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CONTROLER LA QUALITE

Chapitre 5 : Dosages par titrage ou par étalonnage


Ce que vous devez savoir
I. Dosages par titrage
1. Définition
 Un dosage par titrage est une technique qui permet de déterminer la concentration d’une espèce
chimique (réactif à titrer) présente dans une solution en la faisant réagir avec une autre espèce chimique
de concentration connue (réactif titrant).
 La réaction entre l'espèce titrante et l'espèce à titrer doit être totale, rapide et unique.
Elle peut être une réaction d’oxydoréduction, d’acido-basique, de précipitation ou de complexation.
 Le dosage est direct lorsque les deux espèces chimiques réagissent directement entre elles.
 Le dosage est indirect ou en retour lorsqu’il faut faire intervenir un autre réactif.
2. Équivalence
 L’équivalence d’un titrage est atteinte lorsque le mélange est stœchiométrique : les réactifs sont alors
totalement consommés.
Exemple : réaction de titrage entre un réactif A et un réactif B : aA + bB → cC + dD ;
n( A) n( B)
À l’équivalence, on a : = ; a et b étant les nombres stœchiométriques des réactifs A et B.
a b
 L’équivalence est repérée grâce à un changement de teinte du mélange réactionnel :
• si une de deux espèces (à titrer ou titrante) est colorée en
solution ;
• en utilisant un indicateur de fin de réaction ou un indicateur
coloré pour les réactions acido-basiques.
 L’équivalence peut être également repéréepar
conductimétrie et par pH-métrie.
Le volume versé Ve de la solution titrante est déterminé alors
graphiquement.

II. Dosages per étalonnage


Un dosage par étalonnage consiste à déterminer la concentration d’une espèce en solution, en
comparant une grandeur physique, l’absorbance A ou la conductivité σ, à la même grandeur
physique mesurée pour des solutions étalons.

 Loi de Beer-Lambert
L’absorbance A d’une solution est proportionnelle à sa
concentration C : A = k.C
A sans unité ; C en moL.L-1 ; k en L.mol-1.

 Loi de Kohlrausch
La conductivité σ d’une solution diluée d’une solution
ionique dissoute est proportionnelle à sa concentration
C : σ = k.C.
σ en S.m-1 ; C en mol.m-3 ; k = S.m2.mol-1.
EXERCICE 1 :TITRAGE DU GLUCOSE DANS LA SOLUTION POUR PERFUSIONDJIBPHARMA(DJIBOUTI
2016)

La solution pour perfusion Glucose 5 % DjibPharma est utilisée comme véhicule et


solvant pour les médicaments contre le paludisme par exemple. Elle est vendue dans
les pharmacies sous forme de poche en plastique de 500 mL. L’indication 5 %
signifie : dans 100 mL de cette solution, il y a 5 g de glucose.
Dans le laboratoire d’un lycée, un élève voudrait vérifier cette indication. Pour cela,
il utilise un titrage par une réaction d’oxydoréduction.

I. Principe du titrage
On réalise un mélange composé d’une solution de diiode en excès, de la solution de glucose et d’une solution
d’hydroxyde de sodium. Dans ce milieu basique, d’abord le diiode I2 se transforme totalement en ions iodure I-
et ions iodate IO3- selon la réaction 1 :
3I2 + 6 HO- → IO3- + 5 I- + 3H2O.
Ensuite le glucose noté R-CHO est oxydé en ion gluconate noté R-CO2- par les ions iodate IO3- selon la
réaction 2 : IO3- + 3 R-CHO + 3HO- → I- + 3 R-CO2- + H2O.
Après, on acidifie le milieu réactionnel : les ions iodate en excès sont réduits en diiode qui sera dosé par des ions
thiosulfate.
Le diiode est la seule espèce colorée dans ce mélange réactionnel. Il est de couleur brune en solution.
Données : couples oxydo-réducteurs : I2/I- ; IO3-/ I- ; IO3-/ I2 ;S4062-/ S2032-;
Masse molaire du glucose: M = 180 g.mol-1.

1.1. Quel est le rôle de la solution d’hydroxyde de sodium dans le mélange ?


1.2. En utilisant les données de l’exercice, quels sont les deux couples oxydo-réducteurs mise en jeu dans la
réaction 1 ?
1.3. Comment évolue la couleur du mélange au cours du temps ?
1.4. Dans la réaction 2, le glucose est - il un oxydant ou un réducteur ? Justifier votre réponse.
1.5. Écrire la demi-équation traduisant la réduction des ions iodate en milieu acide.

II. Manipulation
À partir de la solution de glucose pharmaceutique S0, l’élève prépare d’abord une solution S1 de volume 50,0
mL diluée 10fois. Ensuite dans un erlenmeyer de 100 mL, il verse un volume
V1 = 10,0 mL de la solution S1, un volume V2 = 20,0 mL d’une solution de diiode de concentration molaire C2 =
5,0.10-3 mol.L-1 et 5 mL de solution concentrée d’hydroxyde de sodium. Dans ce mélange réactionnel, le diiode
est en excès face au glucose.
Après environ 30 mn, il ajoute dans l’erlenmeyer 10 mL de solution concentrée d’acide chlorhydrique. Ensuite
Il titre l'excès de diiode par une solution de thiosulfate de sodium de concentration C = 1,00.10-2 mol.L-1. Le
volume versé à l’équivalence est alors Véq = 14,4 mL.
Pour la suite de l’exercice et dans un souci de clarté, on supposera que le glucose réagit totalement avec le
diiode selon la réaction 3 :R-CHO+ I2 + 3HO-→ R-COO- + 2I- + 2H2O.
L'excès de diiode est ensuite titré par une solution de thiosulfate de sodium (2Na+ + S2032-).
L’équation-bilan de la réaction de titrage est : I2 + 2 S2032-→ 2I- + S4062-.
On note respectivement n1 et n2 les quantités initiales de glucose et de diiode introduites dans l’erlenmeyer.
2.1. Décrire brièvement la préparation de la solution diluée S1 effectuée par l’élève en précisant la verrerie
utilisée (nom et volume).
2.2. Recopier et compléter en fonction des quantités de matière n1, n2, x et xmax. le tableau d’avancement se
trouvant à la fin de l’exercice.
2.3. Calculer la quantité n2 de diiode initialement introduite dans l’erlenmeyer.
2.4. Définir l’équivalence. Comment peut- on le repérer ?
2.5. Ce type de titrage est – il un titrage direct ou indirect ? Justifier votre réponse.
2.6. Déterminer la quantité n2ex de diiode en excès titrée à l’équivalence. Cette quantité correspond à la
quantité de diiode restante dans le mélange à la fin de la réaction.
2.7. Montrer que la concentration molaire C1 de la solution diluée S1 peut s’écrire :
C1 = 5 x (V2 – Véq) avec les volumes V2 et Véq exprimés en L. Calculer C1.
2.8. En déduire la concentration molaire C0 de la solution pharmaceutique S0. L’indication de 5 % portée sur
la poche en plastique est – elle correcte ? Justifier votre réponse.
Un médecin a prescrit à un patient de 83 kg une perfusion avec cette solution Glucose 5 % DjibPharma pour une
durée de 8 heures. Pour éviter une hyperglycémie, le débit de perfusion ne doit pas dépasser certaine limite.
Pour une masse corporelle de 1 kg, la dose maximale de glucose à administrer au patient est de 5 mg par
minute.
2.9. Combien de poche de 500 mL de la solution Glucose 5 % DjibPharma, doit prévoir le médecin pour ce
patient ?

Équation chimique R-CHO+ I2 + 3HO-→R-COO- + 2I-+ 2H2O

Avancement Quantités de matière


État du système
(mol) (mol)
État initial 0 excès excès
État en cours de
x excès excès
transformation
État final xmax excès excès

EXERCICE 2 : TITRAGES DE L’ACIDE ASCORBIQUE CONTENU DANS UN JUS D’ORANGE

Données
• Couples de l’acide ascorbique : C6H6O6 / C6H8O6 et C6H8O6 / C6H7O6-
• pKA (acide ascorbique/ ion ascorbate) = 4,1
• Produit ionique de l’eau : pKe = 14,0
• Masse molaire moléculaire de l’acide ascorbique = 176 g.mol-1
• Couples oxydant/réducteur en jeu : I2 / I- , S4O62- / S2O32-

Indicateur coloré Couleur de la forme HInd Zone de virage Couleur de la forme Ind-
Hélianthine rouge 3,1 – 4,4 jaune
Bleu de bromothymol jaune 6,0 – 7,6 bleu
jaune 7,2 – 8,8 Rouge
Phénolphtaléine incolore 8,2 – 10 rose
1- L’acide ascorbique ou vitamine C, de formule brute C6H8O6, se trouve dans le jus d’orange. Cette molécule
est un acide mais aussi un réducteur.
a) Donner les définitions d’un acide puis d’un réducteur.
b) Ecrire les demi-équations associées à chaque couple de l’acide ascorbique.

2- Pour élaborer une séance de TP, un prof a l’idée de faire un titrage de la vitamine C présente dans un jus
d’orange frais. Pour cela il presse le jus d’une orange et le filtre. Il réalise ensuite un titrage par suivi pH-
métrique d’un prélèvement de volume V = 5,0 mL du jus d’orange filtré au quel il ajoute 25 mL d’eau
distillée, en utilisant une solution titrante d’hydroxyde de sodium de concentration égale à CB = 2,0.10-3
mol.L-1.
a) Faire une liste détaillée du matériel nécessaire pour faire ce titrage (préciser le rôle de chaque
élément de votre liste). Pourquoi ajoute-t-on de l’eau distillée dans le jus d’orange ?
b) Ecrire l’équation de cette réaction de titrage, en notant l’acide ascorbique sous la forme AH.
Donner l’expression de la constante d’équilibre K de cette réaction puis calculer sa valeur.
Les mesures de pH réalisées au cours du titrage permettent de tracer la courbe pH = f(VB) se trouvant à la fin
de l’exercice.
c) En expliquant votre raisonnement, en déduire la concentration molaire de l’acide ascorbique dans
le jus d’orange.
d) Vérifier que la teneur en acide ascorbique dans ce jus est de 0,8 g.L-1.
e) Quel indicateur coloré aurait-on pu utiliser pour ce dosage ? Comment aurait-on alors visualisé
l’équivalence ?

3- Le prof décide alors de modifier son ancien TP sur la vitamine C et de l’adapter pour faire un dosage de
l’acide ascorbique dans un jus d’orange pressée en utilisant le caractère réducteur de l’acide ascorbique. Ce
titrage est basé sur 2 réactions successives :
Réaction 1 : oxydation de l’acide ascorbique par une solution de diiode qui utilise la propriété réductrice de
l’acide ascorbique C6H8O6 avec le diiode I2 comme oxydant. Pour réaliser cette réaction, on utilise :
- un volume V0 de solution contenant de l’acide ascorbique de concentration C
- un volume V1 de solution de diiode de concentration C1.
Réaction 2: titrage du diiode en excès ; l'excès de diiode I2 restant après la réaction 1 est ensuite dosé par
une solution de thiosulfate de sodium (2Na+ + S2O32-) de concentration C2.
On dispose au laboratoire de solution de thiosulfate de sodium (2 Na+ + S2O32-) de concentration C2 = 5,0.10-3
mol.L-1 et de solution de diiode de concentration C1 = 4,0.10-3 mol.L-1.
a) Ecrire les équations de ces 2 réactions. Expliquer pourquoi ce titrage est un titrage indirect.
b) Définir l’équivalence pour la réaction de titrage du diiode par le thiosulfate. Comment peut-on repérer en
pratique cette équivalence ?
c) Sachant que l’on dispose de pipettes jaugées de 5,0 mL, 10,0 mL ou 20,0 mL, quel volume de V1 de
solution diiode faut-il prélever et verser dans un volume V0 = 10,0 mL de jus d’orange pour que le diiode
soit bien en excès dans la réaction 1 ? (rappel : la teneur en acide ascorbique dans ce jus est de 0,8 g.L-1).
d) En déduire une relation entre la quantité de diiode dosé et la quantité d’ions thiosulfate ajoutés à
l’équivalence. Donner l’expression littérale permettant de calculer la concentration C de l’acide
ascorbique utilisé dans la réaction 1 ?
e) Quel sera alors le volume de thiosulfate à verser pour atteindre l’équivalence V2éq ?
EXERCICE 3 : TITRAGE PH-METRIQUE DE L’ACIDE PICRIQUE (Calculatrice interdite)
L’acide picrique, noté HA dans l’exercice, se présente sous la forme de cristaux jaunes à température ordinaire.
On dispose d’une solution commerciale d’acide picrique à 1% (c’est à dire contenant 1 g d’acide picrique pour
100 mL de solution). Afin de vérifier l’indication portée sur l’étiquette du flacon, des élèves décident de doser la
solution commerciale par une solution d’hydroxyde de sodium (soude).

Données :
- Zone de virage de quelques indicateurs colorés :
- à 25°C : pKa(HA / A-) = 2,8 ; pKe = 14;
- Masse molaire de l’acide picrique : 229 g.moL-1
- Verrerie disponible:
Pipettes graduées de 5 mL ; 10 mL ; 20 mL
Pipettes jaugées de 1,0 mL ; 5,0 mL ; 10,0 mL ; 20,0 mL
Fioles jaugées de 50,0 mL ; 100,0 mL
Béchers de 75 mL ; 100 mL ; 150 mL ; 200 mL
Eprouvettes graduées de 5 mL ; 10 mL ; 20 mL ; 50 mL
Erlenmeyers de 100 mL ; 250 mL
Burettes graduées de 25 mL ; 50 mL
- Données numériques: 5×17,7 = 88,5 ; 4,4 / 229 = 0,019 ; 4,4 × 229 = 1007,6 ; 17,7 / 5 = 3,54 ;

I Etude préalable
1) Définir un acide.
2) Écrire l’équation de la réaction de l’acide picrique, noté HA, avec l’eau et donner les couples (acide / base)
mis en jeux.
3) Pour doser l’acide picrique, on peut le faire réagir avec une solution d’hydroxyde de sodium (soude): écrire
l’équation de la réaction de dosage.
4) Calculer la constante de la réaction de dosage. Que peut-on en conclure ?
Une simulation du dosage de l’acide picrique par une solution d’hydroxyde de sodium de même
concentration est proposée à la fin de l’exercice.
5) Déterminer les coordonnées du point équivalent en indiquant la méthode utilisée.
6) Quel indicateur coloré aurait-on pu utiliser pour ce dosage ? Justifier.
II Dosage d’essai de la solution commerciale par une solution de soude
• Dans le texte qui suit, A et B désignent des instruments judicieusement choisis dans la liste de la verrerie.
Un élève prélève un volume V = 20,0 mL de la solution commerciale à l’aide de A, le verse dans un bêcher et
ajoute l’indicateur coloré choisi. Il remplit B avec la solution S1 de soude de concentration C1 = 1,0 mol.L-1.
• Il verse la solution S1 ; le changement de teinte de l’indicateur est obtenu lorsqu’il a versé approximativement
un volume V1 = 0,8 mL.
1) Identifier A et B dans la liste de verrerie disponible.
2) Au vu des résultats, l’élève décide de doser une autre prise d’essai de même volume V = 20,0 mL de la
solution commerciale en utilisant le même indicateur coloré, mais avec une solution S2 de soude de
concentration C2 = 5,0.10-2 mol.L-1. Justifier, sans calculs, cette décision.
3) Choisir, en justifiant avec précision, la verrerie nécessaire à la préparation d’un volume de 100,0 mL de la
solution S2 de soude à partir de la solution S1.

III Dosage de précision avec une solution de soude


• L’élève réalise le dosage avec la solution S2. Le volume versé pour obtenir l’équivalence est V2 = 17,7 mL.
1) Définir en une phrase l’équivalence acido-basique. En déduire l’expression littérale de la concentration C en
acide picrique de la solution commerciale en fonction des volumes d’acide et de base utilisés et de la
concentration de la solution S2 de soude.
2) Calculer la valeur de la concentration C.
3) En déduire la masse d’acide picrique dissoute dans 100,0 mL de la solution commerciale. Ce résultat est-il
compatible avec l’indication portée sur l’étiquette ?
EXERCICE 4: ARGENTIMÉTRIE : DOSAGES VOLUMÉTRIQUES PAR PRÉCIPITATION

L'argentimétrie groupe un certain nombre de dosages faisant intervenir le nitrate d'argent AgNO3 (totalement
dissocié en Ag+ et NO 3− ).
On utilise deux méthodes de dosage argentimétriques, pour lesquelles aucune connaissance spécifique préalable
n'est nécessaire.
On utilise dans un premier temps la méthode de Mohr afin d'étalonner la solution de nitrate d'argent à l'aide
d'une solution de chlorure de sodium de concentration connue.
Puis on utilise la méthode de Charpentier- Volhard pour doser une solution d'acide chlorhydrique.

1. MÉTHODE DE MOHR

1.1. Principe
On précipite à l'état de chlorure d'argent les ions chlorure d'une solution de chlorure de sodium par
addition d'une solution de nitrate d'argent à étalonner.

1.1.1. Écrire l'équation de la réaction de dosage.


On doit posséder un indicateur de fin de réaction: les ions chromate CrO 2-
4 aq qui donnent avec les ions

argent Ag+ un précipité rouge brique de chromate d'argent.


1.1.2. Donner l'équation de cette réaction de précipitation

1.2. Domaine de travail

En milieu basique pH > 7,5 , il y a précipitation des ions argent en hydroxyde d'argent AgOH(s).
En milieu acide pH < 6,5 , le chromate d'argent est soluble.
Préciser le domaine d'utilisation de la méthode de Mohr . Justifier votre réponse.

1.3. Type de dosage


Indiquer à quel type de dosage, direct ou indirect, correspond la méthode de Mohr .

1.4. Mise en oeuvre expérimentale

Dans un erlenmeyer de 100 mL à col large :


Placer une prise d'essai de V1 = 20,0 mL de la solution connue de chlorure de sodium de concentration c1
= 4,0×10–2 mol.L-1.
Ajouter 5 gouttes de solution de chromate de potassium.
Faire couler la solution de nitrate d'argent contenue dans la burette jusqu'à l'obtention d'une
coloration orange de la solution.
1.4.1. Donner le schéma légendé du dispositif expérimental .
Le virage est obtenu pour un volume de solution de nitrate d'argent versé: Veq1 = 18,2 mL.
1.4.2. En déduire la concentration de la solution de nitrate d'argent.

2. MÉTHODE DE CHARPENTIER - VOLHARD


2.1. Principe
A une prise d'essai de la solution d'acide chlorhydrique à titrer, contenant n0(Cl–) moles d'ions
chlorure, on ajoute un excès connu n0(Ag+) de moles d'ions argent issus d'une solution de nitrate
d'argent de concentration c0= 5,0 × 10–2 mol.L-1
2.1.1. Écrire l'équation de cette première réaction consommant des ions argent.
L'excès d'ions argent est précipité sous forme AgSCN (s) par des ions thiocyanate SCN–aq . Soit
neq(SCN– ) la quantité de matière ajouté à l'équivalence.
2.1.2. Écrire l'équation de cette deuxième réaction consommant des ions argent.
2.1.3. Retrouver la relation à l'équivalence :

n0(Ag+) = n0(Cl– ) + neq (SCN– )

On utilise comme indicateur de fin de réaction, l'ion fer III qui donne avec les ions thiocyanate un ion complexe
rouge sang.

2.2. Domaine de travail


En milieu basique pH > 7 ,5 , AgOH(s) précipite.
Par ailleurs, l'hydroxyde de fer(III) : Fe(OH)3 précipite à pH > 2.

2.2.1. Préciser le domaine d'utilisation de la méthode de Charpentier-Volhard. Justifier votre réponse.


2.2.2. Aurait-on pu utiliser la méthode de Mohr pour doser les ions chlorure de cette solution d'acide
chlorhydrique ? Justifier votre réponse.
2.3. Type de dosage
A quel type de dosage, direct ou indirect, correspond la méthode de Charpentier-Volhard ?

2.4. Mise en oeuvre expérimentale

Dans un erlenmeyer de 100 mL à col large :


Placer une prise d'essai de VA = 10,0 mL de la solution d'acide chlorhydrique: celle-ci contient les ions
chlorure à doser à la concentration cA.
Ajouter environ 5 mL de solution d'acide nitrique.
Ajouter V0 = 25,0 mL de la solution de nitrate d'argent de concentration c0= 5,0×10–2 mol.L-1.
Ajouter environ 5 mL de solution contenant des ions Fe3+ aq .

Faire couler la solution de thiocyanate contenue dans la burette (de concentration c2 = 4,0×10–2 mol.L-1)
jusqu' à l' obtention d'une coloration rouge.
Le virage est obtenu pour un volume de solution de thiocyanate d'ammonium versé Veq2 = 8,0 mL.
Déduire de la relation donnée au 2.1.3. la concentration cA de la solution d'ions chlorure.
EXERCICE 5: ÉTUDE D’UN MÉDICAMENT (France 2003)
Le fer est un élément vital...et toxique pour la santé. Il intervient dans de nombreuses réactions
biochimiques et permet, notamment, le transport de l 'oxygène par l'hémoglobine des globules rouges.
Cet exercice concerne l'étude d'un médicament qui contient l'élément fer sous forme d'ions
fer (II) : Fe2+. Il se présente sous forme de comprimés, dont l'enrobage contient un colorant alimentaire
(code E 127) de couleur rose. La notice de ce médicament mentionne la composition quantitative d'un
comprimé ; « sulfate ferreux sesquihydraté : 256,30 mg soit 80 mg en ions Fe2+».
Nous proposons de vérifier la teneur en élément fer dans ce comprimé.

1. Principe
2+
On effectue un dosage spectrophotométrique des ions Fe (aq) contenus dans un comprimé dissous dans l'eau.
2+
En présence d'o-phénanthroline, les ions Fe (aq) réagissent avec apparition d'une coloration rouge. La
2+
concentration des ions Fe (aq) de cette solution peut alors être déterminée par la
mesure de son absorbance à une certaine longueur d'onde (ici 500 nm). Il faut préalablement réaliser une
échelle de teintes.
2+ 3+
Les ions Fe (aq) sont facilement oxydés à l'état d'ions fer (III) ; Fe (aq) . Afin d'éviter cette oxydation, on
2+
ajoute, dans la solution d'ions Fe (aq) , un réducteur approprié en excès, l'hydroquinone. L'hydroquinone
restante n'absorbe pas à la longueur d'onde de 500 nm et la forme oxydée de l'hydroquinone non plus.

3+ 2+
Écrire la demi-équation de réduction de l'ion Fe (aq) en ion Fe (aq) .

2. Préparation de l'échelle de teintes


2+
À partir d'une solution S contenant 20,0 mg d'ions Fe (aq) par litre (soit une concentration massique
t = 20,0 × 10 –3 g.L-1), on réalise les mélanges présentés dans le tableau, on les complète à 50,0 mL avec de
l'eau distillée puis on mesure l'absorbance A de chaque solution obtenue.

mélange n° 1 2 3 4 5 6

volume de solution S (en mL) 25,0 22,5 20,0 17,5 15,0 12,5

volume de solution d’o-phénanthroline (en mL) 2,00 2,00 2,00 2,00 2,00 2,00

volume d’hydroquinone (en mL) 1,00 1,00 1,00 1,00 1,00 1,00

volume total (en mL) 50,0 50,0 50,0 50,0 50,0 50,0

absorbance 1,80 1,60 1,45 1,25 1,05 0,90


Pour réaliser les différents mélanges, on dispose :
• d'une solution d'o-phénanthroline à 0,015 mol.L-1
• d'une solution d'hydroquinone à l%
• de la verrerie suivante :
- pipettes jaugées de 1,00 et 2,00 mL ;
- burette graduée de 25,0 mL ;
- éprouvettes graduées de 25 et 50 mL ;
- bechers de 25 ; 50 et 100 mL ;
- fioles jaugées de 50,0 et 100,0 mL.
2.1. Indiquer la verrerie qu'il faut utiliser pour préparer le mélange n°1.
2+
2.2. Calculer la concentration massique t1 en ion Fe (aq) introduit dans le mélange n°1.
2+
2.3. On veut disposer d'une échelle de teintes indicatrice de la concentration en ions Fe (aq) de chaque
mélange.
Pourquoi la solution incolore d'o-phénanthroline ne doit-elle pas être introduite en défaut ?
2.4. Le graphe donnant l'évolution de l'absorbance A en fonction de la concentration massique t
2+
en ions Fe (aq) est représentée CI-DESSOUS.

En exploitant ce graphe, donner la relation numérique qui existe entre les grandeurs A et t,
en précisant les unités.

2. Détermination expérimentale de la teneur en élément fer

On lave rapidement à l'eau distillée un comprimé de façon à retirer la totalité du colorant. On écrase
ensuite ce comprimé dans un mortier. La totalité du comprimé écrasé est introduite dans une fiole jaugée
de 1000,0 mL. On complète avec de l 'eau distillée et on agite longuement la solution. Soit S0 la solution
incolore obtenue. On réalise ensuite le mélange suivant puis on mesure son absorbance A à 500 nm :
volume de solution S0 (en mL) 5,00
volume de solution d’o-phénanthroline (en mL) 2,00
volume d’hydroquinone (en mL) 1,00
volume total (en mL) 50,0
absorbance 1,35
3.1. Pourquoi retire-t-on la totalité du colorant avant d’écraser le comprimé ?
3.2. En utilisant le graphe ou la relation établie à la question 2.4., déterminer la concentration massique t '0 en
2+
ion Fe (aq) dans le mélange.
2+
En déduire la valeur t0 de la concentration massique en ion Fe (aq) dans la solution S0.
2+
3.3. Calculer la masse d'ions Fe (aq) contenue dans un comprimé. Calculer l'écart relatif entre le résultat
expérimental et l'indication du fabricant.
valeur indiquée - valeur expérimentale
On précise que l’écart relatif =
valeur indiquée
3.4. D'après la notice, la masse de « sulfate ferreux sesquihydraté » dans un comprimé est de 256,30 mg alors
2+
que la masse d'ions Fe (aq) est de 80 mg. En notant FeSO4, xH2O la formule du sulfate ferreux
sesquihydraté, montrer que x = 1,5.
Données :
masse molaire en g.mol –1 : M(Fe) = 55,8 ; M(S) = 32,1 ; M(O) = 16,0 ; M(H) = 1,0

EXERCICE 6: TITRAGE DES IONS CHLORURE PRÉSENTS DANS UN ANTI-DIARRHÉIQUE (Polynésie


2005)

La diarrhée entraîne une perte d'eau. Il faut empêcher cette perte hydrique par des apports de
liquides.
L'eau pure ne suffit pas. En effet, la déshydratation est le résultat non seulement d'une perte en eau
mais aussi en électrolytes (sels minéraux: sodium, potassium, chlorure, bicarbonates etc.). Il faut
donc apporter non seulement de l'eau mais aussi des électrolytes.
L'eau et les électrolytes vont empêcher la déshydratation mais ne nourrissent pas l'enfant. Il a besoin d'énergie,
de calories. L'eau salée et sucrée est l'élément de base Pour un sachet de 7 g
pour le réhydrater. L'O. M. S. a mis au point une formule (soit 200 mL de solution)
plus élaborée dont on trouve dans le commerce plusieurs
Glucose 2,65 g
équivalents: Adiaril®,
GES 45®, etc... Saccharose 2,49 g
L'Adiaril® est une préparation de régime pour Sodium 0,274 g
réhydrater les enfants en cas de diarrhée. Ce produit
ne contient ni lait, ni protéine de lait, ni gluten. On dilue Potassium 0,156 g
chaque sachet de 7 g dans l'eau pour obtenir Chlorure 0,210 g
200 mL de solution.
Citrate 0,376 g
Composition de l’Adiaril® (extrait du tableau figurant Gluconate 0,778 g
sur la boite) :
On se propose de vérifier la masse d'ions chlorure dans un sachet.
Pour cela on décide de réaliser un titrage par conductimétrie. On dissout un sachet
d'Adiaril® dans V = 200 mL d'eau. On prélève V2 = 20,0 mL de cette solution (S) que l'on
place dans un bécher et on ajoute 200 mL d'eau distillée. On plonge dans le milieu une cellule de
conductimétrie et on mesure la conductivité du mélange après chaque ajout de solution de nitrate d'argent de
concentration C = 4,25 x 10–2 mol.L-1. On obtient le graphe donné en ci-dessous.

1. A propos du protocole :

1.1. Quelle verrerie utiliseriez-vous pour préparer la solution de 200 mL d'Adiaril® ?


1.2. Quelle verrerie utiliseriez-vous pour prélever V2 = 20,0 mL de solution ?

2. On donne les conductivités ioniques molaires des ions présents dans la solution d'Adiaril® :

Ion Sodium Potassium Chlorure Citrate Gluconate Argent Nitrate


Formule Na+ K+ Cl– Ci 3– gluc– Ag+ NO3–
λ conductivité
ionique molaire 5,01 7,35 7,63 21,0 1,50 6, 19 7,14
en mS.m².mol-1

Pendant le titrage on négligera les variations de volume de la solution.


2.1. Avant l'équivalence

a) Exprimer littéralement la conductivité σ1, du mélange.

b) Cette conductivité peut aussi s'écrire sous la forme σ1= B + D1 avec B terme pratiquement constant et
D1 terme variable au cours du titrage.
Quels sont les ions dont la conductivité participe à l'expression des termes B et D1 ?
c) En déduire que la conductivité du mélange diminue faiblement avant l'équivalence.
2.2. Après l'équivalence :

a) Exprimer littéralement la conductivité σ2 du mélange.

b) Cette conductivité peut aussi s'écrire sous la forme σ2= B + D2 avec B terme pratiquement constant et
D2 terme variable au cours du titrage.
Quels sont les ions dont la conductivité participe à l'expression des termes B et D2 ?
c) En déduire que la conductivité du mélange augmente nettement après l'équivalence.

3. Exploitation :

3.1 Déterminer sur le graphe donné ci-dessus le volume de la solution nitrate d'argent versé à
l'équivalence.
3.2 En déduire la concentration des ions chlorure présents dans la solution (S).
3.3 En déduire la masse mexp d'ions chlorure dans le sachet.
3.4 Comparer votre résultat à celui lu sur l'étiquette mlue en calculant l'erreur relative.
mexp - mlue
mlue
Donnée: Masse molaire atomique du chlore: 35,5 g.mol–1

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