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CORRIGES DES T.-D.

ET D’EPREUVES
D’OPTIQUE PHYSIQUE

Semestre 4 – Module : Optique Physique

FILIERES : SMP
Semestre 4

Année universitaire 2018 - 2019

Pr. BENHMIDA Abdellatif

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Université Sidi Mohamed Ben Abdellah Année universitaire 2018 - 2019
Faculté des Sciences Dhar-El-Mehraz
Département de Physique
FES

TRAVAUX-DIRIGES D’OPTIQUE PHYSIQUE


FILIERE S.M.P. (S4)
SERIE N°1

Exercice n° 1.
L’équation d’une onde transversale qui se déplace le long de l’axe des x est :
y = 6 sin(4t – 0,02x) , où x et y sont exprimés en centimètres et t en secondes.
1°) Rappeler la dimension et les unités associées aux coefficients qui apparaissent dans
l’expression ci-dessus.
2°) Déterminer les caractéristiques suivantes de l’onde : a) l’amplitude, b) la longueur d’onde,
c) la fréquence, d) la vitesse de propagation, e) la direction de propagation, f) la vitesse
transversale maximale de l’onde.
3°) Représenter l’onde à l’instant t = 0 s, t = 0,25 s et t = 0,5 s.
Exercice n° 2.
Une source ponctuelle S de lumière monochromatique émet dans un milieu transparent,
homogène et isotrope d’indice n, des vibrations que l’on peut représenter par E = Em cost.
1°) Indiquer la forme des surfaces d’onde.
2°) Ecrire l’expression de la surface d’onde représentée par E, dont la différence de phase
avec la source est .
3°) Comment peut-on obtenir une onde plane à partir de la source ponctuelle S ?
Exercice n° 3.
Soient deux points A et B distants de d dans un milieu transparent, homogène et isotrope
d’indice de réfraction égal à 1.
1°) Evaluer le chemin optique LAB.
2°) On interpose sur le rayon lumineux AB et perpendiculairement à celui-ci une lame à faces
parallèles d’épaisseur e et d’indice n. Evaluer le nouveau chemin optique L’AB.
3°) Application numérique : calculer LAB et L’AB , si d = 5 cm, e = 1 cm et n = 1,5.
4°) On envisage deux rayons lumineux issus de A. Le premier rayon effectue un trajet direct
de A vers B, tandis que le second rayon se réfléchit deux fois à l’intérieur de la lame avant d’atteindre
le point B.
Evaluer la différence de marche  entre ces deux rayons. A.N. : Calculer , si e = 1 cm et n = 1,5.
Exercice n° 4.
Longueur de cohérence : On appelle longueur de cohérence L la distance que parcourt la
lumière dans le vide pendant la durée moyenne d’un train d’onde, soit : L = c (chemin optique).
La durée moyenne d’un train d’onde est appelée temps de cohérence. On a : .
On considère une raie spectrale de longueur d’onde moyenne , de largeur  et de longueur
de cohérence L.
1°) Montrer que : /L.

1
2°) Une raie spectrale d’une lampe au cadmium a pour caractéristiques :  = 643,8 nm et
 1,3 pm. Quelle est sa couleur ? Calculer L,  ainsi que le nombre moyen d’oscillations par train
d’onde.
Exercice n° 5.
1°) On considère deux vibrations s1 et s2 d'amplitudes respectives a et b telles que : s1  a
cost et s2  b cos (t – ). Les deux sources qui les émettent sont distantes de d.
a) Quelle doit être le déphasage  entre s1 et s2 pour que l'intensité résultante soit la
même que si elles étaient incohérentes ?
b) s1 et s2 sont supposées être cohérentes. Donner les conditions sur la différence de
marche  et sur l'ordre d'interférence p pour avoir des franges brillantes et sombres.
2°) Le phénomène d'interférences est observé sur un écran (E) situé à une distance D de s1 et
s2. La 4ème frange sombre est située à x de la frange centrale. Calculer la longueur d'onde utilisée.
A.N. : d = 0,2 mm; D = 1 m; x = 8,75 mm.

CORRIGE DE LA SERIE N°1

Exercice n° 1.
y = 6 sin(4t – 0,02x).
1°)
Coefficient Dimension Unité
6 longueur cm
4 inverse d’un temps rd.s-1
0,02 inverse d’une longueur rd.cm-1

2°) a) Amplitude. a = 6 cm.


2 2
b) Longueur d’onde. On a :   k .r  k .x  .x  0, 02 x   0, 02    1.102 cm .
 
Soit :  = 100 cm = 1 m : Onde radio courte.
2
c) Fréquence. On a :    2  4 . D’où :  = 2 Hz.
T
d) Vitesse de propagation. On a : v  
.  1 2  2m.s 1 .

e) Direction de propagation. L’onde se propage le long de l’axe des x dans le sens des x positifs
(onde progressive).

dy
f) Vitesse transversale maximale vtM. On a : vt   24 cos  4 t  0, 02 x  . D’où :
dt
vtM = 24 cm.s-1 = 75,4 cm.s-1.

2
3°) Représentation graphique.

A l’instant t = 0 s : y = 6 sin(– 0,02x) = - 6 sin( 0,02x) (1).


A l’instant t = 0,25 s : y = 6 sin(– 0,02x) = 6 sin( 0,02x) (2).
A l’instant t = 0,5 s : y = 6 sin(2– 0,02x) = - 6 sin( 0,02x) (3).

y (cm)
(1) et (3)
+6

25
125
x
0

75 (cm)

-6

y (cm)
(2)

+6

75 175
x
25 125 225 (cm)

-6

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Exercice n°2.

1°) Dans un milieu transparent, homogène et isotrope une source ponctuelle émet une onde
sphérique. Par conséquent, la forme des surfaces d’onde est sphérique.
2°)

Pour simplifier le problème, on peut considérer que l’onde se propage le long de l’axe Sx
(voir figure). Soit P le point atteint par la vibration à un instant t quelconque. On a :
2 2 nx 2 L
  k .r  k x x  x  .
 0 
 : est la longueur d’onde de cette vibration dans le vide.
L : est le chemin optique parcouru par l’onde entre S et P.
En P, on a : E = Em cos(t - ) = Em cos(t - 2nx/) = Em cos(t - 2L/)
3°) On transforme une onde sphérique en une onde plane, en plaçant la source ponctuelle au
foyer d’une lentille mince convergente.

Exercice n° 3.
1°) LAB = (AB) = 1 × d = d. Soit : LAB = d.
2°) 𝐿′𝐴𝐵 = (𝐴𝐵)′ = (𝐴𝐼) + (𝐼𝐽) + (𝐽𝐵) = 𝐴𝐼 + 𝑛𝐼𝐽 + 𝐽𝐵 = 𝐴𝐼 + 𝐼𝐽 + 𝐽𝐵 − 𝐼𝐽 + 𝑛𝐼𝐽
= 𝐴𝐵 + (𝑛 − 1)𝐼𝐽.
Soit : 𝐿′𝐴𝐵 = 𝑑 + (𝑛 − 1)𝑒.

n
1 1
B
A
I J
e
4
3°) A.N. : d = 5 cm ; e = 1 cm ; n = 1,5.
- LAB = 5 cm.
- L’AB = 5,5 cm.
4°) Le rayon AI’J’KL est légèrement décalé par rapport à la réalité pour une meilleure
compréhension des étudiants. Il s’agit bien sûr ici d’une incidence normale en I, donc les points :
K ≡ I’ ≡ I et J ≡ J’ ≡ L (Faire un schéma en complétant celui-ci-dessus).
La différence de marche δ en B entre ces deux rayons est donc :
δ = (AIJKLB) – (AIJB)
▪ (AIJKLB) = (AI) + (IJ) + (JK) + (KL) + (LB)= (AI) + 3(IJ) + (JB) = AI + 3nIJ + JB
= d + (3n – 1)e.
▪ (AIJB) = 𝐿′𝐴𝐵 = 𝑑 + (𝑛 − 1)𝑒.
▪ D’où : δ = 2ne = 3 cm.
(Ce résultat est évident, car le rayon 2 parcourt la lame 2e de plus que le rayon 1, donc : δ = 2ne).

Exercice n° 4.

Longueur de cohérence : On appelle longueur de cohérence L la distance que parcourt la


lumière dans le vide pendant la durée moyenne d’un train d’onde, soit : L = c (chemin optique).

La durée moyenne d’un train d’onde est appelée temps de cohérence. On a : .

1°) On a :   c. D’où :   c/et   c/ c//. Soit : //. On a


alors : ///c /c, car : .

Soit : /L , car : Lc.

2°) - C’est une raie rouge. -  ns.

- L  /cm. - N  L/ = 5.105.

Exercice n° 5.

1°) On attribue à s1  a cost et s2  bcos(t – ) les affixes : S1 = ae-jwt et S2 = be-j(wt-),


respectivement.

a) Si les deux sources sont cohérentes, l’intensité résultante est donnée par :

I = (S1 + S2)( S1* + S2*), où S1* et S2* sont les complexes conjugués de S1 et S2,
respectivement.

I = a2 + b2 + ab(ej + e-j) = a2 + b2 + 2abcos

Dans le cas où les deux sources sont incohérentes : I0 = a2 + b2.

Les deux intensités I et I0 sont égales si : cos, soit : kk 

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b) s1 et s2 sont supposées être cohérentes.

D’après (1), on a : I = a2 + b2 + 2ab(2cos2(a – b)2 + 4abcos2.

2
On peut écrire (voir cours) :  p ( étant la différence de marche

entre les deux vibrations s1 et s2 et p l’ordre d’interférence).

D’où : I (a – b)2 + 4abcos2(a – b)2 + 4abcos2p.

- Franges brillantes : Elles s’obtiennent lorsque l’intensité est maximale :


cos±<=> k, avec k ; donc : k ou p  k.

- Franges sombres : Elles s’obtiennent lorsque l’intensité est minimale :

cos0<=> k + 1), avec k ; donc : k + 1) ou


p  k + 1/2.

2°) L’expression de la différence de marche est donnée par : dx/D (voir cours). La frange
centrale correspond à : x0 = 0, elle est donc brillante car : 0. La distance entre la 1ère et la 4ème
frange sombre est égale à 3i, où i est l’interfrange. Or la frange centrale et la 1ère frange sombre sont
séparées de i/2, par conséquent : 3i + i/2 = x <=> i = 2x/7.

L’interfrange est donnée par : i = D/d (voir cours).

D’où :  2xd/7D.

A.N. : x = 8,75 mm ; d= 0,2 mm ; D = 1 m.

On trouve : m.

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Université Sidi Mohamed Ben Abdellah Année universitaire 2018 - 2019
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FES

TRAVAUX-DIRIGES D’OPTIQUE PHYSIQUE


FILIERE S.M.P. (S4)
SERIE N°2

Exercice n° 1 : Trous d’Young.

Un système de trous d'Young S1 et S2 distants de a percés dans un écran opaque (P) est
éclairé par une source ponctuelle monochromatique S de longueur d'onde dans l'air. On étudie le
phénomène d'interférences sur un écran d'observation (E) situé à la distance D de (P).

1°) a) Calculer la différence de marche  au point M de (E) en fonction de x, a et D (on


pose : x = OM, avec O le point où la médiatrice de S1S2 coupe (E) et on suppose que : D >> a).

b) Décrire l'aspect des franges d'interférences observées sur l'écran (E); calculer
l'interfrange i et la position x0 de la frange centrale.

2°) a) La 5ème frange brillante est à 9,0 mm de la frange centrale (numérotée zéro).
Calculer la longueur d'onde  de la lumière utilisée. A.N.: a = 0,3 mm, D = 1 m.

b) Même question en supposant que c'est la 5ème frange sombre qui est à 9,0 mm de la
frange centrale ?

c) Evaluer la précision avec laquelle sont déterminées les longueurs d'ondes en a) et


b), sachant que l'écartement a de S1 et S2 a été mesuré à 0,015 mm près, la position de la 5ème
frange à 0,36 mm près et la distance de l'écran (E) à 1 cm près.

3°) Le dispositif interférentiel décrit précédemment est maintenant plongé dans l'eau d'indice
de réfraction n = 1,33. Calculer, pour la radiation utilisée dans la question 2°)a), la nouvelle valeur
de l'interfrange. De combien s'est déplacée la 5ème frange brillante par rapport à sa position
précédente ?

4°) On revient au dispositif interférentiel placé dans l'air d'indice 1. Interposons sur
l'ouverture S2 une lame à faces parallèles d'épaisseur e = 0,01 mm, en verre d'indice n = 1,60.

a) Calculer la nouvelle expression de la différence de marche ' (on suppose que la


lame est traversée par le faisceau de lumière sous incidence normale).

b) En déduire l'interfrange i' et la position x0' de la frange centrale.

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c) La figure d'interférences subit une translation par rapport à celle observée en 1°).
Déterminer le sens et l'amplitude de cette translation.

Exercice n° 2 : Biprisme de Fresnel.

Un dispositif interférentiel est constitué de deux prismes P1 et P2 de très petit angle , taillés
dans le même verre d'indice de réfraction n et accolés par leurs bases. Il est éclairé par une source
ponctuelle (S). Soit c la distance de la source (S) au dispositif (P1 , P2) et d la distance de (P1 , P2) à
l'écran d'observation (E).

1°) Faire un schéma complet du dispositif interférentiel en représentant notamment les


images S1 et S2 de (S) et le champ d'interférences.

2°) Calculer la différence de marche  = (S2M) - (S1M) entre les vibrations issues de S1 et S2
qui interfèrent en M, point de l'écran à la distance x de l'intersection de l'axe de symétrie du dispositif
avec l'écran (E). Exprimer  en fonction de n, , c, d et x. Faire un petit schéma avant de faire le
calcul. En déduire la nature de la frange centrale.

3°) Déterminer la position des franges brillantes. En déduire l’expression de l'interfrange.

4°) a) Déterminer la largeur du champ d'interférences.

On donne : n = 1,5; d = 2m;  = 18'.

b) En déduire la valeur de l'interfrange, sachant qu'on dénombre dans ce champ vingt-


une franges brillantes.

5°) En déduire la valeur numérique de la longueur d'onde  utilisée. L'exprimer en


micromètre avec trois chiffres significatifs. Donnée : c = 50 cm.

Exercice n° 3 : Bilentille de Billet.

Un dispositif interférentiel a été réalisé en coupant en deux moitiés identiques une lentille
mince convergente(L) de distance focale f ' = 30 cm et d’axe optique principal x’Ox. Le dispositif est
éclairé par une source ponctuelle (S) placé à 50 cm de la lentille (L) sur l’axe x’Ox.

A) La source (S) est quasi-monochromatique de longueur d'onde  = 0,5 m et de largeur


 = 0,05 m .

1°) De quelle distance O1O2 doit-on écarter les deux moitiés de la lentille (L) symétriquement
par rapport à l’axe x’Ox pour obtenir deux images S1 et S2 de S éloignées de 1,5 mm l’une de l’autre
(S1S2 = 1,5 mm) ?

2°) Faire le schéma de ce dispositif interférentiel en représentant notamment S, S1, S2 et le


champ d’interférences.

3°) L'écran d'observation (E) est placé à 2 m du dispositif. Quelle est la largeur C1C2 du
champ d’interférences ?

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4°) Déterminer le nombre de franges brillantes et de franges sombres observables sur l’écran
(E) (on ne tient pas compte de la largeur ).

5°) En tenant compte de la largeur , déterminer le nombre de franges brillantes et de


franges sombres observables sur l’écran (E).

B) (S) est une source de lumière blanche : 0,35 m ≤ λ ≤ 0,75 m. La fente d’entrée d’un
spectroscope est placée parallèlement aux franges d’interférences à 5 mm du centre de la figure
d’interférences dans le même plan que l’écran (E). Quelles sont les longueurs d’onde manquantes ?
(On néglige la variation de l’indice du verre de la lentille avec la longueur d’onde).

CORRIGE DE LA SERIE N°2

Exercice n° 1.

1°) a) D’après la figure, on a puisque D >> a :

S2 H  OM x
sin    et tg   .
S1 S 2 a O' O D

Car :   S 2 M   S1 M   S 2 M  S1 M  S 2 H .

 étant petit (D >> a), donc : sin ≈ tg≈  , soit :

 x ax
 et  .
a D D

b) * Sur l’écran (E), on observe des franges d’interférences rectilignes, parallèles entre elles et
alternativement sombres et brillantes. En effet, les deux sources S1 et S2 sont éclairées par la même
source S monochromatique de longueur d’onde  et elles se comportent alors comme deux sources
synchrones et cohérentes.

ax
* L’équation générale des franges brillantes s’écrit : kk. Or :   , d’où :
D
D
xk  k k  Z : position des franges brillantes.
a

* Calcul de l’interfrange : Par définition, on a :

λD λD D
i = xk+1 - xk = (k +1) -k . Soit : i  .
a a a

* Position de la frange centrale : La frange centrale correspond à 0. Donc : x0 = 0 et p0 = 0 :


La frange centrale est alors située en O et de nature brillante.

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D ax5
2°) a) On a : x5  5 k  5    .
a 5D

A.N. : a = 0,3 mm ; D = 1 m ; x5 = 9,00 mm. On trouve : m.


b) L’équation générale des franges sombres s’écrit :   2k  1 k    .
2

D
, d’où : x k  2k  1 k  Z : position des franges sombres.
ax
Or :  
D 2a

D ax5'
La 5 ème
frange sombre correspond à : k = 4. D’où : x  9 k  4   ' 
'
5 .
2a 4,5D

A.N. : a = 0,3 mm ; D = 1 m ; x5’ = 9,00 mm. On trouve : ’m.

c) Calcul des incertitudes : On a :

  ' a x5 D 0,015 0,36 10


        0,1.
 ' a x5 D 0,3 9 1000

D’où : ± 0,05)m et ± 0,06)m.

3°) La radiation utilisée a pour longueur d’onde m dans l’air; dans l’eau, sa
 0,54
longueur d’onde est : e    0,406m.
n 1,33

e D 0,406.10 3  1.103
L’interfrange devient : ie    1,353mm.
a 0,3

La nouvelle position de la 5ème frange brillante est : x5e = 5ie = 6,76 mm.

Elle s’est déplacée donc de : d = x5 - x5e = 9,00 - 6,76 = 2,24 mm.

4°) a) On a :  '  S 2 M   S1 M .

* (S2M) = (S2I) + (IJ) + (JM) = S2I + ne + JM (e = IJ), en supposant que la lame est
traversée par le faisceau de lumière sous incidence normale (i = 0). Donc :

(S2M) = S2I + IJ + JM + ne – IJ = S2M + ne – e.

Soit : (S2M) = S2M + (n - 1)e.

* (S1M) = S1M.

10
* D’où :

 '  S 2 M  n  1e  S1 M  S 2 M  S1 M  n  1e.

, voir 2)  .
ax
Or :   S 2 M  S1 M  Donc :
D

 '    n  1e   n  1e.


ax
D

D
b) * L’interfrange ne change pas, on a : i '   i.
a

A.N. : a = 0,3 mm ; D = 1 m ;m. On trouve : i’ = i = 1,8 mm.

* La nouvelle position x0’ de la frange centrale d’ordre nul est donnée par : ’ = 0.

Soit :  ' 
ax
 n  1e.  0 et x 0'  
n  1eD .
D a

A.N. : n = 1,60; e = 0,01 mm; D = 1 m; a = 0,3 mm. On trouve : x0'  20mm.

c) La figure d’interférences subit une translation du côté de la lame (vers le bas) d’amplitude :
n  1eD  20mm.
a
Exercice n° 2.
1°) Schéma.

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2°) - D’après la figure ci-contre et puisque D >> a,
on a :

𝑆2 𝐻 𝛿
sin 𝜃 = = 𝑒𝑡
𝑆1 𝑆2 𝑎

𝑂𝑀 𝑥
tan 𝜃 = = (𝑎𝑣𝑒𝑐 𝐷 = 𝑐 + 𝑑).
𝑂′𝑂 𝐷

Car :   S 2 M   S1 M   S 2 M  S1 M  S 2 H .

étant petit (D >> a), donc : sin 𝜃 ≈ tan 𝜃 ,

𝛿 𝑥 𝑎𝑥
Alors : ≈ . Soit : 𝛿 = .
𝑎 𝐷 𝑐+𝑑
Les prismes P1 et P2 étant de petit angle  , donc leur déviation est : ≈(n-1)D'après la première
2(𝑛−1)𝛽𝑐𝑥
figure, on a : a = S1S2 ≈ 2(n-1)c. D’où : 𝛿 = .
𝑐+𝑑
- La frange centrale correspond à : = 0 ⇔ x0 = 0 ⇔ p0 = 0 : p0 étant un entier, la frange
centrale est brillante.
3°)- L’équation générale des franges brillantes s’écrit : 𝛿 = 𝑘𝜆, (𝑘 ∈ ℤ).
2(𝑛−1)𝛽𝑐𝑥𝑘
- On a alors : 𝛿 = 𝑐+𝑑
= 𝑘𝜆, (𝑘 ∈ ℤ).
𝜆(𝑐+𝑑)
- Soit : 𝑥𝑘 = 𝑘 2(𝑛−1)𝛽𝑑 , (𝑘 ∈ ℤ).
𝜆(𝑐+𝑑)
- D’où l’interfrange : 𝑖 = .
2(𝑛−1)𝛽𝑐
4°) a) Largeur L du champ d’interférences : D’après le schéma, on a :
- 𝐿 = 𝐶1 𝐶2 ≈ 2𝛼𝑑 ≈ 2(𝑛 − 1)𝛽𝑑.
- A.N. : n = 1,5; d = 2 m;  = 18’. L = 0,0108 m = 10,8 mm.
𝐿
b) Valeur de l’interfrange i : Le nombre de franges brillantes est : 𝑁𝐵 = + 1, car la frange
𝑖
𝐿
centrale est brillante. D’où : 𝑖= .
𝑁𝐵 −1

A.N. : L = 10,8 mm; NB= 21. i = 0,54 mm.

𝜆(𝑐+𝑑) 2(𝑛−1)𝛽𝑐𝑖
5°) D’après 3°), on a : 𝑖 = 2(𝑛−1)𝛽𝑐 . D’où : 𝜆 = .
2(𝑛−1)𝛽𝑐(𝑐+𝑑)

A.N. : n = 1,5; = 18’ ;i = 0,54 mm ; c= 50 cm ; d = 2 m.

2(1,5 − 1) × 18 × 3. 10−4 × 0,5 × 0,54. 10−3


𝜆= = 5,832. 10−7 𝑚.
0,50 + 2
Soit : m.

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Exercice n° 3 : Bilentille de Billet.
1°) - Les triangles SO1O2 et SS1S2 étant semblables, d’où :
𝑂1 𝑂2 𝑆𝑂 𝑒 |𝑝| 𝒂. |𝒑|
= ⇔ = ⇔𝒆= .
𝑆1 𝑆2 𝑆𝑆′ 𝑎 |𝑝| + 𝑝′ |𝒑| + 𝒑′
1 1 1 𝒑.𝒇′
- D’autre part, on a : − + = . 𝐷′ 𝑜ù ∶ 𝒑′ = .
𝑝 𝑝′ 𝑓′ 𝒑+𝒇′
- A.N. : p = - 50 cm; f’ = 30 cm; a = S1S2 = 1,5 mm. p’ = 75 cm et e = 0,6 mm.

2°) Schéma.

3°) - Largeur l du champ d’interférences : D’après le schéma, on a :


Les triangles SO1O2 et SC1C2 étant semblables, d’où :
𝐶1 𝐶2 𝑆𝐶 𝑙 |𝑝| + 𝐿 𝑳
= ⇔ = ⇔ 𝒍 = 𝒆(𝟏 + ) .
𝑂1 𝑂2 𝑆𝑂 𝑒 |𝑝| |𝒑|
- A.N. : e = 0,6 mm; L = 2,25 m; |𝑝| = 50 cm. l = 3,3 mm.
𝜆𝐷 𝝀(𝑳 − 𝒑′)
4°) - Valeur de l’interfrange i : On a : 𝑖 = . Soit : 𝒊 = .
𝑎 𝒂
- A.N. :  = 0,5 m; L = 2,25 m; p’ = 75 cm; a = 1,5 mm. i = 0,5 mm.
𝒍
- Le nombre de franges brillantes est : 𝑵𝑩 = + 𝟏, car la frange centrale est brillante.
𝒊
A.N. : l = 3,3 mm; i = 0,5 mm. NB = 7,6 : 7 franges brillantes.
𝒍
- Le nombre de franges sombres est : 𝑵𝑺 = .
𝒊
A.N. : NS = 6,6 : 6 franges sombres.
𝝀
5°) - En tenant compte de l’ordre d’interférences maximum observable est : 𝒑𝒎𝒂𝒙 = .
∆𝝀
- A.N. :  = 0,5 m;  = 0,05 m. pmax = 10.
𝒍
𝜹𝒎𝒊𝒏 𝒂(− )
𝟐
- L’ordre d’interférences minimum est : 𝒑𝒎𝒊𝒏 = = .
𝝀 𝝀(𝑳 − 𝒑′)

13
- A.N. : a = 1,5 mm; l = 3,3 mm; L = 2,25 m; p’ = 75 cm;  = 0,5 m. pmin = - 3,3.
- Les franges brillantes observables sur l’écran (E) sont donc les franges dont l’ordre
d’interférences pk est un entier compris entre pmin et pmax :
pmin  pk  pmax ⇔− 3,3 ≤ 𝑘 ≤ 10.
Les valeurs possibles de pk sont : -3, -2, -1, 0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10. On observe alors 14 F.B..
- Les franges sombres observables sur l’écran (E) sont donc les franges dont l’ordre
d’interférences pk est un demi-entier compris entre pmin et pmax :
1
pmin  pk  pmax ⇔− 3,3 ≤ (𝑘 + 2) ≤ 10.
Les valeurs possibles de pk sont : -2,5; -1,5; -0,5; 0,5; 1,5; 2,5; 3,5; 4,5; 5,5; 6,5; 7,5; 8,5; 9,5.
On observe alors 13 F.S..
Remarque : Les valeurs numériques sont mal choisies pour que le nombre de franges trouvé en 4°)
soit plus petit que celui trouvé en 3°).

B) - Les longueurs d’onde manquantes correspondent à l’ordre d’interférences :


𝟏
𝒑𝒌 = 𝒌 + , (𝒌 ∈ ℤ).
𝟐
- A la distance : y = 5 mm du centre de la figure d’interférences, la d.d.m. est égale à :
𝒂𝒚 𝟏, 𝟓. 𝟏𝟎−𝟑 × 𝟓. 𝟏𝟎−𝟑
𝜹= = = 𝟓. 𝟏𝟎−𝟔 𝒎 = 𝟓 𝝁𝒎.
𝒍 − 𝒑′ 𝟐, 𝟐𝟓 + 𝟎, 𝟕𝟓
- En tenant compte de : m.m, les ordres d’interférences extrêmes sont :
𝜹 𝟓 𝜹 𝟓
𝒑𝑽 = = = 𝟏𝟑, 𝟎𝟖𝟗 𝑒𝑡 𝒑𝑹 = = = 𝟔, 𝟒𝟑𝟓.
𝝀𝑽 𝟎, 𝟑𝟖𝟐 𝝀𝑹 𝟎, 𝟕𝟕𝟕

1
- D’où : pR  pk pV⇔6,435 ≤ (𝑘 + 2) ≤ 13,089.

1 6,5 7,5 8,5 9,5 10,5 11,5 12,5


𝑝𝑘 = 𝑘 +
2
m) 0,769 0,667 0,588 0,526 0,476 0,435 0,400

On observe donc sept cannelures sombres.

14
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TRAVAUX-DIRIGES D’OPTIQUE PHYSIQUE


FILIERE S.M.P. (S4)
SERIE N°3

Exercice n° 1. Miroirs de Fresnel.


Deux miroirs de Fresnel, faisant entre eux un très petit angle , sont éclairés par une fente-
source F située à la distance b  1 m de leur arête commune A. L'écran d'observation (E), disposé
parallèlement au plan déterminé par les fentes images de la fente-source, est placé à la distance
c  1 m de A.
A) Le dispositif interférentiel est tout d’abord placé dans le vide et la fente-source F est
éclairée par une lumière monochromatique de longueur d’onde m
1°) Faire un schéma complet du dispositif interférentiel.
2°) Pourquoi utilise-t-on une fente-source F au lieu d’une source ponctuelle ? Comment doit-
on orienter F et pourquoi ?
3°) Quelle doit-être la distance entre les deux fentes images pour avoir un interfrange égal à
0,214 mm ? Calculer l’angle .
4°) Déterminer le nombre de franges sombres et de franges brillantes observables sur l’écran
(E).
B) Le dispositif interférentiel est maintenant placé dans un gaz d’indice de réfraction n. La
nouvelle valeur de l’interfrange est de 0,210 mm. Déterminer l’indice n de ce gaz.
C) On se place de nouveau dans le vide et on suppose maintenant que la fente-source F est
éclairée en lumière blanche (0,400 m ≤ λ ≤ 0,800 m). On enlève l’écran (E) et dans le plan où il
se trouvait on dispose parallèlement aux franges la fente d’entrée d’un spectroscope à une distance
d 2,5 mm de la frange centrale. Déterminer les longueurs d’onde auxquelles correspondent les
cannelures sombres.

Exercice n° 2. Miroirs de Lloyd.


A) On éclaire un miroir (m) par une source lumineuse ponctuelle (S), située à une hauteur
d = 2 mm du plan du miroir. (S) émet une lumière composée d’une seule raie quasi-
monochromatique de longueur d'onde  = 655 nm et de largeur  = 20 nm. A et B sont les deux
extrémités du miroir dans le plan de la figure, AB = b = 15 cm, HA = c = 25 cm (H étant la
projection orthogonale de (S) sur le plan (m)). Pour observer la figure d’interférences, donnée par ce
dispositif, on place un écran (E) perpendiculairement au plan du miroir au point O, situé à 60 cm de
l’extrémité B.

15
1°) Faire un schéma complet du dispositif et expliquer brièvement ce qu'on observe sur
l’écran (E). Dire pourquoi ?

2°) Soit D la distance entre la source (S) et l’écran d’observation (E).

a) Donner sans calcul l’expression de la différence de marche en un point M de


l’écran repéré par son abscisse x. En déduire la nature de la frange située en B.

b) Déterminer la position des franges sombres. En déduire l’expression de


l’interfrange.

3°) On se propose de déterminer le nombre de franges visibles :

a) Quelles sont les limites maximale xmax et minimale xmin du champ d’interférences ?

b) En déduire les ordres maximum p1max et minimum p1min des franges extrêmes du
champ d’interférences.

c) En tenant compte de la limitation de l’observation des franges par la cohérence


temporelle de la source, quel est l’ordre maximum p2max observable ?

d) En déduire le nombre de franges brillantes visibles.


B) La source S est remplacée par une source de lumière blanche (m   m).
1°) Décrire l’aspect du spectre observé sur l’écran (E).
2°) On remplace l’écran (E) par la fente d’un spectroscope qu’on dispose parallèlement aux
franges à la distance x = 4 mm de O.
a) Décrire ce qu’on observe à travers le spectroscope.
b) Déterminer le nombre de cannelures sombres et les longueurs d’ondes
correspondantes.

16
CORRIGE DE LA SERIE N°3

Exercice n° 1. Miroirs de Fresnel. (Voir la solution de l’exercice n°1 de l’épreuve de la session


normale).

Exercice n° 2. Miroir de Lloyd.

A)
1°) Schéma.

On observe des franges d’interférences rectilignes alternativement sombres et brillantes,


parallèles entre elles et perpendiculaires au plan de la figure. Car S et S′ se comportent comme deux
sources ponctuelles synchrones et cohérentes, donc il y a interférences entre le faisceau issu
directement de S et le faisceau réfléchi sur (m) semblant provenir de S′.

2°) a) - En M interfèrent les deux vibrations issues de S et de S′. La d.d.m. entre elles est :

2dx
S 'M SM .
2 D 2
λ
Le terme est dû à la réflexion de l’une des deux vibrations sur le miroir (m), une réflexion
2
ax 2dx
dans l’air sur le verre. On a d’autre part : S ' M SM S ' M SM .
D D
1
- En B, on a : xB 0 B pB : donc on observe en B une frange sombre.
2 2

17
b) - Position des franges sombres. L’équation générale des F.S. s’écrit :

2dx
=(2k +1) k k Z . Or : . D’où :
2 2 D 2
2dx D
k k Z . Soit : xk k k Z .
D 2 2 2d
- Interfrange : Par définition, on a :

λD λD D
i = xk+1 - xk = (k +1) -k . Soit : i .
a a 2d
A.N. :  = 655 nm, d = 2 mm, D = HA + AB + BO = c + b + BO = 100 cm = 1 m.

655.10 9 1
i 163,75.10 6 m. Soit : i = 0,164 mm.
2 2.10 3

3°) Détermination du nombre de franges visibles.

a) Limites du champ d’interférences.

- D’après le schéma ci-dessus, les triangles AHS′ et AOC′ sont semblables, donc :

OC ' AO xmax b BO d b BO
. Soit : xmax .
HS ' AH d c c

- De même, les triangles BHS′ et BOC′ sont semblables, donc :

OC BO xmin BO d .BO
xmin .
HS ' BH d b c b c

A.N. : b = 15 cm, c = 25 cm, d = 2 mm, BO = 60 cm. On trouve : xmin = 3 mm et xmax = 6 mm.

b) Ordres d’interférences extrêmes.

Les ordres d’interférences maximum p1max et minimum p1min des franges extrêmes du champ
𝛿1𝑚𝑎𝑥 𝛿1𝑚𝑖𝑛
d’interférences sont donnés par : 𝑝1𝑚𝑎𝑥 = et 𝑝1𝑚𝑖𝑛 = , où 𝛿1𝑚𝑎𝑥 et 𝛿1𝑚𝑖𝑛 sont les
𝜆 𝜆

valeurs de la d.d.m. aux extrémités xmax et xmin du champ d’interférences. Soit :

2d.xmax 1 2d.xmin 1
p1max = + et p1min = + .
λ.D 2 λ.D 2

A.N. :  = 655 nm, d = 2 mm, D = 1 m, xmin = 3 mm, xmax = 6 mm.

18
On trouve : p1max ≈ 37,14 et p1min ≈ 18,82.

c) En tenant compte de limitation de l’observation des franges par la cohérence temporelle de


δ2max L
la source, l’ordre d’interférences maximum p2max observable est : p2max = = , où L est la
λ λ
longueur de cohérence de la source qui est donnée par :

1 λ2 λ2 λ 655
L = c.τ = c. = c. = . Soit : p2max = = = 32,75 .
Δν c.Δλ Δλ Δλ 20

d) Nombre de franges brillantes visibles.

Les F.B. visibles sont donc les franges dont l’ordre d’interférences p est un entier compris
entre p1min et p2max. Soit donc : E p1min < p E p2max , où p est un entier et E(x) désigne la
partie entière de x. Le nombre NB de F.B. visibles est donc donné par :

N B = E p2max E p1min .

A.N. : NB = 32 - 18 = 14 F.B..

B) 1°) Voir cours.


2°) a) A l’aide du spectroscope, on observe un spectre cannelé, c’est-à-dire une suite de F.B.
colorées entre lesquelles sont interposées des cannelures sombres, représentant les radiations qui
manquent.

b)
- Les cannelures sombres correspondent à l’ordre d’interférences :
𝟏
𝒑𝒌 = 𝒌 + , (𝒌 ∈ ℤ).
𝟐
- A la distance : x = 4 mm de O, la d.d.m. géométrique g est égale à :

2d.x 2 2.10 3 4.10 3


δg = = = 16.10 6 m = 16 m.
D 1

19
- En tenant compte de : m.m, les ordres d’interférences extrêmes sont :

g 1 16 1 g 1 16 1
pV = + = + = 46,21 et pR = + = + = 21,83.
2 0,35 2 2 0,75 2
- Les cannelures sombres correspondent aux valeurs entières acceptables de k dans

1 g
l’intervalle : 21,83 < (𝑘 + ) < 46,21. Et sachant que : k , on a :
2 k

1 22,5 23,5 24,5 25,5 26,5 27,5 28,5 29,5


𝑝𝑘 = 𝑘 +
2

m) 0,727 0,696 0,667 0,640 0,615 0,593 0,571 0,552

1 30,5 31,5 32,5 33,5 34,5 35,5 36,5 37,5


𝑝𝑘 = 𝑘 +
2

m) 0,533 0,516 0,500 0,485 0,471 0,451 0,444 0,432

1 38,5 39,5 40,5 41,5 42,5 43,5 44,5 45,5


𝑝𝑘 = 𝑘 +
2

m) 0,421 0,410 0,400 0,390 0,381 0,372 0,364 0,356

On observe donc vingt-quatre cannelures sombres.

20
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TRAVAUX-DIRIGES D’OPTIQUE PHYSIQUE


FILIERE S.M.P. (S4)
SERIE N°4

Exercice n° 1. Lame à faces parallèles.


Deux surfaces parfaitement planes (1 ) et (2 )forment une lame à faces parallèles
d'épaisseur e et d'indice n, placée dans l'air. Soit R0 un rayon incident, issu d’une source
monochromatique large (S) de longueur d'onde , tombant sur (1 ) sous l’incidence i. Après avoir
subi une suite de réflexions et de réfractions, R0 donne deux rayons réfléchis R1 et R2, qui convergent
au point M après la traversée d’une lentille (L) de distance focale f’.
1°) Faire un schéma complet du dispositif interférentiel.
2°) Donner sans calcul la différence de marche au point M introduite par la lame entre les deux
vibrations se propageant le long de R1 et R2. En déduire l'expression de l'ordre d'interférences p en M
et celle du déphasage  correspondant.
3°) Pourquoi les deux vibrations se propageant le long de R1 et R2 interfèrent-elles ? Et où ?
Justifier vos réponses. Quelle est la forme des franges obtenues ?
4°) On note p0 l’ordre d’interférence au centre et on pose : k = p0 – pk. En supposant que les
incidences i sont très faibles, établir l'expression du rayon xk de la kième frange sombre en fonction de
n, , e, f’ et k. En déduire l’expression de l’épaisseur e de la lame et sa valeur numérique, sachant
que le rayon de la deuxième frange sombre mesure 9 mm.
Données : n = 1,5 ;  = 0,750 m et f’ = 30 cm.

Exercice n° 2. Lame prismatique.


Un coin d’air, d’angle très petit et d’arête A, est placé dans l’air et éclairé en lumière
monochromatique de longueur d'onde  = 0,546 m sous incidence normale (l’angle d’incidence est
égal à zéro). On s’intéresse aux deux premiers rayons transmis T1 et T2.
1°) Faire un schéma en traçant la marche des deux rayons T1 et T2 issus d’un rayon incident R0.
2°) Donner les expressions de la différence de marche et du déphasage introduits par la lame en un
point M entre les deux vibrations associées aux rayons T1 et T2 (en fonction de  et x ( x = AM)).
Quelle est la nature de la frange qui coïncide avec l’arête A ? Justifier votre réponse.
3°) Déterminer la position des franges brillantes par rapport à l’arête A. En déduire l’expression de
l’interfrange i.
4°) La frange brillante d’ordre d’interférences égal à 7 étant située à 14 mm de l’arête A, en déduire
la valeur numérique de l’interfrange i et de l’angle  de la lame. Préciser les unités de i et de .

21
5°) On remplit le coin d’air avec un liquide d’indice n = 1,25. Calculer la nouvelle valeur de
l’interfrange. De combien s’est déplacée la frange brillante d’ordre 7 par rapport à sa position
précédente et dans quel sens par rapport à l’arête A ?
Exercice n° 3. Dispositif de Newton.
Une lentille plan-convexe, de grand rayon R, repose par sa face sphérique sur une lame de
verre horizontale, l’axe optique de la lentille étant normal à la lame. Le système, placé dans l’air, est
éclairé sous incidence normale par un faisceau de lumière monochromatique de longueur d’onde .
On observe les franges par réflexion.
1°) Donner l’expression de la différence de marche entre les deux vibrations associées aux deux
premiers rayons réfléchis en fonction de R. Faire un schéma.
2°) Calculer le rayon de la kème frange sombre.
3°) Calculer le rayon de la kème frange brillante.
4°) Quand on utilise une radiation bleue de longueur d’onde  = 0,450 m, on mesure un rayon de
1,5 mm pour la troisième frange brillante. Calculer le rayon de courbure R.
5°) On remplace la source bleue par une source rouge et on mesure un rayon de 2,6 mm pour la
frange sombre d’ordre d’interférences égal à 5,5. Quelle est la longueur d’onde de la radiation
rouge ?

CORRIGE DE LA SERIE N°4

Exercice n° 1. Lame à faces parallèles.


1°) Schéma.

G : lame semi-réfléchissante (ou semi-transparente).

22
2°)- Dans le cas de la réflexion, la différence de marche introduite par la lame entre les deux
𝝀
vibrations se propageant le long de R1 et R2 est : on a : 𝜹𝒓 = 𝟐𝒏𝒆 𝐜𝐨𝐬 𝒓𝒌 + , rk étant l’angle
𝟐
de réfraction aux points d’incidence I, J et K, tel que : sinik = nsinrk (voir figure).
𝜹𝒓 𝟐𝒏𝒆 𝐜𝐨𝐬 𝒓𝒌 𝟏
- D’où l’ordre d’interférences du kème anneau : 𝒑𝒌 = = + et
𝝀 𝝀 𝟐

𝟐𝝅𝜹𝒓 𝟒𝒏𝒆 𝐜𝐨𝐬 𝒓𝒌


𝝋= = + 𝝅.
𝝀 𝝀
3°) - Les rayons R1 et R2 sont issus du même rayon R0, donc les deux vibrations se propageant le long
de R1 et R2 sont synchrones et cohérentes. Par conséquent, on observe le phénomène d’interférences
entre ces deux vibrations à l’infini ou dans le plan focal image (E) de la lentille (L) (voir schéma).

- La forme des franges obtenues est donnée par :

𝐼 = 𝑐𝑡𝑒 ⇔ 𝜑 = 𝑐𝑡𝑒 ⇔ 𝛿𝑡 = 𝑐𝑡𝑒 ⇔ 𝑟𝑘 = 𝑐𝑡𝑒 ⇔ 𝑖𝑘 = 𝑐𝑡𝑒 : Equation des cônes de révolution de


demi-angle au sommet ik et d’axe la normale à la lame, dont les intersections avec le plan focal
image (E) de (L) parallèle à la lame, définissent des cercles concentriques en O′ alternativement
sombres et brillants, appelés anneaux d’égale inclinaison ou de Haidinguer.
𝟐𝒏𝒆 𝟏
4°) - Au centre O', on a : 𝒑𝟎 = + , car : i0 = 0⇔ r0= 0.
𝝀 𝟐
2𝑛𝑒 cos 𝑟𝑘 1
- En un point quelconque M de (E), on a : 𝑝𝑘 = + 2 . D’où :
𝜆

2𝑛𝑒 4𝑛𝑒 𝑟𝑘 4𝑛𝑒 𝑟𝑘2 𝑛𝑒 2 𝑛𝑒 𝑖𝑘2 𝑒


𝑘 = 𝑝0 − 𝑝𝑘 = (1 − cos 𝑟𝑘 ) = 𝑠𝑖𝑛2 ≈ ≈ 𝑟𝑘 ≈ ≈ 𝑖 2.
𝜆 𝜆 2 𝜆 4 𝜆 𝜆 𝑛 2 𝑛𝜆 𝑘
(car : ik étant très petit, donc la loi de réfraction en I, J et K s’écrit : 𝑖𝑘 ≈ 𝑛𝑟𝑘 ).

𝒏𝝀
- Donc : 𝒊𝒌 = √ √𝒌 , (𝒌 ∈ ℕ ) ∶ rayon angulaire du kème anneau sombre.
𝒆
𝑥𝑘
- D’après le schéma, on a : 𝑖𝑘 ≈ . D’où le rayon xk du kème anneau sombre :
𝑓′

𝒏𝝀
𝒙𝒌 = 𝒇′√ √𝒌 , (𝒌 ∈ ℕ ).
𝒆

𝒌𝒏𝝀𝒇′𝟐
- 𝒆= , (𝒌 ∈ ℕ ).
𝒙𝟐𝒌

- A.N. : k = 2; n = 1,5 ;  = 0,750 m; f’ = 30 cm; x2 = 9 mm. On trouve : e = 2,5 mm.

23
Exercice n° 2. Lame prismatique.

1°) Schéma.
R0

x 1
A
M Ʃ1

L 1
K
T1 Ʃ2
T2 1

Il n’y a pas de réfraction en K et L, car () et () séparent des milieux identiques.

2°) - Dans le cas de la transmission, on a : 𝛿𝑡 = 2𝑒 = 2𝑥.


2𝜋𝛿𝑡 4𝜋 𝑥
- D’où : 𝜑 = = .
𝜆 𝜆

- La frange coïncidant avec l’arête A correspond à : 𝑥 = 0 ⇔ 𝛿𝑡𝐴 = 0 ⇔ 𝑝𝐴 = 0 : son ordre


d’interférences étant égal à un entier, elle est donc brillante.

3°) - L’équation générale des franges brillantes s’écrit : 𝛿 = 𝑘𝜆, (𝑘 ∈ ℤ).

- D’où : 𝛿𝑡 = 2𝑥𝑘 = 𝑘𝜆, (𝑘 ∈ ℤ).


𝜆
- Soit : 𝑥𝑘 = 𝑘 , (𝑘 ∈ ℕ).
2
𝜆
- D’où l’interfrange : 𝑖 = 2 .

𝜆 𝑥𝑘
4°) - D’après 3°), on a : 𝑥𝑘 = 𝑘 2 = 𝑘𝑖, (𝑘 ∈ ℕ). D’où : 𝑖 = , (𝑘 ∈ ℕ).
𝑘

- A.N. : k = 7, x7 = 14 mm. Soit : i = 2 mm.


𝜆 𝜆
- D’après 3°), on a : 𝑖 = 2 . D’où :  = 2𝑖 .
- A.N. :  = 0,546 m; i = 2 mm. Soit : = 1,365.10-4 rad.
𝜆 𝑖
5°) - La nouvelle valeur de l’interfrange est : 𝑖 ′ = 2𝑛 = 𝑛 .

- A.N. : i = 2 mm; n = 1,25. Soit : i′ = 1,6 mm.


- D’après 4°), on a : 𝑥7′ = 7i′ = 11,2 mm.
- D’où : 𝑥7′ − 𝑥7 = 11,2 − 14 = −2,8 𝑚𝑚. Donc la frange d’ordre 7 s’est déplacée vers l’arête
A de 2,8 mm.

24
Exercice n° 3. Dispositif de Newton.

Ʃ1
M
x
n H e
1 1
Ʃ2
O
n’ O
O

𝜆 𝑥2 𝜆 𝑥2
1°) On a : 𝛿𝑟 = 2𝑒 + = + , 𝑐𝑎𝑟 ∶ 𝑒 ≈ .
2 𝑅 2 2𝑅

𝜆 𝜆
2°) L’équation générale des franges sombres s’écrit : 𝛿 = (2𝑘 + 1) = 𝑘𝜆 + (𝑘 ∈ ℤ).
2 2
𝑥𝑘2 𝜆 𝜆 𝑥𝑘2
D’où : 𝛿𝑟 = + = 𝑘𝜆 + , (𝑘 ∈ ℕ) ⇔ = 𝑘𝜆, (𝑘 ∈ ℕ). Soit :
𝑅 2 2 𝑅

𝑥𝑘 = √𝑘𝜆𝑅, (𝑘 ∈ ℕ): Rayon du kème anneau sombre.

3°) L’équation générale des franges brillantes s’écrit : 𝛿 = 𝑘𝜆 (𝑘 ∈ ℤ). D’où :

𝑥𝑘2 𝜆
+ = 𝑘𝜆, (𝑘 ∈ ℕ).
𝑅 2

1
Soit : 𝑥𝑘 = √(𝑘 − )𝜆𝑅, (𝑘 ∈ ℕ∗ ) : Rayon du kème anneau brillant.
2

𝑥𝑘 2
4°) D’après 3°), On a : 𝑅 = 1 , (𝑘 ∈ ℕ∗ ).
(𝑘− )𝜆
2

A.N. : k = 3; x3  1,5mm ;  = 0,450 m. On trouve : R = 2 m.

𝑥𝑘2
5°) D’après 2°), on a : 𝜆 = , (𝑘 ∈ ℕ∗ ).
𝑘𝑅

A.N. : k = 5; x5  2, 6mm ; R = 2 m. On trouve :  = 0,676 m.

25
Université Sidi Mohamed Ben Abdellah Le 23 juin 2018

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Fès

EPREUVE D'OPTIQUE PHYSIQUE


FILIERE S.M.P. (S4)

Session normale (Durée : 1h 30 min.)

Question de cours. (sur 3 points)

Un écran plan opaque (E), percé d’une fente de largeur a, est éclairé sous incidence
normale par un faisceau parallèle d’une lumière monochromatique de longueur d’onde . On étudie
la lumière diffractée sur un écran (E') placé dans le plan focal image d’une lentille convergente (L),
de distance focale f’, située derrière (E). Un point M' de (E') est repéré par ses coordonnées (x', y'),
les axes O'x' et O'y' étant parallèles à (E) (O'x' : axe horizontal, O'y' : axe vertical).
1°) Donner sans démonstration l’expression de l’intensité diffractée par cette fente dans la
direction u α, β en un point M′(x′, y′) en fonction notamment de a, b, , f′, x′ et y′ (α et β étant les
cosinus directeurs de cette direction).
2°) Déterminer les positions des minima d’intensité.
3°) Tracer l’allure de la courbe donnant la variation de l’intensité lumineuse diffractée.
4°) En déduire la largeur de la frange centrale.

Exercice n°1. (sur 13 points)

Deux miroirs de Fresnel, faisant entre eux un très petit angle , sont éclairés par une fente-
source F située à la distance b  1 m de leur arête commune A. L'écran d'observation (E), disposé
parallèlement au plan déterminé par les fentes images de la fente-source, est placé à la distance
c  1 m de A.
A) Le dispositif interférentiel est tout d’abord placé dans le vide et la fente-source F est éclairée par
une lumière monochromatique de longueur d’onde m.

1°) Faire un schéma complet du dispositif interférentiel.

2°) Pourquoi utilise-t-on une fente-source F au lieu d’une source ponctuelle ? Comment doit-on
orienter F et pourquoi ?

3°) Quelle doit-être la distance entre les deux fentes images pour avoir un interfrange égal à
0,214 mm ? Calculer l’angle .

4°) Déterminer le nombre de franges sombres et de franges brillantes observables sur l’écran (E).

26
B) Le dispositif interférentiel est maintenant placé dans un gaz d’indice de réfraction n. La nouvelle
valeur de l’interfrange est de 0,210 mm. Déterminer l’indice n de ce gaz.

C) On se place de nouveau dans le vide et on suppose maintenant que la fente-source F est éclairée
en lumière blanche (0,400 m ≤ λ ≤ 0,800 m). On enlève l’écran (E) et dans le plan où il se
trouvait on dispose parallèlement aux franges la fente d’entrée d’un spectroscope à une distance
d = 2,5 mm de la frange centrale. Déterminer les longueurs d’onde auxquelles correspondent les
cannelures sombres.

Exercice n°2. (sur 4 points)

Un coin d’air, d’angle  très petit et d’arête A, est placé dans l’air et éclairé en lumière
monochromatique de longueur d'onde  = 0,546 m sous incidence normale (l’angle d’incidence est
égal à zéro). On s’intéresse aux deux premiers rayons transmis T1 et T2.

1°) Faire un schéma en traçant la marche des deux rayons T1 et T2 issus d’un rayon incident R0.

2°) Donner les expressions de la différence de marche et du déphasage introduits par la lame en un
point M entre les deux vibrations associées aux rayons T1 et T2 (en fonction de  et x ( x = AM)).
Quelle est la nature de la frange qui coïncide avec l’arête A ? Justifier votre réponse.

3°) Déterminer la position des franges brillantes par rapport à l’arête A. En déduire l’expression de
l’interfrange i.

4°) La frange brillante d’ordre d’interférences égal à 7 étant située à 14 mm de l’arête A, en déduire
la valeur numérique de l’interfrange i et de l’angle  de la lame. Préciser les unités de i et de .

5°) On remplit le coin d’air avec un liquide d’indice n = 1,25. Calculer la nouvelle valeur de
l’interfrange. De combien s’est déplacée la frange brillante d’ordre 7 par rapport à sa position
précédente et dans quel sens par rapport à l’arête A ?

CORRIGE DE L’EPREUVE D’OPTIQUE PHYSIQUE


FILIERE S.M.P. (S4)
Session normale

Question de cours :
1°) Expression de l’intensité diffractée par la fente de largeur a :
𝝅𝒂𝒙′
𝐬𝐢𝐧𝟐 ( )
𝝀𝒇′
𝑰(𝒙) = 𝑰𝟎 𝝅𝒂𝒙′ 𝟐
.
( )
𝝀𝒇′

2°) Les minima d’intensité correspondent à :


𝝅𝒂𝒙′
𝑰 = 𝑰𝒎𝒊𝒏 = 𝟎 ⇔ 𝐬𝐢𝐧 = 𝟎 (𝒂𝒗𝒆𝒄 𝒙′ ≠ 𝟎). D’où :
𝝀𝒇′

27
𝝅𝒂𝒙′ 𝝀𝒇′
= 𝒌𝝅 (𝒌 ≠ 𝟎) ⇔ 𝒙′𝒌 = 𝒌 , (𝒌 ∈ ℤ∗ ) : position des minima d’intensité.
𝝀𝒇′ 𝒂

3°) La répartition de l’intensité lumineuse est donnée par la figure de diffraction suivante :

𝟐𝝀𝒇′
4°) Largeur de la frange centrale : 𝑳= .
𝒂

Exercice n° 1. Miroirs de Fresnel.


A) 1°) Schéma.

F1 : symétrique de F par rapport à M1. F2 : symétrique de F par rapport à M2.

28
z′z : bissectrice de l’angle AF1 , AF2 . O1 : symétrique de O2 par rapport à O.
2°)- On utilise une fente-source Fau lieu d’une source ponctuelle pour augmenter le contraste des
franges, c’est-à-dire pour augmenter l’intensité des franges brillantes.

- La fente-source F doit être orientée parallèlement à l’arête A.


- Parce que les franges d’interférences obtenues sont rectilignes et parallèles à l’arête A.

D b c b c
3°)- L’interfrange est donné par : i . D’où : a .
a a i

a
- D’après la figure ci-dessus, on a : a 2 b. D’où : .
2b
- A.N. :  = 0,55 m; b = c = 1 m; i = 0,214 mm. On trouve : a = 5,140 mm et = 2,57.10-3 rad.

4°)- D’après la figure ci-dessus, la largeur du champ d’interférences est : L O1O2 2 c.

- A.N. : = 2,57.10-3 rad; c = 1 m. On trouve : L = 5,14 mm.


L 5,14
- Nombre de franges sombres : N S 24.
i 0,214
L
- Nombre de franges brillantes : N B +1 N S +1 25 ,car la frange centrale est
i
brillante.

b c 'b c i
B) On a : i et i ' . D’où : n , car : ' .
a a i' ' n
A.N. : i = 0,214 mm; i′ = 0,210 mm . On trouve : n = 1,019.

C) - Les cannelures sombres correspondent à l’ordre d’interférences :

𝟏
𝒑𝒌 = 𝒌 + , (𝒌 ∈ ℤ).
𝟐
- A la distance : d = 2,5 mm de la frange centrale, la d.d.m. est égale à :
𝒂. 𝒅 𝟓, 𝟏𝟒. 𝟏𝟎−𝟑 × 𝟐, 𝟓. 𝟏𝟎−𝟑
𝜹= = = 𝟔, 𝟒𝟐𝟓. 𝟏𝟎−𝟔 𝒎 = 𝟔, 𝟒𝟐𝟓 𝝁𝒎.
𝒃+𝒄 𝟏+𝟏
- En tenant compte de : m.m, les ordres d’interférences extrêmes sont :
𝜹 𝟔, 𝟒𝟐𝟓 𝜹 𝟔, 𝟒𝟐𝟓
𝒑𝑽 = = = 𝟏𝟔, 𝟎𝟔𝟐 𝑒𝑡 𝒑𝑹 = = = 𝟖, 𝟎𝟑𝟏.
𝝀𝑽 𝟎, 𝟒 𝝀𝑹 𝟎, 𝟖
1
- D’où : pRpkpV⇔8,031 ≤ (𝑘 + 2) ≤ 16,062.

29
1 8,5 9,5 10,5 11,5 12,5 13,5 14,5 15,5
𝑝𝑘 = 𝑘 +
2

m) 0,756 0,676 0,612 0,559 0,514 0,476 0,443 0,415

On observe donc huit cannelures sombres.

Exercice n° 2.Lame prismatique.

1°) Schéma.
R0

x 1
A
M Ʃ1

L 1
K
T1 Ʃ2
T2 1

Il n’y a pas de réfraction en K et L, car () et () séparent des milieux identiques.

2°)- Dans le cas de la transmission, on a : 𝛿𝑡 = 2𝑒 = 2𝑥.


2𝜋𝛿𝑡 4𝜋 𝑥
- D’où :𝜑 = = .
𝜆 𝜆

- La frange coïncidant avec l’arête A correspond à : 𝑥 = 0 ⇔ 𝛿𝑡𝐴 = 0 ⇔ 𝑝𝐴 = 0 : son ordre


d’interférences étant égal à un entier, elle est donc brillante.

3°)- L’équation générale des franges brillantes s’écrit : 𝛿 = 𝑘𝜆, (𝑘 ∈ ℤ).

- D’où : 𝛿𝑡 = 2𝑥𝑘 = 𝑘𝜆, (𝑘 ∈ ℤ).


𝜆
- Soit : 𝑥𝑘 = 𝑘 2 , (𝑘 ∈ ℕ).
𝜆
- D’où l’interfrange : 𝑖 = 2 .
𝜆 𝑥𝑘
4°)- D’après 3°), on a : 𝑥𝑘 = 𝑘 2 = 𝑘𝑖, (𝑘 ∈ ℕ).D’où : 𝑖 = , (𝑘 ∈ ℕ).
𝑘

- A.N. : k = 7, x7 = 14 mm. Soit : i = 2 mm.


𝜆 𝜆
- D’après 3°), on a : 𝑖 = 2 . D’où :  = 2𝑖 .
- A.N. :  = 0,546 m; i = 2 mm.Soit :=1,365.10-4 rad.
𝜆 𝑖
5°) - La nouvelle valeur de l’interfrange est : 𝑖 ′ = 2𝑛 = 𝑛 .

- A.N. : i = 2 mm; n= 1,25. Soit : i′ = 1,6 mm.


- D’après 4°), on a : x7′ = 7i′ = 11,2 mm.
- D’où : 𝑥7′ − 𝑥7 = 11,2 − 14 = −2,8 𝑚𝑚. Donc la frange d’ordre 7 s’est déplacée vers l’arête
A de 2,8 mm.

30
Université Sidi Mohamed Ben Abdallah Le 12 juillet 2018
Faculté des Sciences Dhar-El-Mehraz
Département de Physique
FES

EPREUVE D'OPTIQUE PHYSIQUE


FILIERE S.M.P. (S4)
Session de rattrapage
Durée : 1h 30min

Note importante : Il est strictement interdit de changer les notations ci-dessous.


Exercice n°1.
Un système de bilentilles de Billet a été obtenu en coupant en deux moitiés identiques une
lentille mince convergente de distance focale f ' = 15 cm et d’axe optique principal z’Oz. Les centres
optiques des demi-lentilles sont écartés de b = 1 mm symétriquement par rapport à l’axe z’Oz. Le
système est placé à 20 cm d'une fente fine F, située sur l’axe z’Oz et éclairée en lumière
monochromatique de longueur d'onde  = 0,6 m.
1°) Faire le schéma du dispositif interférentiel.
2°) Déterminer la position et l'écartement des deux images F1 et F2 que le système donne
de la fente-source F.
3°) L'écran d'observation (E) est placé à 1,60 m des demi-lentilles. Calculer
numériquement l'interfrange, la largeur du champ d'interférences et le nombre de franges brillantes
observées sur (E) (utiliser l'expression de l'interfrange sans la démontrer).
4°) On place contre l’image F1 (se trouvant au-dessus de l’axe z’Oz), du dispositif
interférentiel précédent, une lame à faces parallèles en verre d'indice n = 1,6 et d'épaisseur e = 36
m. On suppose que la lame est traversée par le faisceau de lumière sous incidence normale.
Calculer la différence de marche (faire un schéma). En déduire la position de la frange centrale. De
combien et dans quel sens s’est déplacé le système de franges observé sur l’écran (E) ?
5°) On supprime les bilentilles. La fente-source et l'écran gardant la disposition
précédente, déterminer les caractéristiques et la position d'un biprisme de Fresnel d’indice n = 1,5
qui, interposé entre F et (E), donnerait sur l'écran le même interfrange et le même nombre de franges
que les demi-lentilles.

31
Exercice n°2.
Soit (1) une surface qui peut être plane ou sphérique selon les cas considérés ci-dessous et soit

(2) une surface plane. Etudier les deux cas suivants :

A) (1) est plane et forme avec (2)une lame à faces parallèles d'épaisseur e et d'indice n, placée
dans l'air. Soit R0 un rayon incident, issu d’une source monochromatique large (S) de longueur
d'onde , tombant sur (1) sous incidence i. Après avoir subi une suite de réflexions et de réfractions,
R0 donne deux rayons réfléchis R1 et R2, qui convergent au point M après la traversée d’une lentille
(L) de distance focale f’.
1°) Faire un schéma complet du dispositif interférentiel.
2°) Donner sans calcul l’expression de la différence de marche au point M introduite par la lame
entre les deux vibrations se propageant le long de R1 et R2. En déduire l'expression de l'ordre
d'interférences p en M et celle du déphasage  correspondant.
3°) Pourquoi les deux vibrations se propageant le long de R1 et R2 interfèrent-elles ? Et où ? Justifier
vos réponses. Quelle est la forme des franges obtenues ?
4°) On note p0 l’ordre d’interférence au centre et on pose : k = p0 – pk. En supposant que les
incidences i sont très faibles et que le centre est sombre, établir l'expression du rayon xk de la
kième frange sombre en fonction de n, , e, f’ et k. En déduire l’expression de l’épaisseur e de la lame.
B) (1) est maintenant sphérique de grand rayon R et d’axe optique (). On pose (1) sur (2 ) de

telle manière que l’axe () soit normal à (2). On forme ainsi un coin d'air entre les deux surfaces.

Ce dispositif est éclairé par une source monochromatique de longueur d'onde , qui émet un faisceau
parallèle à (). L'observation se fait par réflexion.
1°) Donner l'expression de la différence de marche entre les deux vibrations associées aux deux
premiers rayons réfléchis en fonction de R.
2°) En partant de cette expression de la différence de marche, décrire le système de franges
obtenues en précisant leur forme et leur localisation. Quelle est la nature de la frange centrale ?
3°) Calculer le rayon de la kième frange sombre en fonction de , R et k (k étant un entier).
4°) Calculer la valeur du rayon R de (1), sachant que le rayon de la 7ème frange sombre mesure

15 mm. Donnée :  = 0,750 m.


5°) Préciser les différences essentielles entre les franges obtenues dans la partie A) et les franges
observées dans la partie B), en comparant notamment leurs natures, leurs localisations, leurs
interfranges et leurs ordres d’interférences (aucun calcul n’est demandé à ce niveau).

32
CORRIGE DE L’EPREUVE D’OPTIQUE PHYSIQUE
FILIERE S.M.P. (S4)
Session de rattrapage

Exercice n° 1 :Bilentille de Billet.

1°) Schéma.

2°) - Position des images F1 et F2 : Elle est donnée par la relation de conjugaison d’une lentille
1 1 1 𝒑.𝒇′
mince placée dans l’air : − + = . 𝐷′ 𝑜ù ∶ 𝒑′ = .
𝑝 𝑝′ 𝑓′ 𝒑+𝒇′
A.N. : p = - 20 cm, f’ = 15 cm : p’ = 60 cm.
- Ecartement des images F1 et F2 : Les triangles FO1O2 et FF1F2 étant semblables, d’où :
𝐹1 𝐹2 𝐹𝐹′ 𝑎 |𝑝| + 𝑝′ 𝒑′
= ⇔ = ⇔ 𝒂 = 𝑭𝟏 𝑭𝟐 = 𝒃(𝟏 + ).
𝑂1 𝑂2 𝐹𝑂 𝑏 |𝑝| |𝒑|
A.N. : b = 1 mm, |𝑝| = 20 𝑐𝑚, p′ = 60 cm : a =F1F2 = 4 mm.

𝜆𝐷 𝝀(𝒍 − 𝒑′)
3°) - Interfrange i : On a : 𝑖 = . Soit : 𝒊 = .
𝑎 𝒂

A.N. :  = 0,6m; l = 1,60 m; p’ = 60 cm; a = 4 mm : i = 0,15 mm.


- Largeur l du champ d’interférences : D’après le schéma, les triangles FO1O2 et FC1C2 sont
semblables, d’où :

𝐶1 𝐶2 𝐹𝑂′ 𝑙 |𝑝| + 𝑙 𝒍
= ⇔ = ⇔ 𝑳 = 𝒃(𝟏 + ) .
𝑂1 𝑂2 𝐹𝑂 𝑏 |𝑝| |𝒑|

A.N. : b = 1 mm; l = 1,60 m; |𝑝|= 20 cm. L = 9 mm.


𝒍
- Nombre de franges brillantes : 𝑵𝑩 = + 𝟏, car la frange centrale est brillante.
𝒊

33
A.N. : L = 9 mm; i = 0,15 mm. NB = 61 franges brillantes.
4°) -Schéma :

ax
- En un point M de (E) où la d.d.m. était :   , on a maintenant :
D

' F2 M F1M F2 M F1I IJ JM F2 M F1I ne JM


F2 M F1I IJ JM IJ ne F2 M F1M n 1e n 1 e.

ax
Soit : ' n 1 e.
D
- La frange centrale correspond à : ′ = 0.

n 1 eD
- D’où : x0 : Nouvelle position de la frange centrale qui était en O′.
a
A.N. : n = 1,6; e = 36 m; D = 1 m; a = 4 mm : On trouve : x0 = 5,4 mm.
- On observe donc sur l’écran (E)un déplacement en bloc de 5,4 mm vers le haut (du côté de la lame)
de tout le système de franges.

5°) Soient c et d les distances du biprisme à la fente F et à l’écran (E), respectivement. La déviation
de chaque prisme est  = (n-1)A, A étant l’angle du prisme. La distance des fentes est :

a = F1F2= 2 c, la largeur du champ d’interférences est : L = 2 d et l’interfrange est


(c d)
i . , (c+d) et i étant imposés, l’écartement des fentes doit être égal à :
a

34
3
(c d) 0,6.10 1,80.103
a 0,72mm.
i 0,15
a 2 c c 0,72
On doit alors avoir : 0,08. On en déduit : c = 13,3 cm et d = 1,667 m.
L 2 d d 9
θ -3 -3
L’indice du biprisme étant égal à : n = 1,5, d’où : A = = 2θ = 2× 2,707.10 = 5,414.10 rad.
(n - 1)

Exercice n°2.

A)Lame à faces parallèles.

1°) Schéma.

G : lame semi-réfléchissante (ou semi-transparente).

35
𝝀
2°)- Dans le cas de la réflexion, on a : 𝜹𝒓 = 𝟐𝒏𝒆 𝐜𝐨𝐬 𝒓𝒌 + , rk étant l’angle de réfraction aux
𝟐
points d’incidence I, J et K, tel que : sinik = nsinrk (voir figure).

𝜹𝒓 𝟐𝒏𝒆 𝐜𝐨𝐬 𝒓𝒌 𝟏
- D’où l’ordre d’interférences du kème anneau :𝒑𝒌 = = + et
𝝀 𝝀 𝟐

𝟐𝝅𝜹𝒓 𝟒𝒏𝒆 𝐜𝐨𝐬 𝒓𝒌


𝝋= = + 𝝅.
𝝀 𝝀

3°) - Pour tous les couples de rayons tels que R1 et R2, l’angle d’incidence ik reste constant, donc rk
est constant et par suite l’ordre d’interférence pk est constant. Il y a donc phénomènes d’interférences
entre les deux vibrations se propageant le long de R1 et R2. Par conséquent, dans le plan focal image
(E) de la lentille (L), on observe des phénomènes d’interférences entre les deux vibrations se
propageant le long de R1 et R2, car les deux conditions d’interférences sont satisfaites.

- La forme des franges obtenues est donnée par :

𝐼 = 𝑐𝑡𝑒 ⇔ 𝜑 = 𝑐𝑡𝑒 ⇔ 𝛿𝑡 = 𝑐𝑡𝑒 ⇔ 𝑟𝑘 = 𝑐𝑡𝑒 ⇔ 𝑖𝑘 = 𝑐𝑡𝑒 : Equation des cônes de révolution de


demi-angle au sommet ik et d’axe la normale à la lame, dont les intersections avec le plan focal
image de (L) parallèle à la lame définissent des cercles concentriques en O′ alternativement sombres
et brillants, appelés anneaux de Haidinguer ou d’égale inclinaison.

𝟐𝒏𝒆 𝟏
4°) - Au centre O’, on a : 𝒑𝟎 = + , car : i0 = 0⇔ r0= 0.
𝝀 𝟐

2𝑛𝑒 cos 𝑟𝑘 1
- En un point quelconque M de (E), on a : 𝑝𝑘 = + 2 . D’où :
𝜆

2𝑛𝑒 4𝑛𝑒 𝑟𝑘 4𝑛𝑒 𝑟𝑘2 𝑛𝑒 2 𝑛𝑒 𝑖𝑘2 𝑒


𝑘 = 𝑝0 − 𝑝𝑘 = (1 − cos 𝑟𝑘 ) = 𝑠𝑖𝑛2 ≈ ≈ 𝑟𝑘 ≈ ≈ 𝑖 2.
𝜆 𝜆 2 𝜆 4 𝜆 𝜆 𝑛 2 𝑛𝜆 𝑘

(car : ik étant très petit, donc la loi de réfraction s’écrit : 𝑖𝑘 ≈ 𝑛𝑟𝑘 ).

𝒏𝝀
- Donc : 𝒊𝒌 = √ √𝒌 , (𝒌 ∈ ℕ ) ∶ rayon angulaire.
𝒆
𝑥𝑘
- D’après le schéma, on a : 𝑖𝑘 ≈ . D’où le rayon xk du kème anneau sombre :
𝑓′

𝒏𝝀
𝒙𝒌 = 𝒇′√ √𝒌 , (𝒌 ∈ ℕ ).
𝒆

36
B) Dispositif de Newton.

x Ʃ1
1 H 1
e
Ʃ2
O
O
O

𝜆 𝑥2 𝜆 𝑥2
1°) On a :𝛿𝑟 = 2𝑒 + 2 = + 2 , 𝑐𝑎𝑟 ∶ 𝑒 ≈ 2𝑅.
𝑅

2°) - La forme des franges est donnée par : I = cte ⇔ 𝜑cte ⇔ rcte ⇔ x = cte : Cercles
concentriques, puisque le dispositif est de révolution autour de l’axe optique de la lentille
(L)(anneaux de Newton). Ces anneaux sont localisés sur la surface sphérique () en première
approximation.

- La frange centrale est située au point de contact de () avec (), elle correspond à :
𝜆 1
𝑥 = 0 ⇔ 𝛿𝑟0 = 2 ⇔ 𝑝0 = 2: le centre des anneaux est donc sombre.
𝜆 𝜆
3°) L’équation générale des franges sombres s’écrit : 𝛿 = (2𝑘 + 1) 2 = 𝑘𝜆 + 2 (𝑘 ∈ ℤ).

𝑥𝑘2 𝜆 𝜆 𝑥𝑘2
D’où : 𝛿𝑟 = + 2 = 𝑘𝜆 + 2 , (𝑘 ∈ ℕ) ⇔ = 𝑘𝜆, (𝑘 ∈ ℕ) ⇔ 𝑥𝑘 = √𝑘𝜆𝑅, (𝑘 ∈ ℕ).
𝑅 𝑅

4°) D’après 3°), on a : 𝑥𝑘 = √𝑘𝜆𝑅, (𝑘 ∈ ℕ), d’où le rayon de courbure de () :


𝑥2
𝑅 = 𝑘𝜆𝑘 , (𝑘 ∈ ℕ). A.N. : k = 7 ; xk = 15 mm;  = 0,750m: R = 42,85 m.

5°) - Les anneaux observés en A) sont à égale inclinaison, tandis que ceux observés en B) sont à
égale épaisseur.
- En A), les franges sont localisées à l’infini ou dans le plan focal d’une lentille convergente. En B),
elles sont localisées sur la lame ().
- Les rayons dépendent de la racine d’un entier k , donc les variations des interfranges en A) et en B)
se font de la même manière.
- L’ordre d’interférence de l’anneau central en A) est le plus élevé, tandis que l’ordre d’interférence
de l’anneau central en B) est égal à zéro.

37