Vous êtes sur la page 1sur 246

ETUDE DE FAISABILITE POUR LA CREATION

DU CENTRE TECHNIQUE AGROALIMENTAIRE


ET DE L’EMBALLAGE

Elaboré par : Chekib BEN MUSTAPHA – Expert 1 : Chef d’équipe

Chokri REJEB – Expert 2 : CTI Agroalimentaire

Jalel HORRICHE – Expert 3 : CTI emballage

Kochikpa ONODJE – Expert 4 : Agroalimentaire

Hyppolite WOLOU – Expert 5 : Economiste / Statisticien

Mars 2016

CBM Consulting 1
LISTE DES SIGLES ET ABREVIATIONS

ABeNOR Agence Béninoise de Normalisation et de la gestion de la qualité

ABERME Agence Béninoise d'Electrification Rurale et de Maitrise de l'énergie

ABMCQ Agence Béninoise de la Métrologie et du Contrôle de la Qualité

ABSSA Agence Béninoise de Sécurité Sanitaire des Aliments

ASNIB Association Nationale des Industriels du Bénin

BPF Bonnes Pratiques de Fabrication

BPH Bonnes Pratiques d’Hygiène

BRMN Bureau de Restructuration et de Mise à Niveau

CA Chiffre d’affaire

CAT Cellule d'appui technique

CCI Centre du Commerce International

CCIB Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin

CEPAG Centre de Perfectionnement et d'Assistance en Gestion

CEPEPE Centre de Promotion et d’Encadrement des Petites et Moyennes Entreprises

CePEPE Centre d'encadrement des PME

CGA Centre de gestion agréé

CIPB Conseil des Investisseurs privés du Bénin

CNCA Comité National du Codex Alimentarius

CNERTP Centre National d'Essais et de Recherche des Travaux Publics

CNPB Conseil National du Patronat du Bénin

CPPE Centre de Perfectionnement du Personnel des Entreprises

CTAE Centre Technique de l’Agroalimentaire et de l’Emballage

CTI Centre Technique Industriel

CBM Consulting 2
DAGRI Direction de l'Agriculture

DANA Direction de l’Alimentation et de la Nutrition Appliquée

EPAC Ecole Polytechnique d'Abomey Calavi

FCFA Franc des Communautés Financières d’Afrique

FSA Faculté des Sciences Agronomiques

FST Faculté des Sciences Techniques

IAA Industrie agroalimentaire

IRGIB-Africa Institut Régional du Génie Industriel, des Biotechnologies et Sc. Appliquées

ISO International Standards Organisation

LCSSA Laboratoire central de contrôle de la sécurité sanitaire des aliments

MAEP Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche

MICPME Ministère de l’Industrie, du Commerce et des Petites et Moyennes Entreprises

OMC Organisation Mondiale du Commerce

ONG Organisation Non Gouvernementale

PME Petite et moyenne entreprise

PSRSA Plan stratégique de relance du secteur agricole

PTF Partenaires Techniques et Financiers

R&D Recherche et développement

TPE Très Petite Entreprise

UAC Université d’Abomey Calavi

UEMOA Union Economique et Monétaire Ouest Africaine

CBM Consulting 3
Table des matières

Page
Synthèse 5
I - Déroulement de l’étude 13
1 - Cadre général de la mission 14
2 - Description des activités réalisées 15
3 - Contexte général de déroulement de la mission 22
4 - Conclusion et recommandations 23
II – Cartographie 24
1 - Le secteur de l’agro-alimentaire 25
2 - Le secteur de l’emballage 74
3 - Le secteur des imprimeries 91
4 – Base de données d’entreprises des secteurs de l’agroalimentaire et de
l’emballage 92
5 - Insertion du CTAE dans la politique de développement économique du
Bénin 108
6 - Synthèse générale 120
III - Etude de marché 121
1 - Objectif et cadre méthodologique de l’étude de marché 122
2 - Présentation des résultats de l’enquête 139
3 - Positionnement stratégique du CTAE 152
4 - Evaluation du marché 160
IV - Etude technique 169
1 - Statut et missions du CTAE 170
2 - Gouvernance du CTAE 171
3 - Organisation du CTAE 177
4 - Synthèse des besoins 201
V - Etude de rentabilité 210
1 - Introduction 211
2 - Estimation des recettes (ressources) 212
3 - Estimation des dépenses (emplois) 219
4 - Cash-flows et TRI 229
5 - Taux d’autonomie financière 236

CBM Consulting 4
Synthèse

SYNTHESE

CBM Consulting 5
Synthèse

EXECUTIVE SUMMARY

Les Centres Techniques Industriels (CTI), structures d’expertise et de veille technologique,


constituent des outils d’aide à l’amélioration de la compétitivité des entreprises. Le BRMN a
fait réaliser une « étude sur la création des centres techniques prioritaires d’appui aux
entreprises industrielles et des BTP » qui a défini l’approche à retenir pour la création d’un
réseau de Centres Techniques Industriels au Bénin et recommandé la création des deux CTI
prioritaires suivants:
 Centre Technique Agro-alimentaire y compris l’Emballage et l’imprimerie ;
 Centre Technique du Bâtiment intégrant les matériaux de construction, les BTP, le bois et
l’ameublement.
La création effective de ces CTI se fera sur la base d’une étude de faisabilité. Celle-ci comprend
4 volets distincts :
 Une cartographie des entreprises du secteur
 Une étude de marché et d’identification des prestations
 Une étude organisationnelle et technique
 Une étude de rentabilité

La cartographie

La cartographie a permis d’identifier plus d’une centaine d’entreprises du secteur de


l’agroalimentaire et de l’emballage dont l’existence et les coordonnées ont pu être vérifiées
sur place. Il apparait que le secteur industriel béninois dans l’agro-alimentaire et l’emballage
(y compris les imprimeries) est peu développé. C’est surtout le cas pour l’emballage qui est
quasi-inexistant. La cartographie qui en a été dressée est, à cet effet, sans appel.
Mais l’agriculture nationale est dans une situation différente. Son potentiel de développement
est très important pour la plupart de ses produits. De plus, compte tenu de la variété des
microclimats existants, sa production bénéficie d’une richesse et d’une variété importante.
Les autorités ont lancé une consultation élargie pour le développement du secteur et une
meilleure insertion dans l’économie mondiale grâce aux différents accords commerciaux

CBM Consulting 6
Synthèse

préférentiels dont bénéficie le pays. Celle-ci a abouti à de multiples recommandations dont


notamment le développement de la transformation et de l’emballage, d’une part, et une
meilleure intégration des normes produit et de la qualité à l’échelle internationale, d’autre
part.

Le CTAE devra donc assister les entreprises des secteurs de l’agro-alimentaire et de l’emballage
dans leur développement et l’amélioration de leur compétitivité, mais également, les autorités
publiques dans la mise en œuvre de la politique du Gouvernement en matière de
développement de la filière.

Il apparait donc déjà à ce niveau que l’opportunité de création du CTAE ne doit donc pas être
envisagée sous le seul angle des services marchands aux entreprises industrielles existantes
(cela ne saurait le justifier) mais dans une vision plus globale de développement de la filière
agricole et d’amélioration du taux d’intégration de l’économie nationale.

L’étude de marché

Un questionnaire a été adressé à une centaine d’entreprises couvrant 15 filières traduisant ainsi la
diversité des activités de l’agro alimentaire couvrant la quasi-totalité du territoire national. Les analyses
des données de l’enquête ont été renforcées non seulement par les conclusions de l’étude
d’opportunité et des entretiens avec quelques leaders des différentes branches d’activités et les
organisations patronales. Le traitement des données recueillies a permis d’avoir des résultats
représentatifs des entreprises de la filière.

Pour les prestations aux entreprises, le CTAE pourra se positionner comme suit :

 Conseil et assistance technique : le CTAE sera, de fait, l’unique intervenant pour le marché des
entreprises de taille moyenne et grande. Il pourra également intervenir par des « actions
groupées » au niveau des petites entreprises. Il pourra enfin intervenir à la demande des
autorités publiques pour les campagnes de sensibilisation des entreprises et de promotion de
certains outils (BPH…).
 Etudes : les études ont été, jusqu’à présent, la plupart du temps axées sur l’amont agricole de
la filière et le volet industriel a rarement été approfondi. La création du CTAE permettra
d’approfondir les aspects industriels d’une part, et, surtout, d’aider à la mise en œuvre des
plans d’actions qui pourront être arrêtés.

CBM Consulting 7
Synthèse

 Formation : son principal apport consistera dans la sensibilisation et la formation du personnel


aux problématiques techniques clé (hygiène, qualité…) et la mise à jour des connaissances des
cadres en fonction de l’évolution de la réglementation et de la normalisation à l’échelle
nationale et internationale.
 Analyses et essais : deux options ont été envisagées à ce niveau :
o Le CTAE est constitué selon la même approche utilisée à l’échelle internationale et
comprend un laboratoire d’analyses et d’essais
o Le CTAE se base, dans un souci d’efficience des fonds mobilisés, sur le laboratoire du
LCSSA, et éventuellement de la DANA, pour les activités d’analyses et d’essais.
 R&D et innovation : le CTAE pourra jouer un rôle de catalyseur en renforçant la coopération
entre l’Université et la profession.
 Information : cadre règlementaire et normatif des différents marchés cibles, étude des
marchés cibles…
Compte tenu de ce positionnement, le CTAE n’entrera pas en concurrence avec les opérateurs
existants, qu’ils soient privés ou publics. Au contraire, il vient animer un marché actuellement atone.

Enfin, l’étude de marché a permis d’estimer le chiffre d’affaires prévisionnel consolidé du CTAE.

Etude organisationnelle et technique

La Gouvernance du Centre doit, dans le cadre du respect du principe de bonne gouvernance


respecter les standards de gestion internationaux. A cet effet, il est recommandé de procéder
aux recrutements du DG et du personnel du CTAE par appel à concurrence.
Les décisions stratégiques seront arrêtées par son conseil d’Administration. Il est proposé une
structure originale basée sur les autres expériences à l’échelle internationale.
En France, et à titre d’exemple, le CTCPA, en tant que centre technique industriel est
administré par un conseil d'administration qui comprend :
 09 représentants des chefs d'entreprise ;
 04 représentants du personnel technique de la branche d'activité intéressée ;
 03 représentants de l'enseignement technique supérieur.
En Espagne, l’AINIA est administrée par un conseil d'administration qui délègue, à un directeur
général nommé par lui, tous les pouvoirs nécessaires à la direction du centre. Le conseil
d'administration comprend 27 membres :

CBM Consulting 8
Synthèse

 17 représentants des chefs d'entreprise dont le Président, le 2ème Vice-président, le


3ème Vice-président et le Secrétaire du Conseil;
 06 représentants des institutionnels dont le 1er Vice-président ;
 04 représentants des Associations Professionnelles.
En Tunisie, le CTAA est administré par un Conseil d’Administration composé de douze
membres, dont le quart représente l’Administration et les trois quarts représentent la
profession qui en assure la présidence.
Il est proposé, compte tenu de l’objectif et des activités du Centre, qu’il soit placé sous la tutelle
du ministère chargé de l’industrie à l’instar des exemples espagnol, marocain, algérien et
tunisien. Le CTAE est en effet l’organe opérationnel du ministère dans la mise en œuvre de sa
politique d’appui aux entreprises agro-industrielles et de l’emballage à l’instar des différentes
institutions de vulgarisation et de formation mises en place par le ministère de l’agriculture.
Il est également proposé que le Conseil d'Administration du CTAE soit composé de 13 membres
dont 05 du secteur public, 07 du secteur privé et 01 représentant élu du personnel du centre.
La gestion quotidienne du Centre est assurée par le Directeur Général qui dispose à cet effet
des pouvoirs le plus étendus, définis par le règlement intérieur.
Cette étude a également permis :
 l’identification précise des équipements à acquérir selon les deux options précitées
(avec ou sans laboratoire propre)
 la détermination de l’équipe à mettre en place et les profils des postes clés
 le planning de mise en œuvre du projet et de démarrage des activités

CBM Consulting 9
Synthèse

Les besoins en investissements du CTAE ont été estimés, sur 5 ans, comme suit pour les 2
options (en millions de FCFA) :
Investissement Sans labo. Avec labo.

Investissements matériels 72 356

Investissements immatériels 211 276

Construction 165 328

Total 448 960

Il s’agit, dans les deux cas mais surtout dans le deuxième, de montants relativement importants
malgré les efforts d’optimisation.

L’étude de rentabilité

Selon l’étude, les cash-flows du projet sont toujours négatifs sur toute la période de l’étude
(les 10 premières années du projet), et ce quelle que soit l’option étudiée. En cas de prise en
charge des investissements immatériels par la coopération technique, l’investissement est plus
abordable et le poids financier pour l’Etat plus faible mais la décision est toujours tributaire
des orientations politiques en matière de développement économique.
La décision de sa création est avant tout économique. Le Bénin dispose d’un fort potentiel de
développement dans le secteur agricole. Il bénéficie en outre de conditions commerciales
privilégiées sur plusieurs destinations à l’international. Mais la réalisation de ce potentiel passe
notamment par un renforcement de son aval pour la transformation industrielle et/ou son
conditionnement avec des emballages adaptés et à des coûts compétitifs.
Pour prendre, à titre d’exemple, les CTI à l’échelle internationale (France, Allemagne, Espagne,
Tunisie…), il y a lieu de noter qu’aucun, malgré un environnement économique plus favorable
(tissu industriel plus développé, législation en matière de contrôle technique très
encourageante…), n’a encore atteint son autonomie financière.
C’est pourquoi les données relatives au CTAE doivent être relativisées. Ce n’est pas une
institution appelée à être rentable financièrement. Sa rentabilité doit être examinée d’un point
de vue économique sur l’impact sur la filière.

CBM Consulting 10
Synthèse

En effet, la contribution de l’Etat permet d’avoir un instrument pour la mise en place de sa


politique industrielle nationale pour la filière agro-alimentaire :
 Les missions d’information et de veille technologique (innovation, sécurité des
aliments, maitrise de la qualité et valorisation des produits...).
 L’organisation de journées d’études et de séminaires de sensibilisation.
 Le recensement des capacités de laboratoires existantes.
 L’élaboration et tenue d’un fichier des compétences à solliciter et/ou à mettre à la
disposition des opérateurs économiques.
 La mise en réseau des entreprises.
 L’édition d’une revue technique spécialisée.
 La mise à disposition de moyens collectifs de calcul et de R&D.
 La mise à disposition de moyens collectifs aux secteurs et filières.
 Les actions pour la préparation de programmes sectoriels de mise à niveau.
 Assistance au développement des filières.
 Etude et assistance technique pour la profession dans les régions.
 Observatoire sectoriel, …

Il peut en outre constituer un outil précieux afin de mettre en place la politique industrielle
des autorités :

 Participation aux commissions nationales de suivi du secteur,


 Participation aux travaux de normalisation,
 Assistance aux contrôles normatifs et aides à la répression des fraudes,
 Mission d’assistance au développement industriel régional (études de projets,
nouveaux produits, …).
 Assistance à l’administration, rédactions de documents techniques : bonnes pratiques,
procédures, …
 Promotion des exportations.
 Promotion et développement d’action en matière d’innovation, notamment en
favorisant les relations entre l’industrie et la recherche et les activités à haute valeur
ajoutée technologique.

CBM Consulting 11
Synthèse

 Le suivi des projets de partenariat et de coopération nationale ou internationale dans


le domaine des IAA et de l’emballage.
 Toutes autres prestations de conseil ou de service dans les limites des compétences du
centre, …
Sa création ne peut intervenir que dans le cadre d’une volonté forte de renforcer le tissu
institutionnel d’aide à la filière à l’instar de ce qui est fait en cette matière pour l’amont
agricole. Sauf que les investissements sont ici plus importants et le niveau d’expertise
nécessaire entraine une masse salariale significative.
L’étude a essayé, au cours des différentes étapes, d’optimiser le positionnement du CTAE et
de l’adapter au contexte et à la réalité béninoise tout en minimisant les ressources nécessaires
sans en dénaturer la structure ni en altérer la mission mais l’effort des autorités demeure
important.
C’est pourquoi deux principales options ont été étudiées d’une manière détaillée : synergie
forte avec le LCSSA et implantation sur son terrain ou création d’un laboratoire propre sur un
terrain distinct. Suite aux discussions et aux commentaires soulevés lors de la présentation de
l’étude, il est recommandé d’opter pour la seconde option avec un projet autonome sur un
terrain distinct. Compte tenu de la répartition géographique des entreprises avec une
prépondérance sur le littoral, d’une part, et de la nécessaire coordination avec les autorités de
tutelle, d’autre part, il est recommandé de l’implanter à Cotonou.
La question de la pérennité de ses activités, en cas de création du CTAE, est primordiale. La
continuité de son exploitation nécessite, en effet, de sécuriser son complément de
financement par l’Etat, sachant que sans cette contribution, le Centre n’est pas en mesure de
faire face à ses engagements. En Europe, la manne financière du développement régional
procure cette assurance. En Tunisie, le FODEC, une taxe parafiscale sur l’importation et la
production de produits industriels, assure ce revenu. Il est fortement recommandé d’instaurer,
au Bénin, un mécanisme de financement similaire (taxe parafiscale spécifique, part de la TVA
sur les produits industriels importés…).

CBM Consulting 12
Déroulement de l’étude

I - DEROULEMENT
DE L’ETUDE

CBM Consulting 13
Déroulement de l’étude

1. Cadre général de la mission

Les autorités publiques ont décidé de relever le défi de la croissance économique et de


réduction de la pauvreté. Cela suppose la mise en place de réformes structurelles pour
améliorer l’environnement des affaires, accroître la production agricole et améliorer les
performances des entreprises créatrices de valeur ajoutée.

Dans ce contexte, d’importants efforts sont faits par le Gouvernement pour encourager la
mécanisation, la recherche et l’encadrement technique dans le domaine agricole. Ces efforts
ne peuvent être couronnés de succès sans une relance de l’industrie qui dépend elle-même de
la modernisation et de la performance de l’outil de production.

Les entreprises béninoises, pour pérenniser leurs activités, doivent surmonter les multiples
contraintes liées à la mauvaise qualité des infrastructures, aux coûts élevés des facteurs de
production (énergie en particulier), aux difficultés d’accès au crédit, etc., en améliorant leur
compétitivité. Le Gouvernement du Bénin a manifesté sa volonté d’accompagner ce processus
en s’impliquant dans le Programme de Restructuration et de Mise à Niveau (PRMN) de
l’industrie des Etats membres de l’UEMOA. Il a confirmé cette volonté par l’adoption de son
propre Programme en Conseil des Ministres le 13 mai 2013 et par l’approbation de sa mise en
œuvre le 04 juin 2014.

L’objectif global du PRMN est de contribuer à la relance de la production industrielle à travers


la promotion de l’investissement et de l’innovation, l’amélioration de la qualité des produits,
la création d’emplois, l’émergence d’industries performantes et solides, in fine l’amélioration
de la compétitivité des entreprises et de l’économie nationale.

De façon spécifique, il s’agira de :


 Renforcer les capacités des entreprises afin de leur permettre de suivre et de maîtriser
l’évolution technologique et de s’adapter aux exigences de l’intégration régionale et de la
compétition internationale ;

CBM Consulting 14
Déroulement de l’étude

 Permettre l’émergence de services d’appui (centres techniques, bureaux d’études et


autres services liés au développement des industries) qui offriront les compétences et les
qualifications indispensables aux entreprises.
Les Centres Techniques Industriels (CTI), structures d’expertise et de veille technologique,
constituent des outils appropriés d’aide à l’amélioration de la compétitivité des entreprises. Le
BRMN a fait réaliser une « étude sur la création des centres techniques prioritaires d’appui aux
entreprises industrielles et des BTP » qui a défini l’approche à retenir pour la création d’un
réseau de Centres Techniques Industriels au Bénin et recommandé la création des deux CTI
prioritaires suivants:
 Centre Technique Agro-alimentaire y compris l’Emballage et l’imprimerie ;
 Centre Technique du Bâtiment intégrant les matériaux de construction, les BTP, le bois et
l’ameublement.

La création effective de ces CTI se fera sur la base d’une étude de faisabilité.

2. Description des activités réalisées

La mission s’est déroulée conformément aux termes de références et à la méthodologie


présentée avec 3 activités complémentaires :
 Activité 1 : réalisation d’une étude de marché et d’identification des prestations
 Activité 2 : réalisation d’une étude organisationnelle et technique
 Activité 3 : réalisation d’une étude de rentabilité

CBM Consulting 15
Déroulement de l’étude

 Activité 1 : réalisation d’une étude de marché et d’identification des prestations

- Phase 1 : Identification des prestations du CTI

Elle a commencé par la recherche documentaire avec le recueil de l’information disponible. Il


a été procédé au recueil de l’information :
 Les différentes études déjà réalisés notamment « l’étude sur la création des centres
techniques prioritaires d’appui aux entreprises industrielles et des BTP »,
 les études de filières, les données statistiques relatives aux secteurs agricoles,
agroalimentaires, emballage et imprimerie
 Informations sur les infrastructures technologiques existantes en corrélation avec les
différentes branches du secteur
 …

Il y a lieu de noter, à ce niveau, que l’essentiel des documents disponibles traitent beaucoup
plus des aspects agronomiques que de la valorisation et de la transformation industrielle.
L’aspect transformation abordé concerne surtout la transformation artisanale. Quant à la
commercialisation, elle concerne la commercialisation primaire, la distribution et l’exportation
des produits bruts ou transformés de manière artisanale. Peu d’études ont été menées sur les
agro‐industries. En conséquence, les informations sur l’organisation des activités, les résultats
obtenus et la distribution des produits offerts par lesdites entreprises n’ont pu être
suffisamment abordés dans les documents. Les données disponibles varient d’une filière à une
autre. Si certaines filières comme le manioc, l’ananas, le riz et l’anacarde ont fait l’objet d’un
nombre appréciable d’études, d’autres, par contre, en manquent cruellement.

La documentation existante n’en demeure pas moins largement suffisante pour permettre un
tour d’horizon exhaustif des différentes branches agro-alimentaires et en appréhender les
problématiques essentielles.

CBM Consulting 16
Déroulement de l’étude

Pour le secteur agro-alimentaire, l’étude s’est essentiellement basée sur les documents
suivants :
 Etude pour l’identification des filières agroindustrielles prioritaires (2008)
 L’industrie agroalimentaire dans l’UEMOA : panorama, problématiques, enjeux et
perspectives (2008)
 Etude sur l’industrie agro-alimentaire, facteur d’autosuffisance alimentaire et de
croissance pour l’économie béninoise (2009)
 Plan stratégique de relance du secteur agricole - PSRSA (2011)
 Opportunités du marché nigérian pour les produits agricoles, agroalimentaires et
animaux du Bénin : analyse documentaire (2012)
 Analyse de la chaine de valeur du secteur anacarde du Bénin (2010)
 Quelle place pour l’ananas biologique du Bénin sur le marché international ? (2011)
 Diagnostic global de la filière anacarde au Bénin (2003)
 Benin : étude sur la commercialisation des produits dérivés du manioc vers les marches
des pays limitrophes - Niger, Nigeria, Togo et Burkina Faso (2008)
 Etude sur la compétitivité de la filière anacarde du Bénin (2009)
 Analyse de la performance des chaînes de valeurs de l’ananas au Bénin (2011)
 Rapport diagnostic sur l’analyse de l’offre de manioc et dérivés du Bénin (20004)

S’agissant de documents publics et officiels, certains passages complets ont été entièrement
repris dans le présent document pour les besoins de la présentation du secteur.
Le secteur de l’emballage au Bénin a fait l’objet de plusieurs études à l’échelle nationale et
régionale (UEMOA). Nous nous sommes particulièrement basés sur les deux suivantes:
 Etude sur le positionnement stratégique du secteur de l’emballage dans la zone de
l’UEMOA en 2009 ;
 Etude réalisée par le CCI sur les emballages en 1996

Ces deux études donnent un aperçu très clair du secteur avec travail de réflexion de qualité.
De larges passages demeurent d’actualité et ont été repris tels quels dans le présent rapport.
Les données de ces études ont été par la suite actualisées et approfondis grâce aux éléments

CBM Consulting 17
Déroulement de l’étude

recueillis lors des différents entretiens que nous avons eus avec les entreprises productrices et
consommatrices dans le cadre de cette mission.

D’après les recherches effectuées, le secteur des imprimeries n’a pas fait l’objet d’études
spécifiques et il y a très peu d’informations disponibles sur le secteur.

L’étude s’est enfin basée sur l’étude d’opportunité pour la création de Centres Techniques au
Bénin ci-dessus précitée et dont la présente étude est le résultat et le prolongement naturel.
L’étude de toutes les données collectées a permis aux experts de caractériser le secteur, ses
filières et ses sous filières ainsi que leurs spécificités. Il s’agit de données générales et globales
qui constituent un point de départ pour le positionnement du Centre Technique à créer.
L’étude de toutes les données collectées a permis aux experts de caractériser le secteur, ses
filières et ses sous filières ainsi que ses spécificités.

Ces éléments ont, par la suite, été approfondis par le biais des enquêtes sur le terrain auprès
des différents bénéficiaires potentiels :
 Les entreprises du secteur agro-alimentaire,
 Les entreprises du secteur de l’emballage et de l’imprimerie,
 Les associations professionnelles sectorielles regroupant ces entreprises.
 Les institutionnels directement concernés par le projet (LCSSA et DANA).

La liste des personnes clés à consulter ainsi que les modalités prévues à cet effet ont par la
suite été arrêtés (mailing, téléphone, entretien individuel, réunion collective…).

Un questionnaire et une lettre d’accompagnement a été préparé à l’intention des entreprises


afin de définir leurs besoins d’assistance et d’encadrement par le Centre à créer. Une fois validé
par le BRMN, ce questionnaire a été transmis avec une la lettre d’accompagnement officielle
aux entreprises.

En parallèle à l’enquête par questionnaire une série d’entretiens a été tenue afin d’identifier le
type d’appui technique (les différents segments et créneaux) :
 les analyses et essais ;

CBM Consulting 18
Déroulement de l’étude

 les études ;
 la formation professionnelle ;
 le conseil et assistance technique ;
 l’information industrielle ;
 …

Cette phase s’est basée sur une enquête sur le terrain durant laquelle les experts ont réalisé
des entretiens avec les différentes parties prenantes dans la création du Centre Technique de
l’Agro-alimentaire et de l’emballage (responsables de l’administration béninoise, des
institutions d’appui, des entreprises du secteur, des associations professionnelles, …) évoluant
au sein du secteur IAA et de l’emballage pour appréhender leurs attentes vis-à-vis du centre
technique de l’agroalimentaire et de l’emballage.

Ces rencontres ont été arrêtées en commun accord avec le BRMN qui a soutenu l’équipe dans
la prise de rendez-vous sur la base de ses discussions préalables avec les experts.

Au cours de ces entretiens, les experts ont pu prendre connaissance de la situation « sur le
terrain » en en profitant pour remplir les questionnaires, en explicitant le contenu, aidant les
vis-à-vis à formuler leurs besoins en explicitant davantage le rôle du Centre Technique.

Les réunions collectives (associations professionnelles) ont été privilégiées dans la planification
des interventions. Ces réunions ont permis de mieux expliciter le rôle du Centre Technique et
son apport pour la consolidation et la promotion de la filière.

La question de l’efficience des moyens à mobiliser s’est posée à ce niveau. Le Bénin dispose,
avec le LCSSAE, d’un laboratoire d’analyses et d’essais moderne et complet pour le secteur
agro-alimentaire (microbiologie et physico-chimie). Il a donc initialement été prévu que le
CTAE se base sur cette infrastructure existante et ne duplique pas les investissements qui
peuvent être évités. Mais cette institution dépendant d’un ministère de tutelle différent, en
l’occurrence le Ministère de l’Agriculture, avec des objectifs différents, il a été estimé qu’il y

CBM Consulting 19
Déroulement de l’étude

avait un risque pour que la collaboration entre les deux institutions n’ait pas la fluidité requise
et que cet état entrave le développement du CTAE. Aussi il a été décidé d’étudier deux options :
 Le CTAE n’est pas doté d’un laboratoire et les activités d’analyses et d’essai sont
réalisées par les institutions partenaires (LCSSAE et DANA)
 Le CTAE est doté d’un laboratoire et réalise les activités d’analyses et d’essais en son
sein.
A l’issue de cette phase, les experts ont pu identifier les prestations à fournir par le CT à créer
et effectué une quantification de ces dernières (CA prévisionnel par prestation sur 10 ans).

En parallèle, les besoins des entreprises ont pu être très bien identifiés qualitativement lors
des entretiens directs. Ces éléments ont permis de préparer le positionnement du CTAE et les
prestations prioritaires. L’enquête et le questionnaire sont venus conforter et confirmer le
point de la situation qui a été dressé.

 Activité 2 : réalisation d’une étude organisationnelle et technique

Une fois l’activité prévisionnelle du Centre arrêtée, il a été procédé à la définition des moyens
humains et matériels dont il aura besoin pour mener à bien ces activités.

A travers l’étude organisationnelle, l’équipe d’experts a établi un plan d’action sur:


o Définition de l’aspect institutionnel et réglementaire à prévoir pour la structure
o Organisation et recrutement des ressources : plan de recrutement avec identification
des effectifs et qualifications requises,
o Proposition d’un organigramme reflétant le développement du CTI
o Proposition d’un plan de gestion du centre et qui répond aux attentes des entreprises.
o Identification des prestations du centre et un plan de lancement des activités
o Proposition d’un plan de développement des relations du CTI avec ses homologues et
partenaires
L’étude technique a concerné :
o L’identification des besoins en formation des cadres et des ingénieurs du centre

CBM Consulting 20
Déroulement de l’étude

o L’identification des besoins en matériels : site d’implantation, infrastructures,


installations, bâtiments, équipements,…

Cette étude a permis :


 l’identification précise des équipements à acquérir
 la détermination de l’équipe à mettre en place et les profils des postes clés
 le planning de mise en œuvre du projet et de démarrage des activités

En fait, tous les éléments nécessaires à la réalisation de l’étude de rentabilité ont été arrêtés à
ce niveau.
Bien entendu, les deux options ont été étudiées :
 Le CTAE n’est pas doté d’un laboratoire et les activités d’analyses et d’essai sont
réalisées par les institutions partenaires (LCSSAE et DANA)
 Le CTAE est doté d’un laboratoire et réalise les activités d’analyses et d’essais en son
sein.

 Activité 3 : réalisation d’une étude de rentabilité

Cette étude a permis de traduire, en termes financiers, tous les éléments réunis par les experts
afin de vérifier la viabilité du centre. Il s’agit du dimensionnement des investissements
matériels et immatériels.
o Etablissement du compte de résultat prévisionnel permettant de juger si l'activité
prévisionnelle de l'entreprise sera en mesure de dégager des recettes suffisantes pour
couvrir la totalité des charges (moyens humains, matériels et financiers),
o Etablissement du plan de trésorerie sur 10 ans susceptible de mettre en évidence,
années par année l'équilibre ou le déséquilibre entre encaissements et décaissements.
Là encore, les deux options ont été étudiées :
 Le CTAE n’est pas doté d’un laboratoire et les activités d’analyses et d’essai sont
réalisées par les institutions partenaires (LCSSAE et DANA)

CBM Consulting 21
Déroulement de l’étude

 Le CTAE est doté d’un laboratoire et réalise les activités d’analyses et d’essais en son
sein.

3. Contexte général de déroulement de la mission

La mission s’est déroulée dans d’excellentes conditions.

Le BRMN s’est fortement impliqué dans le suivi de la mission. En sus des réunions initialement
prévues, briefing et débriefing, plusieurs réunions de suivi ont été tenues lors de la phase de
visite des entreprises. Le BRMN s’est en outre directement chargé de la prise de certains
rendez-vous quitte à faire intervenir personnellement le DG de la structure. Par ailleurs, ils ont
mis à disposition de l’équipe tous les documents utiles dont ils disposaient et les ont aidés pour
la transmission du questionnaire aux entreprises adhérentes au PRMN.
Les responsables du LCSSA et de la DANA ont été très disponibles. Ils ont fait part de leur
intention de coopérer pleinement avec le futur CTAE dont ils ont fortement encouragé la
création afin de compléter le tissu institutionnel national. Ils nous ont également remis une
documentation précieuse sur leurs activités dans le cadre des analyses et essais au profit des
entreprises de la filière agroalimentaire.

Les responsables (élus et équipe dirigeante) des différentes organisations patronales


rencontrées (ASNIB, CNPB, CCIBB, CIPB) ont réussi à nous organiser des rendez-vous en leur
sein malgré des délais assez courts. Ils ont en outre montré un grand intérêt pour le projet. Ils
ont enfin assisté l’équipe dans la réalisation de l’enquête.
Les chefs d’entreprises contactés ont fait preuve d’une grande disponibilité et certains d’entre
eux, dont les unités de production sont éloignées de Cotonou, s’y sont même rendus pour
rencontrer l’équipe d’experts.
Malgré tout cet appui, le taux de réponse des entreprises aurait pu être plus élevé.

Il y a enfin lieu de noter l’intérêt accordé par le Comité de Pilotage du BRMN qui a pris
connaissance de l’étude et effectué une série de recommandations pour en finaliser le contenu
et mieux l’adapter au contexte national.

CBM Consulting 22
Déroulement de l’étude

4. Conclusion et recommandations

La mission a permis de :
 confirmer le fort intérêt des entreprises et de la profession, d’une manière plus globale,
pour la création du CTAE
 définir et quantifier les prestations à mener par le CTAE
 identifier les moyens humains (nombre, profil, organisation…), matériels
(équipements, meubles, informatique, locaux, terrain…), immatériels (formation,
études, assistance technique…) et financiers (subvention d’équipement, subvention
d’équilibre) nécessaires à son activité.

La conclusion est que cette création nécessite un fort engagement de l’Etat. Il est illusoire de
parler de rentabilité financière pour un tel projet. En effet, à titre d’exemple et comme indiqué
dans l’étude, partout à travers le monde (France, Espagne, Allemagne, Tunisie, Maroc,
Algérie…) les CTI ne réussissent pas encore à couvrir ses charges de fonctionnement et encore
moins leurs dépenses d’investissement.

L’étude a démontré que celui-ci pouvait rapidement monter en cadence compte tenu de la
demande existante. Par ailleurs, celle-ci a bien étudié les investissements à réaliser,
notamment en matière d’équipements de laboratoire afin de minimiser ces investissements
et réduire les subventions de l’Etat, d’une part, et améliorer la rentabilité de l’investissement,
d’autre part. Il est en outre apparu que le modèle de CTAE retenu correspond aux besoins des
autorités pour la mise en œuvre de la politique pour le développement de la filière agro-
alimentaire.

Le seul point demeuré en suspens et nécessitant d’être tranché avant la prise de décision sur
la création du CTAE est relatif au lien avec le LCSSAE : peut-on se limiter à une forme de
partenariat (convention voire même fusion) avec le LCSSAE ou est-il préférable de doter le
CTAE d’un laboratoire distinct qui permettrait de répondre aux besoins les plus courants de la
filière ? Selon les derniers entretiens effectués et les avis des différents membres du COPIL, il
est recommandé d’opter pour la seconde option avec un projet et un terrain distincts.

CBM Consulting 23
Cartographie

II - CARTOGRAPHIE

CBM Consulting 24
Cartographie

1. Le secteur de l’agro-alimentaire
1.1. Situation globale des secteurs de l’agro-alimentaire et de l’emballage
1.1.1. Importance secteurs de l’agro-alimentaire et de l’emballage

L’institut National de la Statistique et de l’Analyse Economique (INSAE) a présenté, en Juin


2010, les résultats du Recensement Général des Entreprises. Il s’agit d’un document très
complet qui donne un panorama global de la situation du secteur. Nous en avons repris ci-
dessous les extraits suivants.

L'industrie béninoise compte, 526 établissements industriels appartenant à 436 entreprises


industrielles réparties comme suit :

Branche d'activité Nb d'établissement %


Bois et ameublement 283 54
Eau et électricité 26 5
Egrenage de coton 11 2
Imprimerie 54 10
Industrie Chimique 21 4
Industrie extractive 1 0,2
Industrie lourde et ouvrage en métaux 22 4
Industrie alimentaires 84 16
Industrie textiles 5 1
Industrie de fabrication de verre et matériaux de construction 5 1
Autres activités industrielles 14 2,8
Total 526 100

Source : INSAE (2010)

L’analyse du secteur industriel en nombre d’entreprises par branche d’activité fait apparaitre
la prépondérance de celle du « bois et de l’ameublement » (54%) suivie, d’assez loin, par
l’agro-alimentaire (16%) et les imprimeries (10%).

CBM Consulting 25
Cartographie

Contribution des branches d'activités de l'industrie manufacturière au PIB

Part des industries manufacturières dans le PIB (%)

Secteur d'activité/ Année 2009 2010 2011


Travail de grains 1,9 1,9 1,8
Abattages, fumage, séchage, salage 0,4 0,4 0,4
Huileries 0,5 0,6 0,6
Brasserie 1,5 1,6 1,7
Sucrerie 0 0 0
Cigarettes 0,1 0 0
Autres industries alimentaires 0,1 0,1 0,1
Egrenage Coton 0,3 0,2 0,2
Industries textiles 0,6 0,6 0,6
Industries chimiques 0,3 0,2 0,3
Industries mécaniques 0,4 0,4 0,4
Industrie des matériaux de constructions 1,1 1,1 1,2
Autres Industries 0,3 0,6 0,5
Industries manufacturières 7,5 7,7 7,8

Source : INSAE (2010)

L’analyse du secteur industriel en contribution au PIB par branche d’activité fait apparaitre la
prépondérance de celle de l’agro-alimentaire (60%).

1.1.2. Synthèse de la situation du secteur agricole selon le PSRSA

Les produits utilisés comme matières premières des agro‐industries sont cultivés un peu
partout au Bénin. Cependant, les superficies cultivées et les niveaux de production varient
selon les zones en fonction des conditions pédoclimatiques. La production est généralement
l’œuvre de producteurs individuels parfois organisés en coopératives.

Contrairement à la culture du coton, seule spéculation dont la filière est réellement organisée,
l’accès aux intrants (semences, engrais chimiques, phytosanitaire) est très difficile pour les
producteurs.

CBM Consulting 26
Cartographie

Une part importante des matières premières produites est distribuée à l’état brut dans les
marchés internes pour la consommation locale ou exportée vers les pays de la sous‐région, de
l’Europe ou de l’Asie. Ce qui engendre une perte de valeur ajoutée et d’emploi pour le pays. La
part transformée est très infime et trois méthodes de transformation sont distinguées : la
transformation artisanale, la transformation semi‐industrielle et la transformation industrielle.
Quelle que soit la filière, la transformation artisanale est de loin la plus dominante et aboutit
à l’obtention de produits de faible qualité essentiellement destinés au marché national.

Quelques unités semi‐industrielles de transformation sont créées dans le pays par des
opérateurs économiques. En dehors des unités de transformation du lait, de l’ananas et des
agrumes installées pour la plupart dans les zones de forte consommation, les autres unités
sont installées à proximité des zones de production.

Les unités industrielles de transformation sont très rares dans le pays. Incapables de produire
elles‐mêmes les matières transformées et à défaut de pouvoir s’approvisionner durablement
auprès des producteurs sur la base des contrats, les unités industrielles et semi‐industrielles
de transformation rencontrent d’énormes difficultés d’approvisionnement. Beaucoup d’entre
elles ont fini par cesser toute activité du fait qu’elles n’ont pu rentabiliser les investissements
consentis. C’est le cas de la plupart des unités semi‐industrielles ou industrielles de
transformation de noix de cajou, d’agrumes, de tomate, de manioc, etc. Une autre difficulté
commune à toutes les unités de transformation est le coût élevé des intrants et des
emballages; ce qui contribue au renchérissement du coût de revient des produits transformés
qui deviennent moins compétitifs par rapport aux produits concurrents importés pour
compenser les déficits de l’offre interne. Les dérivés issus de la transformation semi‐
industrielle ou industrielle des produits peinent à trouver des débouchés en Europe à cause
des exigences en matière de qualité. Ils sont donc destinés aux marchés nationaux et sous‐
régional. Pour les produits dérivés dont les qualités sont recherchées par les importateurs
européens, le pays ne parvient pas encore à exploiter les opportunités ainsi offertes à cause
des contraintes d’offre. C’est le cas des cossettes de manioc et des amandes de cajou.

1.1.3. Stratégie de relance du secteur Agricole

CBM Consulting 27
Cartographie

Le gouvernement béninois a adopté, le 12/10/2011, le Plan Stratégique de Relance du Secteur


Agricole (PSRSA). Le secteur de l’agriculture occupe une place importante dans l’économie du
Bénin, il contribue à raison de 30% du PIB durant la période 2005-2008 et emploie 70% de la
population active.

Mais il s’agit essentiellement de petites exploitations (34% des exploitations couvrent moins
d’un ha, et seulement 5% des exploitations dans le Sud et 20% dans le Nord du Bénin couvrent
plus de 5 ha).

1.1.3.1. Un potentiel réel

Le Bénin dispose d’importantes ressources naturelles, sol, eau et forêt, qui sont, d’après le
PSRSA, sous et mal exploitées. :

 Ressources en sol :

o 11 millions d’ha de surface brute disponible dont 6 millions d’ha de forêts et de terres
boisées productives ;
o 17% de la surface agricole utile (SAU) sont annuellement cultivés dont 60% sont
consacrés aux principales cultures vivrières.
o 60.000 ha de bas-fonds disponibles dont seulement 7.000 ha sont exploités.
o 117.000 ha de plaines inondables et vallées peuvent être mis en valeur.

 Ressources en eaux :

o une réserve estimée à 13 milliards de m3 en eau de surface et 1,8 milliards de m3


d’eau souterraine mobilisables pour les cultures irriguées et retenues d’eau à usage
multiple.
o une façade maritime d’environ 125 km
o deux complexes fluvio-lagunaires, celui du Sud constitué par les fleuves Ouémé,
Mono et Couffo et le bassin du fleuve Niger avec ses affluents.

 Le patrimoine forestier :

CBM Consulting 28
Cartographie

o 20.000 ha de teckeraies exploitables,


o plus de 400.000 ha de palmeraies et de cocoteraies

1.1.3.2. Une production insuffisante

La production agricole se présente ainsi :

 Production végétale

o Le coton, le premier produit d’exportation du pays représente 25 à 40% des


exportations officielles, l’ananas, le noix de cajou et le palmier à huile, représentent
les cultures de rente pour le Bénin.
o Les productions vivrières sont essentiellement constituées de céréales cultivées sur
une superficie d’environ 1.100.000 hectares dont 54% consacrées à la culture du
maïs. Le riz est devenu un produit stratégique en raison de son importance croissante
dans la consommation nationale et dans les échanges avec certains pays voisins
(Niger, Nigeria, Togo).
o Les cultures maraîchères sont constituées essentiellement par la tomate, le piment,
l’oignon, le gombo, les légumes feuilles, et les cultures exotiques pratiquées dans les
zones urbaines et périurbaines (carotte, chou, laitue, concombre, poireau, haricot
vert, etc …). Toute fois, la superficie emblavée et les rendements des cultures
maraîchères n’arrivent pas à couvrir les besoins du pays, qui de ce fait sont
compensés par l’importation.

 La production animale

o La production animale reste marquée par les pratiques traditionnelles d’élevage des
espèces bovines, ovines, caprines, porcines et des volailles, malgré les résultats assez
concluants des projets d’élevage moderne au cours de la dernière décennie.
o L’effectif des animaux d’élevage est estimé en 2007 à 1.857.000 bovins, 2.216.000
petits ruminants, 327.000 porcins et 14.500.000 volailles.

CBM Consulting 29
Cartographie

o La production est estimée à 8,41 kg/habitant/an de viande et 0,6 kg/habitant/an


d’œuf, ne couvrant pas les besoins du pays. En effet, selon les normes de la FAO, les
besoins en viande sont de 21 kg/habitant/an et les œufs 1 kg/habitant/an.

 La production halieutique

o La production halieutique occupe 50 000 pêcheurs et 20 000 mareyeurs (en majorité


des femmes) et elle procure des emplois à environ 300 000 personnes.

1.1.3.3. Plusieurs obstacles au développement du secteur agricole

Aujourd’hui, le développement de l’agriculture du Bénin se heurte à un certain nombre de


problèmes:

 Une dégradation des ressources naturelles

o Le patrimoine forestier subit une pression de plus en plus forte.


o Le patrimoine sol est mal géré : faible recours aux intrants, pratiques d’exploitation
minière,
o La coexistence de deux régimes fonciers, le moderne et le coutumier (le plus
prépondérant), ne permet pas de résoudre les problèmes d’insécurité foncière qui se
posent aux exploitants agricoles.

 Structurelle

o L’enclavement des zones de production


o Le faible niveau d’aménagement des exploitations qui ne respectent pas souvent les
normes environnementales de conservation

 Politique

o Une politique agricole peu adaptée et de mauvais choix stratégiques


o L’inexistence d’une politique et de dispositions de normalisation et de certification
o Faible niveau d’encadrement et d’accompagnement des acteurs

CBM Consulting 30
Cartographie

o Absence d’une politique de financement adaptée aux caractéristiques de l’activité


agricole

 Disponibilité des intrants agricoles

o L’indisponibilité et inaccessibilité des semences de bonne qualité et adaptées aux


nouvelles réalités climatiques
o La faible disponibilité d’engrais chimiques pour les cultures autres que le coton
o La faible capacité d’adaptation à la variabilité climatique et aux phénomènes
climatiques extrêmes

 Contraintes liées aux exploitants agricoles

o La non maîtrise des itinéraires techniques et les mauvaises pratiques culturales


o La non maîtrise des technologies de production d’intrants organiques et botaniques
o La non maîtrise de l’eau
o Le faible niveau d’adhésion des éleveurs aux programmes de vaccinations

 Post récolte

o L’étroitesse du marché local


o L’insuffisance des magasins de stockage adéquats et de marchés aménagés

1.1.3.4. Des opportunités régionales

Des possibilités réelles de diversification des sources de richesse et d’expansion économique


existent avec la création des espaces UEMOA et CEDEAO et la proximité du géant Nigéria avec
plus de 120 millions d’habitants. Le secteur agricole est donc doté d’atouts pour l’émergence
d’entreprises plus performantes et d’énormes potentialités pour la relance de l’économie du
pays.

CBM Consulting 31
Cartographie

1.2. Situation par filière


1.2.1. Filière Maïs

Le maïs est à ce jour la céréale la plus consommée au Bénin loin devant le riz et le sorgho. En
dépit des conditions favorables dont jouit cette culture, force est de constater que la
production de maïs connaît une évolution en dents de scie qui fait fluctuer son solde vivrier
dans des proportions parfois inquiétantes. Outre les aléas climatiques et les phénomènes
cycliques de mévente de ce produit, cette situation s’explique entre autres par la non
disponibilité d’engrais spécifiques dans un contexte de dégradation constante des terres et de
faible disponibilité de semences de bonne qualité. A cela, s’ajoutent d’importantes pertes
post-récolte (oscillant entre 30 et 40%) et les exportations de la production nationale vers les
pays voisins.

Parallèlement, les besoins d’utilisation spécifique du maïs (brasserie, sweet corn/légume,


fourrage, etc.) ne sont pas encore couverts par la production locale.

La principale zone de production est le BORGOU-ALIBORI. Les principaux marchés de


distribution sont : Dantokpa, Ouando, Lokossa, Natitingou, Houndjro et Zogbodomey.

Selon la FAO, la production de ces dernières années s’est présentée comme suit :

Année Production (T)


2009 1 205 200
2010 1 012 630
2011 1 165 957
2012 1 174 563
2013 1 572 671

Source : FAO

Le plus bas de ces 5 dernières années s’est établi en 2010 avec une production d’à peine plus
d’un million de tonnes et la meilleure récolte a été effectuée en 2013 avec plus de 1,5 millions
de tonnes.

Il s’agit d’un grand bond en avant. En effet, d’après les données de la FAO, cette production se
limitait à 523.000 tonnes en 1995 et 753.000 tonnes en 2007.

CBM Consulting 32
Cartographie

Ces performances sont essentiellement le résultat de l’amélioration de la productivité par


hectare. En effet, les surfaces ensemencées ont certes doublé en passant de moins de 500.000
ha en 1995 à 973.500 ha en 2013 mais la production a, quant à elle, triplé sur la même période.

Ces quantités ont permis un flux discontinu mais permanent d’exportation sur la période :

Année Exportation (T) Pays de destination


2009 19 R.D.Congo
2010 27 515 Niger; Togo; Congo(Brazzaville)
2011 38 Cameroun; Gabon; Congo (Brazzaville)
2012 18 580 Niger, Gabon
2013 6 037

Source : FAO

Les exportations se font auprès des différents pays de la région.

Année Importation (T) Pays de provenance


2009 466 Usa, Argentine, Chine
2010 880 Argentine; Etats-Unis; Pays non défini
2011 1 073 Argentine; Togo; Chine
2012 1 134 Argentine, Etats-Unis, Emirats Arabes-Unis
2013 1 058 Argentine, Emirats Arabes, Brésil

Source : FAO

Mais les importations ont également continué sur la période avec une stabilisation au cours
des 3 dernières années à plus de 1 million de tonnes.

1.2.2. Filière Riz

Le riz est produit dans 9 des 12 Départements du Bénin avec des systèmes de cultures très
diversifiés mais la plus forte production se rencontre dans la région de BORGOU-ALIBORI. Les
graines sont les semences utilisées pour la mise en place des cultures. L’engrais est en général
utilisé ; mais son accès demeure préoccupant pour les producteurs. La production nationale
de riz paddy est entièrement décortiquée. Contrairement à beaucoup de produits agricoles,
une grande partie de la transformation du riz est assurée par les producteurs eux‐mêmes. Le
reste est transformé par des transformateurs professionnels. Deux formes de transformation

CBM Consulting 33
Cartographie

existent : le décorticage direct sans l’opération d’étuvage et le décorticage après étuvage.


L’étuvage du riz se fait avec la méthode traditionnelle ou améliorée. Quant au décorticage, on
en distingue deux méthodes : le décorticage manuel et le décorticage mécanique à la
décortiqueuse. Le riz paddy, le riz décortiqué et le son de riz sont les produits du riz qui font
l’objet d’échanges au Bénin. Une grande partie du riz commercialisé au Bénin est importée des
pays voisins (Burkina‐Faso), des pays asiatiques (Inde, Chine, Pakistan, Japon, Thaïlande,
Vietnam, Hong‐Kong, etc.), des pays européens (Espagne, France, Danemark, Italie, Royaumes
Unis, Belgique etc.) et des Etats Unis d’Amérique et de certains pays africains (Côte d’Ivoire,
Togo, Egypte, etc.). Du riz provenant du « don japonais » est aussi vendu. Ces riz sont en général
de meilleure qualité que le riz local qui subit de mauvaises conditions de décorticage.
Comparativement aux autres céréales, le riz est très consommé par les ménages et entre dans
la restauration collective. Une partie du riz produit ou importé est exporté vers les pays voisins
(Niger, Nigeria) via les marchés frontaliers.

Les principaux marchés d’écoulement sont : Dantokpa, Ouando, Lokossa, Natitingou,


Houndjro, Zogbodomey

Au Bénin, la promotion de la riziculture a été toujours perçue comme une nécessité depuis les
années 60. Les différents plans de développement économique et social ont toujours mis en
exergue que le Bénin « peut produire sur son sol non seulement de quoi satisfaire les besoins
de sa consommation en riz, mais aussi une partie des besoins de ses voisins, notamment le
Nigéria ». Toutefois, la disponibilité et l’utilisation effective de variétés performantes, la
faiblesse des espaces aménagés, la pénibilité des opérations post-récolte (battage,
décorticage, etc.), le taux élevé de brisures (30% en moyenne) et la non disponibilité d’engrais
spécifiques ont longtemps constitué et constituent encore des facteurs limitants.

Certes, le PUASA a fait d’importants efforts visant à suppléer aux besoins des producteurs en
engrais suite à la crise alimentaire de 2007, mais comme son nom l’indique, ce programme est
intervenu pour régler une situation d’urgence et rien ne laisse croire à sa pérennisation.

Aujourd’hui, la mise au point des variétés de riz NERICA (New Rice Cultivars for Africa) offre
des opportunités d’amélioration de la productivité et suscite un engouement remarquable

CBM Consulting 34
Cartographie

chez les producteurs et les opérateurs privés. De plus, l’augmentation constante de la


population des pays à forte tradition rizicole et la stagnation de leur production, pourraient
dégager à moyen et long termes un espace de placement du riz local que le Bénin mettra à
profit. La forte tendance à la dépendance visà-vis du riz importé doit être inversée en œuvrant
pour un accroissement de la production nationale de riz de qualité marchande et à un prix
compétitif.

Selon l’INSAE, la production de ces dernières années s’est présentée comme suit :

Année Production (T)


2009 150 604
2010 124 975
2011 219 626
2012 219 101
2013 261 449

Source : INSAE

Le plus bas de ces 5 dernières années s’est établi en 2010 avec une production de près de
125.000 tonnes et la meilleure récolte a été effectuée en 2013 avec plus de 260.000 tonnes.

Là encore, il faut rappeler qu’en 1995, la production se limitait à 16.498 tonnes. Sa croissance
a été continue et elle n’a pu passer, pour la première fois, la barre des 100.000 tonnes qu’en
2008 avec une production de 105.596 tonnes.

Là encore, la performance est à imputer à une meilleure productivité. En 1995, les superficies
ensemencées étaient de moins de 10.000 ha. Elles ont aujourd’hui été multipliées par 7. Mais
la production a été multipliée par 16.

CBM Consulting 35
Cartographie

Ces quantités ont permis un flux décroissant mais permanent d’exportation sur la période :

Année Exportation (T) Pays de destination


2009 140 796
2010 552 937 Nigéria; Togo; Niger
2011 60 110 Nigéria; Gabon
2012 23 385 Nigeria, Congo(Brazzaville), Belgique
2013 31 129 Nigeria, Niger

Source : INSAE

Les exportations sont déconnectées de la production come le montrent les performances de


l’année 2010 notamment. Cela s’explique, comme on le verra ci-dessous, par l’importance des
ré-exportations vers le Nigéria.

Les exportations se font auprès des différents pays de la région et notamment le Nigéria.

Filières Importation (T) Pays de provenance


2009 682 728 Thaïlande, Brésil, Emirats Arabes Unis.
2010 658 750 Thaïlande; Emirats Arabes Unis; Suisse
2011 271 750 Thaïlande; Emirats Arabes Unis; Brésil
2012 561 042 Thaïlande, Inde, Emirats Arabes Unis
2013 1 390 340 Inde, Thaïlande, Emirats Arabes Unis

Source : INSAE

Mais les importations ont également connu une forte hausse sur la période avec un record de
près de 1,4 millions de tonnes en 2013.

La production nationale de riz paddy est entièrement décortiquée. Deux catégories de


transformateurs sont distinguées. La première catégorie est constituée des producteurs-
transformateurs qui transforment leur propre production ou celle de leur conjoint(e). Elles
sont rencontrées surtout dans les périmètres irrigués et les bas‐fonds aménagés ou non
(Périmètres de Koussin‐Lélé, de Malanville, de Domè, etc.). La deuxième catégorie est
constituée des personnes qui achètent le paddy, les transforment puis vendent le produit fini.
On en distingue deux sous‐catégories à savoir : les collecteurs‐transformateurs et les
grossistes‐transformateurs. Ces transformateurs sont rencontrés dans les Collines et au Nord

CBM Consulting 36
Cartographie

du Bénin. La majorité des transformateurs individuels sont des femmes ou des groupements
de femmes.

Deux formes de transformation sont identifiées : le décorticage direct sans l’opération


d’étuvage (au Sud et Centre‐Bénin) et le décorticage après étuvage (surtout au Nord et au
Centre‐Bénin). Après la récolte des panicules, les opérations préalables à toutes formes de
transformation du riz sont : le battage, le vannage et le triage. Le battage manuel ou mécanique
permet de séparer les panicules du riz paddy. Le vannage, opération suivante, permet de
débarrasser le paddy des débris et pailles. Enfin, avec le triage, le paddy est débarrassé des
cailloux et autres impuretés. L’étuvage du riz se fait avec la méthode traditionnelle ou
améliorée. L’étuvage traditionnel consiste à nettoyer le riz et à le tremper dans de l’eau tiède
pendant 12 à 24 heures ou dans l’eau froide pendant 48 heures. Le riz est ensuite transvasé
dans une marmite à laquelle on ajoute une faible quantité d’eau. L’ensemble est couvert avec
de vieux sacs de jute et mis sur le feu jusqu’au dégagement des vapeurs d’eau 30 à 40 minutes
après. Le riz précuit est étalé sur une bâche ou une terrasse pour le séchage solaire. Le riz est
régulièrement remué afin d’assurer le séchage homogène des grains. La qualité du produit
final (riz cargo) issu de la transformation par la méthode traditionnelle a souvent une couleur
un peu terne (présence de grain de riz brûlé) et un taux de brisure avoisinant 20% au
décorticage ; ce qui ne répond pas toujours à la qualité du riz recherché par les
consommateurs. Une technique améliorée d’étuvage introduite par le PTAA/INRAB au niveau
de quelques groupements de femmes transformatrices de riz paddy utilise deux demi‐fûts
métalliques superposés. Le principe de fonctionnement du dispositif est la pré‐cuisson du riz
paddy à la vapeur. Après trempage, le paddy à étuver est versé dans le demi‐fût supérieur
percé de petits trous à sa base et recouvert par des sacs de raphia ; tandis que le demi‐fût
inférieur contient de l’eau. Une fois portée à l’ébullition cette eau génère de la vapeur qui
traverse les perforations du demi‐fût supérieur, ce qui permet de précuire le paddy qu’il
contient. Une femme décortique en moyenne 5,13 kg de paddy étuvé en une heure, avec un
rendement de 54 à 70%. En ce qui concerne le décorticage direct sans étuvage, on en distingue
deux méthodes : le décorticage manuel et le décorticage mécanique. Le décorticage manuel
utilise le pilon et le mortier. L’opération de décorticage se déroule en deux phases : le
décorticage proprement dit et le polissage. Le décorticage proprement dit consiste à piler le

CBM Consulting 37
Cartographie

paddy jusqu’à l’obtention du riz cargo. Le polissage consiste à piler le riz cargo ajouté à du sable
fin ou des glumes issues de la première opération jusqu’à l’obtention des grains un peu plus
lisse. Une femme décortique en moyenne 7 kg de riz non étuvé en une heure avec un
rendement moyen de 65% dont 5% de petites brisures. Le décorticage mécanique est
directement fait à la décortiqueuse. On distingue actuellement deux types de décortiqueuses
de riz : la décortiqueuse à rouleau et la décortiqueuse Engelberg. Le premier est destiné au
décorticage de riz non étuvé et donne un rendement oscillant entre 60 et 65%. Le second est
surtout utilisé pour le riz étuvé et fournit un rendement pouvant atteindre 70%. Les
décortiqueuses de riz utilisées sont importées du Nigeria, d’Inde ou de Taïwan. Les principales
décortiqueuses sont installées dans les périmètres aménagés de Malanville, de Koussin – Lélé,
de Domè et de Dévé. Plusieurs autres petites décortiqueuses existent ça et là dans les villages.

Pour améliorer la productivité des activités post‐récoltes, l’Etat avait implanté des
décortiqueuses et rizeries dans toutes les zones productrices de riz. Mais ces équipements de
type industriel n’ont jamais été utilisés à leur capacité en raison de la difficulté
d’approvisionnement en paddy.

1.2.3. Filière Manioc

Le Manioc est la plante à racine la plus cultivée et la plus consommée dans les milieux ruraux
et périurbains. Il se cultive dans tous les départements du Pays sauf le littoral qui se limite à la
ville de Cotonou. D’après les tendances de consommation alimentaire sur cette dernière
décennie, le manioc apparaît comme la deuxième source de glucide au Bénin après le maïs.
Cette culture a le double avantage d’être aussi bien une culture vivrière que de rente. Cette
importance du manioc s’est traduite par la mise en place d’un certain nombre de projets et de
programmes de promotion des plantes à racines et tubercules dont le manioc. Les actions de
ces différents projets, notamment l’amélioration des rendements et la perspective d’une
utilisation diversifiée du manioc dans la transformation agro alimentaire pour la fabrication de
farine panifiable, de l’amidon et des boissons (alcool et sirop de manioc) ont permis un regain
d’intérêt pour cette spéculation. La recherche sur les équipements de transformation et les
technologies de conservation du manioc a réalisé d’importants progrès.

CBM Consulting 38
Cartographie

Mais en dépit de ces performances, force est de constater que la maîtrise des technologies
améliorées de production et de transformation reste encore un objectif. Parallèlement, la
demande régionale en produits dérivés de manioc demeure énorme et rien ne laisse croire à
une inversion de cette tendance dans les années à venir. Le Bénin gagnerait donc à promouvoir
le manioc tant pour la sécurité alimentaire que pour l’entrée de devises, d’où la place accordée
à cette filière dans le PSRSA.

Le manioc est cultivé un peu partout au Bénin mais essentiellement dans les régions de
OUEME-PLATEAU et, plus récemment, ZOU-COLLINES. Les principaux marhés de distribution
sont Kétou, Sè et, plus récemment, Banikoara. Mais en fonction des spécificités naturelles et
des caractéristiques socio‐économiques, l’importance de sa production varie d’une région à
l’autre. Les boutures, seules semences utilisées, proviennent surtout de la ferme semencière
de Kétou et des exploitations des producteurs‐pilotes. La fumure du manioc est une pratique
très rare. Si la superficie cultivée en manioc est restée presque stable, la production quant à
elle a connu une évolution importante, grâce à l’évolution des rendements. Le manioc est
entièrement transformé avant d’être consommé. Trois technologies sont utilisées pour la
transformation du manioc : la transformation artisanale, la transformation semi‐mécanisée et
la transformation industrielle. Si les unités industrielles de transformation du manioc sont
rares, celles semi‐industrielles sont assez nombreuses. La difficulté d’approvisionnement en
manioc frais est le principal problème rencontré par les unités industrielles et qui a conduit à
la fermeture de certaines d’entre elles. Le gari, le tapioca, la cossette et le Lafoun sont de loin
les dérivés du manioc les plus commercialisés au Bénin. Le manioc et ses dérivés sont des
denrées de base très consommées par les populations béninoises, et entrent dans la
préparation de plus de 20 aliments traditionnels. En dehors de la distribution interne, une
grande partie des dérivés du manioc béninois est exportée vers les pays voisins (Niger, Nord‐
Nigeria, Mali, Sénégal et Guinée) via le marché de Malanville surtout. Les cossettes de manioc
béninoises (74% d’amidon et 12% d’humidité) sont les seuls dérivés du manioc recherchés par
les marchés européens ; mais cette opportunité reste encore peu exploitée.

CBM Consulting 39
Cartographie

Selon l’INSAE, la production de ces dernières années s’est présentée comme suit :

Année Production (T)


2009 3 996 422
2010 3 444 950
2011 3 645 924
2012 3 295 785
2013 4 066 596

Source : INSAE

Le plus bas de ces 5 dernières années s’est établi en 2012 avec une production de près de 3,3
million de tonnes et la meilleure récolte a été effectuée en 2013 avec plus de 4 millions de
tonnes.

Une fois de plus on constate les performances de l’agriculture béninoise dans ce domaine. La
production se limitait, d’après les statistiques de la FAO, à 1,8 millions de tonnes en 1995. Elle
n’a passé le cap des 2 millions de tonnes qu’en 1999 avec 2,1 millions de tonnes. Le cap des 3
millions de tonnes a été dépassé en 2007 avec 3,1 millions de tonnes.

La production a donc triplé de 1995 à 2013. Entretemps, les superficies ensemencées sont
passées de 158.305 ha à 279.513 ha. Le gain de productivité est, encore une fois, très
important.

Les exportations sont très discrètes, voire nulles :

Année Exportation (T) Pays de destination


2009 55
2010 0
2011 0
2012 24 Gabon, Congo (Brazzaville)
2013 0

Source : INSAE

Les importations ont, quant à elles, nulles.

Le manioc frais objet de transformation est prélevé dans l’exploitation du transformateur ou


acheté sur pied ou après la récolte auprès des producteurs. Sur pied, le manioc est acheté par

CBM Consulting 40
Cartographie

unité de surface. En dehors de la cuisson du manioc frais à l’eau, à l’huile ou au feu, trois
technologies sont utilisées pour la transformation du manioc : la transformation artisanale, la
transformation semi‐mécanisée et la transformation industrielle.

Avec la technologie artisanale, toutes les opérations (épluchure, râpage, pressage, cuisson,
séchage) sont exécutées manuellement. Ce type de transformation est l’œuvre des
producteurs individuels ou organisés en groupements. Le rendement de la transformation en
gari est de 14,4% avec 83 mn de travail. La qualité du gari plait beaucoup aux consommateurs.
Mais cette technologie présente des limites : faible rendement, lenteurs des opérations,
qualité hygiénique non assurée, pertes importantes, etc. Dans le cas de la technologie semi‐
mécanisée, seuls le tranchage, le râpage (broyage) et le pressage sont mécanisés. Le
rendement de la transformation en gari est de 12,7% avec 20 mn de travail. Les râpeuses à
moteur (électrique, diesel, essence) et les presses mécaniques à vis manuelle sont acquises
souvent au Nigeria. Avec la technologie industrielle, toutes les opérations sont mécanisées.
Ces genres d’unité (peu nombreuses au Bénin) s’investissent surtout dans la production
d’alcool médical, de cossettes, de gari et d’amidon. La production d’alcool à base de manioc a
permis de réduire l’importation de ce produit. Les unités de la Société ADEOSSI et Fils (capacité
de râpage de 50 à 100 t/j) et de l’Usine d’alcool de Logozohè sont les deux exemples de
transformation industrielle du manioc. A défaut de produire en régie la quantité suffisante de
racines de manioc et de réussir une contractualisation avec les petits producteurs, les unités
industrielles rencontrent d’énormes difficultés d’approvisionnement. L’unité de la Société
ADEOSSI et Fils a fini par cesser ses activités de transformation de manioc.

Les produits dérivés des diverses transformations du manioc sont : le manioc cuit, le manioc
grillé, le manioc grillé, le gari, le tapioca, la cossette, le Lafoun, le Agbélima, le Attièkè, la farine
panifiable (20 à 25% de manioc + 75 à 80% de blé), l’alcool, l’amidon, les gâteaux, les biscuits,
etc.

Le PSRSA préconise notamment la promotion des micro-industries de transformation du


manioc pour assurer un écoulement des surplus de production dus à l’amélioration de sa
productivité. A cet effet, les actions tendant vers une industrialisation des activités de
transformation née de la valorisation du manioc à travers la production et l’utilisation de

CBM Consulting 41
Cartographie

l’alcool, de l’amidon et de la farine de manioc en boulangerie et pâtisserie devront, selon le


PSRSA, être poursuivies.

1.2.4. Filière Igname

L’igname est une spéculation des tubercules présente dans les habitudes alimentaires des
populations du Bénin. Elle est très consommée sur toute l’étendue du territoire et contribue
ainsi à la sécurité alimentaire dans le pays. Dans le cadre des récents programmes de
promotion des racines et tubercules, des progrès ont été réalisés par rapport au problème de
stockage et de conservation qui, cinq ans auparavant, était un facteur très limitant de
promotion de ladite culture. Un autre facteur limitant pour cette culture est la production et
la disponibilité de semenceaux pendant l’installation des champs. Ces contraintes limitent la
disponibilité de l’igname pendant les douze mois de l’année. De ce point de vue il sera question
de renforcer la production, à travers le développement de réseaux de producteurs de
semenceaux pour couvrir le besoin national et de prospecter les autres formes d’utilisation de
l’igname à des fins agro-industrielles.

La principale zone de production est le BORGOU-ALIBORI. Les principaux marchés de


distribution sont : Banikoara, Kétou, Klouékanmè, Péhunco et Yoko.

Selon l’INSAE, la production de ces dernières années s’est présentée comme suit :

Année Production (T)


2009 2 373 799
2010 2 624 011
2011 2 734 861
2012 2 739 088
2013 3 383 562

Source : INSAE

La production n’a cessé de croitre au cours de 5 dernières années et est passée de 2,4 millions
de tonnes en 2009 à près de 3,4 millions de tonnes en 2013.

CBM Consulting 42
Cartographie

C’est presque le triple de la production de 1995 qui plafonnait à 1,3 millions de tonnes. La barre
des 2 millions de tonnes a été dépassée en 2002 avec 2.151.000 tonnes. Elle a alors connu un
palier jusqu’en 2007 ou elle était encore de 2.163.000 tonnes puis a repris sa croissance
jusqu’aux 3.383.000 tonnes de 2013.

Le gain de productivité est également très important puisqu’on est passé d’une superficie de
116.213 ha en 1995 à 210.795 ha en 2013.

Ces quantités ont permis un flux discret mais croissant d’exportation sur la période :

Année Exportation (T) Pays de destination


2009 55
2010 168 Gabon; Etats Unis; Royaume-Uni
2011 164 Gabon; Etats-Unis
2012 200 Gabon, Géorgie, Royaume-Unis
2013 233 Gabon

Source : INSAE

1.2.5. Filière Agrumes

Les agrumes sont trouvés partout au Bénin à l’état naturel ou planté, mais les régions de grosse
production sont situées au Sud du pays. Les plants greffés en pot offerts par les pépiniéristes
de la place sont les plus utilisés pour la mise en place des plantations. L’utilisation d’engrais
chimiques et de produits phytosanitaires pour les plantations paysannes d’agrumes est
presque nulle. Trois procédés de transformation d’agrumes sont distingués : le procédé
artisanal, le procédé semi‐industriel et le procédé industriel. Les producteurs artisanaux de jus
d’agrumes frais sont les plus nombreux et, avec les quelques sociétés de transformation semi‐
industrielle d’agrumes, sont réunis au sein de l’Union des Transformateurs des Fruits et
Légumes du Bénin (UTRAFEL). L’usine de l’ex‐SONAFEL implantée à Allahè (Za‐Kpota) est
l’unique unité industrielle spécialisée dans la transformation industrielle d’agrumes. Mais
depuis sa création, cette dernière n’a pu fonctionner avant d’être fermée pour raisons
financières. D’autres usines s’investissent dans la production industrielle de boissons à partir
de concentrés d’agrumes importés systématiquement de l’extérieur. Les fruits frais d’agrumes,
le jus (frais ou pasteurisé), le sirop ou les confitures d’agrumes sont distribués sur le marché

CBM Consulting 43
Cartographie

national pour la consommation. Une grande partie des agrumes béninois est exportée vers le
Niger via le marché de Malanville.

Trois procédés de production des sous‐produits d’agrumes sont distingués : le procédé


artisanal, le procédé semi‐industriel et le procédé industriel. Les producteurs artisanaux de jus
d’agrumes frais sont très nombreux (plusieurs milliers) et se rencontrent dans les villages et
les villes. Plusieurs sociétés s’investissent dans la production semi‐industrielle de jus de fruits
pasteurisés, de confitures et de sirops d’agrumes. La plupart des transformateurs artisanaux
et semi‐industriels sont installés à Cotonou et Porto‐Novo et regroupés au sein de l’Union des
Transformateurs des Fruits et Légumes du Bénin (UTRAFEL). Les fruits transformés sont
emballés dans des bocaux de capacité diverse.

L’usine de l’ex‐SONAFEL implantée à Allahè (Za‐Kpota) est la seule unité industrielle spécialisée
dans la transformation industrielle d’agrumes. Elle dispose d’une capacité de transformation
de 10 tonnes de fruits à l’heure pour la production de jus et de 5 tonnes de fruits à l’heure pour
la production d’huiles essentielles (essence de zeste). En 16 heures d’activité par jour, l’usine
peut transformer en 3 mois de pointe de récolte 14 000 tonnes d’agrumes, soit une production
de 8 400 tonnes de jus mère, 72 tonnes d’huiles essentielles et 5 500 tonnes de mélasse. Elle
dispose d’infrastructures de stockage de jus et d’huiles essentielles (réservoirs INOX) de
capacité suffisante. Cette usine installée en 1983 n’a pu dépasser l’étape de production
d’échantillon avant d’entrer en cessation d’activité, en raison des problèmes financiers de la
SONAFEL.

Les usines de boisons installées au Bénin, dont celle de la Société Béninoise de Brasserie
(SOBEBRA), produisent des boissons sucrées (Youki, Fanta, Fizzi, Jus d’or, etc.) à partir de
concentrés d’agrumes qu’elles importent systématiquement de l’extérieur.

Les aliments de bétail (mélasse, écorce séchée), les pectines (gelées), l’acide citrique et les
huiles de pépins à base d’agrumes ne sont pas encore produits au Bénin.

CBM Consulting 44
Cartographie

1.2.6. Filière Ananas

Les zones de production actuelle de l’ananas sont les communes du département de


l’Atlantique au sud du Bénin et quelques communes limitrophes et, depuis 2013, la région de
MONO-COUFFO. L’essentiel de l’ananas produit au Bénin provient de petits producteurs.
Cependant, l’ananas pour l’exportation est fourni par les quelques exploitants modernes. Les
rejets sont les semences utilisées et les engrais sont systématiquement apportés aux plants.
L’accès à ces semences est souvent difficile aux producteurs. En six ans (2001 à 2006), la
superficie de l’ananas a augmenté de 64,49%, tandis que la production a presque triplé
(143,33%). Une grande partie des fruits frais de l’ananas produits au Bénin est consommé
localement ou exportée vers les pays de l’Union Européenne et les pays voisins (Nigeria, Niger,
Togo). Une partie de la production est transformée en jus (frais ou pasteurisé), sirop, confitures
ou fruits séchés. Plusieurs unités artisanales ou semi‐industrielles s’investissent dans la
transformation de l’ananas dont la plupart sont installés à Cotonou et Porto‐Novo. Les Centres
de Séchage des Fruits Tropicaux (CSFT) sont installée à Abomey et Allada. Ces unités
rencontrent beaucoup de contraintes dont le coût élevé des emballages, les difficultés
d’approvisionnement en matières premières et la qualité douteuse des produits dérivés
obtenus. L’essentiel des produits dérivés de l’ananas est distribué sur le marché national.
Cependant, dans le cadre du réseau du commerce équitable, les Centres de Séchage des Fruits
Tropicaux d’Abomey et d’Allada parviennent à exporter en France du jus d’ananas pur et des
fruits d’ananas séché.

Les conditions édaphiques et climatiques du Sud Bénin sont propices à la culture de l’ananas
et lui confèrent de bonnes qualités organoleptiques qui donnent un label à l’ananas béninois.
Malgré ces atouts la production d’ananas se trouve handicapée par les problèmes d’instabilité
de la main d’œuvre, de non disponibilité d’intrants spécifiques, d’insuffisance de matériel
végétal performant, d’emballage et de référentiel technico-économique. Certes, des actions
ont été réalisées pour exploiter les atouts et lever les contraintes de la filière par des structures
d’appui des secteurs publics et privés. Mais, le manque de coordination de ces actions au profit
d’acteurs peu solidaires n’a pas permis d’obtenir des résultats à la hauteur des ambitions,
pourtant partagées par tous les intervenants. Par ailleurs, les divers acteurs de la filière sont
confrontés à des difficultés d’organisation qui ne favorisent pas la synergie indispensable pour

CBM Consulting 45
Cartographie

une mise en marché ordonnée vers l’Union Européenne qui est la principale zone d’exportation
de l’ananas de l’Afrique du Centre et de l’Ouest (ACO). Toutefois, un regain de production
d’ananas s’observe (110.000 tonnes en 2004 à 150.000 tonnes en 2006) à travers l’extension
de sa culture dans de nouvelles zones géographiques ainsi que l’augmentation des flux
transfrontaliers par transactions informelles vers des pays voisins comme le Nigeria, le Burkina
Faso et le Niger. Cela augure de bonnes perspectives quant à l’augmentation de la production
et de l’exportation, ainsi que l’amélioration des dérivés de transformation locale. Les actions
menées depuis l’installation de la Table filière ananas et les appuis apportés par le MAEP aux
acteurs de cette filière dans divers domaines pour la recherche de solutions aux problèmes ci-
dessus évoqués, permettent de considérer l’ananas comme une filière émergente pour le
Bénin.

L'objectif visé par les autorités est d’accroître de façon substantielle la production d’ananas de
qualité et d’améliorer la mise en marché du fruit frais et de ses produits dérivés, en vue de
contribuer à la diversification des exportations. Il s’agit plus spécifiquement d’augmenter la
production d’ananas du niveau actuel de 150.000 tonnes à 600.000 tonnes en 2015, de
promouvoir la transformation locale de l’ananas et de faciliter l’accès de l’ananas béninois et
de ses dérivés aux marchés régionaux et internationaux. A terme il est envisagé l’exportation
de l’ananas par voie maritime en vue d’améliorer la balance commerciale du Bénin.

Selon l’INSAE, la production de ces dernières années s’est présentée comme suit :

Année Production (T)


2009 222 222
2010 266 041
2011 246 702
2012 375 636
2013 467 251

Source : INSAE

La production n’a cessé de croitre ces 5 dernières années et s’est établie à un peu plus de
220.000 T en 2009 pour atteindre près de 470.000 tonnes en 2013.

CBM Consulting 46
Cartographie

C’est l’un des grands succès de l’agriculture béninoise. La production se limitait à 37.628
tonnes en 1995. Elle a évolué en dents de scie pour atteindre pour la première fois la barre des
100.000 tonnes (en fait 110.000 tonnes) en 2004. Depuis, la croissance a été continue.

Cette croissance est essentiellement due aux surfaces emblavées qui n’ont cessé de croitre au
Bénin. De 757 ha en 1995, on est passés à 2072 ha en 1996, 3049 ha en 2008 et 6719 ha en
2013.

Ces quantités ont permis un flux très faible mais permanent d’exportation sur la période, à
l’exception de 2013 on plus de 1.100 tonnes ont été exportées :

Année Exportation (T) Pays de destination


2009 45 France, Suisse, Belgique
2010 82 France; Togo; Belgique
2011 4 Maroc; France
2012 1 France, Belgique
2013 1 118 France, Belgique, Brésil.

Source : INSAE

Les commerçants, essentiellement des femmes, vont acheter les fruits dans les plantations ou
les marchés des zones de production. Les principaux marchés de distribution sont Zè, Kétou,
Yoko, Banokoara, Sinendé. Ils assurent le transfert des fruits des zones de production vers les
centres de consommation. Les unités de mesure à l’achat sont le tas ou la bâchée. Les prix sont
déterminés surtout par les commerçants, à cause du caractère périssable des fruits d’ananas
et de l’impossibilité pour le producteur à le stocker. Le transport se fait essentiellement par
véhicule bâché.

Une grande partie des fruits de l’ananas produits au Bénin est exportée vers les pays de l’Union
Européenne sur la base de contrats entre les acheteurs potentiels et l’association des
producteurs. En effet, la qualité de l’ananas béninois est très appréciée, d’où un potentiel
d’exportation important. Seule la variété Cayenne lisse est exportée dans des cartons et par
avion vers l’Union Européenne. La variété Pain de Sucre est destinée au marché local.

CBM Consulting 47
Cartographie

Les unités béninoises de transformation d’ananas sont apparues surtout après la dévaluation
du FCFA en 1994. Les produits obtenus des transformations sont : le jus (frais ou pasteurisé),
le sirop, les confitures et l’ananas séché. Les producteurs de jus d’ananas frais sont très
nombreux et se rencontrent dans les villages et les villes. Plusieurs transformateurs (plus de
100) s’investissent dans la production de jus d’ananas pasteurisés dont la plupart sont installés
à Cotonou et Porto‐Novo et regroupés au sein de l’Union des Transformateurs des Fruits et
Légumes du Bénin (UTRAFEL), à titre individuel ou en groupements. On dénombre plusieurs
unités semi‐industrielles individuelles de production de jus. Les contraintes liées à la
transformation en jus sont essentiellement : le coût élevé des emballages essentiellement
importés, les difficultés d’approvisionnement en matières premières et la qualité douteuse des
jus.

L’ananas séché est produit au Bénin par 2 unités : le Centre de Séchage des Fruits Tropicaux
(CSFT) d’Abomey fonctionnel depuis 1997 et celui d’Allada (COPRATO : Coopérative des
Producteurs de l’Ananas de Togoudo) créé en 2002. Les matières premières utilisées sont les
écarts de tri qui sont rejetés à l’exportation.

1.2.7. Filière Anacarde

La production d’anacardier est faite dans 08 des 12 Départements du Bénin. Les semences
utilisées pour le semis sont les graines saines et grosses. De plus en plus, des plants en pots
fournis par les pépinières de la place sont utilisés pour l’installation des plantations.
L’utilisation d’engrais chimiques et de produits phytosanitaires pour les plantations
d’anacardiers est très rare. Comme pour toutes les cultures autres que le coton, l’accès à ces
intrants est très difficile pour les producteurs. La superficie totale des plantations d’anacardier
est estimée à environ 50 000 ha en 2003, dont 90% de plantations privées et 10% de
plantations domaniales. La production annuelle de noix est très irrégulière et a atteint 163.000
t en 2011 pour à peine 24.000 t en 2013 d’après les données de l’INSAE. La part des noix
d’anacarde transformée au Bénin est infime par rapport à la production nationale (environ
10%). Le reste (environ 90%) est exportée brute par les exportateurs indopakistanais ou
américains avec le concours des collecteurs et commerçants nationaux.

CBM Consulting 48
Cartographie

Deux systèmes de transformation sont distingués : la transformation artisanale et la


transformation semi-industrielle. La transformation artisanale est la plus développée ; elle est
manuelle, utilise comme matière première des écarts de triage des noix exports et permet
d’obtenir des produits (amandes cassées, amandes entières non torréfiées et amandes
entières torréfiées) essentiellement destinées au marché national. La distribution des
amandes sur le marché local est faite par des vendeurs ambulants, mais aussi par des magasins
de vente de produits alimentaires. Les emballages sont : des bouteilles, des sachets et des
plastiques transparents de diverses capacités. Plusieurs unités semi‐industrielles de
transformation de noix d’anacarde ont été installées dans le pays pour accroître la valeur
ajoutée de la filière. Elles offrent une dizaine de qualité d’amandes de cajou destinées à
l’export : W/320, W/280, W/400, W/280/320, Fancy, SSW, Butts, Splits, LW, SWP et SB. La
plupart de ces unités ont dû être fermées à cause des difficultés d’approvisionnement surtout
liées à concurrence que leur livrent les exportateurs. La saturation du marché interne
d’amande de noix d’anacarde et les exigences actuelles du marché extérieur en ce qui
concerne la quantité et les normes de qualité des amandes sont les autres difficultés
rencontrées par les unités semi‐industrielles.

Selon l’INSAE, la production de ces dernières années s’est présentée comme suit :

Année Production (T)


2010 102 137
2011 162 986
2012 ND
2013 24 296

Source : INSAE

Après un pic de près de 163.000 tonnes en 2011, la production a chuté à moins de 25.000
tonnes en 2013.

CBM Consulting 49
Cartographie

Ces quantités ont permis un flux instable mais permanent d’exportation sur la période :

Année Exportation (T) Pays de destination


2009 57 379 Inde, Singapour, Viet Nam
2010 60 780 Inde; Ghana; Singapour
2011 51 348 Inde; Vietnam; Singapour
2012 94 972 Inde, Vietnam, Brésil
2013 115 475 Inde, Vietnam, Singapour

Source : FAO

Les exportations sont très importantes par rapport à la production.

La noix d’anacarde représente la deuxième culture d’exportation du Bénin après le coton. Le


Bénin a connu au cours du quinquennat 1997-2001 un taux de croissance annuelle des
exportations de noix de 33% en valeur et de 40% en volume. Cette spéculation agricole dont
l’aire de production couvre six des douze départements du pays revêt de plus en plus
d’importance tant sur le plan socio-économique que sur le plan environnemental.
L’engouement que connaît depuis quelques années la culture de l’anacardier auprès des
producteurs et autres opérateurs économiques se traduit par une augmentation des
superficies des plantations d’anacardiers (165.000 ha en 1998 à 191.000 ha en 2007). Les
exportations de noix brutes d’anacarde du Bénin sur le marché international (Chine, Indonésie,
Vietnam, Union Européenne, etc.) ont beaucoup évolué ces dernières années, en passant de
19.174 tonnes en 1997 à 69.357 tonnes en 2006.

Cette augmentation de la pénétration de l’anacarde béninoise sur le marché international,


couplée à une amélioration de la marge des planteurs et autres acteurs, a fait apparaître
l’anacarde comme un produit stratégique dont les perspectives de développement sont
prometteuses. Malgré cette situation favorable du moment, la tendance à l’autosuffisance à
moyen terme dans les pays asiatiques devrait orienter la politique nationale vers un
accroissement soutenu de la transformation locale.

Face aux nombreux atouts dont dispose la filière anacarde, plusieurs contraintes freinent
encore son développement. Au nombre de celles-ci on peut citer : (i) le faible rendement des
variétés utilisées mais des recherches en cours sur l'amélioration variétale doivent être

CBM Consulting 50
Cartographie

poursuivies, (ii) la faible disponibilité de produits phytosanitaires et l’inorganisation de la


demande en produits phytosanitaires, (iii) la non utilisation d'engrais, (iv) la baisse de la
production et de la qualité du produit, (v) la non appropriation des technologies de
transformation pour la petite entreprise, (vi) l’insuffisance d’informations sur les nouvelles
technologies de transformation de la noix de cajou, (vii) la difficulté d'accès aux crédits pour
les transformateurs, (viii) l’inexistence d'interprofession et (ix) la faiblesse des liens d'affaires
au sein de la filière.

La levée de ces contraintes permettrait d’assurer la promotion de l’anacarde dans les


exploitations agricoles et d’en faire un moyen de diversification des revenus des producteurs
au niveau local et national.

La commercialisation primaire des noix de cajou est assurée par les producteurs d’anacarde.
La vente peut être au comptant ou à terme (en herbe), forme d’emprunt pour avoir de l’argent
afin d’entretenir les plantations ou résoudre des problèmes sociaux (rentrée scolaire,
maladies, funérailles etc.). Le prix de vente à terme est plus bas et représente moins du tiers
de celui de la vente au comptant. Depuis quelques années, au début de la campagne, le
gouvernement adopte en conseil des ministres le prix plancher d’achat des noix aux
producteurs, sur proposition de la Commission nationale de fixation des prix des produits
agricoles et des intrants. Mais dans la réalité les prix d’achat sont imposés par les exportateurs
indopakistanais basés à Cotonou. Les circuits d’exportation sont organisés et monopolisés par
ces exportateurs qui expédient toutes les noix en Inde où elles sont transformées en amande
avant d’être réexportées dans les pays occidentaux. La campagne de commercialisation
officielle des noix va du 15 mars au 15 juin de chaque année. L’achat des noix brutes aux
producteurs est assurée par des collecteurs agissant au non de grossistes qui à leur tour
agissent au non d’exportateurs indo‐pakistanais pour la plupart. Les achats aux producteurs se
font au moyen de sacs et de pesons ou bascules. En début de campagne, les prix d’achat sont
bas. De mars à mai, les prix augmentent. C’est la période de concurrence entre les grossistes
qui, pour répondre à leurs engagements auprès des négociants indiens ou américains qui
arrivent à Cotonou en cette période, n’hésitent pas à proposer des prix supérieurs à ceux de
leurs prédécesseurs, pour s’assurer d’un achat plus important.

CBM Consulting 51
Cartographie

L’essentiel des noix produites au Bénin (environ 90%) est exportée brute. La part de noix
d’anacarde transformée est infirme par rapport à la production nationale (environ 10%). Trois
types de produits transformés sont offerts aux consommateurs : les amandes cassées, les
amandes entières non torréfiées et les amandes entières torréfiées.

Il existe deux modes de transformation : la transformation artisanale et la transformation semi‐


industrielle. La transformation artisanale est la plus développée et comporte les phases
suivantes : grillage, décorticage à la pierre, dépelliculage au kaolin où à la cendre et
torréfaction à l’huile. Elle utilise comme matière première des écarts de triage des noix
exports. Elle est assurée surtout par les femmes dans des conditions d’hygiène pénibles et avec
des rendements très faibles de l’ordre de 10%. Les amandes obtenues avec ce procédé sont
destinées au marché local. Quelques sociétés ont installé des unités semi‐industrielles de
transformation de noix d’anacarde dans le pays. La technologie utilisée est semi‐mécanique :
fragilisation des noix à la vapeur, décorticage à la pince à pédale et dépelliculage manuel. Le
rendement au décorticage est de 20 % en moyenne. Ces unités semi‐industrielles de
transformation assurent le tri manuel, le calibrage et le conditionnement des amandes. Les
plus anciennes unités sont :

 l’usine construite en 1973 à Parakou par l’Etat, de capacité 1500 t/an. Elle a fermé ses
portes en 1987 à cause des problèmes d’approvisionnement en noix. Elle a été cédée à
la société AGRICAL SA qui connaît aussi les mêmes problèmes.
 la Société d’Exploitation des Produits Tropicaux (SEPT) installée à Savè en 1990 de
capacité 2800 t/an de noix. Elle a été aussi fermée à cause de problèmes
d’approvisionnement.

En dehors de ces unités de Parakou et de Savè, l’USAID a favorisé l’installation de 8 autres


unités à Savalou, Tchetti, Bantè, Malété, Glazoué, Bassila, Tchaourou et au Projet Songhaï via
des acheteurs de noix. Ces derniers ont investi une partie des fonds et le reste est issu du
Programme d’Appui aux Petites et Moyennes Entreprises (PAPME) et des garanties de l’Etat.

Une unité Centrale est installée à Savalou pour assurer le tri manuel, le calibrage et le
conditionnement mécaniques des amandes décortiquées dans les unités de transformation.

CBM Consulting 52
Cartographie

Plusieurs autres demandes d’installation d’unités sont en instance et, si elles se concrétisaient,
porteraient le nombre d’unités de transformation de noix de cajou à 31 dans quelques années.

Avec ces différentes unités, le Bénin produit une dizaine de qualité d’amandes de cajou :
W/320 (amandes très grosses, entières et blanches), W/280 (amandes entières de taille
moyenne et blanches), W/400 (amandes entières de taille moyenne et blanches), W/280/320
(amandes entières et roussies), Fancy (amandes tachetées), SSW (amandes écorchées), Butts
(têtes d’amandes), Splits (amandes écartelées), LW (gros morceaux), SWP (petits morceaux) et
SB (têtes écorchées). Les entreprises de transformation industrielle rencontrent d’énormes
problèmes qui compromettent leur rentabilité dont le principal est la difficulté
d’approvisionnement en noix dû :

 au système de crédit aux producteurs instauré par les commerçants et récupéré en


nature (en noix) ; ce qui limite la disponibilité des noix et rend inefficace les mesures
administratives réglementant la collecte de noix d’anacarde et leur rétrocession aux
industriels ;
 à l’opposition des producteurs de céder aux entreprises semi‐industrielles les noix à un
prix inférieur à celui auquel les exportateurs sont prêts à les acheter.

Les autres problèmes sont : la dégradation de la qualité des amandes lorsque les noix sont
récoltées immatures et l’absence de crédit. En dehors de ces problèmes, la saturation du
marché interne d’amande de noix d’anacarde et les exigences actuelles du marché extérieur
en ce qui concerne la quantité (1 conteneur de 40 pieds par mois, soit 30 tonnes d’amandes)
et les normes de qualité des amandes (taille, couleur, hygiène, etc.) sont les raisons essentielles
de l’arrêt fréquent d’activité des unités de transformation. Le problème de quantité et de
qualité d’amandes exportées a été réglé par la construction à Savalou d’une unité de
conditionnement équipée qui garantit les normes internationales d’hygiène, avec l’appui
financier du PAPME.

Avec les différentes unités semi‐industrielles installées et tenant compte de leur niveau actuel
de fonctionnalité, le Bénin a une capacité de décorticage de 1.730 tonnes de noix de cajou

CBM Consulting 53
Cartographie

brutes/an. Mais cette capacité reste encore sous utilisée. En 2006, le Bénin n’a décortiqué que
30 à 50 tonnes de noix de cajou, soit une production de 6 à 10 tonnes d’amandes.

En dehors de la noix, les autres sous‐produits de l’anacarde ne sont pas valorisés. La


transformation artisanale de la pomme en alcool ou jus est encore embryonnaire. La
production du baume de la noix (CNLS : cashew nut shell liquid) et sa transformation en sous-
produits (peintures, vernis, etc.) n’existent pas encore au Bénin.

1.2.8. Filière Palmier à huile

Le palmier à huile a été la première filière d'exportation du Bénin jusqu'au début des années
70, avant de connaître un déclin malgré les importants acquis de la recherche. Depuis, les
quantités d’huile exportées ont fortement chuté et seulement 40% des besoins intérieurs en
huile végétale sont couverts par la production nationale de noix de palme (280.000 tonnes en
2005). Cette situation est due à plusieurs facteurs dont le vieillissement des anciennes
plantations, les perturbations climatiques, le caractère obsolète de la plupart des grandes
unités de transformation industrielles. Par ailleurs, les Coopératives d’Aménagement Rural
(CAR) et leurs Unions Régionales (URCAR) à qui incombe la responsabilité de gérer les
anciennes palmeraies d’Etat, sont, selon le PSRSA, dans des situations conflictuelles générant
des dysfonctionnements quasi permanents qui handicapent toute action d’amélioration de la
productivité.

Pourtant le palmier à huile demeure la plante oléagineuse la plus importante sur les plans
économique et socioculturel pour les populations au Sud du Bénin, aussi bien pour
l’amélioration de l’état nutritionnel des ménages que pour la formation des revenus d’une
multitude d’acteurs. La palmeraie villageoise reste prédominante, mais, de plus en plus, on
observe des efforts d’installation de palmeraies sélectionnées qui desservent quelques unités
de transformation semi-artisanales sous gestion privée.

Les mesures de revalorisation entamées (production de graines germées, installation de


pépiniéristes privés et promotion des plantations villageoises) au niveau de la filière au cours
de la dernière décennie ont permis de lui donner un nouvel élan et la production est passée
de 130.000 tonnes en 1994 à 220.000 tonnes de noix de palme en 2002 puis à 280 000 tonnes

CBM Consulting 54
Cartographie

en 2005. Toutefois, beaucoup reste à faire pour redonner au palmier à huile sa place au rang
des filières compétitives du Bénin. Les différentes contraintes identifiées concernent : (i) la
faible disponibilité de plants de palmier à huile, (ii) l’éloignement des points de vente de plants
de palmier de certains producteurs, (iii) le faible accès des pépiniéristes et des planteurs aux
crédits adaptés ; (iv) la non disponibilité d'engrais et la faiblesse de la demande ; (v) la faible
pluviométrie, la non rentabilité du système irrigué sur grandes surfaces et le manque de crédits
adaptés à la production d'huile de palme ; (vi) la faible qualité des produits ; (vii) le faible
rendement à l'extraction de l'huile avec les méthodes traditionnelles ; (viii) le faible niveau de
dialogue entre organisations professionnelles agricoles et structures étatiques, (ix) la force de
proposition limitée des OPA, (x) la faible capacité de planification stratégique et (xi) la faible
appropriation de l'approche chaîne de valeurs.

Selon l’INSAE, la production de ces dernières années s’est présentée comme suit :

Année Production (T)


2010 320 000
2011 388 830
2012 70 449
2013 74 980

Source : INSAE

Le plus bas de ces 4 dernières années s’est établi en 2012 avec une production d’à peine plus
de 70.000 tonnes et la meilleure récolte a été effectuée en 2011 avec près de 390.000 tonnes.

Ces quantités ont permis un flux instable mais permanent d’exportation sur la période :

Année Exportation (T) Pays de destination


2009 25 449 Nigeria, Niger, France
2010 5 945 Nigéria; Norfolk, île; Togo
2011 1 426 Nigéria; Italie; Pays-bas
2012 1 821 Nigeria, Belgique, Pays-bas
2013 4 109 Niger, Nigeria, France

Source : INSAE

CBM Consulting 55
Cartographie

Les exportations sont déconnectées de la production. Cela s’explique, comme on le verra ci-
dessous, par l’importance des ré-exportations vers le Nigéria.

Les exportations se font auprès des différents pays de la région et notamment le Nigéria.

Année Importation (T) Pays de provenance


2009 158 493 Malaisie, Chine, Emirats Arabes Unis
2010 205 064 Malaisie; Singapour; Chine
2011 129 565 Malaisie; Singapour; Côte d'Ivoire
2012 87 188 Malaisie, Singapour, Indonésie
2013 92 307 Malaisie, Singapour, Ghana

Source : INSAE

Mais les importations ont également connu une évolution contrastée sur la période avec un
record de plus de 200.000 tonnes en 2010.

Le PSRSA préconise de :

 mettre en place des unités semi industrielles de transformation de noix de palme ;


 renforcer la capacité technique des transformateurs en matière d'utilisation et de
gestion des équipements ;
 faciliter l'accès aux crédits en faveur des transformateurs/trices ;
 former les transformateurs/trices sur les techniques de transformation, de
commercialisation des produits dérivés du palmier à huile
 former les producteurs et les transformateurs sur la notion de normes et traçabilité des
produits du palmier à huile et de mettre en œuvre le système HACCP et les mécanismes
de traçabilité des produits de palmier à huile au Bénin.

1.2.9. Filière Viande

La production nationale de viande et abats (bovins, ovins, caprins, volailles, lapins, aulacodes)
pour l’année 2006 s’élève à 53.500 tonnes et pour l’année 2008 à 56.348 tonnes. En
considérant les niveaux d’importation de viande congelée, de lait et de production d’œufs, le
disponible réel en 2008 est évalué à 72.000 tonnes, équivalant à une consommation nationale

CBM Consulting 56
Cartographie

moyenne de 9 kg/hbt/an. Cette consommation de viande est en dessous de la moyenne


annuelle des pays au Sud du Sahara (13 kg/hbt/an) et des normes minimales recommandées
par la FAO pour les pays en développement (21 kg/hbt/an). Les infrastructures de
transformation, de conservation et de stockage sont en nombre insuffisant, mal réparties et
peu conformes aux normes. En dehors de Cotonou dont l’abattoir est dans un état de vétusté
prononcé et sous équipé, seuls les chefs-lieux de certaines communes (Bohicon, Parakou,
Kandi, Djougou, Natitingou, Lokossa, etc.) disposent d’aires d’abattage mais peu ou pas
équipées. Ailleurs, les abattages d’animaux se font au niveau des tueries dans des conditions
hygiéniques peu satisfaisantes. Les chambres froides et les camions frigorifiques pour assurer
la conservation et le transport de la viande produite localement sont quasi inexistants.

Le développement de la filière viande est susceptible d’avoir un effet d’entraînement sur les
productions locales de céréales (maïs, sorgho, mil), de racines (manioc) et de légumineuses
(soja, arachide) qui rentrent dans la fabrication des aliments du bétail. Le développement de
la filière viande favorisera en outre l’éclosion de nombreux professionnels à savoir : les
éleveurs sélectionneurs, les éleveurs multiplicateurs, les accouveurs, les fabricants d’aliments,
les fabricants de matériels, les gestionnaires d’abattoirs, les gérants de chambres froides et de
centres de conditionnement et de distribution des produits carnés.

L’accroissement de la production de viande pour le marché intérieur en priorité, revêt donc un


intérêt majeur et répond aux enjeux de sécurité alimentaire et nutritionnelle, de création
d’emplois et d’amélioration des revenus. Selon la FAO, la production de ces dernières années
s’est présentée (en tonnes) comme suit :

2009 2010 2011 2012 2013


Viande bovine 33 218 34 085 34 986 35 887 36 822
Viande nda 7 405 7 722 7 888 8 064 8 243
Porc 4 248 4 416 4 596 4 776 4 968
Viande de volaille 10 009 10 335 11 677 12 051 12 436
Viande de léporidés 1 562 1 875 1 875 1 875 1 875
Viande autres rongeurs 624 624 624 624 624
57 066 59 057 61 646 63 277 64 968

Source : FAO

CBM Consulting 57
Cartographie

La production est en croissance continue depuis 2009 passant de 57.000 tonnes en 2009 à près
de 65.000 tonnes en 2013.

Il apparait clairement que la principale source de viande, et de loin est la viande bovine. La
seconde est la viande de volaille puis viennent les viandes d’ovins et de porc. On notera la
présence significative de viandes de léporidés et d’autres rongeurs.

Ces quantités ont permis un flux instable d’exportation sur la période :

Année Exportation (T) Pays de destination


2009 37 316 Nigeria, Niger
2010 55 137 Nigéria
2011 0
2012 25 Pologne
2013 0

Source : FAO

Le cheptel se présente comme suit :

Bovins 2 166 000


Ovins 860 000
Caprins 1 716 000
Porcins 414 000
Poules 18 198 000
Léporidés 25 000
Autres rongeurs 52 000

Source : FAO

Les exportations sont déconnectées de la production. Cela s’explique, comme on le verra ci-
dessous, par l’importance des ré-exportations vers le Nigéria.

CBM Consulting 58
Cartographie

Les exportations se font auprès des différents pays de la région et notamment le Nigéria.

Année Importation (T) Pays de provenance


2009 113 907 France, pays bas, Brésil
2010 135 689 France ; Pays Bas; Espagne
2011 151 639 France; Pays-Bas; Espagne
2012 180 044 France, Pays-Bas, Brésil
2013 184 038 France, Pays-Bas, Brésil

Source : FAO

Mais les importations ont connu une forte croissance sur la période, passant de moins de
114.000 t en 2009 à près de 185.000 tonnes en 2013.

Le PSRSA prévoit notamment de :

 appuyer la mise en place de trois (3) abattoirs (Cotonou, Porto-Novo, Parakou) et


d'aires d'abattages communales (au moins une par commune) ;
 appuyer la mise en place d'unités de transformation et de conservation de la viande
(chambres froides, camions frigorifiques, fumoirs, boucheries, charcuteries) ;
 appuyer l’installation des marchés à bétail.

1.2.10. Filière Lait

Au Bénin, la production laitière est principalement assurée par les bovins de race locale et
accessoirement par les races exotiques. La quantité moyenne de lait par vache est estimée à
210 litres environ pour une durée moyenne de lactation de 180 jours. Sur un cheptel national
bovin estimé en 2013 à 520.923 femelles en lactation, la production de lait pour cette même
année est évaluée à 107.310 tonnes. Elle est saisonnière et inégalement répartie sur le
territoire national, avec une forte concentration dans les régions du Nord Bénin. Cette
production nationale est en dessous des besoins exprimés par la population, ce qui met le pays
dans une position d’importateur net de lait et produits laitiers qui entrent dans la catégorie
des ‘’filières stratégiques’’ au niveau régional.

CBM Consulting 59
Cartographie

De grands progrès ont été accomplis au cours des dernières années qui ont vu la production
locale passer de 76.328 tonnes en 2000 à 107.310 tonnes en 2013. Mais la productivité ne s’est
pas améliorée et est demeurée stable à environ 210 litres environ par an.

La quantité de lait importé est passée de 11.350 tonnes en 1994 à 42.610 tonnes en 2004
occasionnant ainsi une sortie de devises équivalant respectivement à 2,5 et 8,7 milliards FCFA.
Pour l’année 2008, l’importation de lait et produits laitiers était de 15.730 tonnes, en raison
de la réduction de la part des réexportations vers les pays limitrophes. Cette tendance pourrait
être inversée grâce à une relance de la filière lait à travers trois niveaux d’amélioration :
l’élevage traditionnel, l’élevage des races exotiques et l’élevage des métis issus des
croisements de races locales avec les races exotiques déjà disponibles sur le territoire.

L’essentiel du cheptel bovin est élevé dans les Départements du Nord du pays. La race Borgou
est la plus performante des races locales, avec une production de 2,5 l de lait en moyenne en
élevage traditionnel, contre 4 l en élevage moderne. Malgré l’augmentation du cheptel bovin
et de la production laitière, l’offre nationale de lait et autres produits laitiers est largement
inférieure à la demande nationale. Le déficit est comblé par des importations de lait et de
produits laitiers dont la valeur en devise est estimée à 20 milliards FCFA en 2003. Si une partie
du lait est consommée frais surtout au niveau des ménages peulh, l’essentiel de la production
subit une opération de transformation avant d’être commercialisé. Le fromage peulh est le
principal produit issu de la transformation et la meilleure forme de conservation du lait de
vache au Bénin. Il est obtenu par un procédé artisanal ou semi‐industriel. Le procédé artisanal
utilise comme matières premières le lait de vache, le Calotropis procera et l’extrait de panicule
de Sorghum vulgaris.

Les autres produits du lait de vache sont : le lait caillé, le beurre, le yaourt, le lait pasteurisé
aromatisé et le lactobaya. La transformation semi‐industrielle du lait de vache est faite par la
mini‐laiterie de Gogounou, l’unique unité semi‐industrielle de transformation du lait de vache
au Bénin. Cette unité pilote fait face à d’énormes difficultés techniques et
d’approvisionnement. D’autres unités semi‐industrielles de production de yaourt installées
dans les grandes villes utilisent comme matière première du lait en poudre importé. La totalité

CBM Consulting 60
Cartographie

des produits laitiers produits au Bénin est distribuée sur le marché national et consommé sur
toute l’étendue du territoire national, tant en milieu rural qu’en milieu urbain.

Selon l’INSAE, la production de ces dernières années s’est présentée comme suit :

Année Production (T)


2009 96 807
2010 99 334
2011 101 959
2012 104 576
2013 107 310

Source : FAO

La production est en croissance continue depuis 2009 passant d’un peu moins de 97.000
tonnes en 2009 à plus de 107.000 tonnes en 2013.

Les exportations sont anecdotiques avec 43 tonnes vers le Niger en 2010.

Année Importation (T) Pays de provenance


2009 18 306 Chine, pays bas, Malaisie
2010 10 337 Pays Bas; Chine; France
2011 12 955 Pays-bas; Chine; Togo
2012 9 490 Pays-Bas, Malaisie, France
2013 9 527 Pays-Bas, Malaisie, France

Source : FAO

Les importations ont connu une baisse continue sur la période, passant de plus de 18.000 t en
2009 à moins de 10.000 tonnes depuis 2012.

On distingue deux formes de transformation du lait au Bénin : la transformation artisanale et


la transformation semi‐industrielle. La technologie artisanale de fabrication du fromage peulh
utilise comme principales matières premières le lait de vache, le Calotropis procera et l’extrait
de panicule de Sorghum vulgaris. Le lait frais de vache est chauffé légèrement et coagulé à
l’aide de Calotropis procera. Le coagulum obtenu est cuit, égoutté et moulé sous des formes
et tailles différentes. Lors de la préparation du fromage peulh, les femmes utilisent du sel pour
donner un goût au fromage et des panicules de Sorghum vulgaris (sorgho) pour sa coloration.

CBM Consulting 61
Cartographie

La potasse sert à la fixation de la couleur rouge du colorant et la réduction de l’acidité du


fromage. En fonction de la quantité de lait, la durée de fabrication varie de 1 à 3 heures. Cinq
(5) litres de lait frais transformés de façon artisanale donnent 1 kg de fromage déjà égoutté,
soit un rendement de 20%. Le fromage peulh est la meilleure forme de conservation du lait,
les autres produits obtenus étant : le lait caillé, le beurre et la crème. Les modes de
conservation de ce fromage varient selon l’acteur. Chez la femme peulh, le fromage blanc non
encore vendu est conservé dans du lactosérum (petit lait) pour maintenir sa couleur. Au niveau
des consommateurs, les fromages achetés blancs ou rouges sont chauffés, salés dans l’eau et
séchés au soleil. Ainsi traité, le fromage séché peut se conserver pendant 45 jours sans
modification notable de sa qualité organoleptique.

La transformation semi‐industrielle du lait est faite par la mini‐laiterie de Gogounou et les


différentes structures de production de yaourt installées dans les grandes villes (Cotonou,
Porto‐Novo, …). La mini‐laiterie de Gogounou dans l’Alibori de l’UDOPER Borgou‐Alibori est la
seule unité semi‐industrielle de transformation du lait de vache au Bénin. Elle est
approvisionnée par des collecteurs sans aucune base contractuelle et sa capacité est encore
sous‐exploitée. Elle transforme 20 à 30 l de lait frais par jour ; alors que pour rentabiliser
l’entreprise, il faut transformer au moins 300 litres par jour. Des bidons sont utilisés pour le
conditionnement du lait brut collecté. Les produits obtenus à partir du lait de vache par cette
laiterie sont : le fromage peulh « wagachi », le yaourt, le lait pasteurisé aromatisé et le
lactobaya. Le yaourt est conditionné dans des emballages en plastique. La laiterie fait
actuellement face à d’énormes difficultés. Les premières sont liées à l’approvisionnement et
concernent :

 L’heure tardive de livraison du lait à la laiterie, surtout pendant la transhumance où la


collecte est difficile à cause des distances à parcourir du point de collecte jusqu’à la
laiterie. En conséquence, 50% du lait livré à la laiterie est acide.
 L’existence de marchés informels qui attirent les producteurs de lait au lieu de l’amener
au lieu de collecte.
 La pénurie presque totale de lait pendant la saison sèche à cause du départ des
animaux en transhumance.

CBM Consulting 62
Cartographie

 L’excès du lait pendant la saison des pluies par rapport à la capacité de la laiterie de
Gogounou qui n’arrive pas à accepter toute la collecte à cause des problèmes
d’électricité.
 Le coût des emballages est élevé à cause de la quantité commandée.

En ce qui concerne les difficultés techniques, la laiterie fonctionne avec un groupe électrogène
qui n’arrive pas à faire fonctionner la cuve de pasteurisation. Une source d’énergie triphasée
est nécessaire. Par ailleurs, l’équipe technique ne maîtrise pas correctement les techniques de
production du yaourt. Aussi, n’existe‐t‐il pas localement de fournisseurs d’intrants tels que les
matériels de conditionnement, les ferments, etc.

La demande est supérieure à l’offre de la laiterie. Mais à cause des problèmes d’électricité, la
production de la laiterie ne pouvait pas suivre la demande des clients ; d’où des pertes de
produits transformés.

Les produits laitiers les plus fabriqués à partir du lait en poudre importé sont le yaourt local
(45%) et la crème de lait (55%). La plupart des unités semi‐industrielles concernées par cette
transformation sont installées dans les grandes villes du Bénin.

Le PSRSA prévoit notamment de :

 mettre en place des postes de collecte dans les bassins laitiers (acquisition de matériels
de collecte, formation) ;
 mettre en place de mini laiteries équipées de groupe électrogène dans les bassins de
production ;
 mettre en place des unités de fromageries.

1.2.11. Filière Œufs

L’offre locale d’œufs est estimée à 9.588 tonnes en 2008 pour une demande de 13.000 tonnes,
ce qui laisse un déficit compensé par les importations. Cette importation massive d’œufs
subventionnés, couplée à la psychose de la grippe aviaire, ont refroidi l’ardeur de bon nombre

CBM Consulting 63
Cartographie

d’aviculteurs, d’où une accentuation du déficit en œufs de table qui ne permet pas de garantir
à l’heure actuelle la couverture totale des besoins des consommateurs béninois.

En dépit des investissements non négligeables consentis par des opérateurs privés, l’aviculture
moderne au Bénin reste encore peu performante, du fait du faible niveau d’organisation des
acteurs, du faible niveau d’équipements et de matériels avicoles, de l’insuffisance de formation
des acteurs et de l’accès difficile au financement. La production d’œufs de pintade et de poule
locale, bien que marginale mérite qu’on y accorde une plus grande attention compte tenu de
sa contribution à la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Le défi majeur est de produire
localement l’œuf en quantité suffisante et de qualité meilleure tout en réduisant les coûts de
production.

L’introduction de la grippe aviaire au Bénin depuis 2005, en même temps qu’elle présente une
menace sérieuse pour le développement des filières avicoles, a eu comme impact immédiat
sur les productions : une baisse des ventes des produits avicoles, des pertes économiques liées
au stamping-out (abattages sanitaires), des pertes d’emplois, et une démotivation
grandissante au niveau des aviculteurs pour de nouveaux investissements dans la filière).

Les actions en cours, pour un meilleur contrôle de l’épizootie de la grippe aviaire en vue de son
éradication, incluant la santé animale, la santé humaine, la communication, la coordination et
la facilitation des échanges techniques et décisions avec les services vétérinaires frontaliers,
méritent d’être soutenues dans le temps, avec pour objectifs : (i) la maîtrise des foyers, (ii) la
protection de la population des volailles domestiques et (iii) la protection de la santé humaine.

Selon l’INSAE, la production de ces dernières années s’est présentée comme suit :

Année Production (œufs de poule en coquille)


2009 11 104
2010 9 851
2011 10 664
2012 11 552
2013 12 522

Source : INSAE

CBM Consulting 64
Cartographie

La production est en croissance depuis 2010 passant d’un peu moins de 10.000 tonnes en 2010
à plus de 12.500 tonnes en 2013. Le nombre de pondeuses est à l’avenant, passant de
12.919.200 en 2009 à 14.701.400 en 2013.

Les exportations sont nulles sur la période.

Année Importation (T) Pays de provenance


2009 42 Chine
2010 42 Chine; Pays Bas; Ghana
2011 31 Ghana; Togo; Pays-bas
2012 39 Ghana, Togo
2013 22 Ghana, Togo

Source : INSAE

Les importations sont très faibles sur la période, passant de 42 t en 2009 à 22 tonnes en 2013.

1.2.12. Filière Poisson/crevettes

Les poissons produits au Bénin proviennent de la pêche et de l’aquaculture. Le secteur des


pêches au Bénin comprend la pêche maritime artisanale, la pêche maritime industrielle et la
pêche continentale. La pisciculture se fait dans les trous à poissons traditionnels, les étangs,
les enclos et les cages. Une seule installation publique localisée à Godomey (Abomey‐Calavi)
fournit les intrants (alevins, aliments) pour la pisciculture. De 2001 à 2006, la production
halieutique annuelle du Bénin n’a pas sensiblement évolué. Elle est d’environ 40.000 t, 30.000
t, 10.000 t et 1.400 t respectivement pour la pisciculture, la pêche continentale, la pêche
maritime artisanale et la pêche maritime industrielle. Une part importante de la production de
poisson est commercialisée frais. Le reste subit au préalable une opération de transformation
artisanale (fumage, friture, salage‐séchage) ou industrielle (production de filet de poisson)
avant d’être commercialisé. La distribution du poisson au plan national concerne surtout le
poisson frais, le poisson frit ou le poisson fumé. Ils sont très consommés et entrent dans la
préparation de divers plats béninois. L’exportation porte essentiellement sur le poisson fumé
ou salé‐séché et les flux sont en direction des pays limitrophes (Togo, Nigeria, Niger et Burkina
Faso).

CBM Consulting 65
Cartographie

Le sous-secteur des pêches occupe 15% de la population active totale et 25% de la population
active du secteur agricole. Il représente plus de 300.000 emplois directs et indirects et assure
une part non négligeable de la quantité totale de protéines d’origine animale consommées.

Le Bénin dispose d'une façade maritime longue d’environ 125 km qui s'étend de la frontière
nigériane à la frontière togolaise et d’une Zone Economique Exclusive (ZEE) de près de 27.750
km². Le réseau hydrologique du Bénin est assez dense et est constitué de lagunes, de lacs, de
fleuves, de rivières, de marais, de plaines d'inondation et de retenues d'eau. Au total, au moins
333 km² d'eau saumâtre et 700 km linéaires de cours d'eau sont disponibles. Il est dénombré
plus de 200 retenues d’eau sur toute l’étendue du territoire national.

Mais aujourd’hui, l’utilisation généralisée de méthodes et engins de pêche non réglementaires,


l’accroissement non contrôlé de l’effort de pêche, la dégradation des écosystèmes aquatiques,
la pollution des plans d’eau par les déchets ménagers et industriels et les efforts timides
déployés par l’administration en matière d’aménagement participatif des plans d’eau font que
la production halieutique nationale stagne depuis des années à 40 000 tonnes en moyenne par
an alors que la consommation en produits halieutiques est passée à plus de 87 000 tonnes
depuis 2005. Ce déficit est comblé par l’importation d’environ 45 000 tonnes/an de poissons
congelés.

L’accroissement de la production halieutique marchande devient donc un impératif pour


contribuer à garantir la sécurité alimentaire des populations et à améliorer la balance
commerciale tout en maintenant les emplois en milieu de pêche.

Le Bénin exporte en moyenne 700 tonnes de crevettes par an vers les pays de l’Union
Européenne. Ces crevettes pêchées principalement en lagunes, sont débarquées sur des sites
non aménagés par des acteurs qui ne maîtrisent pas bien les normes sanitaires admises sur le
marché international des produits de la pêche. De plus, le système d’assurance qualité
sanitaire montre des insuffisances. Cette situation a contraint le Bénin à suspendre ses
exportations de produits de la pêche vers les pays européens en juillet 2003.

Selon la FAO, la production de ces dernières années s’est présentée comme suit :

CBM Consulting 66
Cartographie

Année Production (T)


2009 39 810
2010 41 120
2011 38 702
2012 40 363
2013 46 492

Source : FAO

Selon la FAO, la production est essentiellement constituée de captures intérieures stables


aux alentours de 31.000 tonnes par an :

Année Production (T)


2009 30 650
2010 30 990
2011 31 000
2012 31 000
2013 31 000

Source : INSAE

Les captures de poissons marins fournissent le complément :

Année Production (T)


2009 9 160
2010 10 107
2011 7 702
2012 9 363
2013 15 492

Source : INSAE

CBM Consulting 67
Cartographie

Ces quantités ont permis un flux instable mais permanent d’exportation sur la période :

Année Exportation (T) Pays de destination


2009 82 Ghana, Togo, Niger
2010 1 149 Togo; Ghana
2011 1 078 Togo; Ghana; Chine
2012 475 Togo, Ghana, Liberia
2013 338 Togo, Vietnam, Ghana

Source : INSAE

Les exportations sont très faibles.

Année Importation (T) Pays de provenance


2009 72 483 France, Mauritanie, Belgique
2010 78 497 France ; Mauritanie; Belgique
2011 78 974 Mauritanie; France; Belgique
2012 77 630 Mauritanie, France, Royaume-Unis
2013 82 585 Mauritanie, Namibie, Maroc

Source : INSAE

Les importations sont très importantes et représentent plus du double de la production


nationale. Elles ont en outre connu une croissance quasi-continue sur la période, passant de
72.000 t en 2009 à plus de 82.500 tonnes en 2013.

Deux procédés de transformation du poisson sont rencontrés au Bénin : la transformation


artisanale et la transformation industrielle. La transformation artisanale des produits
halieutiques au Bénin est l’œuvre des femmes mareyeuses, épouses ou parentes de pêcheurs.
Les modes de transformation artisanale de poisson sont : le fumage, la friture et le salage-
séchage. Le fumage concerne environ 80% des produits de la pêche. Il permet de réduire le
poids et le volume du poisson d'environ un tiers. La technologie utilisée comprend le four, le
grillage, le combustible et la matière grasse pour la lubrification du grillage. On rencontre trois
types de four dans les villages : le four circulaire en terre de barre, le four «chorkor» de forme
rectangulaire en terre de barre également, d'origine ghanéenne, et le four en tonnelet. Dans
l'Est et le long de la lagune côtière, les gros fumoirs sont utilisés pour des raisons d'économie
de combustible et d'augmentation de la capacité de fumage par superposition des claies ; ce

CBM Consulting 68
Cartographie

qui permet de fumer environ 100 kg à la fois. A l'ouest où les femmes ont rarement accès à de
grosses quantités de poisson, l'utilisation de petits fumoirs est plus courante. La friture consiste
à faire cuire le poisson dans l'huile bouillante (huile de coco, de palme, d'arachide). Elle
concerne à peine 10% des produits de la pêche. Les espèces couramment frites sont : les
Tilapia, les sardinelles, les mulets et le menu. Quant au salage‐séchage, il consiste à enduire le
poisson du sel avant de le sécher au soleil. Il est peu développé et concerne les poissons de
mer. L’activité de transformation industrielle consiste en la production de filet de poisson. Elle
est actuellement à l’arrêt du fait de certains problèmes de conformité.

Malgré la reprise des exportations en 2005, des défis restent à relever pour assurer la qualité
sanitaire des crevettes et accroître le tonnage exporté. Ces défis portent essentiellement sur:

 l’aménagement des sites de débarquement des produits de la pêche ;


 la surveillance continue des contaminants du milieu aquatique ;
 la mise en place de laboratoires d’analyses accrédités ;
 la formation et l’équipement des acteurs à la base et des inspecteurs des produits ;
 la maîtrise de l’élevage de crevettes.

La pisciculture quant à elle est restée à l’état embryonnaire et sa contribution n’est guère
signifiante dans la production halieutique nationale malgré les potentialités existantes et les
nombreuses initiatives qui ont été prises. Cette situation est due à plusieurs causes dont les
principales sont :

 la faible maîtrise de la conduite des élevages piscicoles ;


 la qualité défectueuse des semences ;
 les difficultés d'accès aux alevins par endroits, notamment le problème de leur
transport ;
 la méconnaissance des conditions d’installation et de réalisation des infrastructures
piscicoles par les promoteurs ;
 l’insuffisance d’encadrement technique des acteurs ;
 le coût élevé des investissements de base ;
 l’absence de financement adapté ;

CBM Consulting 69
Cartographie

 les difficultés d'alimentation du poisson ;


 l’importation massive de poissons ;
 la méconnaissance des plans d'eau (manque de références) ;
 l’utilisation de méthodes et engins de pêche destructeurs des ressources halieutiques
 l’occupation anarchique des plans d'eau (plans dépotoirs de déchets ménagers).

D’après le PSRSA, la pisciculture et l’aquaculture offrent la possibilité d’augmenter de 50% les


productions et constituent à ce titre, des activités à promouvoir dans toutes les zones à
potentiel piscicole. En effet, toujours selon le PSRSA, avec le développement de cette filière, la
production nationale de poissons augmentera (20.000 tonnes), l’importation de poissons
congelés sera réduite (9.000 tonnes), des économies en devises seront réalisées, les revenus
des pêcheurs auront augmenté, l’effort de pêche sera réduit et la productivité des plans d’eau
améliorée.

Les potentialités piscicoles de chaque région (bas-fonds, rizières, retenues d’eau, forages
artésiens et lacs) seront exploitées. A cet effet, les résultats de l’étude sur l’aquaculture
continentale, permettront de choisir les meilleures options possibles selon la localisation du
site. Les exploitants individuels ou groupements bénéficieront d’appui pour la pisciculture
familiale hors sol, en enclos, en cages flottantes et sur la polyculture de poissons comme le
Tilapia et le Clarias.

Le PSRSA prévoit les actions suivantes :

 l’identification des sites piscicoles appropriés ;


 la mise au point d’une souche de poisson adaptée aux eaux saumâtres ;
 l’augmentation de la productivité aquacole ;
 le développement de la recherche piscicole à travers la construction d’un centre de
recherche et développement et de formation en aquaculture ;
 l’appui à la réalisation des infrastructures piscicoles.
 Etudier les opportunités de développement d’autres filières comme le crabe et les
huîtres.

CBM Consulting 70
Cartographie

Le PSRSA prévoit également de passer de 700 à 1000 tonnes au moins de crevettes exportées
par an. A cet égard, en dehors de toutes les actions menées dans le cadre de la gestion durable
des ressources halieutiques pour optimiser les techniques de pêche aux crevettes, il prévoit de
mener des études de faisabilité de l’élevage des crevettes.

Le PSRSA met enfin l’accent sur la qualité sanitaire des produits de la pêche en général et plus
particulièrement celle des crevettes , et la nécessité d’un laboratoire de référence et
l’aménagement des lieux de débarquement des produits de la pêche autour des lacs et lagunes
et la mise en place d’autres infrastructures de facilitation de l’assurance qualité des produits
de la pêche. A ce titre, il prévoit de construire des plateformes de transfert et bases
obligatoires de contrôle des produits de la pêche. Tous les acteurs à divers niveaux,
notamment les pêcheurs continentaux, les mareyeurs et leurs organisations, les opérateurs
privés ainsi que les agents de l’Autorité compétente en charge de la réglementation dans le
sous-secteur, seront, d’après le PSRSA, formés sur les normes internationales du commerce
des produits de la pêche, en particulier les crevettes.

Un plan de surveillance permanente des contaminants du milieu aquatique sera enfin mis en
œuvre, dans le cadre du PSRSA, de concert avec les structures concernées. De même, un
mécanisme approprié sera mis en place pour l’inspection et la certification des crevettes et
d’autres produits de la pêche mis en consommation.

1.3. Les objectifs fixés par le PSRSA


1.3.1. La production végétale :

Les objectifs visés sont :

 Accroître la production de maïs en agissant à la fois sur l’extension des emblavures et


l’amélioration du rendement, afin d’atteindre 1,9 millions de tonnes à l’horizon 2015,
 Accroître la production rizicole de 72.960 t de riz paddy en 2007 à 385.000 T en 2015,
 Accroître la production de manioc pour passer de 2.809.000 t en 2007 à 8.500.000 t en
2015
 Accroître la production de l’igname pour passer de 1.450.000 t en 2007 à 3.500.000 t en
2015

CBM Consulting 71
Cartographie

 Améliorer la production cotonnière et la stabiliser à 600.000 t de coton graine par an à


partir de 2015, afin de fournir suffisamment de matières premières aux usines
d’égrenage et aux huileries ainsi qu’aux filatures locales.
 Augmenter la production d’ananas de 150.000 t à 600.000 t en 2015, promouvoir la
transformation locale de l’ananas et faciliter l’accès de l’ananas Béninois et de ses
dérivés aux marchés régionaux et internationaux.
 Rendre la filière d’anacarde plus compétitive et performante au plan organisationnel et
économique. La création des conditions favorables à l’accroissement de la production
de 50.000 t en 2005 à 120.000 t en 2015, la promotion des unités de transformation et
le renforcement des capacités organisationnelles des acteurs pour la mise en marché
de produits de qualité marchande.
 Accroitre les performances et la compétitivité de la filière palmier à huile.
Particulièrement l’augmentation de la disponibilité en huile de palme et autres produits
dérivés sur les marchés, en passant de 280.000 t de noix de palme en 2005 à 505.000
t en 2015, grâce à des appuis subséquents aux petits producteurs, aux coopératives et
aux promoteurs agro-industriels.
 Accroitre la production des cultures maraîchères pour satisfaire la demande intérieure
en produits maraîchers et participer à terme aux échanges régionaux et internationaux.
L’amélioration de la productivité des cultures maraîchères de grande consommation
comme le piment, la tomate, l’oignon et accessoirement la carotte. Au total, plus
de 400.000 t devront être disponibles sur les marchés pour l’ensemble de ces quatre
spéculations d’ici 2015.

1.3.2. La production animale

 Assurer une plus grande disponibilité en viandes produites localement pour améliorer
la contribution de cette filière dans la sécurité alimentaire et la formation du revenu. A
travers l’amélioration génétique des races locales, la production des géniteurs de
qualité, la vulgarisation des géniteurs de qualité, l’accès des éleveurs aux intrants, la
création et le renforcement du cadre de concertation des acteurs de la filière bétail et

CBM Consulting 72
Cartographie

viande, l'amélioration de la transformation, la conservation et la commercialisation de


la viande.
 Améliorer la productivité des vaches laitières, la transformation, la conservation et le
conditionnement des produits laitiers en vue d’assurer une plus grande disponibilité en
lait et produits dérivés locaux sur le marché. L’amélioration et la promotion de la
transformation et de la commercialisation du lait et renforcement des capacités
organisationnelle.
 Mettre en place les conditions nécessaires pour assurer la production et la mise en
marché d’œufs de table en quantité suffisante et de qualité meilleure à moindre coût,
le renforcement des capacités organisationnelles et de gestion des acteurs, et le
développement d’un programme spécifique de contrôle épidémiologique de la grippe
aviaire et la relance du développement de la production avicole.

1.3.3. Le secteur de la pêche

 Augmentation de la production halieutique nationale de manière à réduire de 20% les


importations de poissons congelés, d’accroître le niveau d’exportation de crevettes de
qualité et l’amélioration des revenus des différentes catégories d’acteurs
 Accroître la production de poisson de 41.000 tonnes attendues en 2013 à 45.000 tonnes
de poisson en 2014 soit un accroissement de 9,8%;
 Assurer la qualité sanitaire des produits de la pêche
 Relever le tonnage d’exportation formelle des crevettes en faisant passer la production
de 5 000 tonnes attendues en 2013 à 6 500 tonnes en 2014 soit un accroissement
prévisionnel de 30%.
 L’amélioration de l’accès des producteurs aux alevins de qualité, aux intrants,
facilitation de l’accès des pisciculteurs aux crédits, le développement de la recherche
piscicole à travers la construction d’un centre de recherche-développement et de
formation en aquaculture.

CBM Consulting 73
Cartographie

2. Le secteur de l’emballage
2.1. Les utilisateurs d’emballage

La filière agro-alimentaire est la principale industrie utilisatrice de l’emballage au Bénin. C’est


d’ailleurs dans le cadre des actions tendant à développer les filières agro-alimentaire que les
études précitées du secteur emballage ont été lancées.

Nous allons ci-après examiner les besoins des différentes branches du secteur agro-
alimentaire.

2.1.1. Produits maraîchers

Types d’emballages :

 Produits non transformés : bassines et seaux en plastiques utilisés pour la récolte.


Conditionnement dans des sacs de jute ou sacs de PP (en moindre proportion) du lieu
de production au marché.
 Produits transformés : cageots en plastique et sacs tissés à mailles ouvertes pour la
récolte dans les champs et leur transfert vers l’usine.
 Conditionnement pour l’exportation :

o Conservation dans des cageots plastique de 20 à 25kg


o Plateaux en carton ondulé
o Barquettes (matières premières importées)
o Peu de films actifs
o Peu de caisses en bois

Disponibilité des emballages

 Carton : disponible (matière première importée)


 Bois : peu disponible (matière première se raréfie)
 Plastique : disponible, importation du Ghana

CBM Consulting 74
Cartographie

Il n'y a pas de réglementation locale, ni de normalisation sur les emballages de fruits et


légumes. Toutefois, cette activité étant à vocation exportatrice vers l'Europe, les producteurs
sont soumis aux normes européennes. La réutilisation des emballages est pratiquée de
manière intensive pour les caisses en bois et en plastique, souvent sans nettoyage adéquat et
par des acteurs non structurés. Les emballages en carton sont réutilisés pour les marchés
populaires. Les micro-entreprises les utilisent pour le groupage et la palettisation de leurs
produits finis. L’utilisation d’accessoires d’emballage pour la limitation des échanges gazeux
est quasi nulle.

Les produits sont distribués sur les marchés locaux et la grande distribution pour les
exportations. La traçabilité est n’est assurée que pour les grandes entreprises exportatrices :
traçabilité (depuis la parcelle de récolte jusqu’en Europe). Les palettes sont utilisées pour le
transport uniquement pour les exportations. Les alvéoles de calibrage et de calage pour
produits délicats sont rarement utilisées. On déplore enfin l’absence de transport réfrigéré à
partir de la récolte.

2.1.2. Conserves

Elles sont disponibles, mais dépendent de la situation quasi monopolistique des fabricants de
boîtes métalliques (Crown Sénégal et CMB SIEM Crown). Leur qualité est perfectible. Ils
rencontrent des problèmes de :

 corrosion
 cabossage des boîtes dû à une mauvaise palettisation
 manque de propreté des boîtes remplies (traces d’huile)
 sertissage

La moitié des boîtes à l’exportation sont à ouverture facile, et parfois empilables.

2.1.3. Produits de la mer (frais, congelés, séchés)

Les conditions de transport depuis le port sont standard :

 Film Plastique

CBM Consulting 75
Cartographie

 Caisse en PSE (2 à 6 kg)

L’exportation des poissons frais et congelés se fait exclusivement par boites isothermes en
polystyrène expansé produites localement avec des films pour la limitation des échanges
gazeux.

La sécurité et l’hygiène alimentaire sont maîtrisées pour l’exportation. Les commandes font
l'objet d'une analyse microbiologique sur le site de conditionnement et l’Autorité Compétente
agréée par la CE délivre un certificat sanitaire pour assurer les Autorités Compétentes de la CE
que les produits ont été traités dans le respect de la législation Européenne.

2.1.4. Produits céréaliers (couscous, semoule, brisures, farine)

La branche utilise le type d’emballage suivant :

 Bobine de sachets prédécoupés en PE


 Sacs en PE avec protection intérieure en PP

o Seaux en PE
o Sachets prédécoupés en PP
o Etuis cartonnés

Le PEBD est le plus répandu pour utilisations ordinaires. C’est également le moins cher, mais il
a des limites techniques (fragile, peu étanche aux gaz). Le PEHD tend à le remplacer pour les
utilisations plus exigeantes, mais il est plus cher et plus opaque. Les PE courants, fragiles
mécaniquement et faisant peu barrière aux gaz attirent les insectes et leur présentent peu de
résistance. Le PP est meilleur que le PE, mais il est plus cher et moins disponible. Les films
multicouches ont des prix élevés et sont peu disponibles (pas fabriqués localement). Le carton
plat et ondulé est disponible.

Le coût élevé de l’impression du PE entraîne l’utilisation d’étiquettes adhésives (l’encre


imprimée utilisée pour l’impression sur les films n’adhère pas assez). Carton plat imprimé (on
observe une rapide altération des couleurs sur les étiquettes papier ou carton exposées au

CBM Consulting 76
Cartographie

soleil). La personnalisation n’est réalisable qu’à des conditions non accessibles aux petites
entreprises ou entreprises en phase de démarrage.

2.1.5. Confitures et jus de fruits

On rencontre les emballages suivants :

 Confitures :

o Bocaux en verre neufs mais principalement récupérés.


o Pot en PVC

 Jus de fruits :

o Bouteilles en verre neuves ou récupérées


o Bouteilles plastique (PEHD ou PVC) neuves ou récupérées
o Sachets PE pré-imprimés ou avec étiquettes

Le verre est peu disponible du fait de l’absence d’unités de production d’emballages en verre
et de son coût élevé. On notera toutefois l’importance du marché du verre de récupération. La
complexité de fabrication du type d’emballage tetra-pak rend pour le moment son importation
obligatoire. Les sachets avec un fond permettant de faire tenir le sachet verticalement
(Doypack) ne sont pas disponibles localement.

Les formes de présentation aux utilisateurs sont des :

 Bocaux ou Bouteilles en verre avec capsules à couronnes ou capsules twist-off, souvent


de récupération
 Sachets souples
 Bouteilles en plastique
 Bidon en PEHD de grande contenance destiné à l’export

Le remplissage à froid dans des bouteilles en PET pose des problèmes microbiologiques. La
durée de vie des produits est très courte du fait du procédé de conditionnement semi-artisanal

CBM Consulting 77
Cartographie

utilisé. Lorsqu’ils sont emballés dans des bouteilles en plastique (PEHD), les jus et nectars
brunissent au bout de 2 à 4 mois. En raison de la faible disponibilité du verre, les fabricants se
tournent ver les emballages plastiques en polyéthylène - produits à durée de conservation très
courte – qui peuvent présenter un danger au niveau sanitaire si conservation hors froid. Pour
les bouchons sécurité, on note que la fermeture inviolable des bouteilles n’est pas toujours
assurée et que plusieurs défauts de fabrication sont constatés à ce niveau.

2.1.6. Produits laitiers (lait caillé, yaourt)

On rencontre deux types d’emballages :

 Corps creux : pots et seaux en PP et PS


 Emballages souples ou film PE (bouteilles et barquettes)

Ils sont disponibles localement mais l’approvisionnement se fait de manière irrégulière et il est
difficile de disposer d’une exclusivité sur un modèle.

Les formes de présentation aux utilisateurs sont variées :

 Seaux 0.5 l, 1.2 l, 2 l, 5 l, 15 l


 Sachets 100, 250, 500, 750 gr
 Bouteilles
 Petits pots et pots 900 gr
 Barquette
 Bouteilles en plastique pour Yaourts à boire avec opercule d’inviolabilité en aluminium
recouvert d’un bouchon à vis avec étiquette de type « sleever » (fabriquées par la
Satrec au Sénégal)

Les emballages ne sont pas personnalisés (le contenant des produits laitiers est utilisé pour
d’autres denrées alimentaires locales). La distinction se fait au niveau de l’impression.

CBM Consulting 78
Cartographie

2.1.7. Huileries

Des importateurs informels béninois achètent des tanks d’huile de coton de contenance
25.000 litres puis s’approvisionnent en emballages chez Bétra ou IBCG pour reconditionner
l’huile dans des bidons de diverses capacités sous leur propre label. A cela vient s’ajouter les
récupérateurs de bidons d’huile qui rachètent les bouchons chez Betra ou IGBC pour la vente
au marché domestique.

En qui concerne le concept de compétitivité, la personnalisation de l’emballage se limite à la


couleur du bidon mais les formes ne différent pas. C’est le cas de la marque « Vitalor » au
Bénin, qui pour se démarquer de cet environnement incontrôlable, du point de vue de la
présentation, de la qualité comme de la provenance, a choisi, à travers un cahier de charges
personnalisé, le bidon jaune de Betra SARL. Ce qui n’empêche pas les récupératrices des
marchés informels de les réutiliser.

2.1.8. Synthèse

Sur le plan technique, les points d’amélioration se situent essentiellement aux niveaux suivants
:

 Variété des matériaux et emballages disponibles


 Qualité et technicité des matériaux
 Recherche et développement (notamment au niveau du design)
 Qualité, sécurité et hygiène liées aux processus de fabrication des emballages, de
conditionnement, de stockage et de transport

Au niveau des prix, les constats sont les mêmes depuis 10 ans :

 L’approvisionnement en emballages en verre est très coûteux


 Pour les emballages métalliques, la situation quasi-monopolistique de la société
multinationale implantée en Afrique de l’Ouest ne permet pas aux utilisateurs d’obtenir
des prix réellement compétitifs
 Pour les emballages en carton et plastiques, les prix semblent compétitifs

CBM Consulting 79
Cartographie

Enfin, au niveau des industries productrices d’emballages, il ne semble pas y avoir de


dysfonctionnements majeurs au niveau de l’organisation ou de la gestion de ces entreprises.
La principale difficulté pour ces entreprises provient du trop faible volume de la demande.

CBM Consulting 80
Cartographie

2.2. Les producteurs d’emballages


2.2.1. Présentation générale

La production d’emballage au Bénin est un des points faibles de la filière agro-alimentaire.


Ainsi, les producteurs se limitent aux produits suivants :

Type d’emballage Fabriqué au Bénin


Matière plastique rigide
Bouteille Oui
Flacon
Préform
Pot, Seau Oui
Casier, cagette
Bidon Oui
Barquette
Boites isothermes
Bouchon Oui
Couvercle
joint étanche
Tube isorange, isogris Oui
Matière plastique flexible
Sachets Oui
Sacs Oui
Bobine de film Oui
Bobine complexe
Pochette
Sac PP Tissé
Emballage métallique
Boite en APE (acier pour emballage)
Boite Conserverie
Fût en tôle d’acier laminé à froid
Couvercle Twist Off
Capsule couronne
Papier carton
Caisse carton ondulé
Plateaux
autobloquants (plateaux mécanisés)
carton cornière
Etui carton Oui
Carton – barquette
Boite savon Oui
Sac en papier kraft
Etiquettes Oui

CBM Consulting 81
Cartographie

Collerettes imprimées
Verre
Bouteille
Bocal
Bois
Palette Oui
Jute
Pallox
Caisse en bois Oui
Coton
Sac, textile fibres

Le secteur est très faible et compte moins d’une dizaine d’entreprises structurées, dont un
producteur d’emballages carton, ARMEL, qui ne satisfaisait pas à 100% la demande locale et
qui a arrêté toute activité depuis quelques années. Le reste est constitué de producteurs
d’emballages plastiques dont le leader en corps creux est Betra SARL et le premier en films et
sachets bretelles est la société Transplast. En ce qui concerne l’impression des produits à base
de carton plat, l’entreprise Top Offset couvre largement le marché avec, comme principaux
clients, la SOBEBRA du Groupe Castel et les utilisateurs de boites cartonnées.

Grâce aux initiatives des programmes d’appui tels que ceux financés par la Banque mondiale

(Fondation Secteur Privé, puis PPIP au Sénégal), les entreprises industrielles ont pu bénéficier
d’un accompagnement technique et financier couvrant jusqu’à 75 % des frais de formation,
d’organisation, de promotion ou de recherche de nouveaux marchés. C’est dans ce contexte
que les principales d’entre elles ont pu obtenir leur certification ISO et engager des
programmes d’investissement pour la formation de leur personnel.

Malheureusement, du fait de l’exiguïté du marché, de la faible capacité de commande de leurs


clients et des importations croissantes d’intrants et de produits finis d’Europe, et surtout
d’Asie, le volume actuel de commandes reste très en deçà de la capacité de production : 60 %
en moyenne.

Et les perspectives restent préoccupantes car les fabricants d’emballages se définissent


comme des acteurs d’appoint de la production nationale. Même si l’emballage joue un rôle
important dans la valorisation du produit, il ne peut à lui tout seul assurer l’exportation des

CBM Consulting 82
Cartographie

produits agricoles, et compenser la raréfaction des espèces marines destinées à l’export. Toute
baisse de production entraîne inéluctablement une baisse de leur activité. Leur impact sur la
relance économique reste donc faible.

Le coup de grâce pourrait venir de la levée des protections annoncée avec les APE sur les
importations qui ont connu des hausses importantes ces dernières années. Sur des marchés
peu extensibles, c’est autant de parts qui échappent à l’industrie locale et précipitent sa
précarisation.

La Chine, dans sa stratégie d’infiltration de la sous région, tend à proposer des emballages en
sacs ou sachets à des tarifs 50 % moins chers que la production locale. La différence se faisant
uniquement sur l’impression, il est à craindre que des micro productions d’impression
prennent le relais et achèvent de dépouiller nos entreprises qui, dans ce contexte de
mondialisation, ne pourront plus invoquer de protection douanière ou fiscale.

2.2.2. Le plastique rigide

Les films plastiques servant à réaliser les bouteilles, pots ou bouchages sont produits à partir
de trois types de matériaux : le polyéthylène (PE, bouteilles et bidons essentiellement), le
polychlorure de vinyle (PVC, bouteilles d'huile par exemple) et le polystyrène, pour les pots de
yaourts entre autres.

Les producteurs d'eau embouteillée et d'huile ont généralement intégré la production


d'emballages rigides à leurs lignes de fabrication.

Au Bénin, deux entreprises sont implantées depuis longtemps : Overseas, par sa filiale
Possotomé, fabrique ses bouteilles pour eau de source et Faconjet fabrique des pots de yaourts
à partir de feuilles de polystyrène extrudé.

Viennent s’ajouter à ces entreprises les producteurs Benin Emballages, BETRA Sarl et
TRANSPLAST.

Bénin Emballages, est une entreprise spécialisée dans la fabrication et la commercialisation


d’emballages plastiques destinées à l’usage alimentaire, tels que préformes

CBM Consulting 83
Cartographie

PET, Bouteilles PET, bouchons, bidons, pots et cartons. À ce jour, Bénin Emballages dispose
d’une unité de production avec deux (02) machines à injection et d’une souffleuse. La société
emploie à ce jour 12 salariés et des commerciaux en free-lance.

Avec un chiffre d’affaire moyen d’environ 548.000000 (Cinq cent quarante-huit millions) francs
CFA, elle réalise pour juillet 2013, une acquisition de moules de divers design d’une valeur de
84.000.000 (quatre-vingt-quatre millions) F CFA. Avec cette acquisition, son chiffre d’affaire
connaîtra une croissance d’environ 35% au cours des 12 (douze) mois. Les investissements
complémentaires en prévision permettront de produire tous les types d’emballages et
contenants utiles pour les producteurs et les transformateurs afin de mieux valoriser leurs
produits.

La Société Béninoise de Transformation appartient au Groupe La Roche SARL qui a plusieurs


départements : industries, quincaillerie, matériaux de construction, télécommunications et
produits agro-alimentaires. BETRA SARL a démarré ses activités en 1999 en produisant des
gaines en polyéthylène (PE) pour les isolations. C’est en 2005 que l’entreprise a fait de
nouveaux investissements pour la fabrication de bidons en polyéthylène haute densité (PEHD).
BETRA SARL importe ses granulés et ses encres d’Europe et des USA.

La société s’est dotée d’une extrudeuse soufflage, d’un montant de 45.000.000 FCFA, avec une
capacité installée de 7000 bidons par jour. Sa production journalière est de 6.000 bidons
correspondant à un taux d’utilisation extrudeuse de 85 %, en 3 équipes de 8 heures qui
correspond à 2.000 bidons par équipe. Les taux de rebuts tournent autour de 20%-30% et sont
réinjectés dans la production. La société effectue des tests en interne pour l’analyse de ses
produits finis (tests d’étanchéité). Sa production annuelle tourne autour de 2.190.000 bidons,
soit environ 613 tonnes.

Elle propose une gamme de 4 couleurs standards dont le:

 Bidon pack blanc destiné au conditionnement d’eau de javel pour conserver la stabilité
du produit ;
 Bidon pack translucide destiné aux produits acides et cosmétiques ;
 Bidon pack jaune pour l’huile alimentaire « Vitalor » ;

CBM Consulting 84
Cartographie

 Bidon pack bleu destiné aux usines de peintures et de vernis ;

BETRA possède des moules pour fabriquer des bouchons de toutes couleurs. Les joints
étanches des bouchons sont importés du Nigéria à un prix tournant autour de 10 et 20 F CFA
l’unité.

2.2.3. Le plastique souple

Plusieurs ateliers de production de films plastiques souples (essentiellement en polyéthylène


basse ou haute densité) fonctionnent au Bénin. Les équipements sont constitués d'une
extrudeuse suivie d'un banc d'expansion et de tirage. La fabrication de sachets plastiques ne
nécessite pas un investissement financier important, ce d'autant que ce matériel, très robuste,
peut se trouver en occasion de très bonne qualité en Europe. Si on complète cet investissement
d'une soudeuse simple, on peut facilement mettre sur le marché des sacs ou sachets
d'emballage de qualité correcte. La matière première, de simples granulés, est achetée auprès
de l'industrie pétrochimique.

Ainsi, le peu d'exigence en termes de savoir-faire technologique et d'investissement a favorisé


le développement d'unités de production de plastiques souples, qui sont devenus l'emballage
de référence pour le conditionnement des produits alimentaires. Les films souples complexes
(multicouches plastiques/aluminium/carton) ne sont pas fabriqués localement.

Le leader du marché est TRANSPLAST. C’est une entreprise de fabrication de films et sachets
en PE construite sur une superficie de 10 000 m². Elle est dotée d’une extrudeuse, d’une
découpeuse et d’une broyeuse de déchets plastiques, d’un montant de 32.000.000 FCFA, avec
une production journalière de 350 Kg, correspondant à 105 tonnes par an. Elle propose une
gamme de :

 films alimentaires de différentes dimensions destinés aux producteurs d’eau pour


enrober les packs et conditionner d’autres produits alimentaires ;
 shopping bag non alimentaire de dimensions (210x370) mm, d’épaisseur de 10 microns
;
 et de petits sachets prédécoupés.

CBM Consulting 85
Cartographie

La société subit la concurrence déloyale des fournisseurs informels et utilisateurs de petits


sachets en provenance des pays limitrophes.

Trois autres petits fabricants ont été identifiés :

 Sip, Société industrielle de plastiques : La Sip possède une ligne d'extrusion-soufflage


de faible débit (75 kg/h) et une machine à produire des sacs Arvor. Elle emploie sept
personnes à temps plein. L'unité a démarré en 1977, s'est arrêtée en 1979 et a
redémarré en 1986 avec, comme principal client, l'administration pour la fourniture de
sacs en polyéthylène noir pour pépinières. La société est aujourd'hui privée et son
gérant est le seul cadre de l'entreprise. Auparavant, l'approvisionnement en granulés
de PEBD se faisait en Europe ; maintenant, la Sip les achète en petites quantités à un
revendeur du Nigeria.
 TPI, Techno plaste industrie : créée en 1991, cette unité est équipée de deux
extrudeuses, une pour le PEBD, l'autre pour le PEHD, et de plusieurs soudeuses à
sachets. Le gérant a travaillé de nombreuses années en France avant de revenir créer
son entreprise au Bénin. Les granulés sont achetés par container, au cours
international, en Belgique au travers d'un représentant installé en Côte d'Ivoire.
 PSF, Plastiques Sachet Factory : cette unité serait capable de produire jusqu'à dix
tonnes par jour, avec une extrudeuse en provenance du Nigeria. L'impression est
possible pour de grosses quantités.

2.2.4. Papier et carton

Il est nécessaire de différencier le carton ondulé, le cartonnage (carton plat), le papier pour
emballage et les sachets.

Pour Armel Afrique, la matière première papier etait importée en bobines ; elle était traitée
sur des "trains onduleurs" nécessitant d'importants investissements. De ce fait, les entreprises
concernées font souvent partie de grands groupes spécialisés. Ces cartons avaient pour
destination principale l'emballage des produits d'exportation (fruits et légumes, conserves et
produits d'épicerie). Elle a malheureusement entretemps arrêté toute activité. Au Bénin, il
existe seulement une offre en cartons de récupération.

CBM Consulting 86
Cartographie

L'offre locale en carton plat concerne les boîtes en carton d'emballage et les étiquettes
imprimées, fabriquées en général par les imprimeries et les papeteries de la place à partir de
papier et carton plat importés. L'activité sacherie (pour les besoins des cimenteries, minoteries
et unités de production d'aliments du bétail) est inexistante au Bénin. Ces sacs papier font
l'objet d'une réutilisation systématique pour les besoins d'emballage sur les marchés
populaires.

Créée en 1996 sur un site de 1800 m² à Godomey, Armel Afrique était une imprimerie
spécialisée dans le cartonnage pour la production d’articles à usage scolaire et de bureau. En
2004 Armel se lance dans la fabrication d’emballages en carton ondulé.

Armel Afrique est équipée d’une flexographie 3 couleurs en un passage et d’une découpeuse.
Elle peut réaliser toute découpe : pads, simple face, simple cannelure, caisses américaines,
caisses télescopiques, plateaux, caisses à poussins, boîtes à écrous, boites à archives, boîtes à
pizza, présentoirs.

Mais, la cartonnerie est confrontée à un problème d’écoulement de sa production. Les


exportateurs fruitiers préfèrent importer leurs emballages carton d’Europe. Elle a du arrêter
ses activités.

Enfin, on notera qu’un nouvel opérateur entrera bientôt en exploitation au Bénin :


l’établissement « Centrale Graphique et Papetière », une unité de fabrication d’emballages en
carton à Akpakpa (Cotonou), vient d’obtenir son agrément au régime « A » du code des
investissements.

CBM Consulting 87
Cartographie

2.2.5. Verre : surtout de la récupération

Il n'y a aucune unité de production d'emballages verres, ni aucun revendeur ou représentant


de verrier. Des verreries sont présentes au Cameroun, au Ghana et au Nigeria. En revanche,
l'offre locale en verre de récupération est très importante. Bouteilles, pots, bocaux, flacons,
etc., servent pour le conditionnement des graines de bouche, des confitures, des jus de fruits
et bien d'autres produits. La collecte et la revente de ces emballages de récupération constitue
une activité à part entière ; cette offre en verre récupéré peut provenir aussi des industries de
boissons elles-mêmes quand elles désirent écouler certains de leurs stocks.

2.2.6. Boîtes et fûts en métal

On trouve des fabricants d'emballages métalliques au Sénégal, en Côte d'Ivoire et au Nigeria.


Les boîtes en métal (boîte de conserve pour jus, sirop de fruits, poisson, etc.) sont fabriquées
à Abidjan et à Dakar par la société Carnaud Metal Box, à partir de feuilles de métal en bobines.
Ce fabricant réalise également l'impression des boîtes avec une qualité équivalente aux
standards européens.

La fabrication de fûts métalliques (généralement de 204 litres) est assurée au Sénégal et en


Côte d'Ivoire par diverses sociétés. La technique de fabrication de ces fûts étant relativement
simple, plusieurs opérateurs sont présents sur ce marché. Les capsules de bouchage ne sont
pas fabriquées dans ces pays. Une offre en capsules couronne existe au Ghana, Togo, Nigeria
et en Côte d'Ivoire ; quant aux capsules twist-off, elles sont fournies sur le marché de la
récupération.

2.2.7. Textiles tissés en plastique pour produits en vrac

Il faut également mentionner la fabrication de sacs en fils de polypropylène (PP) tressés pour
le conditionnement des graines (café, cacao, arachides), farines et autres produits en vrac.
Cette production est inexistante au Bénin.

CBM Consulting 88
Cartographie

2.2.8. Les emballages végétaux et bois

Une offre artisanale en emballages végétaux existe au Bénin. Ce sont les feuilles de certains
végétaux qui servent à emballer des produits frais (riz, manioc, poisson...) pour les marchés et
la restauration de rue, et les paniers en feuilles et fibres végétales tressées pour le transport
des produits.

Si l'offre en emballages bois est pratiquement inexistante, on trouve toutefois une production
artisanale d'emballages de transport (casiers, caissettes…) par des menuisiers de la place. Ces
emballages sont remplacés progressivement par des casiers ou caisses en plastique rigide.

2.2.9. Vente par les fabricants ou revente par des intermédiaires

Les sacs plastiques souples ou tissés sont distribués par les fabricants directement auprès de
leurs clients importants et vendus également aux opérateurs spécialisés dans la revente de ce
type d'emballage. Pour ce qui est des autres emballages, ils sont généralement commercialisés
par les entreprises productrices, directement à l'usine ou par le biais de bureaux de vente au
détail.

Mais la distribution d'emballages est également assurée par deux types d'opérateurs
spécialisés :

 les revendeurs de sachets et sacs neufs en plastique souple et tissé, de formes, tailles
et épaisseurs variables, vendent au détail ces emballages sur les marchés. Au Bénin,
cette activité est fortement implantée au marché central de Dantokpa, avec la revente
de produits importés (surtout du Nigeria mais aussi de Côte d'Ivoire) ;
 les nombreux opérateurs de la filière de récupération des emballages en verre, papier,
bouteilles et fûts plastiques, papiers et cartons interviennent, de la collecte
(directement chez l'habitant, dans les décharges) à la vente. Le marché de la
récupération est assez important. La revente du verre est bien organisée dans le
marché de Dantokpa. Dans l'ensemble, les emballages de seconde main proviennent
des industries utilisatrices (brasseries et entreprises de boissons gazeuses pour le
verre), des grossistes importateurs ou d'autres entreprises, mais aussi des services

CBM Consulting 89
Cartographie

publics, ONG et ambassades, grands importateurs d'emballages en carton, plastique,


etc.

2.3. Plan d’action pour le développement du secteur de l’emballage

L’étude sur le positionnement stratégique du secteur de l’emballage dans la zone de l’UEMOA


réalisée en 2009 a préconisé un plan d’action pour le développement du secteur. Celui-ci
demeure valable dans son intégralité :

Objectifs Activités
Améliorer les technologies  AT identification et définition des produits et de
existantes l’étude technico-économique requise, y compris la
et expérimenter des procédés sélection des technologies et des équipements &
nouveaux de matériels nécessaires.
transformation des fruits &  AT fourniture, installation et mise en marche des
légumes frais équipements et matériels proposés.
en produits finis à haute valeur  Formation du personnel dans les différents domaines
ajoutée. techniques identifiés.
Renforcer la capacité du service  AT fourniture, installation et mise en marche des
de la protection des végétaux équipements & matériels proposés.
(chargé de l’inspection et du  Formation du personnel dans les différents domaines
contrôle phytosanitaire techniques identifiés.
aux postes frontières) dans
l’application des
accords SPS.
Renforcer la capacité des  Formation du personnel dans le domaine du système
associations de de management de la qualité de la production
producteurs agricoles et des agricole (NF V 01-005)
exportateurs des fruits &  Formation du personnel dans le domaine de la
légumes frais. traçabilité des produits pour exportation.
 AT fourniture, installation et mise en marche des
équipements & matériels proposés.
Améliorer la situation existante  Etude quantitative et qualitative des matériels
dans le d’emballage et de conditionnement utilisés
domaine des emballages et localement et de leurs coûts.
déterminer par une méthode  Etude pour identifier les exigences des marchés
scientifique la « durée de vie » destinataires des produits, en matière d’emballage et
des produits transformés. évaluer les potentialités de production et/ou
d’approvisionnement en emballages appropriés.
 AT fourniture, installation et mise en marche des
équipements & matériels proposés.

CBM Consulting 90
Cartographie

 Formation du personnel dans les différents domaines


techniques identifiés.
Introduire l’application des BPH  Organiser des séminaires et ateliers de sensibilisation
et des et de formation sur les BPH/BPF et le HACCP.
BPF ainsi que progressivement  Assister dans la préparation du programme BPH/BPF
celle de la méthode dite HACCP et HACCP dans les unités pilote.
dans les unités industrielles
pilote.

Le CTAE pourra jouer un rôle central dans la mise en œuvre de ce plan avec les financements
publics adéquats.

3. Le secteur des imprimeries

D’après les résultats du Recensement Général des Entreprises présenté par l’Institut National
de la Statistique et de l’Analyse Economique (INSAE) en Juin 2010, sur les 526 établissements
industriels que comptait le Bénin, 54, soit 10% sont dans le domaine de l’imprimerie. Leur
contribution au PIB est non significative.

Certaines de ces imprimeries sont de taille importante, même à l’échelle régionale, avec
l’édition de livres et la production de cahiers, d’autres sont plus adossés sur des groupes de
presse et spécialisés dans l’imprimerie des journaux, mais la très grande majorité est
constituée de TPE.

D’un point de vue technologique, toutes les technologies sont présentes : imprimerie
numérique, imprimerie offset de différentes générations, impression sur traceur.

L’imprimerie a un marché spécifique avec une multitude de segments de marché différents


nécessitant, chacune, des technologies différentes. L’un de ces segments est celui de
l’emballage dont le développement est étroitement lié à celui des imprimeries. Et l’un des
principaux clients finaux de ce tandem est la filière agroalimentaire dont les exigences en
matière d’imprimerie sont très importantes compte tenu des risques de contamination des
produits par des éléments chimiques nocifs pour la santé.

C’est dans cet esprit qu’a été considéré le marché cible du CTAE dans la présente étude.

CBM Consulting 91
Cartographie

4. Base de données d’entreprises des secteurs de l’agroalimentaire et de l’emballage

Pour les besoins de cette enquête, une base de données des entreprises agro industrielle et de
l’emballage a été constituée à partir de différentes bases de données existantes des entreprises du
secteur. La liste de base est l’excellent répertoire des entreprises industrielles élaboré par la Direction
du Développement Industriel. Cette liste a été enrichie par :

 la base de données des entreprises ayant adhéré au PNRMN,


 les annuaires des membres des principales organisations patronales nationales (CNPB, CCIB,
ASNIB, CIPB),
 Les entreprises citées par les différentes études déjà réalisées dans ce domaine :
o Etude pour l’identification des filières agroindustrielles prioritaires (2008)
o L’industrie agroalimentaire dans l’UEMOA : panorama, problématiques, enjeux et
perspectives (2008)
o Etude sur l’industrie agro-alimentaire, facteur d’autosuffisance alimentaire et de
croissance pour l’économie béninoise (2009)
o Plan stratégique de relance du secteur agricole - PSRSA (2011)
o Opportunités du marché nigérian pour les produits agricoles, agroalimentaires et
animaux du Bénin : analyse documentaire (2012)
o Analyse de la chaine de valeur du secteur anacarde du Bénin (2010)
o Quelle place pour l’ananas biologique du Bénin sur le marché international ? (2011)
o Diagnostic global de la filière anacarde au Bénin (2003)
o Benin : étude sur la commercialisation des produits dérivés du manioc vers les marches
des pays limitrophes - Niger, Nigeria, Togo et Burkina Faso (2008)
o Etude sur la compétitivité de la filière anacarde du Bénin (2009)
o Analyse de la performance des chaînes de valeurs de l’ananas au Bénin (2011)
o Rapport diagnostic sur l’analyse de l’offre de manioc et dérivés du Bénin (20004)
o Etude sur le positionnement stratégique du secteur de l’emballage dans la zone de
l’UEMOA en 2009 ;
o Etude réalisée par le CCI sur les emballages en 1996
Cette recherche documentaire a permis d’identifier 167 entreprises du secteur agro alimentaires et
10 entreprises d’emballages. On aboutit ainsi à une liste totale de 177 entreprises détaillée comme
suit :

CBM Consulting 92
Cartographie

Adresse SITUATION DES


N° ENTREPRISES Domaine d'activité Téléphone Siège social Email
postale ENTREPRISES
Transformation
1 AFOKANTAN 97978330 TCHAOUROU afissou.afokantan@gmail.com En activité
anacarde
Pâtes alimentaires 95 15 70 35 (boutique Akassato (Boutique: En activité
2 AFRICA PASTA africapasta@yahoo.fr
béninoises 21 33 56 26/ 66 95) Cotonou /Sègbèya)
3 AFRICAGEL BENIN Produit congelés 95 96 82 60 LITTORAL africagel@hotmail,com En activité
4 AFRIQUE PRESTATION Sachets 97852563 pateneagossadou@yahoo.fr En activité
97 97 58 23 / 97 97 58
Production de 04 / 97 97 58 01 / 97 Cotonou-Akpakpa‐ 01-BP-2313
Afrus Industrie and
5 boissons alcoolisées 97 58 09 / 97 97 58 02 Sodjèatimé - Lot 111 RB En activité
Communication
et non alcoolisées / 97 97 58 19 / 97 97 Parcelle J COTONOU
58 55
01 BP.
6 AGRICAL‐BENIN SA Noix de cajou Tél : 21 31 43 83 Parakou En activité
4490
AGRICULTURE BENIN Jus d'ananas, ananas En activité
7 95 56 64 39 ALLADA Agropasto2007@yahoo.fr
DEVELOPPEMENT séché, ananas frais
8 AGRISATH Produit congelés 21326192 LITTORAL agrisatch@agrisatch.com En activité
Jus d'ananas de 97085810 / 95411512 / En activité
9 AGRO ESPACE l_assavedo@yahoo.fr
marque JUNATAS 90918477 / 93802776
Farine instantanée, En activité
10 AGRO TECHNIC (AGT) 21361523 / 95813833 Calavi agroticabj@yahoo.fr
café moulu
03 BP.
Transformation
11 AGRO‐RESTO 21 32 32 07 Cotonou 2060 En activité
d’ananas en jus
Cotonou
OUEME; Sèmè-Kpodji;
Spaghetti; coquillettes;
12 ALPHA BENIN SARL 20223518 Arrondissement N°3; ND ND En activité
semoule
Quartier Kpodji
Jus d'ananas, papaye Miahou13@yahoo.co; 01 BP 2318
13 AMAZONE 21361598/ 95955070 Calavi En arrêt
et baobab amazone2318@yahoo.fr COTONOU
BORGOU; Arrondissement BP 526
14 ANTEMANA SARL Beurre de karité 93794585 / 97595074 antemanas@yahoo.fr En activité
N'dali; Quartier Souanné N'dali

CBM Consulting 93
Cartographie

LITTORAL; Cotonou;
Eau minérale, jus de 01 BP 2893
15 AQUA BLUE SARL 95869180 / 21314383 Quartier Sodjatimè Carré ND En activité
fruit Cotonou
112 face SOBEBRA
ATLANTIQUE; Abomey
Calavi, Arrondissement
Jus de fruits, eau 02 BP 274
16 ASMAST TRADING SARL 21003396 Abomey Calavi; Quartier infoaismast@gmail.com En activité
minérale Porto-Novo
Zopah; lot 70; Carré 274B
Zopah
Transformation
17 ASPEL ongaspelbenin@yahoo.fr En activité
anacarde
ASSOCIATION DES
18 APICULTEURS DU BANTE. Miel 67267845 / 97861075 En activité
ASAB Miellerie TOBE
Association des Femmes
Tél : 21 33 46 40/ 95 06 BP 1792
19 Transformatrices des noix de Noix de cajou Cotonou En activité
06 38 65 Cotonou
Cajou (AFETRACA)
Poudre de bulbe de En activité
baobab, huile de
melissa@atacora.com;
20 ATACORA ESSENTIAL baobab, huile de
dave@atacora.com
neem, huile de
sésame
Transformation En activité
21 ATBD/YAVEDJI/CSFT csftatbd@live.fr
anacarde
96 03 16 05/ 97 44 27 pfamuri@yahoo.fr; En activité
22 Benin Emballages
60/ 64 42 70 00 infos@groupeloana.com
ATLANTIQUE; Abomey En activité
Calavi, Arrondissement
Eau minérale, jus de bsclaude1@yahoo.fr ; 01 BP 2500
23 BETON SERVICES WATER 97888186 / 92888186 Godomey; Quartier
fruits bswater2m2@yahoo.fr Cotonou
Ylomahouto; Carré I lot 13-
05
fabrication de bidons LITTORAL; Cotonou; PK11
24 BETRA SARL 21336746 betrabenin@yahoo.fr En activité
en PEHD Route de Porto-Novo
Jus d'ananas de
marque SANTANA,
25 BIDOSSESSI 95150300 / 96697154 gilbert_zannou@yahoo.fr En activité
liqueur à base
d'ananas, sirop de fruit

CBM Consulting 94
Cartographie

OUEME; Porto-Novo;
BOULANGERIE "LA VOLONTE
26 Patisseries 97613202 / 9584112 Arrondissement N°4; En activité
DE DIEU"
Quartier Seto Gbodjé
OUEME; Porto-Novo;
27 BOULANGERIE BANIZE Patisseries fraiches 937785055 / 93098037 Arrondissement N°3; En activité
Quartier Foun-Foun
OUEME; Porto-Novo;
BOULANGERIE BARRE DE 01 BP 338
28 Pain et patisseries 97481150 Arrondissement N°4; En activité
GLACE ETS CHRISTI-TIN Dodji
Quartier Dodji
BORGOU; Parakou;
BOULANGERIE DU 610188 / 610683 / Arrondissement N°3; BP 239
29 Pain salé En activité
CARREFOUR (ISSIAKOU) 97114776 Quartier Zongo II voie de Parakou
Malanvielle face carrefour
LITTORAL; Cotonou; En activité
Arrondissement N°6,
Pains, croissants,
30 BOULANGERIE LA COLOMBE 324031 / 95957441 Quartier Aidjedo; C/ 650 03 BP 4378
friands
Jéricho Axe BIBE Jericho-
Aidjedo
BORGOU; Parakou; En activité
23610459 / 95851626 / BP 628
31 BOULANGERIE LA PAIX Pain Arrondissement N°1;
90907963 Parakou
Quartier Camp Adagbè
LITTORAL; Cotonou; En activité
Arrondissment N°3; Quartier 05 BP 809
32 BOULANGERIE LA PAIX Pain 21336619 / 97082787
Ayélawadjè; C/439 Cotonou
Kpondéhou
BORGOU; Harakou;
Arrondissement N°1; BP 12
33 BOULANGERIE LA ROSETTE Pain 23610638 / 95604357 En activité
Quartier Boundarou, maison Parakou
NOBIME François
LITTORAL; Cotonou;
34 BOULANGERIE LE ROCHER Pain 97475227 / 97125809 Arrondissement N°13, 03 BP 3145 En activité
Quartier Gbèdégbé; C/ 1571
ZOU; Bohicon;
BOULANGERIE SENOUMATIN BP 146
35 Pain, pâtisserie 22510199 / 95421300 Arrondissement Bohicon II; En activité
ET FILS Bohicon
Quartier Kpokon à côté PTT

CBM Consulting 95
Cartographie

MONO, Comé;
36 BOULANGERIE SLC Pain salé 97678255 / 95867627 Arrondissement Comé; ND ND En activité
Quartier Segbé
37 BS water Emballage LITTORAL En activité
38 CDPA Produit congelés 21326192-97590900 LITTORAL cdpa@cdpa-int.com En activité
ZOU; Abomey; BP 2237 En activité
CENTRE DE SECHAGE DES Fruits séchés; jus de 22501088 / 90903322 /
39 Arrondissement DJEGBEE; csftatdb@intnet.bj GOHO-
FRUITS TROPICAUX SA fruits; sirop de fruits 95861214
Quartier Goho ABOMEY
Transformation
20 24 60 92 / 20 28 68 Porto‐Novo; Route de 01 BP 597
40 Centre Songhai d’ananas en jus / Noix songhai@songhai.org En activité
81 Ouando Porto-Novo
de cajou
Production de dérivés BP. 150
Tél. 97 98 77 51 / 95
41 CIADIC de manioc (Gari, Abomey‐Calavi Abomey‐ En activité
95 44 14
tapioca) Calavi
LITTORAL; Cotonou;
Améliorant pour la 01 BP 8350
42 CLK SARL 21328191 / 95967442 Arrondissement N°7, m.kouton@hotmail.com En activité
panification Cotonou
Quartier SikèCodji C/208
43 COMON S.A Produit congelés 95969428 LITTORAL comon,cajaf@laposte,net En arrêt
Amendes de cajou 01BP 7801
44 COMPAGNIE LES PALMISTES 95457900 / 95457900 En activité
grillé, piment séché COTONOU
Huile de graines de OUEME; Akpro-Misserete; En activité
COMPLEXE OLEAGINEUX
45 coton; Huile de palme 20250070 / 20250071 Arrondissement KATAGON; codabenin@yahoo.fr BP 03 Pobé
D'AGONVI SA
comestible; palmiste Quartier Houègbé
46 COMTESSE yaourt Calavi En activité
CONTRAT SUPPLY LITTORAL; Cotonou; boulangeriepatisserielamarqui 01 BP 1223 En activité
47 Pains, patisserie 21313259
INVESTMENT BENIN SARL Quartier AkpakpaFifidjiHouto se@yahoo.fr Cotonou
OUEME; Porto-Novo;
COOPERATIVE BENINOISE BP 1613
48 Huile de neem 20222214 Arrondissement N°4; ND En activité
D'EXPLOITATION DU NEEM Porto-Novo
Quartier Djegan Daho
200, En activité
boulevard
Saint-
Tél 21 31 30 49 /
49 COPHARBIOTEC Eau minérale cotonou face unafrica Almeidayi@yahoo.fr Michel 01
95064374
BP 20
Cotonou
Zongo

CBM Consulting 96
Cartographie

Transformation BP. 371159 En activité


50 COPROANA 95852802 Allada alexisaitchedji@gmail.com
d’ananas en jus Allada
Transformation En activité
51 CREDESA SPIRULINE cahondokpe@yahoo.fr
anacarde
05 BP. 650

52 CRUSTAMER Poissons et crevettes 21335808 cotonou crustamer@crustamer.com En arrêt
COTONOU
– BENIN
CTFB-COPROAMA (EX- Jus d'ananas, ananas 90 03 74 61 / 21 37 14 En activité
53 Allada (Togoudo) cefruisa@yahoo.fr
COPRATO) séché, ananas frais 35 / 95566439
Farine instantanée, En activité
LITTORAL; Cotonou;
CVSFEB AZOWENON GBOVA/ Farine infantile, 072 BP 179
54 21238098 Arrondissement N°6, cvsfeb@yahoo.fr
GROUPE PEPITE D'OR SARL produits à base de Cotonou
Quartier Djidè I
soja
OUEME; Sèmè-Kpodji; En activité
BP 1822
55 DETAREN SARL Eau noble 90943501 / 97764634 Arrondissement Djrègbè; detaren2005@yahoo.fr
Porto Novo
Quartier Gbeflomey
56 Diamant le clair international Sachets, films 95954248 / 97579737 diamantleclair@yahoo.fr En arrêt
LITTORAL; Cotonou,
EAU TECHNOLOGIE Eau minérale, jus de 07 BP 349
57 21385284 Arrondissement N°10; christmondja-2000@yahoo.fr En activité
ENVIRONNEMENT SARL fruits Cotonou
Quartier Menontin
BP. 98
Transformation 21 36 00 54 / 90 90 12
58 Entreprise Alphonse VIGAN Abomey‐Calavi Abomey‐ En activité
d’ananas en jus 25
Calavi
ENTREPRISE POUR LA En activité
Sirop de gingembre, LITTORAL; Cotonou;
TRANSFORMATION DES 03 BP 2159
59 jus d'ananas; purée de 21325467 Arrondissement N°6; adjacyr@hotmail.com
PRODUITS AGRICOLES SARL Cotonou
tomates Quartier GBEDJROMEDE
(ETRAPA)
COME; Arrondissement BP 149 En activité
60 EPI D'OR Pains salés; gateaux 22430260 / 95494014 ND
Comé; Quartier Hongode Comé
COLLINES; Savalou; En activité
ETS ATINDEHOU & FILS DIEU Pains salés; pains 95365440 / 97046335 / BP 67
61 ArrondissmentAtakè;
SEUL sucrés, pâtisserie 90039827 Savalou
Quartier Logbo
LITTORAL; Cotonou; En activité
ETS BOULANGERIE DE LA Pains, croissants,
62 21000203 / 21307777 Arrondissement N°12, 08 BP 115
VALLEE friandises
Quartier Fiyègnon 1;

CBM Consulting 97
Cartographie

Fidjérossé plage EREVAN


Cocotiers
BORGOU; Parakou; En activité
63 Ets CBM Pains salés 23611936 / 97113658 Arrondissement N°3; BP 23
Quartier Zongo 2; lot 2631-N
LITTORAL; Cotonou; En activité
Farine de blé, œufs,
Arrondissement N°3,
64 ETS CHÂTEAU DES GATEAUX beurre, lait, sucré, 95426334
Quartier Adégounlè; Carré
viande poisson
234-H
LITTORAL; Cotonou;
Pains salés, Arrondissement N°7, 02 BP 2244
65 ETS CITRONNELLE 95969501 / 21313049 ND En activité
croissants, friands Quartier AWHANLEKO; Cotonou
Carré 566-E
ALIBORI; Malanville;
Arrondissement Malanville;
66 ETS CYCLO 3 Pains salés 23670066 Quartier Tassi- ND BP 160 En activité
ZenonMalanville; Quartier
Tassi-Zenon
ZOU; Abomey;
BP 631
67 ETS DELY-GATEAUX Pain, pâtisserie 90922365 Arrondissement Djègbé; ND En activité
Abomey
Quartier Akplanou
LITTORAL; Cotonou;
ETS DES SŒURS DE ST Pains salés,
68 ND Arrondissement N°7, ND ND En activité
AUGUSTIN croissants, friands
Quartier SEDJRO
LITTORAL; Cotonou; En activité
Pains, croissants, Arrondissement N°10,
69 ETS DIVINE MISERICORDE 95852596 grasdo@yahoo.fr
gateaux, friants Quartier Zogbohouè Carré
n° 201
ETS FERME Huile de palme, 97 09 93 81/ 95 09 06 fermegbemawonmede@yahoo En activité
70
GBEMAWONMEDE palmiste 73 .fr
Pains, croissants, LITTORAL; Cotonou; 05 BP En activité
97122898 / 90901891 /
71 ETS GNASSOUNDOU & FILS friands, pizzzas, pain Arrondissment N°4; Cité gnasdav@yahoo.fr 91111
21043252
au chocolat Ville Nouvelle; Parcelle "E" Cotonou
ZOU; Bohicon;
72 ETS KAKPO ET FILS Pains salés, pâtisserie 95563915 Arrondissement N°2; En activité
Quartier Zakpo

CBM Consulting 98
Cartographie

LITTORAL; Cotonou;
Arrondissement N°12, 041 BP 431
73 ETS LA GENEROSITE Pains salés 90036942 En activité
Quartier Fidjrasse-Kpota Lot Cotonou
3775-D
OUEME; Porto-Novo;
ETS LES MERVEILLES DU Pain salé; pain sucré;
74 95183049 Arrondissement N°5; En activité
CHRIST dérivé de blé
Quartier Koutongbé
LITTORAL; Cotonou;
03 BP 3862
75 ETS MACODI Pains 90035306 / 94311731 Arrondissement N°6, En activité
Cotonou
Quartier Jéricho C/666
Transformation
76 ETS MOUSS NTER fruinol2@yahoo.fr En activité
anacarde
LITTORAL; Cotonou;
04 BP 510
77 ETS OMEGA GROUP Pain, friands 21393332 Arrondissement N°3, En activité
Cotonou
Quartier Ségbéya Lot 275-A
ZOU; Bohicon;
Arrondissement N°2; BP 222
78 ETS OSIRIS ROYAL Pain 90073873 / 95421821 imp-atlas@yahoo.fr En activité
Quartier Zakpo-Ahito M/ Bohicon
SOMASSE
OUEME; Porto-Novo;
Arrondissement N°5;
79 ETS SEMILINKO G.G. YVELINE Pâtisserie 97628748 / 97628749 ND ND En activité
Quartier OUANDO Maison
Dossou
03 BP.
Ets Transformation de Produits
80 Séchage d’ananas 21 33 03 34 Cotonou irabenin@caramal.com 4304 En activité
Agricoles (TPA)
Cotonou
Fabrication de yaourt 04 BP 1049
81 FAN MILK SARL Tél. 21 30 20 98 En activité
Cotonou Cotonou
01 BP.
Transformation 21 36 02 58 / 95 95 30
82 FGIE Atlantique Tangbo 5372 En arrêt
d’ananas en jus 68
Cotonou
Huile; tourteaux; LITTORAL; Cotonou; En activité
83 FLUDOR-BENIN SA produits tropicaux, 21316531 / 21316532 Arrondissment N°5; Quartier fludor@inter.bj 03 BP 4304
beurre de karité, Linter TOKPA-XOXO
Pains, gateaux, LITTORAL; Cotonou; 03 BP 3203 En activité
84 FONTANE 97238924 / 90900859 ND
croissants Arrondissement N°10, Cotonou

CBM Consulting 99
Cartographie

Quartier Mènontin Lot N°


2083
01 BP 1322
FRAIS SURGELES GLACES 21 31 42 57 / 95 35 46 Port de
85 Poissons et crevettes Cotonou; Port de pêche En activité
(FSG) 86 pêche
Cotono
BP. 371241
86 Fruit d'or du Bénin Producteur d'ananas 94081827 / 95959872 Allada kevinevilla.satola@yahoo.fr En activité
Allada
Transformation BP. 1114
87 FRUITEX Industries 21321621 / 90935058 Cotonou ftankpinou@firstnet.bj En arrêt
d’ananas en jus Cotonou
88 Fruits Tillou Producteur d'ananas 95966926 / 97020476 ibidoun57@yahoo.fr En activité
89 Gari Affédjou En activité
LITTORAL; Cotonou;
GRANDS MOULINS DU BENIN Farine de blé et son de Arrondissment N°4; Quartier
90 21331349 En activité
SA blé FifadjiHouto, Akpakpa; Lot
N° 73 bis
ZOU; Bohicon; En activité
Pain, aliments de
91 GROUPE EAMAVIC ET FILS 90047764 Arrondissement N°1; groupefamavic@yahoo.fr
bétail
Quartier Zakpo-Ahito
LITTORAL; Cotonou; En activité
21303049 / 97600203 / 01 BP 1032
92 GROUPE TINCY Pains Arrondissement N°11, gtincy@gmail.com
90051135 Cotonou
Quartier Gbeganey
Travaux de grains; LITTORAL; Cotonou; En activité
07 BP 280
93 GROUPE VETO SERVICES SA fabrication d'aliments 21383236 Arrondissment N°8; Quartier gvss.info@yahoo.fr
St Rita
pour bétail; provende Sainte Rita; C/1537-D
Groupement des Femmes pour Transformation 95 05 83 45 / 97 07 75 03 BP. 766
94 Cotonou (carré n° 1322) Barboza3@caramail.com En activité
l’Agriculture et l’Artisanat (GFAA) d’ananas en jus 52 Cotonou
Groupement Féminin Transformation des BP. 01
95 23830216 Tanguiéta En activité
ESSOSSINA fruits et légumes Tanguiéta
21335149 / 21317125 / En activité
96 IMPRIMERIE TOP OFFSET Cartonnerie LITTORAL; Cotonou. top_offset@yahoo.fr
95962001 / 90907102
INDUSTRIE BENINOISE DES Huile de palme, huile 20 21 23 50 / 20 21 42 En activité
97 Porto-Novo 06 BP 2548
CORPS GRAS - IBCG de soja, tourteaux… 72
LITTORAL; Cotonou; En activité
Corps gras;
INDUSTRIE BENINOISE DES Arrondissement N°4;
98 emballages plastique 21330701 / 21330778 ibcg@groupe-aiglon.com
CORPS GRAS SA Akpakpa PK3 Route de
(bidons)
Porto-Novo

CBM Consulting 100


Cartographie

LITTORAL; Cotonou;
INDUSTRIE LAITIERE ET DE 03 BP 191
99 Yaourt 21313766 Arrondissment N°5; Quartier besadeler@hotmail.com En activité
BOISSON DU BENIN Cotonou
SCOA GBETO Lot N°244
LITTORAL; Cotonou;
INDUSTRIE PATES Arrondissement N°2,
100 Pâtes, couscous 21331121 ind_ali@yahoo.fr En arrêt
ALIMENTAIRES RIO SA Quartier FifadjiHouto C/242
D
OUEME; Porto-Novo; 01 BP 640
INDUSTRIE PORTO-NOVIENNE 20212833 / 97042848 /
101 Yaourt Arrondissement N°1; Porto-Novo En activité
DE LAIT SARL (IPOLAIT) 20 21 36 46
Quartier Kokoyè (OGANLA)
L’unité du Groupement IFE‐
102 Noix de cajou 95500428 Tchaourou ,Qtier:Wassimi En activité
ODOUN
LITTORAL; Cotonou;
03 BP 3014
103 LA CORBEILLE Pain, patisserie 96147119 Arrondissement N°11, En activité
Cotonou
Quartier Houéyiho C/1275
BORGOU; Parakou;
Arrondissement N°1; BP 484
104 LA DECOUVERTE Pais et patisserie 23610823 / 97441734 En activité
Quartier Albarika; Carré n° Parakou
901; Lot 791
Transformation
105 LA FONTAINE luc.clovis2006@gmail.com En activité
anacarde
LITTORAL; Cotonou;
01 BP 5541
106 LA GASTRO Patisserie, pain 21305769 Arrondissement N°12, En activité
Cotonou
Quartier Cadjehoun C/1189
LITTORAL; Cotonou;
01 BP 1111
107 LA GERBE D'OR SARL Pain croissants 21314258 Arrondissement N°5, En activité
Cotonou
Quartier Ganhi rue 308 C/67
Transformation
108 La lumière 96832153 / 95450790 safora@beningold.net En activité
anacarde
ALIBORI; Malanville;
LA RENAISANCE "AUX 96545159 / 64186218 / 01 BP 2548
109 Pains Arrondissement Malanville; En activité
MERVEILLEUSES DELICES" 95058456 Cotonou
Quartier Galiel
Pains salés, ZOU; Bohicon;
BP 222
110 LA ROSE-ROSE croissants, crème 97223264 Arrondissement N°2; En activité
Bohicon
glacée Quartier Zakpo-Adamè

CBM Consulting 101


Cartographie

ATLANTIQUE; Ouidah;
BP 522
Arrondissement Pahou;
111 LAEL SARL Pains salés 97983098 stelaelsarl@yahoo.fr Abomey En activité
Quartier C/SB Pahou Maison
Calavi
AFFO
LITTORAL; Cotonou;
LAKHI INDUSTRIES BENIN Bière, jus de fruits, eau 01 BP 6411
112 21310722 Arrondissement N°8; manoj@libs.biz En activité
SARL minérale Cotonou
Quartier Gbedjromede
LITTORAL; Cotonou;
113 LE CHANDELIER Pains 21312129 / 90044680 Arrondissement N°6, 01 BP 2014 En activité
Quartier Jéricho C/815
LITTORAL; Cotonou;
114 LE NOTRE Pains, croissants 90912750 Arrondissement N°10, En activité
Quartier Zongbo C/204
LITTORAL; Cotonou;
2130808 / 97168952 / Arrondissement N°13, 03 BP 3079
115 LE PITHIVIERS Patisserie ND En activité
90014780 Quartier Aibatan II C/1165 Cotonou
Maison Alintinsou
116 Le soleil du Bénin Producteur d'ananas 64538372 kponsoaubin@yahoo.fr En activité
Transformation des
117 Les Sacrés jus des tropiques 20240150 / 20240216 Sèmè‐Kpodji En activité
fruits et légumes
Jus d'ananas,
118 MAGNIFICAT - ALLOCHEOU gingembre, mangue, 90 04 92 79 En activité
baobab
119 Mini rizerie de dangbo transformation du riz Tél : 97465992 dangbo julessavoce@yahoo.fr En activité
Mini rizerie de zinvié
120 En activité
Groupement aidékon
121 Mini rizerie à grand popo transformation du riz Tél : 97420787 Grand popo fiokas@yahoo.fr En activité
Transformation
122 NAD & CO 97898120 / 95050451 tarrafgeor@yahoo.fr En activité
anacarde
LITTORAL; Cotonou;
NOUVELLE INDUSTRIE 06 BP 2537
123 Yaourt 21043341 / 90112020 Arrondissment N°1; Quartier En activité
LAITIERE SARL Cotonou
AkpakpaFinagnon Carré 122
Industries de boissons 01 BP 214
124 OVERSEAS 21331448 En activité
Cotonou Cotonou
Transformation
125 PAGOR / NAJA 21300093 Abomey‐Calavi En activité
d’ananas en jus

CBM Consulting 102


Cartographie

LITTORAL; Cotonou;
kastordsmx@yahoo.fr;
PEBOUM PAIN D'OR ET Pain, croissants, pizza, 21151640 / 21324825 / Arrondissement N°6,
126 informater@peboumdsmax.co En activité
DELICES gateaux 97733751 Quartier Hindé I Lot 972
m
F/Maison Achanhouin
127 PEPITE D’OR ATLANTIQUE En activité
128 PNOPPA 21377288-97382318 LITTORAL pnoppa_benin@yahoo.fr En activité
Tél. 23 61 34 88 / 90
129 PRIDE OF BENIN Noix de cajou Malété En activité
04 18 20
LITTORAL; Cotonou;
PRIMA FOOD PRODUCTION Mayonnaise en Arrondissement N°4;
130 97975797 En activité
SARL bocaux plastiques Quartier Fifatin, Akpakpa
Carré n°175-B
ATLANTIQUE; Allada;
BP 282
131 PROMO FRUITS BENIN SARL Jus d'ananas 21014628 / 95424537 Arrondissement Togoudo; En activité
Allada
Quartier Houégoudo
LITTORAL; Cotonou;
Pains salés, 06 BP 3162
132 PYRAMID GROUP SARL 21076781 / 21076423 Arrondissement N°5, En activité
croissants, friands Cotonou
Quartier ScoaGbèto C/301
Poisson frais contact@royalfishbenin.com;
01 BP 2185
133 ROYAL FISH d'aquaculture et 96 04 75 75 royalfish.benin@yahoo.fr; En activité
Porto Novo
poisson fumé sdandjinou@gmail.com
03 BP.
Transformation
134 SACOMMER 90 04 58 34 Cotonou 0357 En activité
d’ananas en jus
Cotonou
Transformation
135 SAGRICO 90901726 Cotonou En activité
d’ananas en jus
136 SAVEUR DIVINE Tél 95 40 43 64 degueelephant@yahoo.fr En activité
gtonoukouin@hotmail.com ou
137 SEFER jus d'anans 97806464 ATLANTIQUE En activité
seferogatien@gmail.com
138 SHB Huile 22511524 ZOU shb@shb-bohicon.bj En activité
Transformation
139 SITAB-KAKE SARL 66255854 / 95157941 kake5industry.sa@gmail.com En activité
anacarde
140 SITRAC Tél : 21360117 Cotonou sitrac@yahoo.fr En activité
OUEME; Porto-Novo;
Société Agricole d'Industrie et de Transformation 20 21 20 97 / 20 21 25 sait_iaa@yahoo.fr; 06 BP 2613
141 Arrondissement N°5; En activité
Transformation (SAIT) d’ananas en jus 25 / 95 95 81 65 zasaych@hotmail.com Cotonou
Quartier Vinan

CBM Consulting 103


Cartographie

Transformation de 01 BP.
142 Société ALITECH produits agricoles dont 21311049 / 21360228 Abomey‐Calavi 3751 En activité
le manioc Cotonou
Tél. 21 31 57 74 / 21 01 BP 2517
143 Société AZAR JEAN Fabrication de yaourt En activité
31 47 29 Cotonou
Fabrication de chips à
bas de banane,
21331636 / 21326342 / 03 BP 496
144 Société BENIN CHIPS manioc, pomme de Cotonou medjilea@bow.intnet.bj En arrêt
95059244 Cotonou
terre, patate douce et
arbre de pain
LITTORAL; Cotonou;
SOCIETE BENINOISE DE Bière, jus de fruits, eau Arrondissement N°1; 01 BP 135
145 21331061 / 20331124 p.crouzet@sobebra-bj.com En activité
BRASSERIE SA minérale Quartier Ekpakpa PK 2,5, Cotonou
route de Porto-Novo
BORGOU; Parakou;
SOCIETE BENINOISE DE Pain salé; croissants; BP 01
146 23610067 Arrondissement N°3; ND En activité
DISTRIBUTION LA BORGOISE friands Parakou
Quartier Tranza
03 BP.
Société d’Exploitation des
147 Noix de cajou Tél. 21 30 49 40 Savè 2816 En arret
Produits Tropicaux (SEPT)
Cotonou
Société de brasserie et de Transformateur
148 95958165 / 20212097 sat_iaa@yahoo.fr En activité
boissons d'ananas
OUEME; DjègbèSèmè;
SOCIETE DE BRASSERIE ET 01 BP 491
149 Bière, jus de fruits 20215734 / 20215737 Arrondissement Djrègbè; sobrabois@gmail.com En activité
DE BOISSONS SARL Porto-Novo
Quartier Yagbè
SOCIETE DE
Jus de tamarin,
TRANSFORMATION AGRO-
150 d'alcool, de manioc, 90 94 07 30 ABOMEY-CALAVI asotabenin@yahoo.fr 02 BP8110 En activité
INDUSTRIELLE DU BENIN –
ponty de manioc
SOTABE
Société de Transformation de Fabrication de produits BP 1093
151 Tél. 21 31 00 00 Cotonou En activité
Lait laitiers Cotonou
Huile de graines de
SOCIETE DES HUILERIES DU coton; Huile de graine BP 08
152 22510363 ZOU; Bohicon ND En activité
BENIN SA de soja; tourteaux de Bohicon
soja; aliments de bétail

CBM Consulting 104


Cartographie

LITTORAL; Cotonou;
Arrondissment N°3; Quartier
SOCIETE DES INDUSTRIES Farine de mais; son de BP 453
153 21330546 Akpakpa; C/54 Quartier sociabenin@yahoo.fr En activité
ALIMENTAIRES SA mais Cotonou
Missessin derrière stade de
Cotonou II
Transformation du
154 Société ELITE INDUSTRIELLE 20250351 Pobè BP 36 Pobè En activité
manioc en amidon
06 BP.
Transformation
155 Société IFGC 21 33 16 22 Cotonou 2631 En activité
d’ananas en jus
Cotonou
SOCIETE INDUSTRIELLE DE COLLINES; Savalou;
BP 106
156 TRANSFORMATION Anacarde 95157941 Arrondissement Atakè; sitabacajou@gmail.com En activité
Savalou
D'ANACARDE DU BENIN SARL Quartier Logbo
Production d'amidon
01 BP.
Société Internationale d'Industrie natif et modifié à base
157 21312950 Cotonou 4016 En activité
et de Commerce du manioc et de patate
Cotonou
douce
Transformation
158 Société IRA 95 42 45 37 Allada En activité
d’ananas en jus
Ajuda Punch Tonic &
06 BP 435
159 SOCIETE JAMYL La Samba Punch 21312152 Cotonou En activité
Cotonou
Tonic
Production de Jus
d'agrume (orange,
06 BP.
SONAFEL / IFCG (USINE DE pamplemousse, …), En
160 21331622 / 21330980 Cotonou 2631
ZÂ‐ALLAHE, ZAKPOTA) d'huile essentielle et arrêt
Cotonou
de concentré de
tomate et de mangues
161 SOPAÏ yaourt 96 30 00 12 LITTORAL sogiexbe@intnet,bj En activité
ATLANTIQUE; Abomey
SOTRACOM "L'ŒIL DE DIEU" Calavi; Arrondissement 05 BP 519
162 Yaourt 21353447 / 94999853 super@intnet.bj
SA GloDjigbé; Quartier Cotonou En arrêt
GloFongbo
OUEME; Porto-Novo; Djeffa; snerge@internet.bj ;
163 SPC SA Eau minérale 2132985 01 BP 2376 En activité
Quartier Tochi snerge@sobiex.bj

CBM Consulting 105


Cartographie

COLLINES; Savè;
SUCRERIE DE COMPLANT AU
164 Sucre, alcool 21305537 Arrondissement Savè; ND BP 06 Savè En activité
BENIN SA
Quartier Atchikpa
Travaux de grains; ATLANTIQUE; Abomey BP 709
TERRE ET ASSOCIES BENIN
165 fabrication d'aliments 21362171 / 95957363 Calavi; Arrondissement terreass@terreass.com Abomey En activité
SARL
pour bétail; provende Abomey Calavi Calavi
BORGOU; Parakou;
02 BP 1285
166 TOLARO GLOBAL SARL Anacarde 96002093 / 90077139 Arrondissement N°1; ND En activité
PARAKOU
Quartier Tourou
LITTORAL; Cotonou; C/ 573
TRANSFORMATION DES Huile; tourteaux; Maison DOSSOU-YOVO
167 21330334 / 21360449 ND 03 BP 1270 En activité
PRODUITS AGRICOLES produits tropicaux Immeuble CNPE derrière
terrain de basket Dédokpo
168 UBETA Farine infantile OUEME En activité
169 Unité de Ets La Lumière Noix de cajou 90904963 Tchetti En activité
02 BP.
Unité de la Sté Espace Multi‐ Tél. 21 32 82 14 / 95
170 Noix de cajou Glazoué 1521 En activité
Service (EMS) 85 42 67
Cotonou
BP. 76
171 Unité de la Sté KAJOGBE Noix de cajou Tél. 22 54 01 87 Savalou En activité
Savalou
Tél. 22 54 05 60 / 90 BP. 106
172 Unité de la Sté KAKE5 Noix de cajou Savalou En activité
93 99 48 Savalou
LITTORAL; Cotonou;
Arrondissement N°4; 01 BP 5635
173 UNIVERSAL BEVERAGE SARL Liqueurs 97975862 ND En activité
Quartier Enagnon Lot N° Cotonou
4013, Zone industrielle
Transformation des
174 UTRAFEL 90926385 Cotonou En activité
fruits et légumes
BORGOU; Parakou;
02 BP 445
175 V2M Anacarde 95065444 / 97131334 Arrondissement N°2; En activité
PARAKOU
Quartier LadjiHarani
LITTORAL; Cotonou;
08 BP 429
176 YARA SARL Mais, aromes 97606421 / 97909717 Arrondissement N°1; En activité
Cotonou
Quartier SODJATIME
COLLINES; Savalou;
YUEKEN INTERNATIONAL 071 BP 75
177 Alcool 95° 21303575 / 95221932 Arrondissement Logozohè; yuekenbn@sohu.com En activité
BENIN SARL Cotonou
Quartier Bamè

CBM Consulting 106


Cartographie

En arrêt

Probablement en activité (Appel sans suite)

En activité

CBM Consulting 107


Cartographie

Sur ces 177 entreprises, 112 sont encore en activités 10 seraient en arrêt d’activités, 55 n’ont pu être
jointes (appels sans suite) La base d’entreprises identifiées se limite ainsi à 112 entreprises réparties
comme suit :

Domaine d'activité Nb %
Boissons 32 28
Boulangerie 22 19
Anacarde 14 13
Céréales et dérivés 11 10
Divers 9 8
Corps gras. 8 7
Yaourt 7 6
Emballage 4 4
Produit congelés 3 3
Conditionnement de riz 2 2
Total 112 100

Sur ces 177 entreprises, 69 n’existent plus ou n’ont pu être identifiées. La base d’entreprises identifiées
se limite ainsi à 108 entreprises réparties comme suit :

Domaine d'activité Nb %
Boissons 30 28
Boulangerie 21 19
Anacarde 14 13
Céréales et dérivés 11 10
Divers 9 8
Corps gras. 8 7
Yaourt 6 6
Emballage 4 4
Produit congelés 3 3
Conditionnement de riz 2 2
Total 108 100

L’examen de ces chiffres indique que, malgré le fort potentiel existant, le secteur de l’agro-alimentaire
est encore en voie de consolidation. Les branches les plus représentées (boissons, boulangeries et
anacarde) sont dominées (en nombre) par les petites entreprises. Mais chaque branche compte de
grandes entreprises. A titre de comparaison, la Tunisie compte plus de 5.000 entreprises dans le secteur
de l’agro-alimentaire dont plus d’un millier qui emploient plus de 10 personnes et dont plus de 200
totalement exportatrices.

CBM Consulting 108


Cartographie

Le secteur de l’emballage est très peu développé. On a pu identifier à peine 4 entreprises. A titre
comparatif, le secteur de l’emballage en Tunisie compte 365 entreprises employant 20.000 employés.
Il est essentiellement tiré par le secteur de l’agro-alimentaire.

5. Insertion du CTAE dans la politique de développement économique du Bénin

Comme cela a été indiqué dans le rappel des missions et prestations des Centres Techniques
Industriels, ces derniers ne se limitent pas à prester pour le compte des entreprises. Ils sont
également appelés à assister le gouvernement et les autorités publiques dans la mise en place
de leur politique de développement du secteur. Ce sera notamment le cas du CTAE. A cet effet,
il y a lieu de rappeler le positionnement de ce dernier dans la politique de développement
nationale.

Le Bénin a mené, au cours des dernières années, une concertation à grande échelle qui a
impliqué la plupart des acteurs de la sphère politique, économique et sociale à l’échelle
nationale et régionale afin de redéfinir sa stratégie de développement et relever le défi de la
croissance économique accélérée par la mise en place d’un environnement institutionnel,
législatif et réglementaire, d’une part, et la diversification de l’économie, d’autre part.

Cette concertation a abouti à plusieurs documents cadres qui ont affiné, au fur et à mesure, la
politique économique et sociale du pays :

 Les études perspectives de développement à long terme Bénin-Alafia 2025 qui


proposent des options stratégiques visant à rendre l’économie béninoise prospère et
compétitive ;
 Les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) dont l’ambition est de
réduire de moitié la proportion de la population béninoise vivant en dessous du seuil de
pauvreté à l’horizon 2015,
 La vision de faire du Bénin un pays émergent développée dans le discours d’investiture
du Président de la République et dans les Orientations Stratégiques de Développement
(OSD) du Bénin 2006-2011,
 L’adoption, en 2010, de la Stratégie de Croissance pour la Réduction de la Pauvreté
(SCRP) pour la période 2011-2015, assortie d’un Programme d’Actions Prioritaires
(PAP).

CBM Consulting 109


Cartographie

Ce cadre global a notamment fixé les lignes directrices de 5 plans stratégiques qui ont servi de
référence à notre analyse du contexte et des orientations économiques qui doivent être prises
en considération pour la stratégie de mise en place de CTI :

 Le Plan Stratégique des Secteurs de l’Industrie, du Commerce, des PME et du Secteur


Privé (2014-2020),
 Le Plan Stratégique de Développement du Secteur des Petites et Moyennes Entreprises
(2014-2020),
 Le Plan Stratégique de Développement des Secteur de l’Industrie (2014-2020),
 Le Plan Stratégique de Développement du Commerce,
 Le Plan Stratégique de Relance du Secteur Agricole.

5.1. Le Plan Stratégique de Développement de l’Industrie

Le plan stratégique de l'industrie du Bénin 2014-2020 a retenu 05 pôles de


développement dont celui de l’agro-alimentaire.

Au niveau de l'orientation stratégique 3, qui intéresse directement le processus de création du


CTAE, deux stratégies ont été retenues :

 Stratégie 3.1 : promotion de la culture industrielle, managériale et partenariale


 Stratégie 3.2 : promotion de la qualité dans les entreprises industrielles

Les deux stratégies gagnent en efficacité avec la création du CTAE qui a ces deux rôles. C’est
particulièrement le cas de la seconde stratégie.

Celle-ci propose 5 actions :

 Action 1 : Renforcer les infrastructures qualité (appui à la normalisation, à la métrologie


et aux essais, à la promotion de la démarche qualité, à l'innovation technologique),
 Action 2 : Promouvoir la démarche qualité et l'innovation technologique ;
 Action 3 : Créer des centres techniques pour l'industrie,
 Action 4 : Renforcer les structures du Ministère en charge de l'industrie, chargées de
l'appui aux industries,

CBM Consulting 110


Cartographie

 Action 5 : Poursuivre la déconcentration au niveau départemental ou régional des


principales structures d'encadrement et d'appui aux industries.

5.2. Le Plan Stratégique de Relance du Secteur Agricole

Selon le PSRSA, la problématique de développement agricole met en relief trois défis majeurs
portant sur :

 La couverture des besoins alimentaires,


 L’accroissement des revenus et
 L’amélioration de l’attractivité de l’activité agricole et du milieu rural.

Ces trois défis confèrent au secteur agricole le double rôle d’accélération de croissance
économique et de la contribution à la réduction de la pauvreté, d’où la vision : « faire du Bénin
une puissance agricole dynamique à l’horizon 2015, compétitive, attractive, respectueuse de
l’environnement, créatrice de richesse répondant aux besoins de développement économique
et social de la population ».

L’objectif global retenu par le PSRSA est d’améliorer les performances durables de l’agriculture
béninoise, pour la rendre capable d’assurer de façon durable la souveraineté alimentaire et
nutritionnelle et de contribuer au développement économique et social du Bénin, à l’atteinte
des objectifs de l’OMD et à la réduction de la pauvreté.

Cet objectif global est décliné en deux objectifs spécifiques, à savoir :

 Contribuer à la croissance et à la sécurité alimentaire à travers une production efficace


et une gestion durable des exploitations. Le résultat attendu est de réduire de 33% à
15% la proportion de la population béninoise souffrant de faim et de malnutrition à
l’horizon 2015,
 Assurer la compétitivité et l’accès des productions et des produits aux marchés grâce à
la promotion des filières agricoles. Il s’agira, en termes de résultats, d’augmenter de
50% le volume des exportations à l’horizon 2015.

Les stratégies sur lesquelles se fonde le PSRSA sont au nombre de neuf, à savoir :

CBM Consulting 111


Cartographie

 Renforcement de la disponibilité et de l’accessibilité aux semences de qualité ;


 Renforcement de l’accessibilité aux intrants ;
 Mécanisation des activités agricoles adaptée et accessible ;
 Mise en place de financements adaptés et accessibles ;
 Amélioration de l’accès aux connaissances professionnelles et aux innovations
technologiques ;
 Développement et opérationnalisation des aménagements agricoles ;
 Sécurisation et gestion de l’accès au foncier ;
 Facilitation de l’accès aux marchés ;
 Professionnalisation des exploitations de type familial et promotion des grandes
exploitations et de l’entrepreneuriat agricole.

La facilitation de l’accès aux marchés passe par le développement des industries de


transformation et du conditionnement. La création du CTAE peut fortement contribuer au
développement et à l’amélioration de la compétitivité de ces deux secteurs.

5.3. Le Plan Stratégique de Développement du Commerce

Le Ministère de l’Industrie, du Commerce et des PME a publié, en Septembre 2013, le Plan


Stratégique de Développement du Commerce (PSDC).

Le commerce est dominé par un fort échange de produits vivriers à l'intérieur du pays, une
importation de produits manufacturés, une exportation de matières et des produits de base
(coton, huile de palme, ciment, noix de cajou, agrumes, beurre de karité, huiles alimentaires,
jus de fruits ...) et une réexportation de produits manufacturés vers les pays limitrophes dont
notamment le Nigeria.

Les exportations sont constituées à plus de 80% par le coton (graine et égrené) et le reste par
l'huile de palme, le beurre de karité, l'ananas, les noix d'anacarde, le bois etc… Elles sont
dirigées à plus de 80% vers les pays en voie de développement (Brésil, Maroc, Thaïlande, Lybie,
Nigeria, Chine, etc ...) et le reste vers les pays industrialisés (Italie, Espagne, USA, Autriche,
France, ...)

CBM Consulting 112


Cartographie

Les importations comprennent 37,5% de biens de consommations (constitués essentiellement


des aliments, des boissons et le tabac pour 22,5%), 10,3% de biens de capital et plus 50% de
produits énergétiques. Elles proviennent à plus de 60% des pays industrialisés (France,
Royaume Uni, USA, Pays Bas, Allemagne, etc…) et le reste des PED (Thaïlande, Inde, Côte
d’Ivoire, etc…)

5.3.1. Les accords internationaux


5.3.1.1. La CEDEAO

Il existe des obstacles aux échanges de certains produits du crû en l’occurrence le poisson et
l’eau minérale.

La réticence de l’application correcte a amené à penser à une harmonisation du schéma de


libéralisation des échanges de la CEDEAO avec celui de l’UEMOA et à procéder à l’adoption de
nouveaux textes (libéralisation des échanges).

Résultat :

 Adopter un tarif extérieur commun (TEC) de la CEDEAO (20 Mars 2013) ;


 Le poids des pays de la CEDEAO dans les échanges progresse et pourrait s’accélérer avec
la mise en œuvre effective de l’union douanière ;
 Les exportations du Benin ont progressé en moyenne annuelle de 28,5% de 2000 à 2011.

5.3.1.2. L’UEMOA (zone de libre échange entre les membres et le tarif


extérieur commun avec les tiers)

Après plus de douze années d’application de l’union de l’UEMOA, les données sur le commerce
extérieur du Bénin indiquent qu’il n’y a pas eu de modifications significatives de la structure
des échanges. Par contre, on assiste à une amplification des échanges commerciaux du Bénin
avec ses partenaires de l’UEMOA.

CBM Consulting 113


Cartographie

Importance du commerce avec l’UEMOA

Commerce (milliards FCFA)


Pays
2009 2010 2011
Burkina Faso 1.368 1.165 2.591
Cap Vert 103 - -
RCI 26.285 25.240 30.205
Mali 2.433 210 795
Niger 4.549 7.465 5.008
Sénégal 5.061 6.835 6.773
Togo 84.591 87.056 117.715
UEMOA 124.390 125.970 163.087
Monde 930.667 1.213.439 1.090.720
% 13,4 10,5 15,0

Source : PSDC

5.3.1.3. Cas spécifique du NIGERIA

Le Bénin partage plus de 700 km de frontières avec le Nigéria (état membre du CEDEAO) dont
la taille du marché et la proximité lui confère un partenaire privilégié.

5.3.2. Thématiques majeures de développement du commerce

Les contraintes qui entravent le développement du commerce se présentent comme suit :

 Diversification de l’offre exportable


 L’accès aux marchés locaux, régionaux et internationaux
 La sécurisation des opérations de commerce,
 Le développement du commerce électronique
 La facilitation des échanges commerciaux
 Le financement des activités commerciales

CBM Consulting 114


Cartographie

Forces Faiblesses

- l’appartenance du Bénin à de grands ensembles mondiaux et - la trop forte dépendance sur un seul produit d’exportation
régionaux - l’insuffisance d’infrastructures énergétiques
- les réformes engagées pour la libéralisation et la régulation du - les difficultés d’accès aux marchés mondiaux
commerce - le tempérament mercantiliste du béninois
- une agriculture potentiellement prometteuse - les lacunes majeures au niveau de l’information
- des infrastructures portuaires opérationnelles - les déficiences en infrastructures de base (portuaires,
- l’existence d’un tissu dense de marchés (marchés périodiques, infrastructures de transformation et de conservation, routières,
marchés de collecte, marchés frontaliers de transit, marchés ferroviaires, transport aérien, énergétiques, télécommunications)
terminaux de consommation) - les difficultés de l’accès au crédit
- l’existence d’un cadre juridique et institutionnel pour les activités du - les lacunes de la gestion et de la formation
commerce - le niveau de spécialisation insuffisamment élevé des commerçants
- l’organisation des commerçants en réseaux béninois
- des structures de commercialisation adaptées - la prépondérance du secteur informel
- une finance informelle dynamique - les insuffisances du système judiciaire
- un secteur de micro-finance très actif - les capacités techniques et institutionnelles limitées
- l’existence d’un réseau bancaire relativement dense - faible qualité et faible compétitivité des produits locaux

CBM Consulting 115


Cartographie

Opportunités Menaces
- l’appartenance du Bénin à de grands ensembles mondiaux et - l’érosion des préférences commerciales
régionaux - les barrières commerciales
- l’existence de potentialités et de possibilités d’exportations au Bénin - les subventions des pays développés sur les produits agricoles
- la proximité du Nigéria - la submersion du marché local par les produits agricoles
- l’existence d’un programme sous régional de sécurité maritime - les pertes de parts de marché dû au durcissement, à l’échelle
- l’existence d’une industrie agroalimentaire mondiale, des critères de qualité
- le port de Cotonou - les mesures aux frontières ou mesures de soutien internes ou les
- l’amélioration considérable des conditions d’accès aux marchés pour subventions à l’exportation
ses exportations vers les pays industrialisés dans le cadre des règles - les crêtes tarifaires et la progressivité des droits dans les pays
de l’OMC développés
- la multiplication des obstacles techniques non nécessaires au
commerce
- la mise en œuvre de l’Accord de Partenariat Economique
- entrée en vigueur du TEC/CEDEAO

CBM Consulting 116


Cartographie

5.3.3. Les objectifs stratégiques du développement du commerce béninois

L’objectif global assigné au commerce est de « stimuler la production et améliorer


l’approvisionnement et l’accès aux biens et services ».

Deux objectifs spécifiques ont été émis au secteur de commerce à savoir :

 Objectif spécifique 1 : Pourvoir le marché national en produits de qualité et à meilleur


coût dont les actions suivantes doivent être entreprises :
 Objectif spécifique 2 : Tirer meilleur profit du commerce multilatéral et régional

- Promouvoir les exportations


- Renforcer la compétitivité des produits locaux
- Promouvoir les opportunités liées aux accords commerciaux

La création du CTAE constituera un atout de poids dans la mise en œuvre de cette stratégie.

En effet, le CTAE a notamment pour mission de :

 Aider les entreprises à produire dans le respect des normes nationales et


internationales et éviter ainsi les différentes barrières non tarifaires en matière
d’exportation et profiter ainsi des importantes opportunités offertes par les accords
internationaux et régionaux par :
o Des analyses et essais spécifiques du secteur, qui permettront de s’assurer de
la qualité des produits et, par conséquent, la démarche qualité et l’innovation
technologique,
o Des formations techniques spécialisées permettant la diffusion des bonnes
pratiques professionnelles et la culture managériale nécessaire,
o De l’assistance technique afin de promouvoir, là encore, la diffusion des
bonnes pratiques professionnelles et la culture managériale nécessaire,

CBM Consulting 117


Cartographie

 Assurer une meilleure information de l’entreprise sur son environnement à l’échelle


nationale et internationale avec :
o Une veille technologique, commerciale, normative et règlementaire et
disséminer l’information aux entreprises,
o Des études et diagnostics industriels afin de permettre de repositionner la
filière et les entreprises la constituant.

5.4. Synthèse
5.4.1. Importance du CTAE selon le Plan Stratégique de Développement de l’Industrie

L’analyse du secteur industriel en nombre d’entreprises par branche d’activité fait apparaitre
la prépondérance de celle du « bois et de l’ameublement » (54%) suivie, d’assez loin, par
l’agro-alimentaire (16%) et les imprimeries qui sont englobées dans le secteur de l’emballage
(10%).

L’analyse du secteur industriel en nombre d’entreprises par branche d’activité fait apparaitre
la prépondérance de celle de l’agro-alimentaire (60%), suivie par les matériaux de
construction (15%).

Par ailleurs, le plan stratégique de l'industrie du Bénin 2014-2020 a retenu 05 pôles de


développement dont le pôle agro-alimentaire.

En outre, le PSDSI et la Stratégie d’opérationnalisation et déclinaison en plans


d’investissements sectoriels de la vision Bénin 2025 insistent sur le conditionnement et
l’emballage des produits comme axe transversal.

5.4.2. Importance du CTAE selon le Plan Stratégique de Relance du Secteur Agricole

Le PSRSA a arrêté un plan d’action ambitieux visant à accélérer le développement du secteur


à l’horizon 2015 avec notamment les actions suivantes :

 la promotion de la fabrication des emballages ;


 des unités de transformation et les infrastructures de stockage et de conservation des
produits agricoles seront mises en place en vue de réduire les pertes post-récoltes ;

CBM Consulting 118


Cartographie

 la promotion de micro-industries de transformation du manioc ;


 la formation des différents acteurs de la filière manioc sur les normes qualité pour
répondre aux exigences du marché international ;
 le renforcement des initiatives locales d’installation d’unités modernes de
transformation d’ananas avec notamment :

- des formations sur les techniques de transformation, l’utilisation et à la gestion des


équipements de transformation,
- la communication sur les « success stories » locales en matière de séchage de fruits
et d’extraction de jus
- des études de faisabilité d’unités de production d’emballages
- l’assistance des opérateurs pour la gestion de la qualité, la traçabilité des produits et
le respect des normes internationales,
- la mise en place d’un système de veille commerciale

 former les promoteurs sur l’utilisation des équipements de transformation d’anacarde


 renforcer les activités de post-récolte des palmiers à huile :

- promouvoir les unités semi-industrielles de transformation de noix de palme,


- renforcer les capacités techniques des transformateurs en matière d’utilisation et de
gestion des équipements,
- former les transformateurs/trices sur les techniques de transformation, de
commercialisation des produits dérivés du palmier à huile,
- former les producteurs et les transformateurs sur les notions de normes (HACCP) et
traçabilité des produits du palmier à huile,

 appuyer l’installation d’unités de transformation et de conservation de la viande :


chambres froides, camions frigorifiques, fumoirs, boucheries, charcuterie ;
 améliorer et promouvoir la transformation du lait :

- centres de collecte,
- mini-laiteries
- fromageries

CBM Consulting 119


Cartographie

Le CTAE intervient au niveau de toutes ces actions.

5.4.3. Importance du CTAE selon le Plan Stratégique de Développement du Secteur


Commercial

Les exportations sont constituées à plus de 80% par le coton (graine et égrené) et le reste par
huile de palme, ciment, noix de cajou, agrumes, beurre de karité, huiles alimentaires, jus de
fruits ...)

Les importations comprennent 37,5% de biens de consommations (constitués essentiellement


des aliments, des boissons et le tabac pour 22,5%), 10,3% de biens de capital et plus 50% de
produits énergétiques.

Les problèmes spécifiques au secteur du commerce extérieur sont essentiellement classés


comme suit :

 le faible niveau de l’offre nationale ;


 la faible capacité à tirer meilleur profit de l’ouverture du marché international ;
 l’incohérence entre les stratégies et politiques de promotion de production agricole,
industrielle et la stratégie nationale d’exportation ;
 les difficultés d’accès aux marchés internationaux.

Il apparait donc que le développement de l’industrie de transformation et de conditionnement


des produits agricoles et la maitrise des normes et des procédures internationales afin de
contourner les barrières non tarifaires à l’échelle internationale constituent un des piliers de
la promotion des exportations béninoises.

C’est, justement, le rôle du CTAE.

CBM Consulting 120


Cartographie

6. Synthèse générale

Le secteur industriel béninois dans l’agro-alimentaire et l’emballage est peu développé. C’est
surtout le cas pour l’emballage qui est quasi-inexistant.

Mais l’agriculture nationale est dans une situation différente. Son potentiel de développement
est très important pour la plupart de ses produits. De plus, compte tenu de la variété des
microclimats existants, sa production bénéficie d’une richesse et d’une variété importante.

Les autorités ont lancé une consultation élargie pour le développement du secteur et une
meilleure insertion dans l’économie mondiale grâce aux différents accords commerciaux
préférentiels dont bénéficie le pays. Celle-ci a abouti à de multiples recommandations dont
notamment le développement de la transformation et de l’emballage, d’une part, et une
meilleure intégration des normes produit et de la qualité à l’échelle internationale, d’autre
part.

C’est là que peut intervenir le CTAE qui se positionnerait justement à ce niveau pour assister,
d’une part, les entreprises des secteurs de l’agro-alimentaire et de l’emballage dans leur
développement et l’amélioration de leur compétitivité, et, d’autre part, les autorités
publiques dans la mise en œuvre de la politique du Gouvernement en matière de
développement de la filière.

L’opportunité de création du CTAE ne doit donc pas être envisagée sous le seul angle des
services marchands aux entreprises industrielles existantes (cela ne saurait le justifier) mais
dans une vision plus globale de développement de la filière agricole et d’amélioration du taux
d’intégration de l’économie nationale.

CBM Consulting 121


Etude de marché

III – ETUDE DE
MARCHE
Etude de marché

1. OBJECTIF ET CADRE METHODOLOGIQUE DE L’ETUDE DE MARCHE

1.1. Objectifs et résultats attendus de l’étude de marché

L’étude de marché s’inscrit dans la réalisation de la seconde phase de la mission. Elle fait suite
à la revue documentaire où les données collectées ont permis de caractériser le secteur, ses
filières et ses sous filières ainsi que ses spécificités. Ces premières données ont permis d’avoir
un aperçu général sur le secteur et un point de départ ainsi que de précieuses orientations
pour l’étude du positionnement du Centre Technique à créer.

L’objectif de l’étude de marché est de donner des indications sur les niveaux technologiques
atteints par les principales filières du secteur à partir des enquêtes sur le terrain auprès des
acteurs principaux : opérateurs économiques, associations professionnelles, chambre de
commerce et d’industrie, les institutions et structures chargées du développement des filières
concernées.

Ces enquêtes visent à définir les besoins réels des bénéficiaires, une identification des
prestations correspondant à leurs attentes en les confrontant aux activités classiques d’un CTI
à savoir :
 analyses et essais ;
 diagnostics et études ;
 renforcement des capacités et formation ;
 conseil en matière de réglementation ;
 assistance technique ;
 recherche et développement (R&D), innovation ;
 information industrielle et promotion.

Les résultats attendus sont, entre autres, la caractérisation de la clientèle potentielle du CTI,
l’estimation du nombre d’unités par filière et son évolution, la détermination du nombre
d’unités réellement concernées par les services du CTI.

CBM Consulting 123


Etude de marché

1.2. Rappel des activités des Centres Techniques


Avant de présenter le déroulement et les résultats de l’étude de marché, il y a lieu de rappeler
les missions et les prestations attendues d’un Centre Technique similaire.

1.2.1. Missions
Le CTAE a pour mission de :

 promouvoir le progrès technique,


 participer à l’amélioration du rendement et
 à la garantie de la qualité dans l’industrie.

Le CTAE vise à promouvoir l’innovation et le progrès technique et de participer à l’amélioration


de la productivité et de la qualité dans l’industrie, en favorisant une approche intégrée et la
mise en avant des synergies dans la filière.
A l’écoute des enjeux techniques, économiques, réglementaires et normatifs de la profession,
il a pour objectif d’aider les entreprises à intégrer les innovations, à s’adapter à l’évolution
rapide des marchés et à se positionner aux niveaux régional et mondial.
Le CTAE mettra son savoir-faire, son expertise et ses compétences à la disposition des
professionnels dans le cadre d’actions collectives : innovation et recherche, gestion et
diffusion de l’information, promotion de la filière, normalisation, développement.
Il intervient aussi dans le cadre d’actions privées : consultance (appui technique, essais),
certification, formation …
Ses activités se regroupent autour de trois grandes lignes :

 Mettre un savoir faire et des compétences reconnues à la disposition des entreprises :


consultance, assistance technique, essai, formation, information...
 Accompagner les professions pour qu’elles occupent une place de leader sur les
marchés nationaux, régionaux (UEMOA) et internationaux : normalisation, qualité,
technologies de pointe.
 Acquérir, centraliser, gérer et diffuser l'information scientifique et technique : recherche
et développement, veille économique, réglementaire, technologique, documentation.

CBM Consulting 124


Etude de marché

1.2.2. Prestations
Les prestations traditionnellement fournies par un CTI similaire se présentent comme suit :
1.2.2.1. Conseil et assistance technique
 Aspects réglementaires (cahiers des charges, normes)
 Aspects technologiques (identification des technologies et choix des équipements,
implantation industrielle)
 Les produits : Développement de nouveaux produits…;
 Le process : optimisation et validation des procédés de fabrication, élaboration et
validation des plans d’aménagements …
 Les systèmes de gestion de la production : amélioration de la productivité, GPAO,
GMAO, plan d’optimisation de la consommation d’énergie, appui à l’innovation, appui
à la conception d’usines et d’ateliers de fabrication….
 Pour le secteur de l’emballage, la conception et le design : Conception graphique,
marque et logotype, étiquette, conception des volumes : boîte, étui, plateau, caisse, …
 L’organisation commerciale : étude de marché, assistance technique pour
l’organisation commerciale, mise en place d’une cellule export, ….
 La qualité
o L’actualisation des systèmes de management mis en place
o La mise en place des bonnes pratiques de fabrication et des bonnes pratiques
d’hygiène
o La mise en place des systèmes de management ISO 22000, IFS, BRC , ISO 9001,
ISO 14001, OHSA 18001 et des systèmes intégrés
1.2.2.2. Etudes
 Pré-diagnostic de mise à Niveau
 Diagnostic et plan de mise a niveau
 Expertises techniques : évaluation de matériel usagé, évaluation de la viabilité
technique d’une entreprise
 Etude de faisabilité de projet
o laboratoires d’autocontrôle au sein des entreprises
o structure de recherche et développement
o Lancement et développement de nouveaux produits,

CBM Consulting 125


Etude de marché

 Etudes sectorielles
o Etudes stratégiques : étude sur les opportunités nouvelles d'utilisation des sacs
grande contenance en papier kraft, étude sectorielle relative à l'emballage
souple, étude sur l'emballage et la présentation des produits agricoles frais et
de la pêche, étude sur l'emballage des conserves et semi- conserve…
o Etude pour l'identification des besoins en formation continue des entreprises
d’un secteur ou d’une branche déterminée
o Etude sur les besoins des entreprises d‘un secteur ou d’une branche
déterminée en matière de R & D
o …
1.2.2.3. Formation
1.2.2.3.1. Exemples pour le secteur agro-alimentaire
 Les traitements thermiques, Comprendre les enjeux technologiques (process,
produits, emballages, sécurité,…) ;
 La traçabilité en industrie alimentaire ;
 Définition et validation des barèmes de pasteurisation/ stérilisation ;
 Le mangement de la qualité, sécurité et environnement, en particulier sur les
référentiels et normes suivantes: ISO 9001, ISO 14001, ISO 22000, OHSAS 18001, IFS,
BRC ;
 L’audit interne des systèmes de management de la sécurité sanitaire des denrées
alimentaires, de la qualité et de l’environnement ;
 Les bonnes pratiques d'hygiènes et les bonnes pratiques de fabrication ;
 Echantillonnage dans l'industrie agro-alimentaire ;
 Outils d'analyse microbiologique et maîtrise des risques ;
 Plan de contrôle et protocoles de validation de DLC et de DLUO des produits ;
 Etiquetage des denrées alimentaires, allégations nutritionnelles et allégations de
santé ;
 Le contrôle statistique des préemballés, réglementation et plan de contrôle ;
 Organisation et outils de la veille réglementaire en entreprise agroalimentaire ;
 Les additifs alimentaires - conservateurs et colorants et autres (réglementation et
méthodes d’analyse);

CBM Consulting 126


Etude de marché

 Les contaminants, réglementation nationale et internationale, échantillonnages et


plan de contrôle ;
 Techniques d’analyse microbiologique selon la norme ISO 7218 :2007
 Le contrôle de l’aéro-bio contamination au sein d’un laboratoire d’autocontrôle
 Techniques d’analyse
 Technique de recherche, de dénombrement et de confirmation des principaux germes
pathogènes rencontrés dans l’industrie alimentaire
 Bonne pratique de laboratoire (BPL)
 Contrôle de la qualité microbiologique
 Techniques d’analyses chromatographiques : mycotoxines, pesticide, conservateurs
 Colorants : méthodes d’identification et de quantification
 Analyse de contrôle qualité : laits et produits laitiers, corps gras, céréales et dérivés
1.2.2.3.2. Exemples pour le secteur de l’emballage
 Procédés d’impression
 Développement et Compatibilité Emballage/Produit
 Maîtrise des caractéristiques des emballages
 Maîtrise des procédés et des activités connexes
 Management de la traçabilité, de la qualité, de l’énergie et de l’environnement

1.2.2.4. Analyses et essais


1.2.2.4.1. Exemples pour le secteur agroalimentaire
 Validation des protocoles de DLC et DLUO
 Etude de vieillissement des denrées alimentaires.
 Analyses microbiologiques
o Microbiologie des aliments
o Microbiologie des eaux
o Microbiologie des conserves
o Contrôle de l’hygiène

CBM Consulting 127


Etude de marché

 Analyses physicochimiques
o Physicochimie courante des aliments
o Physicochimie des céréales
o Physicochimie des eaux
o Physicochimie du lait et produits dérivés
o Physicochimie des fruits et légumes et produits dérivés
o Physicochimie des corps gras
o Analyse des contaminants
o Analyse des additifs alimentaires et des vitamines
 Les analyses sensorielles
o Analyse sensorielle du lait et produits laitiers
o Essai duo-trio
o Essai de comparaison par paires
o Elaboration des profils sensoriels
o Profil de la texture.
o Evaluation de la couleur des produits alimentaires
o Mesure des seuils de détection d'odeur, de flaveur et de goût

1.2.2.4.2. Exemples pour le secteur emballages


 Papier et carton : épaisseur, grammage, déchirement, éclatement, traction, rigidité,
blancheur, opacité, lissé Bekk, absorption Cobb, perméabilité Bendtsen, humidité,
taux de cendres, composition fibreuse, compression Concora CMT, compression RCT,
lissé Bendsten, compression à faible écartement SCT, essai d'imprimabilité IGT…
 Carton ondulé : épaisseur, éclatement, perforation, compression à plat FCT,
compression sur chant ECT, compression de caisse BCT, grammage des composants,
absorption Cobb…
 Matériaux plastiques : épaisseur, identification FTIR & DSC, indice de fluidité,
densité, dureté Shore, rétraction, déchirement, traction, force de scellage à chaud -
hot tack, vieillissement, friction, Gloss, perméabilité à la vapeur d'eau, perméabilité à
l'oxygène, étanchéité à l'air…

CBM Consulting 128


Etude de marché

 Emballage de transport et matières dangereuses : conditionnement, vibration


mécanique, vibration hydraulique, chute libre, compression dynamique, choc
horizontal, étanchéité à l'air, pression hydraulique, compression statique…
 Emballages métallique : étanchéité des boîtes, dimensions, porosité du vernis, charge
du vernis, adhérence du vernis, étamage, dureté, éclatement…
 Emballages alimentaires : migration globale, migration spécifique, identification de la
nature des matériaux
1.2.2.5. R&D et innovation
 Projets nationaux à l’initiative des industriels et des entreprises du secteur ayant pour
objectif de favoriser le rapprochement et mettre en place un partenariat stratégique
entre la recherche scientifique et le tissu industriel.
 Coopération avec les universités dans le cadre de Programmes de Fin d’Etudes
1.2.2.6. Information
 Un CDII- Centre de Documentation et d'Informations Industrielles, regroupant plus des
ouvrages et revues spécialisées;
 Une cellule de veille économique, technologique et réglementaire, marketing national
et international pour mieux connaître l'environnement concurrentiel, les marchés :
 Une base de données réglementaire ;
 Organisation de séminaires d'information et de sensibilisation pour traiter les
problèmes d'actualité dans les différentes branches du secteur.

1.3. Méthodologie de l’étude de marché


Parallèlement à la revue documentaire, la conduite de l’étude de marché s’est reposée
essentiellement sur une enquête de terrain à base de questionnaires et des entretiens avec les
bénéficiaires potentiels :

 Les entreprises du secteur agro-alimentaire,


 Les entreprises du secteur de l’emballage,
 Les associations professionnelles sectorielles regroupant ces entreprises,
 Les autorités publiques directement concernées par le développement de cette filière :
Ministère de l’Industrie et du Commerce et de la Promotion de l’Emploi, Ministère de
l’Agriculture…

CBM Consulting 129


Etude de marché

1.3.1. Enquête de terrain

 De l’outil de collecte des données : du questionnaire


Afin de définir leurs besoins d’assistance et d’encadrement par le Centre à créer l’équipe de
mission a préparé un questionnaire qui a été validé par la BRMN. Le questionnaire et la lettre
d’accompagnement/ introduction ont été transmis, avec une lettre d’introduction fournie par
le BRMN, à la grande majorité de la population nationale d’entreprises concernées des
secteurs de l’agro-alimentaire et de l’emballage (annexe 1).

Le questionnaire est structuré selon une approche « en entonnoir » avec 7 volets consécutifs
distincts :
 Identification de l’entreprise
 Indicateurs économiques de l’entreprise
 Besoins du secteur et de l’entreprise en prestation technique
 Offre de prestations existantes, selon l’entreprise
 Les prestations techniques que devrait fournir le CTAE d’après l’entreprise
 Intention d’achat des services du CTAE par l’entreprise
 Raisons, pour l’entreprise, de recourir aux prestations du CTAE

Les entreprises ont été contactées (et, pour la plupart, plusieurs fois relancées) par e-mail,
téléphone, visite sur site… Elles ont également été indirectement saisies par le biais du BRMN
(pour les entreprises adhérentes) et des principales organisations patronales à l’échelle
nationale (CNPB, CCIB, ASNIB et CIPB). En effet, les organisations patronales ont été associées
à ce projet dès la phase initiale. Elles ont toutes fait part de leur intérêt pour ce projet et l’ont
appuyé au niveau de leurs adhérents concernés. Elles ont même assisté l’équipe dans la
relance de leurs entreprises adhérentes.
Les réponses reçues ont, par la suite, été, au fur et à mesure, compilées, traitées, harmonisées.
Les données collectées ont alors été analysées.
 De la constitution de l’échantillon et de l’envoi du questionnaire

CBM Consulting 130


Etude de marché

La constitution de l’échantillon des entreprises a tenu compte de la diversité des activités du secteur
agro alimentaire, du critère de taille, et de région. La base initiale a été constituée à partir de
différentes bases de données existantes des entreprises du secteur. La liste de base est l’excellent
répertoire des entreprises industrielles élaboré par la Direction du Développement Industriel. Cette
liste a été enrichie par :

 la base de données des entreprises ayant adhéré au PNRMN,


 les annuaires des membres des principales organisations patronales nationales (CNPB, CCIB,
ASNIB, CIPB),
 Les entreprises citées par les différentes études déjà réalisées dans ce domaine :
o Etude pour l’identification des filières agroindustrielles prioritaires (2008)
o L’industrie agroalimentaire dans l’UEMOA : panorama, problématiques, enjeux et
perspectives (2008)
o Etude sur l’industrie agro-alimentaire, facteur d’autosuffisance alimentaire et de
croissance pour l’économie béninoise (2009)
o Plan stratégique de relance du secteur agricole - PSRSA (2011)
o Opportunités du marché nigérian pour les produits agricoles, agroalimentaires et
animaux du Bénin : analyse documentaire (2012)
o Analyse de la chaine de valeur du secteur anacarde du Bénin (2010)
o Quelle place pour l’ananas biologique du Bénin sur le marché international ? (2011)
o Diagnostic global de la filière anacarde au Bénin (2003)
o Benin : étude sur la commercialisation des produits dérivés du manioc vers les marches
des pays limitrophes - Niger, Nigeria, Togo et Burkina Faso (2008)
o Etude sur la compétitivité de la filière anacarde du Bénin (2009)
o Analyse de la performance des chaînes de valeurs de l’ananas au Bénin (2011)
o Rapport diagnostic sur l’analyse de l’offre de manioc et dérivés du Bénin (20004)
o Etude sur le positionnement stratégique du secteur de l’emballage dans la zone de
l’UEMOA en 2009 ;
o Etude réalisée par le CCI sur les emballages en 1996

Cette première recherche documentaire fouillée a permis d’identifier 167 entreprises du secteur agro
alimentaires et 10 entreprises d’emballages.

CBM Consulting 131


Etude de marché

Sur ces entreprises, plusieurs n’ont pu être contactées (contacts téléphoniques et e-mail) ayant, soit
cessé les activités, soit complètement changé leurs coordonnées et devenues, par conséquent,
injoignables.

Tableau 1 - Echantillon des entreprises enquêtées

Entreprise Echantillon
Secteurs Base initiale ayant mails et Base initiale
tel fonctionnels

Agro alimentaire 167 86 86 167

Emballage 10 7 7 10

Total 177 93 93 177

Le questionnaire a été adressé à 93 entreprises couvrant 15 filières traduisant ainsi la diversité des
activités de l’agro alimentaire. Il s’agit des filières suivantes : boisson non alcoolisées, anacarde, huile
végétale, eau de boisson, brasserie, farine infantile et compléments alimentaires, riz, yaourt et autres
produits laitiers, pâtisserie, produits congelés, karité, pâtes alimentaires, aliments du bétail, produits
céréaliers et apparentés, boisson alcoolisées et emballage. Par ailleurs les entreprises questionnées
ont couvert tous les départements à l’échelle nationale avec une forte représentation de
l’Atlantique/Littoral (voir liste des entreprises en annexe 2).

 Du taux de réponses et synthèse des difficultés de l’enquête


Les entreprises béninoises n’étant pas habituées à ce mode d’enquêtes (enquête par mailing), il a été
procédé à plusieurs relances afin d’obtenir un taux de retour significatif.

Au regard du très faible taux de réponses obtenues durant la période du 26 janvier au 06 février,
plusieurs relances par téléphone/ mails et parfois par des déplacements au siège des entreprises ont
été effectués durant les mois de février et mars. Le tableau faisant le point détaillé des envois et des
relances se trouve en annexe.

En parallèle, les associations professionnelles ont été sollicitées pour sensibiliser et relancer leurs
membres afin de maximiser le nombre de réponses et de parvenir aux résultats attendus.

Tableau 2 - Répartition de l’échantillon par département du Bénin

CBM Consulting 132


Etude de marché

DEPARTEMENTS NOMBRE

ATLANTIQUE/LITTORAL 63

OUEME/PLATEAU 15

ZOU/COLLINES 9

MONO/COUFFO 1

ATACORA/DONGA 2

BORGOU/ALIBORI 3

TOTAL 93

Tableau 3 - Répartition des envois de questionnaires et des réponses par branches d’activités

FILIERES ENVOIS RECEPTIONS

Boisson non alcoolisées 23 6

Anacarde 7 2

Huile végétale 7 3

Eau de boisson 5 3

Brasserie et boissons alcoolisées 4 1

Farine Infantile et compléments alimentaires 7 3

Riz 3 1

Yaourt et autres produits laitiers 9 1

Pâtisserie 9 3

Produits congelés 5 0

Karité 1 1

Pâtes alimentaires 2 1

Aliments du Bétail 3 2

Produits Céréaliers et apparentés 1 1

CBM Consulting 133


Etude de marché

Emballages 7 2

TOTAL 93 30

Le bilan des retours indique que :

 Sur les 93 questionnaires transmis aux entreprises, 30 ont été dûment remplis (annexe
3) et retournés avec, il est vrai, un faible taux de réponses sur les aspects économiques et
financiers du questionnaire
 Sur les 14 branches d’activités identifiées, 13 branches ont été couvertes (les entreprises
de la branche des produits congelés n’ont pas répondu malgré nos multiples relances)
 Sur 23 questionnaires transmis aux entreprises de la branche d’activités boissons non
alcoolisés, 6 entreprises ont retourné les questionnaires remplis
 Sur 9 entreprises de la branche de pâtisserie seules 3 ont pu répondre aux questions
 Sur les 9 entreprises de la filière yaourt et produits laitiers une seule a répondu aux
questions
 Sur les 7 entreprises de la branche d’activités emballage, 2 ont répondu aux questions

Aucune justification sur le souhait de ne pas répondre aux questions n’a été obtenue de façon
formelle. Toutefois il faut souligner que lors des relances téléphoniques, la majorité des
entreprises relancées ont bien exprimé leur intérêt pour le projet mais ont été réticentes à
communiquer des informations; elles ont été méfiantes quand à l’utilisation et la finalité des
données qui seront collectées et ceci malgré la garantie donnée par la BRMN et l’implication
des associations professionnelles (peur de la cybercriminalité, de la concurrence, de la
fiscalité).

Parallèlement à ces relances téléphoniques, une stratégie de relance de proximité a permis de


réorienter l’enquête « sur le terrain » avec des rendez vous (obtenus parfois difficilement) auprès de
certaines entreprises ciblées en fonction de leurs branches d’activités. Cette réorientation de l’enquête
n’a pas donné les résultats escomptés. Les entreprises ont rarement respecté ces rendez-vous et ont
évoqué le manque de temps surtout que la période coïncide avec celle de l’établissement des états
financiers et de déclaration fiscale.

CBM Consulting 134


Etude de marché

Il faut relever aussi des difficultés lors de la constitution de la base de l’échantillon. Les bases des
données des entreprises sont rarement actualisées, ce qui complique et rallonge les délais de la
réalisation de telles enquêtes. Sur les entreprises 93 entreprises à qui les questionnaires ont été
adressés, plus du tiers ont été à nouveau envoyés. Pour celles dont ces adresses sont indisponibles, il
a été opté pour les appels téléphoniques afin d’obtenir ces adresses et leur envoyer le questionnaire.
Il était difficile de les joindre car les numéros sonnent mais les répondants ne décrochent pas. Ce
phénomène est encore plus prononcé avec les numéros de téléphones fixes. Cet état de choses a
contraint à un réajustement du délai prévisionnel des étapes de l’enquête afin de ne pas allonger le
délai final.

1.3.2. Entretiens
Des entretiens ont été réalisés avec les différentes parties prenantes dans la création du Centre
Technique de l’Agro-alimentaire et de l’Emballage (responsables de l’administration béninoise, des
institutions d’appui, des entreprises du secteur, des associations professionnelles, …) évoluant au sein
du secteur IAA et de l’emballage (annexes 4 et 5). Au cours de ces entretiens, les experts ont pris
connaissance de la situation « sur le terrain » en en profitant pour remplir les questionnaires, en
expliciter le contenu, aider les vis-à-vis à formuler leurs besoins en explicitant davantage le rôle du
CTAE.

 Les institutionnels
Les résultats d’une première étude sur l’opportunité de création de Centres Techniques Industriels au
Bénin qui a été menée, début 2014 par l’un des experts de la présente mission et qui a déjà visité, dans
ce cadre, la plupart des institutions concernées par le projet, ont été pris en considération :

 Agence Béninoise de Normalisation et de la gestion de la qualité ABeNOR


 Agence Béninoise de Métrologie et de Contrôle de la Qualité ABMCQ
 Centre de Perfectionnement et d'Assistance en Gestion CEPAG
 Cellule d'appui technique
 Centre National d'Essais et de Recherche des Travaux Publics (CNERTP)
 Centre de gestion agréé(CGA) AMACG/CGA CBACE/CGA
 Agence Béninoise d'Electrification Rurale et de Maitrise de l'énergie (ABERME)
 Centre d'encadrement des PME (CePEPE)
 Centre de Perfectionnement du Personnel des Entreprises (CPPE)
 Agence Béninoise de Sécurité Sanitaire des Aliments (ABSSA)
 Laboratoire Central de Contrôle de la Sécurité Sanitaire des Aliments (LCSSA)
 Laboratoire de la Direction de l'Alimentation et de Nutrition Appliquée (DANA)

CBM Consulting 135


Etude de marché

 Laboratoire de la Faculté des Sciences Agronomiques (FSA)


 Laboratoire de la Faculté des Sciences Techniques (FST)
 Laboratoire de l'Ecole Polytechnique d'Abomey Calavi (EPAC)
 Institut Régional du Génie Industriel, des Biotechnologies et Sciences Appliquées (IRGIB-Africa)
 Laboratoire de la direction de l'Agriculture (DAGRI)
 Direction des Pêches
 B&A Consulting (Bureau d’études privé)
 Chambre de Commerce et d'Industrie du Bénin (CCIB)
 Association Nationale des Industries du Bénin (ASNIB)
 Conseil National du Patronat du Bénin (CNP-Bénin)

Au cours de ces visites, la précédente étude a pu dresser un cadre général de l’infrastructure


technologique nationale existante dans ce domaine et des possibilités de coopération avec le futur
CTAE. Elle a par ailleurs fait part de l’intérêt des principales organisations patronales pour ce projet.
Dans un souci d’efficacité, nous nous sommes directement basés sur les informations et les conclusions
de cette étude. Seules deux institutions nécessitaient, du constat même de l’étude, des
approfondissements lors de la réalisation de l’étude de faisabilité du CTAE : la DANA et le LCSSA. Ces
deux institutions couvrent tous les essais existants au Bénin pour les besoins du secteur agro-
alimentaire.

Par ailleurs, toujours dans le même souci d’efficacité, les réunions collectives (organisations
patronales) ont été privilégiées dans la planification des interventions.

Un travail pédagogique a enfin été réalisé, notamment vis-à-vis des autorités publiques qui
constitueront au cours des premières années le principal client du Centre, afin de mieux
expliciter le rôle du Centre Technique et son apport pour la consolidation et la promotion de
la filière.
La cible avec laquelle les entretiens sont réalisés à été la suivante.

 Institutions technologiques
Le Laboratoire Central de Sécurité Sanitaire des Aliments (LCSSA) et la Direction de l’Alimentation et
de la Nutrition Appliquée (DANA) afin de voir les possibilités de sous-traitance dans un sens et dans

CBM Consulting 136


Etude de marché

l’autre avec le CTAE. D’après les conclusions de l’étude d’opportunité de création des centres
techniques au Bénin précitée, ces deux institutions sont les seules qui peuvent collaborer
opérationnellement avec le CTAE en matière d’analyses et essais au profit des entreprises. Les autres
institutions (secteur privé ou autres institutionnels) n’ont pas de valeur ajoutée à lui offrir.

o Le LCSSA
Le LCSSA a été mis en place dans le cadre du renforcement des capacités du Bénin en matière de
sécurité sanitaire des aliments, notamment pour assurer un contrôle rigoureux des exportations du
pays en produits de la pêche vers le marché européen. En effet, le financement de ce laboratoire
moderne (construction et équipement) a été réalisé grâce à une coopération avec l'Union Européenne.
C'est un laboratoire construit sur un terrain de 2000 m² de superficie dont 1450 m² couverte (975 m²
pour le laboratoire physico-chimique et 375 m² pour le laboratoire de microbiologie). L'investissement
total a atteint les 6,5 millions de FCFA.

Le laboratoire comporte un laboratoire de microbiologie conçu selon les normes internationales


(marche en avant) et un département pour l'analyses physico-chimiques équipé notamment par
quatre chromatographes en phase gazeuse, un HPLC muni de deux détecteurs et un dispositif
d'absorption atomique four/flamme en plus des équipements nécessaires pour le dosage des fibres,
protéines, cendres, ABVT et sulfite.

Le laboratoire se prépare pour accréditer un certains nombre d'essais avec une assistance technique
belge.

Actuellement, le LCSSA emploie 23 salariés dont 13 cadres techniques.

Le PDG du LCSSA qui avait, dans la précédente étude, fortement recommandé la création d’un CTI
agro-alimentaire, a fait part de la disponibilité du LCSSA à coopérer avec le CTAE et notamment dans
le cadre de la sous-traitance des analyses et essais qui seraient requis par les entreprises de la filière
selon des procédures préférentielles qui seraient définies ultérieurement.

Cette coopération est d’autant plus précieuse que le LCSSA bénéficie d’un laboratoire très bien équipé
(annexe 6) et ses prestations (annexe 7) couvrent la quasi-totalité des besoins des entreprises agro-

CBM Consulting 137


Etude de marché

alimentaires en analyses et essais. La coopération entre le futur CTAE et le LCSSA permettra de réduire
très fortement les besoins d’investissement du centre.

o La DANA

La DANA est très bien implantée dans la filière agro-alimentaire nationale. Elle est connue de la plupart
des entreprises visitées qui ont déclaré avoir déjà eu recours à ses services dans le domaine des
analyses microbiologiques et physico-chimiques.

Mais, dans le cadre de la réalisation des travaux du cinquantenaire, le siège de cette institution a été
démoli et son laboratoire est, depuis, dans des locaux provisoires (annexe 8).

L’entrée en exploitation du LCSSA, doté d’un laboratoire moderne et très bien équipé, a réduit son
activité dans la région de Cotonou mais elle continue d’opérer pour des analyses de base avec une
clientèle aux besoins maitrisés (annexe 9).

Le Directeur de la DANA a fait part de la disponibilité de son institution à coopérer avec le CTAE et
notamment dans le cadre de la sous-traitance des analyses et essais qui seraient requis par les
entreprises de la filière selon des procédures préférentielles qui seraient définies ultérieurement. Il a
également émis l’idée de loger le CTAE dans le centre horticole d’Ouando.

CBM Consulting 138


Etude de marché

 Organisations patronales

Le CNPB, la CCIB, l’ASNIB et le CIPB : leur visite avait un double objectif : Les informer de la tenue de la
mission et prendre leurs recommandations concernant la mission, d’une part, et leur demander de
transmettre le questionnaire à leurs adhérents et nous aider dans la réalisation de l’enquête, d’autre
part.

L’idée de base de ces visites était de faire des organisations patronales des partenaires forts de ce
projet. En effet, un Centre Technique est créé pour promouvoir une filière donnée avec une approche
intégrée assistance/laboratoires/informations/études économique… Il intervient aussi bien au niveau
microéconomique (assistance ou formation des entreprises, analyse des échantillons…) que
macroéconomique (études économiques, annuaires professionnels, sensibilisation…). Celles-ci doivent
donc être impliqués dans sa création et, par la suite, ses orientations stratégiques.

Tous les responsables rencontrés ont soutenu le projet et bien saisi son importance pour le
développement de la filière agro-alimentaire avec le volet emballage. Ils ont également accepté de
soutenir l’enquête en sensibilisants leurs adhérents tout en nous prévenant que les taux de réponse à
ces enquêtes est généralement faible malgré leurs efforts.

 Entreprises agro-alimentaires et d’emballages

Pour les entretiens, un échantillon de 15 entreprises (annexe 4) a été sélectionné de manière à


constituer un échantillon d’activités aussi large que possible avec, autant que possible, les leaders de
chaque branche en se concentrant, pour des raisons de contraintes de temps, sur Cotonou,
éventuellement Abomey Calavi voire même Porto Novo.

1.3.3. Conclusion

Au-delà des difficultés énoncées plus haut, les analyses des données de l’enquête ont été renforcées
non seulement par les conclusions de l’étude d’opportunité et des entretiens avec quelques leaders
des différentes branches d’activités et les organisations patronales.

Le traitement des données recueillies permettra d’avoir des résultats représentatifs des entreprises de
la filière.

CBM Consulting 139


Etude de marché

2. PRESENTATION DES RESULTATS DE L’ENQUETE

2.1. Données générales de l’analyse : indicateurs économiques

La première partie du questionnaire avait pour objectif de quantifier la représentativité des


questionnaires recueillis et faciliter l’extrapolation des données sur la population totale des entreprises
de la filière.

Les résultats se présentent comme suit :

variation moyenne des indicateurs économiques par entreprise

22%

Croissants

41% Décroissants
Constants
8%
Pas de réponses

29%

Le premier constat est que près de la moitié des entreprises (41%) n’ont pas renseigné le volet financier
du questionnaire. C’est du à leurs réticences à divulguer des informations internes qu’elles considèrent
comme confidentielles.

Seule une moitié des entreprises du panel ont répondu. Il ressort que :

 22% des entreprises enquêtées ont connu une croissance ces dernières années (2012-2014)
des indicateurs précités ;
 29% des entreprises ont connu une stagnation de ces indicateurs ;
 8% ont connu une baisse de ces mêmes indicateurs.

CBM Consulting 140


Etude de marché

En fait, ces informations doivent être relativisées car toutes les entreprises n’ont pas des états
financiers certifiés par un commissaire aux comptes.

Tableau 4 - Variation des indicateurs économiques par entreprises

INDICATEURS taux de taux de taux de taux d'abstention


croissance décroissance constance de réponse

Effectifs globaux employés en 39% 9% 30% 22%


nombre

Nombre de cadres et d’agents 9% 4% 57% 30%


de maîtrise

Nombre de cadres et d’agents 4% 4% 35% 57%


de maîtrise techniques

CA en millions de FCFA 57% 9% 13% 22%

Pourcentage à l’exportation 22% 9% 30% 39%

Investissements immatériels en 13% 13% 30% 43%


millions FCFA

Investissements en matériel du 9% 9% 17% 65%


laboratoire en millions FCFA

Dépenses en formation en 26% 9% 17% 48%


millions FCFA

variation moyenne des 22% 8% 29% 41%


indicateurs par entreprise

Pour les autres indicateurs (matériel de laboratoire, investissements immatériels…), le fort


pourcentage d’abstention s’explique essentiellement par l’absence de ceux-ci. De même, les réponses
positives doivent relativisées. En effet, il ressort des entretiens effectués que l’essentiel de l’assistance
reçue a été réalisé dans le cadre de la coopération technique belge. Seules deux entreprises parmi la
quinzaine visitées avaient réalisé des investissements immatériels par leurs propres moyens.

Le dépouillement de ce volet des questionnaires ne peut donc répondre à l’objectif initial. Mais la
cartographie de la filière réalisée lors de l’étape précédente de la mission couplée aux connaissances

CBM Consulting 141


Etude de marché

de Mrs Onodjé et Wolou, d’une part, et des résultats des visites et des entretiens réalisés en parallèle
au questionnaire ont permis de pallier à cette défaillance prévisible.

En effet, les entreprises ayant répondu au questionnaire sont présentes dans toutes les branches clé à
l’échelle nationale : 20% dans la filière des produits non alcoolisés (eau, jus, ananas, sirop), 7% dans
l’emballage, 10% dans le riz, 10% dans l’anacarde, 50% des autres filières (pâtisserie, aliments de bétail,
produits congelés, karité, yaourt, produit alcoolisés, farine infantile…) en proportions presque
identiques. Elles sont donc sectoriellement représentatives de la filière.

En outre, plus du quart des entreprises ayant répondu au questionnaire sont exportatrices.

Par ailleurs, les entreprises ayant répondu sont de taille très variable avec de grandes entreprises (huile
végétale, aviculture, eau minérale…), des leaders des principales branches exportatrices (jus d’ananas,
anacarde…), des TPE (jus d’ananas, farine infantile, sachets plastique, karité…). Elles représentent donc
réellement la filière avec sa diversité typologique et organisationnelle.

Enfin, elles sont disséminées sur tout le territoire national selon une répartition conforme à celle du
tissu industriel en général : Porto Novo, Calavi, Allada, Ndali, Tchaourou…

Le panel des entreprises ayant répondu au questionnaire est donc bien représentatif de la filière.

2.2. Analyse des besoins du secteur en prestations techniques

2.2.1. Analyse de l’importance des prestations de services pour les entreprises

Les entreprises enquêtées témoignent d’un besoin important en matière de prestations techniques
comme en témoignent les données suivantes.

CBM Consulting 142


Etude de marché

Tableau 5 - Appréciation des prestations par les entreprises

Taux
Besoin peu Besoin Besoin Besoin très
Eléments d’importance des
intéressant intéressant important important
prestations

Conseil et Assistance
2 2 11 15 87%
technique

Etudes 2 5 14 9 77%

Formation 2 4 9 15 80%

Analyses et essais 4 5 11 10 70%

R & D et innovation 5 7 9 9 60%

Information 2 5 13 10 77%

75%

Source : données d’enquêtes 2015

Toutes les entreprises tous secteurs confondus accordent une grande importance aux prestations de
services techniques.

De l’analyse des réponses de l’enquête, relative au besoin de prestation technique dans le domaine de
l’agro-alimentaire au Bénin, il ressort qu’en moyenne 75% des entreprises jugent l’ensemble des
prestations techniques traditionnelles d’un CTI importante avec un intérêt particulier pour les
prestations relatives à l’assistance technique et à la formation technique.

CBM Consulting 143


Etude de marché

Taux d’importance des prestations


100%
90%
80%
70%
60%
50%
40%
30%
20%
10%
0%
Conseil et Etudes Formation Analyses et R & D et Information
Assistance essais innovation
technique

Pour plus d’exhaustivité et pour une meilleure adaptation au contexte national, le questionnaire a
demandé aux entreprises quelles autres prestations pourraient être effectuées par le CTAE pour
répondre à leurs besoins. Les propositions suivantes ont ainsi pu être récoltées :

1. L’appui à l’accès au financement des PME : à travers les études d’élaboration des plans d’affaires
et l’identification des structures finançant les PME
2. Le soutien de l’Etat béninois aux PME : le CTAE jouerait alors un rôle de catalyseur pour faire du
lobbying auprès des Autorités Gouvernementales
3. La recherche de marché et la commercialisation des produits
4. La gestion des entreprises et la formation à l’entreprenariat
Ces réponses amènent les remarques suivantes :

 Les plans d’affaires et l’identification des structures finançant les PME peuvent être réalisés par
le biais de la fonction études du CTAE,
 Le lobbying auprès des autorités publiques peut être réalisé à travers la préparation
d’argumentaires techniques par la fonction études du CTAE,
 La recherche de marché et l’aide à la commercialisation des produits peut être réalisée par la
fonction assistance du CTAE avec, en soutien, les fonctions formation (incoterms…) et études
(études de marché spécifiques) ; par contre le CTAE n’a pas pour objet d’effectuer lui-même la
commercialisation des produits ;

CBM Consulting 144


Etude de marché

 La gestion des entreprises et la formation à l’entreprenariat sont, à priori, déjà traitées par les
structures publiques et privées existantes ; le Centre technique se limite, comme son nom
l’indique, à une assistance technique ; ce domaine peut toutefois être rajouté au niveau des
fonctions de l’assistance et de la formation au cas où son conseil d’administration le jugerait
utile.

En conclusion les principaux résultats permettent de dégager les prestations prioritaires dans l’ordre
suivant :

1. Conseil et assistance technique (taux d’importance de 87 %) : les points les plus importants relevés
à ce niveau concernent les aspects réglementaires, techniques et qualité
2. Formation (taux d’importance de 80 %) : deux aspects principaux ont été évoqués à ce niveau. Il
s’agit des BPH et des BPF ainsi que la formation technique et pratique aux différents métiers aussi
bien de la production que de la maintenance des équipements.
3. Information (taux d’importance de 77 %) : il s’agit de l’information réglementaire du secteur, de
l’information économique et technologique
4. Analyses et essais (taux d’importance de 70 %) : les analyses de conformité afin de garantir la
sécurité sanitaire des produits mis sur le marché par les PME
5. Etudes (taux d’importance de 77 %) : les études pour l’élaboration des plans d’affaires, les études
sectorielles pour permettre une meilleure connaissance du secteur par les PME
6. R&D et innovation (taux d’importance de 60 %) : créer une collaboration entre les PME et les
structures de recherche telles que les universités nationales ou à l’étranger.

Ces besoins des entreprises ont été confirmés par les responsables de quelques entreprises leaders de
certaines branches d’activités ainsi que par les responsables des associations professionnelles
rencontrés au cours de l’enquête de terrain. Ils sont très conscients des grands défis qui attendent le
secteur agro alimentaire et ont estimé que les Centres Techniques Industriels (CTI), structures
d’expertise et de veille technologique, peuvent constituer des outils appropriés d’aide à l’amélioration
de la compétitivité des entreprises à travers les prestations traditionnellement fournies par un centre
technique industriel.

Au-delà de l’intérêt que suscite ce centre, les responsables d’entreprises et des associations
professionnelles ont beaucoup insisté, lors des entretiens, que la création du CTAE constitue une
réponse pratique à plusieurs difficultés pratiques régulièrement dénoncées par la profession (manque

CBM Consulting 145


Etude de marché

d’expertise technique adaptée, absence d’approche filière cohérente, faiblesse des prestations de
services aux entreprises…).

2.2.2. Analyse de l’importance des actions du Centre sur les activités des entreprises

Le tableau qui suit présente les différents taux d’importance de l’impact des actions du futur centre
par composante :

Tableau 6 - Importance de l'impact des actions du centre sur les différentes composantes d'une
entreprise agro alimentaire

Eléments Taux de « pas Taux d'importance Taux d'importance


d'importance » moyenne capitale

Organisation de
20% 13% 67%
l'entreprise renforcée

Amélioration de la
20% 27% 53%
productivité

Innovation
(renouvellement gamme 20% 23% 57%
produits)

Amélioration de la
20% 20% 60%
qualité-produit

Il apparait que 80% des entreprises pensent que les prestations du futur CTAE auront une importance
capitale sur leur compétitivité. Cette importance est relevée par les entreprises de toutes les branches
d’activité étudiées.

CBM Consulting 146


Etude de marché

Importance de l'impact des actions du centre sur les


différentes composantes d'une entreprise agro
alimentaire
20
18
16
14
12
10
8
6
4
2
0
pas d'importance (0) Importance moyenne (1 Importance capitale (3
et 2) et 4 )
Il y a toutefois un bémol. En effet, à la question de savoir quel montant ils seraient disposés à réserver
à ces futures prestations, les réponses des entreprises ont été floues et inutilisables.

En effet les entreprises envisagent de confier des missions au futur CTAE mais n’ont pas pu exprimer
le pourcentage du chiffre d’affaires qu’elles sont en mesure de réserver aux prestations délivrées par
le Centre. Elles ont, par contre, insisté sur les coûts de prestation assez abordables lors des entretiens.
C’est pourquoi elles estiment que le Centre devra être complémentaire aux dispositifs déjà existants
dans un souci de rationalisation et d’économie.

CBM Consulting 147


Etude de marché

2.3. Analyse des offres du secteur en prestations techniques

2.3.1. Analyse de l’offre en prestations technique à partir des données d’enquêtes

Appréciation de la disponibilité des différents types de prestations par les entreprises enquêtées :

Tableau 7 - Importance de l’impact des actions du futur centre par composante

Taux Taux de peu Taux de Taux de très


Eléments d'indisponibilité disponibilité disponibilité disponibilité

Conseil et assistance technique 37% 37% 27% 0%

Etudes 50% 40% 10% 0%

Formation 20% 25% 50% 5%

Analyses et essais 13% 43% 40% 3%

R & D et innovation 67% 30% 3% 0%

Information 67% 20% 13% 0%

Moyenne 42% 33% 24% 1%

L’ensemble des entreprises ayant donné une suite aux questionnaires, estiment que la plupart des
prestations sont indisponibles. Le nombre moyen d’entreprises ayant donné cette affirmation est de
42%. Il faut également noter qu’en moyenne, respectivement 33%, 24% et 1% ont estimé que les
prestations sont peu disponibles, disponibles et très disponibles.

Toutes les prestations prévues par le CTAE existent actuellement au Bénin avec un taux de disponibilité
et d’accessibilité qui varient. Les résultats de l’enquête sont les suivants :

1. R&D et innovation – Réponses positives (disponibilité et très disponible) de 3 % : existe à


essentiellement à travers la FSA et ses programmes de recherche scientifique.

CBM Consulting 148


Etude de marché

2. Information – Réponses positives (disponibilité et très disponible) de 13 % : existe surtout au


niveau de la chambre consulaire (cellule intelligence économique) ainsi que le ministère du
commerce en relation avec l’OMC. Ces services sont toutefois très insuffisants.
3. Etudes – Réponses positives (disponibilité et très disponible) de 10 % : Les études sont
actuellement réalisées par des structures telles que le CEPEPE (un instrument créé par la CCIB et
le CNPB) et des cabinets privés.
4. Conseil et assistance technique – Réponses positives (disponibilité et très disponible) de 27 % :
Cette prestation est effectuée par les agents des structures déconcentrées du MAEP, les projets
des partenaires techniques et financiers ainsi que par des cabinets et consultants privés.
5. Analyses et essais – Réponses positives (disponibilité et très disponible) de 43 % : Offre très
compétitive du LCSSA et de la DANA. Ce taux est amené à s’améliorer avec la montée en cadence
du LCSSA.
6. Formation – Réponses positives (disponibilité et très disponible) de 55 % : Cette prestation est
effectuée par les agents des structures déconcentrées du MAEP, les projets des partenaires
techniques et financiers, des cabinets de formation privés. Il faut y ajouter les lycées techniques et
les universités.

Le taux de réponses positives (disponibilité et très disponible) moyen obtenu pour l’ensemble des prestations
est de 25 %. Cela indique la faiblesse de l’offre en matière des prestations techniques pour les entreprises
industrielles de la filière agro-alimentaire et emballage.

2.3.2. Analyse générale sur l’offre du secteur en prestation techniques

L’analyse porte essentiellement sur le secteur agroalimentaire où il existe un certain nombre d’acteurs
publics et privés, de même que des prestataires de services au Bénin. Concernant le volet de
l’emballage, et plus encore de l’imprimerie, l’offre est très faible.

L’examen détaillé de ces prestations se présente comme suit :

 Conseil et assistance technique :


Cette prestation est effectuée par les agents des structures déconcentrées du MAEP, les projets des
partenaires techniques et financiers ainsi que par des cabinets et consultants privés. Il faut toutefois
noter que les interventions du MAEP concernent, bien entendu, essentiellement l’amont agricole de
la filière. Les prestations de la coopération technique (qui a mobilisé des experts internationaux ainsi

CBM Consulting 149


Etude de marché

que des experts nationaux) a, jusqu’ici, constitué l’essentiel des prestations dans le volet industriel.
Cette coopération technique a en outre permis de créer le marché de la demande et, par conséquent,
l’éclosion d’un premier noyau de consultants techniques locaux. Le revers de la médaille est que les
entreprises se sont habituées à avoir des prestations fortement subventionnées. La culture du recours
aux consultants pour améliorer la compétitivité des entreprises n’est pas encore enracinée. Jusqu’à
présent, c’est essentiellement les gestionnaires de programmes de développement qui ont suscité la
demande auprès des entreprises dans des programmes aux contours déjà fixés et non selon une
approche « demand-driven ». Il faut enfin noter le recours, dans des cas isolés, à de l’expertise à
l’international pour des questions spécifiques. Mais cela demeure anecdotique et ne constitue en
aucun cas un marché.

 Etudes
Les études sectorielles sont effectuées localement par des bureaux d’études ou des structures telles
que le CEPEPE, ainsi que par les services économiques des partenaires techniques et financiers au
Bénin. Toutefois les études publiques sont largement insuffisantes et les études spécifiques ne sont
pas accessibles à la plupart des PME.

 Formation
Il y a tout d’abord lieu de noter que le CTAE ne se positionne pas sur le même créneau que les lycées
techniques. En effet, le CTAE vise le recyclage et la mise à jour des connaissances des cadres de
l’entreprise afin de leur permettre de suivre l’évolution technique et technologique du secteur tandis
pour les lycées techniques visent la formation initiale des techniciens (mécaniciens, tourneurs,
soudeurs, etc …).

Le CTAE n’est pas, non plus, dans le même créneau que l’Université. Cette dernière vise la formation
initiale des cadres supérieurs tandis que le CTAE vise l’ultérieure mise à jour et l’approfondissement
de leurs connaissances en fonction notamment de l’évolution de la technologie et de la
réglementation.

Ses interventions recoupent, dans une très faible mesure, celles de la DANA. Mais les interventions de
cette dernière sont beaucoup plus larges. Le CTAE interviendra d’une manière beaucoup plus ciblée
au bénéfice des cadres des entreprises industrielles en matière de mise à jour et d’approfondissement
de leurs connaissances.

CBM Consulting 150


Etude de marché

Au niveau de la filière, il intervient, en fait, en complément aux interventions du MAEP qui concernent,
en ce qui les concerne, essentiellement l’amont agricole.

Les prestations de la coopération technique (qui a mobilisé des experts internationaux ainsi que des
experts nationaux) a, jusqu’ici, constitué l’essentiel des prestations dans le volet industriel. Cette
coopération technique a en outre permis de créer le marché de la demande et, par conséquent,
l’éclosion d’un premier noyau de formateurs techniques locaux. Le revers de la médaille est que les
entreprises se sont habituées à avoir des prestations fortement subventionnées. La culture du recours
à la formation pour améliorer la compétitivité des entreprises n’est pas encore enracinée. Jusqu’à
présent, c’est essentiellement les gestionnaires de programmes de développement qui ont suscité la
demande auprès des entreprises dans des programmes aux contours déjà fixés et non selon une
approche « demand-driven ».

 Analyses et essais
Autrefois réalisés par la seule DANA qui a réussi à se créer une image forte dans ce domaine, ce service
est actuellement assuré, en sus, par le LCSSA qui est la structure de référence nationale en termes
d’analyse de conformité des produits agricoles et agroalimentaires et qui dispose d’un laboratoire
moderne et très bien équipé.

Le LCSSA sera bientôt en mesure de répondre à la plupart des besoins des entreprises béninoises dans
le secteur agro-alimentaire.

Le seul bémol est que le LCSSA a une mission propre : assurer la sécurité sanitaire des aliments,
notamment pour assurer un contrôle rigoureux des exportations du pays en produits de la pêche vers
le marché européen. Or les activités d’analyses et d’essais du CTAE ont pour effet d’assister les
entreprises industrielles à améliorer la qualité de leurs produits et notamment le respect des normes
produits internationale par une approche intégrée (conseil, formation, information, analyses et essais).

Il est donc possible que cette différence d’objectifs, couplée au fait que les deux institutions soient
rattachées à des ministères de tutelle différents (ministère chargé de l’agriculture pour le LCSSAE et
ministère chargé de l’industrie pour le CTAE) avec des objectifs et des priorités propres, ne facilite pas
la coopération entre les deux institutions. Or la fluidité de cette coopération est une condition sine
qua none pour le développement du CTAE et, ce qui est plus important, de la filière.

 R&D et innovation

CBM Consulting 151


Etude de marché

Le R&D au Bénin est essentiellement fournie à travers la FSA et ses programmes de recherche
scientifique. Le CTAE pourra servir de passerelle entre l’Université et la profession et participer à
dynamiser et adapter ces activités par une collaboration plus structurée et plus développée entre
l’enseignement supérieur et le secteur privé de l’industrie agroalimentaire.

 Information
Elle est en général recherchée par les entreprises sur internet. De façon spécifique il manque les
conditions d’accès aux marchés et l’abonnement à des revues sectorielles pour chaque secteur
d’activité. Ce service existe au niveau de la chambre consulaire (cellule intelligence économique) ainsi
qu’auprès du ministère du commerce en relation avec l’OMC. Ces services sont toutefois très
insuffisants et ne permettent pas, à l’heure actuelle, de répondre aux attentes des entreprises de la
filière.

CBM Consulting 152


Etude de marché

3. POSITIONNEMENT STRATEGIQUE DU CTAE

3.1. Prestations au profit des entreprises

Selon les résultats de l’enquête auprès des entreprises, et compte tenu de la structure de l’offre et de
la demande de prestations de services techniques au profit de la filière agro-industrielle sur le marché
national, le positionnement du CTAE a pu être déterminé comme suit :

 Conseil et assistance technique


Le CTAE sera, de fait, l’unique intervenant pour le marché des entreprises de taille moyenne et grande.

Il pourra également intervenir par des « actions groupées » au niveau des petites entreprises d’une
même branche, surtout si un groupage géographique peut être effectué. Cette approche est
notamment envisageable pour les branches des jus de fruits et des noix de cajou. Il pourra ainsi
appuyer les entreprises qui ne disposent pas des compétences et moyens suffisants, notamment en
termes de personnel technique qualifié, d’équipements pour l’exercice de leurs activités. Cette activité
est actuellement partiellement assurée par les PTF ou les ONG et se manifeste par le transfert des
innovations et des techniques ayant fait leurs preuves ailleurs. Mais c’est très insuffisant, d’une part,
et la plupart du temps concentré sur l’amont agricole de la filière, d’autre part. Ces actions se feraient
pour le compte ds autorités publiques dans le cadre de ses programmes de développement de la filière.

Il pourra enfin intervenir à la demande des autorités publiques pour les campagnes de sensibilisation
des entreprises et de promotion de certains outils (BPH…).

Selon les résultats du questionnaire, le CTAE devra fournir les prestations relatives entre autres aux :
méthodes de travail, stratégie d’entreprise et l’appui l’assimilation des opérateurs lors des transferts
de technologies nouvelles au Bénin.

Il pourra faire appel au LCSSA ou à la DANA pour les activités ou ces dernières disposent d’une
expérience éprouvée.

CBM Consulting 153


Etude de marché

 Etudes
Les études ont été, jusqu’à présent, la plupart du temps axées sur l’amont agricole de la filière et le
volet industriel a rarement été approfondi.

La création du CTAE permettra d’approfondir les aspects industriels d’une part, et, surtout, d’aider à
la mise en œuvre des plans d’actions qui pourront être arrêtés.

Par ailleurs, l’existence d’une structure pérenne spécialisée permettra d’approfondir et d’actualiser,
au fil du temps, les différentes études réalisées de manière à en faciliter et adapter la mise en œuvre.

Enfin, la plupart des études réalisées dans le passé se sont vues contraintes, du fait de l’indisponibilité
de l’information, de se baser sur des éléments essentiellement qualitatifs. La création du CTAE
permettra de constituer et actualiser, au fil des années, les statistiques et les données relatives au
secteur et contribuer ainsi fortement aux études qui pourraient être réalisées par d’autres institutions
dans ce domaine dont il deviendra, peu à peu, un partenaire incontournable.

Selon les résultats du questionnaire, le CTAE devra fournir les prestations relatives notamment
aux études techniques (orientation stratégique et choix technologique), ainsi qu’aux études sur l’accès
aux marchés extérieurs.

 Formation
Pour les PME, qui constituent l’essentiel de la filière, le CTAE pourra intervenir, en matière de
formation, a tous les stades de développement de l’entreprise pour :

 Faire la transition entre les formations scolaires et universitaires théoriques et peu adaptées
avec les formations pratiques compatibles avec le monde industriel
 Faire face à l’évolution rapide des technologies et permettre à l’entreprise de continuer son
développement
 Acquérir de nouvelles compétences, les développer et enfin les maintenir à un niveau adéquat
en fonction de la technicité et des exigences légales.
Le CTAE interviendra pour des formations spécifiques dans le domaine de la filière, d’une part, et pour
le recyclage des cadres techniques, d’autre part.

Son principal apport consistera dans la sensibilisation et la formation du personnel aux problématiques
techniques clé (hygiène, qualité…) et la mise à jour des connaissances des cadres en fonction de
l’évolution de la réglementation et de la normalisation à l’échelle nationale et internationale.

CBM Consulting 154


Etude de marché

Il pourra faire appel au LCSSA ou à la DANA pour les activités ou ces dernières disposent d’une
expérience éprouvée.

 Analyses et essais
L’offre nationale en matière d’analyses et d’essais pour la filière agro-alimentaire est assez développée
avec notamment le LCSSA, la DANA et l’ABMCQ.

Le CTAE devra rechercher le maximum de synergies afin d’éviter les doublons à l’échelle nationale et
éviter un enchérissement inutile de son budget d’investissement.

Le LCSSA peut, à lui seul, répondre à tous les besoins en matière d’analyses microbiologiques et
physico-chimiques des entreprises béninoises.

Le CTAE pourra sous-traiter ses différentes analyses et essais auprès du LCSSA et, éventuellement, de
la DANA.

Mais il devra prévoir une relation très proche, opérationnellement, avec le LCSSA et ne faire qu’un
pour les entreprises. En effet, les prestations d’analyses et d’essais constituent un produit d’appel pour
un centre technique et une porte d’entrée auprès des entreprises pour les sensibiliser à sa chaine de
produits.

Par ailleurs, la sous-traitance conduit inévitablement à un allongement des délais et un risque de


détérioration des échantillons. C’est pourquoi il faudra également prévoir, dans ce cas, une proximité
physique avec le LCSSA (voire même s’implanter dans le site du LCSSA).

C’est pourquoi il est recommandé de s’appuyer sur le laboratoire du LCSSA, et éventuellement de la


DANA, pour les activités d’analyses et d’essais.

 R&D et innovation
La FSA dispose d’enseignants chercheurs et d’infrastructures développées dans ce domaine. Sa
collaboration avec le secteur privé est toutefois encore faible. Le CTAE pourra jouer un rôle de
catalyseur en renforçant la coopération entre l’Université et la profession.

Il pourra faire appel au LCSSA ou à la DANA pour les activités ou ces dernières disposent d’une
expérience éprouvée.

CBM Consulting 155


Etude de marché

 Information
Le service information du CTAE pourra être très utile. En effet, les sources d’information A mettre en
place car offre faible et très peu disponible et accessible aux PME.

D’après les questionnaires recueillis et les entretiens réalisés, il apparait que le besoin se situe
essentiellement à deux niveaux :

 Cadre règlementaire et normatif des différents marchés cibles


 Etude des marchés cibles

3.2. Insertion dans le tissu institutionnel national

3.2.1. La DANA

Dans l’arrêté N°1243/MAEP/D-CAB/SGM/DA/CSRH/SA DU 23 DECEMBRE 2003 portant attributions,


organisation et fonctionnement de la Direction de l’alimentation et de la Nutrition Appliquée, il est
stipulé les rôles de la DANA qui sont entre autres :

- Assurer l'information, la formation et l'éducation alimentaire et nutritionnelle des populations ;


- Contribuer à l'application des normes du codex alimentarius ;
- Promouvoir l'hygiène alimentaire et nutritionnelle en collaboration avec les autres structures
compétentes ;
- Analyser et contrôler les denrées alimentaires manufacturées,
- Concevoir à partir des produits alimentaires localement disponibles, des recettes de haute valeur
nutritive;
- Diffuser, de concert avec les autres services compétents, des technologies simples de préparation
d'aliments d'intérêt nutritionnel
- Assurer le contrôle et la surveillance continue de la qualité hygiénique et nutritionnelle des
produits alimentaires locaux et importés
- Elaborer les règlements, normes et codes d'usage dans le domaine de l'alimentation
- Apporter un appui technique au secteur agroalimentaire à travers le suivi des transformateurs et
l'analyse chimique et microbiologique des aliments
- Assurer la certification de la qualité des denrées alimentaires manufacturées

CBM Consulting 156


Etude de marché

Concernant la coopération avec la DANA, trois aspects ont été relevés, à savoir :

1. Sa représentation sur toute l’étendue du territoire national à travers les structures déconcentrées
du MAEP
2. L’expérience de cette dernière en matière de formation (qualité nutritionnelle, BPH, BPF),
d’encadrement des PME agroalimentaires
3. La formation et l’encadrement de stagiaires pour les analyses de routine et les autocontrôles, par
le service de certification des denrées alimentaires
4. La diffusion des normes en tant que secrétaire permanent du comité national du codex
alimentarius au Bénin (CNCA)
5. Elle dispose des infrastructures d’accueil de stagiaires : laboratoire de microbiologie et
physicochimie, de salle de cours, de cantines et dortoirs
6. Elle dispose aussi des ressources humaines compétentes

Outre les compétences de la DANA, le CTAE devra se positionner sur des formations spécifiques à
chaque secteur d’activité qui n’existent pas au Bénin.
Le DANA pourra en outre sous-traiter une partie de l’activité analyses et essais du CTAE.

3.2.2. Le LCSSA

Le LCSSA est garant au niveau national, régional et international de la qualité des analyses relatives à
la sécurité sanitaire des produits agricoles, agroalimentaires et des intrants agricoles au Bénin. Il
effectue des analyses microbiologiques et physico-chimiques et est engagé dans la démarche
d’accréditation ISO 17025.

Ses missions principales sont :

1. Réaliser les analyses en vue de l’évaluation de la conformité des produits agroalimentaires locaux
et importés aux normes nationales, régionales et internationales ;
2. Appuyer les services officiels (secteurs public et privé) de contrôle pour le suivi de l’environnement
de la production, de la commercialisation des produits agricoles, agroalimentaires et des intrants
agricoles ;
3. Collaborer, dans son rôle de contrôle des aliments, avec les laboratoires sectoriels du Ministère de
l’Agriculture, de l’Elevage et de la pêche.

CBM Consulting 157


Etude de marché

La vocation internationale du LCSSA fait de ce laboratoire une référence en termes d’analyses


de conformité des denrées alimentaires produites au niveau national, importées ou destinées
à l’exportation.
Il est recommandé d’éviter les doublons avec le LCSSA. Le LCSSA n’a pas pour vocation
d’effectuer des prestations pour le compte du secteur privé. Mais compte tenu de
l’importance de ses moyens et du risque de sous-utilisation de ses équipements, il pourra
sous-traiter ces activités pour le compte du CTAE selon une formule à définir.
Le LCSSA pourra ainsi s’équiper, au fur et à mesure, des équipements spécifiques au secteur
de l’emballage qui sont, par ailleurs, eux-mêmes importants pour son activité principale.

3.2.3. La Faculté des Sciences Agronomiques

La Faculté des Sciences Agronomiques (FSA) de l’Université d’Abomey Calavi (UAC) possède
plusieurs départements, sections et laboratoires qui sont à la fois des unités de recherche
regroupant des enseignants-chercheurs.

Le département de nutrition et de sciences alimentaires comprend deux sections : nutrition humaine


et sciences alimentaires et mène ses activités de recherche sur :

 L’évaluation et valorisation des technologies traditionnelles de transformation dans les filières


céréales ;
 Les racines et tubercules
 Les oléagineux et légumineuses au Bénin ;
 La conception, la réalisation et l’évaluation d'une unité semi-industrielle et multifonctionnelle de
production d'aliments à base de maïs ;
 La supplémentation en fer et performances de croissance des enfants d'âge préscolaire ;

Concernant le volet recherche et développement de nouveaux produits les discussions avec les
responsables des PME ont permis de faire ressortir que la FSA pourrait fournir ce type de prestations
dans les domaines cités ci-dessus, du fait qu’elle dispose des compétences et infrastructures
suivantes :

 Enseignants / chercheurs
 Etudiants chercheurs en thèse

CBM Consulting 158


Etude de marché

 Laboratoires de recherche

Le CTAE pourra jouer un rôle de catalyseur et de coordonnateur avec les entreprises en renforçant la
coopération dans ce domaine en faisant en outre appel aux équipements du LCSSA.

3.3. Identification des prestations ayant un caractère de sujétion de service public par
référence aux expériences internationales

Selon les différents entretiens réalisés, et compte tenu des différentes expériences à l’échelle
internationale, le CTAE pourra notamment prévoir les prestations suivantes :
 Prestations au profit du secteur associatif :
 Les missions d’information et de veille technologique (innovation, sécurité des aliments,
maitrise de la qualité et valorisation des produits...)
 L’organisation de journées d’études et de séminaires de sensibilisation.
 Le recensement des capacités de laboratoires existantes.
 L’élaboration et tenue d’un fichier des compétences à solliciter et/ou à mettre à la
disposition des opérateurs économiques.
 La mise en réseau des entreprises.
 L’édition d’une revue technique spécialisée.
 La mise à disposition de moyens collectifs de calcul et de R&D.
 La mise à disposition de moyens collectifs aux secteurs et filières.
 Les actions pour la préparation de programmes sectoriels de mise à niveau.
 Assistance au développement des filières.
 Etude et assistance technique pour la profession dans les régions.
 Observatoire sectoriel, …
 Prestations au profit des ministères :
 Participation aux commissions nationales de suivi du secteur,
 Participation aux travaux de normalisation,
 Mission d’assistance au développement industriel régional (études de projets, nouveaux
produits, …).
 Assistance à l’administration, rédactions de documents techniques : bonnes pratiques,
procédures, …
 Promotion des exportations.

CBM Consulting 159


Etude de marché

 Promotion et développement d’action en matière d’innovation, notamment en favorisant


les relations entre l’industrie et la recherche et les activités à haute valeur ajoutée
technologique.
 Le suivi des projets de partenariat et de coopération nationale ou internationale dans le
domaine des IAA et de l’emballage.
 Toutes autres prestations de conseil ou de service dans les limites des compétences du
centre, …

3.4. Conclusion

Compte tenu de la structure de l’offre et de la demande en matière de services techniques


aux entreprises de la filière agro-alimentaire et emballage, le positionnement du CTAE est
clair.
En effet, l’offre est relativement faible et les besoins des entreprises très importants. La
création du CTAE permettra de combler en grande partie le vide constaté compte tenu du
positionnement proposé.
On notera en outre que, compte tenu de ce positionnement, le CTAE n’entrera pas en concurrence
avec les opérateurs existants, qu’ils soient privés ou publics. Au contraire, il vient animer un marché
actuellement atone.

CBM Consulting 160


Etude de marché

4. EVALUATION DU MARCHE

4.1. Estimation des recettes (ressources)

L’estimation des recettes prévisionnelles se base directement sur les calculs de l’étude de
marché. Compte tenu de l’activité du CTAE, toutes ses prestations seront payées au comptant.
Les recettes prévisionnelles sont donc égales au chiffre d’affaires prévisionnel.

4.1.1. Formation

4.1.1.1. Formation en intra-entreprise

Pour la formation en intra-entreprise, il est prévu de réaliser, en moyenne, des actions de


3 h/j d’intervention pour un tarif de 196 788 FCFA /jour.
Trois domaines d’intervention ont été identifiés :
 Les produits alimentaires
 Les emballages et les imprimeries
 La qualité
Les prix unitaires de ces actions se présentent donc comme suit :

Détails Prix unitaire

Produits alimentaires 590 364

Emballage 590 364

Qualité 590 364

Le nombre d’actions par année a été estimé comme suit :


Détails 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10

Pdts alimentaires 2 2 2 3 3 3 3 3 4 4

Emballage 1 1 1 2 2 2 2 2 2 2

Qualité 1 2 3 3 3 3 3 3 3 3

CBM Consulting 161


Etude de marché

Le chiffre d’affaire prévisionnel pour la formation en intra-entreprise pour les 10 prochaines


années se présente donc comme suit (en FCFA)

Détails Année 1 Année 2 Année 3 Année 4 Année 5

Produits alimentaires 1 180 728 1 180 728 1 180 728 1 771 092 1 771 092

Emballage 590 364 590 364 590 364 1 180 728 1 180 728

Qualité 590 364 1 180 728 1 771 092 1 771 092 1 771 092

TOTAL 2 361 456 2 951 820 3 542 184 4 722 912 4 722 912

Année 6 Année 7 Année 8 Année 9 Année 10

1 771 092 1 771 092 1 771 092 2 361 456 2 361 456

1 180 728 1 180 728 1 180 728 1 180 728 1 180 728

1 771 092 1 771 092 1 771 092 1 771 092 1 771 092

4 722 912 4 722 912 4 722 912 5 313 276 5 313 276

4.1.2. Formation en inter-entreprise


Pour la formation en inter-entreprise, il est prévu de réaliser, en moyenne, des actions de 3
h/j de formation dans les locaux du CTAE pour un tarif de 1 180 728 FCFA /action.
Trois domaines d’intervention ont été identifiés :
 Les produits alimentaires
 Les emballages et les imprimeries
 La qualité
Les prix unitaires de ces actions se présentent donc comme suit :
Détails Prix unitaire

Produits alimentaires 1 180 728

Emballage 1 180 728

Qualité 1 180 728

CBM Consulting 162


Etude de marché

Le nombre d’actions par année a été estimé comme suit :


Détails 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10

Pdts alimentaires 2 3 3 4 4 4 4 5 5 5

Emballage 1 1 1 2 3 3 3 3 3 3

Qualité 1 2 3 4 4 4 4 4 4 4

Le chiffre d’affaire prévisionnel pour la formation en inter-entreprise pour les 10 prochaines


années se présente donc comme suit (en FCFA) :
Détails Année 1 Année 2 Année 3 Année 4 Année 5

Produits alimentaires 2 361 456 3 542 184 3 542 184 4 722 912 4 722 912

Emballage 1 180 728 1 180 728 1 180 728 2 361 456 3 542 184

Qualité 1 180 728 2 361 456 3 542 184 4 722 912 4 722 912

TOTAL 4 722 912 7 084 368 8 265 096 11 807 280 12 988 008

Année 6 Année 7 Année 8 Année 9 Année 10

4 722 912 4 722 912 5 903 640 5 903 640 5 903 640

3 542 184 3 542 184 3 542 184 3 542 184 3 542 184

4 722 912 4 722 912 4 722 912 4 722 912 4 722 912

12 988 008 12 988 008 14 168 736 14 168 736 14 168 736

4.1.3. Formation
Le chiffre d’affaire prévisionnel pour l’activité formation du CTAE pour les 10 prochaines
années se présente donc comme suit (en FCFA) :
Année Année 1 Année 2 Année 3 Année 4 Année 5

Montant 7 084 368 10 036 188 11 807 280 16 530 192 17 710 920

Année Année 6 Année 7 Année 8 Année 9 Année 10

Montant 17 710 920 17 710 920 18 891 648 19 482 012 19 482 012

CBM Consulting 163


Etude de marché

4.2. Assistance technique, conseil et études

4.2.1. Etudes
Pour l’activité d’études, il est prévu de réaliser les activités suivantes :
 Diagnostic de Mise à niveau
 Etudes techniques
 Etudes organisationnelles
 Etudes de faisabilité
 Expertises techniques
 Diagnostic énergétique

Les prix unitaires de ces actions se présentent donc comme suit :


Détails Prix unitaire

Diagnostic de Mise à niveau 9 839 400

Etudes techniques 3 279 800

Etudes organisationnelles 3 279 800

Etudes de faisabilité 1 967 880

Expertises techniques 1 967 880

Diagnostic énergétique 1 967 880

Le nombre d’actions par année a été estimé comme suit :


Détails Année 1 Année 2 Année 3 Année 4 Année 5

Diagnostic de MAN 2 4 4 4 4

Etudes techniques 2 2 3 3 4

Etudes organisationnelles 0 1 1 2 2

Etudes de faisabilité 0 1 2 3 4

Expertises techniques 0 2 2 3 4

Diagnostic énergétique 0 2 2 2 2

CBM Consulting 164


Etude de marché

Détails Année 6 Année 7 Année 8 Année 9 Année 10

Diagnostic de MAN 4 4 4 4 4

Etudes techniques 4 5 5 5 5

Etudes organisationnelles 2 2 2 2 2

Etudes de faisabilité 5 5 5 5 5

Expertises techniques 4 4 4 4 4

Diagnostic énergétique 2 2 2 2 2

Le chiffre d’affaire prévisionnel pour les études pour les 10 prochaines années se présente
donc comme suit (en FCFA) :
Détails Année 1 Année 2 Année 3 Année 4 Année 5

Diagnostic de Mise à niveau 19 678 800 39 357 600 39 357 600 39 357 600 39 357 600

Etudes techniques 6 559 600 6 559 600 9 839 400 9 839 400 13 119 200

Etudes organisationnelles - 3 279 800 3 279 800 6 559 600 6 559 600

Etudes de faisabilité - 1 967 880 3 935 760 5 903 640 7 871 520

Expertises techniques - 3 935 760 3 935 760 5 903 640 7 871 520

Diagnostic énergétique - 3 935 760 3 935 760 3 935 760 3 935 760

TOTAL 26 238 400 59 036 400 64 284 080 71 499 640 78 715 200

Détails Année 6 Année 7 Année 8 Année 9 Année 10

Diagnostic de Mise à niveau 39 357 600 39 357 600 39 357 600 39 357 600 39 357 600

Etudes techniques 13 119 200 16 399 000 16 399 000 16 399 000 16 399 000

Etudes organisationnelles 6 559 600 6 559 600 6 559 600 6 559 600 6 559 600

Etudes de faisabilité 9 839 400 9 839 400 9 839 400 9 839 400 9 839 400

Expertises techniques 7 871 520 7 871 520 7 871 520 7 871 520 7 871 520

Diagnostic énergétique 3 935 760 3 935 760 3 935 760 3 935 760 3 935 760

TOTAL 80 683 080 83 962 880 83 962 880 83 962 880 83 962 880

CBM Consulting 165


Etude de marché

4.2.2. Assistance technique

Pour l’activité d’assistance technique, il est prévu de réaliser deux principales activités :
 Les activités d’assistance purement techniques
 Les activités d’assistance techniques dans le domaine de la qualité
Les prix unitaires de ces actions se présentent donc comme suit :
Détails Prix unitaire

Assistance technique 1 967 880

Qualité 5 247 680

Le nombre d’actions par année a été estimé comme suit :


Détails Année 1 Année 2 Année 3 Année 4 Année 5

Assistance technique 2 4 6 6 6

Qualité 2 3 3 3 3

Détails Année 6 Année 7 Année 8 Année 9 Année 10

Assistance technique 8 8 8 10 10

Qualité 4 4 4 4 4

Le chiffre d’affaire prévisionnel pour l’assistance technique pour les 10 prochaines années se
présente donc comme suit (en FCFA) :

Détails Année 1 Année 2 Année 3 Année 4 Année 5

Assistance technique 3 935 760 7 871 520 11 807 280 11 807 280 11 807 280

Qualité 10 495 360 15 743 040 15 743 040 15 743 040 15 743 040

TOTAL 14 431 120 23 614 560 27 550 320 27 550 320 27 550 320

CBM Consulting 166


Etude de marché

Détails Année 6 Année 7 Année 8 Année 9 Année 10

Assistance technique 15 743 040 15 743 040 15 743 040 19 678 800 19 678 800

Qualité 20 990 720 20 990 720 20 990 720 20 990 720 20 990 720

TOTAL 36 733 760 36 733 760 36 733 760 40 669 520 40 669 520

4.2.3. Etudes et assistance technique

Le chiffre d’affaire prévisionnel pour l’activité études et assistance technique du CTAE pour
les 10 prochaines années se présente donc comme suit (en FCFA) :
Total études et AT Année 1 Année 2 Année 3 Année 4 Année 5

Montant 40 669 520 82 650 960 91 834 400 99 049 960 106 265 520

Total études et AT Année 6 Année 7 Année 8 Année 9 Année 10

Montant 117 416 840 120 696 640 120 696 640 124 632 400 124 632 400

4.3. Analyses et essais

Compte tenu de ce qui précède, 02 options ont été étudiées :


 Option 1 : les activités d’analyses et d’essais sont réalisées par les institutions
partenaires
 Option 2 : les activités d’analyses et d’essais sont réalisées par le CTAE

Dans le premier cas, il n’y a aucun chiffre d’affaires dans ce domaine. Dans le second cas, les
prix unitaires moyens par laboratoire se présentent comme suit (en FCFA) :
Années
Année 1 Année 2 Année 3 Année 4 Année 5
Rubriques
Laboratoire produits
alimentaires 32 798 33 782 34 795 35 839 36 914
Laboratoire microbiologie 9 839 10 135 10 439 10 752 11 074
Laboratoire Emballage 13 119 13 513 13 918 14 336 14 766

CBM Consulting 167


Etude de marché

Années
Année 6 Année 7 Année 8 Année 9
Rubriques
Laboratoire produits alimentaires 38 022 39 163 40 337 41 548
Laboratoire microbiologie 11 407 11 749 12 101 12 464
Laboratoire Emballage 15 209 15 665 16 135 16 619

Le volume annuel d’essais pour ses 9 premières années d’activité a été estimé comme suit :
Années
Année 1 Année 2 Année 3 Année 4 Année 5
Rubriques
Laboratoire produits
alimentaires 200 500 600 720 864
Laboratoire microbiologie 200 240 288 346 415
Laboratoire Emballage 100 200 240 288 346
Total Analyse et Essais 500 940 1128 1354 1624

Années
Année 6 Année 7 Année 8 Année 9
Rubriques
Laboratoire produits alimentaires 1037 1244 1493 1792
Laboratoire microbiologie 498 597 717 860
Laboratoire Emballage 415 498 597 717
Total Analyse et Essais 1949 2339 2807 3368

Le chiffre d’affaire prévisionnel pour les analyses et essais pour les 9 premières années
d’activité se présente donc comme suit (en FCFA) :
Années
Année 1 Année 2 Année 3 Année 4 Année 5
Rubriques
Laboratoire produits alimentaires 6 559 600 16 890 970 20 877 239 25 804 267 31 894 074
Laboratoire microbiologie 1 967 880 2 432 300 3 006 322 3 715 814 4 592 747
Laboratoire Emballage 1 311 920 2 702 555 3 340 358 4 128 683 5 103 052
Recette annuelle 9 839 400 22 025 825 27 223 920 33 648 765 41 589 873

Années
Année 6 Année 7 Année 8 Année 9
Rubriques
Laboratoire produits alimentaires 39 421 076 48 724 450 60 223 420 74 436 147
Laboratoire microbiologie 5 676 635 7 016 321 8 672 172 10 718 805
Laboratoire Emballage 6 307 372 7 795 912 9 635 747 11 909 784
Recette annuelle 51 405 083 63 536 683 78 531 340 97 064 736

CBM Consulting 168


Etude de marché

4.4. Chiffre d’affaires total du CTAE


Le chiffre d’affaires prévisionnel consolidé du CTAE se présente donc comme suit selon les
options étudiées :
 Option 1 : les activités d’analyses et d’essais sont réalisées par les institutions
partenaires
 Option 2 : les activités d’analyses et d’essais sont réalisées par le CTAE
Option 1 : les activités d’analyses et d’essais sont réalisées par les institutions partenaires
Rubrique Année 1 Année 2 Année 3 Année 4 Année 5

Formation 7 084 368 10 036 188 11 807 280 16 530 192 17 710 920

Etudes et AT 40 669 520 82 650 960 91 834 400 99 049 960 106 265 520

Total 47 753 888 92 687 148 103 641 680 115 580 152 123 976 440

Rubrique Année 6 Année 7 Année 8 Année 9 Année 10

Formation 17 710 920 17 710 920 18 891 648 19 482 012 19 482 012

Etudes et AT 117 416 840 120 696 640 120 696 640 124 632 400 124 632 400

Total 135 127 760 138 407 560 139 588 288 144 114 412 144 114 412

Option 2 : les activités d’analyses et d’essais sont réalisées par le CTAE

Rubrique Année 1 Année 2 Année 3 Année 4 Année 5

Analyses et essais - 9 839 400 22 025 825 27 223 920 33 648 765
Formation 7 084 368 10 036 188 11 807 280 16 530 192 17 710 920
Etudes et AT 40 669 520 82 650 960 91 834 400 99 049 960 106 265 520
Total 47 753 888 102 526 548 125 667 505 142 804 072 157 625 205

Rubrique Année 6 Année 7 Année 8 Année 9 Année 10

Analyses et essais 41 589 873 51 405 083 63 536 683 78 531 340 97 064 736
Formation 17 710 920 17 710 920 18 891 648 19 482 012 19 482 012
Etudes et AT 117 416 840 120 696 640 120 696 640 124 632 400 124 632 400
Total
176 717 633 189 812 643 203 124 971 222 645 752 241 179 148

CBM Consulting 169


Etude technique

IV – ETUDE
TECHNIQUE

CBM Consulting 170


Etude technique

1. Statut et missions du CTAE

Le centre technique de l'agroalimentaire et de l'emballage est un établissement public


à caractère scientifique dénommé "Centre Technique Agro-alimentaire et de
l'Emballage (CTAE)", régi par les dispositions de la loi n°94-009 du 28 juillet 1994
portant création, organisation et fonctionnement des offices à caractères social,
culturel et scientifique.
Le Centre Technique Agro-alimentaire et de l'Emballage est un centre technique
industriel créé pour assister les personnes physiques et morales ayant la qualité
d'industriel et a pour mission de promouvoir le progrès technique et de participer à
l’amélioration du rendement et à la garantie de la qualité dans le secteur
agroalimentaire et celui de l'emballage. A ce titre, il est chargé de :
1. La collecte et la diffusion de l'information technique, industrielle,
commerciale et règlementaire ainsi que toutes les statistiques et
l'élaboration des études techniques et économiques inhérentes aux
activités industrielles
2. L'inventaire de toutes les ressources nationales en matières premières, en
collaboration avec tous les instituts nationaux de recherche ainsi que
l'étude des caractéristiques de ces ressources en vue de leur exploitation
3. L'assistance des industriels pour la modernisation des méthodes de
production, l'amélioration technologique et la maîtrise de la qualité
4. La contribution à l'élaboration des normes et l'assistance aux industriels
pour leur application
5. La collaboration avec les centres techniques, instituts et universités aussi
bien béninois qu'étrangers pour le développement du secteur et la mise en
application des résultats obtenus par la recherche scientifique
6. L’initiation des projets de recherche et développement pour le compte des
entreprises et la liaison entre le monde de la recherche scientifique et le
secteur agricole et industriel (pour le CTI agro-alimentaire)
7. La coordination avec les centres spécialisés dans les actions de formation
professionnelle selon les besoins des activités industrielles

CBM Consulting 171


Etude technique

8. L'élaboration de toute étude et prospection pour le développement et la


promotion des exportations
9. Le développement de l'utilisation des techniques écologiques permettant
la protection de l'environnement, la préservation des ressources durables
et la diminution des déchets et rejets polluants. Ces techniques doivent
permettre en outre, le recyclage des produits et des déchets ainsi qu'un
traitement acceptable des déchets non recyclables
10. La réalisation de toute expertise et analyse qui leur seront confiées par les
professionnels, ou les tribunaux ainsi que l'exécution de toute mission,
sous son égide de règlement de différents à l'amiable
11. L'aide aux entreprises pour permettre à celles-ci d'améliorer l'utilisation de
leur potentiel technique et humain de production, en les orientant vers le
développement de nouveaux produits et l'établissement de programmes
d'investissement appropriés
12. La création de laboratoires d'analyses et d'essais pour effectuer les
expertises nécessaires aux activités industrielles
13. La création de halles technologiques pour la fabrication de prototypes et la
production à petite échelles de produits industriels pour les besoins des
industriels et/ou des projets de recherche et d'innovation
14. La participation à l'élaboration des cahiers des charges pour la profession
15. La réalisation de toutes autres missions spécifiques demandées par la
tutelle.

2. Gouvernance du CTAE

La Gouvernance du Centre a été examinée au cours d’une précédente étude par le


Comité de Pilotage du BRMN. Cette étude a présenté les modèles de plusieurs pays
(France, Espagne et Tunisie) ayant adopté une telle structure avant de proposer une
solution spécifique au Bénin.
En France, et à titre d’exemple, le CTCPA, en tant que centre technique industriel est
administré par un conseil d'administration qui délègue, à un directeur général nommé

CBM Consulting 172


Etude technique

par lui, tous les pouvoirs nécessaires à la direction du centre, cette nomination devant
être approuvée par le Ministère de l’Agriculture.
Le conseil d'administration comprend :
 09 représentants des chefs d'entreprise ;
 04 représentants du personnel technique de la branche d'activité intéressée ;
 03 représentants de l'enseignement technique supérieur ; des personnalités
particulièrement compétentes soit au titre de l'industrie intéressée, soit au
titre des usagers.
Les administrateurs sont nommés pour trois ans par arrêté du Ministère. Le Conseil
d'administration prend les décisions et les orientations relatives au fonctionnement
du centre technique et à ses missions. Ce conseil est investi des pouvoirs généraux
d'administration du centre.
En Espagne, l’AINIA est administrée par un conseil d'administration qui délègue, à un
directeur général nommé par lui, tous les pouvoirs nécessaires à la direction du centre,
cette nomination devant être approuvée par le Conseiller (Ministre) régional à
l’économie durable, aux secteurs productifs, à l’industrie et à l’emploi.
Le conseil d'administration comprend 27 membres :
 17 représentants des chefs d'entreprise dont le Président, le 2ème Vice-
président, le 3ème Vice-président et le Secrétaire du Conseil;
 06 représentants des institutionnels dont : le représentant du Conseiller
Régional à l’Economie (1er Vice-président), le représentant du Conseiller
Régional à l’Agriculture et à la Pêche, le représentant du Conseiller Régional à
la Santé, 2 représentants de l’Institut valencien de promotion des exportations
(IVACE) et le DG de l’AINIA ;
 04 représentants des Associations Professionnelles : Association des
confiseurs et des chocolatiers (AFTDC), l’Organisation Interprofessionnelles
des producteurs d’œufs (INPROVO), la fédération de l’agro-alimentaire et
l’association des consommateurs.
Les administrateurs sont nommés pour cinq ans par arrêté du Conseiller (Ministre)
régional à l’économie durable, aux secteurs productifs, à l’industrie et à l’emploi. Le
Conseil d'administration prend les décisions et les orientations relatives au

CBM Consulting 173


Etude technique

fonctionnement du centre technique et à ses missions. Ce conseil est investi des


pouvoirs généraux d'administration du centre.

En Tunisie, le CTAA est administré par un Conseil d’Administration composé de douze


membres nommés par Arrêté du Ministre de l’Industrie, dont le quart représente
l’Administration (Ministère de l’Industrie, de l'Energie et des Mines, Ministère des
finances et Ministère du développement économique) et les trois quarts représentent
la profession.
Les membres du conseil d'administration sont désignés, pour une période de trois ans,
par arrêté du ministre chargé de l'industrie, sur proposition des ministères,
organisations et associations concernés. Le conseil d'administration élit parmi ses
membres un président et un vice président.
Le conseil d'administration est investi des pouvoirs les plus étendus pour agir au nom
du centre, accomplir, ou autoriser toutes les opérations relatives à son objet
Le conseil d'administration délègue au président et au directeur général tous les
pouvoirs nécessaires leur permettant d'assurer la direction technique, administrative
et financière du centre.

Pour le Bénin, l’étude d’opportunité de création de centres techniques industriels


précitée a recommandé que la gestion obéisse aux standards de gestion
internationaux. A cet effet, elle a retenu que les organes de gestion du Centre sont :
- Le Conseil d'Administration
- La Direction Générale
- Le Comité de Direction
Il est proposé, compte tenu de l’objectif et des activités du Centre, qu’il soit placé sous
la tutelle du ministère chargé de l’industrie à l’instar des exemples espagnol,
marocain, algérien et tunisien. Le CTAE est en effet l’organe opérationnel du ministère
dans la mise en œuvre de sa politique d’appui aux entreprises agro-industrielles et de
l’emballage à l’instar des différentes institutions de vulgarisation et de formation
mises en place par le ministère de l’agriculture.

CBM Consulting 174


Etude technique

Le Centre est administré par un Conseil d'Administration investi des pouvoirs les plus
étendus pour agir en toutes circonstances et en son nom. Il les exerce dans la limite
de son objet social.
Le Conseil d'Administration du Centre Technique Agro-alimentaire et de l'Emballage
(CTAE) est composé de treize (13) membres dont cinq (05) du secteur public, sept (07)
du secteur privé et un (01) représentant élu du personnel du centre. Il est composé
comme suit :
- Le Ministre en charge de l'Industrie ou son représentant ;
- Le Ministre en charge des Finances ou son représentant ;
- Le Ministre en charge de l'Agriculture ou son représentant ;
- Le Ministre en charge de la Recherche Scientifique ou son représentant ;
- Le Directeur Général du Bureau de Restructuration et de Mise à Niveau (BRMN);
- Deux (02) représentants de l'Association Nationale des Industries du Bénin
(ASNIB) ;
- Deux (02) représentants de la Chambre du Commerce et de l'Industrie du Bénin
(CCIB)
- Deux (02) représentants du Conseil National du Patronat du Bénin (CNP-Bénin)
- Un (01) représentant de la Chambre Nationale d'Agriculture du Bénin
- Un (01) représentant élu du personnel du Centre.

Les membres du Conseil d'Administration sont nommés par décret pris en Conseil des
Ministres sur proposition des institutions qu'ils représentent pour une durée de 3 ans
renouvelable une seule fois.
Le Conseil d'Administration sera présidé par le représentant du Ministère de
l'Industrie pendant le premier mandat de trois ans. A partir du deuxième mandat les
membres de conseil élisent un président parmi ses membres hormis le représentant
du personnel du centre. Le mode de ces élections doit assurer une alternance au sein
de la présidence du Conseil entre les membres représentant le secteur public et le
secteur privé.
Le Conseil d'administration délibère sur toutes les questions qui intéressent le
fonctionnement du Centre. A cet effet, il :

CBM Consulting 175


Etude technique

- approuve la politique générale du Centre conformément aux orientations et


objectifs fixés par le Gouvernement ainsi que son plan d'action
- approuve le bilan et les comptes d'exploitation du Centre ;
- adopte le budget prévisionnel ;
- examine et approuve les rapports d'activités, de contrôles et d'audits ;
- adopte l'étude prévisionnelle sur les perspectives d'activités du Centre
- adopte le règlement intérieur ;
- autorise la signature des accords et contrats à passer avec les partenaires au
développement et autres institutions dans le cadre de l'objet social ;
- décide de l'affectation des résultats du Centre ;
- fixe les prix et indemnités au regard des objectifs préalablement déterminés et
ce, conformément à la règlementation en vigueur ;
- procède à l'évaluation des performances du Centre en arrêtant annuellement les
notes, les indicateurs quantitatifs et qualitatifs de performance du Centre ;
- propose au Ministère de tutelle, sur rapport motivé, toutes modifications au
présent décret qui paraissent utiles ou indispensables pour assurer le bon
fonctionnement et/ou le développement du Centre ;
- approuve la cession d'actifs immobiliers par nature ou par destination dont il
détermine les modalités.

La gestion quotidienne du Centre est assurée par le Directeur Général qui dispose à
cet effet des pouvoirs le plus étendus, définis par le règlement intérieur. Dans le cadre
du respect du principe de bonne gouvernance et afin de respecter les standards de
gestion internationaux, il est recommandé de procéder aux recrutements du DG et du
personnel du CTAE par appel à concurrence.

Le Comité de Direction est un organe consultatif obligatoire. Il est consulté pour les
décisions importantes telles que l'élaboration du budget et la politique générale du
Centre. Il peut également être consulté sur toutes les questions que le Directeur
Général lui soumet.
Le Comité de Direction est composée comme suit :
Président : Le Directeur Général

CBM Consulting 176


Etude technique

Membres : Les Chefs de départements ;


Les Chefs de services ;
Un représentant élu du personnel.
Un projet de statut pour le CTAE a été préparé dans le cadre de l’étude d’opportunité
de création de CTI au Bénin élaborée par le BRMN. Ce statut, élaboré sur la base des
dispositions de la loi n°94-009 du 28 juillet 1994 portant création, organisation et
fonctionnement des offices à caractères social, culturel et scientifique, demeure
parfaitement valable. Une copie de ce projet de statut a été insérée en annexe au
présent rapport.

CBM Consulting 177


Etude technique

3. Organisation du CTAE

Option 1 : les activités d’analyses et d’essais sont effectuées par les institutions partenaires

Conseil d'administration

DIRECTION GENERALE

Sécrétariat / Bureau Management de la


d'Ordre Central qualité

Direction Assistance Technique, Conseil Direction Formation, Information,


Documentation et Veille Direction Services Communs
& Etudes

Conseil et Assistance Formation Intra et Inter Finances & Affaires


Technique Entreprise Administratives

Etudes Documentation & Veille Commercial


Informatique
& Marketing

CBM Consulting 178


Etude technique

Option 2 : les activités d’analyses et d’essais sont effectuées par le CTAE

CBM Consulting 179


Etude technique

3.1. Direction Générale

3.1.1. Missions règlementaires

La gestion quotidienne du Centre est assurée par le Directeur Général qui dispose à cet effet
des pouvoirs le plus étendus, définis par le règlement intérieur :
- assure la gestion du centre et le représente dans tous les actes de la vie civile ;
- élabore et exécute le budget de fonctionnement et d'investissement du Centre assorti
d'un plan d'affaire ;
- établit les comptes d'exploitation prévisionnels et le budget d'investissement
conformément au plan comptable en vigueur dans un délai de trois mois avant la fin d'un
exercice ;
- soumet à l'adoption du Conseil d'Administration, le rapport d'activités annuel, les bilans
et états financiers sur la gestion de l'exercice précédent ;
- assure la coordination des différents services du Centre et en répond devant le Conseil
d'Administration ;
- est l'ordonnateur principal du budget du Centre ;
- reçoit les dons et libéralités et en informe le Conseil d'Administration ;
- assiste avec voix consultatives aux réunions du Conseil d'Administration et en assure le
secrétariat ;
- embauche et licencie le personnel non agent permanent de l'Etat et non contractuel de
l'Etat dans le respect de la règlementation en vigueur après avis du Conseil
d'Administration ;
- signe les contrats de travail éventuels du personnel du Centre ;
- détermine conformément aux conventions collectives et aux textes règlementaire les
indemnités, primes et avantages divers consentis au personnel du Centre.

CBM Consulting 180


Etude technique

3.1.2. Organisation

La Direction générale travaille sous l'autorité du conseil de l'administration du Centre et la


supervision du Ministère de tutelle et comporte les structure suivante sous sont autorité
directe :
 Secrétariat et Bureau d'ordre
 Responsable qualité

3.1.3. Besoins en ressources humaines

Les besoins en ressources humaines de la Direction Générale se présentent comme suit :


Année Nature du Poste
Année 1  1 Directeur Général
 1 secrétaire de direction
 1 agent d’accueil
 1 chauffeur
Année 2 -
Année 3 -
Année 4 -
Année 5  1 cadre qualité

3.1.4. Besoins en investissements matériels

Les besoins en investissements matériels de la Direction Générale se présentent comme suit :


Année Nature des IM
Année 1  1 set de meubles de Bureau de DG
 1 set de meubles pour la salle de réunion
 1 set de meubles de bureau pour le secrétariat et le
bureau d'ordre
 1 set de meubles pour l’accueil
 2 matériels Informatique
 1 voiture du DG
Année 2 -
Année 3 -
Année 4 -
Année 5  1 set de meubles de bureau pour cadre qualité
 1 matériel Informatique
Matériel informatique = ordinateur de bureau + imprimante jet d’encre

CBM Consulting 181


Etude technique

3.1.5. Besoins en investissements immatériels

Les besoins en investissements immatériels de la Direction Générale se présentent comme


suit :

Année Nature des IIM


Année 1  Voyage d'étude d'une semaine dans un pays comprenant un CTI
agroalimentaire et un CTI emballage au profit du DG et des chefs de
départements (4 personnes)

Année 2 -
Année 3 -
Année 4  Voyage d'étude d'une semaine dans un pays comprenant un CTI
agroalimentaire et un CTI emballage au profit du DG et des chefs de
départements (4 personnes)

Année 5 -

3.1.6. Besoins en locaux

Les besoins en locaux fonctionnels de la Direction Générale se présentent comme suit :

Année Nombre et Nature des locaux Superficie


Année 1  1 bureau de DG 40 m²
 1 salle de réunion 30 m²
 1 bureau secrétariat et bureau d'ordre 20 m²
 1 bureau d’accueil 27 m²
Année 2 - -
Année 3 - -
Année 4 - -
Année 5  1 bureau pour le cadre qualité 18 m²

3.2. Services communs

3.2.1. Missions règlementaires

3.2.1.1. Comptabilité, Finance et affaires administratives


Assurer la tenue des comptes de l'entreprise, payement et recouvrement, gestion de
trésorerie et relation avec les banques et les finances publiques, prépare le budget du centre,
gestion des ressources humaines (salaire, recrutement, gestion de carrière, formation ...)
gestion des moyens matériels, locaux et les moyens logistiques.

3.2.1.2. Commercial, achats et marketing

CBM Consulting 182


Etude technique

Facturation, suivi des bons de commande, coordination pour la préparation des offres de
services, assurer l’approvisionnement du centre, promouvoir les prestations et les produits du
centre.

3.2.1.3. Informatique
Gestion du parc informatique, gestion du réseau et du matériel d'édition, assurer la liaison
avec les sous-traitants du centre dans le domaine informatique.

3.2.2. Organisation

Ce département est une structure horizontale qui comporte toutes les fonctions support du
centre et est organisé comme suit :

 Comptabilité, finance et affaires administratives


 Commercial, achats et marketing
 Informatique

3.2.3. Besoins en ressources humaines

Les besoins en ressources humaines des Services Communs se présentent comme suit :
Année Nature du Poste

Année 1  1 responsable comptabilité, finance et affaires administratives


 1 cadre commercial, achats et marketing
 1 cadre informatique
 1 chauffeur
Année 2 -
Année 3 -
Année 4 -
Année 5 -

CBM Consulting 183


Etude technique

3.2.4. Besoins en investissements matériels

Les besoins en investissements matériels du département se présentent comme suit :

Année Nature des IM


Année 1  1 set de meubles de bureau pour le responsable
 2 sets de meubles de bureau pour cadres
 3 matériels Informatiques
 1 voiture de service
 1 serveur + matériel réseau Informatique
 1 imprimante réseau
 1 photocopieur
 1 photocopieur pour les grands tirages
Année 2 -
Année 3 -
Année 4 -
Année 5 -
Matériel informatique = ordinateur de bureau + imprimante jet d’encre

3.2.5. Besoins en investissements immatériels

Les besoins en investissements immatériels du département se présentent comme suit :

Année Nature des IIM


Année 1 Logiciels pour la gestion administrative (Paie, facturation, ...)
y compris AT mise en place et formation du personnel
Année 2 -
Année 3 -
Année 4 -
Année 5 -

3.2.6. Besoins en locaux

Les besoins en locaux fonctionnels du département se présentent comme suit :

Année Nombre et Nature des locaux Superficie


Année 1  1 bureau pour le responsable 25 m²
 2 bureaux pour les cadres 10 m² x 2
 1 local pour le serveur 4 m²
Année 2 - -
Année 3 - -
Année 4 - -

Année 5 - -

CBM Consulting 184


Etude technique

3.3. Formation, Information, Documentation et Veille

3.3.1. Missions règlementaires

1. La coordination avec les centres spécialisés dans les actions de formation professionnelle selon les
besoins des activités industrielles
2. La collecte et la diffusion de l'information technique, industrielle, commerciale et règlementaire ainsi
que toutes les statistiques et l'élaboration des études techniques et économiques inhérentes aux
activités industrielles. Diffusion d’une « News Letter CTAE » trimestrielle. Echanges internationaux,
participation à des congrès. Organisation et présence sur des salons nationaux et internationaux.

3.3.2. Prestations

1. Proposer les programmes de formation INTER entreprises (transversaux) pour, à chaque fois, une
thématique donnée commune à diverses secteurs industriels
2. Proposer les programmes de formation INTRA entreprises (verticaux) pour, à chaque fois, une thématique
spécifique pour une entreprise, formation sur mesure.
3. Proposer le catalogue de formation et de services distribué aux entreprises agroalimentaires algériennes.
4. Organiser et assurer le suivi des inscriptions aux formations et en assurer les bons déroulements (moyens et
logistiques)
5. La gestion de la documentation du CTAE mis à disposition des services internes et des clients sur
abonnement ou prestation de service.
6. La constitution de la réserve documentaire, sous forme d’ouvrages achetés annuellement et d’abonnements
à des revues spécialisées, de base documentaire informatique interne, d’abonnement à des bases
documentaire externes.
7. Elaboration du budget annuel de documentation, dans la limite des possibilités de stockage
8. Alimenter et faire vivre la base de données informatisée.
9. Réaliser un « Extract News » sur différentes thématiques à usage interne, et externe sur abonnement.
10. Réaliser et éditer la revue technique du CTAE.

La fonction « Formation » s’enrichit du savoir-faire du personnel de chacun des services du


centre technique et concerne tous les clients (privés et institutionnels), tous secteurs
confondus de l’agro-industrie et de l’emballage. Les thématiques abordées sont donc
potentiellement en relation avec les compétences de chacun des services du centre technique
: Formation (des formateurs) – Qualité – Méthode –Maintenance et automatismes –
Informatique et Statistique – Veille, Réglementations et Normes – Analyses – Développement
Produits, R&D.

CBM Consulting 185


Etude technique

Elle travaillera en outre en étroite coordination avec le LCSSA et la DANA pour la promotion
des formations techniques en analyses et essais.

3.3.2.1. Exemples de formation pour le secteur agro-alimentaire

- Les traitements thermiques, Comprendre les enjeux technologiques (procès, produits,


emballages, sécurité,…) ;
- La traçabilité en industrie alimentaire ;
- Définition et validation des barèmes de pasteurisation/ stérilisation ;
- Le mangement de la qualité, sécurité et environnement, en particulier sur les référentiels
et normes suivantes : ISO 9001, ISO 14001, ISO 22000, OHSAS 18001, IFS, BRC ;
- L’audit interne des systèmes de management de la sécurité sanitaire des denrées
alimentaires, de la qualité et de l’environnement ;
- Les bonnes pratiques d'hygiènes et les bonnes pratiques de fabrication ;
- Echantillonnage dans l'industrie agro-alimentaire ;
- Outils d'analyse microbiologique et maîtrise des risques ;
- Plan de contrôle et protocoles de validation de DLC et de DLUO des produits ;
- Etiquetage des denrées alimentaires, allégations nutritionnelles et allégations de santé ;
- Le contrôle statistique des préemballés, réglementation et plan de contrôle ;
- Organisation et outils de la veille réglementaire en entreprise agroalimentaire ;
- Les additifs alimentaires - conservateurs et colorants et autres (réglementation et
méthodes d’analyse);
- Les contaminants, réglementation nationale et internationale, échantillonnages et plan de
contrôle ;
- Techniques d’analyse microbiologique selon la norme ISO 7218 :2007
- Le contrôle de l’aéro-bio contamination au sein d’un laboratoire d’autocontrôle
- Techniques d’analyse
- Technique de recherche, de dénombrement et de confirmation des principaux germes
pathogènes rencontrés dans l’industrie alimentaire
- Bonne pratique de laboratoire (BPL)
- Contrôle de la qualité microbiologique

CBM Consulting 186


Etude technique

- Techniques d’analyses chromatographiques : mycotoxines, pesticide, conservateurs


- Colorants : méthodes d’identification et de quantification
- Analyse de contrôle qualité : laits et produits laitiers, corps gras, céréales et dérivés

3.3.2.2. Exemples de formation pour le secteur de l’emballage


- Développement et Compatibilité Emballage/Produit
- Maîtrise des caractéristiques des emballages
- Maîtrise des procédés et des activités connexes
- Management de la traçabilité, de la qualité, de l’énergie et de l’environnement

3.3.2.3. Exemples de formation pour le secteur de l’imprimerie


- Gestion de production Prépresse,
- Les défauts d’impression offset- causes et remèdes,
- Standardisation de l’impression offset « Process Standard Offset-PSO »,
- La Maîtrise du procédé de flexographie pour l’amélioration de la qualité d’impression,
- La maintenance des presses offset,
- Maîtrise des caractéristiques des Encre et vernis,
- La gestion de la couleur dans les logiciels PAO,
- Les techniques de façonnage,
- Les techniques d’impression numérique,
- L’analyse du BAT,
- Le contrôle qualité dans la chaine d’impression,
- Les techniques d’impression héliogravure,
- Le management de la couleur.

3.3.2.4. Exemples de prestations en Information


- Un CDII- Centre de Documentation et d'Informations Industrielles, regroupant plus des
ouvrages et revues spécialisées ;
- Une cellule de veille économique, technologique et réglementaire, marketing national et
international pour mieux connaître l'environnement concurrentiel, les marchés :
- Une base de données réglementaire ;

CBM Consulting 187


Etude technique

- Organisation de séminaires d'information et de sensibilisation pour traiter les problèmes


d'actualité dans les différentes branches du secteur.

3.3.3. Organisation

Ce département est une structure organisée comme suit :

 Formation :
o Service formation Intra-entreprise
o Service formation inter-entreprise
 Documentation, Information et Veilles :
o Service information
o Service de la documentation et veille

3.3.4. Besoins en ressources humaines

Les besoins en ressources humaines du département se présentent comme suit :


Année Nature du Poste
Année 1  1 responsable du département
 1 cadre formation (ingénieur agroalimentaire)
 1 cadre veille (ingénieur agro-alimentaire)
Année 2 -
Année 3  1 cadre formation (ingénieur agroalimentaire)
 1 cadre formation (ingénieur emballage)
Année 4 -
Année 5 -

3.3.5. Besoins en investissements matériels

Les besoins en investissements matériels du département se présentent comme suit :

Année Nature des IM


Année 1  1 set de meubles de Bureau pour le responsable
 2 sets de meubles de Bureau de cadres
 3 matériels Informatiques
 1 set de meubles pour salle de formation
 1 set de meubles pour la bibliothèque
 1 set d’équipements pour salle de formation (vidéo, sono…)

CBM Consulting 188


Etude technique

Année 2
Année 3  2 sets de meubles de bureau pour cadres
 2 matériels Informatiques
Année 4 -
Année 5 -
Matériel informatique = ordinateur de bureau + imprimante jet d’encre

3.3.6. Besoins en investissements immatériels

Les besoins en investissements immatériels du département se présentent comme suit :

Année Nature des IIM Coût


Année 1  AT au démarrage (identification des besoins, définition 10 h/j
des prestations, préparation du plan de formation, international
organisation du département)
 Accompagnement du personnel du CTI dans la 20 h/j
réalisation des premières actions de formation (2 international
formations AA et 2 formations emballage)
 Accompagnement du personnel du CTI dans la 5 h/j
réalisation des premières opérations de veille international
Année 2  Accompagnement du personnel du CTI dans la 20 h/j
réalisation des premières actions de formation (2 international
nouvelles formations AA et 2 nouvelles formations
emballage) 15 h/j locaux
 AT élaboration du plan de communication
Année 3  Accompagnement du personnel du CTI dans la 20 h/j
réalisation des premières actions de formation (2 international
nouvelles formations AA et 2 nouvelles formations
emballage)
Année 4  Accompagnement du personnel du CTI dans la 10 h/j
réalisation des premières actions de formation (1 international
nouvelle formation AA et 1 nouvelle formation
emballage)
Année 5 - -

3.3.7. Besoins en locaux

Les besoins en locaux fonctionnels du département se présentent comme suit :

Année Nombre et Nature des locaux Superficie


Année 1  1 bureau pour le chef de département 25 m²
 3 bureaux pour les cadres formation 10 m² x 3
 1 bibliothèque (y compris bureau cadre veille) 30 m²
 Salle de formation 40 m²
Année 2 - -
Année 3  2 bureaux pour cadres 10 m² x 2

CBM Consulting 189


Etude technique

Année 4 - -
Année 5 - -

3.4. Assistance Technique, Conseil et Etudes

3.4.1. Missions règlementaires

1. L'assistance des industriels pour la modernisation des méthodes de production, l'amélioration


technologique et la maîtrise de la qualité
2. La contribution à l'élaboration des normes et l'assistance aux industriels pour leur application
3. La collaboration avec les centres techniques, instituts et universités aussi bien béninois qu'étrangers pour le
développement du secteur et la mise en application des résultats obtenus par la recherche scientifique
4. Le développement de l'utilisation des techniques écologiques permettant la protection de l'environnement,
la préservation des ressources durables et la diminution des déchets et rejets polluants. Ces techniques
doivent permettre en outre, le recyclage des produits et des déchets ainsi qu'un traitement acceptable des
déchets non recyclables
5. La réalisation de toute expertise et analyse qui leur seront confiées par les professionnels, ou les tribunaux
ainsi que l'exécution de toute mission, sous son égide de règlement de différents à l'amiable
6. La participation à l'élaboration des cahiers des charges pour la profession
7. L'inventaire de toutes les ressources nationales en matières premières, en collaboration avec tous les
instituts nationaux de recherche ainsi que l'étude des caractéristiques de ces ressources en vue de leur
exploitation
8. L'élaboration de toute étude et prospection pour le développement et la promotion des exportations
9. L'aide aux entreprises pour permettre à celles-ci d'améliorer l'utilisation de leur potentiel technique et
humain de production, en les orientant vers le développement de nouveaux produits et l'établissement de
programmes d'investissement appropriés

La fonction « Assistance Technique et Conseil » est une activité très transversale qui met en
avant l’expertise et le savoir-faire du personnel du centre technique. Cette activité peut se
faire à différents niveaux de compétences sans nécessiter obligatoirement l’existence d’une
structure technique d’application. L’appui analytique est bien souvent suffisant pour satisfaire
les besoins de cette assistance. Dès que cette AT nécessite une structure technique
d’application, elle met en œuvre soit le site industriel du client, soit un site externe pilote
(équipementiers, fournisseurs, ….).

3.4.2. Prestations
3.4.2.1. Exemples de Conseil et d’Assistance Technique

CBM Consulting 190


Etude technique

- Mise en place de BPH/BPF


- Mise en place des systèmes de management de la qualité, sécurité sanitaire et
environnementale (ISO 9001, ISO 22000, IFS, BRC et ISO14001)
- Mise en place de système de traçabilité
- Mise en place du système HACCP
- Assistance technique pour l’organisation des unités de production
- Assistance technique pour la conception et le suivi de la réalisation des unités de
production selon les règles techniques et d’hygiène et de sécurité requises dans les
domaines Agroalimentaire et l’emballage
- Accompagnement pour la validation des procédés de fabrication et leur optimisation
- Assistance technique pour l’établissement de programme de nettoyage et de désinfection
- AT pour la mise en place de procédure de maintenance
- AT pour la mise en place de plan d’autocontrôle
- Les produits : Développement de nouveaux produits…;
- Les systèmes de gestion de la production : amélioration de la productivité, GPAO, GMAO,
plan d’optimisation de la consommation d’énergie, appui à l’innovation, appui à la
conception d’usines et d’ateliers de fabrication….
- Pour le secteur de l’emballage, la conception et le design : Conception graphique, marque
et logotype, étiquette, conception des volumes : boîte, étui, plateau, caisse, …
- Pour le secteur des imprimeries : Diagnostic et amélioration de la qualité d'impression,
étude et analyse des différents supports, analyse des encres et des matières premières,
contrôle des couleurs et des services de colorimétrie, maîtriser les logiciels d’imposition,
maîtriser la gestion des couleurs avant l’impression et prévenir les défauts de qualité, ien
choisir les trames selon les réalisations à effectuer, fournir un B.A.T couleurs avant
impression (Softproofing), diagnostic des problèmes d'impression, maîtriser les
techniques d’impression offset, identifier les incidents de tirage et préconiser les remèdes,
améliorer la qualité des produits imprimés, améliorer la productivité des machines
d’impression offset, minimiser les coûts des facteurs de production, maîtriser le suivi des
couleurs encours d’impression et prévenir les défauts de qualité, bien choisir les
consommables selon les réalisations à effectuer…
- L’organisation commerciale : étude de marché, assistance technique pour l’organisation
commerciale, mise en place d’une cellule export, ….

CBM Consulting 191


Etude technique

3.4.2.2. Exemples en matière d’études


- Pré-diagnostic de mise à Niveau
- Diagnostic et plan de mise à niveau
- Etudes technico-économique de faisabilité pour les nouveaux projets
- Etablissement de plan d’affaire pour le développement des entreprises
- Audit technologique des entreprises avec un plan d’action pour la modernisation de
l’outil de production
- Etudes stratégiques sur le développement du secteur agroalimentaire au Benin
- Etudes stratégiques sur le développement du secteur de l’emballage dans la région
- Etudes stratégiques sur le développement des différentes filières du secteur
agroalimentaire au Bénin
- Etude sur les besoins des entreprises d‘un secteur ou d’une branche déterminée en
matière de R & D
- Etude pour l'identification des besoins en formation continue des entreprises d’un secteur
ou d’une branche déterminée.

3.4.3. Organisation

Ce département est une structure organisée comme suit :

- Conseil et l'assistance technique


- Etudes

CBM Consulting 192


Etude technique

3.4.4. Besoins en ressources humaines

Les besoins en ressources humaines du département se présentent comme suit :

Année Nature du Poste


Année 1  1 responsable de l'assistance technique et études
 1 cadre assistance technique (ingénieur agroalimentaire)
 1 cadre assistance technique (ingénieur emballage)
 1 cadre études
Année 2 -
Année 3 -
Année 4  1 cadre assistance technique (ingénieur agroalimentaire)
 1 cadre assistance technique (ingénieur emballage)
Année 5 -

3.4.5. Besoins en investissements matériels

Les besoins en investissements matériels du département se présentent comme suit :

Année Nature des IM


Année 1  1 set de meubles de bureau de responsable
 3 sets de meubles de bureau pour cadres
 4 matériels Informatiques
Année 2 -
Année 3 -
Année 4  2 sets de meubles de bureau pour cadre
 2 matériels informatiques
Année 5 -
Matériel informatique = ordinateur de bureau + imprimante jet d’encre

CBM Consulting 193


Etude technique

3.4.6. Besoins en investissements immatériels

Les besoins en investissements immatériels du département se présentent comme suit :

Année Nature des IIM Coût


Année 1  AT au démarrage (identification des besoins, définition 10 h/j
des prestations, préparation du plan d’assistance, international
organisation du département)
 Accompagnement du personnel du CTI dans la 120 h/j
réalisation des premières actions d’assistance (2 national et
actions AA et 2 actions emballage) 40 h/j
international
Année 2  Accompagnement du personnel du CTI dans la 120 h/j
réalisation des actions d’assistance (3 actions qualité national et
avec nouveaux référentiels 2 nouvelles actions AA et 2 40 h/j
nouvelles actions emballage) international
Année 3  Accompagnement du personnel du CTI dans la 120 h/j
réalisation des actions d’assistance (3 actions qualité national et
avec nouveaux référentiels 2 nouvelles actions AA et 2 40 h/j
nouvelles actions emballage) international
Année 4  Accompagnement du personnel du CTI dans la 40 h/j
réalisation des premières actions d’assistance (1 national et
actions qualité avec nouveau référentiel 1 nouvelles 20 h/j
actions AA et 1 nouvelles actions emballage) international
Année 5 -

3.4.7. Besoins en locaux

Les besoins en locaux fonctionnels du département se présentent comme suit :

Année Nombre et Nature des locaux Superficie


Année 1  1 bureau pour le responsable de l’A T et études 25 m²
 2 bureaux pour cadres 2 x 10 m²
 1 bureau pour le cadre études 10 m²
Année 2 - -
Année 3  2 bureaux pour cadres 10 m² x 2
Année 4 - -
Année 5 - -

CBM Consulting 194


Etude technique

3.5. Département des Analyses et essais (Option 2)


3.5.1. Missions règlementaires
- La réalisation de toute expertise et analyse qui leur seront confiées par les professionnels,
ou les tribunaux ainsi que l'exécution de toute mission, sous son égide de règlement de
différents à l'amiable
- La création de laboratoires d'analyses et d'essais pour effectuer les expertises nécessaires
aux activités industrielles
- L’initiation des projets de recherche et développement pour le compte des entreprises et
la liaison entre le monde de la recherche scientifique et le secteur agricole et industriel
(pour le CTI agro-alimentaire)
- La création de halles technologiques pour la fabrication de prototypes et la production à
petite échelles de produits industriels pour les besoins des industriels et/ou des projets de
recherche et d'innovation

La fonction « Développement Produits – R&D » est une activité transverse, par rapport aux
différentes fonctions précédemment évoquées, mais plus spécifique, qui met en œuvre à la
fois de l’AT, de l’Analyse et du Procédé technique. Il s’agit donc d’une activité qui nécessite
l’utilisation de services de laboratoires et d’ateliers d’application, soit ceux de l’industriel, soit
d’autres outils externes (équipementiers, fournisseurs, …) soit ceux en propre à la structure
du centre technique.

Les prestations en développement Produits et R&D peuvent faire appel à des ressources
internes et/ou externes au centre technique. Elles peuvent se faire dans toutes les filières sous
forme de mise à disposition d’expertises et compétences et de moyens analytiques.

Des prestations spécifiques de R&D doivent couvrir à terme des domaines variés tels que :

- Valorisation des coproduits.


- Optimisation des procédés.
- Création nouveaux produits ou développement produits.
- Mise en place de nouveaux procédés.
- Prospectives sur des techniques analytiques et de caractérisation.

CBM Consulting 195


Etude technique

- Modélisation des produits et analyses prévisionnelles de stabilité des produits


- (activity water, durée de vie, couleur et organoleptique).
- Gestion des déchets et traitements de valorisation.
- etc. …

Cette possibilité n’est pas à espérer au démarrage du CTAE, sauf cas lié au recrutement des
principaux responsables du centre et de la disponibilité immédiate de moyens techniques
adaptés. Elle doit par contre rapidement prendre corps après quelques années de pratiques
et de reconnaissance terrain.

3.5.2. Prestations
3.5.2.1. Exemples pour le secteur agroalimentaire
- Validation des protocoles de DLC et DLUO
- Etude de vieillissement des denrées alimentaires.
- Analyses microbiologiques
o Microbiologie des aliments
o Microbiologie des eaux
o Microbiologie des conserves
o Contrôle de l’hygiène
- Analyses physicochimiques
o Physicochimie courante des aliments
o Physicochimie des céréales
o Physicochimie des eaux
o Physicochimie du lait et produits dérivés
o Physicochimie des fruits et légumes et produits dérivés
o Physicochimie des corps gras
o Analyse des contaminants
o Analyse des additifs alimentaires et des vitamines

CBM Consulting 196


Etude technique

3.5.2.2. Exemples pour le secteur emballages et imprimerie

- Papier et carton : épaisseur, grammage, déchirement, éclatement, traction, rigidité,


blancheur, opacité, lissé Bekk, absorption Cobb, perméabilité Bendtsen, humidité, taux de
cendres, composition fibreuse, compression Concora CMT, compression RCT, lissé
Bendsten, compression à faible écartement SCT, essai d'imprimabilité IGT…
- Carton ondulé : épaisseur, éclatement, perforation, compression à plat FCT, compression
sur chant ECT, compression de caisse BCT, grammage des composants, absorption Cobb…
- Matériaux plastiques : épaisseur, identification FTIR & DSC, indice de fluidité,
densité, dureté Shore, rétraction, déchirement, traction, force de scellage à chaud - hot
tack, vieillissement, friction, Gloss, perméabilité à la vapeur d'eau, perméabilité à
l'oxygène, étanchéité à l'air…
- Emballage de transport et matières dangereuses : conditionnement, vibration mécanique,
vibration hydraulique, chute libre, compression dynamique, choc horizontal, étanchéité à
l'air, pression hydraulique, compression statique…
- Emballages métallique : étanchéité des boîtes, dimensions, porosité du vernis, charge du
vernis, adhérence du vernis, étamage, dureté, éclatement…
- Emballages alimentaires : migration globale, migration spécifique, identification de la
nature des matériaux

3.5.3. Organisation
Ce département est une structure organisée comme suit :
- Laboratoire des produits alimentaires
- Laboratoire microbiologie
- Laboratoire de l'Emballage
- Réception échantillons
- Etalonnage et Maintenance
- Recherche, développement et Innovation
Les caractéristiques communes des laboratoires :
- Tous les laboratoires seront sous la responsabilité de la structure : Analyses - Essais,
- Chaque laboratoire sera managé par un ingénieur spécialisé dans la section de l’industrie
de la spécificité de son laboratoire.

CBM Consulting 197


Etude technique

- Un personnel permanent et expérimenté devra assurer l’encadrement et la bonne


marche de chaque laboratoire.
- Chaque appareil de mesure et de caractérisation et chaque matériel analytique
sophistiqué (équipements lourds) devra être placé sous la responsabilité d’un membre
du personnel permanent.
- Les prestations (analyses et essais) hors normes, ne devront être entreprises qu’à la
lumière d’une entente préalable du donneur d’ordre de service et du responsable du
laboratoire sur le protocole à adopter.
- Le responsable du laboratoire pourvoira à la coordination des activités du laboratoire
ainsi qu'à la supervision du personnel. Il assurera aussi la coordination des travaux et
veillera à la mise à jour des méthodes analytiques et de l'application des règles de
sécurité en laboratoire et des procédures de contrôle de la qualité.
- L’ingénieur aura pour rôle de donner son avis sur l’achat du matériel, de pourvoir à son
installation, de participer à l'aménagement des locaux et à la construction de montages
spéciaux. Il se chargera aussi, de planifier et de superviser, en collaboration avec les
fabricants, l’étalonnage des appareils et les opérations de maintenance préventive et
curative.
- Le personnel technique participera au développement des méthodes d'analyse et des
essais relatifs à un secteur de l’industrie agro-alimentaire et de l’emballage, aux actions
de formation et effectue la plupart des travaux d'analyses chimiques et des essais requis
par les usagers.
- Le personnel des laboratoires du CTAE devra posséder une grande capacité d’écoute et
de travail en équipe pour apporter des solutions à tous les entrepreneurs nécessitant
une expertise ou un appui en analyse chimique ou en caractérisation de leur produits.
- Les laboratoires devront procéder à une accréditation auprès d’un organisme
d’accréditation qui imposera des audits et des inspections répétés afin de s'assurer que
les principes BPL sont bien intégrés.
- La construction des locaux des différents laboratoires devra répondre aux normes de
sécurité et aux exigences des bonnes pratiques du laboratoire. Le plan d’aménagement
des locaux, qui abriteront les équipements de caractérisation et équipements lourds,
devra être arrêté en concertation avec le fabricant du matériel.

CBM Consulting 198


Etude technique

- Les laboratoires seront équipés de façon à éviter toute redondance dans l’achat des
équipements analytiques.
- Tous ces équipements nécessiteront des locaux climatisés, munis d’une aération
contrôlée, d’une atmosphère de préférence sans humidité ni poussières et d’une
alimentation électrique stabilisée.

Le CTAE pourra développer des conventions avec les instituts de recherche et les laboratoires
existant dans les universités béninoises. Dés son démarrage, le CTAE devra organiser un atelier
dit « de démarrage » qui devra rassembler les universitaires, les associations professionnelles,
le Ministère et des entreprises publiques et privés.
Le LCSSA et la DANA disposent d’équipements et effectuent des prestations d’analyses et
d’essais en bonne partie similaires à ceux que prévoit de mener le CTAE. Les responsables de
ces deux institutions ont fait part de leur intérêt pour la collaboration dans ce domaine avec
le CTAE. Celui-ci pourra développer avec eux des conventions en attendant d’avoir acheté
l’ensemble des matériels nécessaires à son fonctionnement.

3.5.4. Besoins en ressources humaines

Les besoins en ressources humaines du département se présentent comme suit :

Année Nature du Poste


Année 1  1 responsable de département
 1 responsable labo alimentaire
 1 responsable labo emballage
 1 technicien microbiologie
 1 technicien labo produits alimentaires
 1 technicien labo emballages
 1 agent réception des échantillons
Année 2 -
Année 3  1 technicien pour l'étalonnage et la maintenance
Année 4 -
Année 5 -

3.5.5. Besoins en investissements matériels

Les besoins en investissements matériels du département se présentent comme suit :

Année Nature des IM

CBM Consulting 199


Etude technique

Année 1  3 sets de meubles de bureau de responsable


 5 sets de meubles pour cadres
 8 matériels informatiques
 1 voiture de service
Année 2  1 imprimante réseau
 Photocopieuse
 Matériel de laboratoire
Année 3  1 set de meubles de bureau pour cadre
 1 matériel informatique
Année 4 -

Année 5 -
Matériel informatique = ordinateur de bureau + imprimante jet d’encre

3.5.6. Besoins en investissements immatériels

Les besoins en investissements immatériels du département se présentent comme suit :

Année Nature des IIM Coût


Année 1  AT préliminaire (cahier de charges des équipements, 30 h/j
dépouillement technique, définition des international
spécifications des laboratoires et des locaux
techniques)
Année 2  Accompagnement du personnel du CTI dans la mise 60 h/j
en service des laboratoires (réception, installation et international
mise en service des équipements, formation du
personnel sur les essais, gestion des laboratoires
selon ISO 17025) 20 h/j
 Formation technique (techniques d’analyses et international
essais, calcul d’incertitudes, normes…)
Année 3  Formation technique (techniques d’analyses et 10 h/j
essais, calcul d’incertitudes, normes…) international
Année 4  Accompagnement à l’accréditation 17025 30 h/j
international
Année 5  Accréditation 17025 3 279 800 FCFA

Il est nécessaire de mener le CTAE à un niveau de reconnaissance internationale. Il s’agit de


l’accréditation NF EN ISO 17025 qui permet aux clients des laboratoires d’assurer une
reconnaissance internationale de leurs bulletins d’analyses. Cette reconnaissance est
spécifique à une chaîne analytique et fait l’objet d’une définition précise, d’une structure et
organisation d’analyses reconnues par des audits externes de contrôle et d’accréditation.

CBM Consulting 200


Etude technique

Dans le cas précis des laboratoires d’analyses microbiologiques, l’implantation et la structure


du laboratoire, le flux de circulation des échantillons et analyses, la cross-contamination et la
gestion de l’air, et de la température, sont des éléments majeurs qu’il faut assurer dès la
construction de la structure. Cela nécessite donc des aménagements et matériaux de
construction particuliers de type « salle blanche » (sans en être réellement, car pas nécessaire
en terme de microbiologie pour les IAA) qui permettront de rassurer les futurs auditeurs :
panneaux sandwich entièrement lavable pour les murs et le plafond et décontamination
possible au canon à mousse ; sol à recouvrement spécial sans anfractuosités et joins lisses
inertes microbiologiquement permettant d’éviter les biofilms. A ce niveau, le carrelage est à
proscrire.
Pour les autres laboratoires d’analyses les mêmes niveaux d’exigences ne sont pas
nécessaires.

3.5.7. Besoins en locaux

Les besoins en locaux fonctionnels du département se présentent comme suit :

Année Nombre et Nature des locaux Superficie


Année 1  1 bureau pour le responsable du département 20 m²
 1 bureau pour le responsable du labo alimentaire 10 m²
 1 bureau pour le responsable du labo emballage 10 m²
 3 bureaux pour les techniciens 30 m²
 Laboratoire chromatographie (alimentaires et 40 m²
emballage) 40 m²
 Laboratoire chimie 25 m²
 Laboratoire plastique 40 m²
 Laboratoire papier carton 25 m²
 Salle de stockage des échantillons après essais 25 m²
100 m²
 Salle stockage consommables et verrerie
 Laboratoire microbiologie
Année 2 - -
Année 3  1 bureau pour technicien 10 m²
Année 4 - -
Année 5 - -

4. Synthèse des besoins

CBM Consulting 201


Etude technique

4.1. Option 1 : les activités d’analyses et d’essais sont réalisées par les institutions
partenaires

4.1.1. Besoins en ressources humaines

En vitesse de croisière, au bout de 5 ans, le CTAE comprendra un effectif total de 20 personnes


ave un taux d’encadrement de 85% et un coefficient de technicité (CTX) de 60%.

Département Nature du Poste


DG  1 Directeur Général
 1 secrétaire de direction
 1 agent d’accueil
 1 chauffeur
 1 cadre qualité
Services  1 responsable comptabilité, finance et affaires administratives
Communs  1 cadre commercial, achats et marketing
 1 cadre informatique
 1 chauffeur
Formation  1 responsable du département formation
 3 cadres formation
 1 cadre veille
AT et Etude  1 responsable de l'assistance technique
 4 cadres assistance technique
 1 cadre études
Effectif total 20 personnes

A titre de comparaison, le CTAA tunisien (qui ne couvre que le secteur des IAA) mais qui a un
laboratoire d’analyses et d’essais compte 47 employés dont 23 ingénieurs.
On peut associer à chacune de ces fonctions primaires du CTAE des prestations secondaires
directes ou croisées, qui assureront l’ensemble des prestations du Centre et son offre
commerciale Dans tous les cas de figure, le CTAE ne peut se suffire à lui-même, il doit être
capable d’aller chercher à l’extérieur (au Bénin ou à l’Internationale) les compétences dont il
a besoin, ainsi que les moyens financiers dans le cadre de programme internationaux. Le choix
judicieux des responsables au recrutement, leur reconnaissance et leur relationnel ainsi que
les niveaux de rémunération faciliteront le développement de ce type de pratique.

4.1.2. Besoins en investissements matériels

CBM Consulting 202


Etude technique

Les besoins en investissements matériels du CTAE peuvent être résumés comme suit :

Montant
Rubriques Affectation Nombre Montant en FCFA
unitaire
DG 1 3 279 800 3 279 800
Secrétariat BOC 1 655 960 655 960
Responsable 3 1 639 900 4 919 700
Cadre 11 655 960 7 215 560
Meubles
Bureau d'accueil 1 655 960 655 960
Bibliothèque 1 3 279 800 3 279 800
Salle de réunion 1 3 279 800 3 279 800
Salle de formation 1 3 279 800 3 279 800
Equipements
audiovisuels Salle de formation 1 3 279 800 3 279 800
Ordinateur +
imprimantes 16 393 576 6 297 216
imprimantes réseau 1 327 980 327 980
Matériel Photocopieuse 1 1 311 920 1 311 920
Informatique Photocopieuse grand
tirage 1 3 279 800 3 279 800
Serveur + matériel
réseau 1 1 967 880 1 967 880
DG 1 19 678 800 19 678 800
Véhicules
Service 1 9 839 400 9 839 400
TOTAL 72 549 176

Il s’agit d’un montant relativement important malgré les efforts d’optimisation.


En effet, l’un des objectifs de l’étude est d’examiner les possibilités de sous-traitance avec les
institutions existantes afin d’éviter les double emplois et permettre ainsi d’optimiser les
ressources pour la création du CTAE.
Il est apparu (cf. étude de marché) que le CTAE peut compter sur une infrastructure
technologique de qualité avec, notamment, le LCSSA et, dans une moindre mesure, la DANA.
Cette option prévoit que le CTAE peut s’imposer auprès des entreprises sans laboratoire s’il
bénéficie d’une collaboration étroite avec le LCSSA et, éventuellement la DANA.

CBM Consulting 203


Etude technique

4.1.3. Besoins en investissements immatériels

Les besoins en investissements immatériels du CTAE peuvent être synthétisés comme suit :

Année Nature des IIM Coût


Année 1  Voyage d'étude d'une semaine dans un pays 9 052 248 FCFA
comprenant un CTI agroalimentaire et un CTI
emballage au profit du DG et des chefs de
départements techniques (4 personnes)
 Logiciels pour la gestion administrative (Paye, 3 279 800 FCFA
facturation, ...) y compris AT mise en place et
formation du personnel
 AT au démarrage formation (identification des 10 h/j
besoins, définition des prestations, préparation du international
plan de formation, organisation du département)
 Accompagnement du personnel du CTI dans la 20 h/j
réalisation des premières actions de formation (2 international
formations AA et 2 formations emballage)
 Accompagnement du personnel du CTI dans la 5 h/j international
réalisation des premières opérations de veille
 AT au démarrage AT et études (identification des 10 h/j
besoins, définition des prestations, préparation du international
plan d’assistance, organisation du département)
 Accompagnement du personnel du CTI dans la 120 h/j national et
réalisation des premières actions d’assistance (2 40 h/j
actions AA et 2 actions emballage) international

Total 1 74 976 228 FCFA


Année 2  Accompagnement du personnel du CTI dans la 20 h/j
réalisation des premières actions de formation (2 international
nouvelles formations AA et 2 nouvelles formations
emballage)
 AT élaboration du plan de communication 15 h/j national
 Accompagnement du personnel du CTI dans la 120 h/j national et
réalisation des actions d’assistance (3 actions qualité 40 h/j
avec nouveaux référentiels 2 nouvelles actions AA et international
2 nouvelles actions emballage)
Total 2 54 116 700 FCFA
Année 3  Accompagnement du personnel du CTI dans la 20 h/j
réalisation des premières actions de formation (2 international
nouvelles formations AA et 2 nouvelles formations
emballage)
 Accompagnement du personnel du CTI dans la 120 h/j national et
réalisation des actions d’assistance (3 actions qualité 40 h/j
avec nouveaux référentiels 2 nouvelles actions AA et international
2 nouvelles actions emballage)
Total 3 51 164 880 FCFA

CBM Consulting 204


Etude technique

Année 4  Voyage d'étude d'une semaine dans un pays 9 052 248 FCFA
comprenant un CTI agroalimentaire et un CTI
emballage au profit du DG et des chefs de
départements techniques (4 personnes)
 Accompagnement du personnel du CTI dans la 10 h/j
réalisation des premières actions de formation (1 international
nouvelle formation AA et 1 nouvelle formation
emballage)
 Accompagnement du personnel du CTI dans la 40 h/j national et
réalisation des premières actions d’assistance (1 20 h/j
actions qualité avec nouveau référentiel 1 nouvelles international
actions AA et 1 nouvelles actions emballage).
Total 4 30 698 928 FCFA
Total général 210 956 736 FCFA

Les besoins en investissements immatériels sont, à première vue, très lourds pour le CTAE.
Mais il faut noter que 90% de ce montant est relatif à des actions d’appui direct aux
entreprises qui sont ensuite refacturées.
Enfin, il est fortement recommandé d’avoir recours à la coopération technique pour bénéficier
de ressources gratuites dans ce cadre.

4.1.4. Besoins en locaux et en terrain

Les besoins en locaux du CTAE peuvent être résumés comme suit :

Année Superficie
Direction générale 117 m²
Département services communs 49 m²
Département de la formation, de l'information, de la 165 m²
Documentation et Veilles
Département de l'assistance technique, conseil et des études 75 m²

Total superficie fonctionnelle 406 m²


Total superficie utilitaire (couloirs, sanitaires…) 98 m²
Total 504 m²

Compte tenu de la nécessaire synergie avec le LCSSA, il est, dans ce cas, recommandé de
construire le local sur le terrain de cette dernière. Celui-ci est bien situé et assez vaste pour
accueillir le CTAE.

CBM Consulting 205


Etude technique

Dans ce cas, le coût de la construction est estimé comme suit :

Libellé Valeur
Surface m2 504
Coût unitaire (FCFA/m2) 327 980
Coût total (FCFA) 165 301 920

4.2. Option 2 : les activités d’analyses et d’essais sont réalisées par le CTAE

4.2.1. Besoins en ressources humaines

En vitesse de croisière, au bout de 5 ans, le CTAE comprendra un effectif total de 27 personnes


avec un taux d’encadrement de 89% et un coefficient de technicité (CTX) de 70%.

Département Nature du Poste


DG  1 Directeur Général
 1 secrétaire de direction
 1 chauffeur
 1 responsable qualité
Services  1 responsable comptabilité, finance et affaires administratives
Communs  1 responsable commercial, achats et marketing
 1 responsable informatique
 1 chauffeur

Formation  1 responsable du département formation


 3 cadres formation
 1 cadre veille
AT et Etude  1 responsable de l'assistance technique
 4 cadres assistance technique
 1 responsable des études
Analyses et  1 responsable de département
essais  2 responsables de laboratoire
 4 techniciens de laboratoire
 1 agent de réception des échantillons
Effectif total 27 personnes

Dans ce cas, seules 7 personnes supplémentaires sont à prévoir sur 5 ans.

CBM Consulting 206


Etude technique

4.2.2. Besoins en investissements matériels

Les besoins en investissements matériels du CTAE peuvent être résumés comme suit :

Montant
Rubriques Affectation Nombre unitaire Total en FCFA
DG 1 3 279 800 3 279 800
Secrétariat BOC 1 655 960 655 960
Responsable 6 1 639 900 9 839 400
Meubles
Cadre 18 655 960 11 807 280
Salle de réunion 1 3 279 800 3 279 800
Salle de formation 1 3 279 800 3 279 800
Equipement
audiovisuels Salle de formation 1 3 279 800 3 279 800
Ordinateur + imprimantes 26 393 576 10 232 976
imprimantes réseau 2 327 980 655 960
Matériel
Photocopies 2 1 311 920 2 623 840
Informatique
Photocopies grand tirage 1 3 279 800 3 279 800
Serveur + matériel réseau 1 1 967 880 1 967 880
DG 1 19 678 800 19 678 800
Véhicules
Service 2 9 839 400 19 678 800
Matériel de Alimentaires &
laboratoires Emballages 1 262 384 000 262 384 000
TOTAL 355 923 896

La différence est significative : l’investissement est multiplié par 3,8. C’est le coût de
l’installation du laboratoire. Mais la question de la nécessité d’un laboratoire microbiologie et
produits alimentaires se pose.
Le laboratoire constituerait, pour lui, un produit d’appel pour toute la stratégie qu’il compte
mettre en place.
De même, les synergies entre le laboratoire et les différentes autres fonctions du centre
(formation, AT et R&D) sont très importantes. De plus, un laboratoire pour les emballages
comprend plusieurs équipements qui peuvent être utilisés pour les produits alimentaires
(spectrographe…) moyennant une formation spécifique et renoncer à l’un équivaut à renoncer
à l’autre et faire ainsi perdre au CTAE tout lien avec la filière emballages. Enfin, il y a une
véritable opportunité, pour le CTAE, de viser les marchés limitrophes du Bénin. Seule une
structure complète lui permettrait de telles ambitions.
Cette option propose de constituer une structure d’analyse et d’essais minimale mais
complète. Minimale en ce sens qu’elle ne couvrira pas une palette de produits aussi large que

CBM Consulting 207


Etude technique

le LCSSA qui demeurera la référence à l’échelle nationale mais disposera d’un outil lui
permettant de couvrir 80% des besoins des entreprises du secteur au Bénin et de répondre
ainsi rapidement à tous leurs besoins de base.

4.2.3. Besoins en investissements immatériels

Les besoins en investissements immatériels du CTAE peuvent être synthétisés comme suit :

Année Nature des IIM Coût


Année 1  Voyage d'étude d'une semaine dans un pays 5 772 448 FCFA
comprenant un CTI agroalimentaire et un CTI
emballage au profit du DG et des chefs de
départements techniques (4 personnes) 3 279 800 FCFA
 Logiciels pour la gestion administrative (Paye,
facturation, ...) y compris AT mise en place et 10 h/j
formation du personnel international
 AT au démarrage (identification des besoins,
définition des prestations, préparation du plan de 20 h/j
formation, organisation du département) international
 Accompagnement du personnel du CTI dans la
réalisation des premières actions de formation (2 5 h/j international
formations AA et 2 formations emballage) 10 h/j
 Accompagnement du personnel du CTI dans la international
réalisation des premières opérations de veille
 AT au démarrage (identification des besoins, 120 h/j national et
définition des prestations, préparation du plan 40 h/j
d’assistance, organisation du département) international
 Accompagnement du personnel du CTI dans la 30 h/j
réalisation des premières actions d’assistance (2 international
actions AA et 2 actions emballage)
 AT préliminaire (cahier de charges des équipements,
dépouillement technique, définition des
spécifications des laboratoires et des locaux
techniques)
Total 1 85 471 588 FCFA
Année 2  Accompagnement du personnel du CTI dans la 20 h/j
réalisation des premières actions de formation (2 international
nouvelles formations AA et 2 nouvelles formations
emballage) 15 h/j locaux
 AT élaboration du plan de communication 120 h/j national et
40 h/j
 Accompagnement du personnel du CTI dans la international
réalisation des actions d’assistance (3 actions qualité 60 h/j
avec nouveaux référentiels 2 nouvelles actions AA et international
2 nouvelles actions emballage)

CBM Consulting 208


Etude technique

 Accompagnement du personnel du CTI dans la mise 20 h/j


en service des laboratoires (réception, installation et international
mise en service des équipements, formation du
personnel sur les essais, gestion des laboratoires
selon ISO 17025)
 Formation technique (techniques d’analyses et
essais, calcul d’incertitudes, normes…)
Total 2 90 850 460 FCFA
Année 3  Accompagnement du personnel du CTI dans la 20 h/j
réalisation des premières actions de formation (2 international
nouvelles formations AA et 2 nouvelles formations
emballage) 120 h/j national et
 Accompagnement du personnel du CTI dans la 40 h/j
réalisation des actions d’assistance (3 actions qualité international
avec nouveaux référentiels 2 nouvelles actions AA et 10 h/j
2 nouvelles actions emballage) international
 Formation technique (techniques d’analyses et
essais, calcul d’incertitudes, normes…)
Total 3 55 756 600 FCFA
Année 4  Voyage d'étude d'une semaine dans un pays 5 772 448 FCFA
comprenant un CTI agroalimentaire et un CTI
emballage au profit du DG et des chefs de
départements techniques (4 personnes) 10 h/j
 Accompagnement du personnel du CTI dans la international
réalisation des premières actions de formation (1
nouvelle formation AA et 1 nouvelle formation 40 h/j national et
emballage) 20 h/j
 Accompagnement du personnel du CTI dans la international
réalisation des premières actions d’assistance (1 30 h/j
actions qualité avec nouveau référentiel 1 nouvelles international
actions AA et 1 nouvelles actions emballage)
 Accompagnement à l’accréditation 17025
Total 4 41 194 288 FCFA
Année 5  Accréditation 17025 3 279 800 FCFA
Total 5 3 279 800 FCFA
Total général 276 552 736 FCFA

Les besoins en investissements immatériels sont encore plus lourds dans cette option. Mais il
faut noter que 79% de ce montant est relatif à des actions d’appui direct aux entreprises qui
sont ensuite refacturées.
Enfin, il est fortement recommandé d’avoir recours à la coopération technique pour bénéficier
de ressources gratuites dans ce cadre.

CBM Consulting 209


Etude technique

4.2.4. Besoins en locaux et en terrain

Les besoins en locaux du CTAE peuvent être résumés comme suit :

Année Superficie
Direction générale 105 m²
Département services communs 65 m²
Département de la formation, de l'information, de la 125 m²
Documentation et Veilles
Département de l'assistance technique, conseil et des études 75 m²

Département des Analyses et essais 375 m²


Total superficie fonctionnelle 745 m²
Total superficie utilitaire (couloirs, sanitaires…) 255 m²
Total 1.000 m²

Pour un bâtiment en R+1, cela représente une surface au sol de 500 m 2. Les normes de
construction exigent que les surfaces construites doivent représenter en moyenne 40 % de la
superficie totale de l’assiette d’implantation. Le terrain doit donc avoir une superficie
minimale de 1.250 m2.

Ces différentes dimensions ont été calculées dans un souci d’optimisation des surfaces et de
minimisation des coûts de l’immobilier.
Elles n’en demeurent pas moins très importantes pour le projet.

En effet, le coût de la construction est estimé comme suit :

Rubriques Coût unitaire FCFA/m2 Surface m2 Coût total FCFA


Laboratoires 327 980 400 131 192 000
Administration 262 384 600 157 430 400
Aménagement terrain 52 477 750 39 357 600
TOTAL 327 980 000

A titre de comparaison, le local du PACKTEC (Centre Technique de l’Emballage en Tunisie) a


couté près du quadruple pour une superficie, il est vrai, supérieure.
Le coût du terrain n’a pas été prévu car il a été supposé que ce serait une dotation de l’Etat.

CBM Consulting 210


Etude de rentabilité

V – ETUDE DE
RENTABILITE

CBM Consulting 211


Etude de rentabilité

1. Introduction
Cette étude de rentabilité est l’aboutissement de tout un processus avec :
 Une cartographie des filières agroalimentaire et emballage,
 Une étude de marché des prestations du CTAE,
 Une étude technique et organisationnelle du CTAE.

La cartographie s’est basée sur la bibliographie et les données existantes et a été enrichie par
les connaissances des différents membres de l’équipe. Elle a permis de conclure que le tissu
industriel de la filière agro-alimentaire et emballage n’est pas très dense mais qu’il est en
pleine croissance depuis plusieurs années et, surtout, qu’il dispose d’opportunités de
développement réelles, que ce soit sur le marché national ou à l’exportation comme l’a
démontré le Plan Stratégique de Relance du Secteur Agricole.

L’étude de marché a permis de recueillir les avis et les intentions des entreprises relatives à la
création du CTAE et permis de confirmer la forte demande concernant ses prestations, d’une
part, la faiblesse de l’offre dans ce domaine, d’autre part. Compte tenu des différentes
indications d’un panel représentatif d’entreprises de la filière et des observations et
recommandations des institutionnels, il a été possible d’affiner le positionnement stratégique
du CTAE avec les différents partenariats avec les représentants de la profession et les autres
laboratoires d’analyses et d’essais et notamment le LCSSA et la DANA.

Sur cette base, une estimation quantitative et financière des prestations du CTAE sur une
période de 10 ans a pu être effectuée. Elle servira de base pour les prévisions de recettes de
la présente étude financière.

Suite à ce positionnement stratégique du CTAE et à la définition de ses prestations futures,


une étude technique et organisationnelle a été réalisée. Elle a permis de :
 Définir, à partir des missions prévues dans son statut et des prestations identifiées,
l’organisation du CTAE et les attributions de ses différents départements

CBM Consulting 212


Etude de rentabilité

 Elaborer un plan de recrutement pour l’effectif, avec, pour chaque employé, une
fiche de poste détaillée
 Les besoins en investissements matériels et leur étalement sur les 5 premières
années : mobilier, matériel informatique, véhicules, équipements de laboratoire…
 Les besoins en investissements immatériels et leurs prévisions d’engagement sur les
5 premières années : formation, assistance technique, logiciels, voyages d’étude…
 Les besoins en locaux en fonction de chaque employé de l’entreprise, une
quantification des espaces nécessaires (y compris les utilitaires et les espaces de
circulation), un plan de tout le centre, les besoins en terrain et, enfin une évaluation
financière de ces besoins.

Cette étude technique et organisationnelle a permis de quantifier les principales dépenses


prévisionnelles du CTAE (frais de personnel, investissements…).
Les autres frais de fonctionnement découlent directement de ces prévisions comme on le
verra ci-après.

2. Estimation des recettes (ressources)


L’estimation des recettes prévisionnelles se base directement sur les calculs de l’étude de
marché. Compte tenu de l’activité du CTAE, toutes ses prestations seront payées au comptant.
Les recettes prévisionnelles sont donc égales au chiffre d’affaires prévisionnel.

2.1. Formation
2.1.1. Formation en intra-entreprise
Pour la formation en intra-entreprise, il est prévu de réaliser, en moyenne, des actions de
3 h/j d’intervention pour un tarif de 196 788 FCFA /jour.
Trois domaines d’intervention ont été identifiés :
 Les produits alimentaires
 Les emballages
 La qualité

CBM Consulting 213


Etude de rentabilité

Les prix unitaires de ces actions se présentent donc comme suit :

Détails Prix unitaire


Produits alimentaires 590 364
Emballage 590 364
Qualité 590 364

Le nombre d’actions par année a été estimé comme suit :


Détails 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
Pdts alimentaires 2 2 2 3 3 3 3 3 4 4
Emballage 1 1 1 2 2 2 2 2 2 2
Qualité 1 2 3 3 3 3 3 3 3 3

Le chiffre d’affaire prévisionnel pour la formation en intra-entreprise pour les 10 prochaines


années se présente donc comme suit (en FCFA) :

Détails Année 1 Année 2 Année 3 Année 4 Année 5


Produits alimentaires 1 180 728 1 180 728 1 180 728 1 771 092 1 771 092
Emballage 590 364 590 364 590 364 1 180 728 1 180 728
Qualité 590 364 1 180 728 1 771 092 1 771 092 1 771 092
TOTAL 2 361 456 2 951 820 3 542 184 4 722 912 4 722 912

Année 6 Année 7 Année 8 Année 9 Année 10


1 771 092 1 771 092 1 771 092 2 361 456 2 361 456
1 180 728 1 180 728 1 180 728 1 180 728 1 180 728
1 771 092 1 771 092 1 771 092 1 771 092 1 771 092
4 722 912 4 722 912 4 722 912 5 313 276 5 313 276

2.1.2. Formation en inter-entreprise


Pour la formation en inter-entreprise, il est prévu de réaliser, en moyenne, des actions de
3 h/j de formation dans les locaux du CTAE pour un tarif de 1 180 728 FCFA /action.
Trois domaines d’intervention ont été identifiés :
 Les produits alimentaires
 Les emballages
 La qualité

CBM Consulting 214


Etude de rentabilité

Les prix unitaires de ces actions se présentent donc comme suit :

Détails Prix unitaire


Produits alimentaires 1 180 728
Emballage 1 180 728
Qualité 1 180 728

Le nombre d’actions par année a été estimé comme suit :


Détails 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
Pdts alimentaires 2 3 3 4 4 4 4 5 5 5
Emballage 1 1 1 2 3 3 3 3 3 3
Qualité 1 2 3 4 4 4 4 4 4 4

Le chiffre d’affaire prévisionnel pour la formation en inter-entreprise pour les 10 prochaines


années se présente donc comme suit (en FCFA) :
Détails Année 1 Année 2 Année 3 Année 4 Année 5
Produits alimentaires 2 361 456 3 542 184 3 542 184 4 722 912 4 722 912
Emballage 1 180 728 1 180 728 1 180 728 2 361 456 3 542 184
Qualité 1 180 728 2 361 456 3 542 184 4 722 912 4 722 912
TOTAL 4 722 912 7 084 368 8 265 096 11 807 280 12 988 008

Année 6 Année 7 Année 8 Année 9 Année 10


4 722 912 4 722 912 5 903 640 5 903 640 5 903 640
3 542 184 3 542 184 3 542 184 3 542 184 3 542 184
4 722 912 4 722 912 4 722 912 4 722 912 4 722 912
12 988 008 12 988 008 14 168 736 14 168 736 14 168 736

2.1.3. Formation
Le chiffre d’affaire prévisionnel pour l’activité formation du CTAE pour les 10 prochaines
années se présente donc comme suit (en FCFA) :

Année Année 1 Année 2 Année 3 Année 4 Année 5


Montant 7 084 368 10 036 188 11 807 280 16 530 192 17 710 920

Année Année 6 Année 7 Année 8 Année 9 Année 10


Montant 17 710 920 17 710 920 18 891 648 19 482 012 19 482 012

CBM Consulting 215


Etude de rentabilité

2.2. Assistance technique, conseil et études


2.2.1. Etudes
Pour l’activité d’études, il est prévu de réaliser les activités suivantes :
 Diagnostic de Mise à niveau
 Etudes techniques
 Etudes organisationnelles
 Etudes de faisabilité
 Expertises techniques
 Diagnostic énergétique

Les prix unitaires de ces actions se présentent donc comme suit :


Détails Prix unitaire
Diagnostic de Mise à niveau 9 839 400
Etudes techniques 3 279 800
Etudes organisationnelles 3 279 800
Etudes de faisabilité 1 967 880
Expertises techniques 1 967 880
Diagnostic énergétique 1 967 880

Le nombre d’actions par année a été estimé comme suit :


Détails Année 1 Année 2 Année 3 Année 4 Année 5
Diagnostic de MAN 2 4 4 4 4
Etudes techniques 2 2 3 3 4
Etudes organisationnelles 0 1 1 2 2
Etudes de faisabilité 0 1 2 3 4
Expertises techniques 0 2 2 3 4
Diagnostic énergétique 0 2 2 2 2

Détails Année 6 Année 7 Année 8 Année 9 Année 10


Diagnostic de MAN 4 4 4 4 4
Etudes techniques 4 5 5 5 5
Etudes organisationnelles 2 2 2 2 2
Etudes de faisabilité 5 5 5 5 5
Expertises techniques 4 4 4 4 4
Diagnostic énergétique 2 2 2 2 2

CBM Consulting 216


Etude de rentabilité

Le chiffre d’affaire prévisionnel pour les études pour les 10 prochaines années se présente
donc comme suit (en FCFA) :
Détails Année 1 Année 2 Année 3 Année 4 Année 5
Diagnostic de Mise à niveau 19 678 800 39 357 600 39 357 600 39 357 600 39 357 600
Etudes techniques 6 559 600 6 559 600 9 839 400 9 839 400 13 119 200
Etudes organisationnelles - 3 279 800 3 279 800 6 559 600 6 559 600
Etudes de faisabilité - 1 967 880 3 935 760 5 903 640 7 871 520
Expertises techniques - 3 935 760 3 935 760 5 903 640 7 871 520
Diagnostic énergétique - 3 935 760 3 935 760 3 935 760 3 935 760
TOTAL 26 238 400 59 036 400 64 284 080 71 499 640 78 715 200

Détails Année 6 Année 7 Année 8 Année 9 Année 10


Diagnostic de Mise à niveau 39 357 600 39 357 600 39 357 600 39 357 600 39 357 600
Etudes techniques 13 119 200 16 399 000 16 399 000 16 399 000 16 399 000
Etudes organisationnelles 6 559 600 6 559 600 6 559 600 6 559 600 6 559 600
Etudes de faisabilité 9 839 400 9 839 400 9 839 400 9 839 400 9 839 400
Expertises techniques 7 871 520 7 871 520 7 871 520 7 871 520 7 871 520
Diagnostic énergétique 3 935 760 3 935 760 3 935 760 3 935 760 3 935 760
TOTAL 80 683 080 83 962 880 83 962 880 83 962 880 83 962 880

2.2.2. Assistance technique


Pour l’activité d’assistance technique, il est prévu de réaliser deux principales activités :
 Les activités d’assistance purement techniques
 Les activités d’assistance techniques dans le domaine de la qualité
Les prix unitaires de ces actions se présentent donc comme suit :
Détails Prix unitaire
Assistance technique 1 967 880
Qualité 5 247 680

Le nombre d’actions par année a été estimé comme suit :


Détails Année 1 Année 2 Année 3 Année 4 Année 5
Assistance technique 2 4 6 6 6
Qualité 2 3 3 3 3

Détails Année 6 Année 7 Année 8 Année 9 Année 10


Assistance technique 8 8 8 10 10
Qualité 4 4 4 4 4

CBM Consulting 217


Etude de rentabilité

Le chiffre d’affaire prévisionnel pour l’assistance technique pour les 10 prochaines années se
présente donc comme suit (en FCFA) :
Détails Année 1 Année 2 Année 3 Année 4 Année 5
Assistance technique 3 935 760 7 871 520 11 807 280 11 807 280 11 807 280
Qualité 10 495 360 15 743 040 15 743 040 15 743 040 15 743 040
TOTAL 14 431 120 23 614 560 27 550 320 27 550 320 27 550 320

Détails Année 6 Année 7 Année 8 Année 9 Année 10


Assistance technique 15 743 040 15 743 040 15 743 040 19 678 800 19 678 800
Qualité 20 990 720 20 990 720 20 990 720 20 990 720 20 990 720
TOTAL 36 733 760 36 733 760 36 733 760 40 669 520 40 669 520

2.2.3. Etudes et assistance technique


Le chiffre d’affaire prévisionnel pour l’activité études et assistance technique du CTAE pour
les 10 prochaines années se présente donc comme suit (en FCFA) :
Total études et AT Année 1 Année 2 Année 3 Année 4 Année 5
Montant 40 669 520 82 650 960 91 834 400 99 049 960 106 265 520

Total études et AT Année 6 Année 7 Année 8 Année 9 Année 10


Montant 117 416 840 120 696 640 120 696 640 124 632 400 124 632 400

2.3. Analyses et essais


Les prix unitaires moyens par laboratoire se présentent comme suit :
Années
Année 1 Année 2 Année 3 Année 4 Année 5
Rubriques
Laboratoire produits
alimentaires 32 798 33 782 34 795 35 839 36 914
Laboratoire microbiologie 9 839 10 135 10 439 10 752 11 074
Laboratoire Emballage 13 119 13 513 13 918 14 336 14 766

Années
Année 6 Année 7 Année 8 Année 9
Rubriques
Laboratoire produits alimentaires 38 022 39 163 40 337 41 548
Laboratoire microbiologie 11 407 11 749 12 101 12 464
Laboratoire Emballage 15 209 15 665 16 135 16 619

Le volume annuel d’essais pour ses 9 premières années d’activité a été estimé comme suit :

CBM Consulting 218


Etude de rentabilité

Années
Année 1 Année 2 Année 3 Année 4 Année 5
Rubriques
Laboratoire produits
alimentaires 200 500 600 720 864
Laboratoire microbiologie 200 240 288 346 415
Laboratoire Emballage 100 200 240 288 346
Total Analyse et Essais 500 940 1128 1354 1624

Années
Année 6 Année 7 Année 8 Année 9
Rubriques
Laboratoire produits alimentaires 1037 1244 1493 1792
Laboratoire microbiologie 498 597 717 860
Laboratoire Emballage 415 498 597 717
Total Analyse et Essais 1949 2339 2807 3368

Le chiffre d’affaire prévisionnel pour les analyses et essais pour les 9 premières années
d’activité se présente donc comme suit (en FCFA) :
Années
Année 1 Année 2 Année 3 Année 4 Année 5
Rubriques
Laboratoire produits alimentaires 6 559 600 16 890 970 20 877 239 25 804 267 31 894 074
Laboratoire microbiologie 1 967 880 2 432 300 3 006 322 3 715 814 4 592 747
Laboratoire Emballage 1 311 920 2 702 555 3 340 358 4 128 683 5 103 052
Recette annuelle 9 839 400 22 025 825 27 223 920 33 648 765 41 589 873

Années
Année 6 Année 7 Année 8 Année 9
Rubriques
Laboratoire produits alimentaires 39 421 076 48 724 450 60 223 420 74 436 147
Laboratoire microbiologie 5 676 635 7 016 321 8 672 172 10 718 805
Laboratoire Emballage 6 307 372 7 795 912 9 635 747 11 909 784
Recette annuelle 51 405 083 63 536 683 78 531 340 97 064 736

2.4. Chiffre d’affaires total du CTAE


Le chiffre d’affaires prévisionnel consolidé du CTAE se présente donc comme suit :
Rubrique Année 1 Année 2 Année 3 Année 4 Année 5
Analyses et essais - 9 839 400 22 025 825 27 223 920 33 648 765
Formation 7 084 368 10 036 188 11 807 280 16 530 192 17 710 920
Etudes et AT 40 669 520 82 650 960 91 834 400 99 049 960 106 265 520
Total 47 753 888 102 526 548 125 667 505 142 804 072 157 625 205

Rubrique Année 6 Année 7 Année 8 Année 9 Année 10


Analyses et essais 41 589 873 51 405 083 63 536 683 78 531 340 97 064 736
Formation 17 710 920 17 710 920 18 891 648 19 482 012 19 482 012
Etudes et AT 117 416 840 120 696 640 120 696 640 124 632 400 124 632 400
Total 176 717 633 189 812 643 203 124 971 222 645 752 241 179 148

CBM Consulting 219


Etude de rentabilité

3. Estimation des dépenses (emplois)


3.1. Les locaux
3.1.1. Construction

Option 1
Les besoins en locaux du CTAE ont été résumés par l’étude technique comme suit :

Année Superficie
Direction générale 117 m²
Département services communs 49 m²
Département de la formation, de l'information, de la 165 m²
Documentation et Veilles
Département de l'assistance technique, conseil et des études 75 m²
Total superficie fonctionnelle 406 m²
Total superficie utilitaire (couloirs, sanitaires…) 98 m²
Total 504 m²

Le coût de la construction est estimé comme suit :

Libellé Valeur
Surface m2 504
Coût unitaire (FCFA/m2) 327 980
Coût total (FCFA) 165 301 920

Option 2

Les besoins en locaux du CTAE ont été résumés par l’étude technique comme suit :

Année Superficie
Direction générale 105 m²
Département services communs 65 m²
Département de la formation, de l'information, de la 125 m²
Documentation et Veilles
Département de l'assistance technique, conseil et des 75 m²
études
Département des Analyses et essais 375 m²
Total superficie fonctionnelle 745 m²
Total superficie utilitaire (couloirs, sanitaires…) 255 m²
Total 1.000 m²

Pour un bâtiment en R+1, cela représente une surface au sol de 500 m 2.

CBM Consulting 220


Etude de rentabilité

Le coût de la construction est estimé comme suit :

Coût unitaire Coût total


Rubriques Surface m2
FCFA/m2 FCFA
Laboratoires 327 980 400 131 192 000
Administration 262 384 600 157 430 400
Aménagement terrain 52 477 750 39 357 600
TOTAL 327.980.000

3.1.2. Terrain

Les normes de construction exigeant que les surfaces construites doivent représenter en
moyenne 40 % de la superficie totale de l’assiette d’implantation et la surface au sol du local
étant de 500 m2, le terrain doit donc avoir une superficie minimale de 1.250 m2.

Les prix des terrains sont très variables à Cotonou en fonction du quartier et de leur situation
foncière.

Il est recommandé de se faire attribuer un terrain gratuitement par l’Etat en fonction de ses
disponibilités à l’instar de ce qui a été fait pour les autres institutions similaires (LCSSAA,
DANA…).

3.2. Investissements matériels

Option 1
Les investissements matériels du CTAE ont été définis dans l’étude technique pour les 5
premières années. Ils se présentent comme suit :

Rubriques 2016 2017 2018 2019 2020


Meubles 23 286 580 0 1 311 920 1 311 920 655 960
Equipement AV 3 279 800 0 0 0 0
Matériel Informatique 11 216 916 0 787 152 787 152 393 576
Véhicules 29 518 200 0 0 0 0
Total 67 301 496 0 2 099 072 2 099 072 1 049 536

CBM Consulting 221


Etude de rentabilité

Pour les 5 années suivantes, il s’agit essentiellement d’investissements de remplacement


(matériel informatique et équipements audiovisuels) :

Rubriques 2021 2022 2023 2024 2025


Meubles 0 0 0 0 0
Equipement AV 3 279 800 0 0 0 0
Matériel Informatique 11 216 916 0 787 152 787 152 393 576
Véhicules 0 0 0 0 0
Total 14 498 737 0 787 152 787 152 393 576

Option 2
Les investissements matériels du CTAE ont été définis dans l’étude technique pour les 5
premières années. Ils se présentent comme suit :

Rubriques 2016 2017 2018 2019 2020


Meubles 20 662 740 6 559 600 1 967 880 1 311 920 1 639 900
Equipement AV 0 3 279 800 0 0 0
Matériel Informatique 7 871 520 8 527 480 1 180 728 787 152 393 576
Véhicules 39 357 600 0 0 0 0
Matériel de laboratoires 0 262 384 000 0 0 0
Total 67 891 860 280 750 880 3 148 608 2 099 072 2 033 476

Pour les 5 années suivantes, il s’agit essentiellement d’investissements de remplacement


(matériel informatique et équipements audiovisuels) :

Rubriques 2021 2022 2023 2024 2025


Meubles 0 0 0 0 0
Equipement AV 0 3 279 800 0 0 0
Matériel Informatique 7 871 520 8 527 480 1 180 728 787 152 393 576
Véhicules 0 0 0 0 0
Matériel de laboratoires 0 26 238 400 26 238 400 26 238 400 26 238 400
Total 7 871 520 38 045 680 27 419 128 27 025 552 26 631 976

CBM Consulting 222


Etude de rentabilité

3.3. Frais de personnel

Option 1
Les frais de personnel ont été calculés sur la base des besoins en ressources humaines
déterminés dans l’étude technique :

Année 1 Année 2 Année 3 Année 4 Année 5


Directeur Général 1 1 1 1 1
Responsable 3 3 3 3 3
Cadre 7 7 9 11 12
Technicien 0 0 0 0 0
Secrétaire 1 1 1 1 1
Agent administratif 1 1 1 1 1
Chauffeur 2 2 2 2 2
15 15 17 19 20

Les salaires (en FCFA) ont été estimés sur la base des postes équivalents dans des structures
équivalentes. Pour 2016, ils se présentent comme suit :

Directeur Général 1 311 920


Responsable 983 940
Cadre 524 768
Technicien 393 576
Secrétaire 196 788
Agent administratif 163 990
Chauffeur 131 192

Hors augmentations salariales, les salaires se présentent comme suit :

Année 1 Année 2 Année 3 Année 4 Année 5


Directeur Général 15 743 040 15 743 040 15 743 040 15 743 040 15 743 040
Responsable 35 421 840 35 421 840 35 421 840 35 421 840 35 421 840
Cadre 44 080 512 44 080 512 56 674 944 69 269 376 75 566 592
Technicien 0 0 0 0 0
Secrétaire 2 361 456 2 361 456 2 361 456 2 361 456 2 361 456
Agent administratif 1 967 880 1 967 880 1 967 880 1 967 880 1 967 880
Chauffeur 3 148 608 3 148 608 3 148 608 3 148 608 3 148 608
102 723 336 102 723 336 115 317 768 127 912 200 134 209 416

CBM Consulting 223


Etude de rentabilité

Avec la prise en compte d’une augmentation salariale de 3% par an, ils se présentent comme
suit :

Année 1 Année 2 Année 3 Année 4 Année 5


Directeur Général 15 743 040 16 215 331 16 701 791 17 202 845 17 718 930
Responsable 35 421 840 36 484 495 37 579 030 38 706 401 39 867 593
Cadre 44 080 512 45 402 927 60 126 448 75 692 517 85 050 865
Secrétaire 2 361 456 2 432 300 2 505 269 2 580 427 2 657 840
Agent administratif 1 967 880 2 026 916 2 087 724 2 150 356 2 214 866
Chauffeur 3 148 608 3 243 066 3 340 358 3 440 569 3 543 786
102 723 336 105 805 036 122 340 620 139 773 115 151 053 880

Année 6 Année 7 Année 8 Année 9 Année 10


Directeur Général 18 250 498 18 798 013 19 361 953 19 942 812 20 541 096
Responsable 41 063 621 42 295 529 43 564 395 44 871 327 46 217 467
Cadre 87 602 391 90 230 463 92 937 377 95 725 498 98 597 263
Secrétaire 2 737 575 2 819 702 2 904 293 2 991 422 3 081 164
Agent administratif 2 281 312 2 349 752 2 420 244 2 492 852 2 567 637
Chauffeur 3 650 100 3 759 603 3 872 391 3 988 562 4 108 219
155 585 496 160 253 061 165 060 653 170 012 473 175 112 847

Pour la progression des salaires, il est recommandé de se référer par la suite à la convention
collective, ou un accord d’établissement.

Option 2

Les frais de personnel ont été calculés sur la base des besoins en ressources humaines
déterminés dans l’étude technique :

Année 1 Année 2 Année 3 Année 4 Année 5


Directeur Général 1 1 1 1 1
Responsable 6 6 6 6 7
Cadre 7 7 9 11 11
Technicien 3 3 4 4 4
Secrétaire 1 1 1 1 1
Agent administratif 1 1 1 1 1
Chauffeur 2 2 2 2 2
21 21 24 26 27

En vitesse de croisière, le CTAE compte 27 employés.

CBM Consulting 224


Etude de rentabilité

Les salaires (en FCFA) ont été estimés sur la base des postes équivalents dans des structures
équivalentes. Pour 2016, ils se présentent comme suit :

Directeur Général 1 311 920


Responsable 983 940
Cadre 524 768
Technicien 393 576
Secrétaire 196 788
Agent administratif 163 990
Chauffeur 131 192

Hors augmentations salariales, les salaires se présentent comme suit :

Année 1 Année 2 Année 3 Année 4 Année 5


Directeur Général 15 743 040 15 743 040 15 743 040 15 743 040 15 743 040
Responsable 70 843 680 70 843 680 70 843 680 70 843 680 82 650 960
Cadre 44 080 512 44 080 512 56 674 944 69 269 376 69 269 376
Technicien 14 168 736 14 168 736 18 891 648 18 891 648 18 891 648
Secrétaire 2 361 456 2 361 456 2 361 456 2 361 456 2 361 456
Agent administratif 1 967 880 1 967 880 1 967 880 1 967 880 1 967 880
Chauffeur 3 148 608 3 148 608 3 148 608 3 148 608 3 148 608
152 313 912 152 313 912 169 631 256 182 225 688 194 032 968

Avec la prise en compte d’une augmentation salariale de 3% par an, ils se présentent comme
suit :

Année 1 Année 2 Année 3 Année 4 Année 5


Directeur Général 15 743 040 16 215 331 16 701 791 17 202 845 17 718 930
Responsable 70 843 680 72 968 990 75 158 060 77 412 802 93 024 384
Cadre 44 080 512 45 402 927 60 126 448 75 692 517 77 963 293
Technicien 14 168 736 14 593 798 20 042 149 20 643 414 21 262 716
Secrétaire 2 361 456 2 432 300 2 505 269 2 580 427 2 657 840
Agent administratif 1 967 880 2 026 916 2 087 724 2 150 356 2 214 866
Chauffeur 3 148 608 3 243 066 3 340 358 3 440 569 3 543 786
152 313 912 156 883 329 179 961 799 199 122 929 218 385 815

CBM Consulting 225


Etude de rentabilité

Année 6 Année 7 Année 8 Année 9 Année 10


Directeur Général 18 250 498 18 798 013 19 361 953 19 942 812 20 541 096
Responsable 95 815 115 98 689 569 101 650 256 104 699 763 107 840 756
Cadre 80 302 192 82 711 257 85 192 595 87 748 373 90 380 824
Technicien 21 900 598 22 557 616 23 234 344 23 931 374 24 649 316
Secrétaire 2 737 575 2 819 702 2 904 293 2 991 422 3 081 164
Agent administratif 2 281 312 2 349 752 2 420 244 2 492 852 2 567 637
Chauffeur 3 650 100 3 759 603 3 872 391 3 988 562 4 108 219
224 937 389 231 685 511 238 636 076 245 795 159 253 169 013

Pour la progression des salaires, il est, là encore, recommandé de se référer par la suite à la
convention collective, ou un accord d’établissement.

3.4. Frais divers


Les frais divers comprennent :
 Les frais de fonctionnement
 Les frais de maintenance
 Les frais d’assurance

3.4.1. Frais de fonctionnement


Les coûts de fonctionnement constituent 2% des investissements = construction, meubles,
équipements bureautiques, équipements de laboratoire…

Investissement Frais de
Annuel Cumulé fonctionnement
67 891 860 67 891 860 1 357 837
280 750 880 348 642 740 6 972 855
3 148 608 351 791 348 7 035 827
2 099 072 353 890 420 7 077 808
2 033 476 355 923 896 7 118 478

CBM Consulting 226


Etude de rentabilité

3.4.2. Frais de maintenance


Les coûts de maintenance constituent 1% des investissements = construction, meubles,
équipements bureautiques…

Investissement Coût de
Annuel Cumulé maintenance
67 891 860 67 891 860 678 919
280 750 880 348 642 740 3 486 427
3 148 608 351 791 348 3 517 913
2 099 072 353 890 420 3 538 904
2 033 476 355 923 896 3 559 239

3.4.3. Frais d’assurance


Les coûts d’assurance constituent 0,5% des investissements = construction, meubles,
équipements bureautiques…

Investissement Coût de
Annuel Cumulé l'assurance
67 891 860 67 891 860 339 459
280 750 880 348 642 740 1 743 214
3 148 608 351 791 348 1 758 957
2 099 072 353 890 420 1 769 452
2 033 476 355 923 896 1 779 619

3.4.4. Total frais divers


Les frais divers s’établissent donc comme suit (en FCFA):

Frais divers
Coût de Coût de Coût de
Total
fonctionnement maintenance l'assurance
1 357 837 678 919 339 459 2 376 215
6 972 855 3 486 427 1 743 214 12 202 496
7 035 827 3 517 913 1 758 957 12 312 697
7 077 808 3 538 904 1 769 452 12 386 165
7 118 478 3 559 239 1 779 619 12 457 336

3.5. Formation et assistance technique


Ces frais ont été définis avec précision au niveau de l’étude technique sous la rubrique des
investissements immatériels.

CBM Consulting 227


Etude de rentabilité

Ils s’établissent comme suit :

Année Nature des IIM Coût


Année 1  Voyage d'étude d'une semaine dans un pays comprenant 5 772 448 FCFA
un CTI agroalimentaire et un CTI emballage au profit du DG
et des chefs de départements techniques (4 personnes) 3 279 800 FCFA
 Logiciels pour la gestion administrative (Paye, facturation, 10 h/j international
...) y compris AT mise en place et formation du personnel
 AT au démarrage (identification des besoins, définition des 20 h/j international
prestations, préparation du plan de formation, organisation
du département) 5 h/j international
 Accompagnement du personnel du CTI dans la réalisation 10 h/j international
des premières actions de formation (2 formations AA et 2
formations emballage) 120 h/j national et
 Accompagnement du personnel du CTI dans la réalisation 40 h/j international
des premières opérations de veille 30 h/j international
 AT au démarrage (identification des besoins, définition des
prestations, préparation du plan d’assistance, organisation
du département)
 Accompagnement du personnel du CTI dans la réalisation
des premières actions d’assistance (2 actions AA et 2
actions emballage)
 AT préliminaire (cahier de charges des équipements,
dépouillement technique, définition des spécifications des
laboratoires et des locaux techniques)
Total 1 85 471 588 FCFA
Année 2  Accompagnement du personnel du CTI dans la réalisation 20 h/j international
des premières actions de formation (2 nouvelles
formations AA et 2 nouvelles formations emballage) 15 h/j locaux
 AT élaboration du plan de communication 120 h/j national et
40 h/j international
 Accompagnement du personnel du CTI dans la réalisation 60 h/j international
des actions d’assistance (3 actions qualité avec nouveaux
référentiels 2 nouvelles actions AA et 2 nouvelles actions
emballage) 20 h/j international
 Accompagnement du personnel du CTI dans la mise en
service des laboratoires (réception, installation et mise en
service des équipements, formation du personnel sur les
essais, gestion des laboratoires selon ISO 17025)
 Formation technique (techniques d’analyses et essais,
calcul d’incertitudes, normes…)
Total 2 90 850 460 FCFA
Année 3  Accompagnement du personnel du CTI dans la réalisation 20 h/j international
des premières actions de formation (2 nouvelles
formations AA et 2 nouvelles formations emballage) 120 h/j national et
 Accompagnement du personnel du CTI dans la réalisation 40 h/j international
des actions d’assistance (3 actions qualité avec nouveaux 10 h/j international
référentiels 2 nouvelles actions AA et 2 nouvelles actions
emballage)

CBM Consulting 228


Etude de rentabilité

 Formation technique (techniques d’analyses et essais,


calcul d’incertitudes, normes…)
Total 3 55 756 600 FCFA
Année 4  Voyage d'étude d'une semaine dans un pays comprenant 5 772 448 FCFA
un CTI agroalimentaire et un CTI emballage au profit du DG
et des chefs de départements techniques (4 personnes)
 Accompagnement du personnel du CTI dans la réalisation 10 h/j international
des premières actions de formation (1 nouvelle formation
AA et 1 nouvelle formation emballage) 40 h/j national et
 Accompagnement du personnel du CTI dans la réalisation 20 h/j international
des premières actions d’assistance (1 actions qualité avec 30 h/j international
nouveau référentiel 1 nouvelles actions AA et 1 nouvelles
actions emballage)
 Accompagnement à l’accréditation 17025
Total 4 41 194 288 FCFA
Année 5  Accréditation 17025 3 279 800 FCFA
Total 5 3 279 800 FCFA
Total général 276 552 736 FCFA

3.6. Les consommables


Ces frais sont estimés à une moyenne de 20% du chiffre d’affaire des opérations d’analyses et
d’essais.

Ils s’établissent comme suit :

Année 2 Année 3 Année 4 Année 5


Laboratoire produits alimentaires 6 559 600 16 890 970 20 877 239 25 804 267
Laboratoire microbiologie 1 967 880 2 432 300 3 006 322 3 715 814
TOTAL CA 8 527 480 19 323 270 23 883 561 29 520 082
Frais consommables 1 705 496 3 864 654 4 776 712 5 904 016

Année 6 Année 7 Année 8 Année 9 Année 10


Laboratoire produits alimentaires 31 894 074 39 421 076 48 724 450 60 223 420 74 436 147
Laboratoire microbiologie 4 592 747 5 676 635 7 016 321 8 672 172 10 718 805
TOTAL CA 36 486 821 45 097 711 55 740 771 68 895 593 85 154 952
Frais consommables 7 297 364 9 019 542 11 148 154 13 779 119 17 030 990

CBM Consulting 229


Etude de rentabilité

4. Cash-flows et TRI
Le coût du terrain n’a pas été inclus dans l’étude de rentabilité car il a été supposé que le local
serait construit sur le terrain du LCSSAE ou transmis à titre de dotation par l’Etat.
Deux options ont été étudiées conformément aux recommandations des études de marché et
des études techniques :
 Les activités d’analyses et d’essais sont réalisées par les institutions partenaires
 Les activités d’analyses et d’essais sont réalisées par le CTAE

Compte tenu du poids des actions d’assistance technique et de formation au profit du Centre,
trois cas ont été étudiés pour chaque option :
 Cas 1 : les actions de formation et d’assistance technique au profit du centre sont prises
en charge par le CTAE
 Cas 2 : les actions de formation et d’assistance technique au profit du centre sont prises
en charge par la coopération technique
 Cas 3 : les actions de formation et d’assistance technique ainsi que les investissements
matériels au profit du centre sont pris en charge par la coopération technique

CBM Consulting 230


Etude de rentabilité

4.1. Option 1 : Les activités d’analyses et d’essai sont assurées par les institutions partenaires
4.1.1. Cas 1 : les actions de formation et d’assistance technique au profit du centre sont prises en charge par le CTAE
Compte tenu de ces différentes estimations, le tableau des cash-flows se présente comme suit :

Années
2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025
Rubriques
Recettes

Formation 7 084 368 10 036 188 11 807 280 16 530 192 17 710 920 17 710 920 17 710 920 18 891 648 19 482 012 19 482 012
Assistance
Technique 40 669 520 82 650 960 91 834 400 99 049 960 106 265 520 117 416 840 120 696 640 120 696 640 124 632 400 124 632 400

Total 47 753 888 92 687 148 103 641 680 115 580 152 123 976 440 135 127 760 138 407 560 139 588 288 144 114 412 144 114 412
Invest.
Matériels 232 603 416 - 2 099 072 2 099 072 1 049 536 28 995 453 - 787 152 787 152 393 576
Charges

Personnel 102 723 336 105 805 036 122 340 620 139 773 115 151 053 880 155 585 496 160 253 061 165 060 653 170 012 473 175 112 847

Frais divers 8 141 120 8 141 120 8 214 587 8 288 055 8 324 788 9 339 629 9 339 629 9 367 180 9 394 730 9 408 505
Invest.
Immatériels 74 976 228 54 116 700 51 164 880 30 698 928 - 6 559 600 6 559 600 6 559 600 6 559 600 6 559 600

Total 418 444 100 168 062 856 183 819 159 180 859 169 160 428 204 200 480 179 176 152 291 181 774 585 186 753 955 191 474 528

CASH FLOW NET - 370 690 212 - 75 375 708 - 80 177 479 - 65 279 017 - 36 451 764 - 65 352 419 - 37 744 731 - 42 186 297 - 42 639 543 - 47 360 116

T.R.I. NA

Les cash-flows du projet sont négatifs sur toute la période de l’étude (les 10 premières années du projet).
Le TRI n’a donc aucun sens dans une telle situation.

CBM Consulting 231


Etude de rentabilité

4.1.2. Cas 2 : les actions de formation et d’assistance technique au profit du centre sont prises en charge par la coopération technique

Compte tenu de ces différentes estimations, le tableau des cash-flows se présente comme suit :

Années
2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025
Rubriques
Recettes

Formation 7 084 368 10 036 188 11 807 280 16 530 192 17 710 920 17 710 920 17 710 920 18 891 648 19 482 012 19 482 012
Assistance
Technique 40 669 520 82 650 960 91 834 400 99 049 960 106 265 520 117 416 840 120 696 640 120 696 640 124 632 400 124 632 400

Total 47 753 888 92 687 148 103 641 680 115 580 152 123 976 440 135 127 760 138 407 560 139 588 288 144 114 412 144 114 412
Invest.
Matériels 232 603 416 - 2 099 072 2 099 072 1 049 536 28 995 453 - 787 152 787 152 393 576
Charges

Personnel 102 723 336 105 805 036 122 340 620 139 773 115 151 053 880 155 585 496 160 253 061 165 060 653 170 012 473 175 112 847

Frais divers 8 141 120 8 141 120 8 214 587 8 288 055 8 324 788 9 339 629 9 339 629 9 367 180 9 394 730 9 408 505
Invest.
Immatériels - - - - - - - - - -

Total 343 467 872 113 946 156 132 654 279 150 160 241 160 428 204 193 920 579 169 592 691 175 214 985 180 194 355 184 914 928

CASH FLOW NET - 295 713 984 - 21 259 008 - 29 012 599 - 34 580 089 - 36 451 764 - 58 792 819 - 31 185 131 - 35 626 697 - 36 079 943 - 40 800 516

T.R.I. NA

Les cash-flows du projet demeurent négatifs sur toute la période de l’étude (les 10 premières années du projet).
Le TRI n’a donc aucun sens dans une telle situation.

CBM Consulting 232


Etude de rentabilité

4.1.3. Cas 3 : les actions de formation et d’assistance technique ainsi que les investissements matériels au profit du centre sont pris
en charge par la coopération technique

Compte tenu de ces différentes estimations, le tableau des cash-flows se présente comme suit :

Années
2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025
Rubriques
Recettes

Formation 7 084 368 10 036 188 11 807 280 16 530 192 17 710 920 17 710 920 17 710 920 18 891 648 19 482 012 19 482 012
Assistance
Technique 40 669 520 82 650 960 91 834 400 99 049 960 106 265 520 117 416 840 120 696 640 120 696 640 124 632 400 124 632 400

Total 47 753 888 92 687 148 103 641 680 115 580 152 123 976 440 135 127 760 138 407 560 139 588 288 144 114 412 144 114 412
Invest.
Matériels - - - - - - - - - -
Charges

Personnel 102 723 336 105 805 036 122 340 620 139 773 115 151 053 880 155 585 496 160 253 061 165 060 653 170 012 473 175 112 847

Frais divers 8 141 120 8 141 120 8 214 587 8 288 055 8 324 788 9 339 629 9 339 629 9 367 180 9 394 730 9 408 505
Invest.
Immatériels - - - - - - - - - -

Total 110 864 456 113 946 156 130 555 207 148 061 169 159 378 668 164 925 126 169 592 691 174 427 833 179 407 203 184 521 352

CASH FLOW NET - 63 110 568 - 21 259 008 - 26 913 527 - 32 481 017 - 35 402 228 - 29 797 366 - 31 185 131 - 34 839 545 - 35 292 791 - 40 406 940

Les cash-flows du projet sont toujours négatifs sur toute la période de l’étude (les 10 premières années du projet).
Le TRI n’a donc aucun sens dans une telle situation.

CBM Consulting 233


Etude de rentabilité

4.2. Option 2 : les activités d’analyses et d’essais sont réalisées par le CTAE

4.2.1. Cas 1 : les actions de formation et d’assistance technique au profit du centre sont prises en charge par le CTAE
Compte tenu de ces différentes estimations, le tableau des cash-flows se présente comme suit :

Années 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025
Rubriques
Analyse &
Ressources

Essais - 9 839 400 22 025 825 27 223 920 33 648 765 41 589 873 51 405 083 63 536 683 78 531 340 97 064 736
Formation 7 084 368 10 036 188 11 807 280 16 530 192 17 710 920 17 710 920 17 710 920 18 891 648 19 482 012 19 482 012
Assistance
Technique 40 669 520 82 650 960 91 834 400 99 049 960 106 265 520 117 416 840 120 696 640 120 696 640 124 632 400 124 632 400
Total 47 753 888 102 526 548 125 667 505 142 804 072 157 625 205 176 717 633 189 812 643 203 124 971 222 645 752
Investissement
Matériels 67 891 860 280 750 880 3 148 608 2 099 072 2 033 476
Personnel 152 313 912 156 883 329 179 961 799 199 122 929 218 385 815 224 937 389 231 685 511 238 636 076 245 795 159 253 169 013
Charges

Consommables - 1 705 496 3 864 654 4 776 712 5 904 016 7 297 364 9 019 542 11 148 154 13 779 119 17 030 990
Frais divers 2 376 215 12 202 496 12 312 697 12 386 165 12 457 336 12 457 336 12 457 336 12 457 336 12 457 336 12 457 336
Formation &
AT 85 471 588 90 850 460 55 756 600 41 194 288 3 279 800 10 000 10 000 10 000 10 000 10 000
Total 308 053 575 542 392 661 255 044 359 259 579 166 242 060 444 244 702 090 253 172 390 262 251 567 272 041 614 282 667 340
- 439 866 - 129 376
CASH FLOW NET - 260 299 687 113 854 -116 775 095 - 84 435 239 - 67 984 457 - 63 359 747 -59 126 596 - 49 395 862 - 41 488 192

T.R.I. NA

Les cash-flows du projet sont négatifs sur toute la période de l’étude (les 10 premières années du projet).
Le TRI n’a donc aucun sens dans une telle situation.

CBM Consulting 234


Etude de rentabilité

4.2.2. Cas 2 : les actions de formation et d’assistance technique au profit du centre sont prises en charge par la coopération technique

Compte tenu de ces différentes estimations, le tableau des cash-flows se présente comme suit :

Années 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025
Rubriques
Analyse &
Ressources

Essais 0 9 839 400 22 025 825 27 223 920 33 648 765 41 589 873 51 405 083 63 536 683 78 531 340 97 064 736
Formation 7 084 368 10 036 188 11 807 280 16 530 192 17 710 920 17 710 920 17 710 920 18 891 648 19 482 012 19 482 012
Assistance
Technique 40 669 520 82 650 960 91 834 400 99 049 960 106 265 520 117 416 840 120 696 640 120 696 640 124 632 400 124 632 400
Total 47 753 888 102 526 548 125 667 505 142 804 072 157 625 205 176 717 633 189 812 643 203 124 971 222 645 752
Investissement
Matériels 67 891 860 280 750 880 3 148 608 2 099 072 2 033 476
Personnel 152 313 912 156 883 329 179 961 799 199 122 929 218 385 815 224 937 389 231 685 511 238 636 076 245 795 159 253 169 013
Charges

Consommables 0 1 705 496 3 864 654 4 776 712 5 904 016 7 297 364 9 019 542 11 148 154 13 779 119 17 030 990
Frais divers 2 376 215 12 202 496 12 312 697 12 386 165 12 457 336 12 457 336 12 457 336 12 457 336 12 457 336 12 457 336
Formation & AT 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Total 222 581 987 451 542 201 199 287 759 218 384 878 238 780 644 244 692 090 253 162 390 262 241 567 272 031 614 282 657 340
CASH FLOW NET -174 828 099 -349 015 653 -73 620 254 -75 580 807 -81 155 439 -67 974 457 -63 349 747 -59 116 596 -49 385 862 -41 478 192
T.R.I. NA

CBM Consulting 235


Etude de rentabilité

4.2.3. Cas 3 : les actions de formation et d’assistance technique ainsi que les investissements matériels au profit du centre sont pris
en charge par la coopération technique

Compte tenu de ces différentes estimations, le tableau des cash-flows se présente comme suit :

Années 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025
Rubriques
Analyse &
Ressources

Essais 0 9 839 400 22 025 825 27 223 920 33 648 765 41 589 873 51 405 083 63 536 683 78 531 340 97 064 736
Formation 7 084 368 10 036 188 11 807 280 16 530 192 17 710 920 17 710 920 17 710 920 18 891 648 19 482 012 19 482 012
Assistance
Technique 40 669 520 82 650 960 91 834 400 99 049 960 106 265 520 117 416 840 120 696 640 120 696 640 124 632 400 124 632 400
Total 47 753 888 102 526 548 125 667 505 142 804 072 157 625 205 176 717 633 189 812 643 203 124 971 222 645 752
Investissement
Matériels
Personnel 152 313 912 156 883 329 179 961 799 199 122 929 218 385 815 224 937 389 231 685 511 238 636 076 245 795 159 253 169 013
Charges

Consommables 0 1 705 496 3 864 654 4 776 712 5 904 016 7 297 364 9 019 542 11 148 154 13 779 119 17 030 990
Frais divers 2 376 215 12 202 496 12 312 697 12 386 165 12 457 336 12 457 336 12 457 336 12 457 336 12 457 336 12 457 336
Formation &
AT 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Total 154 690 127 170 791 321 196 139 151 216 285 806 236 747 168 244 692 090 253 162 390 262 241 567 272 031 614 282 657 340
CASH FLOW NET -106 936 239 -68 264 773 -70 471 646 -73 481 735 -79 121 963 -67 974 457 -63 349 747 -59 116 596 -49 385 862 -41 478 192

T.R.I. NA

CBM Consulting 236


Etude de rentabilité

5. Taux d’autonomie financière


En fait, les centres techniques sont, comme on l’a bien expliqué dans l’étude de
marché, des structures hybrides avec des activités marchandes d’une part (prestations
au profit des entreprises) et des prestations de sujétion publique (sensibilisation,
études…).
Il est donc normal que le projet ne soit pas rentable financièrement.
En fait, le meilleur indicateur pour les centres techniques est celui du taux
d’autonomie financière : Chiffre d’affaire marchand / Charges d’exploitation.

Deux options ont été étudiées conformément aux recommandations des études de
marché et des études techniques :
 Les activités d’analyses et d’essais sont réalisées par les institutions partenaires
 Les activités d’analyses et d’essais sont réalisées par le CTAE

Compte tenu du poids des actions d’assistance technique et de formation au profit du


Centre, trois cas ont été étudiés pour chaque option :
 Cas 1 : les actions de formation et d’assistance technique au profit du centre sont
prises en charge par le CTAE
 Cas 2 : les actions de formation et d’assistance technique au profit du centre sont
prises en charge par la coopération technique
 Cas 3 : les actions de formation et d’assistance technique ainsi que les
investissements matériels au profit du centre sont pris en charge par la
coopération technique

CBM Consulting 237


Etude de rentabilité

5.1. Option 1 : Les activités d’analyses et d’essais sont réalisées par les institutions
partenaires
5.1.1. Cas 1 : les actions de formation et d’assistance technique au profit du
centre sont prises en charge par le CTAE
Compte tenu de ces différentes estimations, le tableau du taux d’autonomie
financière se présente comme suit :

Années
2016 2017 2018 2019
Rubriques

Recettes 47 753 888 92 687 148 103 641 680 115 580 152

Dépenses 418 444 100 168 062 856 183 819 159 180 859 169

Taux de couverture 11% 55% 56% 64%

Cash-Flow Net - 370 690 212 - 75 375 708 - 80 177 479 - 65 279 017

Subvention d'équilibre 370 690 212 75 375 708 80 177 479 65 279 017
Subvention d'équilibre
cumulée 370 690 212 446 065 919 526 243 398 591 522 416

2020 2021 2022 2023 2024 2025

123 976 440 135 127 760 138 407 560 139 588 288 144 114 412 144 114 412

160 428 204 200 480 179 176 152 291 181 774 585 186 753 955 191 474 528

77% 67% 79% 77% 77% 75%

- 36 451 764 - 65 352 419 - 37 744 731 - 42 186 297 - 42 639 543 - 47 360 116

36 451 764 65 352 419 37 744 731 42 186 297 42 639 543 47 360 116

627 974 180 693 326 599 731 071 329 773 257 626 815 897 169 863 257 285

Une première lecture fait apparaitre que, sur les 10 premières années, le CTAE
n’atteint jamais l’équilibre. L’Etat doit, chaque année, intervenir pour lui permettre de
faire face à ses besoins. La dotation cumulée de l’Etat sur les 10 prochaines années
atteint 863 millions FCFA.

CBM Consulting 238


Etude de rentabilité

5.1.2. Cas 2 : les actions de formation et d’assistance technique au profit du


centre sont prises en charge par la coopération technique

Compte tenu de ces différentes estimations, le tableau du taux d’autonomie


financière se présente comme suit :

Années 2016 2017 2018 2019 2020


Rubriques

Recettes 47 753 888 92 687 148 103 641 680 115 580 152 123 976 440

Dépenses 343 467 872 113 946 156 132 654 279 150 160 241 160 428 204

Taux de couverture 14% 81% 78% 77% 77%

Cash-Flow Net - 295 713 984 - 21 259 008 - 29 012 599 - 34 580 089 - 36 451 764

Subvention d'équilibre 295 713 984 21 259 008 29 012 599 34 580 089 36 451 764
Subvention d'équilibre
cumulée 295 713 984 316 972 991 345 985 590 380 565 680 417 017 444

Années 2021 2022 2023 2024 2025


Rubriques

Recettes 135 127 760 138 407 560 139 588 288 144 114 412 144 114 412

Dépenses 193 920 579 169 592 691 175 214 985 180 194 355 184 914 928

Taux de couverture 70% 82% 80% 80% 78%

Cash-Flow Net - 58 792 819 - 31 185 131 - 35 626 697 - 36 079 943 - 40 800 516

Subvention d'équilibre 58 792 819 31 185 131 35 626 697 36 079 943 40 800 516
Subvention d'équilibre
cumulée 475 810 263 506 995 393 542 622 090 578 702 033 619 502 549

Là encore, sur les 10 premières années, le CTAE n’atteint jamais l’équilibre. L’Etat doit,
chaque année, intervenir pour lui permettre de faire face à ses besoins. La dotation
cumulée de l’Etat sur les 10 prochaines années atteint 620 millions FCFA. C’est encore
très important et c’est toujours un point essentiel avant de décider la création du
Centre.

CBM Consulting 239


Etude de rentabilité

5.1.3. Cas 3 : les actions de formation et d’assistance technique ainsi que les
investissements matériels au profit du centre sont pris en charge par la
coopération technique
Compte tenu de ces différentes estimations, le tableau du taux d’autonomie
financière se présente comme suit :

Années 2016 2017 2018 2019 2020


Rubriques

Recettes 47 753 888 92 687 148 103 641 680 115 580 152 123 976 440

Dépenses 110 864 456 113 946 156 130 555 207 148 061 169 159 378 668

Taux de couverture 43% 81% 79% 78% 78%

Cash-Flow Net - 63 110 568 - 21 259 008 - 26 913 527 - 32 481 017 - 35 402 228

Subvention d'équilibre 63 110 568 21 259 008 26 913 527 32 481 017 35 402 228
Subvention d'équilibre
cumulée 63 110 568 84 369 575 111 283 102 143 764 120 179 166 348

Années 2021 2022 2023 2024 2025


Rubriques

Recettes 135 127 760 138 407 560 139 588 288 144 114 412 144 114 412

Dépenses 164 925 126 169 592 691 174 427 833 179 407 203 184 521 352

Taux de couverture 82% 82% 80% 80% 78%

Cash-Flow Net - 29 797 366 - 31 185 131 - 34 839 545 - 35 292 791 - 40 406 940

Subvention d'équilibre 29 797 366 31 185 131 34 839 545 35 292 791 40 406 940
Subvention d'équilibre
cumulée 208 963 714 240 148 844 274 988 389 310 281 180 350 688 120

L’investissement est plus abordable et le poids financier pour l’Etat plus faible mais la
subvention cumulée pour les 10 premières années atteint quand même 350 millions
de FCFA.

CBM Consulting 240


Etude de rentabilité

5.2. Option 2 : les activités d’analyses et d’essais sont réalisées par le CTAE

5.2.1. Cas 1 : les actions de formation et d’assistance technique au profit du


centre sont prises en charge par le CTAE
Compte tenu de ces différentes estimations, le tableau du taux d’autonomie
financière se présente comme suit :

Années
2016 2017 2018 2019
Rubriques
Recettes 47 753 888 102 526 548 125 667 505 142 804 072
Dépenses 260 299 687 439 866 113 129 376 854 116 775 095
Taux de couverture 0% 0% 0% 0%
Cash-Flow Net - 212 545 799 -337 339 565 - 3 709 349 26 028 977
Subvention d'équilibre 212 545 799 337 339 565 3 709 349 - 26 028 977
Subvention d'équilibre
cumulée 212 545 799 549 885 364 553 594 713 527 565 736

2020 2021 2022 2023 2024 2025

157 625 205 176 717 633 189 812 643 203 124 971 222 645 752 241 179 148
84 435 239 67 984 457 63 359 747 59 126 596 49 395 862 41 488 192
0% 0% 0% 0% 0% 0%
73 189 965 108 733 176 126 452 896 143 998 374 173 249 890 199 690 956
- 73 189 965 - 108 733 176 -126 452 896 -143 998 374 -173 249 890 - 199 690 956
454 375 771 345 642 595 219 189 698 75 191 324 - 98 058 566 -297 749 521

Sur les 10 premières années, le CTAE n’atteint jamais l’équilibre. L’Etat doit, chaque
année, intervenir pour lui permettre de faire face à ses besoins. La dotation cumulée
de l’Etat sur les 10 prochaines années atteint 527 millions FCFA.

CBM Consulting 241


Etude de rentabilité

5.2.2. Cas 2 : les actions de formation et d’assistance technique au profit du


centre sont prises en charge par la coopération technique

Compte tenu de ces différentes estimations, le tableau du taux d’autonomie


financière se présente comme suit :

Années 2016 2017 2018 2019 2020


Rubriques
Recettes 47 753 888 102 526 548 125 667 505 142 804 072 157 625 205
Dépenses 222 581 987 451 542 201 199 287 759 218 384 878 238 780 644
Taux de couverture 21% 23% 63% 65% 66%
Subvention d'équilibre 174 828 099 349 015 653 73 620 254 75 580 807 81 155 439
Subvention d'équilibre
cumulée 174 828 099 523 843 752 597 464 006 673 044 813 754 200 252

2021 2022 2023 2024 2025

176 717 633 189 812 643 203 124 971 222 645 752 241 179 148
244 692 090 253 162 390 262 241 567 272 031 614 282 657 340
72% 75% 77% 82% 85%
67 974 457 63 349 747 59 116 596 49 385 862 41 478 192
822 174 709 885 524 455 944 641 052 994 026 913 1 035 505 106

Là encore, sur les 10 premières années, le CTAE n’atteint jamais l’équilibre. L’Etat doit,
chaque année, intervenir pour lui permettre de faire face à ses besoins. La dotation
cumulée de l’Etat sur les 10 prochaines années atteint 754 millions FCFA.

CBM Consulting 242


Etude de rentabilité

5.2.3. Cas 3 : les actions de formation et d’assistance technique ainsi que les
investissements matériels au profit du centre sont pris en charge par la
coopération technique
Compte tenu de ces différentes estimations, le tableau du taux d’autonomie
financière se présente comme suit :

Années
2016 2017 2018 2019
Rubriques
Recettes 47 753 888 102 526 548 125 667 505 142 804 072
Dépenses 154 690 127 170 791 321 196 139 151 216 285 806
Taux de couverture 31% 60% 64% 66%
Subvention d'équilibre 106 936 239 68 264 773 70 471 646 73 481 735
Subvention d'équilibre cumulée 106 936 239 175 201 012 245 672 658 319 154 393

2020 2021 2022 2023 2024 2025


157 625 205 176 717 633 189 812 643 203 124 971 222 645 752 241 179 148
236 747 168 244 692 090 253 162 390 262 241 567 272 031 614 282 657 340
67% 72% 75% 77% 82% 85%
79 121 963 67 974 457 63 349 747 59 116 596 49 385 862 41 478 192
398 276 356 466 250 813 529 600 559 588 717 156 638 103 017 679 581 210

L’investissement est plus abordable et le poids financier pour l’Etat plus faible mais la
subvention cumulée des 10 premières années atteint quand même près de 680
millions de FCFA.

5.3. Conclusion

L’étude de marché a démontré que ses services sont clairement demandés par les
entreprises de la filière. Mais le tissu industriel actuel ne saurait justifier la création du
CTAE.

Comme l’indiquait déjà le rapport sur la cartographie du secteur réalisé dans le cadre
de la présente mission, l’opportunité de création du CTAE ne doit pas être envisagée
sous le seul angle des services marchands aux entreprises industrielles existantes (cela
ne saurait le justifier) mais dans une vision plus globale de développement de la filière
agricole et d’amélioration du taux d’intégration de l’économie nationale.

CBM Consulting 243


Etude de rentabilité

La décision de sa création est avant tout économique. Le Bénin dispose d’un fort
potentiel de développement dans le secteur agricole. Il bénéficie en outre de
conditions commerciales privilégiées sur plusieurs destinations à l’international. Mais
la réalisation de ce potentiel passe notamment par un renforcement de son aval pour
la transformation industrielle et/ou son conditionnement avec des emballages
adaptés et à des coûts compétitifs.

Pour prendre, à titre d’exemple, les CTI à l’échelle internationale (France, Allemagne,
Espagne, Tunisie…), il y a lieu de noter qu’aucun n’a encore atteint son autonomie
financière. Et pourtant, ils disposent d’un tissu d’entreprises « clientes » plus étoffé et
les entreprises elles-mêmes sont plus habituées au recours aux prestations
techniques. De plus, la législation en matière de contrôle technique y est beaucoup
plus développée et les autorités en charge de ce contrôle ont pratiquement
systématiquement recours aux CTI.

Les CTI y représentent aujourd’hui une place incontournable en matière de promotion


de l’industrie et, dans un sens plus large, des investissements. Ainsi, à titre d’exemple
en Tunisie, leurs taux d’autonomie financière varient entre 40% et 93%. Ceux-ci
fluctuent certes au cours des années mais la fourchette demeure la même. Et pourtant
chaque centre compte au moins 20 ans d’ancienneté et chacun d’eux a largement
recours à la coopération technique multilatérale (UE) et bilatérale (espagnole et
française).

C’est pourquoi les données relatives au CTAE doivent être relativisées. Ce n’est pas
une institution appelée à être rentable financièrement. Sa rentabilité doit être
examinée d’un point de vue économique sur l’impact sur la filière.

En effet, la contribution de l’Etat permet d’avoir un instrument pour la mise en place


de sa politique industrielle nationale pour la filière agro-alimentaire :
 Les missions d’information et de veille technologique (innovation, sécurité des
aliments, maitrise de la qualité et valorisation des produits...).
 L’organisation de journées d’études et de séminaires de sensibilisation.

CBM Consulting 244


Etude de rentabilité

 Le recensement des capacités de laboratoires existantes.


 L’élaboration et tenue d’un fichier des compétences à solliciter et/ou à mettre
à la disposition des opérateurs économiques.
 La mise en réseau des entreprises.
 L’édition d’une revue technique spécialisée.
 La mise à disposition de moyens collectifs de calcul et de R&D.
 La mise à disposition de moyens collectifs aux secteurs et filières.
 Les actions pour la préparation de programmes sectoriels de mise à niveau.
 Assistance au développement des filières.
 Etude et assistance technique pour la profession dans les régions.
 Observatoire sectoriel, …

Il peut en outre constituer un outil précieux afin de mettre en place la politique


industrielle des autorités :

 Participation aux commissions nationales de suivi du secteur,


 Participation aux travaux de normalisation,
 Assistance aux contrôles normatifs et aides à la répression des fraudes,
 Mission d’assistance au développement industriel régional (études de projets,
nouveaux produits, …).
 Assistance à l’administration, rédactions de documents techniques : bonnes
pratiques, procédures, …
 Promotion des exportations.
 Promotion et développement d’action en matière d’innovation, notamment
en favorisant les relations entre l’industrie et la recherche et les activités à
haute valeur ajoutée technologique.
 Le suivi des projets de partenariat et de coopération nationale ou
internationale dans le domaine des IAA et de l’emballage.
 Toutes autres prestations de conseil ou de service dans les limites des
compétences du centre, …

CBM Consulting 245


Etude de rentabilité

Sa création ne peut intervenir que dans le cadre d’une volonté forte de renforcer le
tissu institutionnel d’aide à la filière à l’instar de ce qui est fait en cette matière pour
l’amont agricole. Sauf que les investissements sont ici plus importants et le niveau
d’expertise nécessaire entraine une masse salariale significative.

L’étude a essayé, au cours des différentes étapes, d’optimiser le positionnement du


CTAE et de l’adapter au contexte et à la réalité béninoise tout en minimisant les
ressources nécessaires sans en dénaturer la structure ni en altérer la mission mais
l’effort des autorités demeure important.
C’est pourquoi deux principales options ont été étudiées d’une manière détaillée :
synergie forte avec le LCSSA et implantation sur son terrain ou création d’un
laboratoire propre sur un terrain distinct. Suite aux discussions et aux commentaires
soulevés lors de la présentation de l’étude, il est recommandé d’opter pour la seconde
option avec un projet autonome sur un terrain distinct. Compte tenu de la répartition
géographique des entreprises avec une prépondérance sur le littoral, d’une part, et
de la nécessaire coordination avec les autorités de tutelle, d’autre part, il est
recommandé de l’implanter à Cotonou.
La question de la pérennité de ses activités, en cas de création du CTAE, est
primordiale. La continuité de son exploitation nécessite, en effet, de sécuriser son
complément de financement par l’Etat, sachant que sans cette contribution, le Centre
n’est pas en mesure de faire face à ses engagements. En Europe, la manne financière
du développement régional procure cette assurance. En Tunisie, le FODEC, une taxe
parafiscale sur l’importation et la production de produits industriels, assure ce revenu.
Il est fortement recommandé d’instaurer, au Bénin, un mécanisme de financement
similaire (taxe parafiscale spécifique, part de la TVA sur les produits industriels
importés…).

CBM Consulting 246