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Université des Sciences et de la Technologie d’Oran USTO-MB

Faculté de Chimie - Département de Génie Chimique

Cours du module :

Opérations Unitaires II

Master 1 : Génie Chimique

Semestre : 2

Année universitaire : 2019 / 2020

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OPU II Responsable du module : Pr. Benyounes Hassiba
Université des Sciences et de la Technologie d’Oran USTO-MB
Faculté de Chimie - Département de Génie Chimique

Chapitre I : Humidification

I.1. Introduction

La conservation de l'eau dans une usine est réalisée en refroidissant l'eau chaude
provenant des échangeurs de chaleur, des réacteurs et en la réutilisant (Figure 1-a).
Seule une petite quantité d'eau d'appoint est nécessaire pour compenser les pertes
pendant l'utilisation. Les pertes sont principalement dues au refroidissement par
évaporation. Le refroidissement de l'eau chaude se fait par contact direct avec l'air
dans des tours de refroidissement. L'air est humidifié et l'eau est refroidie.

Figure I.1 : Systèmes d’eau de refroidissement

Le contact air-eau a quatre applications principales :

✓ Refroidissement par l’eau : Le contact air / eau est principalement réalisé dans
le but de refroidir de l'eau chaude avant qu'elle puisse être réutilisée.
✓ Humidification : Un air ayant une teneur en humidité spécifiée est nécessaire
pour certaines applications de procédé, par exemple lors du séchage d'un
solide dans des conditions contrôlées. Le processus d’augmentation de la
teneur en humidité de l’air est appelé humidification. Un humidificateur est
également utilisé à l'entrée d'un système de ventilation.

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✓ Déshumidification : L'air chaud et humide peut être évacué d'une partie de


son humidité en entrant en contact avec de l'eau à une température plus basse.
La déshumidification est utilisée dans la climatisation
✓ Refroidissement au gaz : Un courant d'air chaud peut être refroidi de manière
pratique au contact de l'eau. Cependant, son contenu change au cours du
procédé.

Chacune des opérations citées ci-dessus implique un transfert simultané de chaleur et


de masse. Dans le refroidissement par eau, par exemple, l'air circulant dans la tour de
refroidissement n'est pas saturé. L'évaporation de l'eau se produit et la vapeur d'eau
est transportée dans la majeure partie de l'air, augmentant ainsi son humidité. La
température de l'eau diminue et il se produit une certaine quantité de chaleur
transférée du gaz chaud au liquide.

La matière transférée entre les phases dans de tels cas est la substance constituant
la phase liquide, qui s'évapore ou se condense. Mais puisque le transfert de masse
dans ces cas s’accompagnera invariablement d’un transfert simultané de l’énergie
thermique, il faut également tenir compte des caractéristiques d’enthalpie des
systèmes.

▪ L'humidification et la déshumidification impliquent un transfert de matière entre


une phase liquide pure et un gaz fixe presque insoluble
▪ Un procédé plus simple que l'absorption et le strippage puisque le liquide ne
contient qu'un seul composant (donc pas de gradient de concentration et de
résistance pour le transfert de masse)
▪ Le transfert de chaleur et le transfert de matière en phase gazeuse
s'influencent mutuellement
▪ Vapeur - Composant présent sous forme gazeuse et sous forme liquide;
appelé composant A.
▪ Composant gazeux présent uniquement sous forme gazeuse; appelé
composant B
▪ Le mélange gaz-vapeur suit la loi des gaz parfaits
Dans ce qui suit, le terme vapeur s’appliquera à cette substance, appelée substance
A, à l’état vapeur, qui est relativement proche de sa température de condensation à
pression donnée. Le terme gaz s’appliquera à la substance B, qui est un gaz
relativement fortement surchauffé.
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I.2. Terminologie et définitions (Grandeurs humides)

Température, humidité et enthalpie de l’air sont les quantités les plus importantes dans
le traitement de l'humidification. La vitesse de transfert de la vapeur d'eau
(généralement dans l'air) dépend de la pression de vapeur de l'eau et de la
concentration d'humidité dans l'air.

Deux types de température, la température sèche « dry-bulb » et la température


humide « wet-bulb », sont définis en relation avec le contact air-eau. La concentration
en humidité est exprimée en terme d'humidité qui peut être définie de plusieurs
manières.

o Température sèche : c'est la température de l'air mesurée par le thermomètre


dont l'ampoule est sèche.
o Température de bulbe humide: c'est la température atteinte par une petite
quantité d'eau évaporée de manière à ce que la chaleur sensible transférée de
l'air au liquide soit égale à la chaleur latente nécessaire à l'évaporation.
o Humidité absolue : il s'agit d'une mesure directe de la teneur en humidité d'un
gaz. La masse de vapeur d'eau par unité de masse du gaz sec est appelée son
humidité ou humidité absolue. ces deux termes sont utilisés de manière
indissociable. Nous le noterons par Y’ (La notation Y indique généralement la
concentration en phase gazeuse en unité de rapport molaire. Nous utilisons
prime Y’ pour indiquer que la teneur en humidité est donnée en unité de masse).
Supposons que la pression partielle d'humidité dans l'air est PA et que la
pression totale soit P. Alors:
𝑃𝐴 𝑃𝐴 𝑀𝐴 𝑃𝐴 18 𝑘𝑔 𝑑′𝑒𝑎𝑢
𝑌= 𝑒𝑡 𝑌 ′ = × = × (1)
𝑃 − 𝑃𝐴 𝑃 − 𝑃𝐴 𝑀𝐵 𝑃 − 𝑃𝐴 29 𝑘𝑔 𝑑′𝑎𝑖𝑟
𝑂ù 𝑌 𝑒𝑠𝑡 𝑙 ′ ℎ𝑢𝑚𝑖𝑑𝑖𝑡é 𝑎𝑏𝑠𝑜𝑙𝑢𝑒 𝑚𝑜𝑙𝑎𝑖𝑟𝑒 𝑒𝑡 𝑌 ′ ℎ𝑢𝑚𝑖𝑑𝑖𝑡é 𝑎𝑏𝑠𝑜𝑙𝑢𝑒 𝑚𝑎𝑠𝑠𝑖𝑞𝑢𝑒

Humidité - masse de vapeur transportée par une unité de masse de gaz sec
M : masse molaire, PA = pression partielle
L'humidité est liée à la fraction molaire dans le gaz par :
𝑌 ′ ⁄𝑀𝐴
𝑦= 1⁄𝑀𝐵 +𝑌 ′ ⁄𝑀𝐴

o Humidité relative : c’est le rapport entre la pression partielle de la vapeur d'eau


(PA) dans l'air à une température donnée et la pression de vapeur de l'eau (PA0)
à la même température. Elle peut être exprimée en fraction ou en pourcentage.

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𝑃𝐴 𝑃𝐴
𝐻𝑅 = = × 100% (2)
𝑃𝐴0 𝑃𝐴0

L'humidité relative ne donne pas explicitement la teneur en humidité d'un gaz.


Elle donne plutôt le degré de saturation du gaz à température donnée.
o Le pourcentage d’humidité ou le pourcentage de saturation : est définie
comme : Humidité saturée YS - gaz dans lequel la vapeur est en équilibre avec
le liquide à la température du gaz :

𝑀𝐴 𝑃𝐴0
𝑌𝑆′ = (3)
𝑀𝐵 (𝑃 − 𝑃𝐴0 )
𝑌′
𝑃𝑜𝑢𝑟𝑐𝑒𝑛𝑡𝑎𝑔𝑒 𝑑 ′ ℎ𝑢𝑚𝑖𝑑𝑖𝑡é = × 100% (4)
𝑌𝑠′

Ici, Y’ est l'humidité d'un échantillon d'air et Y’s son humidité à la même
température et à la même pression si saturé en vapeur d'eau. La pression de
vapeur de l’eau peut être calculée par la relation d’Antoine :

11,96481 − 3984,923
𝐿𝑛𝑃𝐴0 (𝑏𝑎𝑟) = 𝑜ù 𝑇𝑒𝑛 𝐾 (5)
𝑇 − 39,724

o Point de rosée : Température à laquelle le mélange gaz-vapeur doit être refroidi


(à humidité constante) pour devenir saturé. Au point de rosée, la pression
partielle de la vapeur d'eau dans l'air est la même que la pression de vapeur de
l'eau à cette température.
o Volume humide (VH) : le volume humide est défini comme le volume de l’unité
de masse d'air sec avec la vapeur d'eau correspondante à une température et
une pression données. Si Y’ est l'humidité d'un échantillon d'air à la pression
atmosphérique et à la température TG°C (, son volume humide peut être calculé
à partir de l'équation suivante en supposant un comportement idéal du gaz
(volume de 1 kmole de gaz à 1 atm et 0°C = 22,4 m 3).
0,0224𝑇 1 𝑌′ 𝑚3
𝑉𝐻 = ( + ) ; 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑉𝐻 𝑒𝑛 𝑔𝑎𝑧 𝑠𝑒𝑐 (6)
273 𝑀𝐵 𝑀𝐴 𝑔

1 𝑌′ 𝑇𝐺 + 273 𝑚3
𝑉𝐻 = ( + ) × 22,4 × ( ) , 𝑒𝑛 𝑑𝑒 𝑔𝑎𝑧 sec (6)
29 18 273 𝑘𝑔

✓ Pour un gaz sec Y’ = 0 et VH est le volume spécifique du gaz fixe.


✓ Pour un gaz saturé, Y’ = YS et VH devient le volume saturé.

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o Chaleur humide (CH ) : La chaleur humide CH est l'énergie thermique nécessaire


pour élever d'un degré la température de l’unité de masse d'air sec
accompagnant la vapeur d'eau. A la température et à la pression ordinaires, la
capacité thermique de l'air sec peut être mesurée à 1,005 kJ/kg.K. Et celle de
la vapeur d’eau à 1,88 kJ/kg.K.

𝐶𝐻 = 𝐶𝑝𝐵 + 𝑌 ′ . 𝐶𝑝𝐴 (7)

Avec Cp est la chaleur spécifique

𝑘𝐽
𝐶𝐻 = 1,005 + 1,88𝑌 ′ ; 𝑒𝑛
(𝑘𝑔 𝑑 ′ 𝑎𝑖𝑟
𝑠𝑒𝑐)(𝐾)

o Enthalpie (H’) : Comme le volume humide et la chaleur humide, elle est


également exprimée sur la base d’unité de masse d’air sec. Ainsi, "l'enthalpie
d'un échantillon d'air H’ (kJ/kg) signifie que 1 kg d'air sec accompagné avec la
vapeur d'eau a une teneur en chaleur calorifique de H’ en kJ par rapport aux
états de référence de l'air et de l'eau.

𝐻 ′ = 𝑌 ′ 𝜆0 + 𝐶𝐻 (𝑇𝐺 − 𝑇0 ) (8)

L’henthalpie d'unité de masse d’un mélange gaz-vapeur à la température de référence


T0 = 0°C. Une équation pour le calcul de l'enthalpie d'un flux d'air humide à 1
atmosphère et de l'humidité Y’ et de la température TG (°C) est donnée ci-dessous :

𝐻 ′ = 𝐶𝑝𝐵 (𝑇 − 𝑇0 ) + 𝑌 ′ . 𝜆0 + 𝐶𝑝𝐴 . 𝑌 ′ (𝑇 − 𝑇0 ) (9)


avec 0 chaleur latente la température T0
𝐻 ′ = 𝐶𝐻 (𝑇 − 𝑇0 ) + 𝑌 ′ . 𝜆0 (10)
𝑘𝐽 ′
𝐻 ′ = 2500𝑌 ′ + (1,005 + 1,88𝑌 ′ )(𝑇𝐺 − 𝑇0 ), 𝑒𝑛 𝑑 𝑎𝑖𝑟𝑠𝑒𝑐 (10)
𝑘𝑔

La base de l’équation (10) est schématisée sur la Figure 2.

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Figure 2 : La base de l’équation ilustrée.

I.3. Température de saturation adiabatique

C'est une grandeur importante en relation avec le contact air-eau. Afin d’expliquer la
quantité, on utilise l’arrangement de mise en contact air-eau montré dans la figure 3.

Figure 3 : Représentation schématique de la saturation adiabatique de l’air.

L'eau est continuellement pulvérisée dans la chambre d'humidification par le biais du


tuyau de pulvérisation. L'eau au fond de la chambre est re-circulée par une pompe. Un
courant d'air entre continuellement dans la chambre et est amené en contact intime
avec le jet d'eau. Le courant d'air atteint un équilibre thermique avec l'eau à la
température TS et est également saturé de vapeur d'eau à cette température avant de
quitter la chambre. Une petite quantité d'eau (appoint ou makeup) peut être alimentée
en continu afin de compenser la perte d'eau par vaporisation. Les murs de la chambre
sont bien isolés et le système fonctionne de manière adiabatique. La température Tas
atteinte par l'air est appelée température de saturation adiabatique.

𝑘𝐽 ′
𝐸𝑛𝑡ℎ𝑎𝑙𝑝𝑖𝑒 𝑑 ′ 𝑎𝑖𝑟 𝑒𝑛𝑡𝑟𝑎𝑛𝑡 = 𝐶𝐻 (𝑇𝐺 − 𝑇𝑠 ) + 𝜆𝑠 𝑌 ′ , 𝑒𝑛 𝑑 𝑎𝑖𝑟𝑠𝑒𝑐
𝑘𝑔

𝐸𝑛𝑡ℎ𝑎𝑙𝑝𝑖𝑒 𝑑′ 𝑎𝑖𝑟 𝑠𝑜𝑟𝑡𝑎𝑛𝑡 = 𝐶𝐻 (𝑇𝑠 − 𝑇𝑠 ) + 𝜆𝑠 𝑌𝑠′ = 𝜆𝑠 𝑌𝑠′

Puisque la température de l'eau ne change pas, son enthalpie reste constante.


L'enthalpie de l'air reste également constante car il n'y a pas d'échange de chaleur
avec l'environnement. À l'état d'équilibre, nous avons :

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𝜆𝑠
𝐶𝐻 (𝑇𝐺 − 𝑇𝑠 ) + 𝜆𝑠 𝑌𝑠′ = 𝜆𝑠 𝑌𝑠′ ⇒ (𝑇𝐺 − 𝑇𝑠 ) = (𝑌𝑠′ − 𝑌 ′ ). (11)
𝐶𝐻

L’équation (11) peut être utilisée pour tracer Y’ en fonction de TG pour un ensemble de
données des valeurs de Ts et s, une telle courbe est appelée courbe de saturation
adiabatique. Une courbe de saturation adiabatique se termine sur la courbe de
saturation à 100% sur un diagramme psychrométrique. Ainsi, la courbe de saturation
adiabatique est le lieu géométrique à enthalpie constante du point (TG, Y’) sur le plan
T-Y. Le point (Ts, Y’s) se trouve sur la courbe 100% d'humidité.

I.4. Thermomètre humide

On considère une goutte d’eau suspendue au bout d’un fil fin. Si la pression de vapeur
de l'eau à la température de la goutte est supérieure à la pression partielle de la vapeur
d'eau dans l'air ambiant, une évaporation de l'eau se produira. La chaleur latente
nécessaire à l'évaporation sera fournie :

▪ en partie par l'air ambiant par transfert de chaleur par convection vers la goutte
d'eau et,
▪ en partie par la goutte d'eau elle-même.

La température de la goutte baisse en conséquence. Lorsque la température de la


goutte diminue avec le temps, la pression de vapeur de l'eau diminue également,
entraînant une diminution de la force motrice de pression et, par conséquent, du flux
d'évaporation. Cependant, la force motrice de la température pour le transfert de
chaleur de l'air ambiant vers la chaleur latente de vaporisation de l'eau augmente
progressivement.

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Figure 4 : Thermomètre humide

Si on laisse suffisamment de temps, la goutte atteindra éventuellement une


température stable. À l'état d'équilibre, le flux de chaleur de la température ambiante
est égal à la chaleur latente requise par le flux d'évaporation. La température de la
goutte ne diminue plus dans ces conditions. Cette température de la goutte est la
température de bulbe humide.

La température humide peut être mesurée à l'aide d'un thermomètre humide illustré
sur la figure 4. Une extrémité d'une mèche enveloppe le bulbe du thermomètre et
l'autre extrémité est plongée dans un pot à eau. La mèche reste humide par l'eau par
capillarité. La température à l'état d'équilibre de la mèche indiquée par le thermomètre
est la température de thermomètre humide.

La température de l'air sec T et son humidité Y’ déterminent principalement sa


température à l'état humide. Cependant, des facteurs tels que la vitesse de l'air et la
forme de l'ampoule du thermomètre ont un effet sur la température humide.

Le thermomètre est maintenu fixé sur un panneau pouvant pivoter rapidement de


manière à maintenir une vitesse de l'air relative supérieure à 30 km. Un thermomètre
à bulbe sec et à humide s'appelle un psychromètre.

La figure 5 illustre le transfert de chaleur et de masse à travers le film d’air de la mèche


humide.

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Figure 5 : (a) Schéma de la mèche et du film d’air, (b) Profils de température et de pression
partielle de l’eau vapeur dans le film d’air.

On détermine ci-dessous la relation quantitative entre la température du thermomètre


humide et la température du thermomètre sec, l'humidité de l'air et les coefficients de
transfert de chaleur et de masse. Si la température de la mèche à l'état d'équilibre est
Tw, et que la pression de vapeur de l'eau à cette température est Pw, Les expressions
des «flux de chaleur» et «flux de matière évaporée» peut s’écrire comme suit :
Flux de chaleur : 𝑄 = ℎ𝐺 (𝑇𝐺 − 𝑇𝑤 )
Flux molaire de la vapeur d’eau : 𝑁 = 𝑘𝐺 (𝑃𝑤 − 𝑃𝐴 )
Puisque le flux de chaleur est juste suffisant est égal à la chaleur latente de
vaporisation de l'eau à l'état d'équilibre :
ℎ𝐺 (𝑇𝐺 − 𝑇𝑤 ) = 𝜆𝑤 . 𝑀𝑤 𝑘𝐺 (𝑃𝑤 − 𝑃𝐴 ) = 𝜆𝑤 𝑘𝑌 ′ (𝑌𝑤′ − 𝑌 ′ ) (12)
Où : hG : coefficient de transfert de chaleur du film air
KG : coefficient de transfert de transport d’humidité à travers le film d’air.
Mw : masse molaire de l’eau
kY’ : coefficient de transfert de matière pour l’humidité
Y’ : humidité de l’air ambiant
Y’w : humidité de saturation de l’air à la température Tw
𝜆𝑤 (𝑌𝑤′ − 𝑌 ′ )
𝑇𝐺 − 𝑇𝑤 = (13)
ℎ𝐺 ⁄𝑘𝑌 ′
La différence (𝑇𝐺 − 𝑇𝑤 ) s’appelle la dépression humide. L'équation ci-dessus peut être
utilisée pour calculer la température de bulbe humide si hG et kY’ sont connus ou sont
estimés à l'aide de corrélation. Les quantités Tw et Y’w sont reliées par l’équation de la

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pression de vapeur. Cependant, les données psychrométriques montrent que, dans


des conditions modérées, le rapport chaleur / coefficient de transfert de masse :
ℎ𝐺
= 𝐶𝐻 (14) Relation de Lewis
𝑘𝑌′

Si la relation de Lewis (14) est combinée avec l’équation(13), on obtient une relation
identique à l’équation (11), et on trouve que Ts = Tw. La température de saturation
adiabatique et la température de bulbe humide sont presque égales pour le système
air-eau, mais ce n'est certainement pas le cas pour les autres systèmes gaz – liquide.

La corrélation suivante peut être utilisée pour estimer le rapport 𝑘 𝐺 pour tout système
𝑌′

ℎ𝐺 𝑘𝐽
= 1,231. 𝑆𝑐 0,56 , 𝑒𝑛 .𝑘 (15)
𝑘𝑌′ 𝑘𝑔

I.4. Diagramme psychrométrique et son utilisation

Les sept grandeurs : température sèche, température humide, humidité absolue,


humidité relative, température de rosée, enthalpie et volume spécifique sont tous liés.
Le diagramme psychrométrique représente cette interdépendance. Si deux de ces
quantités sont connues, les cinq autres peuvent être facilement obtenues à partir de
ce diagramme pour le système air – eau. Le graphique peut être préparé en utilisant
les données de pression de vapeur et les définitions des grandeurs humides citées ci-
dessus.

Si TG est la température de l’air et Y’ son humidité, son état est désigné par le point
(a). Il est placé sur la ligne d'humidité constante P%. La ligne de saturation adiabatique
à travers le point (a) est ac. La température de saturation adiabatique Ts est obtenue
en traçant une verticale à partir du point (c). Pour le système air – eau, la température
humide Tw est pratiquement la même que la température de saturation Ts. L’humidité
de l’air saturé est donnée par le point (e ). Le point de rosée est donné par le point (d)
qui peut être atteint en se déplaçant horizontalement à partir du point (a) vers la courbe
d’humidité 100%, puis en descendant verticalement vers l'axe de la température.

Le volume humide de l’air saturé à la température du gaz TG correspond au point (f) et


celui de l’air sec à la température TG est donné par le point (g). Le point (m) donne le
volume humide, si l’humidité est Y’.

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La technique d’obtention de H’ est similaire à celle de V H. Pour un échantillon d’air à


la température TG, le point sur la ligne d'enthalpie de l'air saturé et la ligne de l’enthalpie
de l’air sec sont situés. L'enthalpie de l'air si l'humidité est de 100% peut être obtenue
par interpolation entre ces points. L’enthalpie peut être calculée par l’équation (8)
probablement avec une meilleure précision.

Figure 6 : Diagramme psychrométrique

Figure 7 : Diagramme d’humidité air – eau à 1 atm

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I.5. Tours de refroidissement

I.5.1 Description des tours de refroidissement

Une tour de refroidissement est un cas particulier d’un d’échangeur de chaleur dans
lequel l’eau chaude et l’air sont mis en contact.

Les facteurs importants qui régissent le fonctionnement de la tour de refroidissement


sont :

- les températures humide et sèche de l’air,


- la température de l’eau chaude
- l’efficacité de contact entre l’air et l’eau en terme de coefficient de transfert de
masse (ky’.a),
- l’uniformité de la distribution des phases dans la tour,
- la perte de charge d’air,
- la température désirée de l’eau de refroidissement.

Une tour de refroidissement de contact air –eau peut avoir trois applications :

- Refroidissement par évaporation de l’eau chaude du circuit d’eau de


refroidissement.
- Refroidissement des gaz chauds par contact direct avec de l’eau froide
- Déshumidification d’un gaz chaud et humide en contact avec de l’eau froide

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La tour est arrosée par le liquide entrant. Un garnissage typique offre un temps et
une surface de contact importante entre l’air et l’eau. Le garnissage (packing) peut
être constitué :

- D’un empilement de parois ondulées ou en nid d’abeille sur lesquelles les


gouttelettes d’eau s’écoulent sous forme de film,
- D’un empilement de lattes sur lesquelles l’eau s’éclate en gouttes
successives.

Plusieurs types de tours de refroidissement ont été conçus sur la base des facteurs
et des modes ou stratégies de fonctionnement.

I.5.2 Classification des tours de refroidissement

a. Tour à tirage naturel (natural draft)

Pour un fonctionnement à tirage naturel, l’air


s’élève dans la tour par différence de densité Un
écoulement naturel de l’air se produit travers la
colonne. Deux facteurs sont responsables du
tirage naturel :
- La vitesse de vent au bas de la tour
- La perte de charge dans la tour est faible.
Les tours tirage naturel sont utilisées dans les
grandes installations nécessitant une énorme
quantité d’eau de refroidissement.
b. Tour à tirage induit ou aspirant (induced draft)

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Une tour à tirage induit a un ou plusieurs


ventilateurs situés en haut. Les ventilateurs
aspirent de l'air frais par les entrées d'air en bas.
Le flux d'air ou le tirage est induit par l'aspiration
créée par les ventilateurs. La tour à tirage induit
peut être de deux types - à courants croisés et à
contre-courant.

c. Tour à tirage forcé ou soufflant (forced draft)

La tour a un ou plusieurs ventilateurs


situés en bas de la tour pour pousser l'air
dans la tour. Donc, il s'agit d'un tirage
forcé. L'air passe à contre-courant avec
de l'eau. La tour à tirage forcé légèrement
plus économe en énergie que le type à
tirage induit. Le système est moins
sensible aux vibrations car les
ventilateurs sont installés près du sol sur
une base solide.

I.5.3 Dimensionnement de tour de refroidissement

Pour dimensionner une tour de refroidissement on doit calculer principalement

- La section droite de la tour pour supporter la charge de l’eau chaude donnée


- La hauteur nécessaire pour obtenir le refroidissement souhaité de l’eau.

L’analyse est basée sur certaine hypothèse :

- Le taux de vaporisation est bien inférieur du débit d’eau entrant dans la tour
- Un refroidissement adiabatique de l’eau se produit dans la tour

I.5.3.1 Méthode de dimensionnement basée sur le coefficient de


transfert d’enthalpie local

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Soit L(kg/m2.s) le débit d’eau constant et Gs (kg d’air sec/m2.s) débit d’air par
unité de surface. L et Gs restent inchangés le long de la tour.
La température de l’eau diminue de dTL et l’enthalpie de l’air augmente de
dH’ à travers une hauteur différentielle dz du lit de garnissage.

La variation d’enthalpie de l’eau = 𝐿𝐶𝑒,𝐿 𝑑𝑇𝐿


La variation d’enthalpie du gaz = 𝐺𝑠 𝑑𝐻 ′
Sur dz : 𝐿𝐶𝑒,𝐿 𝑑𝑇𝐿 = 𝐺𝑠 𝑑𝐻 ′ (1)

Bilan enthalpique sur l’enveloppe I :


𝐿𝐶𝑒,𝐿 (𝑇𝐿 − 𝑇𝐿1 ) = 𝐺𝑠 (𝐻 ′ − 𝐻1′ ) L’équation opératoire du contact air – eau,
c’est une équation d’une droite représentée dans le diagramme (TL – H’) de
𝐿𝐶𝑒,𝐿
pente ( ).
𝐺𝑠

Bilan enthalpique autour de la tour entière :


𝐿𝐶𝑒,𝐿 (𝑇𝐿 2 − 𝑇𝐿1 ) = 𝐺𝑠 (𝐻2′ − 𝐻1′ ) (2)
La courbe d’équilibre du système air – eau est le tracé de l’enthalpie de l’air
saturé en fonction de la température du liquide dans le plan (TL – H’).
L’équilibre atteint à l’interface gaz – liquide (TLi – Hi’).
Le taux de transfert de l’eau vapeur dans un volume différentiel est :
𝐺𝑠 𝑑𝑌 ′ = 𝑘𝑌 ′ 𝑎. 𝑑𝑧(𝑌𝑖′ − 𝑌 ′ ) (3)
𝑘𝑌 ′ : coefficient de transfert de l’eau vapeur
𝑎 : aire spécifique interfaciale du contact air –eau

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𝑌𝑖′ : humidité de l’air à l’interface air – liquide


−𝐺𝑠 𝐶𝐻 𝑑𝑇𝐺 = ℎ𝐺 𝑎. 𝑑𝑧(𝑇𝐺 − 𝑇𝑖 ) (4)
Des équations (3) et (4) on a :
𝐺𝑠 𝑑𝐻 ′ = 𝑘𝑌 ′ 𝑎. 𝑑𝑧(𝐻𝑖′ − 𝐻 ′ ) (5)
Cette équation permet de déterminer la hauteur de garnissage :
𝐻2 ′
𝐺𝑠 𝑑𝐻 ′
∫ 𝑑𝑧 = ∫
𝑘𝑌 ′ 𝑎 𝐻2′ 𝐻𝑖′ − 𝐻 ′
𝐻2′
𝑑𝐻 ′ 𝐺𝑠
𝑁𝑈𝑇𝐺 = ∫ 𝑒𝑡 𝐻𝑈𝑇𝐺 =
𝐻1′ 𝐻𝑖′ − 𝐻 ′ 𝑘𝑌 ′ 𝑎

𝑍 = 𝑁𝑈𝑇𝐺 × 𝐻𝑈𝑇𝐺

NUTG : nombre d’unités de transfert et HUTG : hauteur d’unité de transfert


Les valeurs des enthalpies l’interface (𝐻𝑖′ ) peuvent être déterminées par une
procédure analogue à celle déjà pour les colonnes absorption.
Une autre forme peut être obtenue en égalant les équations (1) et (5) on
obtient l’équation (6) :
𝐿. 𝐶𝑒,𝐿 𝑑𝑇𝐿 = 𝑘𝑌 ′ 𝑎. 𝑑𝑧(𝐻𝑖′ − 𝐻 ′ ) (6)
𝑇𝐿2 𝑑𝑇𝐿 𝑘 ′𝑎 𝑧
∫𝑇𝐿1 = 𝐿.𝐶𝑌 ∫0 𝑑𝑧 (7)
𝐻𝑖′ −𝐻 ′ 𝑒,𝐿

𝑇 𝑑𝑇
𝑁𝑈𝑇𝐺 = ∫𝑇 𝐿2 𝐻 ′ −𝐻
𝐿

appelé nombre d’unités de diffusion par KERN
𝐿1 𝑖

𝐿.𝐶𝑒,𝐿
𝐻𝑈𝑇𝐺 = hauteur d’unité de transfert
𝑘𝑌′ 𝑎

Détermination de l’enthalpie (Hi’) et la température (TLi)

Si le coefficient de transfert de chaleur individuel volumétrique (hL.a) à l’interface


du coté eau (ou liquide) est donné. L’équation de bilan enthalpique différentielle
sur un élément de surface de garnissage est donnée par :

𝐿𝐶𝑒,𝐿 𝑑𝑇𝐿 = ℎ𝐿 𝑎. 𝑑𝑧(𝑇𝐿 − 𝑇𝐿𝑖 ) (9)

En combinant les équations (1), (5) et (9), on obtient :

𝑘𝑌 ′ 𝑎. 𝑑𝑧(𝐻𝑖′ − 𝐻 ′ ) = ℎ𝐿 𝑎. 𝑑𝑧(𝑇𝐿 − 𝑇𝐿𝑖 ) ⇒


𝐻𝑖′ −𝐻 ′ ℎ
= −𝑘𝐿 (10)
𝑇𝐿 −𝑇𝐿𝑖 𝑌′

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L’équation (10) indique aue la droite de pente (− 𝑘 𝐿 ) émanant du point (TL , H’) sur la
𝑌′

droite opératoire atteint la courbe d’équilibre au point (TLi , Hi) qui représente la
température du liquide et l’humidité à l’interface gaz – liquide.

Figure 8 : Conditions dans une tour de refroidissement (a) en tête de la tour, (b) au
fond de la tour.

I.5.3.2 Méthode de dimensionnement basée sur le coefficient de


transfert d’enthalpie global

Si le coefficient de transfert d’enthalpie global KY’ est utilisé, l’équation (5) devient :

𝐺𝑠 𝑑𝐻 ′ = 𝑘𝑌 ′ 𝑎. 𝑑𝑧(𝐻 ′∗ − 𝐻 ′ )
𝐻2 ′
𝐺𝑠 𝑑𝐻 ′
∫ 𝑑𝑧 = ∫ (7)
𝐾𝑌 ′ 𝑎 𝐻1′ 𝐻 ′∗ − 𝐻 ′
𝐻2′
𝑑𝐻 ′ 𝐺𝑠
𝑁𝑈𝑇𝐺 = ∫ 𝑒𝑡 𝐻𝑈𝑇𝐺 =
𝐻1′ 𝐻 ′∗ − 𝐻 ′ 𝐾𝑌 ′ 𝑎

𝑍 = 𝑁𝑈𝑇𝐺 × 𝐻𝑈𝑇𝐺

L’expression du coefficient de transfert global est donnée par la relation :

1 𝐻 ′∗ − 𝐻𝑖′ 1
= + (8)
𝐾𝑌 ′ ℎ𝐿 (𝑇𝐿 − 𝑇𝐿𝑖 ) 𝑘𝑌 ′

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I.5.3.3 Performance de tour de refroidissement

Variation (Range) : c’est la différence entre la température d’entrée et de sortie d’eau.


Une grande variation entraine une bonne performance.

𝑣𝑎𝑟𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 (∆𝑇) = 𝑇𝑒𝑎𝑢 𝑐ℎ𝑎𝑢𝑑𝑒 − 𝑇𝑒𝑎𝑢 𝑓𝑟𝑜𝑖𝑑𝑒

Approche (Approach) : c’est la différence entre la température de sortie eau et la


température humide (TW) de l’air (wet bulb temperature). Une faible approche entraine
une bonne performance.

𝐴𝑝𝑝𝑟𝑜𝑐ℎ𝑒 (∆𝑇) = 𝑇𝑠𝑜𝑟𝑡𝑖𝑒 𝑒𝑎𝑢 − 𝑇ℎ𝑢𝑚𝑖𝑑𝑒

Efficacité (Efficiency) : une grande efficacité entraine une bonne performance

𝑉𝑎𝑟𝑖𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛
𝐸𝑓𝑓𝑖𝑐𝑎𝑐𝑖𝑡é (%) =
𝑉𝑎𝑟𝑖𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 + 𝐴𝑝𝑝𝑟𝑜𝑐ℎ𝑒

Capacité de refroidissement :

𝐶ℎ𝑎𝑙𝑒𝑢𝑟 𝑟é𝑗𝑒𝑡é𝑒 = 𝐷é𝑏𝑖𝑡 𝑚𝑎𝑠𝑠𝑖𝑞𝑢𝑒 𝑑′ 𝑒𝑎𝑢 × 𝐶ℎ𝑎𝑙𝑒𝑢𝑟𝑠𝑝é𝑐𝑖𝑓𝑖𝑞𝑢𝑒 × 𝐷𝑖𝑓𝑓é𝑟𝑒𝑛𝑐𝑒 𝑑𝑒 𝑡𝑒𝑚𝑝é𝑟𝑎𝑡𝑢𝑟𝑒

𝐺𝑟𝑎𝑛𝑑𝑒 𝑐𝑎𝑝𝑎𝑐𝑖𝑡é 𝑑𝑒 𝑟𝑒𝑓𝑟𝑜𝑖𝑑𝑖𝑠𝑠𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 = 𝐷𝑏𝑜𝑛𝑛𝑒 𝑝𝑒𝑟𝑓𝑜𝑟𝑚𝑎𝑛𝑐𝑒

Cycles de concentration (C.O.C) : Ratio des solides dissous dans l’eau qui circule
sur ceux dans l’eau d’appoint.

Perte par purge : dépends des cycles de concentration et des pertes par évaporation.

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𝑃𝑒𝑟𝑡𝑒𝑠 𝑝𝑎𝑟 é𝑣𝑎𝑝𝑜𝑟𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛


𝑃𝑢𝑟𝑔𝑒 =
𝐶. 𝑂. 𝐶 − 1

Rapport liquide gaz (L/G) : le rapport entre les débits massiques d’air et d’eau. La
chaleur retirée de l’eau doit être égale à celle rejetée à l’atmosphère.

𝐿 𝐻2 − 𝐻1
=
𝐺 𝑇1 − 𝑇2

T1 et T2 : température d’eau chaude et température d’eau froide.

I.5.4 Déshumidification et refroidissement de gaz chaud humide

La déshumidification et le refroidissement du gaz chaud et humide peut être effectuée


par contact direct avec l’eau froide dans une tour à garnissage. L’air à humidité
contrôlée est utilisé dans les industries pharmaceutiques et pour le stockage de
matériaux hygroscopiques (engrais).

La procédure de calcul de la hauteur de garnissage est similaire à celle utilisée pour


le dimensionnement de la tour de refroidissement. La seule différence est que pour la
déshumidification, la droite opératoire se situé au-dessus de la courbe d’équilibre dans
le diagramme H’ = f (TL) de telle sorte que le transfert d’humidité et de la chaleur
sensible se produisent de la phase gaz vers la phase liquide. La température de l’eau
augmente en bas de la colonne.

Figure 9 : Condition de déshumidification

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I.5.5 Humidification et refroidissement de gaz avec de l’eau à la


température de saturation adiabatique

Dans certaines applications, un gaz chaud contenant une faible teneur en humidité
doit être refroidi. Si l’augmentation de l’humidité n’est pas indésirable, le
refroidissement peut être réalisé par contact direct avec l’eau froide.

Le gaz est refroidi et humidifié simultanément. En pratique dans tel arrangement, l’eau
de refroidissement du gaz est continuellement recyclée avec l’ajout d’eau d’appoint
pour compenser les pertes par évaporation.

La température du gaz s’approche de la température de saturation adiabatique (T as),


à la sortie de la tour. La température et l’humidité du gaz changent le long de la courbe
de saturation adiabatique, mais son enthalpie este constante à Tas. Ainsi, les points
terminaux de la droite opératoire fusionnent et la droite opératoire se réduit en un point
sur la courbe d’équilibre, donc la force motrice d’enthalpie est nulle (Figure 12).

Figure 11 : Condition dans une chambre d’humidification adiabatique

Donc la méthode de design est basée sur la force motrice d’humidité.

𝐺𝑠 . 𝑑𝑌 ′ = 𝐾𝑌 ′ 𝑎. (𝑌𝑠′ − 𝑌 ′ ). 𝑑𝑧

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𝑌2′
𝑑𝑌 ′
𝐺𝑠 ∫ = 𝐾𝑌 ′ 𝑎. 𝑑𝑧
𝑌1′ 𝑌𝑠′ − 𝑌 ′

𝐺𝑠 𝑌𝑠′ − 𝑌1′
𝑍= 𝑙𝑛 ( ′ ) = 𝐻𝑈𝑇𝐺 × 𝑁𝑈𝑇𝐺
𝐾𝑌 ′ 𝑎 𝑌𝑠 − 𝑌2′

La température TL1 = TL2, car les liquide pénètre dans la tour à la température de
saturation adiabatique du gaz entrant. L’enthalpie du gaz est fonction seulement de la
température de saturation adiabatique (Tas) qui reste constante tout au long de
l’opération. Donc la droite opératoire est représentée par un point sur la courbe
d’équilibre.

Figure 12 : Humidification et refroidissement de gaz avec recirculation du liquide

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Chapitre II : Séchage

II.1. Introduction

L'élimination de l'humidité d'un solide humide, d'une solution ou d'un gaz pour le rendre
sec est souvent nécessaire dans diverses opérations industrielles, en particulier dans
les industries de traitement chimique. Les exemples sont nombreux. Dans la dernière
étape de la production de sucre, les cristaux de sucre lavés et centrifugés sont séchés
pour que le produit fini soit prêt à être emballé. Le séchage du cuir dans des conditions
contrôlées est une étape importante du traitement du cuir. Le lait est séché dans une
chambre de pulvérisation pour produire du lait en poudre. Dans tous ces cas, le
matériau humide perd son humidité au contact direct avec un gaz chaud. Le gaz chaud
fournit l'énergie nécessaire au séchage et évacue également l'humidité libérée par le
solide. Il existe des exemples dans lesquels des matières thermosensibles sont
séchées par expulsion d'humidité sous vide.
Dans quelques autres cas, en particulier dans certaines industries de la chimie
organique, un liquide autre que l'eau doit être retiré d'un solide humide. Ainsi, le
séchage peut être défini comme une opération dans laquelle le liquide, généralement
de l'eau, présent dans un solide humide (ou une suspension ou même une solution)
est éliminée par vaporisation pour obtenir un produit solide relativement sec. Le
séchage d'un solide n'assure une élimination complète de l'humidité.

Le séchage est l’un des procédés de conservation des aliments les plus anciens dont
le principe consiste à abaisser l’activité de l’eau jusqu’à ce que les microorganismes
ne puissent plus se développer, et en général jusqu’à ce que la plupart des réactions
de dégradation (réactions chimiques et enzymatiques) soient ralenties. Le séchage
préserve et diminue le poids des aliments, ce qui est un avantage important pour le
transport.

Le séchage implique une séparation liquide-solide. Il est assez facile de distinguer le


séchage d’autres opérations de séparation liquide-solide comme la filtration, la
décantation, la centrifugation. Ces dernières opérations sont relativement simples. Le

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liquide est éliminé par des moyens mécaniques. Mais une quantité considérable de
liquide reste encore dans le solide. Ce liquide résiduel peut être éliminé par séchage.
Il existe de nombreux exemples de séparation de l’eau à partir de solutions que l’on
n’appelle pas séchage. L'élimination de l'eau d'un savon purifié afin de produire de la
glycérine est appelée évaporation car le produit final n'est pas solide. De même, la
production de lait condensé implique une évaporation, mais la production de lait en
poudre implique un séchage.

La déshydratation d'un gaz par absorption ou adsorption de l'humidité est souvent


appelée séchage. Le gaz naturel est séché par absorption de l'humidité en utilisant
triéthylène glycol dans une colonne à plateaux. De même, l'air est séché par
absorption de l'humidité dans du gel de silice. L'élimination de petites quantités
d'humidité dissoute dans le benzène est effectuée dans une colonne de distillation.

Le séchage a pour but d'éliminer par vaporisation le liquide qui imprègne un solide.

Il est largement utilisé dans l'industrie chimique où il vient souvent en complément


d'opérations comme la sédimentation, la filtration ou l'essorage. Il s’applique dans
plusieurs cas :
✓ le liquide résiduel est incompatible avec la suite du procédé
✓ le produit humide se conserve mal (hydrolyse possible, modification de l'aspect
physique par agglomération des grains)
✓ le coût du transport est plus élevé en présence de liquide
✓ le séchage permet outre l'élimination du liquide, la création de modifications de
la structure interne du solide soit par exemple l'apparition d'une structure
poreuse
Le domaine d'application du séchage est particulièrement large : produits chimiques,
produits pharmaceutiques, produits agro-alimentaires, matières plastiques, papiers,
bois...
Il se distingue de l'évaporation par les quantités de liquide traité : le liquide
d'imprégnation est à une teneur initiale beaucoup plus faible dans le cas du séchage.
Le séchage est une opération unitaire mettant en jeu un transfert de matière (le liquide
imprégnant le solide passe à l'état de vapeur dans une phase gazeuse) et un transfert
thermique (un apport de chaleur permet la vaporisation du liquide).

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o Séchage dans plusieurs cas :


▪ Obtention d’un produit fini sec
▪ Liquide résiduel incompatible avec suite du procédé
▪ Problèmes de conservation et de manutention des produits humides
(hydrolyse possible, agglomération des grains (mottage))
▪ Coût du transport plus élevé en présence de liquide
▪ Création de modifications de la structure interne du solide (ex : apparition
structure poreuse)

Domaines d’applications :

▪ Produits chimiques
▪ Produits pharmaceutiques
▪ Produits agro-alimentaires
▪ Matières plastiques
▪ Papiers
▪ Bois

Aspect du produit à sécher :

Produit à sécher peut se présenter sous forme de :


o Poudres, grains ou plus gros éléments : Aliments (café, fruits...),
médicaments, colorants, catalyseurs, talc, ...
o Solides continus : Bois, carton
o Pâtes : Papier
o Liquides : Aliments, minéraux, engrais

II.2. Différents types de sécheurs

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Les appareils de séchage sont nombreux et ont été développés selon les
caractéristiques (solide-liquide), le cout de séchage, la sensibilité à la chaleur et à
l’oxydation. Ces appareils ont été développés pour sécher les produits soit de façon
continue soit de façon discontinue.

Les sécheurs continus exigent de grands débits d’air (par exemple le séchage par
atomisation, le séchage des levures de boulangeries en lit fluidisé) alors que pour les
produits saisonniers (par exemple, les fines herbes) il est préférable d’utiliser les
sécheurs discontinus.

Classification des appareils selon :


✓ La continuité du procédé (continu, discontinu). Continu pour séchage plus
important
✓ Le mode de séchage (ébullition, entraînement, lyophilisation)
✓ Le type de produits traités (solides en bloc, poudres, pâtes, solution...)

Figure 1 : Classification des sécheurs

Sécheurs continus : Belt dryer : sécheur à bande ; Rotary dryer : sécheur


rotatif ; Tunnel dryer : tunnel de séchage ; Flash dryer : sécheur flash
Sécheurs discontinus : tray dryer (sécheur à plateaux), truck dryer, fluidized
bed dryer (sécheur à lit fluidisé)
La performance d'un équipement de séchage dépend de la qualité du contact
entre le solide humide et le gaz de séchage. Le contact gaz-solide dans les
sécheurs peut se produire de différentes manières

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Les méthodes et processus de séchage peuvent être classés de plusieurs manières.

a- Sécheurs à contact direct

Dans les sécheurs à chaleur directe, des serpentins à surface étendue chauffés à la
vapeur sont utilisés pour chauffer le gaz de séchage à des températures pouvant
atteindre 200 ° C. Les réchauffeurs électriques et à huile chaude sont utilisés pour des
températures plus élevées. Les produits de combustion dilués conviennent à toutes
les températures. Dans la plupart des sécheurs à chaleur directe, il faut plus de gaz
pour transporter la chaleur que pour purger la vapeur. Certains des sécheurs à chaleur
directe les plus couramment utilisés sont énumérés ci-dessous :

- Sécheurs à compartiments
Les sécheurs à compartiments discontinus à chaleur directe sont souvent
appelés sécheurs à plateaux en raison de leur utilisation fréquente pour le
séchage de matériaux chargés dans des plateaux de camions ou d'étagères.
Le compartiment comprend des panneaux isolés conçus pour limiter la
température de la surface extérieure à moins de 50 ° C. Les boues, les gâteaux
de filtration et les particules solides sont placés dans des piles de plateaux. Le
gaz est recyclé à travers un appareil de chauffage interne, comme indiqué.
Seule une purge suffisante est échangée afin de maintenir l'humidité interne
nécessaire. Ces sécheurs ne sont économiques que pour des taux de produit
unique inférieurs à 500 t/an, pour le fonctionnement de plusieurs produits et
pour le traitement en batch. Des ventilateurs à vitesse variable sont utilisés pour
fournir une vitesse de gaz plus élevée sur le matériau pendant les premiers
stades de séchage.

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Figure 2 : Sécheurs à plateaux de deux camions

- Sécheurs à bande (belt dryer)


Dans les séchoirs à bande, tels que représentés à la Figure 3, un dispositif de
chargement spécialement conçu pour le produit est utilisé pour placer le solide
humide sur la surface d'une bande en circulation, qui passe dans une chambre
de séchage ressemblant à un tunnel. Le solide reste intact pendant qu'il est
séché. A la sortie de cette chambre, le matériau tombe dans une goulotte pour
un traitement ultérieur. Des ventilateurs à flux centrifuge ou axial sont utilisés
pour aérer les matériaux humides. Le flux d'air peut pénétrer dans le solide par
le dessous ou par le dessus. Les sécheurs à bande sont idéals pour les produits
moulés, granulaires ou cristallins nécessitant un temps de séchage long et non
perturbé. Ils sont utilisés dans tous les secteurs de l'industrie.

Figure 3 : Sécheur à bande (belt dryer)

- Sécheurs rotatifs (rotary dryer)

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Le sécheur rotatif à chaleur directe est un cylindre rotatif horizontal à travers lequel
du gaz est soufflé pour sécher le matériau qui est déversé à l'intérieur. Les diamètres
de calandre sont de 0,5 à 6 m. Les sécheurs rotatifs discontinus ont généralement un
ou deux diamètres de long. Les sécheurs continus ont au moins quatre et parfois dix
diamètres de long. Pour un séchage continu, le cylindre peut être légèrement incliné
par rapport à l'horizontale pour contrôler le flux de matière. Le produit sec peut être
recyclé pour le conditionnement de l'aliment si le matériau est pulvérisé dans la
calandre de manière à ce que l'aliment se mélange avec un lit en mouvement de
particules sèches. Le séchage du matériau dans un sécheur continue représente 10
à 18% du volume du cylindre.

Figure 4 : Sécheur rotatif (rotary dryer)

- Tunnel de séchage continu

Comme dans les sécheurs à plateau, les produits à sécher sont placés dans des
plateaux qui eux-mêmes sont mis sur des chariots qui avancent dans un tunnel où de
l’air circule à une vitesse de 3 à 8 m/s. Ce sont des sécheurs continus dans lesquels
les chariots avancent automatiquement.

Il existe un autre type de tunnel de séchage dans lequel les produits sont transportés
sur une bande transporteuse. Ce type de sécheur continu peut être long de 20 m et
large de 3 m. L’aliment est réparti à une épaisseur de 5 à 15 cm sur une bande
transporteuse. Souvent un tunnel de séchage est divisé en deux sections. Au départ
l’air est soufflé en dessous puis, par la suite au-dessus. L’air est donc soufflé de façon
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perpendiculaire au produit. A chaque position dans le tunnel de séchage correspond


une température et une humidité relative du produit et de l’air toujours constantes. On
utilise un tunnel de séchage en deux sections pour le séchage des fruits et des
légumes.

Figure 5: Tunnel de séchage continu (a) à circulation d’air à contre-courant, (b) à


bande passante.

- Sécheurs flash (flash dryer)


Dans les sécheurs flash, les matériaux sont simultanément transportés et
séchés. La forme la plus simple, illustrée à la figure, consiste en un tube vertical
dans lequel des matériaux granulaires ou pulvérisés sont séchés tout en étant
suspendus dans un flux de gaz ou d’air. Le temps de séchage disponible n'est
que de quelques secondes. Seuls les matériaux fins avec des taux élevés de
transfert de chaleur et de masse ou les produits plus grossiers dont seule

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l'humidité superficielle doit être éliminée sont utilisés dans ces sécheurs. Les
solides contenant de l'humidité interne ne peuvent être séchés que de manière
limitée par cette méthode. Les séchoirs flash conviennent parfaitement au
séchage de matériaux thermosensibles et sont largement utilisés pour le
séchage de sels organiques et inorganiques, de poudres de plastique, de
granulés, de produits alimentaires, etc.

Figure 6 : Sécheur flash (Flash dryer)

b- Sécheurs à contact indirect

Dans les sécheurs à contact indirect, la plus grande partie de la chaleur est transférée
par conduction. Les moyens de chauffage courants sont la vapeur et l’eau chaude, en
fonction de la température de fonctionnement réelle. Sur la base de coût du sécheur
seul, les sécheurs à contact indirect sont plus coûteux à construire et à installer que
les sécheurs à chaleur directe. En ce qui concerne l'environnement, les sécheurs à
contact indirect sont plus attrayants, car ils consomment moins d'énergie et utilisent
de petites quantités de gaz de purge. Les systèmes de récupération de poussière et
de vapeur pour les sécheurs à contact indirect sont plus petits et moins coûteux.

- Sécheurs rotatifs et à agitateur (Rotary and agitator dryers)

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La chaleur nécessaire au séchage est transférée à travers les parois périphériques de


ces séchoirs. Seule une petite quantité d'air est nécessaire pour évacuer l'humidité
extraite du solide. En conséquence, la vitesse de l'air dans ces unités est assez faible.
Ceci est avantageux lors du séchage de matériaux qui poussent facilement ou forment
de la poussière pendant le séchage. Le sécheur de tube à vapeur rotatif est un cylindre
rotatif horizontal dans lequel une ou plusieurs rangées circonférentielles de tubes
chauffés à la vapeur sont installées. Dans les sécheurs à agitateur (Fig. 7.16), le
récipient est immobile et le produit solide est agité lentement. La rétention matérielle
peut varier de quelques minutes à plusieurs heures. La vitesse de l'agitateur dépasse
rarement 10 min– 1,

Figure 7 : Sécheurs rotatifs et à agitateur (Rotary and agitator dryers)

- Sécheurs à vide (Vacuum dryers)

Le séchage sous pression réduite est avantageux pour les matériaux sensibles à la
température ou faciles à décomposer car la température d'évaporation est réduite. Ils
sont le plus souvent utilisés pour sécher des produits pharmaceutiques et des
produits alimentaires. Le sécheur sous vide à étagères est la forme la plus simple de
sécheur à vide pour le séchage par lots. Le solide humide repose sur une plaque
chauffée. Un transfert de chaleur amélioré avec une efficacité supérieure est obtenu
dans le sécheur à tambour sous vide de la figure, dans lequel le solide humide est
constamment agité et mélangé.

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Figure 8 : Sécheurs à vide (Vacuum dryers)

- Sécheurs à lit fluidisé (fluid bed dryers)

Les sécheurs à lit fluidisé à chaleur indirecte sont généralement des cuves
rectangulaires dans lesquelles sont installés des serpentins verticaux ou des
serpentins à plaques. La figure est un schéma d'un lit fluidisé à chaleur indirecte à
deux étages comprenant des éléments chauffants à serpentins ou à plaques. La
conception générale est utilisée pour plusieurs polymères en particules. Un excellent
transfert de chaleur est obtenu dans un environnement d'agitation et de mélange
intenses de particules. En raison de ses capacités de transfert de chaleur et de masse
favorables, de sa flexibilité pour la mise en place et de l'absence de joints d'étanchéité
rotatifs, un lit fluidisé à chauffage indirect est un récipient idéal pour la récupération de
vapeur et le séchage dans des atmosphères spéciales.

Figure 9 : Sécheurs à lit fluidisé (fluid bed dryers)

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II.4. Mode de séchage

▪ Le séchage par entrainement d’air (convection), ou par contact avec une


surface chaude (conduction), où la chaleur est transmise à l’aliment (solide)
par convection ou par conduction et l’eau évaporée se mélange à l’air qui
entoure l’aliment et l’entraine ;
▪ Le séchage sous vide où la chaleur est transmise à l’aliment par conduction,
par radiation, ou par micro-ondes. La vapeur d’eau est enlevée par
condensation ;
▪ La lyophilisation où l’aliment à l’état congelé et placé dans des conditions de
température et de pression qui favorisent la sublimation de la glace. Dans ce
cas l’eau sublimée est condensée à l’état de glace.

II.4.1. Séchage par entrainement ou par convection

Entraînement par mise en contact d’un gaz chaud et le plus sec possible (air)
s’écoulant autour du corps à sécher. Gaz fournit la chaleur nécessaire à l’évaporation
du liquide et entraîne la vapeur formée

Evaporation tant que pH < pH*

II.4.2. Séchage par ébullition ou par conduction

Vaporisation de l’humidité par chauffage du solide


✓ Si humidité pure et libre : TSH = Téb Hpure (Pt)
✓ Si humidité liée : TSH = Teb Hliée> Téb Hpure (Pt)•Teb Hliée↑qd X ↓

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▪ Vapeurs formées :
✓ Aspirées (séchage sous pression réduite)
Produits facilement oxydables à température élevée, produits thermosensibles
✓ Entraînées par un gaz de balayage (débit très faible comparé à celui utilisé en
séchage par entraînement)
▪ Récupération du solvant (solvant polluant, à coût élevé)
Condensation du solvant plus facile quand il n’est pas mélangé à un gaz

II.4.3. Séchage par sublimation / lyophilisation

✓ Procédé cher
✓ Utilisé si les procédés précédents risquent de dégrader les produits (matière
vivante, produits thermosensibles)
✓ Produits alimentaires (café, thé, épices, potages..), pharmaceutiques, micro-
organismes « vivants »

II.5. Mécanisme de séchage

Le séchage est fondamentalement régi par les principes du transport de chaleur et de


matière. Lorsque le solide humide est chauffé à une température appropriée, l'humidité
se vaporise sur ou à proximité de la surface du solide et la chaleur nécessaire au

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séchage est généralement fournie par un gaz chaud. Dès que certaines vapeurs
d'humidité superficielles se transforment en vapeur, une plus grande quantité
d'humidité est transférée de l'intérieur du solide vers sa surface. L'humidité peut se
déplacer à l'intérieur d'un solide selon divers mécanismes, en fonction de la nature et
du type de solide et de son état d'agrégation. Il peut être nécessaire de manipuler
différents types de solides pour le séchage : cristallins, granulaires, perles, poudres,
feuilles, gâteaux de filtration. Le mécanisme dominant dépend de la nature du solide,
de la structure des pores et du taux de séchage. En outre, différents mécanismes
peuvent entrer en jeu et dominer à différents stades de séchage du même matériau.

Figure 10 : Les étapes de séchage de solide humide : (a) le solide est uniformément
humide ; (b) la région supérieure est partiellement sèche ; (c ) le taux ou la vitesse de
séchage diminue.

Dans les solides granulaires et poreux à structure de pores ouverts, le transport de


l'humidité est dû aux forces capillaires tant qu'il y a suffisamment d'humidité dans la
majeure partie du solide. La structure capillaire du lit est souvent non uniforme. Les
plus grands capillaires sont vidés en premier, mais les plus petits continuent à fournir
du liquide à la surface de séchage. Simultanément, du gaz de séchage pénètre dans
le solide par des passages libres et des fissures. Les volumes poreux et les interstices
laissés par le liquide sont donc occupés par le mélange gaz-vapeur.

Certains solides subissent un rétrécissement important lors du séchage. Si le séchage


est élevé, la couche externe sèche rapidement, se contracte et génère ainsi une force
de compression pour évacuer l'humidité de l'intérieur. C'est le transport de liquide
induit par la pression dans le solide. Pour les matériaux colloïdaux, gélatineux et
quelques autres qui ont une affinité appréciable pour l'eau, le transport de l'humidité
se produit par diffusion moléculaire du liquide.

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De manière générale, trois résistances au transport jouent un rôle important dans le


processus de séchage. Ce sont: la résistance au transport de liquide ou de vapeur à
l’intérieur du solide, la résistance au transfert de chaleur par convection de la vapeur
de la surface du solide à la masse du gaz, et la résistance au transfert de chaleur par
convection de la masse du gaz de séchage au Surface solide. Du fait que la
température du solide augmente pendant le séchage, une résistance au transfert de
chaleur par conduction devient également importante, en particulier à une faible teneur
en humidité du solide. Plus d'une de ces résistances deviennent souvent significatives.

II.5.1 Description du solide humide

II.5. 2. Les différentes humidités d’un solide

On distingue deux formes différentes d'humidité dans les solides : l'humidité liée et
l'humidité non liée.

✓ Humidité liée (bound moisture) : liquide retenu dans les pores du solide ou
adsorbé à la surface. C’est la quantité d’humidité dans le solide qui exerce une
pression de vapeur inférieure à la pression de vapeur normale de l’eau à la
température donnée.
✓ Humidité non liée (unbound moisture) : surplus de liquide. C’est la quantité
d’humidité dans le solide humide en excès de l’humidité liée. L’humidité non liée
exerce une pression de vapeur égale à celle de l’eau à la température donnée.

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- Humidité libre (free moisture) : liquide non lié + une partie du liquide liée. c’est
l’humidité dans le solide humide en excès. Toute l’humidité libre peut être
récupérer par séchage sous l’ensemble des conditions (température et
humidité du gaz de séchage). Seule l’humidité libre est éliminée au cours de
séchage
- Humidité d’équilibre : C’est la teneur d’humidité dans le solide qui reste en
équilibre avec le moyen (gaz ou chaleur) de séchage à l’humidité relative et
température donnée.
Le film liquide à la surface externe des solides et le liquide emprisonné dans les
espaces entre les particules solides exercent une pression de vapeur saturante du
même ordre de grandeur que celle du liquide. En cas de vapeur d'eau, ce type
d’humidité est appelé humidité non liée ou en excès.
Toute humidité pouvant être éliminée par séchage est appelée humidité libre qui
comprend toute l'humidité non liée et une partie de l'humidité liée.

Figure 11 : Différents types d’humidité

Un solide contenant une teneur en humidité Xi est séché en contact avec un gaz
d’humidité relative YR. L’eau présente dans le solide exerce une pression de vapeur
égale à celle de l’eau pure jusqu’à ce que une teneur en humidité Xb est atteinte. Donc
(Xi – Xb) représente l’humidité non liée contenu dans le solide humide.
Puisque la concentration en humidité diminue au-dessous de Xb, la pression de vapeur
exercée par l’eau restante dans le solide humide aussi diminue lorsque la teneur en
humidité attient la teneur en humidité d’équilibre X*. La pression de vapeur d’humidité

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sur le solide devient égale à la pression partielle de la vapeur d’eau dans le gaz de
séchage. D’où Xb est l’humidité liée, (Xi – X*) est la teneur en humidité libre(exprimée
en kg d’humidité/kg de solide sec).

II.6. Calcul de la vitesse et la durée de séchage

II.6.1. Courbe de taux de séchage

Le temps nécessaire pour le séchage d’un solide humide à une teneur en humidité
finale peut être déterminé à partir du taux de séchage. Le taux de séchage de solide
est fonction de la température et de l’humidité, de débit, propriétés de transport en
termes de nombre de Reynolds et nombre de schmidt.

Le taux de séchage est déterminé expérimentalement. Le solide est pris sur le plateau
et maintenu en suspension dans la chambre de séchage à travers laquelle le gaz de
séchage passe à un débit, la variation de la masse du solide est enregistrée (Figure
12).

Figure 12 : Schéma d’expérience de séchage en batch


𝑊𝑠 𝑑𝑥 𝑊𝑠 ∆𝑥
𝑁=− . ≈− . (𝑘𝑔 𝑑′ ℎ𝑢𝑚𝑖𝑑𝑖𝑡é⁄𝑚2 . 𝑠)
𝑎 𝑑𝑡 𝑎 ∆𝑡
Ws ou Ss : la masse de solide sec
a : la surface de séchage (la zone de séchage est la one exposée de la masse prise
sur le plateau)
X : teneur en humidité à l’instant t
𝑑𝑥 𝑎. 𝑁
=− = 𝐾 𝑙𝑎 𝑝𝑒𝑛𝑡𝑒 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑐𝑜𝑢𝑟𝑏𝑒 𝑋 = 𝑓(𝑡)
𝑑𝑡 𝑊𝑠

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Le tracé de taux de séchage en fonction de la teneur en humidité (moisture content,


X) est appelé « courbe de taux de séchage ».

Figure 13 : Courbe séchage

La partie de la courbe (Xi D) représente le chauffage du solide, accompagnée par


dégagement d’humidité diminue linéairement. Dans la région (DE) (dX/dt conste), le
taux de séchage (N) reste constant. L’intervalle de temps correspondant est appelé
temps à vitesse constante, principalement l’humidité non liée est libérée au cours de
cette période. Les régions (EF) et (FG) montre une chute non linéaire de la teneur en
humidité. La pente de la courbe diminue avec l’augmentation du temps de séchage et
le taux de séchage diminue progressivement. Ces régions représentent les « périodes
de taux en baisse. La teneur en humidité d’équilibre est atteinte au point G où la courbe
devient plate indiquant l’absence de perte d’humidité suplémentaire.

Figure 14 : Courbe de vitesse de séchage ou tau de séchage (drying rate).

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Sur la période de vitesse constante la surface du solide reste uniformément humide


en raison de transport rapide d’humidité de l’intérieur de solide vers sa surface. A la
fin de cette période, des zones sèches apparaissent à la surface, car les capillaires ne
sont plus en mesure de transporter suffisamment d’humidité de l’intérieur pour
conserver toute la surface humide. Le séchage non saturé de la surface se produit
pendant la première période de taux de séchage décroissant. La teneur en humidité
du solide devient asse faible au cours de la deuxième période de vitesse décroissante
tau de séchage, où la diffusion interne de l’humidité contrôle essentiellement la vitesse
de séchage.
La vitesse en humidité critique XC eut être considérée comme un point de transition
de la nature et de l’ampleur de la résistance au transfert de masse en relation avec le
séchage. Si le solide a des ports plus larges et ouverts, ou si la profondeur du lit est
petite, la teneur en humidité critique semble être petite.

II.6.1. Calcul du temps de séchage

Le temps de séchage nécessaire pour réduire la teneur en humidité dans le solide


dans un sécheur peut être calculé à partir du taux de séchage obtenu par essais au
laboratoire.
Le taux de séchage reste constant à NC jusqu’à ce que la teneur en humidité critique
est atteinte, mais N dépend de dans la période à vitesse décroissante.
𝑿 > 𝑿𝒄 ⇒ 𝑵 = 𝑵𝒄 ; 𝒑𝒐𝒖𝒓 𝑿 ≤ 𝑿𝒄 ⇒ 𝑵 = 𝒇(𝑿)
𝑊𝑠 𝑑𝑋 𝑊𝑠 𝑋𝑓 𝑑𝑋
𝑁=− . ⇒𝑡=− ∫ (1)
𝑎 𝑑𝑡 𝑎 𝑋𝑖 𝑁
𝑊𝑠 𝑋𝑐 𝑑𝑋 𝑊𝑠 𝑋𝑓 𝑑𝑋
𝑡= ∫ + ∫ (2)
𝑎 𝑋𝑖 𝑁 𝑎 𝑋𝑐 𝑁
Le premier intégrale de l’équation (2) peut être résolu graphiquement en déterminant
la courbe au-dessous de la courbe 1⁄𝑁 = 𝑓(𝑋) ou analytiquement si le tableau des
données𝑁 = 𝑓(𝑋) est fourni.
Cas particulier :
Si le taux de séchage N diminue avec X linéairement (𝑁 = 𝑝𝑋 + 𝑞) sur la période de
séchage à vitesse décroissante, le temps de séchage peut être exprimé comme :

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𝑊𝑠 (𝑋𝑖 − 𝑋𝑐 ) 𝑊𝑠 𝑋𝑐 𝑑𝑋
𝑡= + ∫
𝑎𝑁𝑐 𝑎 𝑋𝑓 𝑝. 𝑋 + 𝑞

𝑊𝑠 (𝑋𝑖 − 𝑋𝑐 ) 𝑊𝑠 𝑁𝑐
𝑡= + 𝐿𝑛 ( ) (3)
𝑎𝑁𝑐 𝑎. 𝑝 𝑁𝑓
𝑊𝑠 (𝑋𝑖 − 𝑋𝑐 ) 𝑊𝑠 𝑋𝑐 − 𝑋𝑓 𝑁𝑐
𝑡= + 𝐿𝑛 ( ) = 𝑡𝑐 + 𝑡𝑓 (4)
𝑎𝑁𝑐 𝑎 𝑁𝑐 − 𝑁𝑓 𝑁𝑓
tc est le temps de séchage à vitesse constante
tf est le temps de séchage à vitesse décroissante

A l’équilibre le taux de séchage N = 0 pour X =X*


𝑁 = 𝑝. 𝑋 ∗ + 𝑞 = 0 ⇒ 𝑞 = −𝑝. 𝑋 ∗
𝑁𝑐 𝑋𝑐 − 𝑋 ∗ 𝑋𝑐 − 𝑋𝑓 1 𝑋𝑐 − 𝑋 ∗
= 𝑒𝑡 = =
𝑁𝑓 𝑋𝑓 − 𝑋 ∗ 𝑁𝑐 − 𝑁𝑓 𝑝 𝑁𝑐

En substituant dans l’équation (4) :


𝑊𝑠 (𝑋𝑖 − 𝑋𝑐 ) 𝑊𝑠 𝑋𝑐 − 𝑋 ∗ 𝑋𝑐 − 𝑋 ∗
𝑡= + 𝐿𝑛 ( ) = 𝑡𝑐 + 𝑡𝑓 (5)
𝑎𝑁𝑐 𝑎 𝑁𝑐 𝑋𝑓 − 𝑋 ∗

II.6.2. Séchage à courants croisés

Le gaz de séchage entre à une extrémité du plateau, coule sur le matériau tout en
fournissant de la chaleur au solide et en récupérant de l’humidité en retour, et quitte
de l’autre extrémité (figure 15).

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Figure 15 : Séchage à courants croisés dans un sécheur à plateaux.


Les conditions de gaz de séchage à l’entrée de l’étage :
o Température TGi et l’humidité Yi
o La température du solide Ts et l’humidité de saturation correspondante YS
Le transfert de chaleur du gaz de séchage au solide se produit principalement par
convection à la surface supérieure ouverte.
Ube certaine quantité de chaleur transférée à la surface de séchage produit également
à travers le solide humide et éventuellement par rayonnement à partir de la surface
supérieure du plateau.
Le coefficient de transfert thermique global peut être obtenu comme suit :
𝑄 = 𝑄𝐶 + 𝑄𝑅 + 𝑄𝐾 la chaleur totale qui arrive à la surface du solide.
𝑄 = 𝑁𝐶 × 𝜆𝑠
𝜆𝑠 : chaleur latente de vaporisation ; 𝑁𝐶 : flux de vapeur
La chaleur reçue à la surface de solide par convection est contrôlée par le coefficient
de transfert de chaleur par convection ℎ𝐶 :
𝑄𝐶 = ℎ𝐶 (𝑇𝐺 − 𝑇𝑆 )
Le coefficient combiné ℎ𝑏 de transfert de chaleur à la surface de séchage à partir du
fond du plateau est donné par :
1 1 𝑙𝑠
= +
ℎ𝑏 ℎ𝐶 𝑘𝑆
𝑙𝑠 : épaisseur de la couche du solide humide
𝑘𝑠 : conductivité thermique
ℎ𝐶 : coefficient de transfert de chaleur par convection au fond de plateau (surface non
séchée). La résistance thermique de la paroi du plateau est négligée car elle est très
petite pour toutes les particules
ℎ𝐶 . 𝑘𝑆
ℎ𝑏 =
𝑘𝑆 + ℎ𝐶 . 𝑙𝑠

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a) Cas 1 : la température et l’humidité du gaz de séchage restent constantes


Si le débit du gaz de séchage est élevé, sa température et son humidité peuvent etre
supposées raisonnablement constantes sur le plateau. Le flux de chaleur combiné sur
la surface de séchage :
𝑄 = (ℎ𝐶 + ℎ𝑏 )(𝑇𝑖 − 𝑇𝑠 )
𝑁𝐶 = 𝑘𝑌 (𝑌𝑠 − 𝑌𝑖 ) 𝑇𝑎𝑢𝑥 𝑑𝑒 𝑠é𝑐ℎ𝑎𝑔𝑒
𝑁𝐶 = 𝐾𝑌 (𝑌𝑠 − 𝑌𝑖 ) = (ℎ𝐶 + ℎ𝑏 )(𝑇𝑖 − 𝑇𝑠 )⁄𝜆𝑊
𝜆𝑊 : chaleur latente de vaporisation de l’eau en kJ/kg
(𝑌𝑠 − 𝑌𝑖 )𝜆𝑊 ℎ𝑏
= (1 + ) (𝑇𝐺𝑖 − 𝑇𝑠 )
ℎ𝑐 ⁄𝑘𝑌 ℎ𝑐
𝐶𝐻 = ℎ𝑐 ⁄𝑘𝑌 : chaleur humide de l’eau
Le temps de séchage à vitesse constante tc :
𝑆𝑆 (𝑋𝑖 − 𝑋𝑐 )
𝑡𝑐 =
𝑎. 𝑁𝑐
SS ou WS : la masse de solide sec
Le temps de séchage vitesse décroissante :
𝑆𝑆 (𝑋𝑐 − 𝑋 ∗ ) 𝑋𝑐 − 𝑋 ∗
𝑡𝑓 = 𝐿𝑛 ( )
𝑎 𝑁𝑐 𝑋𝑓 − 𝑋 ∗
𝑆𝑆 (𝑋𝑐 − 𝑋 ∗ ) 𝑋𝑐 − 𝑋 ∗
𝑡𝑓 = 𝐿𝑛 ( )
𝑎 𝑘𝑌 (𝑌𝑠 − 𝑌𝑖 ) 𝑋𝑓 − 𝑋 ∗
Le temps de séchage total :
𝑆𝑆 (𝑋𝑐 − 𝑋 ∗ ) 𝑋𝑐 − 𝑋 ∗
𝑡= 𝐿𝑛 ( )
𝑎 (ℎ𝑏 + ℎ𝑐 )(𝑇𝐺 − 𝑇𝑠 ) 𝑋𝑓 − 𝑋 ∗
Le coefficient de transfert e chaleur par convection hc est fonction du débit massique
d’air : 𝐺 = 𝜌. 𝑈 (𝑘𝑔⁄𝑚2 . 𝑠) selon deux relations différentes :
- Si l’air est soufflé parallèlement à la surface du produit :
ℎ𝑐 = 14,3(𝐺)0,8 = 14,3(𝜌. 𝑈)0,8 𝑒𝑛 𝑊 ⁄𝑚2 . °𝐶
- Si l’air est soufflé perpendiculairement à la surface du produit :
ℎ𝑐 = 24,2(𝐺)0,37 = 24,2(𝜌. 𝑈)0,37 𝑒𝑛 𝑊 ⁄𝑚2 . °𝐶
𝜌 : masse volumique de l’air et U : la vitesse moyenne de l’air
II.7. Bilan matière et enthalpique au niveau d’un sécheur continu
Quand le séchage s’opère par entrainement d’air, c’est la pression de vapeur d’eau
du produit qui détermine les échanges entre l’air et le produit. Le séchage par

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entrainement est un transfert de matière qui nécessite l’apport d’énergie venant d’un
transfert de chaleur.

Le produit entre dans le sécheur à un débit de matière sèche (S s ou Ws) en kg de


solide sec/m2.s. X1 et X2 teneurs en humidité entre l’entrée et la sortie de kg d’eau/kg
de solide sec. Au point critique sa teneur en eau est XC.
L’air entre à un débit d’air Gs, une température TG2 et humidité Y2 et sort à TG1 et une
humidité Y1. Au point critique sa teneur est YC à TC.
Bilan de matière sur l’eau :
𝑆𝑠 . 𝑋1 + 𝐺𝑠 . 𝑌2 = 𝑆𝑠 . 𝑋2 + 𝐺𝑠 . 𝑌1
𝑆𝑠 (𝑋1 − 𝑋2 ) = 𝐺𝑠 (𝑌1 − 𝑌2 )
Bilan thermique :
′ ′ ′ ′
𝑆𝑠 . 𝐻𝑠1 + 𝐺𝑠 . 𝐻𝐺2 = 𝑆𝑠 . 𝐻𝑠2 + 𝐺𝑠 . 𝐻𝐺1 + 𝑄𝑝𝑒𝑟𝑑𝑢
Les enthalpies du gaz et du solide sont calculées par les relations suivantes :
𝐻𝑠′ = 𝐶𝑝𝑠 (𝑇𝑠 − 𝑇0 ) + 𝑋𝐶𝑝𝑒𝑎𝑢 (𝑇𝑠 − 𝑇0 )
𝐻𝐺′ = 𝐶𝑝𝐺 (𝑇𝐺 − 𝑇0 ) + 𝑌𝐶𝑝𝑣𝑎𝑝 (𝑇𝑔 − 𝑇0 ) + 𝑌. 𝜆𝑒𝑎𝑢

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