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I.

Introduction  :
Depuis plus de 50 ans, les communications de tous types n’ont cessé de
croître. Toute sorte de médias ont fait leurs apparitions au cours de ces
années, comme par exemple : la radio, le téléphone ou bien encore la
télévision. Cependant, c’est le besoin toujours grandissant de
communiquer sur de longues distances qui a donné naissance aux
satellites de télécommunication. Désormais, ces satellites possèdent de
nombreuses fonctionnalités, comme la diffusion de canaux de télévision,
mais ils permettent aussi de répondre aux attentes des entreprises ou
des particuliers en transmettant différents types de données. De plus,
pour les entreprises, les réseaux de satellites sont complémentaires des
réseaux terrestres. Ces satellites offrent en outre, des bandes passantes
très larges pour des transferts rapides d’informations. Notre mémoire a
pour vocation de présenter les concepts et les éléments clés dans
l’appréhension des technologies satellites et plus particulièrement la
technologie VSAT. Après un premier chapitre d’introduction descriptive
des aspects de configuration du réseau VSAT, des services
opérationnels et de normalisation, une place est réservée pour l’étude
des aspects opérationnels dans le chapitre II. Des problèmes
d’installation sont présentés et une liste de soucis potentiels au client est
explorée. La gestion de réseau fait l’objet du chapitre III. Il présente les
modulations et les protocoles utilisés pour l’établissement des liaisons. Il
est pour l’essentiel consacré à l’accès multiple, c’est-à-dire la manière
d’assurer plusieurs liaisons simultanées avec un seul satellite. Le
chapitre IV consacré à l’analyse des liaisons radiofréquences pour un
système VSAT, permet de situer les paramètres qui conditionnent la
qualité et la disponibilité d’une liaison radiofréquence.

II. Généralités  :
Les stations VSAT, avec toutes leurs caractéristiques doivent permettre
d’assurer les transmissions pour lesquelles elles sont conçues. Ce
chapitre a comme objectif d’étudier le réseau VSAT en termes de
configuration, services, et options.

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1. Définitions  :
VSAT est l’acronyme de « Very Small Aperture Terminal ». Ce sont des
stations possédant des antennes à petites ouvertures (par rapport à la
longueur d’onde), de diamètre allant de 1.2m à 2.4m. Il désigne un
terminal terrestre lié à un satellite géostationnaire typiquement par un
lien bidirectionnel, utilisé pour la transmission de données, capable de
fournir aux utilisateurs des services de communication intégrant voix,
données et vidéo. Les stations VSAT ne peuvent pas supporter toutes
seules des liaisons satellitaires à grand débit, d’où le besoin d’installation
d’un site central appelé Hub.

2. Fonctions d’un réseau  :


Les réseaux VSAT (Very Small Aperture Terminal) permettent de
satisfaire des besoins de télécommunications dans des cas précis :
secours d’un réseau terrestre, gestion de crise, interconnexion de zones
blanches, télécommunications mobiles, etc. Ils sont pour cela une
solution de télécommunications incontournable utilisée par de nombreux
acteurs publics (militaires, sécurité civile, etc.) et privés (entreprises des
secteurs de l’énergie, de la grande distribution, des médias, etc.).
Comme dans les autres secteurs de télécommunications, les
technologies associées aux réseaux VSAT connaissent de rapides
évolutions permettant une amélioration continue des performances et
des fonctionnalités.

Cette formation permet d’acquérir une connaissance générale des


principales notions techniques, économiques et réglementaires mises en
œuvre dans les réseaux VSAT, une vision précise de l’état de l’art des
réseaux VSAT et un aperçu des perspectives d’évolutions de ce secteur.

3. Le taux d’erreur  :
Le taux d'erreur ou B.E.R., abréviation de l'expression anglaise (Bit Error
Rate), désigne une valeur, relative au taux d'erreur, mesurée à la
réception d'une transmission numérique, relative au niveau d'atténuation
et/ou de perturbation d'un signal transmis. Ce phénomène survient

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également lors de l'échantillonnage (numérisation), lors de la lecture et
de la sauvegarde des données (CD-R, DVD-R, disque dur, RAM...).

Ce taux détermine le nombre d'erreurs apparues entre la modulation et


juste après la démodulation du signal. Ce taux d’erreur ne tient
généralement pas compte du codage des données sauf dans le cas
d'une norme de transmission combinant modulation et correction d'erreur
(exemple : QPSK). La cause des perturbations, donc de l'augmentation
du taux d'erreur, peut être multiple : équipement ou réseau défectueux,
pointage incorrect d'une antenne, interférences, longueur des câbles,
etc. Le taux d'erreur (BER) s'exprime en puissance négative.

4. Les protocoles  :
Un protocole réseau est un protocole de communication mis en œuvre
sur un réseau informatique ou un réseau de télécommunications. Il est
fréquent que plusieurs protocoles réseau forment des couches de
protocoles.

Afin de s'y retrouver au milieu des protocoles, et même de pouvoir en


changer, on les hiérarchise par exemple en quatre couches dans le
modèle TCP/IP. D'autres modèles plus complexes, comme le SNA d'IBM
ou le modèle de l'OSI, comptant chacun sept couches, ont rencontré
moins de succès pratique et sont plutôt évoqués aujourd'hui à des fins
de complétude de la théorie. Considérée dans son ensemble, une suite
de protocoles entre diverses couches forme ce qu'on nomme une pile de
protocoles. Les termes « protocole » et « pile de protocoles » désignent
également les logiciels qui implémentent un protocole.

Les protocoles les plus récents sont standardisés par l'IETF dans le cas
des communications sur Internet, et par l'IEEE ou l'ISO pour les autres
types de communication. L'UIT-T prend en charge les protocoles et les
formats des télécommunications.

5. Le retard  :
En informatique, la latence (ou délai de transit, ou retard) est le délai de
transmission dans les communications informatiques (on trouve parfois
l’anglicisme lag). Il désigne le temps nécessaire à un paquet de données
pour passer de la source à la destination à travers un réseau. À
n'importe quel paquet transmis par réseau correspond donc une valeur

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de retard. Le terme est néanmoins utilisé pour désigner les délais plus
longs, perceptibles par les utilisateurs. On parle aussi du retard pour le
temps d'accès à une information sur une mémoire ou un système de
stockage (disque ou bande magnétique).

Aucun signal ne peut être plus rapide que la vitesse de la lumière. Dans
un réseau local les distances sont petites et cela n'a quasiment aucun
impact, mais sur des réseaux longue distance cela devient significatif ;
dans des conditions parfaites la lumière met environ 5 ms pour parcourir
1 600 km, et dans une fibre optique compte tenu de la réfraction le signal
met environ 7,5 ms pour cette même distance.

6. Throughput  :
Le throughput est le taux de production ou la vitesse à laquelle quelque
chose peut être traitée. Ce terme peut aussi désigner le débit global d'un
routeur ou d'un nœud du réseau. Lorsqu'il est utilisé dans le cadre des
réseaux de télécommunications, tels que Ethernet ou un réseau radio en
mode paquet, le throughput d'un réseau est le débit de transmission utile
du réseau sur un canal de communication (messages reçus avec
succès). Les données de ces messages peuvent être émises sur un lien
physique ou logique, ou bien à travers un nœud du réseau.

Il est généralement mesuré en bits par seconde (bit/s ou bps), et parfois


par le nombre de paquets de données transmis par seconde (P/S ou
pps) ou de paquets de données par intervalle de temps.

7. Efficacité du canal  :
En transmissions numériques, l'efficacité spectrale η se définit comme
étant le rapport entre le débit binaire (en bit/s) et la bande passante (en
Hz). Nous pouvons aussi dire que c'est le nombre de données binaires
envoyés sur le canal de communication par ressource temps-fréquence
(par accès au canal ou Channel use).

L'efficacité spectrale d'une modulation se définit par le paramètre :

 η = D/B et s'exprime en "bit par seconde et par hertz". La valeur D


est le débit binaire (en bit/s) et B (en Hz) est la largeur de la bande

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occupée par le signal modulé. Pour un signal utilisant des
symboles M-aires, on aura :
 η = (1/T. B) * log2(M) avec M le nombre d'états possibles dans le
diagramme de constellation de système de communication (ou
valence) et n = log2(M) représente le nombre de bits/symbole à
transmettre.
 [η] = bit/s/Hz. Remarquons que pour B et T donnés, l'efficacité
spectrale augmente, comme on pouvait s'y attendre, avec le
nombre de bit/symbole (n = log 2M). C'est la raison d'être de la
modulation M-aire.

Afin d'augmenter les débits binaires (enjeu vital dans les nouveaux
systèmes de télécommunications sans-fil), deux solutions principales
sont proposées (à part la qualité du canal et la puissance de
transmission utilisée) :

 Augmenter la bande passante du système ce qui n'est pas évident


vu l'épuisement du spectre de fréquences et surtout dans le cadre
de l'émergence de l'internet des objets et la cinquième génération
des réseaux mobiles.
 Améliorer l'efficacité spectrale à travers plusieurs technologies dont
la plus fameuse est la transmission sur plusieurs antennes ou
MIMO.

8. Utilisation du canal  :
Pour bien appréhender la notion de canal, vous devez concevoir le
processus de communication comme un échange d’informations entre
un émetteur et un récepteur. Dans ce schéma, le message a besoin
d’une voie de communication pour transiter de sa source (l’émetteur)
vers sa cible (le récepteur) : c’est ce qu’on appelle le canal de
communication.
Lors d’une campagne marketing, il est possible d’utiliser un seul ou
plusieurs canaux de communication. Vous devrez néanmoins
commencer par déterminer vos objectifs et vos cibles afin de
sélectionner le ou les canaux pertinents et définir la meilleure stratégie
pour réussir à toucher votre public.

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9. Caractérisation du trafic  :
Les applications de diffusion de flots multimédia en direct via un réseau
pair à pair sont en plein essor et promises à un bel avenir. Leur utilisation
massive va fortement augmenter le trafic réseau de l'Internet. C'est
pourquoi il est important de caractériser leur trafic afin d'évaluer leurs
effets sur le réseau. Nous avons pour cela mesuré leur trafic et nous
caractérisons sa structure à différentes échelles temporelles en utilisant
une méthode de transformées en ondelettes. Notre analyse montre que
les propriétés d'échelle du trafic sont différentes suivant que les
applications utilisent principalement TCP ou UDP. Les caractéristiques
du trafic descendant sont différentes de celles du trafic montant. La
signalisation utilisée a également un impact significatif sur les propriétés
du trafic descendant, mais n'affecte pas le trafic montant.

10. Mesure de trafic  :


Dans les réseaux informatiques, la mesure de trafic réseau est le
processus de mesure de la quantité et du type de trafic sur un réseau.
C'est particulièrement important en ce qui concerne l'efficacité de la
gestion de la bande passante. Les performances du réseau peuvent être
mesurées à l'aide de techniques active ou passive. Les techniques
actives sont plus intrusives, mais sont plus précises. Les techniques
passives surchargent moins le réseau et, par conséquent, peuvent être
exécutées en arrière-plan pour déclencher automatiquement la gestion
du réseau.

Une série d'études ont été effectuées à partir de différents points sur
Internet. L'AMS-IX (Amsterdam Internet Exchange) est l'un des plus
grands points d'échange Internet du monde. Il produit un
approvisionnement constant de statistiques à propos d'Internet. Il existe
également de nombreuses études théoriques qui ont produit une série
d'études pratiques sur la taille de distribution des trames, le ratio
TCP/UDP et les options TCP/IP.

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III. Architecture des réseaux VSAT  :
1.Définition  :
Le réseau VSAT peut être configuré en deux topologies possibles,
étoilée et maillée. La topologie étoilée permet une connectivité point à
multipoints dont les communications passent à travers le Hub où elles
sont contrôlées. Par ailleurs, elle présente l’avantage de contrôler
facilement les accès au satellite. Toutefois elle a l’inconvénient de
nécessiter un double saut pour une communication entre deux VSAT.

Pour le réseau maillé, une connectivité point à point permanente ou


temporaire existe entre chaque couple de VSAT en passant par le
satellite. Cette architecture présente l’avantage de pouvoir réduire
l’affaiblissement de la liaison entre deux stations VSAT. Cependant elle
nécessite des antennes de grandes ouvertures (de diamètre 2.4m) avec
des propriétés similaires de débit, de puissance de transmission et de
sensibilité de réception que celles du hub. Son contrôle est complexe.

2.Le modèle OSI  :


Le modèle OSI défini pour l’interconnexion, à travers des réseaux
ouverts, d’équipements éventuellement hétérogènes. Il est structuré en
sept couches décrites dans la figure. Chaque couche dialogue avec son
homologue dans le système destinataire, par l’intermédiaire des couches
inférieures, en utilisant un protocole spécifique. Elle ajoute des
informations de gestion ou de contrôle, sous forme d’entête, aux
informations qu’elle reçoit de la couche supérieure (encapsulation).

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Figure  : architecture OSI

a. Couche physique : Elle traite le transfert actuel de l’information


via le support physique, et décrit les caractéristiques logiques et
physiques de la connexion de la station au réseau.
b. Couche liaison : Elle assure la livraison fiable des données sous
forme de trames à travers le lien physique. Il permet l’identification
des trames grâce à leurs entêtes, la détection et la correction
d’erreurs avec des protocoles de retransmission, ainsi que le
contrôle de flux de données pour éviter la saturation d’un récepteur
lent par un émetteur plus rapide.
c. Couche réseau : Elle est responsable du routage des paquets de
données, ce qui implique l’identification de la destination (fonction
d’adressage) et du chemin ainsi que le contrôle du flux et de la
taxation.
d. Couche transport : Elle fournit un service de transport correct de
données de bout en bout. L’émetteur segmente le message de
données et le récepteur le reconstitue, en replaçant les segments
dans le bon ordre. Elle permet également le multiplexage des
données provenant de plusieurs émetteurs.

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e. Couches hautes : Elles regroupent la couche session, la couche
présentation et la couche application. Elles sont toutes des
couches de bout en bout. Ces couches n’interviennent pas pour le
réseau VSAT.
3.Réseaux point à point  :
Une liaison point à point est une liaison entre deux hôtes uniquement et
qui n'est pas conçue pour être utilisée initialement dans un réseau. Il n'y
a donc pas de notion native d'adresse réseau des deux hôtes, ni de
contrôle avancé du flux.

HDLC, PPP et SLIP sont des protocoles destinés à permettre l'utilisation


d'une liaison point à point dans un réseau, en palliant ses limitations. Les
liaisons Transfix, les lignes Numéris ou ISDN sont des exemples de
liaison point à point. Grâce à un routeur à chaque extrémité de la liaison,
il est possible de communiquer entre le point A et le point B au moyen
d'une ligne numérique transmettant de la voix ou des données.

4.Réseaux étoilés  :
Dans un réseau étoilé contenant le hub et N VSAT, chaque station peut
transmettre jusqu’à K porteuses. Ces dernières peuvent accéder au
satellite de différentes manières :

a. Porteuse monovoie vers le hub et VSAT en FDMA :

La figure donne un exemple des connexions bidirectionnelles entre les N


VSAT et le hub. Chaque connexion se fait par deux porteuses
monovoies. Toute station VSAT doit donc avoir K modulateurs et K
démodulateurs, de même, le hub doit contenir N modulateurs et
démodulateurs. Cette technique est coûteuse pour un réseau contenant
un nombre important de VSAT.

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Figure : Connexion bidirectionnelle avec porteuses monovoies

b. Porteuse monovoie vers le hub / multivoies vers les VSAT en


FDMA :

Considérant que chaque porteuse transmise par le hub est reçue par
toutes les VSAT, le nombre des modulateurs au niveau du hub peut être
réduit (comme est indiqué sur la figure par le multiplexage TDM du trafic
circulant du hub vers toutes les stations VSAT en une seule porteuse
multivoies.

Figure : Connexion avec porteuses monovoie vers le hub,


multivoies vers les VSAT en FDMA

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c. Porteuse monovoie vers le hub en FDMA/porteuse multivoies
vers les VSAT en TDM :

Le nombre des modulateurs au niveau du hub, ainsi que le nombre des


démodulateurs au niveau des VSAT, peuvent être réduit en une seule
grâce au multiplex TDM des porteuses multivoies provenant du hub.

Figure : Connexion avec porteuses monovoie vers le Hub,


multivoies vers les VSAT en TDM

d. Porteuse multivoie vers le hub en FDMA/porteuse multivoies


vers les VSAT en TDM :

Le nombre des modulateurs de chaque station VSAT peut être réduit en


un seul modulateur (comme l’indique la figure III-12) grâce au multiplex
TDM des K porteuses en une seule porteuse multivoies. Le hub est alors
équipé de N démodulateurs.

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Figure : Porteuses multivoies vers le hub et VSAT

e. Porteuse en TDMA vers le hub / porteuses multivoies vers les


VSAT en TDM :

Les stations VSAT transmettent successivement leurs porteuses à la


même fréquence et à la même bande passante.

Figure : Porteuses en TDMA vers le hub, en TDM vers les VSAT

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f. Porteuses combinées en TDMA vers le hub / porteuse
multivoies vers les VSAT en FDMA :

Pour minimiser les exigences en puissance des émetteurs des VSAT


par réduction du débit binaire, une meilleure solution est d’organiser les
VSAT en groupes. Les stations de chaque groupe accèdent au satellite
en TDMA alors que l’accès des groupes au satellite se fait en FDMA.

Figure : Porteuses combinées en TDMA vers le hub, en FDMA vers


les VSAT

g. Par la technique CDMA :

La figure illustre les techniques d’accès CDMA et CDMA combinée avec


FDMA pour les porteuses monovoie ou multivoies.

Figure : Connexion avec CDMA

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5.Réseaux maillés  :
Dans un réseau VSAT, chaque station terrienne peut établir des
connexions avec toutes les autres par l’intermédiaire du satellite. Pour la
connexion unidirectionnelle, la porteuse véhiculant les informations est
une porteuse monovoie (SCPC). La connexion bidirectionnelle entre
deux utilisateurs finals nécessite deux porteuses monovoies, chacune
dans un sens.

Figure  : Réseau maillé

La figure présente un exemple de réseau maillé contenant N stations


VSAT, où chacune transmet des porteuses monovoies en utilisant
l’accès multiple à répartition en fréquence (FDMA). Une telle
configuration exige que toute station VSAT soit occupée de (N-1)
émetteurs et récepteurs. Les (N-1) porteuses émises par chaque station
peuvent être multiplexées en une seule porteuse monovoie (MSPC). La
station émet donc avec un seul émetteur et reçoit les porteuses qui lui
sont destinées avec (N-1) récepteurs. Ces derniers peuvent être limités
en un seul récepteur en utilisant la technique TDMA pour des
connexions temporaires.

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IV. Les réseaux VSAT  :
Le VSAT fait référence à un récepteur/transmetteur de données installé
sur des sites isolés du Hub central par satellite en utilisant des antennes
de petit diamètre (0,75 à 3,8m). 

Une technologie VSAT est une valeur ajoutée pour des utilisateurs


recherchant un réseau de communication indépendant connectant un
grand nombre de sites géographiquement dispersés. Les réseaux VSAT
offrent un réseau capable de soutenir une connexion Internet stable, un
réseau local et sécurisé, des communications Voice IP, de la vidéo et de
l’échange de données pour des réseaux de communication privés et
publics. Ces systèmes opèrent en bande C, bande Ku et bande Ka.

Les réseaux VSAT existent sous différentes formes et tailles allant du


Réseau en étoile (de notre Hub privé), au réseau Point-à-Point et des
Hubs privés personnalisés conçus afin de soutenir des milliers de sites
différents. Enfin, les systèmes maillés sont traditionnellement de plus
petite taille que les systèmes en étoile (entre 5 et 30 sites en moyenne).

Les VSAT utilisent des plates formes différentes pour transmettre et


recevoir des données via des satellites, ils utilisent par exemple iDirect,
Newtec, Comtech, Datum.

1. Les composantes du réseau VSAT :


Le réseau VSAT est composé généralement d'une station centrale
appelée HUB et de plusieurs autres antennes situées en périphérie
gérées par la station centrale.

a. La station centrale ou HUB : Le HUB assure la gestion


dynamique des ressources de satellite, en jouant le rôle de
répartiteur dans l'espace et dans le temps. Il permet aussi de
configurer le réseau et de contrôler à distance les activités et les
performances de chaque station périphérique. Dans le cas de
l'inter connectivité des réseaux locaux d'entreprises et de l'accès à
l'Internet par exemple, le HUB réalise les fonctions de routage et
de conversion des protocoles de communication des réseaux. NB :

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Dans le souci de fournir une grande fiabilité au HUB, les
équipements fonctionnent sur un principe de redondance.
b. Les groupes d'équipement au sein du HUB : On
distingue principalement trois groupes d'équipement au sein du
HUB qui sont :
- Les équipements RFT (Radio Frequency Transceiver) : Les
équipements RFT assurent les fonctions de conversion,
d'amplification, de réception et d'émission des différents signaux radio
fréquences, échangés entre le HUB et les stations VSAT. Ils
renferment ainsi d'une part une antenne de station terrienne standard
et d'autre part les amplificateurs de puissance ou HPAS (High Power
Amplifier), les amplis à faible bruit ou LNA (Low Noise Amplifier), les
convertisseurs élévateurs de fréquence, ou U/C (Up Converter) et les
convertisseurs abaisseurs de fréquence D/C (Down Converter).
- Les Modems (Modulateur, démodulateur) : Ils servent à moduler
les signaux bande de base suivant des techniques comme la
modulation par déplacement de phase à deux et huit états (8: PSK)
ou la modulation différentielle à déplacement de phase (DPSK).
- Les équipements Bande de Base : ces équipements sont répartis
de façon modulaire ; on distingue : l’Unité d'interface voies satellite,
l’unité d'interface des protocoles et l'unité d'interface de données
usagers.

2. Configuration du réseau VSAT :


Les stations VSAT sont connectées au satellite avec des liaisons
radiofréquences par une voie montante (station-satellite) et une voie
descendante (satellite-station). Le satellite reçoit les porteuses
transmises par les stations terriennes, les amplifie, les transpose à des
fréquences plus basses et puis les retransmet aux différentes stations
terriennes réceptrices.

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Figure : Liaison unilatérale entre deux VSAT

a. Exemples d’utilisations fréquentes de VSAT


configurés pour recevoir des informations :

- Marché boursier et autres réseaux de diffusion d’informations.


- Formation à distance.
- Distribution des analyses et des transactions financières.
- Introduction de nouveaux produits à des emplacements
géographiquement dispersés.
- Mise à jour de catalogues.
- Distribution de vidéos et programmes TV.
- Distribution de musique dans des magasins et zones publiques.
- Panneaux publicitaires numériques.

b. Exemples d’utilisations fréquentes de VSAT


configurés pour recevoir et envoyer des
informations :

- Ordinateurs de transaction interactifs.


- Internet.
- Formation à distance par téléconférences.
- Enquêtes de Base de données.
- Transactions bancaires (ATM).
- Systèmes de réservation.

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- Télécommandes à distance pour la télémétrie.
- Communications Voice IP.
- Données aéroportuaires et météorologiques.
- Services de Secours.
- Transfert électronique de fonds.
- Courrier électronique.
- Transfert de données Médical.
- Gestion de stock et de ventes.
- Surveillance et contrôle.

3. Application des réseaux VSAT et type de trafic :


Les réseaux VSAT ont des applications dans les deux domaines, civil et
militaire. Le réseau VSAT civil soutient la diffusion de tout type
d’information, à savoir la diffusion de données et de programmes TV
ainsi que la transmission de voix (téléphonie), comme il permet de faire
des formations à distance. Le trafic écoulé dans ce type de réseau
dépend des catégories des services qui peuvent être unidirectionnel
(EX : transfert ou diffusion de données), ou bien bidirectionnel (EX :
transaction bancaire). Pour le domaine militaire, le réseau VSAT est
utilisé grâce à la flexibilité des stations VSAT, qui doivent être de petites
dimensions et de faible poids pour être exploitées.

V. Avantage réseau VSAT :


- Le réseau VSAT offre des communications entre des terminaux à
distance en réalisant ainsi des liaisons point à point ou bien point à
multipoint avec les configurations maillée ou étoilée.
- Présente une asymétrie de transfert de données.
- Flexibilité, le réseau VSAT est facile à installer et à être reconfiguré.
- Faible taux d’erreur qui ne dépasse pas 10^-7.
- Le coût d’une liaison dans un réseau VSAT ne dépend pas de la
distance, des économies sont prévues si le réseau montre un grand
nombre d’emplacement et d’une dispersion géographique élevée.
- L’utilisation des satellites géostationnaires ne nécessite pas des
antennes mobiles.

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VI. Inconvénient du réseau VSAT :
- Sensibilité aux interférences : les liaisons radiofréquences dans ce
réseau sont sujettes à des interférences causées par les petites
dimensions des antennes.
- Fuites de données : provenant du satellite à des destinations non
désirées, d’où la nécessité de sécurisation.
- La panne d’un transpondeur met tout le réseau hors fonction ; la
reconstitution de la liaison peut être effectuée lentement.
- Le temps de propagation d’une station VSAT à une autre est
considérable pour la topologie étoilée ce qui est gênant pour la
transmission du son.

VII. Conclusion  :
Les systèmes de satellite de télécommunications sont entrés dans une
période de transition, allant des communications point par point entre
stations terrestres de grandes dimensions et très onéreuses, jusqu’aux
communications plus denses en information entre de petits équipements
à faible coût. Cette évolution est liée aux divers progrès technologiques
réalisés dans ce domaine : la transmission numérique, les faisceaux
étroits, les méthodes d’accès multiple. Les capacités des canaux ont
étés ainsi démultipliées, l’emploi des fréquences optimisées, ce qui s’est
traduit par une réduction des coûts de transmission et l’emploi de
terminaux au sol beaucoup plus petits (tel que les stations VSAT). Le
développement de la télévision numérique par satellite constitue à ce
jour la conséquence la plus concrète de ces améliorations. Cependant le
développement des réseaux en fibre optique est venu concurrencer les
satellites dans certaines applications, comme la téléphonie internationale
grâce à la pose de nombreux câbles sous-marins. Ainsi un satellite
relativement modeste, doté d’une dizaine de canaux, possède une
capacité de transmission équivalente à celle d’une seule fibre optique.
En outre, les satellites possèdent une durée de vie restreinte, car leurs
propulseurs de stabilité n’ont pas une réserve de carburant illimitée.
Néanmoins, les satellites présentes plusieurs avantages sur les fibres
optiques, comme celui d’offrir une très grande capacité de diffusion en
termes de surface couverte. En outre, ils disposent d’une grande
souplesse opérationnelle et peuvent être en effet reconfigurés en

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fonction de l’évolution des techniques et des besoins. Enfin ils peuvent
desservir des téléphones mobiles et des sites isolés s’affranchissant des
contraintes géographiques. De ce fait, les systèmes de
télécommunication par satellite demeurent promis à un bel avenir et
appelés à se développer pour un certain nombre d’applications
(Couverture des zones géographiques dépourvues d’infrastructures
comme : les forets équatoriales ou les déserts. Collecte d’informations
météorologiques ou hydrologiques. Complément de réseaux terrestres
notamment en cas de panne de ces derniers. ... etc).

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