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Ministère de l’enseignement supérieur Université de Sousse

Et de la recherche scientifique Institut des hautes études


commerciales

Rapport de stage en vue de l’obtention de la licence appliquée


en comptabilité

Audit du cycle achats-fournisseurs

Maître de stage  : Encadrant académique  :


Mr. Nidhal Boughattas Mme. Hela Garrouche
Préparé par :
Bessem Bezine Baklouti
Étudiant en 3éme année licence
Appliquée en comptabilité
Audit du cycle achats- fournisseurs

Remerciements

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Dédicaces

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Sommaire
Premier chapitre  : Présentation du cabinet et tâches effectuées
Section 1 : Description du cabinet
1-Fiche signalétique
2-Historique du cabinet
3-Activités principales
4-Analyse SWOT du cabinet
5-Organisation du cabinet
Section 2 : Les tâches effectuées
1-Les Logiciels
2-La saisie comptable
3-Mission d’audit
Deuxième chapitre  : Audit du cycle achats-fournisseurs
Section 1 : Audit : principes et démarche
1-Généralité du cycle achats-fournisseur
2- Fondements de l’audit
3- Démarche d’audit
Section 2 : Relation entre l’auditeur et l’audité
1-étapes préalables à l’acceptation de la mission d’audit
2-Actions permettant de créer un client
3-Actions permettant de garder un client
Troisième chapitre  : Audit du cycle achats-fournisseurs  : Cas société ABC  :
Section 1 : Composantes du Risque d’audit (approche d’audit basée sur les risques)
1-Risques de la mission
2-Les assertions
3-Le sondage (Echantillonnage)
Section 2 : Cas pratique de société ABC
1-Questionnaire
2-Feuil de révélation et analyse des problèmes

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Abréviations
CSC : Code des sociétés commerciales
CCT : Compagnie des comptables de Tunisie
API : Agence de promotion industriel
RNE : Registre national des entreprises
CNSS : Caisse national de la sécurité sociale

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Introduction générale

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Premier Chapitre : Présentation du


cabinet et tâches effectuées
Ce chapitre est divisé en deux sections : Dans la première, on s’intéressera à la description du cabinet au sein
duquel le stage a été effectué en représentant consécutivement la fiche signalétique, l’historique, les activités
principales et on présentera une analyse SWOT d’un petit cabinet de commissariat aux comptes et enfin on
va présenter l’organisation du cabinet. Tandis que dans la deuxième section, on s’intéressera à la
présentation des tâches effectuées.

Première Section : Description du cabinet

1-Fiche Signalétique 

 Nom du cabinet : Cabinet Nidhal boughattas


 Gérant : Nidhal Boughattas
 Adresse : 004 Rue ribat immeuble Meliane 21 app.3-4 Corniche Sousse 4059
 Téléphone : 73226760
 GSM : 50908976
 E-mail : boughattas.consulting@yahoo.fr
 Forme juridique : Personne physique
 Date de création : 18 Février 2014
 Activités principales : Commissariat aux comptes
Travaux de constitution des sociétés
Tenue et assistance comptable et fiscale
Consulting

2-Historique du cabinet 

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Cabinet Nidhal Boughattas est un cabinet de comptabilité, et de commissariat aux comptes fondé en 2014 par
Mr Nidhal Boughattas Membre de la CCT. Le cabinet est situé dans un quartier résidentiel prés de plusieurs
organismes fondamentaux ce qui facilite la collecte des informations financières, comptables, fiscales et
juridiques, afin de fournir avantage de proximité en faveur de la clientèle. Il a été créé en vue de répondre
aux attentes et demandes de chaque type de clients dans tout ce qui se rattache au monde de l’entreprise en
les accompagnant à chaque stade de leur développement.
C’est un cabinet de petite taille mais grand par la qualité de ses services, grâce au sérieux
À l’écoute, à la disponibilité et à la réactivité du personnel face à une clientèle variée et souvent exigeante.

3-Les activités principales 


3.1- Commissariat aux comptes (l’audit) 
Selon l’article 266 du CSC : « Le ou les commissaires aux comptes ont mandat de vérifier les livres, la
caisse, le portefeuille et les valeurs de la société, de contrôler la régularité et la sincérité des inventaires, ainsi
que l’exactitude des informations données sur les comptes de la société dans le rapport du conseil
d’administration ou directoire.
Le commissaire aux comptes certifie également la régularité et la sincérité des comptes annuels de la société
conformément aux législations relatives au système comptable des entreprises en vigueur. » 
Ainsi, la finalité de cette mission est de contribuer à la fiabilité, pertinence et crédibilité de l’information
financière et de concourir à la sécurité de la vie économique et sociale, tant que les besoins de gestion et
d’analyse à l’entreprise sont pour les besoins de l’ensemble des partenaires ou tiers intéressés par celle-ci.
Chaque année, le commissaire aux comptes met à la disposition des tiers un rapport général des comptes
annuels, ces tiers peuvent être les actionnaires, le personnel intéressé par la vie de l’entreprise,
l’administration fiscale et l’Etat, les banquiers, les fournisseurs qui font crédit et enfin les dirigeants qui sont
responsables de la gestion et des comptes qu’ils publient.
3.2-Travaux de constitution des sociétés 
Le commissaire aux comptes est un interlocuteur privilégié pour le chef d’entreprise, il se charge de rédiger
les statuts juridiques de l’entreprise et conseille l’entrepreneur dans le choix de la forme juridique de son
entreprise ainsi que les autres procédures permettant à l’entreprise d’exister.
De plus, il a le rôle de rendre viable le projet juridiquement et de remplir les formalités administratives :
statut, agrément API, patente, RNE, code en douane, affiliation CNSS…
3.3- Tenue et assistance comptable et fiscale
La tenue comptable et fiscale consiste à enregistrer toutes les pièces comptables (factures d’achat ou de
vente, reçus, quittance CNSS et fiscal, note de frais…) de l’entreprise suivant les normes du plan comptable

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tunisien.
Les buts de la tenue comptable sont :
 Justifier l’utilisation des fonds de l’entreprise et attester les opérations comptables (achat,
paiement des salaires, vente de biens ou servies…)
 Répondre aux obligations légales des administrations fiscales et sociales : déclaration mensuelle
(TVA), déclaration trimestrielle (CNSS)…
 Représenter des outils de déterminations du résultat d’exploitation et de l’exercice et de savoir
l’évolution de la situation patrimoniale de l’entreprise
  Représenter des outils d’information des tiers avec lesquels l'entreprise est en relation, clients,
fournisseurs, banques, actionnaires, public.

La tenue comptable n’est pas difficile mais elle exige une certaine rigueur et implique la collecte et
l’émission systématique des pièces justificatives. En effet, les pièces comptables sont premiers éléments
examinés lors d’un contrôle financier (interne ou externe). Rappelons que la tenue comptable peut être faite
au sein de l’entreprise elle-même (par un comptable, une secrétaire, un dirigeant…) ou confiée à un cabinet
d’expertise comptable ou de commissariat aux comptes. D’autre part, l’assistance concerne généralement le
comptable interne de l’entreprise, et ce par la résolution des différentes difficultés rencontrées, l’apurement
des comptes, l’arrêté des états financiers, etc.

3.4-Consulting :

Lors des premières étapes de constitution d’une nouvelle entreprise, le commissaire aux comptes analyse la
faisabilité du projet, définit ses besoins financiers, recherche les méthodes de financement et met en place les
différents outils de gestion.

Si le consulting vise l’amélioration de la performance, les missions de conseil peuvent concerner une grande
variété de domaines et les consultants sont généralement spécialisés dans un domaine d’expertise particulier.
Le consulting consiste à prendre connaissance d'une situation d'entreprise, par rapport à un problème de
fonctionnement ou de résultat qu'elle veut corriger.

4-Analyse SWOT du cabinet 

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L’analyse SWOT ou matrice SWOT, de l’anglais Strenghths (forces), Weaknesses (faiblesses),


Opportunities (opportunités), Threats (menaces), est un outil de stratégie d’entreprise permettant de
déterminer
Les options stratégiques envisageables au niveau d’un domaine d’activité stratégique.

Points faibles
Points forts
 Le manque de moyens pour être au bon
 La proximité offerte aux clients locaux
niveau de veille juridique et social
 La stabilité des équipes dans le temps
 Le manque de personnels vis-à-vis la
 L’adaptabilité vis-à-vis des demandes
demande ascendante de la clientèle.
individuelles
 Seul le gérant possède la capacité de
 La connaissance du marché et des
résoudre les problèmes comptables et
entreprises de petite taille (artisans,
fiscales complexes.
commerçant, professions libérales …)
 La polyvalence des collaborateurs (capacité
à traiter un dossier client dans son
intégralité)

Opportunités Menaces
 La forte demande des clients de petite taille  Les mouvements d’expansion des
en matière d’accompagnement, assistance comptables sur le marché des commerçants,
comptable, et conseil en gestion, face à la artisans, professions libérales … et leur
complexification moderne de leur capacité de développer une offre
environnement. pluridisciplinaire
 L’investissement dans un logiciel nouvelle  Le développement des logiciels comptables
génération afin de réduire le temps passé sur toujours plus sophistiqués qui induisent une
les tâches à faible valeur ajoutée et pour se banalisation de la tenue comptable et donc
concentrer sur la relation client. une baisse des marges commerciales

Pour résumer cette analyse, on remarque que les points forts se relient généralement au facteur humain et la

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bonne relation avec la clientèle, les points faibles concernent le manque de moyens, les opportunités
concernent la possibilité d’expansion et d’investissement, et les menaces se relient aux nouveaux concurrents
qui sont davantage nombreux.

5-Organisation du cabinet :
Au niveau de son organisation, le cabinet comporte 3 postes de travail à savoir :

Remplit quasiment toutes les missions, à savoir ; la tenue de la comptabilité,


les diverses déclarations mensuelles et annuelles, les travaux juridiques, la
Le
supervision des missions d’audit, le consulting et les travaux relatifs à la
gérant
création des entreprises, l’étude de faisabilité des projets d’investissement
ainsi que la communication et l’entretien avec les clients.

Remplit principalement la mission de saisie comptable des pièces


justificatives afin de pouvoir les conserver, garder leur trace, en dégager les
états financiers et les interpréter.
Les Cette mission se divise en diverses tâches à savoir ; la réception des pièces
Comptables relatives aux opérations commerciales des clients, leur classement selon la
nature et l’ordre chronologique et enfin l’enregistrement de ces pièces.

Remplit des tâches simples à propos la saisi comptable, ainsi que la tenue des
Les diverses déclarations mensuelles et annuelles.
stagiaires Les stagiaires ont principalement un rôle d’observation afin de maîtriser le métier
d’un comptable et apprendre tous les aspects de ce dernier.

Deuxième Section : Les tâches effectuées :

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1-Les logiciels :

La saisie des écritures comptables est réalisée à l’aide de deux logiciels à savoir :

 Sig Comptabilité : c’est un logiciel permettant de gérer la comptabilité générale, auxiliaire, analytique
et budgétaire pour une tenue rigoureuse des comptes tout en assurant une compatibilité avec les
normes comptables Tunisiennes
 Logiciel de paie : C’est un logiciel de traitement permettant de gérer et d’automatiser l’intégralité des
processus « Ressources humaine » (processus administratifs relatifs à la paie de l’entreprise, de
l’entrée des salariés jusqu’à leur sortie) et permet donc d’établir une fiche de paie complète, ainsi que
les déclarations obligatoires la récapitulation de paie et les journaux de paie.

2-La saisie comptable :

Avant d’entamer la saisie des opérations comptables, deux tâches indispensables s’imposent :

 La collecte des documents comptables :

Ces documents constituent les pièces justificatives sans lesquelles les écritures comptables ne peuvent pas
avoir lieu, parmi ces documents on peut citer les factures, les quittances, les extraits et relevés bancaires, les
souches de chèques, les bulletins de paie, les déclarations sociales et fiscales et tout autre document officiel
jugé nécessaire pour produire une écriture comptable.

 Le classement des document comptables :

Le classement des documents se fait d’une part selon la nature des journaux (ventes, achats, banque, caisse,
opérations diverses…) et l’ordre chronologique dans chaque journal d’autre part. Le but du classement est
de faciliter le traitement et la saisie des documents comptables.

Suite à cette saisie, chaque pièce justificative doit comporter une mention qui permet de faciliter sa
consultation en cas de besoin. Cette mention comporte le code du journal suivi du numéro de la pièce dans
ce journal ainsi que le mois pendant lequel l’écriture est passée.

La saisie est effectuée dans les différents journaux auxiliaires selon la nature des opérations.

Exemple : Journal achat :

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60 Achat de marchandises, matières premières…. HT

4367 Tva collectée sur le CA TVA

6654 Droits d’enregistrements et de timbres Timbre


41 Clients et comptes rattachés TTC

3-Mission d’audit

L’audit est un ensemble des travaux conduits par un professionnel compétent et indépendant conformément
à une démarche et des normes professionnelles ayant pour objectif de permettre à l’auditeur d’exprimer une
opinion motivée à l’adresse des utilisateurs, selon laquelle des états financiers sont sincères et réguliers, dans
tous leurs aspects significatifs, conformément à un référentiel comptable identifiée.

3.1 Les travaux d’inventaires


Il s’agit de l’inventaire physique des immobilisations corporelles, la mission d’inventaire physique vise
notamment à assister la société dans le rapprochement entre le stock théorique et le stock physique, et à
déceler les éventuels écarts et anomalies.

La démarche d’inventaire physique est articulée autour des phases suivantes :


- Un inventaire comptable et un assainissement de la base comptable des immobilisations
- Un inventaire physique et une identification préliminaire des immobilisations
- Un rapprochement et une identification des équipements manquants ou en excès par rapport à la base
comptable
- La codification des immobilisations
- L’arrêtée d’une base de données apurée.

3.2-L’audit du cycle achats-fournisseurs 

Les entreprises consacrent une partie importante de leur chiffre d'affaires aux achats. La fonction achats se
présente donc comme stratégique dans l’entreprise. Elle est le garant de la qualité des produits achetés et elle

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Audit du cycle achats- fournisseurs

constitue un centre de profit pour l'entreprise. L’achat, est devenu un processus complexe. Une cascade de
prescriptions et de contraintes est imposée par un ensemble de personnes aux fonctions différentes,
concernées à un moment donné par l'achat.

  La fonction achat peut, par ses insuffisances, être la source de dysfonctionnements sérieux perturbant la
plupart des autres fonctions de l’entreprise. Le principal objectif d’un audit achat, c’est de mesurer la
performance des achats et ainsi contribuer de façon importante à la création de valeur, de ce fait on va plus
approfondir dans ce sujet dans un deuxiéme chapitre qui va porter sur tous les aspects de l’audit du cycle
achat fournisseur.

Conclusion

Le stage de fin d’études est une étape fondamentale pour se préparer au monde de travail.
En effet, il permet de :
 Tisser des liens entre les connaissances théoriques et la vie professionnelle.
 Approfondir les connaissances en comptabilité et en audit.
 Avoir une meilleure vision du métier en découvrant le monde du travail.
 Découvrir les réalités économiques des entreprises, leurs points forts et faibles, les difficultés
et les problèmes de gestion et d’organisation.
 Apprendre à mieux communiquer, transmettre, échanger, établir des liens…
 Apprendre à maîtriser les logiciels de bureau : ComptaSig, logiciel de paie…

Deuxième chapitre : Audit du cycle


achats-fournisseurs
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Introduction

Quand on parle d’audit dans ce contexte bien précis, il s’agira d’un examen mené par un professionnel sur la
manière dont est exercée une activité par rapport à des critères spécifiques à cette activité, dans ce chapitre
on va mettre l’accent sur le cycle achats-fournisseurs tout en découvrant dans une première section ses
principes et les démarches à suivre par l’auditeur, et dans une deuxiéme on va traiter la relation de l’auditeur
avec ses clients les étapes préalables à l’acceptation de sa mission et les actions à exécuter pour créer et
conserver les clients

Première Section : Audit Principes et démarches 

1. Généralité du cycle achats-fournisseurs


1.1 Définition de la notion achat 

Il s’agit d’acquérir les biens ou services nécessaire au fonctionnement de l’entreprise, au niveau de la qualité
voulue, en quantité souhaitée, aux coûts les plus bas, dans les délais attendus, dans les meilleures conditions
de service et de sécurité d’approvisionnement.

1.2 Définition du fournisseur 

Un fournisseur est une société offrant des biens/services (matériels, logiciels, …) pour une entreprise ou une
institution selon les besoins et critères requis d’après l’appel d’offre. Une entreprise peut avoir plusieurs
fournisseurs qui concourent pour obtenir l’offre.

1.3 Définition du cycle achat fournisseur 

L’examen de chaque cycle passe par une prise de connaissance effectuée par la consultation des manuels de
procédures internes à l’entreprise et par des entretiens avec chaque membre du personnel de l’entreprise
ayant un rôle dans le déroulement du cycle concerné. (Le contact avec les membres des entreprises et
seulement par le chef du mission)

Le but est de connaître la réalité concrète des circuits d’informations et des données depuis l’existence d’une
transaction avec un tiers jusqu’à sa saisie comptable et sa restitution dans les comptes. Les entretiens
pourront concerner tous les niveaux hiérarchiques.

1.4 Le système d’information du cycle achats-fournisseurs 

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Audit du cycle achats- fournisseurs

Le système d’information du cycle achats-fournisseurs est comme l’ensemble des actions ordonnées qui
permettent à partir d’un besoin exprimé, de fournir un produit apte à satisfaire les besoins de l’utilisateur.
Un cercle réduit de fournisseurs est alors choisi, avec lequel des négociations sont menées pour choisir celui
qui correspond le mieux à la demande. Le choix final dépend de la qualité du fournisseur.

Le cycle achats/fournisseurs est l’ensemble des opérations qui permettent à l’entreprise de disposer des
biens et des services nécessaires à son activité qu’elle doit se procurer à l’extérieur. Les étapes du cycle
achats/fournisseurs sont:

 L’expression de besoins
 La décision d’approvisionnement
 La selection des fournisseurs
 La passation de la commande
 Le suivi de la commande
 La livraison des marchandises (Réception)
 Le paiement des fournisseurs.

2-Les fondements de l’audit

2.1 Les caractéristiques qualitatives de l’information comptable 

L’information comptable et financière est produite à l’intérieur de l’entreprise ainsi que dans son
environnement externe. Sur la base de cette information des décisions importantes notamment
d’investissement sont prises par les investisseurs et les bailleurs de fonds.

Puisque la qualité de la décision dans l’absolue dépend de la qualité de l’information, il est primordial que
ces utilisateurs demandent que cette information soit certifiée sincère et régulière pour qu’ils puissent
s’appuyer dessus. Ce besoin de certification de l’information comptable et financière découle des
caractéristiques que les investisseurs et les bailleurs fonds demandent à cette information. Pour qu’ils
puissent l’utiliser, ils demandent qu’elles remplissent un certain nombre de caractéristiques qualitatives.

Le rôle de l’auditeur revient à s’exprimer sur les caractéristiques qualitatives de l’information comptable et
financière afin de permettre aux utilisateurs de manipuler ces informations dans le temps et dans l’espace.
En effet, certaines caractéristiques qualitatives sont visiblement antinomiques. Le jugement professionnel

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Audit du cycle achats- fournisseurs

consiste à effectuer un arbitrage entre les caractéristiques qualitatives sur la base de contraintes de
l’équilibre avantages-coût et de l’importance relative.

Afin d’être utile à la prise de décisions, l’information comptable doit être à la fois fiable et pertinente.
La pertinence et la fiabilité sont très souvent des qualités conflictuelles. En effet il est souvent nécessaire de
faire un compromis entre ces deux qualités. Dans certaines circonstances, il peut être souhaitable de sacrifier
un peu de fiabilité au profit de la pertinence et réciproquement

Pour pouvoir assurer cet arbitrage l’auditeur tient compte, entre autres, de l’importance relative. Une
information est importante dans la mesure où elle influence la prise de décisions des utilisateurs.
L’expression importance relative décrit donc le caractère significatif, pour les décideurs, des informations
contenues dans les états financiers. Un élément d’information est important s’il est vraisemblable que sont
omission ou son exactitude influence le jugement de la personne se fiant à l’information comptable mise à sa
disposition.

2.2 L’existence de conflits d’intérêt entre les utilisateurs de l’information 

Cette problématique découle du fait que les différents utilisateurs n’ont pas les mêmes besoins en
informations. Cela ne devrait pas conduire l’entreprise à présenter autant d’états financiers que de
besoins spécifiques (fisc, gestion, investisseurs.). L’audit permet d’assurer la neutralité de l’information
comptable et financière.

2.3 L’éloignement des utilisateurs des sources d’informations 

Avec le développement considérable des marché financiers et de l’investissement étrangers dans les
différentiels pays en plus du développement des moyens de communication les utilisateurs n’ont pas la
possibilité de collecter eux-mêmes les informations qui leurs sont nécessaires, ils font appel au professionnel
pour certifier ces informations pour éviter les risques d’une mauvaise interprétation avec la diversité des
référentiels comptables.

3-Les démarches d’audit

Le processus de production de l’information comptable et financière au sein de l’entreprise dicte à l’auditeur


une approche d’audit comprenant essentiellement 4 grandes étapes :

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3-1 La prise de connaissance générale et la planification 

La prise de connaissance générale de l'entreprise a pour but de comprendre le contexte dans lequel elle
évolue et de la situer dans son environnement économique, sociale et juridique. Cette étape est effectuée par
l'intermédiaire d'entretiens avec les dirigeants, de l'étude de la documentation interne de l'entreprise
(manuels de procédure, organigrammes, notes de services, etc.), de la revue des comptes annuels des
dernières exercices et de la recherche de documentation externe sur l'entreprise et son secteur d'activité. Elle
permet à l'auditeur d'assimiler les principales caractéristiques de l'entreprise, son organisation, ses
responsables, ses spécificités de fonctionnement et de détecter les zones de risques éventuelles.

L'objectif de cette phase est de recueillir le maximum d'informations en un minimum de temps, selon la
taille de l'entreprise et sa complexité, diverses techniques sont utilisées. Cela peut aller d'un simple entretien
avec le dirigeant pour une petite entreprise jusqu'à une recherche plus approfondie d'informations.

En matière de prise de connaissance de l'entreprise, la norme ISA 310 « prise de connaissance des activités
de l'entreprise » de l'IFAC précise : « avant d'accepter la mission, l'auditeur rassemble des informations
préliminaires sur le secteur d'activité, la propriété, la direction des opérations de l'entité soumise à l'audit, et
détermine s'il lui est possible d'acquérir un niveau de connaissance suffisant des activités de l'entité pour
réaliser l'audit ». 22

En outre, l'auditeur doit également prendre une connaissance suffisante des marchés où intervient
l'entreprise et de l'évolution générale de celle-ci...

Ajoutant que la norme ISA 310 « connaissance des activités de l'entité » précise que « la connaissance des
activités de l'entités constitue un cadre de référence permettant à l'auditeur d'exercer son jugement de
professionnel ».

La compréhension des activités de l'entité et son utilisation adéquate aident l'auditeur à :

 Evaluer les risques et identifier les problèmes.

 Planifier et conduire efficacement l'audit.

 Evaluer la validité des éléments probants.

 Fournir un meilleur service au client.


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Audit du cycle achats- fournisseurs

D’après l’ISA 300 la planification de l’audit comprend l’élaboration d’une stratégie générale et
l’établissement du plan d’audit qui ont pour objectif de réduire le risque d’audit à un niveau acceptable.
Selon cette même norme :

« Une planification adéquate du travail d’audit permet de :

 S’assurer qu’une attention suffisante a été accordée aux aspects essentiels de l’audit

 Identifier et de résoudre les problèmes potentiels

 Organiser la mission pour accomplir d’une manière efficace et efficiente le travail

 Faciliter le pilotage et la supervision de l’équipe intervenante »

La planification comprend sept étapes :

1. La compréhension de l’entité et de son environnement

2. La compréhension des objectifs, des stratégies et des risques d’affaire

3. La compréhension des composantes du CI et des processus clés

4. L’examen analytique préliminaire

5. La fixation du seuil de signification préliminaire global

6. L’appréciation préliminaire du risque d’anomalies significatives et la définition de la stratégie


d’audit

7. La formalisation du plan d’audit

3.2 L’évaluation du système du contrôle interne 

Le contrôle interne est un dispositif de la société, défini et mis en œuvre sous sa responsabilité. Il comprend
un ensemble de moyens, de comportements, de procédures et d’actions adaptés aux caractéristiques propres
de chaque société qui : contribue à la maîtrise de ses activités, à l’efficacité de ses opérations et à
l’utilisation efficiente de ses ressources, et doit lui permettre de prendre en compte de manière appropriée les
risques significatifs, qu’ils soient opérationnels, financiers ou de conformité.
L’évaluation du contrôle interne comprend cinq étapes :

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Audit du cycle achats- fournisseurs

 La saisie des procédures

 Les tests de conformité

 L’évaluation préliminaire du contrôle interne

 Les tests de permanence

 L’évaluation définitive du contrôle interne.

3.3 La réalisation des tests de validation des comptes 

Ça consiste à vérifier les données de la comptabilité en les rapprochant de la réalité qu'elles représentent
différentes formes de validation peuvent être envisagées :

 La validation sur la base des documents détenus par l'entreprise,

 La validation par confirmation extérieure,

 La validation par inspection physique.


 Les tests de cohérence (audit analytique) : ils ont pour but de rechercher les anomalies
qui peuvent exister entre les différentes informations en possession de l'auditeur.

3-4 Synthèse des conclusions et rédaction de l’opinion 

L’auditeur doit se former une opinion sur la conformité des états financiers, dans tous leurs aspects
significatifs, avec le référentiel d’information financière applicable. Pour se former cette opinion, l’auditeur
doit déterminer s’il a acquis l’assurance raisonnable que les états financiers pris dans leur ensemble sont
exempts d’anomalies significatives, que celles-ci résultent de fraudes ou d’erreurs.

L’auditeur doit exprimer une opinion motivée lorsqu’il conclut que les états financiers ont été préparés, dans
tous leurs aspects significatifs, conformément au référentiel d’information financière applicable.
Trois cas peuvent avoir lieu:

 La certification des états financiers : Les comptes annuels sont établis selon les règles en vigueur
et les principes comptables sont appliqués. L'objectif de l'image fidèle est atteint.

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Audit du cycle achats- fournisseurs

 La certification avec réserves : Les réserves expriment une limitation à la portée de la certification.
Elles s’expliquent par le fait que les concepts de régularité, de sincérité et d’image fidèle ont un
caractère relatif.

Les causes :

- Erreurs, anomalies, irrégularité dans l’application des règles et principes comptables dont
l'incidence, bien que significative, est insuffisante pour rejeter l'ensemble des comptes,
- L’auditeur n'a pu mettre en œuvre toutes les diligences qu'il aurait estimées nécessaires,
- L’auditeur a constaté une ou des incertitudes affectant les comptes annuels.

 Refus de certification : Erreur, anomalies ou irrégularité dans l'application des règles et des
principes comptables qui sont suffisamment importantes pour affecter l'ensemble des comptes
annuels, l’auditeur n'a pu mettre en œuvre les diligences qu'il avait estimées nécessaires et les
limitations imposées par les dirigeants sont telles, qu'il ne lui est pas possible de se former une
opinion sur l'ensemble des comptes annuels, le CAC a constaté des incertitudes affectant les comptes
annuels, de ce fait, il n'a pas pu se former une opinion sur les comptes annuels.

Deuxiéme Section : Relation entre l’auditeur et l’audité

Pour préserver la qualité de l’audit, les auditeurs ne doivent pas être assujettis à des pressions ou à des
conflits d’intérêts. L’audit suppose une distanciation entre l’auditeur et l’audité. Autrement dit, elle exige
l’objectivité, l’intégrité, l’évitement de tout conflit d’intérêts ainsi que de toute influence consciente ou
subconsciente induite par des relations personnelles ou familières avec l’audité. Dans le contexte de l’audit
financier, plusieurs auteurs ramènent la qualité de l’audit au fait que l’auditeur puisse rapporter
objectivement et de manière critique les défaillances, les fraudes et les non-conformités décelées lors de
l’audit

Toutefois pour maintenir la qualité d’audit et conserver la clientèle d’une manière légale sans le recours à
des manœuvre frauduleuse l’auditeur doit respecter quelques étapes avant de commencer sa mission d’audit
et d’exécuter des actions pour créer des nouveaux clients et de les garder.

1. Les étapes préalables à l’acceptation de la mission d’audit 

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Audit du cycle achats- fournisseurs

L’auditeur ne peut accepter une mission d’audit que lorsqu’il vérifie préalablement des conditions
fondamentales pour assurer le bon fonctionnement de la mission et assure la crédibilité et sincérité de ses
rapports, on parle ici de 4 conditions principales :

1.1 Assurer sa compétence pour mener à bien la mission et de son indépendance 

La compétence se traduit par la capacité de l’auditeur à détecter des anomalies présentes dans les états
financiers, ainsi l’auditeur ne devrait accepter une mission que s’il dispose au sein de son équipe, des
compétences nécessaires à sa réalisation. Il peut éventuellement recourir à des compétences externes si
celles qui sont nécessaires n’existent pas dans son équipe. L’auditeur doit tenir compte aussi des plans de
charge du cabinet qui ne doit pas constitue une contrainte au respect des délais requis. De plus l’auditeur
doit identifier les circonstances qui affectent son indépendance à savoir la vérification de son portefeuille
client pour vérifier s’il peut accomplir sa mission à ce client, ainsi que les liens de parentés, et les autres
menaces à l’indépendances. En outre il doit assurer que l’acceptation de sa mission ne créeras pas des
conflits d’intérêt avec d’autres clients du cabinet.

1.2 Assurer l’intégrité morale des dirigeants

Les dirigeants non intégrés possèdent un forte prédisposition à ne pas respecter les réglementations (fiscal
ou juridique…) et agir en opportunisme en se permettant à des manipulation illégal dans leurs faveur, donc il
est évident que la relation de l’auditeur avec ce type de dirigeant va défigurer la crédibilité et la sincérité des
rapports final , pour écarter ce risque l’auditeur doit effectuer des investigations avec d’autres parties telques
son prédécesseur et des conseillé de l’entreprise.

1.3 Identification des risques inhabituels 

L’auditeur doit être conscient des circonstances spéciales et des risques inhabituelles qui peuvent menacer sa
mission afin d’éviter un dysfonctionnement radical de cette dernière, ces risques inhabituels peuvent se
manifester à savoir l’absence d’un auditeur interne depuis des années, l’absence d’un système de contrôle
interne….

1.4 Assurer sa capacité à appliquer la mission dans des diligences normales

L’audit pour finalité la certification des comptes annuels. Le commissaire aux comptes doit donc obtenir
l’assurance raisonnable que les comptes annuels sont réguliers et sincères. Ainsi, pour ce faire, il met œuvre
un ensemble de diligences lui permettant d’obtenir cette assurance. Après l’orientation et la planification,
l’analyse des procédures de contrôle interne, l’assistance à l’inventaire, la confirmation des tiers, etc, il

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Audit du cycle achats- fournisseurs

procède au contrôle proprement dit des comptes annuels. Pour cela, il procède à une revue analytique pour
vérifier les tendances et détecter le cas échéant des variations significatives devant faire l’objet d’un contrôle
plus approfondi. Aussi, sur la base du projet de comptes remis par l’entreprise, il procède à l’audit aux
contrôles suivants :

 Rapprochement des états comptables (bilan, balance, balance auxiliaire, etc.);

 Vérifier sur pièces de certaines acquisitions de l’exercice

 Vérifier par sondages d’autres factures 

 Rapprochement le cas échéant les données enregistrées en comptabilité avec le logiciel de gestion
commerciale (notamment pour vérifier l’exhaustivité et la réalité du chiffre d’affaires, etc.) 

 Vérifier les rapprochements bancaires

 Vérifier la caisse

 Vérifier la correcte affectation du résultat de l’exercice N-1 

 Vérifier l’absence ou la correcte estimation des risques relatifs aux affaires contentieuses 

 Vérifier les données sociales (charges de personnel)

 Vérifier le respect des règles comptables en vigueur 

 Impôts vérifier les déclarations mensuelles et annuelles

 Vérifier le calcul du résultat fiscal 

2. Les actions permettant de créer un client

Afin de réussir les premiers pas de développement de son cabinet, un commissaire aux comptes ou
l’auditeur peut recourir à certaines actions dont l’importance varie selon l’influence sur la cible. En parlant
de cible, il est important de souligner qu’elle est choisie comme la plus large que possible lorsque le cabinet
est en démarrage, il est encore tôt pour pouvoir choisir et faire le tri des clients malgré que le travail avec
certains est parfois impossible, tous les clients son importants et l’essentiel est de faire un nom.

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Audit du cycle achats- fournisseurs

En ce qui concerne les cabinets avec un certain niveau d’ancienneté et d’expérience, la cible est plus réduite,
le cabinet peut se contenter de sa clientèle fructueuse et éliminer certains clients qui nécessitent plus de
travail que le cabinet n’est pas obligé de le faire, il peut même opter pour une spécialisation.

En ce qui concerne les actions, elles entrent dans la notion du marketing professionnel, la première idée de
marketing qui vient à l’esprit pour pouvoir créer et attirer les clients, c’est la publicité, mais non, cette option
est impossible ; dans ce secteur d’activité, comme beaucoup d’autres d’ailleurs, la publicité est interdite
selon l’article 11 de la lois 2002-16 du 4 février 2002 dispose que << Toute publicité personnelle est interdite
aux membres de la compagnie. Ils ne peuvent faire état que des titres ou diplômes délivrés ou reconnus par
l'Etat. Toutefois, le conseil de la compagnie peut effectuer ou autoriser toute publicité collective qu'il juge
être dans l'intérêt de la profession. Les modalités d'application du présent article sont fixées par le code des
devoirs professionnels et le règlement intérieur de la compagnie. >>, comme il est le cas pour les remises sur
honoraires et le démarchage. D’où l’auditeur se trouve accablé dans ses actions marketing, par ses
restrictions juridiques prévues par ce texte réglementaire régissant la profession.

Les actions permettant à l’auditeur de créer des nouveaux clients :

 Assurer des cours se rattachant à la profession : toutefois les supports écrits distribués aux étudiants
ne doivent pas contenir une publicité excessive du nom de l’auditeur ou de son cabinet.
 Diffuser le nom du cabinet à travers les réseaux sociaux et professionnels : à savoir Facebook,
LinkedIn, Viadeo… ces réseaux constituent de véritables moteurs de découverte de contenu
permettant ç ce titre de gagner en visibilité.
 Savoir profiter des rendez-vous clients : un rendez-vous fixé avec un client constitue une vraie
opportunité pour effectuer un marché, l’auditeur ne doit en aucun cas rater cette occasion puisque le
face-à-face est un moment privilégié ou il a toute l’attention de son interlocuteur pendant un temps
limité.
 Le référencement dans les annuels et les guides : un moyen inconsommable d’acquérir des clients de
manière passive (les pages jaunes à titre d’exemple).
 Soigner le papier en tête : pour qu’il soit le plus agréable et attirant que possible avec des
informations de contact claires, puisque les documents envoyés par le cabinet ne sont pas seulement
vu par les clients mais aussi par leurs partenaires, fournisseurs, prestataires, … qui peuvent devenir
les clients du cabinet un jour.
 Soigner la carte de visite : une carte de visite claire, pensée penser pour faciliter la reprise de contact,
alignée avec les valeurs que le cabinet souhaite transmettre, est un moyen efficace de maintenir la
relation avec les clients et d’afficher sa différence.

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Audit du cycle achats- fournisseurs

 Miser sur la bouche à oreille : en gardant le meilleur pour la fin, c’est le moyen le plus efficace. Sans
compter l’intérêt que cela apporte d’un point de vue développement des clients, puisque de plus en
plus de clients suivent les recommandations d’amis et de proches, le bouche à oreille permet de
véhiculer des valeurs positives au moindre cout. Quoi revêt de mieux ? un client qui râle, tout le
monde l’entend ! ce n’est pas le cas pour un client satisfait. Souvent, cela n’a pas d’étendue et il n’ira
pas le raconter à son entourage à moins qu’il soit sollicité. C’est ici que l’auditeur doit intervenir en
prenant soin de parler avec les clients et être proche d’eux, en demandant aux clients qui ont
explicitement signalé leur satisfaction de recommander le cabinet à leur entourage, en remerciant un
nouveau client qui est une recommandation de l’un des anciens contacts, ce qui motivera à trouver
d’autres personnes,

Le fruit de ces anciens est facilement remarqué durant le stage, surtout en ce qui concerne le dernier
point (le bouche à oreille), la plupart des clients du cabinet recommandent les services à leurs amis et
proches, ces derniers appellent au début pour une simple consultation ou pour poser des questions se
rapportent à leurs activités. Les réponses assez claires et précises du commissaire aux comptes les
attirent et les poussent à demander les services du cabinet, et voilà, un nouveau client est né.

Certaines autres actions ne manquent pas d’efficacité à leur tour, on cite à titre d’exemple :

 Informer de toute nomination ou de l’octroi d’une distinction : sans les utiliser pour promouvoir
les intérêts professionnels personnels.
 Publier des ouvrages et des articles : sans communiquer des informations sur le service fournis.
 Participer aux conférences, congrès et émissions de radio ou de télévisions : avec le devoir de
refléter une vision objective de la question traitée, sans essayer de faire la promotion.
 Animer les séminaires de formation : l’auditeur peut assurer des formations de services
professionnelles, pour son propre compte ou pour le compte d’autrui. Toutefois, les brochures
adressées aux participants ne doivent faire une publicité excessive du nom de l’auditeur.
 Créer un site web : aujourd’hui la plupart des clients commence par faire un tour sur Internet
avant de faire leurs choix. Alors, il est important de concentrer les efforts sur la réalisation d’un
site Internet efficace. Celui-ci doit être clair, précis et bien agencé.

Un nouveau cabinet récemment installé ne peut recourir qu’aux moyen lui permettent d’attirer de
nouveaux clients. Par contre, un ancien cabinet tend à utiliser ces moyens pour le même but afin de
créer plus de richesse, comme il tend à appliquer d’autres anciens lui permettant de fidéliser ses
anciens clients afin de les garder.

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3. Actions permettant de garder un client 

Un cabinet s’oriente vers ces actions surtout après avoir garanti un nombre respectable de clients d’une
bonne qualité. Selon la petite expérience acquise durant le stage, la qualité du client varie certains critères à
savoir : l’importance du dossier traité, le degré d’intéressement du client à son dossier, la disponibilité et
l’effort que peut fournir le client pour apporter les documents nécessaires à temps, l’ordre dans le paiement
des honoraires, …

Les clients de bonne qualité et qui respectent le métier de l’auditeur méritent un effort afin de les garder et
les fidéliser, pour ce faire, les compétences relationnelles et comportementales citées ci-dessus ainsi que
certaines autres actions possibles peuvent jouer un rôle très important. Parmi ces actions, on peut citer :

 Etablir les rapports avec les clients conformément au code des devoirs professionnels : ce qui permet
de renforcer les liens.
 S’abstenir d’accepter des missions qui dépassent les compétences de l’auditeur ou dont la taille
dépasse les capacités matérielles de son cabinet : afin d’éviter d’induire les clients en erreur ou ne
répondre à leurs demandes.
 Transparence lors de la facturation des honoraires : des honoraires élevés peuvent toucher
l’honnêteté de l’auditeur, par contre, des honoraires minorés peuvent mettre en cause la qualité de
son travail.
 Satisfaire les besoins des clients : pour se faire, il est indispensable d’identifier les attentes et les
besoins des clients, ces besoins peuvent être divisés sur 3 niveaux :
 Le besoin implicite : celui que le client n’a pas besoin d’exprimer car il est évident dans son esprit
qu’il sera comblé. Il correspond généralement au métier de base du comptable.
 Le besoin explicite : c’est le besoin que le client se sent obligé d’exprimer pour que son comptable
en tient compte. C’est souvent le petit plus qui se rajoute à la prestation de base. (Exemple  :
demander au comptable de réaliser certaines tâches de plus afin de faciliter le travail au client)
 Le besoin attrayant : c’est le besoin différenciant. C’est un besoin latent auquel le client n’avait pas
pensé mais que son comptable lui révèle. (Exemple : nouveaux avantages)

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Le modèle de Kano :

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D’après le modèle de Kano, on remarque qu’en répondant seulement au besoin implicite du client, ce dernier
est toujours insatisfait (ou satisfait à la limite minimale), sa satisfaction commence en répondant à son
besoin explicite. Cette satisfaction est très importante lorsque le comptable répond au besoin attrayant du
client mais même lorsqu’il ne répond pas à ce besoin, le client est toujours satisfait. On peut conclure que
répondre au besoin explicite du client est le minimum qui peut le rendre satisfait et que la satisfaction et
l’insatisfaction des clients ne sont pas des concepts de valeurs symétriques dans le modèle de Kano.

• Être toujours proche des clients : par e-mails, par téléphone, par Skype, … le client doit sentir que
son comptable s’intéresse pour lui et le consulte dans tout ce qui concerne son dossier.

• Améliorer les services à partir des retours des clients : ils n’ont peut-être pas un diplôme de
marketing en poche, mais ce sont tout de même eux qui donnent les meilleurs conseils pour mieux optimiser
les services. Il faut faire attention, l’écoute est essentielle car elle permet de mieux satisfaire leurs besoins et
du coup, se sentiront valorisés.

Pour garantir le succès de son cabinet, appliquer ce genre d’action doit devenir un réflexe et une attitude que
l’auditeur tend à instaurer dans la culture du cabinet, cette culture valorise la réputation du cabinet et le
distingue des autres, puisqu’elle compte énormément pour la clientèle.

Soigner les relations avec les clients est assez important, puisque ce qui est attirant durant le stage, est que
l’auditeur passe la plupart de son temps en contact direct avec ses clients. Pour être conscient de
l’importance de ce point, il est indispensable de passer par un stage, car à part la réalisation des tâches
confiées, le stagiaire profite de la découverte de tout un métier.

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Audit du cycle achats- fournisseurs

Troisième chapitre : Audit du cycle


achats-fournisseurs : Cas société ABC
Introduction

L’approche d’audit par les risques qui privilégie une méthodologie basée sur l’efficience et l’efficacité des
travaux d’audit basée sur l’estimation du risque d’audit au quel se trouve confronter le professionnel c’est-à-
dire le risque que l’auditeur exprime une opinion favorable sur des états financier contenant des erreurs
significatives ; dans ce chapitre on va traiter un cas

Première Section : Composantes du risque d’audit (approche d’audit basée sur les


risques)

1-Le risque de la mission

L’ISA 200 précise que : « Le risque d’audit (RA) est fonction du risque d’anomalies significatives (qui se
traduit par la combinaison de deux risques (R.l. x R.C.) « risque inhérent x risque lié au contrôle »)
contenues dans les états financiers et du risque de non-détection (RND) » RA= RI x RC x RND

Le risque d’audit a été défini comme étant le risque qu’un auditeur exprime une opinion non appropriée sur
une information comportant des inexactitudes significatives.

Le risque inhérent : l’environnement de l’entreprise est ”propice” à l’existence et à la création d’erreurs


dans les données comptables et financière. Il s’agit aussi bien de l’environnement interne qu’externe de
l’entreprise ; c’est l’expression du risque inhérent qui est affèrent à l’entreprise. RI correspond à la
possibilité qu ‘une assertion comporte une anomalie qui pourrait être significative, soit individuellement,
soit cumulée avec d‘autres anomalies, nonobstant les contrôles existants.

Le risque de contrôle : Le système de contrôle interne et le système comptable ne permettent pas


d’empêcher ou de détecter les erreurs ou omissions. Le risque lié au contrôle (RC) est le risque qu‘une
anomalie susceptible de survenir dans une assertion et pouvant présenter un caractère significatif soit

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Audit du cycle achats- fournisseurs

individuellement, soit cumulée avec d’autres anomalies, ne soit ni prévenue, ni détectée et corrigée en temps
voulu par le contrôle interne de l‘entité.

Le risque de détection : L’auditeur met une approche qui ne permet pas de détecter ces erreurs ou que, bien
qu’elle les détecte, son interprétation et son jugement de ces erreurs ne sont pas appropriés aux situations
rencontrées, autrement dit le risque que l’auditeur ne détecte pas une anomalie qui existe dans une assertion
et qui pourrait être significative, soit individuellement, soit cumulée avec d‘autres anomalies.

2-Les assertions d’audit

L’auditeur emploie des assertions pour évaluer les risques en considérant les différents types d’erreurs
significatives qui peuvent se produire, et en utilisant de ce fait les procédures d’audit qui sont sensibles aux
risques évalués. Dans le cadre de l’audit du cycle achats-fournisseurs les assertions employées par l’auditeur
entrent dans la catégorie des au sujet des transactions et d’événements (il existe des assertions au sujet des
comptes en fin de période et d’autres au sujet de présentation et divulgation des états financiers).

A propos les assertions au sujet des transactions et d’évènement on cite :

 Rattachement : Les achats et transactions avec les fournisseurs qui ont été enregistrés sur la base
des pièces justificatives (facture) se sont des produits et concerne l’entreprise
 Exhaustivité : Les achats et transactions qui devraient avoir été enregistrés ont été enregistrés
 Exactitude : Les montants et d’autres données concernant les factures d’achat et d’autres
transactions enregistrées ont été enregistrés convenablement
 Séparation : Les achats ont été enregistrés dans la période comptable y afférente correctement
 Classification : Les transactions et événement ont été enregistrés dans les comptes appropriés

3-Le sondage (L’échantillonnage)

Les sondages permettent à l'auditeur de recueillir et d'évaluer des éléments probants quant à certains des
attributs des éléments sélectionnés afin de fonder, ou de l'aider à fonder, une conclusion relative à la
population dont l'échantillon a été extrait. Les sondages peuvent être mis en œuvre en utilisant une approche
non statistique ou une approche statistique

Lors de la définition d'un sondage, l'auditeur détermine l'anomalie tolérable permettant de répondre au risque
que le cumul des anomalies individuellement peu importantes puisse conduire à une anomalie significative

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Audit du cycle achats- fournisseurs

dans les états financiers et de laisser une marge pour des anomalies éventuelles non détectées. L'anomalie
tolérable résulte de l'application du seuil de signification fixé pour la réalisation de travaux, L'anomalie
tolérable peut être de même montant ou d’un montant plus faible que le seuil de signification.

Le processus de sélection de l’échantillon est composé par les étapes suivantes :

 Etape 1 : Eliminer les principaux éléments de la population ayant de grandes valeurs (ou une nature
spécifique) ils seront testés séparément de façon individuelle.
 Etape 2 : Calculer l’intervalle de l’échantillonnage : La formule est la suivante

Intervalle de l’échantillonnage = Seuil de signification spécifique / facteur de confiance*

Si l’intervalle d’échantillonnage était de 17391DT, le premier compte qui sera sélectionné au hasard pourrait
être celui qui contient, par exemple, le 10000DT. Le deuxiéme compte sélectionné serait le compte
contenant le montant cumul de 27391DT (Point de départ + intervalle d’échantillonnage) = 10000+17391).
Ce processus se poursuivra jusqu’à la couverture de toute la population et la sélection de tous les éléments
de l’échantillon.

*Le facteur de confiance : Lors de la conception d’un contrôle de substance, l’auditeur peut juger utile
d’utiliser trois niveaux de réduction des risques tels qu’élevé, moyen et faible. La différence entre les
niveaux peut être fondée sue le facteur de confiance utilisé pour sélectionner l’échantillon. Plus le facteur de
confiance est élevé, plus la taille de l’échantillon sera grande et plus le niveau de réduction des risques
(niveau de confiance) obtenu sera grand. Cela est illustré dans le tableau suivant qui fournit des niveaux de
confiance typiques pour atteindre un niveau de réduction des risques élevé, moyen ou faible

Réduction de risque exigée Niveau de confiance Facteur de confiance


Elevé 95% 3.0
Moyenne 80%-90% 1.6-2.3
Faible 65%-75% 1.1-1.4

 Etape 3 : Calculer la taille de l’échantillon : Les tailles des échantillons pour l’échantillonnage
d’éléments représentatifs par « unité monétaire », sont souvent déterminées par la formule suivante

Taille de l’échantillon = Population à tester / Intervalle de l’échantillonnage

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Audit du cycle achats- fournisseurs

 Etape 4 : Sélectionner un point de départ aléatoire pour choisir le premier élément ; Le point de
départ aléatoire peut varier de 1DT jusqu’à la valeur de l’intervalle d’échantillonnage. Chaque
sélection est faite sur la précédente, plus la valeur de l’intervalle d’échantillonnage.
 Etape 5 : Sélectionner l’échantillon 

Prenant l’exemple de la société ABC qu’on a pendant notre stage effectué l’audit sur ses factures d’achats et
ses comptes fournisseurs ; ci-dessous est un exemple d’échantillonnage des factures d’achats :

Assurer de l’existence et d’exactitude des


achats par la sélection d’un échantillon de
Les objectifs du test
factures d’achats

Les risques d’anomalies significatives au Existence= Risque faible


niveau de l’assertion qui s’y rapportent
Exactitude=Risque faible
La population à tester Les factures d’achats de l’année

La valeur monétaire de la population 879 933 DT

Les éléments spécifiques soumis à une 46 876 DT


évaluation distincte
La confiance obtenue provenant des tests de Procédures analytiques de substance d’un
procédures niveau d’efficacité moyen
Le facteur de confiance à utiliser (à réduire en A la lumière des autres sources de preuves un
fonction de la fonction obtenue d’autres facteur de confiance de 80% (1.6) sera utilisé
sources)
Le seuil de signification spécifique 15000DT

Solution :

L’intervalle d’échantillonnage = 15000 / 1.6 = 9375 DT

Taille de l’échantillon = (879 933 – 46876) / 9375 = 89

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Audit du cycle achats- fournisseurs

Dans cet exemple, l’intervalle d’échantillonnage a été de 9375 Dt. Donc, si le premier élément choisi au
hasard est 1350 DT, l’élément suivant se trouvera dans le solde qui contient la valeur cumulée de 10725 DT.
Le troisième élément sera au niveau du solde des comptes d’achats qui contient la valeur cumulée de 20100
DT, et ainsi de suite, jusqu’à ce que les 89 articles aient été sélectionnés

Deuxiéme Section : Cas pratique du société ABC

Pendant notre stage dans le cabinet du Nidhal boughattas de commissariat aux comptes on a effectuée un
mission d’audit chez la société ABC qui est une école privée à un capital de 1 500 000DT , dont elle

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