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ZÄS 2020; 147(1): 30–33

Edwin Dalino

La Grande Fête d’Abydos et le « Tribunal de


Justification »
Note sur un titre du grand prêtre d’Osiris Ounennéfer

https://doi.org/10.1515/zaes-2020-0024
phètes4. D’après ces propositions, il s’agirait donc d’un
titre rendant simplement compte de l’autorité judiciaire
Summary: This study aims to understand the title of jmy-r#
du grand prêtre dans le cadre du temple.
D#D#.t n(y.t) m#o-Xrw, worn by the High Priest of Osiris
Cependant, plusieurs arguments peuvent être élevés
Wennefer (Ramesses II). The author shows it can not be
contre cette analyse. En premier lieu, il est générale-
interpreted as an administrative title but rather as a cere-
ment admis que, dès le Moyen Empire, qnb.t fut la seule
monial function related to certain episodes of the great
appellation usitée des «  tribunaux  » provinciaux5, com-
feast of Osiris at Abydos.
posés notamment de prophètes  au moins dès la fin de
Keywords: D#D#t  – m#o-Xrw  – Wennefer  – High Priest of la XVIIIe dynastie6. Quant à D#D#.t, il s’agit d’un terme
Osiris – Judgement of the dead qui, de manière générale, désigne une assemblée cor-
respondant parfois à une institution juridique7, ou plus
simplement un conseil, et pouvant disposer de respon-
Parmi les titres du bien connu grand prêtre d’Osiris Ounen- sabilités politiques8. D’après une opinion partagée par de
néfer, contemporain de Ramsès II1, apparaît le suivant, à nombreux égyptologues, la D#D#.t aurait principalement
deux reprises : existé, dans la documentation administrative, à l’Ancien
Empire, et dans une moindre mesure au Moyen Empire9,
 avant d’être réactualisée à l’époque saïte, entre autres
jmy-r# D#D#.t n(y.t) m#o-Xrw.
«  archaïsmes  »10. Bien que cette vision soit peut-être à
directeur du tribunal de justification2.
nuancer11, il apparaît que, à l’époque ramesside, la D#D#.t
n’était plus une composante intrinsèque de l’administra-
Un fait remarquable est que ces deux occurrences sont, à
tion égyptienne, à quelque niveau que ce soit. Les inter-
notre connaissance, les seules attestées de ce titre. Il n’a
prétations de B.G. Davies et Chr. Raedler paraissent donc
d’ailleurs été que laconiquement commenté. B.G. Davies
devoir être écartées.
l’interpréta comme
Dans le domaine religieux, en revanche, des D#D#.t de
« possibly a reference to Wennufer’s rôle as the leading judicial divinités sont souvent invoquées12, notamment sous les
official in the Thinite nome  », et qui «  possibly relates to the XIXe et XXe dynasties, en lien par exemple avec la crue du
discharge of judicial duties in his position of High Priest »3.

Quant à Chr. Raedler, elle en fit un titre témoignant de 4 Raedler 2017, 224.
l’autorité du grand prêtre sur « the local priesthood », le 5 Allam 1991, 110–111  ; Allam 1995  ; Allam 2004, 39–42  ; Trapani
mettant sur le même plan que celui de directeur des pro- 2004, 160, n.  42  ; Philip-Stéphan 2008, en particulier 60–63. Voir
aussi Gabra 1929, 1–39.
6 Kruchten 1981, 148–161.
1 À son sujet, voir principalement KRI III, 447–460 ; Thomas 2016 ;
7 Gabra 1929, 7–10 et 33–39  ; Philip-Stéphan 2004  ; Philip-Stéphan
Raedler 2017.
2008, en particulier 20, 24–27 et 38–49.
2 Fragment de corniche de la tombe/chapelle d’Ounennéfer (lieu de
8 Wb V, 528, 1–528, 20 ; FCD, 319 ; AnLex 77.5155, 78.4876, 79.3623 ;
conservation inconnu) = Amélineau 1899, 45 (no 51) ; Legrain 1909,
van den Boorn 1988, 157 ; Moreno Garcia 1997, 132–140 ; Trapani 2002,
212 (document 9) ; KRI III, 458, 9–11. L’autre occurrence apparaît sur
163.
une statuette en basalte, avec la graphie suivante :  = PM V,
9 Voir supra, n.  5 et 7. Cf.  Jones 2000, notamment nos  1004–1006 ;
47 ; Petrie et Weigall 1902, 46, pl. 67 ; Legrain 1909, 212 (document
Ward 1982, no 1608 ; Fischer 1997, nos 1608a-b ; Moreno Garcia, l. c.
8) ; KRI III, 456, 1–4.
10 Voir en dernier lieu Allam 1991, 116 ; Perdu 1998.
3 DRITANC III, 335 et 337.
11 Lorton 1991, 315–316 (n. 75).
12 LGG  VII, 594a–605b  ; Lesko 2002–2004, vol.  II, 263. Voir aussi
Edwin Dalino: email: edwin.dalino@outlook.fr Rouffet 2016.
Edwin Dalino, La Grande Fête d’Abydos et le « Tribunal de Justification »   31

Nil13. En outre, le titre d’Ounennéfer spécifie clairement le celle-ci sont relativement bien connues20, et un texte d’une
rôle de la D#D#.t qu’il dirige  : m#o-ḫrw, c’est-à-dire «  jus- statue de ce même Ounennéfer est d’ailleurs l’une de nos
tifier », ordonner la « justification ». Il semble en consé- principales sources à ce sujet, fournissant des parallèles
quence plus vraisemblable de la mettre en lien avec Osiris, significatifs aux Textes funéraires21 :
dont Ounennéfer était, de surcroît, le premier prophète.
Considérons donc maintenant ce que nous apprennent les Le premier prophète d’Osiris Ounennéfer, justifié, dit : « J’étais
un grand prophète dans Abydos, qui ouvrait (la voie) pour
textes funéraires à ce sujet.
Onnophris (…). Je renversais celui qui se rebellait contre la
La justification du défunt est un concept déjà déve- barque-nechémet (…). Le sceptre-amès dans la main, je frap-
loppé dans les Textes des Pyramides14, mais elle n’est pas pais les révoltés, le sceptre-iaat (dans l’autre), je frappais les
alors explicitement mise en relation avec un jugement rebelles ».
donné dans une D#D#.t, bien que celle-ci soit mention-
née ailleurs15. En revanche, après l’avènement du dogme Considérons l’extrait suivant :
osirien, ce lien est clairement établi dans les Textes des
Sarcophages : Le premier prophète d’Osiris Ounennéfer, justifié, dit : « J’étais
le chancelier à l’avant du dieu22, le prophète d’Harendotès,
j’ai apporté la couronne de justification (m#Hw n m#o-ḫrw),
Je suis ton fils Horus, je t’ai donné la justification dans la D#D#.
j’en ai glorifié (s#X) le dieu, j’ai récité des litanies (Hknw) dans
t16.
Ro-Péqer, sa place glorieuse de la Première Fois ».
Ô Thot qui as fait triompher (sm#o-ḫrw) Osiris contre ses
ennemis, fais triompher l’Osiris N contre ses ennemis : dans la Comme le rappelle S.  Sauneron, les «  cérémonies de
D#D#.t qui se trouve à Héliopolis, cette fameuse nuit du combat Ro-Péqer (…) avaient pour thème la mort et la résurrec-
du renversement de cet exécrable rebelle, dans la D#D#.t qui se tion d’Osiris »23, ce qui explique la désignation de ce lieu
trouve à Busiris, cette fameuse nuit de l’érection du pilier djed,
comme s.t⸗f #X.t n(y.t) sp tp(y), « sa place glorieuse de la
etc.17.
Première Fois ». Quant à la « couronne de justification »
apportée au dieu24, elle incarne la performation des rites
D’après ces extraits, la D#D#.t n(y.t) m#o-Xrw pourrait dési-
opérés et l’effectivité du mythe osirien, au bénéfice de
gner l’assemblée de divinités qui décida de la justification
tous les défunts passés et à venir. On peut donc penser,
d’Osiris lors de la Première Fois, localisée en premier lieu
en tout logique, qu’entre ces deux points culminants de
à Héliopolis18. Par extension, cette expression valait aussi
la cérémonie se tenait un réplica de la D#D#.t d’Héliopolis
pour le tribunal du désormais dieu de l’Occident, chargé
qui, lors de la Première Fois, permit une issue favorable
du jugement des défunts :
au dieu défunt, triomphant. Chaque année, cette imitation
Paroles prononcées par Iounmoutef. Il dit : « Je viens vers vous, aurait répété rituellement la justification d’Osiris, et donc
membres du grand Tribunal (D#D#.t o#.t) qui vous trouvez dans de l’ensemble des défunts, l’assemblée étant vraisembla-
le ciel, la terre et la nécropole. Je vous apporte l’Osiris N, qui n’a blement composée essentiellement de prêtres avec, tout
(commis) de faute envers aucun dieu. Faites qu’il soit avec vous aussi logiquement, le « directeur de la D#D#.t de justifica-
chaque jour »19.
tion » comme maître de cérémonie25.
Si la traduction de D#D#.t par « tribunal » peut paraître
Mais alors, comment comprendre qu’Ounennéfer, simple
quelque peu abusive, elle semble pour autant en demeu-
mortel, s’attribue la direction de cette assemblée de dieux ?
rer la plus pertinente, dans la mesure où la concertation
La réponse réside certainement dans le déroulement
de cette assemblée peut aboutir à un « jugement » (wDo-
de la Grande Fête d’Abydos. Les différentes étapes de
mdw)26. Ce terme est d’ailleurs employé sur la stèle de l’an

13 Grandet 1994, vol. II, 173 (n. 706). 20 Schäfer 1904 ; Lavier 1989 ; Lavier 1998 ; Eaton 2006 ; Kucharek
14 Voir en dernier lieu Mathieu 2016, s.  v. « Jugement » et « Justifi- 2006. Voir aussi Effland, Budka et Effland 2010.
cation ». 21 Statue Louvre A 66 = KRI III, 452–453 ; Frood 2007, 97–99.
15 Pyr. §  309d [TP 258], §  313  f [TP 259], §  1174c [TP 513], §  1319a 22 Pour ce titre, voir Sauneron 1952  ; pour son apparition dans le
[TP 539], § 1713c [TP 610], § 1776a [TP 627 A] et § 01032fff [TP 1032 B]. Livre des Morts, voir en dernier lieu Lenzo 2010, 70–71, fig. 4–5.
16 CT I, 199c-e [TS 45]. 23 Sauneron 1952, 163.
17 CT  IV, 335a–337e [TS  338]. Cf. les formules 18 et 19 du Livre des 24 Pour ce rite, voir Derchain 1955.
Morts. 25 L’identité de la divinité qu’il incarnait alors demeure incertaine,
18 Bickel 1997. Voir par ailleurs Sainte Fare Garnot 1937  ; Mathieu cf. Yoyotte 1961, 41.
1998 ; Guilhou 2001 ; Meurer 2002, 88–93. 26 Bickel 1997, 115 ; Moreno Garcia 1997, 137–138 (cf. 133) ; Mathieu
19 Formule 18 du Livre des Morts, pL32a-e = Lapp 2009, 3. 2016, s.  v. « Jugement ».
32   Edwin Dalino, La Grande Fête d’Abydos et le « Tribunal de Justification » 

42 du même Ounennéfer, où il est fait mention de « cette Effland, U., Budka, J., et Effland, A., 2010, “Studien zum Osiriskult in
sienne (= l’Horus du sud) journée de jugement » (hrw⸗f pw Umm el-Qaab/Abydos”, MDAIK 66, 19–91.
Fischer, H. G., 1997, Egyptian Titles of the Middle Kingdom. A
n(y) wDo-mdw)27, allusion vraisemblable au même événe-
Supplement to Wm. Ward’s Index, 2nd ed., New York.
ment.
Frood, E., 2007, Biographical Texts from Ramessid Egypt, WAW 21.
Il convient de noter en conclusion que cette justifica- Gabra, S., 1929, Les conseils de fonctionnaires dans l’Égypte
tion, ou mise en triomphe, constituait surtout un « rituel pharaonique. Scènes de récompenses royales aux
d’intronisation  », servant d’une part à la confirmation fonctionnaires, Le Caire, IFAO.
du mythe d’Osiris-roi et d’autre part à la légitimation Grandet, P., 1994, Le Papyrus Harris I (BM 9999), BiEtud 109.
Guilhou, N., 2001, “Une audience au tribunal à l’Ancien Empire.
du souverain en place28. Le rôle des officiants princi-
Le costume du juge d’après la formule 682 des Textes des
paux d’une telle fête, sans doute déjà fort gratifiant Pyramides”, in: S. H. Aufrère (Hgg.), ERUV II, OrMonsp XI,
en soi, leur garantissait certainement une importante 171–186.
notoriété, à l’échelle de la province voire même du pays Jones, D., 2000, An Index of Ancient Egyptian Epithets and Phrases
entier. On comprend donc l’importance du titre étudié of the Old Kingdom, BAR 866.
Kruchten, J.-M., 1981, Le Décret d’Horemheb, Bruxelles.
ici, qui explique pourquoi, alors qu’il ne revêt aucune
Kucharek, A., 2006, “Die Prozession des Osiris in Abydos. Zur
réalité administrative, Ounennéfer le mentionne à deux
Signifikanz archäologischer Quellen für die Rekonstruktion
reprises sur ses monuments, et hors d’une séquence de eines zentralen Festrituals”, in: J. Mylonopoulos, H. Roeder
titres fleuve. (Hgg.), Archäologie und Ritual, Vienne, 53–64.
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Acknowledgments: Ce travail a bénéficié du soutien du Lavier, M.-Chr., 1989, “Les mystères d’Osiris à Abydos d’après les
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LabEx ArcHiMedE au titre du programme « Investissement
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MM. Bernard Mathieu et Frédéric Servajean pour leur
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relecture et les références qu’ils m’ont apportées.
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28 Yoyotte 1961, 36–39  ; voir aussi Tillier 2011. Cf.  Derchain 1955, Rouffet, Fr., 2016, “Le rituel magique égyptien comme image du
230–233. tribunal”, Droit et Cultures 71, 163–178.
Edwin Dalino, La Grande Fête d’Abydos et le « Tribunal de Justification »   33

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