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La vie familiale
Les types de famille et les changements – Le PACS – Le
divorce - Les politiques familiales – La transmission du nom
de famille – Les événements familiaux

I. OBSERVEZ
Regardez le sondage sur la famille. Quel résultat vous montre :
a. que les Français sont attachés à la tradition ?
b. qu’ils sont libéraux ?
c. qu’ils sont toujours insatisfaits ?
SONDAGE SUR LA FAMILLE
des Français considèrent la vie familiale, après la santé, comme la
55% chose la plus importante dans la vie
préfèrent le mariage à l’union libre ou le PACS dans la perspective
66% d’une vie de famille

76% estiment que les familles « recomposée » sont de vraies familles

Jugent satisfaisante la politique familiale du gouvernement (le même


48% nombre la juge insatisfaisante)

II. DÉCOUVREZ
La famille en France a connu de grands changements. Depuis la fin des années 60, la
famille française a connu de profonds changements et une diversification des modèles
familiaux. On assiste à l’éclatement de la cellule familiale à partir de 1968 dû à l’exode rural,
à l’urbanisation et au travail des femmes : une baisse du nombre des mariages et une hausse
du nombre de divorces. En outre, on assiste à une progression de l'union libre, une
diminution du nombre d'enfants, un développement des familles "monoparentales" et des
familles "recomposées", et une augmentation du nombre de personnes vivant seules.

1. Les types de famille et les changements


Autrefois, surtout à la campagne, plusieurs
générations vivaient dans la même maison : les époux et leurs
enfants, leurs parents et souvent aussi leurs grands-parents. Il
s’agit des familles nombreuses ou la tribu. Les mariages
étaient en général arrangés par la famille.
La première moitié du XXe siècle a été marquée par la
disparition de la famille élargie aujourd'hui. La famille
s'est réduite aux époux et à leurs enfants. C'est le modèle
familial le plus important, celui que l'on appelle le
"modèle traditionnel de la famille" ou la « famille
nucléaire ».
On oppose souvent le couple "moderne" au couple "traditionnel". Dans le couple
"traditionnel" - souvent les plus de 50 ans -, la femme ne travaille pas, elle est "femme au
foyer", s'occupe de la maison et de l'éducation des enfants. Le mari travaille à l'extérieur et
gagne l'argent du ménage. Il ne fait rien à la maison, si ce n'est le bricolage et le jardinage,
il représente l'autorité donc intervient en cas de grave problème.
Le couple "moderne" est différent. Le développement du travail féminin et les
mouvements féministes des années 70 ont rendu les rapports plus égalitaires dans le couple,
où les décisions sont désormais prises en commun dans de nombreux domaines.
Les nouvelles familles
Le nombre de familles monoparentales, c'est-à-dire
composées d'un ou plusieurs enfants et d'un adulte augmente
régulièrement. Elles sont plus nombreuses à Paris et dans les
grandes villes. L'État vient en aide à ces familles en leur
versant une allocation de parent isolé.
La famille recomposée est la conséquence du nombre
important de divorces puisque dans 85% des cas les divorcés
fondent une nouvelle famille. Les enfants doivent alors
s'adapter à un "beau-père" ou à une "belle-mère" et aux
enfants de ceux-ci, ainsi qu'à des nouveaux grands-parents.
Souvent ils ont aussi des demi-frères et des demi-sœurs.

Les nouveaux couples


L’union libre ou la cohabitation hors mariage a beaucoup augmenté depuis les
années 70. La naissance d'enfant n'entraîne plus systématiquement la régularisation d'une
union, d'ailleurs 2 enfants sur 5 naissent hors mariage.
Le Pacs (Pacte civil de solidarité mis en œuvre en 1999) a élargi les droits des couples
non mariés et des couples homosexuels. Les couples qui signent le Pacs bénéficient de droits
sociaux qui se rapprochent des droits des couples légitimes, en particulier le droit à la
sécurité sociale si la compagne ou le compagnon ne travaille pas.
Autrefois assimilée à un crime, l'homosexualité en France a été peu à peu dépénalisée
à partir de la fin du XVIIIe siècle. À partir des années 1980, les couples homosexuels
acquièrent progressivement des droits similaires aux couples hétérosexuels. En 1999, le
PACS (Pacte civil de solidarité mis en œuvre en 1999) permet à des personnes de même
sexe de conclure une union. Depuis 2013, le mariage et l'adoption d'enfants par des
personnes de même sexe sont autorisés par la loi.
Les relations sexuelles sans mariage sont en général admises, il n'y a plus de mariage
"obligé" lorsqu'une jeune fille est enceinte. On se marie plus tard. L'âge légal du mariage est
fixé à 18 ans et les filles peuvent se marier à 15 ans avec l'accord des parents. Mais les jeunes
se marient de plus en plus tard, un homme se marie en moyenne à 27 ans, une femme à 25
ans, un peu plus tard dans la région parisienne.
La moitié des couples qui se marient ont vécu ensemble avant le mariage. On constate
que la cohabitation juvénile constitue pour beaucoup un nouveau modèle de fiançailles ou
de "mariage à l'essai". Dans la plupart des cas, elle se termine par un passage devant le maire
lorsque le jeune couple le désire ou attend un enfant.

2. Le PACS
Le pacte civil de solidarité (PACS) est un dispositif du droit français voté en 1999. Il
s'agit d'un contrat conclu entre deux personnes majeures, quel que soit leur sexe, pour
organiser leur vie commune.
Le PACS prend racine à la fin des années 1980 suite à l’année sida qui met à jour les
difficultés des couples homosexuels mal protégés par la loi. À l’origine, le PACS est créé
pour les personnes du même sexe pour permettre une reconnaissance des couples
homosexuels et qu’ils puissent obtenir certains droits. Pourtant, de plus en plus de pacsés
sont hétérosexuels.
Ce texte est né d'une volonté de combler le vide juridique entourant les couples non
mariés, y compris homosexuels. Dispositif universel, il apporte une sécurité juridique
minimale, se situant entre le concubinage, statut flou mais garant d’une certaine liberté, et
le mariage. Les partenaires doivent s'aider mutuellement et matériellement selon les
modalités de leur contrat. Sauf disposition contraire dans la convention, l'aide matérielle est
proportionnelle à leurs facultés respectives.
Le pacs s'écarte du mariage principalement par ses modalités de dissolution : la
dissolution est automatique à la demande d'un des partenaires. En outre, contrairement au
mariage, le pacs est ouvert aux couples homosexuels.
Selon les statistiques de l’INSEE, tandis que le nombre de mariages conclus a tendance
de diminution constatée depuis 2001, le nombre d'enregistrements de pacs continue de
progresser.
3. Le divorce
Le nombre de divorces est en nette augmentation : un mariage sur trois se termine
par un divorce ; dans les grandes villes, c'est un mariage sur deux. Sur trois couples qui
divorcent deux ont des enfants.
Le plus souvent ils sont confiés à la garde de la mère et le père voit ses enfants le
week-end. Mais ceci est en train de changer.
Le juge aux affaires matrimoniales détermine le montant de la pension alimentaire
qu'un des parents doit verser à celui qui a la garde des enfants.

4. Les politiques familiales


En France, l'État aide financièrement les familles qui ont des enfants. On appelle cela
« politique familiale ». À l'origine, elle a été mise en place, en 1945, après la Seconde
Guerre mondiale. Pour encourager les Français à faire des bébés, l'État a versé des
allocations familiales. Depuis, il continue de donner tous les mois une somme d'argent aux
Français pour les aider à élever leurs enfants.
Le premier outil de la politique familiale, ce sont les allocations familiales. Les
caisses d'allocations familiales (CAF) sont chargées de reverser cet argent aux familles.
Les allocations familiales sont versées aux personnes ayant au moins 2 enfants de moins
de 20 ans à charge. Le montant des prestations dépend des ressources, du nombre d'enfants
à charge et de leur âge. Les allocations sont versées tous les mois.

L'autre moyen pour aider les familles est de réduire leurs impôts. Un couple qui a
des enfants paiera moins d'impôts qu'un couple sans enfant. Prenons un exemple : le
couple Durand a deux enfants et gagne 50 000 € par an. Le couple Martin gagne aussi 50
000 €, mais n'a pas d'enfants. Les Martin paieront à l'Etat un impôt de 4 322 € d'impôts
par an ; tandis que les Durand ne paieront que 2 982 € d'impôts, soit plus de 1000 € de
différence.
Depuis une trentaine d’années, la politique familiale s’est nettement dégradée,
notamment sous la présidence de François Hollande. Aujourd’hui, l’État n’a plus les
moyens d’aider les familles. Il doit faire des économies. Le gouvernement français a donc
décidé de modifier la politique familiale. Pour cela, il a choisi de diminuer les réductions
d'impôts dont bénéficient les familles les plus riches. Selon les calculs des spécialistes, ce
sont elles qui bénéficient le plus de ces réductions. Désormais, une fois la loi votée, elles
paieront plus d'impôts.
5. La transmission du nom de famille en France
En France, l'enfant légitime porte obligatoirement le nom de son père. Et cette
transmission patriarcale existe depuis huit siècles. Le nom de la mère peut seulement être
ajouté, à titre d'usage, mais n'est pas transmissible. L'enfant naturel porte également le
nom de son père, dans la mesure où il a été reconnu simultanément par ses deux parents.
Dans le cas contraire, il a le nom de sa mère. Quant à l'enfant adopté, lorsque l'adoption a
été réalisée sous forme plénière, il perd son nom pour prendre celui de la personne qui
l'adopte ou celui du mari s'il est adopté par un couple.
Depuis la loi no 2003-516 du 18 juin 2003 relative à la dévolution du nom de famille,
la transmission du nom de famille ne fait plus aucune distinction entre le nom de la mère
et celui du père. À la naissance de leur enfant, les parents choisissent quel nom lui
transmettre : celui du père, celui de la mère, ou leurs deux noms accolés dans l'ordre choisi
par les parents. En cas de désaccord entre les parents, l'enfant porte les noms des deux
parents accolés par ordre alphabétique. Le choix du nom de leur premier enfant par les
parents s'applique par la suite à tous les autres enfants de la fratrie.

6. Les événements familiaux


En France, il existe encore un grand nombre de fêtes, moment important où la famille
se réunit. Les habitudes peuvent varier d’une famille à l’autre.
- Les anniversaires : Comme dans de nombreux pays dans le
monde, chaque année on fête le jour de sa naissance :
traditionnellement la personne dont l’anniversaire souffle les
bougies, placées sur un gâteau, qui correspondent à son âge.
La famille se réunit à cette occasion et généralement, un repas
est organisé. On lui offre des cadeaux et le patron de la fête
les ouvre aussitôt.
- Le baptême : Dans de nombreuses religions, lorsqu’un enfant
naît, on le présente à la communauté religieuse lors d’une
cérémonie appelée le baptême. A cette occasion, tous les
proches de l’enfant se réunissent dans le lieu de culte puis un
repas est organisé au cours duquel l’enfant reçoit divers
présents.
- Le mariage : C’est une grande fête qui compte pour les couples. Et puis, après des années
de vie ensemble, le couple célèbre aussi l’anniversaire de son mariage : des noces de papier
(1 an) aux noces d’argent (25 ans) … ou même aux noces de diamant (60 ans), c’est aussi
l’occasion de se réunir en famille.
En France, le mariage civil est le passage obligé avant le mariage religieux. Il est
célébré par le maire, constitue l’union officielle devant la loi.
Les fiancés entrent dans une des salles de la mairie et
s'installent au 1er rang devant le Maire, la mariée est placée
à gauche du marié et les témoins s'installent à côté d'eux.
Après un mot d'accueil, le maire commence la lecture des
articles du code civil qui exposent les devoirs de chacun des époux (articles 212. à 215 du
code civil). Puis le Maire demande s'il a été rédigé un contrat de mariage, et demande
ensuite le consentement de chacun des mariés, lesquels répondront chacun à leur tour par
un " Oui ! ". La cérémonie se terminera avec la signature des registres.
Le mariage religieux est facultatif. Les doivent réserver la paroisse ainsi que le jour
et l'horaire de la messe pour leur mariage. Toutes les dates sont possibles, hormis le
vendredi et le samedi saint. Ils peuvent choisir plutôt l’église de leur domicile ou demander
au Prêtre de célébrer dans une autre église. Les fiancés entrent dans l’église et se trouvent
devant le prête qui lit l’Évangile. Et puis ils échangent des
consentements, c’est le moment le plus fort et le plus
émouvant de la cérémonie. Après l'échange des alliances, le
prêtre déclare : "Désormais, vous êtes unis par Dieu et par le
sacrement du mariage". La cérémonie se terminera avec la
prière des époux.
- La fête des mères : Le dernier dimanche de mai est le jour de la fête des mères en France.
Même si on utilise le même calendrier, la fête des mères n'est pas à la même date dans
tous les pays. Au Québec, en Suisse, en Belgique ou aux États-Unis, c’est le deuxième
dimanche mais le premier dimanche du mois de mai en
Espagne. Les mamans sont à l’honneur dans cette occasion.
Souvent les enfants offrent des cadeaux à leur mère et rédigent
un poème. Les plus grands font un cadeau et la famille se
réunit autour d’un repas. Les enfants offrent aussi l’œillet
rouge à leur maman vivante et l’œillet blanc à leur maman
décédée.
En France, la journée des mères était célébrée au départ dans le but d'honorer les
mères de familles nombreuses. Pendant la guerre mondiale, on a célébré cette journée pour
rendre hommage aux mères et épouses qui ont perdu leurs fils et maris durant la grande
guerre. Elle n'a jamais eu grand succès jusqu'en 1941, moment où le Maréchal Pétain
institue la fête des mères pour repeupler la France qui souffre de la seconde guerre
mondiale. Cette fête est devenue officielle en 1950. La version moderne de la fête des
mères vient directement des États-Unis par l'importance des cartes envoyées à l'occasion
du "Mother's day", ce qui a permis de gommer l'image négative de la Fête des mères en
France.
- La fête des pères : Un mois plus tard, c’est la fête des pères
qui tombe le troisième dimanche de juin.
Dans les pays catholiques, on célèbre les Pères de famille dès
le Moyen Âge à la date du 19 mars, jour de la saint Joseph -
ce dernier étant le père putatif de Jésus.
En France, c'est le fabricant de briquets Flaminaire qui a
l'idée, le premier en 1949, de créer une fête des pères pour des raisons commerciales. A
cette époque, comme les hommes fumaient encore beaucoup, la compagnie Flaminaire a
eu l'idée de proposer une occasion où l'on pourrait offrir un briquet à un père. La date de
la fête des pères a été officialisée en 1952.
- Les obsèques : Malheureusement, il n’existe pas que des fêtes
joyeuses, la famille se réunit aussi à l’occasion d’un décès d’un
proche. Pourtant, cette coutume tend à disparaître à cause de
l’éloignement et des méthodes nouvelles d’incinération.

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