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REBUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE

MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA


RECHERCHE SCIENTIFIQUE

UNIVERSITE « Dr. TAHAR MOULAY » DE SAIDA

FACULTE DES SCIENCES

Spécialité : Biochimie Master 01

Le thème sur

DETERMINISME DU SYSTEME NERVEUX

Présenté par : Encadrer par : Mr. Loth


Djebbouri wiem

Hamri Yousra Sara

Année universitaire 2020-2021


Sommaire :
-Introduction………………………………………………………………………………....02
-Chapitre 01 : Le terme déterminisme et généralité sur le système nerveux………….......03
1- Définitions du déterminisme……………………………………………………………...04
a- Le déterminisme philosophique…………………………………………………..04
b- Le déterminisme scientifique …………………………………………………….04
c- Le déterminisme statistique ……………………………………………………...04
d- Le déterminisme étendu…………………………………………………………..04
1-1- Définition du déterminisme scientifique …………………………………………...04
2- Généralité sur le système nerveux …………………………………………………….…05
2-1- Le système nerveux central ……………………………………………………05
2-1-1-L’encéphale …………………….……………………………………..05
2-1-2-La moelle épinière……………...……………………………………...06
2-2-Le système nerveux périphérique ……………………………………………...07
2-2-1-La voie sensitive afférente…………………………………………….08
2-2-2-La voie motrice efférente……………………………………………...08
3-Les méninges……………………………………………………………………………….09
4-Le cortex cérébral………………………………………………………………………….10
-Chapitre02 : Développement du système nerveux………………………………………...11
1-Développement du système nerveux……………………………………………………...12
1-1-Formation de la plaque neurale, du tube neural et de la crête neurale………..12
1-2-La neurulation…………………………………………………………………...12
1-3-Pysiopathologie………………………………………………………………….13
1-4- Développement du tube neural et formation de la crête neurale …………..…14
1-5-Physiopatologie………………………………………………………………….15
1-5-1- Maladie de Hirschsprung(mégacôloncongénital)…………………...15
2- Les mécanismes moléculaires dans le développement précoce du SNC……………...16
2-1 Différenciation du tube neural primitif ou la transformation neuroblastique de
l'ectoderme ……………………………………………………………………………..16
-Référence …………………………………………………………………………………...18
Liste des figures :
- Figure 01 : structure du cerveau …………………………………………………………05
- Figure 02 : Structure du système nerveux………………………………………….....….06
- Figure 03 : Ostéologie de la colonne vertébrale………………………………………….07
- Figure 04 : Le système nerveux…………………………………………………………...08
- Figure 05 : Les méninges……………………………………………………………….….09
- Figure 06 : Le cortex cérébral ……………………………………………………………10
- Figure 07 : Formation de la plaque neurale, du tube neural et de la crête neurale…...12
- Figure 08 : La neurulation………………………………………………………………...13
- Figure 09 : Les anomalies de malformation de tube neurale……………………………14
- Figure 10 : La formation de crête neurale………………………………………………..15
- Figure 11 : schéma présentatif des voies moléculaires de l’induction neurale chez
l’embryon vertébré………………………………………………………………………….17
Liste des tableaux :
-Tableau01 : Développement du système nerveux ………………………………………..14
Liste des abréviations :
-SNC : Système nerveux centrale.
-SNP : Système nerveux périphérique.
-BMPs : Bone morphogenetic protein.
-TGF-b: Transforming growth factors.
- FGFs:Fibroblast growth factors.
-Wnts :Wingless related.
-CAMs : Molécules d’adhésion cellulaire.
Résume :

D'un point de vue anatomique système nerveux se divise en système moteur, système
sensitif/sensoriel et système végétatif (ou autonome), chacun ayant une partie périphérique, les
ganglions et les nerfs, et une partie centrale, le cerveau et la moelle épinière.

La morphogénèse du système nerveux est un phénomène très précoce. Elle débute dès le 19e
jour avec la formation de la plaque neurale et toutes les divisions principales du SNC sont
formées à partir de la 12e semaine. La maturation en revanche, se poursuit au-delà de la
naissance.

L'histogénèse du SNC aboutit à la formation de 100 milliards de neurones ! Le potentiel


mitotique du neuroépithélium est donc gigantesque mais limité dans le temps puisqu'il s'épuise
progressivement entre la 16e semaine et la naissance. Il est toutefois établi aujourd'hui, chez les
mammifères, que des cellules souches neuronales persistent durant toute la vie essentiellement
dans la région de l'hippocampe et du bulbe olfactif. En outre une deuxième vague de
neurogénèse postnatale produit un grand nombre d'interneurones destinés au cortex cérébelleux,
à l'hippocampe et aux bulbes olfactifs.

De nombreux processus fondamentaux de développement sont impliqués dans la formation du


SNC. Notamment l'induction, la prolifération, la communication intercellulaire, la migration et
la différenciation cellulaire, ainsi que l'apoptose ou mort cellulaire programmée. La
compréhension de l'anatomie cérébrale très complexe est facilitée par une bonne connaissance
du développement embryonnaire.(01)
Introduction

1
Introduction :

Le déterminisme biologique était la « philosophie spontanée » du neuroscientifique


e
du XX siècle : tout comportement humain pouvait trouver son explication dans la structure
biologique de l’organisme et du cerveau. Les théories neuroscientifiques les plus récentes
donnent à penser, au contraire, que le déterminisme biologique n’est plus tenable. La structure
du cerveau tient autant des apprentissages que du programme génétique : le cerveau peut être
considéré comme un produit « biologico-culturel ». C’est l’articulation entre sciences
biologiques et conception de l’humain qui se voit transformée. (02)
Les neurosciences, ou sciences du système nerveux central, connaissent des
développements considérables ces dernières années. Les rapprochements entre la neurologie
et la psychologie cognitive ont conduit à des avancées majeures et au renouvèlement d’une
approche rigoureuse du comportement humain en lien avec le fonctionnement du système
nerveux. Par ailleurs, plus récemment, ces travaux ont donné lieu à des synthèses audacieuses,
parfois de la part des scientifiques eux-mêmes, qui proposent des conceptions plus larges de la
conscience et envisagent les conséquences des travaux scientifiques sur une conception de
l’humain (03). Enfin, en philosophie, ces thèmes sont au cœur d’un courant de recherche
important qui s’est développé au départ des travaux en philosophie des sciences et en
philosophie du langage (04).

2
Chapitre 01 :
Le terme déterminisme et généralité sur le
système nerveux

3
1-Définitions du déterminisme :
Le déterminisme est un principe scientifique selon lequel tout phénomène physique (fait
objectif, observé, susceptible de se reproduire) est régi par des lois d'évolution stables (telles
que les mêmes causes produisent les mêmes effets, toujours et partout). On distingue :
a-Le déterminisme philosophique, défini par Laplace en 1814, affirmant à tort qu'une
connaissance parfaite du présent permet toujours de prévoir l'avenir et de reconstituer
mentalement le passé qui y a conduit.
b-Le déterminisme scientifique, affirmant que tout état d'un système physique déclenche
nécessairement et immédiatement une évolution selon des lois connues et stables. Les
évolutions successives produisent un état (valeurs des variables du système) fonction du
temps.
c-Le déterminisme statistique, affirmant que, dans certains cas, l'état à un instant t d'un
système qui évolue est un élément choisi selon une probabilité statistique dans un ensemble
prévisible. Exemples :
-(En première approximation) le résultat d'un lancer de dé est un nombre choisi
avec une probabilité de 1/6 dans l'ensemble {1, 2, 3, 4, 5, 6}.  En Mécanique
quantique, ---l'état d'un système (position, vitesse…) est un élément d'un
ensemble fini ou non de solutions de l'équation d'évolution de Schrödinger.
d-Le déterminisme étendu, regroupant le déterminisme scientifique et le déterminisme
statistique pour gérer toutes les lois d'évolution de la nature inanimée. (Anonyme 05)
1-1-Définition du déterminisme scientifique :
Le déterminisme scientifique est un postulat qui régit l'évolution dans le temps d'une
situation sous l'effet des lois de la nature, conformément au postulat de causalité et à la règle de
stabilité.
Par rapport au déterminisme philosophique, le déterminisme scientifique :
- Prédit qu'une situation évoluera certainement sous l'action d'une loi naturelle, pas qu'on en
connaîtra la valeur future des variables d'état ;
- N'affirme pas la possibilité de reconstituer mentalement le passé. (05)

4
2-Généralité sur le système nerveux :
Le système nerveux est formé de deux parties :
2-1 Le système nerveux central : constitué par l'encéphale comprenant le cerveau, le tronc
cérébral, et le cervelet situés dans la boîte crânienne, et la moelle épinière située dans le canal
rachidien. Son rôle est de recevoir, enregistrer, interpréter les signaux qui parviennent de la
périphérie, et l'organiser la réponse à envoyer.

2-1-1 L'encéphale :
Est en entier situé dans la boîte crânienne. Il est constitué par :
- Le cerveau, situé en entier dans l'espace sus-tentoriel, et formé de deux hémisphères
droit et gauche, incomplètement séparés l'un de l'autre par la scissure inter hémisphérique
marquée par la faux du cerveau, et réunis l'un à l'autre à leur partie centrale. (06)

Figure 01 : structure du cerveau (07)

- Le tronc cérébral, qui émerge de la face inférieure du cerveau, et comporte de haut


en bas trois parties : les pédoncules cérébraux droit et gauche, la protubérance annulaire, et le
bulbe rachidien. Du tronc cérébral émergent tous les nerfs crâniens sauf le nerf optique et le
nerf olfactif situés en entier au-dessus de la tente du cervelet.
- Le cervelet, situé comme le tronc cérébral dans la fosse postérieure et donc séparé du
cerveau par la tente du cervelet. Il est formé de deux hémisphères droit et gauche, réunis par le

5
vermis. Ils sont reliés au tronc cérébral à droite comme à gauche par les pédoncules cérébelleux
supérieur, moyen, et inférieur. (06)

Figure 02 : Structure du système nerveux centrale (08)

2-1-2- La moelle épinière :


Prolonge le tronc cérébral et le bulbe rachidien. Elle commence immédiatement en
dessous du trou occipital. Elle est située en entier dans le canal rachidien qu'elle n'occupe pas
sur toute sa hauteur, car la moelle se termine environ au niveau de la première vertèbre lombaire
(L1). De la moelle et à chaque espace intervertébral sortent les nerfs spinaux constitués d'une
racine antérieure, motrice, et d'une racine postérieure sensitive. En dessous de L1 et jusqu'au
sacrum, le canal rachidien est occupé par les racines des nerfs spinaux issues de la moelle
lombaire ; l'ensemble de ces racines forme ce que l'on appelle par ressemblance " la queue-de-
cheval".(06)

6
- 24 vertèbres ‘mobiles’ :
* 7 cervicales, de C1 à C7.
*12 dorsales (ou thoraciques), de D(T)1 à
D(T)12.
* 5 lombaires, de L1 à L5.
- Sacrum.
- Coccyx.
- Différentes formes de vertèbres.
- Courbures caractéristiques de la région
* Lordose (cervicale, lombaire)
* Cyphose (dorsale)

Figure 03 : Ostéologie de la colonne vertébrale (09)

2-2- le système nerveux périphérique :


Constitué par les nerfs crâniens et les nerfs spinaux qui sont rattachés au système
nerveux central. Son rôle est de conduire jusqu'au système nerveux central les informations
issues des récepteurs périphériques de la sensibilité ou de la douleur, et de transmettre les ordres
moteurs émis par les centres nerveux. (06)
Le système nerveux périphérique (SNP) comprend une voie sensitive ou afférente et
une voie motrice ou efférente, situées en dehors du SNC. Il se développe essentiellement à partir
des cellules des crêtes neurales. Le tube neural donne toutefois naissance aux fibres somatiques
motrices ainsi qu'aux fibres pré ganglionnaires du système nerveux autonome et le mésoblaste
donne naissance à la dure-mère ou pachyméninge (les léptoméninges = arachnoïde et pie-mère
dérivent de la crête neurale) et au tissu conjonctif des nerfs périphériques. (01)

7
2-2-1-La voie sensitive afférente :
Comprend les neurones somatiques et viscéraux. Elle relaie vers le système nerveux
central l'information reçue de récepteurs situés dans les organes somatiques (peau, muscles) et
viscéraux (intestin, poumons, etc...). Les corps cellulaires des neurones sensoriels sont
rassemblés dans les ganglions rachidiens et paravertébraux.
2-2-2-La voie motrice efférente : qui peut être divisée en :
-Voie motrice somatique ou volontaire qui transite par les nerfs crâniens lorsqu'ils sont
issus du tronc cérébral et les nerfs rachidiens (ou spinaux) lorsqu'ils sont issus de la moelle.
-Voie motrice autonome ou végétative (SNA) qui comprend l'ensemble des efférences
contrôlant la régulation du milieu intérieur (homéostasie). Elle est responsable du
fonctionnement des neurones moteurs innervant les muscles lisses des viscères et des vaisseaux
sanguins, le cœur et les glandes. La partie préganglionnaire transite avec les nerfs crâniens ou
rachidiens alors que la partie postganglionnaire (pour le système sympathique) transite par un
plexus nerveux qui se distribue dans le corps soit en entourant les branches artérielles, soit en
suivant les tronc de gros nerfs périphériques avant de se distribuer dans les branches
terminales.(01)

Figure 04 : Le système nerveux (10)

8
3-Les méninges :
Les méninges sont les membranes qui enveloppent le système nerveux
central : encéphale et moelle épinière, la portion intracrânienne des nerfs crâniens et les racines
des nerfs spinaux. De la surface vers la profondeur, on distingue la dure-mère, l'arachnoïde et
la pie-mère.
Dans les méninges se trouve le liquide cérébrospinal (ou liquide céphalorachidien) qui amortit
les chocs lors des mouvements.
La pie-mère est adhérente au système nerveux central. Vient ensuite l'arachnoïde, séparée de la
pie-mère par l'espace subarachnoïdien, où circule le liquide céphalorachidien. Enfin, la dure-
mère constitue la partie la plus superficielle, séparée de l'arachnoïde par un espace subdural ou
sous-dural théorique. La dure-mère est constituée de deux feuillets : le feuillet dural interne et
le feuillet dural externe. Entre ces derniers se situe le sinus veineux qui draine le sang veineux
de l'encéphale, des méninges et du crâne dans les veines jugulaires internes. L'arachnoïde émet
des prolongements dans la dure-mère, à proximité des sinus veineux. Il s'agit des granulations
arachnoïdiennes de Pacchioni qui permettent la résorption du liquide céphalorachidien. Au-
dessus de la dure-mère se trouve un espace : l'espace extra-dural (ou péridural ou épidural),
présent uniquement le long de la moelle épinière (et donc pas au niveau de l'encéphale). C'est
dans cet espace qu'a lieu l'anesthésie péridurale.
-La pie-mère et l'arachnoïde forment ce que l'on appelle les méninges molles ou leptoméninges.
-La dure-mère, elle, forme la méninge dure ou pachyméninge.(11)

Figure 05 : Les méninges

9
4- Le cortex cérébral :
À la surface de l’encéphale se trouve une couche de tissu cérébral appelé cortex cérébral.
Cette structure est plus communément appelée matière grise en raison de sa couleur grise.
L’apparence bosselée du cerveau humain est aussi due aux caractéristiques du cortex cérébral.
En effet, plus des deux tiers du cortex est replié dans des circonvolutions, ce qui permet d’en
accroître la surface et le nombre de cellules nerveuses.
La fonction du cortex cérébral peut être analysée en divisant le cortex de façon plus ou moins
arbitraire en zones, un peu comme l’arrangement géographique en pays et continents.
Le lobe frontal est impliqué dans l’initiation et la coordination des mouvements, dans les tâches
cognitives supérieures comme la résolution de problèmes, la pensée, la planification, bien
d’autres aspects de la personnalité et de la formation des émotions.
Le lobe pariétal intervient dans les processus sensoriels, l’attention et le langage. Une lésion du
côté droit du lobe pariétal peut entraîner des troubles de l’orientation spatiale, même dans des
lieux familiers. Si le côté gauche est lésé, les capacités à comprendre le langage parlé ou écrit
peuvent être altérées.
Le lobe occipital prend part dans l’information visuelle y compris dans la reconnaissance des
formes et des couleurs.
Le lobe temporal joue un rôle dans l’encodage des informations auditives et dans l’intégration
des informations provenant des autres modalités sensorielles. Les neurobiologistes pensent
également que le lobe temporal intervient dans la mémoire à court terme grâce
à l’hippocampe et dans la mémoire des réponses émotionnelles via l’amygdale.(12)

Figure 06 : Le cortex cérébral


10
Chapitre 02 :
Développement du système nerveux

11
1-Développement du système nerveux :
1-1-Formation de la plaque neurale, du tube neural et de la crête neurale :
e
La plaque neurale, le tube neural et la crête neurale se forment au 18 jour du développement
embryonnaire. La notochorde sous-jacente induit la plaque neurale et un sillon neural médian
apparaît. Les bords latéraux de la plaque constituent les bourrelets neuraux destinés à former
les crêtes neurales. Ces crêtes formeront de nombreux composants du système nerveux
périphérique (SNP). À ce stade très précoce, les précurseurs neuraux peuvent être lésés par des
substances toxiques ou d’autres formes d’agressions.

Figure 07 : Formation de la plaque neurale, du tube neural et de la crête neurale. (13)


1-2-La neurulation :
Chez l’embryon de 21 ou 22 jours de développement, la plaque neurale et son sillon médian
s’épaississent et commencent à s’élever de chaque côté, si bien que les deux bords latéraux
fusionnent sur la ligne médiane pour former le tube neural. Le canal central, futur système
ventriculaire, constitue le centre du tube neural. Ce processus de neurulation progresse vers
l’avant et vers l’arrière. Un défaut de neurulation peut entraîner une anomalie de formation du
tube neural au niveau caudal (spina bifida) ou rostral (anencéphalie).

12
Figure 08 : La neurulation
1-3-Physiopathologie :
Au fur et à mesure que la plaque neurale se transforme en tube neural, le processus de
neurulation conduit à la fusion des bourrelets neuraux, commençant par le centre et s’étendant
à la fois en caudal et en rostral. Un défaut de formation du tube neural conduit à une dysraphie,
comprenant une malformation associée des muscles, des os, de la peau et des méninges.
L’anencéphalie est la conséquence d’un défaut de formation du neuropore antérieur. L’absence
de développement cérébral associée à des anomalies faciales est léthale. Le spina bifida est la
conséquence d’un défaut de formation du neuropore postérieur (caudal), condition dans laquelle
les arcs vertébraux ne fusionnent pas. De la région lombaire saille une protrusion qui peut
contenir les méninges et la moelle spinale (myéloméningocèle) ou seulement les méninges
(méningocèle). Le myé- loméningocèle se manifeste par une paraparésie, une dysfonction
intestinale et vésicale et un déficit sensitif au niveau de la lésion. Lorsqu’elle est associée à une
hydrocéphalie ou à une malformation d’Arnold-Chiari, elle nécessite un shunt ventriculo-
péritonéal ou ventriculo-jugulaire.(13)

13
Figure 09 : Les anomalies de malformation de tube neurale

1-4- Développement du tube neural et formation de la crête neurale :


Les moitiés dorsale et ventrale du tube neural sont séparées par le sillon limitant, un
élargissement externe du canal central qui marque la limite entre les plaques alaire et basale.
Cette structure importante subsiste dans certaines régions du système ventriculaire de l’adulte.
La plaque alaire est à l’origine de nombreux neurones sensoriels. La plaque basale donne
naissance à de nombreux neurones moteurs soma- tiques ou autonomes de la moelle spinale ou
du tronc cérébral. Les cellules de la crête neurale situées sur le bord des bourrelets neuraux
s’unissent pour former une crête dorsale. La crête neurale se constitue ainsi au-dessus du tube
neural. Ce dernier et la crête neurale se détachent de l’ectoderme dont ils sont issus. (13)

Tableau 01 : Développement du système nerveux (16)

14
Figure 10 : La formation de crête neurale
1-5-Physiopathologie :
La crête neurale donne naissance à de nombreux types cellulaires périphériques : les
neurones sensoriels primaires, les neurones postganglionnaires du système nerveux autonome,
les cellules de Schwann, les cellules chromaffines de la médullosurrénale, les cellules de la pie-
mère et de l’arachnoïde, les mélanocytes et une partie du tissu mésen- chymateux de la tête. Un
défaut de développement et de migration des cellules de la crête neurale se voit dans la maladie
de Hirschsprung, ou mégacôlon congénital, dans laquelle le côlon est dépourvu d’afférences
sensitives, et dans la dysautonomie familiale où on observe des anomalies des fonctions
cardiovasculaire et gastro-intestinale et une anesthésie à la douleur et à la sensation au chaud et
au froid.(13)
1-5-1-Maladie de Hirschsprung(mégacôloncongénital) :
Malformation congénitale due à l'absence partielle ou totale de ganglions nerveux, dont le
rôle est de permettre le bon fonctionnement des muscles de l'intestin, et plus particulièrement
du côlon. De l'existence de ce segment aganglionnaire résulte une paralysie intestinale, se
traduisant généralement par une occlusion fonctionnelle, parfois simplement par une
constipation importante. Cette maladie est considérée comme une neurocristopathie ou maladie
dérivant des crêtes neurales. La majorité des nouveau-nés atteints ont des retards d’émission du
méconium, l'émission ne survenant qu’après plus de 36 heures de vie néonatale. Les signes
cliniques sont digestifs : constipation, distension abdominale ou vomissement ou entérocolite.
Mais 10 % des diagnostics ne seront faits qu’après l’âge de 1 an (dans les formes non-

15
syndromiques). Le diagnostic repose sur la biopsie rectale qui montre une aganglionose et une
surexpression de l'acétylcholine-estérase. Le traitement est chirurgical et consiste en la
résection du segment aganglionnaire suivi de l'anastomose de l'intestin proximal avec la marge
anale (anorectoplastie sagittale postérieure). Dans les cas d'agangliose intestinale totale, une
greffe d'intestin peut être nécessaire.

2-Les mécanismes moléculaires dans le développement précoce du SNC :

Le développement harmonieux du SNC fait appel à des mécanismes de régulation très


sophistiqués. Des progrès remarquables ont été faits au cours des dernières années quant à la
compréhension des mécanismes moléculaires impliqués dans toutes les étapes du
développement en passant par l'induction, la prolifération, la différenciation, la migration et
finalement l'apoptose. Ces découvertes ont permis de développer largement les connaissances
sur le mode de fonctionnement de certaines molécules tels que les facteurs de transcription et
les voies de signalisation intracellulaires spécifiques, aux différents stades du développement
embryonnaire.
Les études génétiques sur les invertébrés et les vertébrés inférieurs (nématode, drosophile,
souris) ont permis d'identifier des gènes responsables du développement embryonnaire et
d'avoir ainsi une meilleure compréhension du développement du SNC chez l'homme.

Au cours des dernières années le développement embryonnaire du SNC a pu être attribué à


l'interaction complexe entre différentes molécules sécrétées telles que celles de la superfamille
des TGF-b (transforming growth factors) et leur membres les BMPs (bone morphogenetic
proteins), les FGFs (fibroblast growth factors) et les Wnts (wingless related), ainsi que
les CAMs (molécules d'adhésion cellulaire) et certains gènes, en particulier les gènes
homéotiques et Pax . Ces facteurs agissent en association et selon une séquence spatio-
temporelle spécifique. C'est l'activation de certains gènes qui déterminera notamment la
différenciation des cellules neuroectoblastiques en neurones ou cellules gliales. En outre, des
facteurs exogènes tels que l'acide folique et le cholestérol sont également indispensables au
développement harmonieux du tube neural.(14)

2-1-Différenciation du tube neural primitif ou la transformation neuroblastique de


l'ectoderme :
Durant la gastrulation la plaque neurale est induite par la notochorde qui sécrète des
substances telles que follistatine, chordin et noggin. Ces substances inhibent la sécrétion de
la BMP4 (bone morphogenetic protein) facteur de croissance de la famille des TGF-b,
responsable de l'inhibition de la transformation des cellules ectodermiques en cellules neurales
(voie d'expression par défaut). Des études récentes montrent que le FGF réprime également
l'expression de la BMP4 à un stade plus précoce.(15)

16
Figure11 : schéma présentatif des voies moléculaires de l’induction neurale chez l’embryon
vertébré (15)

17
Référence

18
Les références bibliographiques :
-(01) Définitions et généralités (embryology.ch) .
-(02) https://www.revuenouvelle.be/Neurosciences-determinisme-et-libre-arbitre.
-(03) A. Berthoz, J.-P. Changeux, F. Crick, A. Damasio, G. Edelman, M. Jeannerod, Fr.
Varela.
-(04) P. Churchland, D. Dennet, F. Dretske, F. Jackson, Th. Nagel, J. Searle.
-(05) Résume Déterminisme bien.pdf.
-(06) https://www.unilim.fr/campus-neurochirurgie/IMG/pdf/Le_Syst_me_Nerveux_Central_-
_G_R_n_R_ralit_R_s.pdf.
-(07) http://tpe-sens.e-monsite.com/pages/i-la-vue.html.
-(08) http://lesamisdemikhy.org/gliome-infiltrant-du-tronc-cerebral/.
-(09) Université Paris 8 - Master Technologie et Handicap. Neurosciences I- Anatomie du
système nerveux.
-(10) https://slideplayer.fr/slide/3262282/.
-(11)https://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9ninges#:~:text=Les%20m%C3%A9ninges%
20sont%20les%20membranes,arachno%C3%AFde%20et%20la%20pie%2Dm%C3%A8re.
-(12) https://www.frcneurodon.org/comprendre-le-cerveau/a-la-decouverte-du-
cerveau/anatomie-du-cerveau-et-du-systeme-nerveux/.
-(13) Développement du Système Nerveux | Medicine Key (clemedicine.com).

-(14) Getting your Pax straight: pax proteins in development and disease. Chi N, Epstein JA.
Trends Genet. 2002 Jan;18(1):41-7. Review.

-(15)Développement précoce du système nerveux: différenciation du tube neural et des crêtes


neurales (embryology.ch).

-(16) Neurosciences/Le développement du système nerveux — Wikilivres (wikibooks.org).

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