier l’active en
lui envoyant une onde électromagnétique puis entame la communication et l’échange des
donnés. Le lecteur est relié à un hôte d’application qui récupère l’information pour le logiciel
d’application. Un lecteur RFID est donc chargé de l’interface avec le système global relatif à
l’application et de la gestion de l’identification des tags qui se présentent à lui. Le tag est, quand
à lui, constitué d’une antenne et d’une puce électronique miniature [3].

Figure 4 : Éléments d’un système RFID.


Le tag (étiquette)
Le tag RFID est un circuit électronique qui comprend une puce et une antenne et qui
répond aux commandes émises par le lecteur. Une simple étiquette RFID est similaire au code
à barre optique, alors elle est attachée aux articles et contient un numéro d’identification (ID)
unique. Une étiquette RFID (Figure 5) se compose principalement de deux composants [4] :

• Un circuit intégré (CI) : généralement nommé une puce, il est le cœur de l’étiquette qui
exécute toutes les tâches logiques liées à la transmission de l'ID et à l'exécution des
commandes.
• Une antenne : c’est la plus grande partie de l'étiquette qui est directement liée au CI et
qui a pour rôle l’émission et la réception des données au moyen d'ondes RF.

Figure 5 : Etiquette RFID avec CI.

Lecteur RFID
Le lecteur RFID a pour mission d’identifier les étiquettes et de collecter leurs données.
Le terme lecteur ne signifie pas qu’il peut seulement effectuer la lecture, mais il est capable de
transmettre des ordres d’écriture et d’établir une vraie communication avec les étiquettes. Le
lecteur RFID (Figure I-4) se compose de trois éléments principaux [5] :
• Un circuit de contrôle qui effectue le traitement du signal et exécute les protocoles de
communication pour communiquer avec les étiquettes et la machine hôte.
• Un élément radiofréquence qui est le responsable de la transmission et de la réception des
informations, alors il est relié à l'antenne et à l’élément de contrôle.
• Une antenne qui est utilisée pour la communication avec les étiquettes par des ondes RF.
➢ Antenne

Les antennes jouent un rôle très important dans la communication sans fil par la transmission
des informations le plus fidèlement possible. Une antenne est l’unique élément qui assure
l’émission et/ou la réception des ondes RF. Elle peut prendre plusieurs formes et différentes
tailles en fonction du type d’application et de la fréquence de fonctionnement.

En émission, une antenne est définie comme un transformateur qui transforme le signal
électrique injecté à son port d'alimentation par un générateur (Emetteur) en ondes RF rayonnées
dans un milieu. En réception, elle est définie comme un capteur des ondes RF rayonnées qui
transforme ces ondes en un signal électrique à la charge (Récepteur). Généralement, une
antenne présente une propriété connue sous le nom de réciprocité, c’est-à-dire qu’elle peut être
utilisée en réception et/ou en émission avec les mêmes caractéristiques électriques et de
rayonnement. Avant de présenter les caractéristiques électriques et de rayonnement d’une
antenne.
L’hôte
Souvent, en amont à la station de base on peut trouver un système dit hôte (host) qui peut
être un simple ordinateur, un serveur ou un ordinateur lié à un serveur, un logiciel, un
smartphone avec une base de données, etc… [6], ainsi qu’on peut le voir dans la Figure I-4

5. Type des tags :


La technologie RFID inclut l'usage de tags (étiquettes), ces tags peuvent être
actifs ou passifs ou semi-passif comme ulistré la figure 6 afin de transmettre les données
souhaitées en termes de traçabilité des objets/personnes. [7]

Figure 6 : Les méthodes de l'alimentation pour des tags RFID.

Tags Passifs :
À l'inverse des tags actifs, les tags passifs ne disposent pas de batterie : ils puisent leur
énergie à travers le signal électromagnétique du lecteur qui permet d'activer le tag et lui
permet ainsi d'émettre les informations.
Les tags passifs utilisent différentes bandes de fréquences radio selon :
▪ Leur capacité à transmettre les données à des distances plus ou moins grandes,
▪ Les substances différentes que les données doivent traverser (air, eau, métal...).

Les applications où la technologie de RFID passive offre un avantage certain sont


nombreuses et diverses, prenons l’exemple de l’identification d’animaux, veiller à la sécurité
des nouveaux nées ainsi que la traçabilité des déchets et la gestion des stocks. L'étiquette passive
repose d’avantage sur le coût des tags moins onéreux que les tags actifs.
Ce système s'avère très utile pour les marchandises en volume important lorsque les
marchandises peuvent être lues à courte distance (passage à la caisse des supermarchés).
Aussi, la distance de lecture est cependant un réel frein à ce système puisque le lecteur doit se
situer dans le champ du tag afin d'en récupérer les données. [8].

Tags Semi-actifs :
Les tags semi-actifs fonctionnent comme les tags passifs, sauf qu’ils comportent une batterie.

Ces tags semi-actifs, également appelés semi-passifs, ressemblent au fonctionnement


des étiquettes actives puisqu'ils sont également alimentés par une source d'énergie embarquée.
Seulement, la différence entre ces 2 types d'étiquettes reposent sur l'alimentation de la batterie
c’est-à-dire elle alimente la puce RFID non pas en continue mais à des intervalles de temps
réguliers et programmables et n'envoie aucun signal. [8].

➢ Domaine d’utilisation :

La batterie des étiquettes qui constituent la RFID semi-active n'envoie pas de signal
comme c'est le cas pour la RFID passive. Cependant elles permettent d'enregistrer des données
par exemple lors du transport de marchandises.

La technologie RFID semi-actif s'avère notamment très utile dans le domaine de la


traçabilité alimentaire et la traçabilité logistique pour :
• enregistrer les changements de température lors du transport,
• la surveillance de parcs de machines, etc.
La radio-identification présente en elle-même de multiples avantages. Utiliser un
support d'identification semi-actif présente, à son tour, des avantages certains par rapport aux
tags actifs ou passifs. [8]
Elle combine des avantages que l’on ne retrouve pas dans d’autres technologies
d’identification :

➢ Avantage :
• Plus de performance par rapport au système RFID passive.
• Prix plus abordable par rapport aux étiquettes actives.
➢ Inconvénients :
L'inconvénient principal du tag semi-actif par rapport au tag actif repose principalement
sur sa fiabilité. [8]

Tags Actifs :
La radio identification active est une forme de technologie d'identification caractérisée par
l'usage de tags actifs également appelés étiquettes actives. Les tags sont de petits objets qui
peuvent être collés sur des objets ou insérés dans ces mêmes objets, ils sont composés :

• D’une puce électronique.


• d'une antenne.

Ainsi, on parle de RFID active lorsque les étiquettes ou tags sont actifs c'est-à-dire qu'ils
sont alimentés par une source d'énergie embarquée : batterie, pile... Cette source d'énergie
permet à la puce de diffuser un signal vers le lecteur RFID.
RFID active : points forts et limites du système.

➢ Avantage :
Les étiquettes actives sont équipées d'une énergie propre qui leur permet d'émettre un
signal de manière autonome.
De ce fait le principal avantage repose sur la longue distance à laquelle elles peuvent
communiquer les données sans qu'un lecteur RFID se situe à proximité du tag.
➢ Inconvénients :
L'inconvénient principal de la RFID active repose sur :
▪ La confidentialité des informations transmises,
▪ Le coût des étiquettes,
▪ L’impact sur la santé très controversé dû à l'émission d'ondes magnétiques,
▪ La durée de fonctionnement limité des étiquettes.
III. Fréquences et normes des systèmes RFID
1. Fréquences RFID
La RFID se divise en plusieurs branches. Celles-ci peuvent être classées en fonction de
leur fréquence de travail. La Figure 8 présente une vue d’ensemble de la technologie RFID et
ses différentes branches.

Figure 7 : Présentation des différents domaines de la RFID.

En fonction de l’application un domaine de la RFID peut être plus adapté que les autres. Le
Tableau 1 liste les caractéristiques de chacun, leur principaux avantages ainsi que des
exemples d’applications.
Domaine Fréquence Avantages Exemple d’utilisation
LF 125 – 134.5 Facilement utilisable sur tout type de Contrôle d’accès
kHz matériaux.
Prix attractif
HF 13.56MHz Antenne imprimable sur carte. Passeport, paiement
Limitation de la distance de lecture de sans contact.
quelque cm.
Prix attractifs.
UHF 860 – 930 Mhz Distance de lecture de plusieurs Logistique, gestion de
mètres et faible encombrement. stocks.
SHF 2.45GHz Faible encombrement et très haut Logistique, gestion des
début de communication stocks
Tableau 1 : Différents domaines de la RFID, leurs avantages et et exemple d'application.

RFID à basse fréquence (LF)


La bande LF couvre des fréquences de 30 kHz à 300 kHz. Typiquement, les systèmes
RFID LF fonctionnent à 125 kHz, bien que certains fonctionnent à 134 kHz. Cette bande de
fréquence offre une courte portée de lecture de 10 cm et une vitesse de lecture plus lente que
les fréquences plus élevées, mais elle n'est pas très sensible aux interférences des ondes radio.

Les applications RFID BF incluent le contrôle d'accès et le suivi du bétail.


Les normes pour les systèmes de suivi des animaux BF sont définies dans l'ISO 14223 et ISO/
IEC 18000-2. Le spectre BF n'est pas considéré comme une application véritablement mondiale
en raison de légères différences de fréquence et de niveaux de puissance dans le monde entier.
[9].

RFID à haute fréquence (HF)


La bande HF s'étend de 3 à 30 MHz. La plupart des systèmes RFID HF fonctionnent à
13,56 MHz avec des plages de lecture comprises entre 10 cm et 1 m. Les systèmes HF
présentent une sensibilité modérée aux interférences.

HF RFID est couramment utilisé pour les applications de billetterie, de paiement et de


transfert de données.
Il existe plusieurs normes RFID HF, telles que la norme ISO 15693 pour les éléments de
suivi, et les normes ECMA-340 et ISO / IEC 18092 pour la communication en champ proche
(NFC), une technologie à courte portée couramment utilisée pour l'échange de données entre
dispositifs.

2. Avantages et inconvenants
Avantages : La technologie RFID est souvent présentée comme une prochaine grande
révolution dans le monde informatique où elle peut être utilisée dans de nombreux domaines :
billetterie, transport et logistique, soins de santé, transports publics, lutte contre la contrefaçon,
fabrication et production, paiement électronique, sureté…etc. Elle est efficace pour tirer le
meilleur parti possible des processus existants, améliorer la fiabilité, créer de nouveaux services
et aussi augmenter la productivité [9].

Inconvenants : Comme les systèmes RFID deviennent moins couteux et plus sophistiqués,
les questions de confidentialité ont remonté à la surface. Les préoccupations sont liées aux
confidentialités des individus qui se retrouvent liés à des informations spécifiques sur l'histoire
de leur achat et ça devient gênant [9].

IV. Les standards et les normes RFID


Comme toutes autres technologies, il est nécessaire de mettre en place des standards et des
normes pour offrir à la RFID l'interopérabilité entre les différents fabricants.

La définition d’un standard dans le domaine de la RFID a pour but d’assurer


l’interopérabilité entre les systèmes et les technologies. Afin de comprendre l’arti-
culation entre les différentes normes, nous distinguerons les normes « techniques »
et des normes « applicatives ».
Les normes « applicatives » sont des normes fixées par des catégories d’utili-
sateurs qui utiliseront ou non les normes « techniques ».
1. Les normes techniques
Par normes techniques, nous entendons toutes les normes qui concernent la
communication entre lecteurs RFID et étiquettes ainsi que la gestion de données
contenues dans les étiquettes. Ces standards établissent les bases techniques d’un
système d’identification automatique RFID en définissant les fréquences, les
vitesses de transmission, les délais, les codifications et les protocoles [10] La
rédaction des normes techniques a été confiée à un JTC (Joint Technical
Committee) entre l’ISO (International Standard Organisation) et l’IEC
(International Electrotechnical Commitee). Les normes ISO 18000-X définissent
les données essentielles de la couche physique et de protocole de communication
permettant d’assurer les échanges entre interrogateur et transpondeur. Ces normes
sont déclinées par fréquence.

Pour chacune de ces fréquences, ont également été publiés des Technical Reports,
référencés 18047-X et 18046-X, permettant d’évaluer la conformité des systèmes aux
normes 18000-X.

➢ Standard ISO

ISO (Organisation internationale de normalisation) est le plus grand organisme de


normalisation au monde basée à Genève. Cette organisation s’est intéressée à la RFID afin de
définir les règles à respecter par les étiquettes destinées à la traçabilité d’objets, et cela dans
les principales gammes de fréquences [12]. Les normes ISO 18000-x pour l'identification sans
contact des articles définissent les données essentielles, pour permettre les échanges entre les
tags et les lecteurs. Le Tableau suivant présente les principales normes développées par l’ISO
qui réglementent les paramètres de communication [12].
Référence Intitulé

18000-1 : 2008 Partie 1 : Architecture de référence et définition des paramètres à


normaliser
18000-2 : 2009 Partie 2 : paramètres de communication d’une interface radioélectrique en
dessous de 135 kHz.
18000-3 : 2010 Partie 3 : paramètres de communication de l’interface radioélectrique à 13,56
MHz.
18000-4 : 2008 Partie 4 : paramètres de communication de l’interface à 2,45 GHz
18000-5 Partie 5 : Protocole de l’interface radio pour les systèmes RFID exploités à 5.8
GHz.
18000-6 : 2010 Partie 6: paramètres de communication d’une interface radio entre 860 MHz et
960 MHz.
18000-7 Partie 7 : Paramètres de communications de l’interface radio pour les systèmes
RFID passifs exploités à 433 MHz.
Tableau 2 : Normes techniques applicables à la RFID.

2. Les normes applicatives

Contrairement aux normes techniques bâties sur des propositions de fournisseurs


de technologie, les normes applicatives relèvent de la volonté d’un certain nombre
d’utilisateurs de créer un outil commun pour gérer leurs systèmes de traçabilité. Il
existe donc des normes applicatives dédiées à certains secteurs d’activité. Parmi
celles-ci, on peut citer les normes ISO 11784 et 11785 consacrées à l’identification des
animaux ou encore les normes ISO 17363, 17364, 17635, 17366 et 17637 utilisées
dans le domaine du fret et de la gestion logistique.

Les champs couverts par les normes sont aussi variés que les activités économiques et
touchent également la RFID, et on présente deux organisations qui prennent en charge la
normalisation des systèmes RFID : l’ISO et l’EPC Global.
➢ Le standard EPC Global

EPC Global est une organisation indépendante à but non lucratif. Elle a en charge le
déploiement du système EPC à travers le monde. Le standard EPC (Electronic Product
Code) est un système de codification permettant l’identification unique de tous les biens
de la chaîne d’approvisionnement. Il permet de répondre aux besoins des entreprises
pour l’échange et le partage d’informations : le suivi unitaire des objets grâce au code
EPC, la capture à distance de l’information grâce à la RFID, le stockage et l’accès à
l’information grâce aux standards ouverts d’internet. Chaque objet peut donc être
identifié par un code unique stocké dans un transpondeur RFID. La Figure 9 explicite
le format d’un code EPC 96 bits [11].

EPC Manager Object Class 24 bits


Header
24 bits
28 bits
8 bits
(16 millions)

Figure 8 : Format d’un code EPC 96 bits


V. Conclusion
Le standard EPC global se compose :

➢ D’un système de codification séquentielle des produits, le code produit électronique


(Electronic Product Code) EPC.
➢ D’un standard d’étiquette RFID, hiérarchisé en 4 classes :
Classe 1 : étiquettes EPC simple lecture-seule.
Classe 2 : fonctionnalités additionnelles : lecture/écriture, sécurité des données, détection
de vol.
Classe 3 : classe 2 + batterie.
Classe 4 : relais RFID autonome.

Conclusion

Références

[1] ZIANI-KERARTI Samir ,KADI Oussama «ETUDE ET CONCEPTION D’UN SYSTEM


DEPRÉSENCE AUTOMATIQUE PAR RFID»ABOU BEKR BELKAID-TLEMCEN.2014.

[2]. S. Tedjini, E.Perret, «Radio-Frequency Identification Systems and Advances in Tag


Design», Invited paper, Radio Science Bulletin No 331, pp. 9-20, December 2009,
http://ursi-test.intec.ugent.be/files/RSBdecember09rincolour.PDF
[3]. Daniel Dobkin, “RF in RFID: Passive RFID UHF in Practice”, Newnes, 2008.

[4] D. Dobkin, The RF in RFID: Passive UHF RFID in Practice.: Newnes, 2008, pp. 8-24.

[5] S. Preradovic and N.C. Karmakar, "RFID Readers - A Review," in Electrical and
Computer Engineering, 2006. ICECE '06. International Conference on, 2006, pp.
100-103.

[6] D, Bechevet, « Contribution au Developpement de Tag RFID UHF et microondes sur


matériaux plastiques », Thése de Doctorat, Institut National Polytechnique de Grenoble, 2005.

[7]. Daniel Dobkin, “RF in RFID: Passive RFID UHF in Practice”, Newnes, 2008.

[8] D. M. Dobkin, The RF in RFID: UHF RFID in practice, Second edition. Amsterdam:
Elsevier/Newnes, 2013.

[9] T. Igoe, Getting started with RFID, First edition. Sebastopol, CA: O’Reilly Media, Inc,
2012.
[10]. DESSENNE G. - RFID : Règlements et standards. Veille technologique, Sep/Oct 2005,
n° 32, pp. 20-23.

[11] WARD M., VAN KRANENBURG R. – RFID: Frequency, standards, adoption and
innovation. JISC Technology and Standards Watch, May 2006, 36 p.
[12] D. PARET, “ RFID en ultra et super hautes fréquences UHF & SHF“, Dunod, Paris, 2008.

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