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DEDICACES

DEDICACES

Mémoire LP/UL-ENSI i SONDOU MANDATABE


DEDICACES

Je dédie le présent mémoire à DIEU Tout-Puissant, créateur des cieux, de la terre et


de toutes formes de vie, source de mon courage, de mon intelligence et de mon
discernement. Je te loue de ce que je suis une de tes merveilleuses créatures, tes
œuvres sont bonnes et admirables à mes yeux et mon âme le reconnait bien et n’oublie
aucun de tes bienfaits SEIGNEUR.

Je dédie le présent mémoire à :

 ma mère HENHO Afiwavi Yetsavi, dont je ne peux mettre en oubli les divers
abnégations et sacrifices consentis pour moi durant mon cursus scolaire et plus
encore lors de ma formation ;

 mon oncle HENYO Kokouga Afeleté, qui est un père et un modèle pour
moi ;

 ma tante HENYO Afiwaga Eyivi et HENYO Kossiwa Edovi, qui


m’encourage dans ma quête du savoir. Mon amour pour elles est très profond.
Que Dieu vous bénisse très chères tantes!;

 madame HENYO Abla, pour toute ses encouragement et sa bonne cuisine qui
me donne toujours la force de continué ;

 mon frère HENYO Koffi et sa femme, pour leurs soutiens et leurs


encouragements ;

 mon frère ADADI Dodji et ma sœur ADADI Alice, pour leurs aides
précieuses ;

 mon frère SONDOU Awérèou et ma sœur SONDOU piréname, qui mon


toujours soutenus dans ma quête de connaissance, un grand merci à vous mes
anges ;

Mémoire LP/UL-ENSI ii SONDOU MANDATABE


DEDICACES

 mon amie EKLOU Sikavi, qui m’a toujours soutenu dans les moments
difficiles, vraiment merci à toi ma princesse ;

 mon Professeur KODJO Koffi Mawugno, mon tchodjo à l’Université de Lomé


pour vos multiples soutiens, trouvez ici, l’expression de ma sincère gratitude ;

 à tous mes professeurs spécialement au Dr. ADJAMAGBO Comlanvi, qui


durant tous ses temps ne s’est pas lassé de me donner de façon louable, tout ce
qu’il faut pour être un bon technicien, vous êtes comme un père pour moi, à
monsieur MENSAH Kodjo Enatiwoe pour tous vos efforts et votre proximité
à mon égard depuis le début de la rédaction de ce présent mémoire ;

 tous mes camarades de promotion sans exception, qui ont su former une famille
très complice, que Dieu fasse que cette familiarité règne à jamais ;

 tous mes amis qui ont joué un rôle capital pour la réussite de ce travail
spécialement Mr Yao et Mr Dodji ;

 toute la famille HENYO.

Mémoire LP/UL-ENSI iii SONDOU MANDATABE


REMERCIEMENTS

REMERCIEMENTS

Mémoire LP/UL-ENSI iv SONDOU MANDATABE


REMERCIEMENTS

Remerciez le seigneur avec moi, et demandez-lui de diriger mes pas tout le reste de ma
vie tout en restant fidèle à mes engagements.
Notre formation a été possible grâce à l’encadrement efficace et le soutien de la
Direction et du corps professoral de l’ECOLE NATIONALE SUPERIEURE
D’INGENIEURS. Nous ne dirons pas assez merci à cette école qui fait et qui fera de
nous de bons cadres de demain.

Je tiens à exprimer ma profonde gratitude :

 au Prof. AJAVON A. Ayité Sénah, Maître de Conférences, Ingénieur


Electroénergéticien, Directeur de l’ENSI ;

 au Dr. SALAMI Adekunlé Akim, Maître de Conférences, Ingénieur Génie


Electrique, Directeur Adjoint de l’ENSI;
 au Dr. KODJO Koffi Mawugno, Maître de Conférences, Ingénieur
automaticien, chef de département génie électrique;

 au Dr. ADJAMAGBO Comlanvi, Maître-Assistant, Ingénieur génie


électrique, enseignant chercheur à l’ENSI, mon directeur de mémoire qui a
accepté de me guider malgré ses multiples occupations, ses conseils et ses
encouragements quotidiens qu’il n’a jamais cessé de me donner;

 au Dr. BAYOR Sibiri, Maître-Assistant, Enseignant chercheur à l’ENSI ;

 à M. AKUE-BITCHI Kpakpo, Ingénieur Informaticien, Enseignant à l’ENSI ;

 à Mr APALOO-BARA Kpomoné, Ingénieur Génie Electrique, Enseignant


chercheur à l’ENSI ;

 à Mr GUENOUKPATI Agbassou, Ingénieur Génie Electrique, Enseignant


chercheur à l’ENSI ;

 tout le corps enseignant et administratif de l’ENSI pour leur dévouement à ma


cause.

Mémoire LP/UL-ENSI v SONDOU MANDATABE


REMERCIEMENTS

Nous voudrons que tous ceux qui, de près ou de loin ont contribué à notre formation et
à l’aboutissement de ce travail, trouvent ici l’expression de notre profonde gratitude.

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TABLE DES MATIERES

TABLE DES MATIERS

Titres Pages

DEDICACES ................................................................................................................... i

REMERCIEMENTS ...................................................................................................... iv

TABLE DES MATIERS............................................................................................... vii

LISTES DES FIGURES ............................................................................................... xii

LISTE DES TABLEAUX............................................................................................. xv

GLOSSAIRE................................................................................................................ xvi

INTRODUCTION GENERALE .................................................................................... 1

CHAPITRE I : PRESENTATION DE LA CEB POSTE LOME AFLAO .................... 4

1.1 Introduction ............................................................................................................ 5

1.2 Création de la CEB ................................................................................................... 5

1.3 Missions de la CEB ................................................................................................... 5

1.4 Objectifs de la CEB .................................................................................................. 6

1.5 Situation géographique et aspect général du poste Lomé Aflao ............................... 9

1.6 Les différents équipements du poste ....................................................................... 10

1.7 Les caractéristiques des transformateurs de puissance ........................................... 11

1.8 Les travées du poste ................................................................................................ 12

1.9 Protection des transformateurs du poste ................................................................. 12

1.10 Présentation du schéma unifilaire Lomé Aflao..................................................... 13

1.11 Conclusion .......................................................................................................... 15

CHAPITRE II : GENERALITE SUR LES TRANSFORMATEURS DE


PUISSANCE .................................................................................... 16

2.1 Introduction .......................................................................................................... 17

2.2 Définitions .......................................................................................................... 17

Mémoire LP/UL-ENSI vii SONDOU MANDATABE


TABLE DES MATIERES

2.2.1 Schéma du transformateur de puissances ............................................................ 17

2.3 Principe de fonctionnement .................................................................................... 18

2.4 Essais sur les transformateurs de puissance ............................................................ 18

2.4.1 Essais sur le transformateur monophasé .............................................................. 19

2.4.1.1 Essai à vide d’un transformateur ...................................................................... 19

2.4.1.2 Essais en court-circuit ....................................................................................... 20

2.4.1.3 Essai en charge d’un transformateur de puissance ........................................... 22

2.4.2 Les Pertes et le Rendement du transformateur .................................................... 23

2.4.2.1 Les pertes du transformateur ............................................................................. 23

2.4.2.2 Les valeurs nominales des tensions et de la puissance apparente ................... 25

2.4.2.3 Le rendement du transformateur ....................................................................... 26

2.4.3 Essais sur le transformateur triphasé ................................................................... 27

2.4.3.1 Couplage du transformateur de puissance ........................................................ 27

2.4.3.2 Couplage étoile ................................................................................................. 27

2.4.3.3 Couplage triangle .............................................................................................. 28

2.4.3.4 L’intérêt du couplage Etoile.............................................................................. 29

2.4.3.5 Les valeurs nominales ....................................................................................... 29

2.5 Construction des transformateurs ........................................................................... 30

2.5.1 Le circuit magnétique du transformateur ............................................................. 31

2.5.1.1 Circuit magnétique de type cuirassé ................................................................. 32

2.5.1.2 Circuit magnétique de type colonne ................................................................. 33

2.5.1.2.1 Le bobinage en couches ................................................................................. 34

2.5.1.2.2 Le bobinage en galettes .................................................................................. 34

2.5.2 Le circuit électrique du transformateur ................................................................ 34

2.6 Les types de transformateur .................................................................................... 35

Mémoire LP/UL-ENSI viii SONDOU MANDATABE


TABLE DES MATIERES

2.6.1 Le transformateur immergé.................................................................................. 35

2.6.2 Le Transformateurs secs ...................................................................................... 36

2.6.3 L’Autotransformateur .......................................................................................... 37

2.6.4 Le transformateur d’isolement ............................................................................. 37

2.6.5 Le transformateur d’intensité ............................................................................... 38

2.6.6 Le transformateur de tension ............................................................................... 39

2.7 Couplage et indice horaire des transformateurs de puissance ................................ 40

2.8 Utilisation des transformateurs ............................................................................... 42

2.9 L’isolation des transformateurs de puissance ......................................................... 43

2.9.1 Isolation liquide ................................................................................................... 43

2.9.2 L’isolation solide ................................................................................................. 44

2.9.3 Traversées isolantes ............................................................................................. 46

2.10 Organes mécanique du transformateur ................................................................. 47

2.10.1 Cuve et couvercle ............................................................................................... 47

2.10.2 Refroidissement du transformateur .................................................................... 48

2.10.2.1 Symboles pour le refroidissement ................................................................... 48

2.10.2.2 Les diélectriques ............................................................................................. 49

2.11 Défauts et protection du transformateur de puissance .......................................... 50

2.11.1 Les Défauts sur le transformateur de puissance................................................ 50

2.11.2 Protections des transformateurs de puissance .................................................... 50

2.11.2.1 Protection par le relais de Buchholz ............................................................... 50

2.11.2.2 Protection masse cuve ..................................................................................... 51

2.11.2.3 Protection par relais DGPT (détecteur de gaz pression et température) ......... 52

2.12 Misse en parallèle des transformateurs de puissance............................................ 53

2.13 Conclusion .......................................................................................................... 53

Mémoire LP/UL-ENSI ix SONDOU MANDATABE


TABLE DES MATIERES

CHAPITRE III : PROGRAMMATION DE LA MAINTENANCE PREVENTIVE


DES TRANSFORMATEURS DE LA CEB POSTE LOME AFLAO
.......................................................................................................... 55

3.1 Introduction .......................................................................................................... 56

3.2Définition .......................................................................................................... 56

3.3 Rôle de la maintenance et du dépannage des équipements dans l’industrie........... 56

3.4 Les différents types de maintenance ....................................................................... 57

3.4.1 La maintenance corrective .................................................................................. 57

3.4.2 La maintenance préventive .................................................................................. 58

3.4.2.1 La maintenance systématique ........................................................................... 60

3.4.2.2 La maintenance conditionnelle ......................................................................... 60

3.5 Choix de la politique de maintenance ..................................................................... 61

3.6 Analyse quantitative des défaillances ..................................................................... 62

3.7 Méthode ABC (loi de Pareto) ................................................................................. 63

3.8 L’analyse FMD (Fiabilité Maintenabilité et Disponibilité) .................................... 64

3.8.1 La fiabilité ............................................................................................................ 64

3.8.2 La maintenabilité ................................................................................................. 67

3.8.3 La disponibilité .................................................................................................... 67

3.9 Les niveaux de maintenance ................................................................................... 68

3.10 Présentation du GMAO......................................................................................... 69

3.10.1 Objectifs du GMAO ........................................................................................... 69

3.10.2 Fonctionnalités les plus courantes d’une GMAO .............................................. 70

3.11 Présentation du système actuelle de maintenance du poste Lomé Aflao ............. 71

3.12 Problématique de la maintenance actuelle ............................................................ 78

3.13 Structure générale du logiciel ............................................................................... 79

3.14 Les fonctionnalités du logiciel .............................................................................. 81

Mémoire LP/UL-ENSI x SONDOU MANDATABE


TABLE DES MATIERES

3.14.1 Interface Dashboard du logiciel MTP ................................................................ 81

3.14.2 Menu équipement............................................................................................... 82

3.14.3 Menu stockages .................................................................................................. 83

3.14.4 Menu calendrier ................................................................................................. 83

3.14.5 Menu Rapports ................................................................................................... 84

3.14.6 Menu utilisateurs ................................................................................................ 85

3.14.7 Menu mon compte ............................................................................................. 85

3.15 Diagramme d’activité du cas d’utilisation de « MTP » ........................................ 86

3.16 Estimation du coût du logiciel .............................................................................. 86

3.16.1 Coûts composants du devis ................................................................................ 87

3.16.2 Elaboration du devis .......................................................................................... 87

3.17 Conclusion .......................................................................................................... 88

CONCLUSION GENERALE ....................................................................................... 89

BIBLIOGRAPHIE ........................................................................................................ 91

ANNEXES .................................................................................................................... 95

Mémoire LP/UL-ENSI xi SONDOU MANDATABE


LISTES DES FIGURES

LISTES DES FIGURES


Titres Pages

CHAPITRE I

Figure 1. 1 : Réseau de la CEB et voisinage immédiat................................................... 8


Figure 1. 2 : Organigramme général de la CEB. ............................................................ 9
Figure 1. 3 : Schéma unifilaire du poste Lomé Aflao ................................................... 14

CHAPITRE II

Figure 2.1 : symbole du transformateur de puissance. (Les deux points représentent le


sens conventionnel du courant et la tension)............................................. 17
Figure 2.2 : schéma du transformateur monophasé ...................................................... 17
Figure 2.3: schéma du transformateur triphasé ............................................................. 18
Figure 2.4: Schéma du principe de fonctionnement ..................................................... 18
Figure 2.5 : schéma du transformateur à vide ............................................................... 19
Figure 2.6: schéma du transformateur en court-circuit ................................................. 20
Figure 2.7 : schéma de l’équivalence de l’essai en court-circuit vus du secondaire .... 21
Figure 2.8 : schéma du model de Kapp ........................................................................ 21
Figure 2.9 : Le diagramme vectoriel de Kapp .............................................................. 21
Figure 2.10 : schéma du montage en charge d’un transformateur de puissance .......... 22
Figure 2.11 : schéma équivalent du secondaire ............................................................ 23
Figure 2.12 : schéma du diagramme de Kapp .............................................................. 23
Figure 2.13 : schéma du bilan des puissances .............................................................. 26
Figure 2.14 : vue d’un transformateur de puissance ..................................................... 31
Figure 2.15 : schéma du circuit magnétique ................................................................. 32
Figure 2.16 : les types de circuit magnétique. .............................................................. 32
Figure 2.17 : schéma du circuit magnétique cuirassé. .................................................. 32
Figure 2.18 : schéma du circuit magnétique colonne. .................................................. 33
Figure 2.19 : Disposition des enroulements autour du circuit magnétique .................. 34
Figure 2.20 : vue d’un enroulement du transformateur de puissance ........................... 35

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LISTES DES FIGURES

Figure 2.21 : transformateur immergé .......................................................................... 36


Figure 2.22 : Transformateur à secs. ............................................................................. 37
Figure 2.23 : schéma de l’autotransformateur .............................................................. 37
Figure 2.24 : schéma du transformateur d’isolement ................................................... 38
Figure 2.25 : schéma d’un transformateur de courant .................................................. 39
Figure 2.26 : transformateur de courant ........................................................................ 39
Figure 2.27 : le transformateur de tension .................................................................... 40
Figure 2.28 : Schémas des couplages du transformateur triphasé ................................ 41
Figure 2.29 : Exemple d’indice horaire ........................................................................ 42
Figure 2.30 : la place du transformateur de puissance dans le réseau .......................... 43
Figure 2.31 : Exemple d'un système d'isolation typique avec des barrières en papier
séparées par de l'huile ............................................................................. 46
Figure 2.32 : La Traversé isolante ................................................................................ 47
Figure 2.33 : la cuve d'un transformateur de puissance ................................................ 48
Figure 2.34 : le relais de buchholz ................................................................................ 51
Figure 2.35 : Protection masse cuve ............................................................................. 52
Figure 2.36 : Protection par DGPT ............................................................................... 53

CHAPITRE III

Figure 3. 1 : principe de la maintenance conditionnelle ............................................... 61


Figure 3. 2 : répartition préventif et correctif ............................................................... 62
Figure 3. 3 : Analyse des temps .................................................................................... 63
Figure 3. 4 : le diagramme de Pareto (courbe ABC) .................................................... 64
Figure 3. 5 : la courbe en baignoire .............................................................................. 66
Figure 3. 6 : Organigramme général de l’application. .................................................. 80
Figure 3. 7 : Différentes fonctionnalités de la fenêtre principale. ................................ 80
Figure 3. 8 : Interface login........................................................................................... 81
Figure 3. 9 : Interface Dashboard ................................................................................. 82
Figure 3. 10 : Menu équipement ................................................................................... 82

Mémoire LP/UL-ENSI xiii SONDOU MANDATABE


LISTES DES FIGURES

Figure 3. 11 : Menu stockage ........................................................................................ 83


Figure 3. 12 : Interface calendrier ................................................................................. 84
Figure 3. 13 : Interface Rapports .................................................................................. 84
Figure 3. 14 : Interface utilisateurs ............................................................................... 85
Figure 3. 15 : Interface mon compte ............................................................................. 85
Figure 3. 16 : Diagramme d’utilisation du logiciel « MTP » ....................................... 86

Mémoire LP/UL-ENSI xiv SONDOU MANDATABE


LISTE DES TABLEAUX

LISTE DES TABLEAUX


Titres Pages

CHAPITRE I

Tableau 1.1 : Caractéristiques des transformateurs de Lomé Aflao. ............................ 11

CHAPITRE II

Tableau 2.1: rapport industriel en fonction des couplages ........................................... 28


Tableau 2.2 : symbole pour le refroidissement du transformateur de puissance .......... 49

CHAPITRE III

Tableau 3. 1 : Récapitulation de la nature du travail et de leur périodicité sur chaque


transformateur ....................................................................................... 72
Tableau 3. 2 : Procédures de contrôles model CEB ..................................................... 73
Tableau 3. 3 : Les détails du coût de vente du logiciel MTP ........................................ 87

Mémoire LP/UL-ENSI xv SONDOU MANDATABE


GLOSSAIRE

GLOSSAIRE

Mémoire LP/UL-ENSI xvi SONDOU MANDATABE


GLOSSAIRE

AFNOR : Association Française de Normalisation


BT : Basse Tension
CEB : Communauté Électrique du Bénin
: Facteur de puissance
d.d.p : différance de potentialité
DGPT : Détecteur de Gaz Pression et Température
DT : Down Time (temps d’indisponibilité)
∆U2 : Chute de tension secondaire
FMD : Fiabilité Maintenabilité et Disponibilité
GMAO : Gestion de la Maintenance Assisté par Ordinateur
HT : Haute Tension
I : Courant de ligne
I2cc : Courant secondaire de court-circuit
I2n : Courant secondaire nominal
J : Courant de phase
LAF : Lomé Aflao
m : Rapport de transformation
mi : Rapport industriel
MTBF :Mean Time Between Failure (temps moyen entre deux
défaillances successives)
MTTF :Mean Time To Failure (temps moyen avant-première
défaillance)
MTTR : Mean Time To Repair (temps moyen de réparation)

N : Nombre de spire d’un enroulement

P : Puissance active
Pj : Perte joule (cuivre)
P0 : Puissance à vide
Pmag : Perte magnétique (fer)
P1cc : Puissance du court-circuit
R : Résistance des enroulements

Mémoire LP/UL-ENSI xvii SONDOU MANDATABE


GLOSSAIRE

Rs : Résistance secondaire
Sn : Puissance apparente
TBF :Time Between Failure (temps entre deux défaillances
successives)
TC (TI) : Transformateur de Courant

TT : Transformateur de Tension

TTR : Time To Repair (temps de réparation)

U : Tension composé

UT : Mean Up Time (temps moyen de disponibilité)

U1cc : Tension de court-circuit

U10 : Tension primaire à vide

U20 : Tension secondaire à vide

V : Tension simple

VA : Volt Ampère

𝛚 : Vitesse angulaire

Xs : Réactance secondaire

 : Rendement du transformateur

Zs : Impédance secondaire

Mémoire LP/UL-ENSI xviii SONDOU MANDATABE


INTRODUCTION GENERALE

INTRODUCTION GENERALE

Mémoire LP/UL-ENSI 1 SONDOU MANDATABE


INTRODUCTION GENERALE

Un transformateur de puissance est un composant électrique haute-tension essentiel


dans l'exploitation des réseaux électriques. Sa définition selon la commission
électrotechnique internationale est la suivante : « Appareil statique à deux
enroulements ou plus qui, par induction électromagnétique, transforme un système de
tension et courant alternatif en un autre système de tension et courant de valeurs
généralement différentes, à la même fréquence, dans le but de transmettre de la
puissance électrique ». Sa principale utilité est de réduire les pertes dans les réseaux
électriques. Il peut être monophasé ou triphasé.

Le transformateur de puissance est certainement le dispositif qui a permis l'essor puis


la domination des réseaux alternatifs pour le transport, la distribution et l'utilisation de
l'énergie électrique. Les transformateurs de puissance jouent un rôle fondamental dans
tout système de gestion de l’énergie électrique. Celui-ci se décline en phase de
production, de transport, de distribution, et d'utilisation du courant électrique.

La première fonction d'un transformateur a été l'élévation de la tension de transport


afin de réduire le courant et donc les pertes joules générées dans les lignes. Cette
élévation est bien entendue allée de pair avec l'abaissement de la tension aux points
d'utilisation. D'un point de vue général, un transformateur est un élément indispensable
à l'interconnexion des différents réseaux d'énergie électrique.

L’indisponibilité de ces appareils impacterait donc gravement le processus de mise à


disposition de l’énergie électrique. Assurer sa disponibilité est donc un enjeu majeur
pour toutes les instances de la filière énergétique. Parmi les actions à mener pour
assurer la disponibilité des transformateurs, les actions de maintenances, qui consistent
en la mise en œuvre des activités préventives (systématiques et prédictives) et
correctives, constituent un des maillons essentiels. L’efficacité de tout ceci impose
l’application de bonnes méthodes de diagnostic.

C’est dans cet élan qu’au cours de notre stage de mémoire à la Communauté
Electrique du Bénin (CEB), nous avons réfléchi sur la thématique :

«MAINTENANCE DES TRANSFORMATEURS DE PUISSANCES ET DE


SECOURS : CAS DE LA CEB POSTE LOME AFLO.»

Mémoire LP/UL-ENSI 2 SONDOU MANDATABE


INTRODUCTION GENERALE

Ce projet a pour but de mettre en place un système technique afin de permettre la


maintenance des transformateurs de puissance et assurer permanemment leurs
continuités de service.

Afin d’atteindre ces objectifs, ce travail sera structuré en trois (3) grands chapitres
ainsi qu’une introduction générale et une conclusion générale.

Dans le premier chapitre où l’on parlera de la Présentation de la CEB poste Lomé


AFLO; le deuxième portera sur la généralité sur les transformateurs de puissance, et
enfin dans le dernier chapitre programmation de la maintenance préventive des
transformateurs de la CEB poste Lomé AFLAO.

Mémoire LP/UL-ENSI 3 SONDOU MANDATABE


CHAPITRE I : Présentation de la CEB poste lomé aflao

CHAPITRE I :

PRESENTATION DE LA CEB POSTE LOME


AFLAO

Mémoire LP/UL-ENSI 4 SONDOU MANDATABE


CHAPITRE I : Présentation de la CEB poste lomé aflao

1.1 Introduction
L’acheminement de l’énergie électrique au Togo et au Benin repose sur un ensemble
de matériels capable de transporter, de moduler la tension et de l’aiguiller en fonction
des besoins des consommateurs. Cet ensemble de matériels constitue un poste de
transformation et de répartition.
Dans cette première partie, nous ferons la présentation de la CEB et spécialement la
présentation du poste de Lomé Aflao et des équipements ou matériels qui le
composent.

1.2 Création de la CEB


La Communauté Electrique du Bénin (CEB), organisme international à caractère
public est créée par un accord international signé le 27 Juillet 1968 entre le Togo et le
Dahomey (actuel République du Bénin), instituant le code Daho-Togolais de
l’électricité, devenu code Bénino-Togolais. Cet accord a pour fondement la traduction
de la solidarité d’intérêt entre les deux pays par une politique concertée dans le secteur
de l’électricité en vue d’un développement rapide et harmonieux de leurs économies
respectives.

1.3 Missions de la CEB


Les principales missions de la CEB sont :

- réaliser et exploiter les installations de production et de transport de


l’énergie sur l’ensemble des territoires des deux Etats,
- conclure des accords relatifs à l’importation et à l’exportation de l’énergie
électrique,
- acheter la production de l’énergie électrique auprès des entreprises
publiques et privées installées dans les deux Etats (acheteur unique),
- négocier en cas de nécessité avec les pays voisins des deux Etats, des
accords de transit d’énergie électrique,
- contribuer aux efforts d’électrification des collectivités, des entreprises
publiques et privées,

Mémoire LP/UL-ENSI 5 SONDOU MANDATABE


CHAPITRE I : Présentation de la CEB poste lomé aflao

- assurer grâce à son centre de Formation Professionnelle et de


Perfectionnement, la formation et le perfectionnement des agents au profit
des entreprises des deux Etats,
- Planifier la production et le transport de l’énergie électrique dans les deux
Etats.

1.4 Objectifs de la CEB


Par le code Bénino - Togolais de l’électricité, la CEB entend remplir ses missions pour
atteindre les objectifs suivants :

- assurer la réalisation industrielle et le développement sous régional par la


fourniture de l’énergie électrique de qualité, en quantité suffisante et à moindre
coût aux populations et aux entreprises des deux Etats,
- mettre en commun des ressources énergétiques régionales pour une meilleure
coopération interétatique.

Pour réussir ses missions et atteindre ses objectifs, la CEB s’est dotée de structures
techniques et administratives. Pour la structure technique, elles regroupent les sources
de production, les postes et lignes, le centre de formation, le dispatching et les
principaux projets :

- Sources de production :
 centrale Hydro-électrique de Nangbéto : elle dispose de deux
générateurs de puissance 32.8 MW chacune et produit en moyenne
170GWh par ans,
 les turbines à gaz de Lomé et de Cotonou : d’une puissance de 20
MW chacune, elles produisent en moyenne 300GWh par an.
- Postes et lignes :
 au Bénin, la CEB dispose de neuf (9) postes : Cotonou-Vêdoko,
Sakété, Bohicon, Onigbolo, Avakpa, Maria-Gléta/ TAG, Djougou,
Parakou, Lokossa qui regroupent une puissance totale de plus de 274
MVA,

Mémoire LP/UL-ENSI 6 SONDOU MANDATABE


CHAPITRE I : Présentation de la CEB poste lomé aflao

 au Togo, la CEB dispose de onze (11) postes : Lomé-Aflao, Lomé-


Port, Momé-Hagou, Anfoin, Tabligbo, Atakpamé, Sokodé, Kara,
Dapaong, Davié, et Légbassito qui regroupent une puissance totale de
plus de 487,5 MVA,
 les lignes de transport : le réseau actuel de transport haut tension de la
CEB couvrent actuellement presque les parties sud et nord des deux
pays.

Le centre de formation : La CEB dispose d’un centre de formation professionnelle et


de perfectionnement (CFPP) à Abomey-Calavi au Bénin. Ce centre forme la majorité
des techniciens et ouvriers spécialisés des sociétés nationales d’électricité des deux
Etats et assure le perfectionnement de leurs agents.
Le Dispatching : Dans la recherche permanente de la qualité de son produit la CEB
dispose d’un dispatching: un centre de conduite qui centralise toutes les informations
et opérations d’exploitation du réseau. Seuls les principaux postes sont télé conduits :
Lomé-Aflao, Cotonou-Vêdoko, Mome-Hagou, la Centrale Hydro-électrique de
Nangbéto.

Les Principaux projets de la CEB sont multiples, entre autre la figure (1.1) nous
présente la vision de la CEB en cette année 2020. Nous avons :

- la construction du barrage hydro-électrique d’ADJRALALA sur le fleuve


Mono,
- l’extension du réseau au Nord du Togo et au Nord du Bénin, est en cour
d’achèvement,
- l’interconnexion entre la CEB et la NEPA au Nigeria.

La légende de la figure (1.1) se présente comme suit :

- La ligne verte représente les lignes de 330 KV,


- La ligne rouge représente les lignes de 161 KV,
- La ligne bleue représente les lignes de 63 KV,
- La ligne orange représente les lignes de 33 KV,
- La ligne jaune représente les lignes de 20 KV.

Mémoire LP/UL-ENSI 7 SONDOU MANDATABE


CHAPITRE I : Présentation de la CEB poste lomé aflao

Figure 1. 1 : Réseau de la CEB et voisinage immédiat.

La structure administrative de la CEB se présente comme le montre la figure 1.2.

Mémoire LP/UL-ENSI 8 SONDOU MANDATABE


CHAPITRE I : Présentation de la CEB poste lomé aflao

Figure 1. 2 : Organigramme général de la CEB.

1.5 Situation géographique et aspect général du poste Lomé Aflao


Le poste de Lomé Aflao est situé à l’Ouest de la ville de Lomé dans le
quartier Aflao.il est limités à l’Ouest par la frontières Togo Ghana, à l’Est par
la national N°3, au Nord par la même vole et au sud par des agglomérations.
Mémoire LP/UL-ENSI 9 SONDOU MANDATABE
CHAPITRE I : Présentation de la CEB poste lomé aflao

Construit sur un terrain plat dans une zone non inondable, il se situe à une
dizaine de kilomètre de la mer. Le poste grillage (ensemble des installations et
bâtiments de commande) couvre une superficie d'environ 9700 m2.

L'étude et la répartition du projet étaient confiées à la société Canadienne


Hume et Rumble. Les équipements haute tension du poste destinées à assurer
l'exploitation du réseau électrique sont également fabriqués par une société
Canadienne appelée CGE (Canadien General Electric).
Le poste de Lomé Aflao est un poste mixte (poste de répartition et p oste
source) auquel aboutissent deux lignes 161KV qui sont la L110 et la L100
venant de la VRA au Ghana ; et la ligne L120 de 161KV venant de la TCN
au Nigéria. C'est un poste de boucle fermé forme de six (6) ligne 161KV dont
quatre (4) départ comprenant :
- deux arrivées 161KV du Ghana,
- deux départs 161KV en direction du poste de Davié,
- deux départs 161 KV en direction du poste de Lomé port,
- Le poste comprend en outre un bâtiment d'un étage (salle de relayage où sont
installés l'ensemble des relais qui assurent les contrôles et les
commandes des équipements du poste).

1.6 Les différents équipements du poste


Le poste Lomé Aflao est un poste formé de plusieurs équipements électriques
dont les équipements hauts tension et moyenne tension.
Les équipements hauts tension (HTB) comprennent :
- Les disjoncteurs à gros volume d’huile et à gaz SF6 (5.5 bar) assurent
l’isolement des lignes suite à des défauts,
- les sectionneurs haute tension à commande manuelles coupure vertical
simple et par le levier à coupure horizontal place en amont ou en aval
des disjoncteurs.
Selon la configuration de la travée assurent la coupure visible et l’isolement
des équipements en cas des travaux, les jeux de barres HTB permettent une
souplesse dans d'exploitation du réseau en offrant une disponibilité des
Mémoire LP/UL-ENSI 10 SONDOU MANDATABE
CHAPITRE I : Présentation de la CEB poste lomé aflao

sources.
Les équipements moyens tension comprennent :
- Les disjoncteurs à gaz SF6 (3.5 bar) assurent l’isolement des défauts,
- Les sectionneurs HTA placés en amont ou en aval des disjoncteurs HTA
selon la configuration de la travée assurent la coupure visible et
l’isolement des équipements en cas des travaux.
Les jeux de barres HTA permettent une souplesse dans l'exploitation du réseau
en offrant une disponibilité des départs vers les clients.
L'ensemble de matériels ou équipement haute et basse tension du poste est
structure en travée.

1.7 Les caractéristiques des transformateurs de puissance


Le poste de Lomé Aflao compte trois travées transformatrices équipées
actuellement comme l’indique le tableau 1.1.

Tableau 1. 1 : Caractéristiques des transformateurs de Lomé Aflao.


Caractéristiques Valeurs actuelles T1 Valeurs actuelles T2 Valeurs actuelles T3

Couplage YNyno YNyno YNd11

Tension nominale 161/20kV 161/20kV 161/20kV

Puissance 50MVA 50MVA 35MVA

Intensité nominale 179,3A (HTB) 179,3A (HTB) 125.5A(HTB)


1390 A (HTA) 1374.6A (HTA) 962.3A(HTA)
Tension de court-circuit 14% 14% 14%

ONAN-Oil ONAN-Oil ONAN-Oil

Mode de refroidissement Normal air Normal air Normal air

Natural ; Natural ; Natural ;

Mode d'isolement Minéral Oïl Minéral Oil Minéral Oil

Mémoire LP/UL-ENSI 11 SONDOU MANDATABE


CHAPITRE I : Présentation de la CEB poste lomé aflao

1.8 Les travées du poste


Le poste Lomé Aflao est formé de de deux travées qui sont : la travée ligne
et la travée transformateur. Sur la travée ligne on a le parafoudre, les
sectionneurs de terre, des réducteurs de mesure à travers les TC
(transformateur de courant) et les TT (transformateur de tension). Sur la
travée transformateur on a: le transformateur de puissance, le
transformateur auxiliaire, le parafoudre, les sectionneurs simple et de misse
à la terre, les réducteurs de mesure.
La travée ligne regroupe les différentes lignes d'arrivée et de départ suivantes:
- Tranche ligne L 100 correspond à l’arrivé 1 de la ligne de VRA,
- Tranche ligne L 110 correspond à l’arrivé 2 de la ligne de VRA,
- tranche ligne L 120 correspond au départ 1 de la ligne de Davié,
- Tranche ligne L 130 correspond au départ 2 de la ligne de Davié,
- Tranche ligne L 140 correspond au départ 1 de la ligne de Lomé port,
- Tranche ligne L 150 correspond au départ 2 de la ligne de Lomé -port.

Le tranché (travée) transformateur correspond à l'ensemble des transformateurs


du poste:
- travée transformateur T1 formé de deux (2) départs 20KV,
- travée transformateur T2 formé d’un départ 20KV,
- travée transformateur T3 formé d’un départ 20KV.

1.9 Protection des transformateurs du poste


La protection des transformateurs du poste se fait en différents modes :
- protection par relais différentiel basé sur le principe de l’égalité des
courants entrant et sortant, elle opère sur une différence de courant
d'entrée et de sortie d'un circuit ou d'un équipement électrique. Le
relais D202 installé est un relais à pourcentage très sensible. La
protection différentielle protège le transformateur contre les défauts de court-
circuit interne violents (court-circuit entre spire et masse), mais ne détecte pas
les défauts de court-circuit entre les spires d’un même enroulement,

Mémoire LP/UL-ENSI 12 SONDOU MANDATABE


CHAPITRE I : Présentation de la CEB poste lomé aflao

- Protection par relais de surintensité : les relais de surintensité raccordés aux


transformateurs de courant, sont installés de chaque côté du transformateur de
puissance et protège respectivement l’enroulement primaire et secondaire
contre les défauts de court-circuit internes et externes,
- Protection par relais de surcharge : les relais de surcharge protègent les
enroulements du transformateur contre les échauffements par effet joule dues à
une surintensité lente et prolongée,
- Protection par parafoudre : le parafoudre constitue le moyen le plus efficace
pour la protection du transformateur contre la surtension d’origine
atmosphérique qu’il limite en amplitude et en durée.
Outre les protections électriques, il existe d’autres types de protections qui surveillent
et contrôlent la température et la pression de l’huile diélectrique du transformateur.

1.10 Présentation du schéma unifilaire Lomé Aflao


La figure (1.3) présente le schéma unifilaire du poste de Lomé Aflao ; le champ
électrique est formé d’une boucle fermée de 161 KV. Composé de six (6) ligne, la
L100 et L110 sont bidirectionnel c’est-à-dire la CEB peut recevoir de l’énergie de la
VRA tous comme elle peut aussi livrer de l’énergie. L’énergie envoyé par la TCN
arrive par la ligne (L130), elle est immédiatement renvoyer vers Lomé port 1 à travers
la L140 enfin pour quelle alimente les usines concernés. L’instabilité de cette énergie
(TNC) ne permet pas la synchronisation avec la VRA. La boucle de 161KV alimente
trois (3) travées transformateur respectivement T1, T2, et T3 ; la travée T1 alimente
deux départs et la travée T2 et T3 alimente un départ chacun.

Mémoire LP/UL-ENSI 13 SONDOU MANDATABE


CHAPITRE I : Présentation de la CEB poste lomé aflao

Figure 1. 3 : Schéma unifilaire du poste Lomé Aflao

Mémoire LP/UL-ENSI 14 SONDOU MANDATABE


CHAPITRE I : Présentation de la CEB poste lomé aflao

1.11 Conclusion
Le poste de Lomé Aflao 161/20 KV; est un véritable trait d’union dans le système de
transport d’énergie électrique. Il est à la fois un poste de répartition et de
transformation, il relie la centrale de production aux points d’utilisation moyenne
tension et aux autres postes haute tension de la CEB. Pour assurer ses rôles et
permettre une exploitation rationnelle, chaque transformateur doit être suivi de prêt
afin qu’il puisse satisfaire les exigences de l’entreprise et donc satisfaire le
consommateur.

Mémoire LP/UL-ENSI 15 SONDOU MANDATABE


CHAPITRE II : Généralité sur les transformateurs de puissance

CHAPITRE II :

GENERALITE SUR LES TRANSFORMATEURS DE PUISSANCE

Mémoire LP/UL-ENSI 16 SONDOU MANDATABE


CHAPITRE II : Généralité sur les transformateurs de puissance

2.1 Introduction
Les transformateurs de puissances sont des machines très employées dans les
installations électriques. Dans ce chapitre nous étudierons les éléments constituants un
transformateur, les types de transformateur, leurs domaines d’applications et leur
exploitation.

2.2 Définitions [19]


Le transformateur est une machine électrique statique, appelé aussi convertisseur
statique à induction électromagnétique, il comporte deux (figure 2.1) ou plusieurs
enroulements fixes, destinés à transformer la tension et le courant alternatifs, à une
tension et courant alternatifs de même fréquence mais d’amplitudes différentes selon
les besoins d’utilisation.

Ou

Figure 2.1 : Symbole du transformateur de puissance. (Les deux points


représentent le sens conventionnel du courant et la tension).

2.2.1 Schéma du transformateur de puissances


Les figures 2.2 et 2.3 représentent respectivement les schémas du transformateur
monophasé et triphasé.

Figure 2.2 : Schéma du transformateur monophasé

Mémoire LP/UL-ENSI 17 SONDOU MANDATABE


CHAPITRE II : Généralité sur les transformateurs de puissance

Figure 2.3: Schéma du transformateur triphasé

2.3 Principe de fonctionnement [19]


Sur un circuit magnétique on réalise deux enroulements, l’un appelé primaire de N1
spires, l’autre secondaire de N2 spires. Lorsque l’enroulement primaire est relié à une
source alternative de tension U1, il crée un flux alternatif. Ce flux variable induit dans
l’enroulement secondaire une force électromotrice (f.é.m.). Si on relie ce secondaire à
un récepteur, un courant alternatif parcourt le circuit. La puissance électrique passe du
primaire au secondaire par l’intermédiaire des variations de flux (figure 2.4).

Figure 2.4: Schéma du principe de fonctionnement

2.4 Essais sur les transformateurs de puissance [10]


Dans cette partie nous ferons des essais sur le transformateur monophasé et le
transformateur triphasé. Ces essais permettent de déterminer la performance des
transformateurs de puissance.

Mémoire LP/UL-ENSI 18 SONDOU MANDATABE


CHAPITRE II : Généralité sur les transformateurs de puissance

2.4.1 Essais sur le transformateur monophasé


Nous allons mettre le secondaire du transformateur à vide puis en court-circuit et en
charge pour pouvoir déterminer les différents paramètres du transformateur.

2.4.1.1 Essai à vide d’un transformateur


Un transformateur est à vide quand l’enroulement secondaire n’alimente aucune
charge comme représenté sur la figure 2.5. L’essai à vide permet la détermination du
rapport de transformation, le facteur de puissance au primaire, les pertes magnétique
Pmag en fonction de la tension primaire.

Figure 2.5 : Schéma du transformateur à vide


Le rapport de transformation est déterminé comme suite par cette formule :
U N
m  
20 2
(2. 1)
U 10 N1

Où :

- m : est le rapport de transformation,


- U10 : la tension primaire à vide,
- U20 : la tension secondaire à vide,
- N1 : nombre de spire de l’enroulement primaire,
- N2 : nombre de spire de l’enroulement secondaire.

La puissance à vide (P0) lue sur le wattmètre est entièrement consommée par le
transformateur ; c’est la somme des Pertes par effet joule (R1I²10) dans le primaire et
les pertes magnétique (Pmag).

P0  R 1 I 10  Pmag
2
(2. 2)

Où :

- R1 : résistance de l’enroulement primaire,


Mémoire LP/UL-ENSI 19 SONDOU MANDATABE
CHAPITRE II : Généralité sur les transformateurs de puissance

- I10 : courant à vide du primaire.

Comme I10 I1n (courant primaire nominal) ; le terme (R1I²10) est très faible devant
Pmag ; avec une excellente approximation on écrit :

P0  Pmag  U 10 I 10 cos  0 (2. 3)

Où 0 est le facteur de puissance du primaire.

2.4.1.2 Essais en court-circuit


Comme l’essai à vide, cet essai (figure2.6) présente un double intérêt. Il permet la
détermination de la résistance secondaire Rs, l’impédance complexe ZS et les pertes
joule PJ.

Figure 2.6: Schéma du transformateur en court-circuit


Les pertes magnétiques Pmag sont très faible devant les pertes par effet joule (PJ) donc
la puissance du court-circuit (PCC) lue sur le wattmètre, est pratiquement égale à PJ. Si
on considère la résistance ramené au secondaire (RS) :

P1 cc  R s I 2 cc
2
(2. 4)

D’où :

P1 cc
Rs  2
(2. 5)
I 2 cc

Avec :

R s  R1 m  R 2
2
(2. 6)

(R1 et R2 représente successivement les résistances de l’enroulement primaire et


secondaire).
Mémoire LP/UL-ENSI 20 SONDOU MANDATABE
CHAPITRE II : Généralité sur les transformateurs de puissance

L’équivalence de l’essai en court-circuit vus du secondaire est représentée par la


figure2.7.

Figure 2.7 : Schéma de l’équivalence de l’essai en court-circuit vus du secondaire


La représentation (figure2.8) du circuit secondaire du transformateur dans
l’approximation de Kapp est représentée comme suite.

Figure 2.8 : Schéma du model de Kapp


Le model de Kapp donne alors l’équation

 mU 1 cc
 R s I 2 n  jX s I 2 n (2. 7)

Où :

- u1cc: la tension de court-circuit,


- XS: la réactance ramenée au secondaire,
- I2N: courant secondaire nominal.

Le diagramme vectoriel correspondant se réduit en un triangle rectangle représenté à


la figure 2.9.

Figure 2.9 : Le diagramme vectoriel de Kapp

Mémoire LP/UL-ENSI 21 SONDOU MANDATABE


CHAPITRE II : Généralité sur les transformateurs de puissance

Le théorème de Pythagore, appliqué au triangle rectangle permet d’écrire :

 mU   R s I 2n    X s I 2n 
2 2 2
1 cc
(2. 8)

Il faut donc retenir que l’essai en court-circuit permet de connaitre l’impédance


complexe (ZS) :

Z s  R s  jX s
(2. 9)

2.4.1.3 Essai en charge d’un transformateur de puissance


L’essai en charge représenté à la figure 2.10 consiste à branché une charge au
secondaire du transformateur. Elle permet la détermination de la chute de tension, la
puissance active au secondaire et le rendement.

Figure 2.10 : Schéma du montage en charge d’un transformateur de puissance

Nous observons que la tension secondaire U2 diminue lorsque le courant I2 augmente.


Cette chute de tension est due :

- Aux résistances R1 et R2 des enroulements,


- A un phénomène négligé jusqu’ici appelé fuit magnétiques.

Lorsque I2 0, la tension secondaire U2, notée alors U20 a pour expression U20 m U1.

Lorsque I2 0, la tension U2 est en général diffèrent de U20. Par définition la chute de


tension est :

U 2
U 20
U 2
 mU 1
U 2
(2. 10)

Cette chute de tension dépend du courant I2 et du facteur de puissance 2 de la


charge (figure 2.11 et 2.12).

Mémoire LP/UL-ENSI 22 SONDOU MANDATABE


CHAPITRE II : Généralité sur les transformateurs de puissance

Figure 2.11 : Schéma équivalent du secondaire [19]

Figure 2.12 : Schéma du diagramme de Kapp [19]


La chute de tension ce déduit donc par la relation :

U 2
 R s I 2 cos  2  X S I 2 sin  2 (2. 11)

2.4.2 Les Pertes et le rendement du transformateur


Les pertes dans les tôles et les enroulements définissent les pertes du transformateur.
Le rendement détermine la qualité de la machine.

2.4.2.1 Les pertes du transformateur


Nous avons vu que ces pertes sont de deux types :

- Les pertes magnétiques Pmag dans les tôles,


- Les pertes par effet joule PJ dans les enroulements.

Ces pertes qui s’expriment en watts (W), n’ont de signification que par rapport à la
puissance apparente nominale Sn de l’appareil qui s’exprime en VA. Les valeurs
relatives de ces pertes sont déterminées par les relations :

Mémoire LP/UL-ENSI 23 SONDOU MANDATABE


CHAPITRE II : Généralité sur les transformateurs de puissance

Pmag
Pmag %   100 (2. 12)
Sn

Pj
Pj %   100 (2. 13)
Sn

Les pertes magnétique sont analogues à celles d’une bobine à noyau ferromagnétique
et sont constantes, c’est -à-dire indépendantes du courant de charge I2. En particulier,
sous une même tension primaire, les pertes magnétique sont les mêmes à vide et en
charge. Pour les réduire, il faut :

- Adopter une valeur de l’amplitude du champ B̂ limitée (entre 1.4T et 1.6T),


cette valeur est donc :
U1
Bˆ  2 (2. 14)
N 1 wS

- Utiliser des tôles ferromagnétiques de bonne qualité (à cristaux orientés de


qualité 0.5 W/Kg).

Compte tenu des impératifs contradictoires lors de la construction, les pertes


magnétiques ont une valeur relative Pmag. :

- De l’ordre de quelque pour cent pour les appareils de faible puissance (Sn≤ 10
KVA),
- Ne dépasse pas 1% pour les grosses unités.

Les pertes par effets joule sont dues aux résistances R1 et R2 du primaire et du
secondaire ; elle est déterminer par cette relation:

P j  R1 I 1  R 2 I 2
2 2
(2. 15)

Dans l’approximation de Kapp le courant primaire est:

I 1  mI 2
(2. 16)

D’où:

Mémoire LP/UL-ENSI 24 SONDOU MANDATABE


CHAPITRE II : Généralité sur les transformateurs de puissance

P j  R 1 m I 2  R 2 I 2  m R 1  R 2 I 2  R s I 2
2 2 2 2 2
(2. 17)

Les pertes par effet joule sont proportionnelles au carré du courant de charge I2. Pour
les réduire il faut, comme pour réduire la chute de tension ∆ 2, réaliser des
enroulements de résistances aussi faibles que possible, c’est-à-dire utiliser des
conducteurs de section suffisante. Mais on est limité dans cette voie par
l’encombrement, si bien que les pertes par effet joule ont une valeur relative PJ de :

- De l’ordre de 10% pour les appareils de faible puissance,


- Ne dépasse pas 0.5% pour les grosses unités.

2.4.2.2 . Les valeurs nominales des tensions et de la puissance apparente


L’enroulement primaire a été conçu pour supporter sans risque une certaine tension
U1n : si la tension primaire dépasse notamment cette valeur, l’enroulement risque
d’être détériore par un arc électrique. U1n constitue la valeur nominale de la tension
primaire. Par définition la valeur nominale de la tension secondaire est :

U 2n
 mU 1n
(2. 18)

Dans le transformateur à vide, lorsque la tension primaire prend sa valeur nominale, il


en est de même de la tension secondaire. En charge par contre la tension secondaire est
le plus souvent inferieur à U2n, lorsque U1 U1n.

Les produits U1nI1n et U2nI2n ont la même valeur ; cette valeur est, par définition la
puissance apparente nominale Sn de l’appareil :

S n  U 1n I 1n  U 2n
I 2n (2. 19)

Un transformateur est caractérisé par une seule puissance apparente nominale. Elle a la
même valeur au primaire et au secondaire. Le bilan des puissances est représenté par la
figure2.13 suivante.

Mémoire LP/UL-ENSI 25 SONDOU MANDATABE


CHAPITRE II : Généralité sur les transformateurs de puissance

Puissance
absorbée Puissance utile
Primaire Circuit Secondaire
magnétique

Pertes joule Pertes ferromagnétique Pertes joule


(Pj1) (Pfer) (Pj2)

Figure 2.13 : Schéma du bilan des puissances [19]

2.4.2.3 Le rendement du transformateur


En charge un transformateur :

- Reçoit du réseau qui alimente son primaire, la puissance primaire,

P1  U 1 I 1 cos  1 (2. 20)

- Fournit au récepteur connecté à son secondaire, la puissance secondaire,

P2  U 2 I 2 cos  2 (2. 21)

Son rendement est donc défini par la relation :

P2 U 2 I 2 cos  2
   (2. 22)
P1 U 1 I 1 cos  1

La différence entre P1 et P2 représente les pertes de l’appareil ; autrement dit, on a :

P1  P2  Pmag  P j (2. 23)

On en déduit une autre expression du rendement, équivalente à la première :

U 2 I 2 cos  2 
  (2. 24)
U 2
I 2 cos  2  Pmag  P j 

Ce rendement atteint sa valeur maximale lorsque les pertes variables (par effet joule)
sont égales aux pertes constantes (magnétiques).

Mémoire LP/UL-ENSI 26 SONDOU MANDATABE


CHAPITRE II : Généralité sur les transformateurs de puissance

2.4.3 Essais sur le transformateur triphasé [21] [25]


En triphasé, les essais se conduisent comme en monophasé. Ce pendant les puissances
à vide P0, en court-circuit PCC et en charge P2, étant généralement mesurées par la
méthode des deux wattmètres sont des puissances globales.

Les transformateurs triphasés se classent en deux catégories qui sont :

- A flux libres (trois transformateurs monophasés, transformateur à cinq


colonnes),
- A flux liés (transformateur à trois colonnes).

Les deux types d’appareils ont le même fonctionnement en régime équilibré mais des
fonctionnements différents en régime déséquilibré. En régime équilibré toute la théorie
du transformateur monophasé est applicable à condition de raisonner « phase à
phase », c’est-à-dire « une phase du primaire-la phase correspondante du secondaire ».

2.4.3.1 Couplage du transformateur de puissance


Les enroulements du transformateur triphasé subissent un couplage au primaire tout
comme au secondaire. Généralement ce sont les couplages étoile et triangle mais il y’a
un troisième couplage qui est le zigzag.

2.4.3.2 Couplage étoile


Les courants , , (valeur efficace I1) qui circulent dans les fils de phase de la ligne
sont les même que les , , (valeur efficace J1) qui circulent dans les phases du
transformateur.

I1  J 1 (2. 25)

Les tensions , , (valeur efficace V1) constituent les tensions simples de la ligne
(puisque le centre de l’étoile est au potentiel zéro) ; les tensions entre deux fils de
phase de cette ligne ont pour valeur efficace :

U 1  V1 3 (2. 26)

Mémoire LP/UL-ENSI 27 SONDOU MANDATABE


CHAPITRE II : Généralité sur les transformateurs de puissance

2.4.3.3 Couplage triangle


Les courants , , dans les fils de phase de la ligne ne sont plus les mêmes que les
courants , , dans les phases du transformateur ; les valeurs efficaces I1 et J1 sont
telles que :

I1  J 1 3 (2. 27)

Les tensions , , aux bornes des phases de l’enroulement primaire ne sont plus les
tensions simples de la ligne d’alimentation mais les tensions composées de cette ligne
(autrement dit les tensions entre fils de phase prise deux à deux). Les valeurs efficaces
V1 et U1 sont donc égaux.

U 1  V1 (2. 28)

Les conclusions sont naturellement identiques en ce qui concerne les phases du


secondaire et la ligne correspondante.

Dans l’industrie on utilise surtout le rapport de transformation faisant intervenir

- La tension entre deux fils de phase de la ligne secondaire,


- La tension entre deux fils de phase de la ligne primaire.

U
mi  (2. 29)
20

U1

Ce rapport prend, en fonction de m, des valeurs différentes selon les couplages du


primaire et du secondaire comme nous le montre le tableau 2.1.

Tableau 2.1: Rapport industriel en fonction des couplages [10]

couplage

Y–Y V20 √ V1 √ m

D–D V20 V1 m

Y–D V20 V1 √ √

D–Y V20 √ V1 m√

Mémoire LP/UL-ENSI 28 SONDOU MANDATABE


CHAPITRE II : Généralité sur les transformateurs de puissance

L’avantage du rapport mi est qu’il ne fait intervenir que des grandeurs directement
mesurables quel que soit le couplage du transformateur.

2.4.3.4 L’intérêt du couplage étoile


Si est la tension entre deux fils de la ligne d’alimentation du primaire, la tension
aux bornes de chaque phase du primaire est :

- avec le couplage triangle,


- avec le couplage étoile.

La tension que doit supporter chaque phase est plus faible avec le couplage étoile, si
bien que l’isolement des bobinages est plus facile à réaliser. Le couplage étoile est
plus économique que le couplage triangle, spécialement en haute tension (H.T.).
D’autre part, au secondaire, le couplage étoile permet de sortir le neutre : cette
propriété est par, exemple, indispensable pour les transformateurs de distribution
alimentant des lignes à quatre fils en 220-380V.

2.4.3.5 Les valeurs nominales


Quel que soit le couplage on a la puissance apparente :

Sn  3U 1 n I 1 n  3U 2 n I 2 n (2. 30)

Les puissances primaire et secondaire sont respectivement donc :

P1  3U 1 I 1 cos  1 (2. 31)

P2  3U 2 I 2 cos  2 (2. 32)

La puissance du court-circuit est :

Pcc  3 R s J 2 n
2
(2. 33)

Où :

- J2n : courant de phase du secondaire.

Mémoire LP/UL-ENSI 29 SONDOU MANDATABE


CHAPITRE II : Généralité sur les transformateurs de puissance

L’impédance ramenée au secondaire est définit par la relation :

mV
Zs  (2. 34)
1 cc

J 2n

Avec V1cc la tension de court-circuit au primaire.

La chute de tension (∆ 2) aux bornes de chaque phase du secondaire est donc :

 V 2   R s cos  2  X s sin  2  J 2 (2. 35)

Et par la suite la chute de tension entre deux fils de phase de la ligne secondaire est :

- Secondaire en étoile :

U 2  3  R s cos  2  X s sin  2  I 2 (2. 36)

- Secondaire en triangle :

1
U 2   R s cos  2  X s sin  2  I 2 (2. 37)
3

Étant proportionnel à , quel que soit le couplage ; comme = lorsque ,


on a donc le rendement du transformateur triphasé qui est égale à :

 
 3U 2 I 2 cos  2 
(2. 38)
 
2

  I  
3U 2 I 2 cos  2  Pmag  Pcc  2 

  I 2n  
 

2.5 Construction des transformateurs [7]


Le transformateur est une machine d’induction qui comporte principalement (figure
2.14) :

- Un circuit magnétique comprenant des colonnes, une culasse supérieure et une


culasse inferieure,
- Un circuit électrique comprenant deux(2) bobines par noyau, l’une formant
l’enroulement primaire, l’autre enroulement secondaire,

Mémoire LP/UL-ENSI 30 SONDOU MANDATABE


CHAPITRE II : Généralité sur les transformateurs de puissance

- Des organes mécaniques assurant les fonctions telles que : support, protection,
manutention, refroidissement.

Le circuit magnétique et les enroulements constituent la partie active du


transformateur [10].

Figure 2.14 : Vue d’un transformateur de puissance [17]

2.5.1 Le circuit magnétique du transformateur


Son rôle essentiel est de canaliser le flux et de présenter le minimum de pertes par
hystérésis et courant de Foucault. Le rôle du noyau est de guider le flux
magnétique entre le primaire et le secondaire. La densité du flux doit être aussi haute
que possible sans que le noyau entre en saturation. Cela permet de réduire la taille du
transformateur et ainsi son prix. Le champ magnétique a typiquement une valeur
comprise entre 1,6 et 1,8 tesla(T). Le noyau se compose d’un empilage de tôles
ferromagnétique de haute perméabilité et à grains orientés, isolées électriquement
entre elles. Il doit être conçu de façon à réduire les pertes par courant de Foucault et
par hystérésis qui se produisent lors de la variation périodique du flux magnétique.la
figure2.15 ci-contre présente un circuit magnétique [10].

Mémoire LP/UL-ENSI 31 SONDOU MANDATABE


CHAPITRE II : Généralité sur les transformateurs de puissance

Figure 2.15 : Schéma du circuit magnétique

Suivant la forme du circuit magnétique on distingue deux grandes familles de circuits


magnétiques existent qui sont de type colonnes et du type cuirassé représentés par la
Figure 2.16 ci-dessous.

Figure 2.16 : Les types de circuit magnétique [25].

2.5.1.1 Circuit magnétique de type cuirassé


Dans la technologie cuirassée le circuit magnétique entoure les bobinages hauts et
basse tensions d’une phase donnée comme le montre cette Figure 2.17.

Figure 2.17 : Schéma du circuit magnétique cuirassé.

Mémoire LP/UL-ENSI 32 SONDOU MANDATABE


CHAPITRE II : Généralité sur les transformateurs de puissance

Dans ces transformateurs cuirassés les chemins de retour du flux magnétique à travers
le circuit magnétique sont externes et entourent les bobinages. Grâce à son excellent
arrangement de l’écrantage magnétique le transformateur cuirassé correspond
particulièrement bien à la fourniture de basse tension et fort courant, comme par
exemple dans le cas de transformateur de fours à arcs.

Cette technologie est particulièrement compacte par rapport à la technologie colonne.


Cependant elle requière une certaine expérience et beaucoup de main d’œuvre quant à
la construction des bobinages et à l’assemblage des tonnes de circuit magnétique.

2.5.1.2 Circuit magnétique de type colonne


Les transformateurs à colonnes ont leurs chemins de retour du flux magnétique qui
passent dans des noyaux de circuit magnétique qui sont entourées concentriquement
par les enroulements principaux représenté par cette figure2.18.

Figure 2.18 : Schéma du circuit magnétique colonne.

Dans un transformateur triphasé il y a un noyau de circuit magnétique par phase


électrique. Ce type de transformateur est particulièrement répandu dans le monde pour
tout type d’application.

Dans la technologie à colonne il y a principalement deux techniques de bobinages qui


sont :

- le bobinage en couches,
- le bobinage en galettes.

Mémoire LP/UL-ENSI 33 SONDOU MANDATABE


CHAPITRE II : Généralité sur les transformateurs de puissance

2.5.1.2.1 Le bobinage en couches


Un des avantages de cette construction est sa bonne répartition, par capacité, des chocs
de foudre le long des spires. En revanche un des points à prendre en compte est que sur
l’épaisseur d’une bobine on obtient la pleine tension de l’enroulement considéré. Ceci
implique de bien isoler électriquement les couches entre elles.

2.5.1.2.2 Le bobinage en galettes


De par la construction des enroulements en galettes la pleine tension de l’enroulement
est répartie sur toute la hauteur de la bobine, à contrarie de l’enroulement en couches
où la tension de l’enroulement est à tenir dans l’épaisseur du bobinage. Ainsi les
précautions d’isolation à tenir sont moins contraignantes que la longue couche.

2.5.2 Le circuit électrique du transformateur


Il est constitué par les enroulements primaire et secondaire et leur isolement. La Figure
2.19 montre la disposition des enroulements autour du circuit magnétique.

Figure 2.19 : Disposition des enroulements autour du circuit magnétique

Technologiquement, dans tout transformateur, on distingue l’enroulement HT (haute


tension) de l’enroulement BT (basse tension) que ce transformateur soit élévateur ou
abaisseur de tension. La Figure 2.20 nous présent les enroulements du transformateur.

Mémoire LP/UL-ENSI 34 SONDOU MANDATABE


CHAPITRE II : Généralité sur les transformateurs de puissance

Figure 2.20 : Vue d’un enroulement du transformateur de puissance


Entre autre on a plusieurs types de bobinage des transformateurs de puissance comme :

- Le bobinage concentrique : L’enroulement BT est placé près de la colonne car la


distance d’isolation entre la bobine et la colonne sera la plus faible. Ce type de
bobinage est très utilisé dans les petits transformateurs, il est dit « en tonneau »,
- Le bobinage mixte : Pour éviter les très forts différance de potentialité (d.d.p) entre
les spires d’extrémité de deux couches successives, on réalise des bobines plates
(galettes) qui sont montées en série les unes avec les autres (utilisé en HT et THT),
- Le bobinage alterné en galettes : les galettes HT et BT sont alternées, l’empilage
est terminé par les galettes BT plus facile à isoler du circuit magnétique.

2.6 Les types de transformateur


On a plusieurs types de transformateur de puissance tel que les transformateurs dit
spéciaux, des supraconducteurs, transformateur immergé, transformateur à sec.

2.6.1 Le transformateur immergé [2].


Le transformateur est disposé dans un bain d’huile qui assure l’isolement et le
refroidissement (figure2.21). Dans ce type de transformateur, le circuit magnétique et
les enroulements sont immergés dans un liquide isolant tel que l’huile. Il peut être de
type minéral, siliconique, et végétal. Les enroulements primaires et secondaires des
transformateurs immergés dans l’huile sont construits en aluminium et/ou en cuivre
avec isolement des conducteurs dans du papier de pure cellulose ou, par des fils à

Mémoire LP/UL-ENSI 35 SONDOU MANDATABE


CHAPITRE II : Généralité sur les transformateurs de puissance

diamètres réduit, dans un double émail. Ce transformateur est moins onéreux et a des
pertes moindres que le transformateur sec.

Figure 2.21 : Transformateur immergé

2.6.2 Le Transformateurs secs [3]


Un transformateur sec figure (2.22), contrairement au transformateur immergé, est
constitué d’enroulements moulés sous vide. Les enroulements BT et les enroulements
HT sont concentriques et enrobés dans une résine époxy. Le transformateur sec peut
être disposé dans une enveloppe de protection qui permet de l’isoler du monde
extérieur et d’assurer l’évacuation de la chaleur au travers de ses parois. L’isolation
des enroulements est réalisée par des isolants secs. Le refroidissement est donc assuré
par l’air ambiant sans liquide intermédiaire. Les risques d'incendie et de rejet de
substances nocives dans l'environnement sont réduits. En effet contrairement aux
transformateurs immergés, dont le liquide utilisé comme diélectrique est l’huile
minérale (inflammable), les transformateurs secs n’utilisent aucune substance pour
leur refroidissement.

Mémoire LP/UL-ENSI 36 SONDOU MANDATABE


CHAPITRE II : Généralité sur les transformateurs de puissance

Figure 2.22 : Transformateur à secs.

2.6.3 L’Autotransformateur
Un autotransformateur est un transformateur ne disposant que d'un seul enroulement,
le secondaire étant une partie de l'enroulement primaire (figure 2.23). Le courant
alimentant le transformateur parcourt le primaire en totalité et une dérivation à un
point donné de celui-ci détermine la sortie du secondaire. Les autotransformateurs sont
utilisés pour adapter précisément la valeur de la tension nominale, Grace à l'option de
réversibilité, ils fonctionnent aussi bien en élévateur qu'en abaisseur de tension. .
L'inconvénient d'un autotransformateur est de ne présenter aucune séparation
galvanique (sans isolement entre le primaire et le secondaire), donc moins de sécurité
même sans défaut. Son rendement est plus élevé mais le courant de court-circuit
également.

Figure 2.23 : Schéma de l’autotransformateur

2.6.4 Le transformateur d’isolement


Ce type de transformateur (figure 2.24) est utilisé pour créer de l’isolement électrique
entre plusieurs circuits, pour des raisons de sécurité électrique ou technique. Ceci

Mémoire LP/UL-ENSI 37 SONDOU MANDATABE


CHAPITRE II : Généralité sur les transformateurs de puissance

grâce à l’isolation galvanique entre les enroulements primaire et secondaire. La


différence avec le transformateur classique est que la tension de sortie et celle de
l’entrée ont la même valeur efficace. En effet ces deux enroulements (primaire et
secondaire) sont presque identiques. Le nombre de spires du secondaire est souvent
très légèrement supérieur au nombre de spires du primaire afin de compenser la faible
chute de tension en fonctionnement. Les sections de fil au primaire et au secondaire
sont identiques car l'intensité des courants est la même.

Ils sont, largement utilisés dans les blocs opératoires. En effet pour éviter qu'un défaut
d’une salle n'engendre des dysfonctionnements dans une autre salle, chaque salle du
bloc est équipée de son propre transformateur d'isolement. Ce sont les transformateurs
de séparation des circuits pour locaux hospitaliers. Les transformateurs de séparation
des circuits doivent être conformes à la norme IEC EN 61558-2-4. Ils sont protégés et
doivent respectés des normes supplémentaires suivant le besoin. Pour la sécurité il faut
la norme IEC EN 61558-2-6. Pour les milieux à risque comme les hôpitaux, c’est la
norme IEC EN 61558-2-15. Dans ce cas ils sont équipés d'un système de surveillance
de température (bilames), sorties sur bornes dédiées, à raccorder à un système de
contrôle (optique, acoustique etc.).

Figure 2.24 : Schéma du transformateur d’isolement [24]

2.6.5 Le transformateur d’intensité [24]


Il sert d’interface entre le réseau électrique et un appareil de mesure comme le présente
la figure2.25. On les appelle aussi transformateurs de courant (TI) ou encore (TC) et
peuvent autorisés la mesure des courants alternatifs élevés. En effet le rapport de
transformation permet l’usage d’un ampèremètre classique pour mesurer l'intensité au
secondaire. Cette intensité est proportionnelle au courant primaire mesuré et peut
atteindre plusieurs kilo-ampères (kA).
Mémoire LP/UL-ENSI 38 SONDOU MANDATABE
CHAPITRE II : Généralité sur les transformateurs de puissance

Figure 2.25 : Schéma d’un transformateur de courant

Le transformateur de courant (TI) se place en série dans le circuit à mesurer (figure


2.26) et son enroulement primaire possède peu de spires contrairement à son
secondaire qui en possède beaucoup plus. Il doit être résistant au court-circuit (noyaux
saturés). Le secondaire d'un transformateur de courant ne doit jamais être ouvert
lorsque le primaire est alimenté, ce qui présente un danger (densité de flux très élevée).
Les transformateurs de courant (TI) s’associent aux ampèremètres, aux compteurs
d'énergie ou aux centrales de mesure pour la détermination des principales grandeurs
électriques avec une classe de précision de 1 %. Ils délivrent un courant de 0 à 5 A au
secondaire, proportionnel au courant primaire et peuvent se fixés sur platine, sur rail,
ou sur barre. Le raccordement secondaire se fait par bornes, ou par cosse.

Figure 2.26 : Transformateur de courant

2.6.6 Le transformateur de tension


Le principe de fonctionnement est celui du transformateur normal. Contrairement au
transformateur de courant, les transformateurs de tension (TT) ont un enroulement
primaire plus important que celui du secondaire. Il apporte une grande précision dans

Mémoire LP/UL-ENSI 39 SONDOU MANDATABE


CHAPITRE II : Généralité sur les transformateurs de puissance

les installations de mesure. Ce type de transformateur permet la mesure de tensions


alternatives élevées. Son rapport de transformation peut être étalonné avec précision
tout en délivrant une très faible charge au secondaire correspondant à un voltmètre. Il
se monte en parallèle et ne doit jamais être court-circuité. La figure 2.27 nous présente
un transformateur de tension [24].

Figure 2.27 : Le transformateur de tension

2.7 Couplage et indice horaire des transformateurs de puissance [18]


Comme tout système triphasé (figure 2.28), les enroulements primaires et secondaires
peuvent être couplés en étoile (permet la sortie du point neutre, très utile en BT) ou en
triangle (nécessite plus de spires par colonne que l’enroulement étoile, pas de neutre
sortie). Il existe une troisième variante consistant à mettre en série, afin de constituer
une phase, deux demi-enroulements placés sur des noyaux différents et à coupler les
trois phases ainsi obtenues en étoile. Ce mode de couplage est dit en zigzag (chaque
enroulement comprend deux demi-bobines placées sur des noyaux différents; avec ce
couplage, on obtient une meilleure répartition des tensions en cas de réseau
déséquilibré coté BT).

Afin de caractériser d’une manière conventionnelle les couplages des transformateurs


triphasés, le primaire est désigné par une lettre majuscule et le secondaire par une
lettre minuscule. Les lettres employées sont les suivantes :

Mémoire LP/UL-ENSI 40 SONDOU MANDATABE


CHAPITRE II : Généralité sur les transformateurs de puissance

- Y : couplage étoile primaire,


- y : couplage étoile secondaire,
- D : couplage triangle primaire,
- d : couplage triangle secondaire,
- Z : couplage zigzag primaire,
- z : couplage zigzag secondaire.

a) Couplage étoile b) Couplage triangle c) Couplage Zigzag


Figure 2.28 : Schémas des couplages du transformateur triphasé

Les différents couplages possibles peuvent induire un déphasage α entre tensions


homologues primaire et secondaire. Ce déphasage est toujours un multiple de 30°. On
définit l’indice horaire (n) par un nombre entier compris entre 0 et 11 caractérisant le
déphasage α des tensions primaire et secondaire homologues. L’indice horaire est
défini comme [18] :


n  
(2. 39)
30

Par analogie avec les divisions d’un cadran de montre (montre à aiguille), on parle de
groupe horaire du transformateur. La détermination du groupe horaire s’effectue
comme suit : A, B, C désignent les bornes des enroulements haute tension (HT) et a, b,
c celles des enroulements base tension (BT).

L’exemple ci-dessous représenté sur la Figure 2.29 de gauche les systèmes de tensions
primaires en rouge (a, b, c) et de tensions secondaires en noir (A, B, C). La Figure
2.29 de droite donne par simple lecture la valeur de l’indice horaire. Ici le vecteur de la

Mémoire LP/UL-ENSI 41 SONDOU MANDATABE


CHAPITRE II : Généralité sur les transformateurs de puissance

phase a indiqué 11 heure lorsque le vecteur de la phase A est à midi, on a donc un


indice horaire égale à 11.

Figure 2.29 : Exemple d’indice horaire

2.8 Utilisation des transformateurs


Les transformateurs de puissance sont des machines très employé dans les réseaux
électriques (figure 2.30) et les applications industriels tel que :

- la sortie des centrales électriques,


- transport d’énergie électrique,
- distribution d’énergie électrique,
- les applications industrielles (transformateur de four et sous-station
ferroviaires),
- la sécurité de la séparation électrique,
- des circuits de mesure,
- alimentation des circuits électroniques.

Un transformateur peut assurer deux fonctions :

- élever ou abaisser une tension alternative monophasée ou triphasée,


- assurer l’isolation entre deux réseaux électriques (isolation galvanique entre
deux Réseaux électriques).

Mémoire LP/UL-ENSI 42 SONDOU MANDATABE


CHAPITRE II : Généralité sur les transformateurs de puissance

Figure 2.30 : La place du transformateur de puissance dans le réseau [21]

2.9 L’isolation des transformateurs de puissance


L'isolation diélectrique, qu'elle soit solide ou liquide, doit permettre au transformateur
de résister à la fois à la tension alternative en régime permanent et aux surtensions
transitoires sans décharge électrique. Pour ce faire, elle doit homogénéiser le champ
électrique dans le transformateur. L'isolation solide est constituée principalement de
cellulose, celle liquide est normalement constituée d'huile.

2.9.1 Isolation liquide [2]


Les transformateurs de puissance sont traditionnellement remplis d'huile
minérale spécifique. Elle permet l'isolation diélectrique des enroulements entre eux
ainsi que le refroidissement du transformateur. Elle a en effet une rigidité
diélectrique nettement supérieure à l'air par exemple : typiquement une huile minérale
a une rigidité de 70 kV/2,5 mm soit 280 kV/cm alors que l'air n'est qu'à 24 kV/cm, cela
influe fortement sur le dimensionnement du transformateur. L'huile est un bon
conducteur thermique, et sa circulation au travers de radiateurs permet d'évacuer

Mémoire LP/UL-ENSI 43 SONDOU MANDATABE


CHAPITRE II : Généralité sur les transformateurs de puissance

la chaleur produite par les bobines et le circuit magnétique du transformateur. Elle doit
posséder un haut niveau d'isolation diélectrique et un haut point d'inflammation pour
permettre une exploitation en toute sécurité. L'huile perd de ses propriétés
diélectriques avec le vieillissement, avant tout causé par la température. Pour limiter le
phénomène on utilise des additifs antioxydants, on parle alors d'huile inhibée, dans le
cas contraire d'huile non-inhibée. Par ailleurs, elles ne doivent pas contenir de soufre
car c'est un matériau qui a des propriétés corrosives. L'humidité et les impuretés font
décroître également la rigidité électrique de l'huile, il est donc important d'avoir une
huile pure et sèche. Ces dernières années ont vu l'apparition d'huile de
substitution : huile de silicone, ester synthétique et ester naturel. Les huiles minérales
se voient en effet reprocher la pollution qu'elles entraînent en cas de fuite, les esters
sont biodégradables, les huiles de silicones sont inertes. Par ailleurs, les huiles
alternatives ont un point de flamme presque deux fois plus élevé que les huiles
minérales, de l'ordre de 300 °C au lieu de 150 °C, ce qui réduit le risque d'explosion
des transformateurs de puissance. Les huiles de silicone ont un très bon comportement
vis-à-vis du vieillissement. Les esters sont eux de moins bon conducteurs thermiques
que l'huile minérale. Le coût des esters et des huiles de silicone est également
nettement supérieur à celui de l'huile minérale. Pour éviter de graves conséquences
écologiques en cas de fuite d'huile, un bac de rétention est installé sous les
transformateurs.

2.9.2 L’isolation solide [7]


L'isolation papier est réalisée à l'aide de couches de papier superposées, imprégnées
d'huile puis séchées . Les pores du papier atteignent alors une grande rigidité
diélectrique, des pertes diélectriques faibles et un constant diélectrique proche de celle
de l'huile. Il est à noter que le papier associé à l'huile a de bien meilleures propriétés
diélectriques que le papier ou l'huile séparément. La présence d'humidité dans
l'isolation est très néfaste pour ses propriétés. Cette isolation est ensuite disposée dans
le transformateur entre les enroulements et la cuve en suivant la technique des
barrières, c'est-à-dire que de fines couches d'isolation sont alternées avec de l'huile
(voir Figure 2.31). La partie centrale est simplement constituée de cylindres

Mémoire LP/UL-ENSI 44 SONDOU MANDATABE


CHAPITRE II : Généralité sur les transformateurs de puissance

concentriques, la contrainte électrique étant purement radiale. L'extrémité des


enroulements et le flux de fuite en résultant rendent la partie supérieure plus technique,
la solution consiste à alterner des couches « pétales » espacées entre elles d'environ
huit centimètre (8 cm). Auparavant cette partie supérieure faisait des angles droits avec
les cylindres centraux, depuis des parties moulées épousent mieux les équipotentielles
grâce à leurs formes arrondies. Elle est particulièrement sensible à la température et ne
supporte pas des températures supérieures à 120 °C. La qualité de l'isolation papier est
caractérisée par un haut degré de polymérisation et de faibles décharges partielles. Le
vieillissement de l'isolation, dû à la température notamment, se caractérise tout d'abord
sur le plan mécanique, les propriétés diélectriques ne décroissent que bien après.

Il est à noter que les enroulements sont également entourés d'une fine bande de papier
isolant afin d'isoler les différents bobinages en parallèle. Au niveau axial, les
enroulements sont isolés à l'aide de cales de papier pressé. L'isolation papier à la
propriété de pouvoir absorber une grande quantité d'humidité. Cela détériore ses
propriétés diélectriques et augmente considérablement son volume. L'isolation doit
donc être séchée avant d'être placée dans la cuve.

Cette opération menée avec de l'air à une température typiquement comprise entre 80
et 120 °C peut durer plusieurs jours pour les gros transformateurs, elle est conclue par
une mise sous vide afin d'éliminer la vapeur restante dans les interstices du
transformateur. Une autre technique répandue est celle de la phase-vapeur. Elle est
privilégiée dans les années 2000 pour augmenter la rapidité du processus. Elle
consiste, dans sa première phase, à pulvériser un liquide, par exemple du white spirit,
sous forme de vapeur sur le transformateur à basse pression. Cette vapeur est
condensée sur les parties actives. Ce faisant, elle relâche sa chaleur latente et les
échauffes donc de l'intérieur. Il faut veiller à ce qu'elle ne dépasse pas une température
d'environ 130 °C pour éviter d'endommager l'isolation. Quand cette température est
atteinte, le white spirit et la vapeur d'eau sont pompés. Ensuite, un vide est créé dans le
four. Pour faciliter le transport, les gros transformateurs de puissance sont vidés de
leur huile pour le transport. Pour éviter que l'humidité ne s'infiltre, ils sont alors
remplis soit d'air sec soit d'azote légèrement sur pressurisés.

Mémoire LP/UL-ENSI 45 SONDOU MANDATABE


CHAPITRE II : Généralité sur les transformateurs de puissance

Figure 2.31 : Exemple d'un système d'isolation typique avec des barrières en
papier séparées par de l'huile [2]

2.9.3 Traversées isolantes [18]


Les traversées isolantes ont pour but d’assurer la liaison électrique entre les extrémités
des enroulements primaire et secondaire, d’une part, et les lignes d’arrivée et de
départ, d’autre part, à travers le couvercle ; d’où le nom de traversées.

Leurs fonctions sont principalement l’isolement du champ électrique et une fixation


étanche et robuste sur le couvercle. Il doit permettre :
- l’isolement de la liaison par rapport au couvercle,
- d’assurer l’étanchéité,
- d’obtenir une résistance suffisante.
Il existe plusieurs types de traversée (figure2.32). Pour les gros transformateurs, les
traversées sont remplies d’huile.

Mémoire LP/UL-ENSI 46 SONDOU MANDATABE


CHAPITRE II : Généralité sur les transformateurs de puissance

a) Traversé en porcelaine b) Traversé en condensateur


Figure 2.32 : La traversé isolante

2.10 Organes mécanique du transformateur


Les organes mécaniques jouent un très grand rôle dans la technologie de construction
des transformateurs de puissance.

2.10.1 Cuve et couvercle


Ils assurent plusieurs fonctions [18]:

- Protection mécanique de la partie active,


- Contenance du diélectrique et son refroidissement,
- Support du circuit magnétique,
- Fixation des traversées,
- Manutention.

Les cuves et couvercles sont en tôle d’acier soudé (figure2.33) et doivent posséder les
qualités de résistance, de rigidité et d’étanchéité suffisantes pour remplir les fonctions
précédentes.

Mémoire LP/UL-ENSI 47 SONDOU MANDATABE


CHAPITRE II : Généralité sur les transformateurs de puissance

Figure 2.33 : La cuve d'un transformateur de puissance [22]

2.10.2 Refroidissement du transformateur [18]


Les pertes dans le circuit magnétique (hystérésis et courants de Foucault) et par effet
joule dans les enroulements provoquent des échauffements. Pour éviter la détérioration
des isolants, on refroidit les transformateurs ce qui permet, en plus, une meilleure
utilisation des matériaux. On distingue plusieurs types de refroidissement :

- Refroidissement dans l’aire : le transformateur est mis dans une enceinte


grillagée, la ventilation peut être naturelle ou forcée,
- Refroidissement naturel dans l’huile : la cuve renfermant le transformateur est
munie d’ailettes : l’huile se refroidit au contact des parois,
- Refroidissement par radiateur d’huile : l’huile circule naturellement dans un
radiateur séparé de la cuve. Ce radiateur peut être ventilé et la circulation
d’huile forcée par une pompe qui accélère le passage de l’huile,
- Refroidissement avec hydroréfrigérant : la circulation de l’huile s’effectue dans
une cuve contenant des tubes à l’intérieur desquels circule l’eau froide.

2.10.2.1 Symboles pour le refroidissement


Un groupe de quatre (4) lettres permet de définir le mode de refroidissement présenté
dans le tableau 2.2.

Mémoire LP/UL-ENSI 48 SONDOU MANDATABE


CHAPITRE II : Généralité sur les transformateurs de puissance

Tableau 2.2 : Symbole pour le refroidissement du transformateur de puissance


[18]

1er lettre 2e lettre 3e lettre 4e lettre

Mode de Mode de
Nature du Fluide de
circulation du circulation du
diélectrique refroidissement
diélectrique fluide

O Huile Minérale N Naturel


O
Diélectrique
L F Forcée L N
Chloré Symbole de Symbole de
G Gaz G la première F la deuxième
Forcée et
lettre lettre
dirigée dans A D
A Air
D les
S
S Isolant solide enroulements

Exemple : ONAN : Transformateur immergé dans l’huile, à circulation naturelle,


refroidi par air, à ventilation naturelle.

2.10.2.2 Les diélectriques [24]


Selon les tensions appliquées aux enroulements, l’isolement général peut être assuré
par :

- De l’air, c’est le cas des petits transformateurs en BT,


- De l’huile, très employée dans tous les transformateurs de puissance, mais elle
présente des risques d’incendie et d’explosion,
- Du quartz, c’est un sable qui étouffe les flammes mais rend le refroidissement plus
difficile.

Ces diélectriques assurent à la fois l’isolement et le refroidissement des


transformateurs. L’utilisation des diélectriques chlorée (pyralène) est interdits car, en
cas d’incendie, ces diélectriques incombustibles se décomposent et produisent de la
dioxyne, qui est un toxique. Ils sont remplacés par de l’huile minérale, soit par un
enrobage de résine avec refroidissement par l’air.

Mémoire LP/UL-ENSI 49 SONDOU MANDATABE


CHAPITRE II : Généralité sur les transformateurs de puissance

2.11 Défauts et protection du transformateur de puissance [26]


Plusieurs équipement sont misses en place pour assurées la protection du
transformateur lorsqu’un défaut survient en charge. Généralement ces défauts sont
d’origine interne et externe.

2.11.1 Les Défauts sur le transformateur de puissance [3]


Les défauts dans les transformateurs sont de quatre types : les surcharges, le court-
circuit, les défauts à la masse et les surfluxages. Dans le premier cas, l'intensité
traversant le transformateur devient trop grande, ce qui conduit à une augmentation de
la température interne du transformateur ce qui est nuisible à la durée de vie. Le court-
circuit se présente sous deux (2) types : interne et externe. Les premiers sont dus à des
arcs entre les enroulements, ils entraînent une dégradation rapide de l'huile et la
formation de gaz qui peuvent mener à des incendies ou à l'explosion du
transformateur. Les seconds entraînent principalement une forte contrainte mécanique
sur les enroulements et peuvent s'ils sont prolongés mener à un court-circuit interne.
Les défauts à la masse sont comparables au court-circuit interne avec une connexion
entre le bobinage et le noyau ou la cuve. Un autre défaut à éliminer est le surfluxage,
c'est-à-dire une hausse du flux magnétique dans le noyau de fer du transformateur. Il
est causé soit par une surtension, soit par une baisse de la tension. Dans tous les cas, si
un défaut est détecté, il convient de déconnecter au plus vite le transformateur.
Concrètement un relais envoie un ordre d'ouverture (de déclenchement)
au disjoncteur relié au transformateur.

2.11.2 Protections des transformateurs de puissance


Le transformateur est un élément particulièrement important d’un réseau électrique. Il
est nécessaire de le protéger efficacement contre tous les défauts susceptibles de
l’endommager qu’ils soient internes ou externes.

2.11.2.1 Protection par le relais de Buchholz [9]


Les arcs qui prennent naissance à l’intérieur de la cuve d’un transformateur
décomposent certaine quantité d’huile et provoquent un dégagement gazeux. Les gaz

Mémoire LP/UL-ENSI 50 SONDOU MANDATABE


CHAPITRE II : Généralité sur les transformateurs de puissance

Produits montent vers la partie supérieure de la cuve du transformateur et de là vers le


conservateur à travers un relais mécanique appelé relais de Buchholz représenté à la
figure 2.34. Ce relais est sensible à tout mouvement de gaz ou d’huile. Si ce
mouvement est faible, il ferme un contact de signalisation (alarme Buchholz). Par
ailleurs, un ordre de déclenchement est émis au moyen d’un autre contact qui se ferme
en cas de mouvement important. Les gaz restants enfermés à la partie supérieure du
relais, d’où ils peuvent être prélevés, et leurs examens permettent dans une certaine
mesure de faire des hypothèses sur la nature de défauts :

- Si les gaz ne sont pas inflammables on peut dire que c’est l’air qui provient soit
d’une poche d’air ou de fuite d’huile,
- Si les gaz s’enflamment, il y a eu destruction des matières isolantes donc le
transformateur doit être mis hors service.
Analyse visuelle de ce gaz [1] :
 Si le gaz est incolore : c’est de l’air. On purge le relais et on remet le
transformateur sous tension,
 Si le gaz est blanc gris : c’est qu’il y a échauffement de l’isolant (carton).
 Si le gaz est jaunâtre : c’est qu’il s’est produit un arc contournant une
cale en bois,
 Si le gaz est noirâtre : c’est qu’il y a de l’huile brulé.
Cette protection sera à deux niveaux pour le transformateur : le premier donnera un
signal d’alarme, le second un signal de déclenchement.

Figure 2.34 : Le relais de buchholz

2.11.2.2 Protection masse cuve [11]


Une protection rapide, détectant les défauts internes au transformateur, est constituée
par le relai de détection de défaut à la masse de cuve. Pour se faire, la cuve du

Mémoire LP/UL-ENSI 51 SONDOU MANDATABE


CHAPITRE II : Généralité sur les transformateurs de puissance

transformateur, ses accessoires, ainsi que ses circuits auxiliaires doivent être isolés du
sol par des joints isolants.

La mise à la terre de la cuve principale du transformateur est réalisée par une seule
connexion courte qui passe à l’intérieur d’un transformateur de courant tore qui permet
d’effectuer la mesure du courant s’écoulant à la terre (figure 2.35).
Tout défaut entre la partie active et la cuve du transformateur est ainsi détecté par un
relais de courant alimenté par ce TC. Ce relais envoie un ordre de déclenchement
instantané aux disjoncteurs primaires et secondaires du transformateur. Une protection
de cuve sera prévue contre les défauts à la terre qui se produisent à l’intérieur du
transformateur. La cuve du transformateur doit être isolée de la terre.

Figure 2.35 : Protection masse cuve

2.11.2.3 Protection par relais DGPT (détecteur de gaz pression et


température) [26]
Le DGPT (Détecteur de Gaz Pression et Température) est un dispositif de protection
utilisé pour le transformateur d’isolement liquide. Ce dispositif représenté à la figure
2.36 détecte les anomalies au sein du diélectrique liquide telles qu’émission de gaz,
élévation de pression ou de température, et provoque la mise hors tension du
transformateur. Il est principalement destiné à la protection des transformateurs
immergés étanches à remplissage total. Pour un défaut grave, le dégagement gazeux
est recueilli en un point haut au relai, une accumulation trop importante provoque une
alarme.

Mémoire LP/UL-ENSI 52 SONDOU MANDATABE


CHAPITRE II : Généralité sur les transformateurs de puissance

Figure 2.36 : Protection par DGPT [26]

2.12 Misse en parallèle des transformateurs de puissance


Pour des raisons de continuité de service, ou des variations journalières ou
saisonnières de consommation d’énergie, il est intéressent de pouvoir coupler deux ou
plusieurs transformateurs en parallèle. La condition de couplage de ces
transformateurs est :

- Puissance : la puissance totale disponible est la somme des puissances des


transformateurs. Si les puissances des transformateurs sont différentes, la puissance
du plus gros transformateur ne doit pas dépasser deux fois la puissance du plus
petit,
- Réseau : les transformateurs sont alimentés par le même réseau,
- Connexions : mêmes longueurs de connexions, surtout coté BT,
- Même indice horaire de couplage des enroulements,
- Tension de court-circuit égale à 10% prés,
- Tensions secondaires très peu différentes selon la charge (0,4% maximum).

2.13 Conclusion
Dans ce chapitre on a présenté la généralité sur les transformateurs de puissance, leurs
systèmes de refroidissement, et leurs protections. Le transformateur est une machine

Mémoire LP/UL-ENSI 53 SONDOU MANDATABE


CHAPITRE II : Généralité sur les transformateurs de puissance

statique qui joue un rôle très important dans la production, le transport et la


distribution de l’énergie électrique. Ce pendant sa misse hors service impacterai
l’industrie électrique c’est en cela que le chapitre suivant portera sur la maintenance de
cette machine.

Mémoire LP/UL-ENSI 54 SONDOU MANDATABE


CHAPITRE III : Programmation de la maintenance préventive des transformateurs

CHAPITRE III :
PROGRAMMATION DE LA
MAINTENANCE PREVENTIVE DES
TRANSFORMATEURS DE LA CEB
POSTE LOME AFLAO

Mémoire LP/UL-ENSI 55 SONDOU MANDATABE


CHAPITRE III : Programmation de la maintenance préventive des transformateurs

3.1 Introduction
Une bonne organisation de maintenance industrielle contribue à améliorer l’efficacité
et la disponibilité des équipements pour les services de production. Plusieurs méthodes
de maintenance interviennent pour assurer la continuité du fonctionnement d’un
équipement. Ces méthodes sont d’autant plus efficaces quand elles gèrent et
coordonnent toutes les activités liées à la fois à la production et à la maintenance, dans
le cadre d’une politique de maintenance adaptée aux exigences de l’industrie, en tenant
compte de ses diverses contraintes (techniques et économiques) et des objectifs de
production (cout, qualité, délai).
Dans ce chapitre il est question de la généralité sur la maintenance, présentation du
système actuel de la maintenance à la CEB (LAF), et la programmation de la
maintenance préventive avec notre GMAO (gestion de la maintenance assisté par
ordinateur) MTP.

3.2 Définition [5]


D’après l’AFNOR (FD X 60-000), « la maintenance est l’ensemble de toutes les
actions techniques, administratives et de management durant le cycle de vie d’un bien,
destinées à le maintenir ou à le rétablir dans un état dans lequel il peut accomplir la
fonction requise ». Dans une entreprise, maintenir, c’est donc effectuer des opérations
(dépannage, réparation, graissage, contrôle, etc...) qui permettent de conserver le
potentiel du matériel pour assurer la production avec efficacité et qualité.
D'après L'Association française de Normalisation (AFNOR X 60-010-1994) La
maintenance est l’ensemble des activités destinées à maintenir ou à rétablir un bien
dans un état ou dans des conditions données de sûreté de fonctionnement, pour
accomplir une fonction requise.

3.3 Rôle de la maintenance et du dépannage des équipements dans l’industrie


Le rôle de la fonction maintenance et du dépannage dans une entreprise (quel que soit
son type et son secteur d’activité) est donc de garantir la plus grande disponibilité des
équipements au meilleur rendement tout en respectant le budget alloué. Pour atteindre

Mémoire LP/UL-ENSI 56 SONDOU MANDATABE


CHAPITRE III : Programmation de la maintenance préventive des transformateurs

ces objectifs, la politique de maintenance et du dépannage des équipements dans


l’industrie oblige de suivre les points suivants [16]:
- Le service maintenance intervient principalement en cas de problème (il
dépanne en urgence),
- Le service maintenance est là pour éviter les pannes et les ralentissements de
production,
- Le service maintenance doit générer des profits,
- Le service maintenance est en concurrence avec les sous-traitants maintenances.

3.4 Les différents types de maintenance [5]


On distingue deux (2) formes de maintenance classée en fonction d'événement prévu et
de l'état matériel :

- Maintenance corrective : c’est l’ensemble des activités réalisées après la


défaillance d'un bien ou la dégradation de sa fonction, pour lui permettre
d'accomplir une fonction requise, au moins provisoirement,
- Maintenance préventive : c’est la maintenance ayant pour objet de réduire la
probabilité de défaillance ou de dégradation d'un bien service rendu.

La maintenance préventive se présente sous deux formes (systématique et


conditionnelle ou prévisionnelle), elle permet d’éviter un maximum de défaillance des
équipements et d’assurer une continuité de service comme :

- De réduire le temps d’arrêt dû aux pannes,


- D’augmenter la durée de vie des équipements,
- De diminuer ou même annuler les défaillances en service,
- De supprimer les causes d’accidents dus aux dépannages,
- De décider des opérations de révision au moment des arrêts de travail.

3.4.1 La maintenance corrective [16]


Appelle parfois maintenance curatif, c’est une maintenance effectuer après la
détections d’une défaillance et destinée à remettre un bien dans un état lui permettant
d’accomplir une fonction requise, au moins provisoirement. C’est donc une

Mémoire LP/UL-ENSI 57 SONDOU MANDATABE


CHAPITRE III : Programmation de la maintenance préventive des transformateurs

maintenance qui remette en état mais qui ne prévient pas la casse. Elle réagit à des
évènements aléatoires, mais cela ne veut pas dire qu’elle n’a pas été pensée.

Apres apparition d’une défaillance, le technicien doit mettre en œuvre un certain


nombre d’opération dont les définitions sont données ci-dessous. Ces opérations
s’effectuent par étapes (dans l’ordre) :

- Test (comparaison des mesures avec une référence),


- Détection (action de déceler l’apparition d’une défaillance),
- Localisation (action conduisant à rechercher précisément les éléments par
lesquels la défaillance se manifeste),
- Le diagnostic (identification et analyse des causes de la défaillance),
- Réparation (remise en état avec ou sans modification),
- Contrôle (le bon fonctionnement après intervention),
- Amélioration éventuelle (éviter la réapparition de la panne),
- Historique (misse en mémoire de l’intervention pour une exploitation
ultérieure).

3.4.2 La maintenance préventive [13]


La maintenance préventive fait partie des types de maintenance appliquée par les
équipes de techniciens et responsables en amont d’une panne ou toute autre
défaillance. Elle est effectuée de manière proactive et a pour objectif de réduire la
probabilité d’échec ou de dégradation du fonctionnement d’un équipement, d’un
composant ou encore d’une pièce détachée. Pour mettre en place une telle forme de
maintenance, les équipes se basent sur l’historique de la pièce en question et
observent les défaillances et pannes passées. En se basant sur ces données et en
prenant appui sur l’état réel d’un équipement, elles sont capables d’identifier les
intervalles de temps au cours desquelles ce dernier est plus susceptible de tomber en
panne ou de ralentir la productivité.

Ce type de maintenance est présentée comme planifiée puisqu’elle se base sur des
programmes de maintenance bien établis et donc sur des faits avérés. Il est possible

Mémoire LP/UL-ENSI 58 SONDOU MANDATABE


CHAPITRE III : Programmation de la maintenance préventive des transformateurs

d’appliquer la maintenance préventive grâce à un logiciel de maintenance assistée


par ordinateur, outil indispensable pour toute entreprise qui souhaite organiser son
service maintenance et donc s’assurer une productivité et une cadence sans faille. Le
logiciel de gestion de maintenance est un véritable support pour les équipes en
charge de la maintenance, qui y renseignent toutes leurs interventions et échangent
avec leurs collègues pour se tenir informés des différentes opérations, suivre les
plans de maintenance. Ce sont ainsi les techniciens qui entrent toutes les données et
donnent un aperçu, grâce à leur travail, des pannes et défaillances passées.

Une fois toutes ces informations analysées grâce à la GMAO, les équipes visualisent
les interventions et sont donc en mesure de constater la fréquence avec laquelle une
opération de maintenance a été effectuée : elles anticipent les risques d’arrêts non
planifiées et réagissent en conséquence. Pour que l’activité ne soit pas interrompue,
les différentes pièces des équipements sont donc commandées en avance pour assurer
le stock. Les opérations qui doivent être effectué lors de la maintenance préventive
sont multiples. Entre autre on peut citer :

- Les inspections : contrôle de conformité réalisé en mesurant, observant, testant


ou calibrant les caractéristiques significatif d’un bien. Elle permet de relever
des anomalies et d’exécutés des réglages simples ne nécessitants pas d’outils
spécifique, ni d’arrêt de la production ou des équipements,
- Les visites : examen détaille et prédéterminé de tout visite générale des
différents éléments du bien et pouvant impliquer des opérations de maintenance
de niveau 1 et du niveau 2, il peut également déboucher sur la maintenance
corrective,
- Les échanges standards : remplacement d’une pièce ou d’un sous ensemble
défectueux par une pièce identique, neuve ou remise en état préalablement,
conformément aux prescriptions du constructeur,
- Les révisions : ensemble complètes d’examens et d’actions réaliser afin de
maintenir le niveau de disponibilité et de sécurité d’un bien. Une révision est
souvent conduite à des intervalles prescrits de temps ou après un nombre

Mémoire LP/UL-ENSI 59 SONDOU MANDATABE


CHAPITRE III : Programmation de la maintenance préventive des transformateurs

déterminée d’opération. Une révision demande un démontage total ou partiel du


bien ; une révision est une action de maintenance de niveau 4.

3.4.2.1 La maintenance systématique


C’est la maintenance préventive effectué sans contrôle préalable de l’état du bien
conformément à un échéancier établie selon le temps, le cycle de fonctionnement, le
nombre de pièce produite pour certains équipements. L’organisation de la maintenance
systématique propre à un équipement recouvre deux aspects : la détermination du
contenu des interventions et le choix de leur périodicité. Ces éléments sont
fréquemment fixés par :

- Le constructeur dans le guide d’entretien de l’équipement,


- Le législateur dans des normes homologuées.

3.4.2.2 La maintenance conditionnelle


C’est la maintenance préventive subordonnée à un type d’évènement prédéterminé
(auto diagnostique, information d’un capteur, mesure, et…) ou l’analyse de l’évolution
surveillé de paramètre significatif de la dégradation et de la baisse de performance
d’une entité.

Cette surveillance de la dégradation permet de fixer un seuil d’alarme avant un seuil


d’admissibilité (figure 3.1). Le principale intérêt d’une telle stratégie est de pouvoir
utiliser les entités au maximum de leur possibilité mais aussi de diminuer le nombre
des opérations de maintenance corrective.

Mémoire LP/UL-ENSI 60 SONDOU MANDATABE


CHAPITRE III : Programmation de la maintenance préventive des transformateurs

Figure 3. 1 : Principe de la maintenance conditionnelle

Elle se traduit par une surveillance des points sensibles de l’équipement, cette
surveillance étant exercée au cours de visite préventive. Ces visites soigneusement
préparées permettent d’enregistré diffèrent paramètre : degré d’usure ; jeu mécanique ;
température, pression, débit, niveau vibratoire, pollution ou tout autre paramètre qui
puisse refléter l’état de l’équipement.

3.5 Choix de la politique de maintenance [1]


Le choix de la politique de maintenance se décide donc au niveau de la direction du
service maintenance. En règle générale, on tendra vers une diminution des actions de
maintenance corrective au profit d’actions préventives. Mais il faut savoir qu’on ne
peut pas tout prévoir cela signifie que correctif et préventif vont être complémentaire
et que la part de préventif que l’on va adopter peut se déterminer à partie des
considérations économique. La figure 3.2 montre que le total des coûts de la
maintenance passe probablement par un minimum.

Mémoire LP/UL-ENSI 61 SONDOU MANDATABE


CHAPITRE III : Programmation de la maintenance préventive des transformateurs

Figure 3. 2 : Répartition préventif et correctif [15]

3.6 Analyse quantitative des défaillances


L’analyse quantitative d’un historique va permettre de dégager des actions
d’amélioration, donc identifiés les défaillances à approfondir afin de les corrigés et les
prévenir. Analysé quantitativement les résultats des diagnostics constitue ainsi un axe
de progrès. Les données chiffrées à saisir (figure3.3) doivent être les suivantes :

- Dates des interventions correctives (jours, heures) et le nombre N de


défaillances ; ces éléments permettront de calculer les périodes de bon
fonctionnement (UT= up time). Les intervalles de temps entre deux défaillances
consécutif (TBF= time between failures) et leurs moyenne (MTBF) ; ces
données permettrons de caractérise la fiabilité des équipements,
- Temps d’arrêt de production (DT= down time) consécutif à des défaillances, y
compris ceux des micros défaillances ; tous les évènements sont
systématiquement consignés,
- Durées d’interventions maintenance (TTR= time to repair) et leurs moyenne
(MTTR) ; ces données permettrons de caractériser la maintenabilité des
équipements,
- Localisations des éléments sensibles à partir de la décomposition structurelle,
- Modes de défaillance observée le plus fréquemment.

Mémoire LP/UL-ENSI 62 SONDOU MANDATABE


CHAPITRE III : Programmation de la maintenance préventive des transformateurs

Figure 3. 3 : Analyse des temps [15]

3.7 Méthode ABC (loi de Pareto) [1] [12]


Selon Pareto lorsqu’on a une multitude de défaut, un choix judicieux de 20% de ces
défauts peut réduire 80% les pannes. Parmi la multitude de préoccupations qui se
posent à un responsable maintenance, il lui faut décider quelles défaillances doivent
être étudiées et où améliorées en premier. Pour cela, il faut déceler celles qui sont les
plus importantes et dont la résolution ou l’amélioration serait le plus rentable, en
particulier en terme de couts d’indisponibilité.

La méthode ABC apporte une réponse, elle permet l’investigation qui met en évidence
les éléments les plus importants d’un problème afin de faciliter les choix et les
priorités. On classe les évènements (panne par exemple) par ordre décroissant de couts
(temps d’arrêts, couts financier, nombre, etc.…), chaque évènement se rapporte à une
entité. On établit ensuite un graphique faisant correspondre les pourcentages de couts
cumulé aux pourcentages de types de pannes ou de défaillance cumulé. Sur la figure
3.4, on observe trois zones.

- Zone A : 20% de pannes occasionnent 80% des coûts,


- Zone B : les 30% de pannes supplémentaires ne coûtent que 15%
supplémentaire,
- Zone C : les 50% de pannes restantes ne concernent que 5% du coût globale.

Mémoire LP/UL-ENSI 63 SONDOU MANDATABE


CHAPITRE III : Programmation de la maintenance préventive des transformateurs

En conclusion, il est évident que la préparation des travaux de maintenance doit porter
sur les pannes de la zone A.

Figure 3. 4 : Le diagramme de Pareto (courbe ABC) [12]


En maintenance cette méthode est très utile pour déterminer les urgences ou les taches
les plus rentables.

3.8 L’analyse FMD (Fiabilité Maintenabilité et Disponibilité) [15]


Le concept FMD est un élément très indispensable en maintenance. Elle permet de
déterminer le taux de fiabilité, de maintenabilité et de disponibilité d’un équipement.

3.8.1 La fiabilité
C’est l’aptitude d'un bien à accomplir une fonction requise dans des conditions
données pendant un temps donné ou "caractéristique d'un bien exprimée par la
probabilité qu'il accomplisse une fonction requise dans des conditions données
pendant un temps donné" (NF X 50 – 500).

La fiabilité peut se caractériser par la Moyenne des temps de bon fonctionnement ou


MTBF (Mean Time Between Failure). La fonction fiabilité est noté R(Reliability), elle
est donc une caractéristique d’un équipement qui s’exprime sous forme probabiliste.
Son estimation peut s’exprimer de deux manières :

Mémoire LP/UL-ENSI 64 SONDOU MANDATABE


CHAPITRE III : Programmation de la maintenance préventive des transformateurs

- A partir de résultats obtenus sur une période donnée, on extrapole sur une
période intéressante pour l’utilisateur (notion de durée de vie),
- A partir de résultats obtenus sur un échantillon d’équipement identique, on
l’extrapole sur l’ensemble des équipements de même type dans lequel
l’échantillon a été prélevé.

Soit T la durée de vie sans avarie d’un équipement ou l’intervalle entre deux
défaillances (TBF). T est donc une variable aléatoire continu. On appelle fiabilité ou
fonction de survie la probabilité pour que la défaillance intervienne à T > t, ce que l’on
note par l’expression :

R t   P T  t  (3.1)

On appelle d’autre part la fonction défaillance à l’instant t, la probabilité pour que la


défaillance intervienne à T< t, ce que l’on note par l’expression :

F ( t )  P (T  t ) (3.2)

Le taux de défaillance est une caractéristique de fiabilité caractérisant la vitesse de


variation de la fiabilité au cours du temps.
Le taux de défaillance instantané est la probabilité (0≤ R≤ 1) ; un produit doit
accomplir de manière satisfaisante une fonction requise, sous des conditions données
et pendant une période de temps donné.
L’écriture mathématique du taux de défaillance à l’instant t, noté 𝜆(t) est :

R t   R ( t   t ) 1
 t   * (3.3)
R (t ) t

Précédemment le taux de défaillance 𝜆 a été défini par des expressions mathématiques


à travers un calcul de probabilité. On peut également l’exprimé par une expression
physique. Il caractérise la vitesse de variation de la fiabilité au cours du temps. La
durée de bon fonctionnement est égale à la durée totale en service moins la durée des
défaillances.
N TD
  (3.4)
D TBF

Mémoire LP/UL-ENSI 65 SONDOU MANDATABE


CHAPITRE III : Programmation de la maintenance préventive des transformateurs

Avec :
- N TD Le nombre total de défaillance pendant le service,

- D TBF La durée totale de bon fonctionnement.


Pour un équipement (système réparable) le taux de défaillance se traduit souvent par
une courbe (figure 3.5) dite courbe en baignoire mettant en évidence trois périodes :

- Période de jeunesse : λ(t) décroît rapidement. C’est la période de mise en


service et de rodage de l’installation. Les défaillances sont dues à des anomalies
ou imperfections de montage,
- Période de maturité : λ(t) est pratiquement constant. C’est la période de vie utile
où la défaillance est aléatoire. Le taux de défaillance est constant ou légèrement
croissant, correspondant au rendement optimal de l’équipement,
- Période de vieillesse : λ(t) croît rapidement. C’est la période d’obsolescence, à
dégradation accélérée. Souvent, on trouve une usure mécanique de la fatigue,
une érosion ou une corrosion. À un certain point de λ(t), le matériel est mort.

Figure 3. 5 : La courbe en baignoire [12]

Le MTBF (Mean Time Between Failure) est souvent traduit comme étant la moyenne
des temps de bon fonctionnement, mais représente la moyenne des temps entre deux
défaillances. En d’autres termes, Il correspond à l’espérance de la durée de vie
moyenne du système.

Mémoire LP/UL-ENSI 66 SONDOU MANDATABE


CHAPITRE III : Programmation de la maintenance préventive des transformateurs

1
MTBF  (3.5)

3.8.2 La maintenabilité
Dans les conditions d'utilisation données pour lesquelles il a été conçu, la
maintenabilité est l’aptitude d'un bien à être maintenu ou rétabli dans un état dans
lequel il peut accomplir une fonction requise, lorsque la maintenance est accomplie
dans des conditions données, avec des procédures et des moyens prescrits(NF X60-
010).

La maintenabilité peut se caractériser par MTTR (Mean Time To Repair) ou encore


Moyenne des Temps Techniques de Réparation. La maintenabilité est la probabilité de
rétablir un système dans des conditions de fonctionnement spécifiées en des limites de
temps désirées, lorsque la maintenance est accomplie dans des conditions et avec des
moyens prescrit. Si on note M(t) la fonction maintenabilité on a :

M ( t )  P (TTR  t ) (3.6)

La maintenabilité caractérise la facilité à remettre ou de maintenir un bien en bon état


de fonctionnement. Cette notion ne peut s'appliquer qu'a du matériel maintenable, donc
réparable.

3.8.3 La disponibilité
C’est l’aptitude d'un bien, sous les aspects combinés de sa fiabilité, de sa
maintenabilité et de l'organisation de la maintenance, à être en état d'accomplir une
fonction requise dans des conditions de temps déterminées (NF X60-010). On
distingue trois formes de disponibilité :

MUP
- La disponibilité opérationnelle de l’unité ( D op  ) : c’est l’évaluation de
MTBF

la disponibilité obtenus à partir de mesure de temps saisies des états de


l’équipement. Elle est évalues à partir des relevés des temps relatif,

Mémoire LP/UL-ENSI 67 SONDOU MANDATABE


CHAPITRE III : Programmation de la maintenance préventive des transformateurs

- La disponibilité opérationnelle globale : c’est la disponibilité de ligne de


production complète. Elle s’obtient par décomposition des disponibilités
opérationnelle de l’unité, suivant la présence de stock intermédiaire dits stock
tampon,
- La disponibilité asymptotique : pour un équipement donnée il existe une limite
de disponibilité, elle représente la disponibilité maximale qu’on puisse
souhaiter avoir de l’équipement.

3.9 Les niveaux de maintenance


Pour mettre en œuvre une organisation efficace de la maintenance et prendre des
décisions comme gestionnaire dans des domaines tel que la sous-traitance le
recrutement de personnel approprié, Les niveaux de maintenance sont définis en
fonction de la complicité des travaux. L'AFNOR identifie 5 niveaux de maintenance
dont en précise le service:

- Niveau 1: Réglage simple prévu par le constructeur ou le service de


maintenance, au moyen d'élément accessible sans aucun démontage pour
ouverture de l'équipement. Ces interventions peuvent être réalisées par
l'utilisateur sans outillage particulier à partir des instructions d'utilisation,
- Niveau 2: Dépannage par échange standard des éléments prévus à cet effet et
d'opération mineure de maintenance préventive, ces interventions peuvent être
réalisées par un technicien habilité ou l'utilisateur de l'équipement dans la
mesure où ils ont reçu une formation particulière,
- Niveau 3: Identification et diagnostique de panne suivit éventuellement
d'échange de constituant, de réglage et de d'étalonnage général. Ces
interventions peuvent être réalisées par un technicien spécialisé sur place ou
dans un local de maintenance à l'aide de l'outillage prévu dans des instructions
de maintenance,
- Niveau 4: Travaux importants de maintenance corrective ou préventive à
l'exception de la rénovation et de la reconstruction. Ces interventions peuvent
être réalisées par une équipe disposant d'un encadrement technique très
spécialisé et des moyens importants adaptés à la nature de l'intervention,
Mémoire LP/UL-ENSI 68 SONDOU MANDATABE
CHAPITRE III : Programmation de la maintenance préventive des transformateurs

- Niveau 5: Travaux de rénovation, de reconstruction ou de réparation importante


confiée à un atelier central de maintenance ou une entreprise extérieure
prestataire de service.

3.10 Présentation du GMAO [6]


Un Logiciel GMAO ou logiciel de gestion de maintenance assistée par ordinateur est
destiné aux différents secteurs de l’industrie, du tertiaire, des institutions publiques,
etc…Son intérêt est d’assister quotidiennement les services maintenance dans leurs
missions, en adéquation avec les nouvelles technologies. L'outil de GMAO se
caractérise par quatre fonctionnalités standards :

- gestion de la maintenance c'est-à-dire des interventions préventives et curatives sur


les machines,
- gestion du personnel de maintenance: planning, affectations aux personnes, gestion
des formations,
- gestion des stocks de pièces détachées: contrôle des stocks en magasin, alertes sur
seuil, réception de pièces,
- gestion des achats: Edition des commandes, gestion des fournisseurs et de leur prix,
facturation.
Ces informations sont enregistrées dans une base de données de type: Access, Oracle
Sybase, SQL serveur, Informix, Ingres, pour ne citer que les principales.
Ces informations sont accessibles par une interface graphique qui effectue les
interrogations adéquates dans la base, met en forme les données à l'écran et donne
accès aux traitements appropriées (planification, attribution,...). Cette dernière donne
au logiciel sa convivialité (un des principaux critères de choix).
Le fonctionnement du progiciel (logiciel professionnel) est conditionné aux
paramétrages et à la saisie des données qui permettent le calcul des besoins, les
lancements des interventions et la génération de rapport.

3.10.1 Objectifs du GMAO


La GMAO s'inscrit dans un projet d'amélioration de productivité grâce aux points
principaux suivants :

Mémoire LP/UL-ENSI 69 SONDOU MANDATABE


CHAPITRE III : Programmation de la maintenance préventive des transformateurs

- l'amélioration de la disponibilité des équipements,


- la prolongation de la durée de vie des machines,
- l'amélioration du taux de charge de l'équipe maintenance,
- l'amélioration du partage de l'information, suppression de la « personne
indispensable »,
- l'amélioration de la sécurité des équipements,
- la maîtrise des coûts de maintenance.

3.10.2 Fonctionnalités les plus courantes d’une GMAO


La GMAO peut avoir de nombreuses utilités ; voici une liste non exhaustive des
différents rôles qu’elle peut avoir pour faciliter la gestion d’entreprise :

- Gestion des équipements : inventaire, localisation, gestion d’information dédiée


par type d’équipement,
- Gestion de la maintenance : corrective, préventive (systématique,
conditionnelle, prévisionnelle), curative,
- Gestion des demandes d’intervention,
- Gestion des stocks : magasins, réapprovisionnements, valorisation des stocks,
- Gestion des achats : demandes d’achats, commandes, achats de fournitures et
prestations, facturation fournisseurs,
- Gestion du personnel et planning : activités, métiers, planning de charge,
prévisionnel,
- Gestion des coûts et budget : main d’œuvre, stocks, achats, location de matériel,
préparation des budgets, suivi périodique, rapports d’écart,
- Indicateurs clés de performance : tableau de bord (requêtes de base de données
concernant des statistiques, des alertes),
- Accédez à l’ensemble de votre parc d’équipements,
- Consultez les données techniques de chaque équipement,
- Complétez vos fiches techniques,
- Ajoutez un équipement,
- Déplacez vos équipements.

Mémoire LP/UL-ENSI 70 SONDOU MANDATABE


CHAPITRE III : Programmation de la maintenance préventive des transformateurs

3.11 Présentation du système actuelle de maintenance du poste Lomé Aflao


Une politique est une manière concentrée de conduire une affaire. En ce qui concerne
la maintenance, c’est la manière dont les opérations de maintenance devront se
dérouler pour atteindre les objectifs technico-économiques fixés par la direction. Elle
définit quoi faire et comment (Tableau 3.2). Elle tient compte de l’état des matériels.

Cependant, la maintenance préventive ou curative y est généralement pratiquée à la


CEB ; et la quasi-totalité des travaux de maintenance préventive qui y sont effectués
relève de la maintenance préventive systématique consistant à intervenir sur les
transformateurs après un certain nombre de période déterminé de fonctionnements
(tableau 3.1). Les travaux de maintenance préventive sont donc lancés dès que la
périodicité des interventions préventives est atteinte.

Mémoire LP/UL-ENSI 71 SONDOU MANDATABE


CHAPITRE III : Programmation de la maintenance préventive des transformateurs

Tableau 3. 1 : Récapitulation de la nature du travail et de leur périodicité sur


chaque transformateur
EQUIPEMENT NATURE DU TRAVAIL PERIODICITE
Contrôle et entretien des armoires; contrôle du
chauffage, de l'éclairage, l'état des grains de
H (hebdomadaire)
silice à gel, des fuites d'huile sur le
transformateur
Essais manuels du bon fonctionnement des
H (hebdomadaire)
ventilateurs (hélices et roulements)
Contrôles de l'état des indicateurs de
M (Mensuel)
température
Contrôles de concordance des positions des
M (Mensuel)
régleurs par rapport au synoptique
Relevé des compteurs de manœuvres du
M (Mensuel)
changeur de prises
Contrôles de l'état des traversées et
Transformateur de thermographies des bornes de connexion S (Semestriel)

puissance Contrôles de l'état de peinture des cuves A (Annuel)


Contrôles diélectriques et teneur en eau des
A (Annuel)
huiles, analyse des gaz dissouts
Contrôles d'isolement et de résistance des
5A (Quinquennal)
enroulements du transformateur
Contrôles des protections du transformateur
A (Annuel)
(chaîne de protections)
Contrôles des mécanismes de commande du
A (Annuel)
changeur de prises
Nettoyage de traversées et des ailettes des
A (Annuel)
radiateurs
Inspections et entretiens du changeur de prises
5A (Quinquennal)

Mémoire LP/UL-ENSI 72 SONDOU MANDATABE


CHAPITRE III : Programmation de la maintenance préventive des transformateurs

Tableau 3. 2 : Procédures de contrôles model CEB


PROCEDURE DE ANALYSE DES
N° CONTROLE MESURE A PRENDRE
CONTROLE RESULTATS

Niveau normal R.A.S

Vidange partielle jusqu’au


niveau entre normal et haut :

 Vidanger partiellement et
Niveau haut (Maxi) vérifier le mouvement de
dépassant le seuil l’aiguille de la jauge,
maximal :  Vérifier si l’alarme relais
Buchholz a réagi ; isoler le
 remplissage
transformateur.
excessif lors
Purger le relais à partir de
d’une dernière
la vanne de purge.
Repérer la jauge sur le intervention,
conservateur (vase  niveau excessif Recueillir le gaz et vérifier
1 Niveau d’huile d’expansion) ou sur suite à un défaut. si inflammable en
tout autre endroit du approchant une flamme de
transformateur. Lire le briquet ou d’allumette. Si
niveau d’huile. inflammable : défaut grave.

 Vérifier si fuites (joints


radiateur, relais
Buchholz vanne etc.)
 Niveau bas  En cas de fuite isoler et
(Fuite) consigner le transfo pour
remédier aux fuites.
Faire ensuite l’appoint avec
une huile préalablement
testée.

Mémoire LP/UL-ENSI 73 SONDOU MANDATABE


CHAPITRE III : Programmation de la maintenance préventive des transformateurs

Tableau 3.2 : Procédures de contrôles model CEB (suite 1)


Vérifier la jauge :

 Vidanger partiellement
l’huile et observer le
mouvement de l’aiguille.
Défaut jauge.  Consigner le transfo et
procéder aux examens
suivants :
-mesure d’isolement,

-rigidité diélectrique.

Bleu : normale R.A.S

Si 1/3 rose le changer.


Repérer sur le Procéder à la régénération
2 Silicagel transformateur du Silicagel hydraté dans
l’assécheur d’air puis Rose : hydraté une étuve à une
vérifier l’état de température de 150 à
silicagel 200°C jusqu’à ce que la
couleur vire au bleu

Ouvrir le coffret de Bon R.A.S

Aération et commande
Sale Nettoyer et dépoussiérer
propreté du (transformateur et
les orifices. Si les grillages
3 coffret changeur de prise) et
sont rouillés ou déchirés
vérifier l’état du
les remplacer.
grillage qui protège
les orifices d’aération

Chauffage
4 Vérifier le bon Niveau normal R.A.S
coffret

Mémoire LP/UL-ENSI 74 SONDOU MANDATABE


CHAPITRE III : Programmation de la maintenance préventive des transformateurs

Tableau 3.2 : Procédures de contrôles model CEB (suite 2)


Tourner le thermostat en
diminuant le réglage pour
le faire enclencher. Si
fonctionnement du malgré le déréglage le
chauffage au toucher chauffage ne marche pas
Si manque de toujours, contrôler la
chauffage valeur de la résistance et
son circuit avec un
ohmmètre changer la
résistance si nécessaire.

La lampe s’allume R.A.S

Vérifier :

présence de la lampe,
son état (grillé ou cassé)
dans les deux cas
5 Eclairage coffret Ouvrir le coffret
La lampe ne remplacé, présence de
s’allume pas tension aux bornes de la
lampe à l’aide d’un
voltmètre, l’état du fin de
course et du circuit de
commande.

Tous les groupes de


ventilateurs
R.A.S
fonctionnent
normalement

Ouvrir le coffret, Certains ventilateurs Démontage du ou des


repérer le fonctionnent mais moteurs pour inspection à
Essai manuel des
6 commutateur de avec de bruits l’atelier
ventilateurs
commande et le anormaux
mettre sur manuel.
Vérifier les circuits de

Certains ventilateurs commande et de puissance


ne fonctionnent pas des ventilateurs puis
inspecté bien le moteur.

Mémoire LP/UL-ENSI 75 SONDOU MANDATABE


CHAPITRE III : Programmation de la maintenance préventive des transformateurs

Tableau 3.2 : Procédures de contrôles model CEB (suite 3)


Normal : L’aiguille
indique un chiffre
sur le cadran. Ce
chiffre concorde
R.A.S
avec l’affichage à la
salle commande et à
la plage de tension
présente.

Faire des essais aller-


retour et observer la
Ouvrir le coffret du position de l’aiguille à
changeur de prise et chaque essai.
7 Position de ICH Anormal :
repérer la position
Si non concluant vérifier
d’ICH -L’aiguille se trouve le calage de l’aiguille et si
entre deux chiffres possible lubrifié l’axe.
dans le coffret mais
sur une position Faire l’essai aller-retour et

précise à la salle de observer les positions dans


commande. le coffret par rapport à la
salle de commande.
-discordance
Si la discordance est
confirmée vérifier le
calage de l’aiguille et
l’ensemble du mécanisme.

Si le nombre atteint le
Repérer le compteur de manœuvres dans le nombre référence,
Nombre de coffret de commande et calculer le nombre programmer l’entretien
8 manœuvre du de manœuvres à partir des index relevés (test de l’huile et / ou
CPEC
Comparer le nombre calculé au précédent remplacement des
contacts).

Mémoire LP/UL-ENSI 76 SONDOU MANDATABE


CHAPITRE III : Programmation de la maintenance préventive des transformateurs

Tableau 3.2 : Procédures de contrôles model CEB (suite 4)

Repérer les Propres R.A.S


aéroréfrigérants sur le
9 aéroréfrigérants Légèrement pollués Nettoyer
transformateur et
observer leur état. Fortement pollués Nettoyer ou laver

Repérer les éclateurs Réglage bon R.A.S


sur le transformateur
10 Eclateurs et observer Isoler le transfo et
l’écartement entre les Déréglé procéder au réglage des
cornes. cornes

Bon R.A.S
Traversées
Coller à l’aide d’une colle
11 Fissurées
forte

Eclatées Changer

Inexistantes R.A.S

Repérer les endroits Légères Mettre en observation


où il peut avoir de
fuites. (jauge, Localiser l’endroit des

Traces de fuites réservoir d’expansion, fuites. Envisager


12 l’isolement du transfo et
d’huile joints vanne,
compartiment de Importantes ou procéder à l’élimination

changeur de prise, les inquiétantes des fuites par resserrage

bornes, les parois). des bornes, des joints, et


collage ou soudure si
possible

Mémoire LP/UL-ENSI 77 SONDOU MANDATABE


CHAPITRE III : Programmation de la maintenance préventive des transformateurs

Tableau 3.2 : Procédures de contrôles model CEB (suite 5)

L’échauffement
augmenté par rapport
 Repérer les
aux précédentes
thermomètres
mesures :
enroulement et
huile et relever les  Circulation
valeurs des insuffisante -vérifier la position des
températures. d’huile dans les vannes des
 Lecture de la aéroréfrigérants, aéroréfrigérants et faire un
Température température de  Mauvais mouvement de fermeture
enroulement l’huile et des fonctionnement et d’ouverture
(Te) enroulements Te et des ventilateurs
Th sur le -vérifier les circuits de
Température ou des
13 thermomètre à commande et des
huile (Th) thermostats de
contact. puissances des motos
commande,
Température ventilateurs
 Mesurer ensuite la  aéroréfrigérants
ambiante (Ta)
température sales. -nettoyer les
ambiante Ta à Echauffement aéroréfrigérants
l’aide d’un d’origine interne
-Informer immédiatement
thermomètre (défaut d’isolement
la hiérarchie
L’échauffement est de circuit
donné par : magnétique en

Te-Ta ou Th-Ta obstruction des


canaux par des
dépôts)

3.12 Problématique de la maintenance actuelle


Tous ces procédés de maintenance même étant bien exécutés, connaissent des
manquements pour la rendre plus efficace et efficient. Elles sont d’ordre :

Mémoire LP/UL-ENSI 78 SONDOU MANDATABE


CHAPITRE III : Programmation de la maintenance préventive des transformateurs

- un manque d’archivage sécurisé des opérations de maintenance réalisé sur les


transformateurs,
- l’inexistence d’un outil fiable pour le suivi de la maintenance des
transformateurs,
- l’inexistence d’un fichier fiable et sécurisé, consultable en temps réel, des
procédures et mesures pour des maintenances.

La CEB est une société qui s’occupe du transport d’énergie électrique au Togo et au
Benin, elle dispose pour cela un parc assez important de transformateurs de puissance.
D’où l’existence des fiches spécifiques à ces derniers. A cet effet, un suivi particulier
est accordé aux transformateurs de puissance. Les entretiens effectués sont d’ordre
hebdomadaire, mensuel, trimestriel, annuel et voir quinquennal. Pour un meilleur suivi
de ces entretiens, il s’avère opportun de procéder à un archivage systématique des
interventions effectuées sur le transformateur de puissance. Ses transformateurs
nécessitent des entretiens préventifs que curatifs pour la fiabilité et la qualité du
service.

Vue les exigences de l’heure, nous avons suggéré d’étudier la possibilité


d’informatiser le planning existant, de créer et d’informatiser les fiches de suivi, de
créer une base assez fiable.

3.13 Structure générale du logiciel


L’exécution de notre logiciel peut être schématisée comme l’indique la figure 3.6. La
fenêtre principale ne doit s’afficher que lorsque l’authentification de l’utilisateur ait été
validée correctement. Elle centralisera toutes les fonctionnalités offertes par le logiciel.
Ces différentes étapes sont représentées à la figure 3.7. Tous les traitements effectués
découlent d’algorithmes soigneusement élaborés en tenant compte de tous les
paramètres nécessaires.

Mémoire LP/UL-ENSI 79 SONDOU MANDATABE


CHAPITRE III : Programmation de la maintenance préventive des transformateurs

Figure 3. 6 : Organigramme général de l’application.

Figure 3. 7 : Différentes fonctionnalités de la fenêtre principale.

Mémoire LP/UL-ENSI 80 SONDOU MANDATABE


CHAPITRE III : Programmation de la maintenance préventive des transformateurs

3.14 Les fonctionnalités du logiciel


Une fois le logiciel lancé, il cherche ça base de données. Une fois que cette base de
données est trouvée il affiche le « login ». Le login demande l’identifiant (nom
d’utilisateur ou l’email) et le mot de passe (password) afin de pouvoir se connecté
comme nous le présente la figure 3.8. Après s’être connecté, on à accès au logiciel
Maintenance des Transformateurs de Puissance (MTP) grâce à son Dashboard
(Tableau de bord) qui nous présente les diffèrent menu du logiciel.

Figure 3. 8 : Interface login

3.14.1 Interface Dashboard du logiciel MTP


Le tableau de bord représenté par la figure 3.9 nous affiche le profil de l’utilisateur, le
nombre d’utilisateur, le nombre d’équipements du site, le nombre de produit en stocks
et la notification des tâches à exécuté. Dans cette partie du logiciel nous avons accès
au menu équipement, de stockages, de calendrier de différente tâche à accomplir, des
rapports des visites, des informations concernant les utilisateurs, et du compte.

Mémoire LP/UL-ENSI 81 SONDOU MANDATABE


CHAPITRE III : Programmation de la maintenance préventive des transformateurs

Figure 3. 9 : Interface Dashboard

3.14.2 Menu équipement


Dans cette partie du menu nous pouvons ajouter les équipements du site et les éditer si
besoin comme le présente la figure 3.10.

Figure 3. 10 : Menu équipement

Mémoire LP/UL-ENSI 82 SONDOU MANDATABE


CHAPITRE III : Programmation de la maintenance préventive des transformateurs

3.14.3 Menu stockages


Le menu stockages du logiciel permet de surveillé la gestion du matériel de rechange
sur les équipements du site (voir figure 3.11). Dans cette partie on peut ajouter un
matériel en donnant la quantité et le seuil d’alerte. Une fois que le matériel est utilisé
lors d’une visite corrective le logiciel décrémente la quantité utilisé dans le stock.
Donc le menu stockage nous donne toujours la quantité du matériel à l’instants t.

Figure 3. 11 : Menu stockage

3.14.4 Menu calendrier


Le menu calendrier permet de consulté les tâches encoure et les taches avenir des
visites voir (figure 3.12).

Mémoire LP/UL-ENSI 83 SONDOU MANDATABE


CHAPITRE III : Programmation de la maintenance préventive des transformateurs

Figure 3. 12 : Interface calendrier

3.14.5 Menu Rapports


Dans le menu rapport nous avons deux options telles que la visite préventive et la
visite corrective. Au cours d’une visite sur un équipement s’il y a lieu d’une panne
dans ce cas nous établissons le rapport correctif, si non là nous établissons un rapport
préventif voir (figure 3.13).

Figure 3. 13 : Interface Rapports

Mémoire LP/UL-ENSI 84 SONDOU MANDATABE


CHAPITRE III : Programmation de la maintenance préventive des transformateurs

3.14.6 Menu utilisateurs


Dans cette partie on peut voir le nombre d’utilisateur, d’ajouter ou de supprimer si
besoin voir figure 3.14.

Figure 3. 14 : Interface utilisateurs

3.14.7 Menu mon compte


Dans ce menu nous avons trois options telles que mes coordonnées, le mot de passe, et
la photo de profil. Nous pouvons toute fois changer la photo de profil, consulté ou
modifier le mot de passe et les informations personnelles comme le montre la figure
3.15 ci-dessous.

Figure 3. 15 : Interface mon compte

Mémoire LP/UL-ENSI 85 SONDOU MANDATABE


CHAPITRE III : Programmation de la maintenance préventive des transformateurs

3.15 Diagramme d’activité du cas d’utilisation de « MTP »


Ce diagramme (Figure 3.16) montre la méthode d’utilisation de l’application « MTP ».

Figure 3. 16 : Diagramme d’utilisation du logiciel « MTP »

3.16 Estimation du coût du logiciel


Tout projet ne prend effectivement forme que si le coût d’investissement est
clairement défini. L’étude pour la Conception d’un logiciel de la gestion de la
maintenance des transformateurs de puissance (cas de la CEB) ne fait pas
exception à cette règle. Cette partie consistera donc à l’estimation des moyens
financiers nécessaires pour l’aboutissement de ce projet. La durée d’exécution dudit
projet est fixée de trois (3) mois soit 90 jours avec huit (8) heures de travail par jour.
Avec un coût horaire de 5000F, les frais d’étude reviennent à 3 600 000 F CFA.

Mémoire LP/UL-ENSI 86 SONDOU MANDATABE


CHAPITRE III : Programmation de la maintenance préventive des transformateurs

3.16.1 Coûts composants du devis


Il s’agit des coûts suivants :

- coûts d’achat de matériels :l’acquisition de ce logiciel nécessite l’achat d’un


ordinateur portable (PC) qui sera mis à la disposition du concepteur de
ce logiciel. Le prix unitaire (PU) s’élève à 300.000F CFA,
- coûts de connexion à l’internet à haut débit : la mise à la disposition de
connexion internet permettra aux concepteurs de logiciel, d’assurer leurs
documentations surtout dans la collecte des informations sur les
démarches scientifiques, technologiques et les normes appropriées pour la
maintenance des transformateurs de puissance. Le prix de cette connexion est
fixé à 15.000F CFA, soit 45.000F CFA pour les trois (3) mois de forfait
internet,
- Les frais d’études du logiciel.

3.16.2 Elaboration du devis


Le devis est élaboré suite à la connaissance des différents coûts que nous venons de
mentionner. Il permet de résumer dans un tableau, de façon succincte, les
différents coûts du projet. Le devis donnant le coût de vente du logiciel MTP, se
présente comme le montre le tableau 3.3.

Tableau 3. 3 : Les détails du coût de vente du logiciel MTP


Désignation Caractéristiques Quantité Prix unitaire Prix Total
(F CFA) (F CFA)
Processeur 2.0 GHz
Ordinateur portable Mémoire RAM 4 Go 1 300 000 300 000
Disque dur 1Tera
Coûts liés à la connexion Internet 3 mois 15000 45000
Etude et conception du logiciel

720
Frais d’étude 5000 3 600 000
heures
3 945 000
TOTAL

Mémoire LP/UL-ENSI 87 SONDOU MANDATABE


CHAPITRE III : Programmation de la maintenance préventive des transformateurs

Arrêté le présent devis à la somme de trois million neuf cent quarante-cinq mille
(3 945 000) Franc CFA.

3.17 Conclusion
Ce chapitre nous a permis de présenter l’actuel système de maintenance de la CEB,
tout en présentant ce que sais que la maintenance industrielle et la gestion de la
maintenance assister par ordinateur (GMAO). Dans cette partie nous avons aussi
élaboré un logiciel de maintenance des transformateurs de puissance de la CEB
(MTP). Le logiciel (MTP) est conçu dans le cadre d’amélioration de la maintenance
des transformateurs de puissance de la CEB.

Mémoire LP/UL-ENSI 88 SONDOU MANDATABE


CONCLUSION GENERALE

CONCLUSION GENERALE

Mémoire LP/UL-ENSI 89 SONDOU MANDATABE


CONCLUSION GENERALE

Notre travail s’est porté sur « LA MAINTENANCE DES TRANSFORMATEURS


DE PUISSANCE ET DE SECOURE : CAS DE LA CEB POSTE LOME
AFLAO ».

Ce travail est réalisé suivant trois grandes étapes. Dans la première partie nous avons
présenté le poste Lomé Aflao de 161/20 KV, ainsi que son schéma unifilaire.
L’énergie étant envoyé par la VRA, le poste de Lomé Aflao est composé de six lignes
dont quatre départs. Le champ est composé de travée ligne et de travée transformateur
équipé de trois transformateurs, d’une puissance totale de 135 MVA.

La deuxième partie c’est porté sur la généralité du transformateur de puissance. Dans


cette partie nous avons présenté les essais réalisés sur les transformateurs au cours de
leurs constructions, les deux forme de circuit magnétique qui existe (en colonne et en
cuirassée). Il existe différentes technologie de transformateurs qui sont les
transformateurs immergé (huile classique, huile de silicone et le diélectrique chloré) et
les transformateurs qui sont à isolement sec (imprégnés de résine avec une classe
d’isolation, enrobés d’une résine époxy). Les pertes dans le circuit magnétique
(hystérésis et courants de Foucault) et par effet joule dans les enroulements provoquent
des échauffements sur le transformateur, pour éviter la détérioration des isolants, on
refroidit les transformateurs (ONAN) ce qui permet, en plus, une meilleure utilisation
des matériaux.

La troisième partie c’est porté sur la programmation de la maintenance préventive des


transformateurs de la CEB poste Lomé AFLAO. Dans cette dernier partie nous avons
parlé de la maintenance en général, et présenté un GMAO sur lequel on sait baser pour
écrie le nouveau logiciel de maintenance (MTP). Le logiciel prend en compte la
gestion du stock, les équipements du site, le déroulement de la maintenance
préventive, les rapports d’interventions, et la notification des tâches effectué. D’autre
études pourrons améliore ce logiciel en ajoutant de nouvel fenêtre comme l’analyse
des gaz dissout.

Mémoire LP/UL-ENSI 90 SONDOU MANDATABE


BIBLIOGRAPHIE

BIBLIOGRAPHIE

Mémoire LP/UL-ENSI 91 SONDOU MANDATABE


BIBLIOGRAPHIE

[1] ADJAMAGBO Comlanvi « GEL 322 Gestion de la Maintenance, semestre 3 »


option génie électrique, ENSI université de Lomé ;

[2] AMIDOU Betie : « Impacte de la qualité du système d’isolation sur la condition


et l’efficacité des transformateurs de puissance » Thèse de Doctorat, université
de Québec, septembre 2015 ;
[3] AMIR Abdelkebir & NASSIM Saadi : « Application de la logique floue pour le
diagnostic des transformateurs de puissance par analyse des gaz dissous »
mémoire de master, université de Boumerdes, juin 2017 ;

[4] Cahier technique « les transformateurs BT/BT » n°13 février 2002 ;

[5] CA Paris « les différents types de maintenance » tome asi, 14 décembre 1995 ;

[6] DOTCHE K. Agbeblewu « élaboration d’un progiciel de gestion de la


maintenance assistée par ordinateur (GMAO) pour l’usine d’égrenage de coton :
cas de la société Togolaise du coton Talo (Atakpamé) » mémoire de licence FC,
option génie électrique, ENSI, université de Lomé Juin 2004 ;
[7] EKE Samuel : « stratégie d’évaluation de l’état des transformateurs : esquisse
de solutions pour la gestion intégrée des transformateurs vieillissante » thèse de
doctorat, université de Lyon 11/06/2018 ;

[8] FORCLUM : « exploitation et maintenance des postes HTB/HTA »


29/11/2010 ;
[9] FULCHIRON Didier « protection des transformateurs de poste MT/BT » cahier
technique n°192 groupe Schneider édition avril 1998 ;
[10] F. LUCAS & P. CHARRUAULT : « les machines électriques » collection
F.LUCAS tome 1, 1982 (page 8 à 54) ;

[11] Groupe Schneider : « cahier technique n° 192 protection de transformateur


MT/BT » ;
[12] HALIMA Benaicha : « Analyse des stratégies de maintenance des systèmes de
production industrielle », thèse de doctorat département d’Electrotechnique,

Mémoire LP/UL-ENSI 92 SONDOU MANDATABE


BIBLIOGRAPHIE

option Réseau Electriques, université des sciences de la technologie d’Oran


Mohamed Boudiaf 2015 ;

[13] HENG Jean « Pratique de la maintenance préventive » 4e édition DUNOD


2002 ;

[14] LAGONOTTE Patrick « les installations électriques » collection SEE, Paris


2000 ;

[15] LYONNET Patrick « la maintenance mathématique et méthodes » Edition


technique et documentation, Lavoisier 1992 ;

[16] MEGHNI Billel : « Maintenance industrielle » support du cours, université de


Kasdi Merbah-Ouargla, faculté des sciences appliquées, département génie
électrique, décembre 2017 ;
[17] MEZARI Naouel, « Diagnostic des transformateurs de puissances », Mémoire
de magister, département d’électrotechnique, Université de Tizi Ouzou. Juillet
2011 ;

[18] NEY Henri : «électrotechnique et normalisation Edition Fernand Nathan 1988,


p59 à p67 » professeur à L’I.U.F.M de Lyon ;
[19] PIOU Michel : « le transformateur de puissance monophasé édition
01/06/2010 » ;
[20] RADJI Rachidi : « contribution à l’amélioration de la maintenance des
onduleurs au Togo »mémoire de licence FL ENSI, université de Lomé
novembre 1991 ;
[21] SANCHEZ Jean : « aide au diagnostic de défauts des transformateurs de
puissance » Thèse de Doctorat, université de Grenoble, 7 Août 2006 ;
[22] Schneider Electric « Etude d’une installation transformateurs HTA/BT »
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[23] SENA Têko « Maintenance des transformateurs de puissance dans le réseau
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[24] SONELGAZ : « document protection et surveillance des transformateurs » ;

Mémoire LP/UL-ENSI 93 SONDOU MANDATABE


BIBLIOGRAPHIE

[25] http://www.sciences.univ-nantes.fr/physique/perso/cortial/transfo-index.html,
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[26] https://sitelec.org/download_page.php?filename=cours/notice_dgpt2.pdf,
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[27] www.inrs.fr/risques/electriques.html, consulté le 24 septembre 2019.

Mémoire LP/UL-ENSI 94 SONDOU MANDATABE


ANNEXE

ANNEXES

Mémoire LP/UL-ENSI 95 SONDOU MANDATABE


ANNEXE

Annexe 1 : Symbole et couplage des transformateurs de puissance

1. SYMBOLISATION DES TRANSFORMATEURS DE PUISSANCE

Mémoire LP/UL-ENSI 96 SONDOU MANDATABE


ANNEXE

2 Couplages usuels des transformateurs de puissance

Mémoire LP/UL-ENSI 97 SONDOU MANDATABE


ANNEXE

Annexe 2 : Distance d’approche et consignation

1. Définition
La distance d’approche est la distance qui doit être maintenue en tout temps entre un
élément sous tension et la partie la plus exposée du corps du travailleur ou de toute
pièce conductrice ou non conductrice qu’il porte ou qu’il utilise. Cette distance permet
d’éviter de franchir, par inadvertance, la limite de sécurité dans l’éventualité d’un
mouvement accidentel ou d’une mauvaise évaluation de la limite permise.

2. Principes
Le personnel appelé à travailler sur des installations électriques sous tension doit
utiliser les écrans isolants approuvés et appropriés en fonction du travail à exécuter.
Le personnel doit :
- installer les écrans isolants chaque fois qu’il se trouve dans l’impossibilité de
respecter les distances d’approche minimales,
- disposer et ajuster les écrans isolants de façon à couvrir adéquatement les
composants du réseau à isoler,
- planifier chacune des tâches de manière à maintenir un dégagement d’au moins
150 mm des écrans isolants avec une partie non isolée du corps ou avec le
matériel conducteur qu’il manipule. Il peut cependant toucher à ces écrans
isolants, s’il le fait au moyen des outils isolants et du matériel appropriés,
- réviser régulièrement l’agencement des écrans isolants selon l’évolution des
travaux,
- installer des écrans isolants dans le cas de l’utilisation d’un engin élévateur à
nacelle (EEN) au-dessus de conducteurs moyenne tension sous tension,
- demeurer en tout temps sous les conductrices moyennes tensions sous tension
s’il effectue des travaux avec grimpettes même si des écrans isolants sont
installés, à moins que les conducteurs n’aient été déplacés préalablement selon
les techniques de travail reconnues.

Mémoire LP/UL-ENSI 98 SONDOU MANDATABE


ANNEXE

Tableau 1 : la distance en fonction de la tension nominale de l’installation

Distance minimale
Tension nominale Distance de Distance de garde d’approche entre
Un (KV) tension (m) g (m) phase et terre D
(m)
0.4 0 0,30 0,30
1 0 0,30 0,30
15 0,10 0,50 0,60
20 0,10 0,50 0,60
30 0,20 0,50 0,70
63 0,30 0,50 0,80
90 0,50 0,50 1,00
150 0,80 0,50 1,30
225 1,10 0,50 1,60
400 2,00 0,50 2,50

3. Gants isolants : Vérification visuelle et entretien avant usage


Le personnel doit toujours s’assurer du bon état des gants isolants et des gants de cuir
qui les recouvrent, et valider la date de l’essai diélectrique avant chaque usage.
Lorsqu’ils ne sont pas utilisés, les gants isolants doivent être conservés dans un sac
approprié. Les gants isolants de classe 3 doivent être vérifiés
visuellement par un essai pneumatique à l’aide du socle de gonflage ou de la pompe
manuelle avant le début des travaux ou, en cas de doute, durant l’exécution. Pour
vérifier les gants isolants des classes 0 et 2, il faut rouler le gant sur lui-même afin de
le gonfler de façon à déceler les trous ou les fissures. Les gants isolants ne doivent en
aucun cas être utilisés pour effectuer des opérations de manutention.
Le personnel doit porter des gants isolants approuvés et appropriés dans les cas
suivants :
- Lorsqu’il exécute des travaux sous tension moyenne tension selon la technique
de travail au contact,

Mémoire LP/UL-ENSI 99 SONDOU MANDATABE


ANNEXE

- Lorsqu’il procède à l’installation ou à l’enlèvement d’un poteau qui peut venir


en contact avec des conducteurs ou des appareils sous tension à 750 volts ou
plus,
- Lorsqu’il manœuvre un interrupteur aérien tripolaire à 750 volts ou plus,
- Lorsqu’il exécute des travaux sous tension ou des vérifications à l’aide
d’appareils de mesure sur des conducteurs à 300 volts ou plus,
- Lorsqu’il exécute des travaux sous tension ou des vérifications à l’aide
d’appareils de mesure sur des conducteurs à 300 volts ou moins, dans des
conditions atmosphériques défavorables et/ou lorsque ses gants de cuir sont
humides,
- Lorsqu’il exécute des travaux sous tension sur des câbles souterrains à 750 volts
ou moins,
- Lorsqu’il exécute des travaux sur des conducteurs à 300 volts ou moins sur des
charpentes, sur des pylônes, sur des poteaux métalliques et sur des poteaux en
béton.

4. Consignation d'appareil électrique


La consignation est la suite chronologique d'opérations indispensables et réglementées,
qui permettent d'assurer la sécurité du personnel et du matériel avant d'intervenir sur
un appareillage électrique, une installation électrique, ou simplement un circuit
électrique.

En effet, seuls les travaux effectués hors tension peuvent protéger intégralement des
risques d'électrocution, à condition que l'on soit sûr que toute tension soit
effectivement supprimée et qu'elle le reste : c'est le but de la consignation. La
consignation électrique d'un ouvrage est régie par la norme NF C18-510.

Avant de suivre les étapes ci-dessous, l'intervenant doit s'équiper d'EPI (équipement de
protection individuel) des gants isolants, de casque isolant, de masque, ne pas porter
d'objet métallique sur soi, d'EIS (équipement de sécurité individuel) tapis isolant, des
outils isolés 1000 V, un cadenas de consignation, une pancarte ou un macaron de
consignation, et un VAT et également d'ECS (équipement collectif de sécurité) balise

Mémoire LP/UL-ENSI 100 SONDOU MANDATABE


ANNEXE

pour balisage panneau d'avertissement et nappes isolantes pour les composés nus sous
tension proches de l'opérateur.

Les étapes successives de la procédure de consignation sont :

- séparer : couper l'alimentation, le plus souvent au moyen d'un disjoncteur.


Rappel : un sectionneur ne doit jamais être manœuvré « en charge »
(sectionnement de tous les conducteurs sauf celui de la terre),
- condamner : rendre impossible la remise sous tension sans actions
particulières : cadenas, étiquetage , balisage,
- identifier : deux phases : 1. s'assurer que la partie d'installation que l'on vient
de séparer et condamner est bien celle sur laquelle on doit intervenir ou
travailler ; 2. poser des étiquettes ou des panneaux de signalisation indiquant
que quelqu'un travaille sur l'installation et qu'il ne faut en aucun cas remettre le
courant,
- vérifier : l'absence de tension électrique. Rappel : l'utilisation
d'un multimètre ou contrôleur universel est interdite pour faire une VAT
(Vérificateur d'absence de tension),
- mettre à la terre, cette mise à la terre ayant obligatoirement lieu
immédiatement après la vérification d'absence de tension et devant être
complétée par la mise en court-circuit (afin de s'assurer contre la présence
de condensateur et de tensions induites dues à une grande longueur de câble ou
d'un retour de la tension),

Dans le domaine des travaux d'ordre électrique, la consignation doit être confiée à une
personne possédant l'habilitation de niveau BC (en basse tension) ou HC (en haute
tension)

Les habilitations B0 B1 B2 BS BP BE H0 H1 H2 HP HE ne peuvent être chargées de


Consignation.

Il peut être confié une partie des opérations de consignation à un chargé d'opération
spécifique BE ou HE Manœuvres.

Mémoire LP/UL-ENSI 101 SONDOU MANDATABE


ANNEXE

5. Avis médical avant habilitation


Avant d’habiliter une personne, l’employeur doit s’assurer de son aptitude médicale
auprès du médecin du travail. Sur le plan réglementaire, il n'existe pas de critères
d'aptitude médicale ni de contre-indication à la pratique d'un métier soumis au risque
électrique. Cependant, le médecin du travail doit être vigilant sur les points suivants :
- les troubles musculosquelettiques (TMS),
- les problèmes cardiovasculaires,
- les problèmes visuels, en particulier la vision des couleurs.

6. Titre d'habilitation
L'habilitation est symbolisée de manière conventionnelle par des caractères
alphanumériques et si nécessaire un attribut :
- le 1er caractère indique le domaine de tension concerné,
- le 2ème caractère indique le type d’opération ; il s’exprime soit par une lettre
soit par un chiffre,
- le 3ème caractère est une lettre additionnelle qui précise la nature des
opérations.
Cette classification est détaillée dans la norme NF C18-510

Mémoire LP/UL-ENSI 102 SONDOU MANDATABE


ANNEXE

Tableau 2 : système de classification des habilitations électriques

SYSTÈME DE CLASSIFICATION DES HABILITATIONS


ÉLECTRIQUES

1er caractère 2e caractère 3e caractère Attributs


0 : opération
d’ordre non T : travaux sous Essai
électrique tension
1 : exécutant Vérification
opération d’ordre V : travaux au
électrique voisinage Mesurage
2 : chargé de
B : basse
travaux d'ordre N : nettoyage Manœuvre
tension
électrique sous tension
H : haute
C : consignation
tension
R : intervention X : spéciale
BT générale
S : intervention
BT élémentaire
E : opérations
spécifiques
P:photovoltaïque

Mémoire LP/UL-ENSI 103 SONDOU MANDATABE


ANNEXE

Mémoire LP/UL-ENSI 104 SONDOU MANDATABE