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LES ASCENSEURS

Elaboré par :
Cherni Aziza 3ème PC

L’HISTOIRE DE L’ASCENCEUR
L’ascenseur est l’une des inventions qui ont permis à l’homme de réaliser
de grands travaux. Ils continuent de nous fasciner jusqu’à aujourd’hui.
Depuis les temps anciens, l’homme a toujours cherché à déplacer à la
verticale des charges lourdes lui demandant un effort considérable. Ces
recherches ont abouti à la création de l’ascenseur qui équipe aujourd’hui
la plupart des grands bâ timents.

LES DÉBUTS

La taille et la hauteur des structures qu’ils sont arrivés à bâ tir constituent


des preuves qui attestent que les É gyptiens anciens et les Romains
disposaient déjà d’un moyen de levage semblable à l’ascenseur. Les
historiens ont pu prouver que l’ancêtre des ascenseurs est apparu en
É gypte sous la forme d’un engin de levage utilisé pour puiser l’eau appelé
Chadouf.

Les Romains utilisaient également des monte-charges destinés aux


personnes et aux animaux au Forum de César à Rome. Les fouilles et les
examens menés par les historiens ont permis de distinguer 12 élévateurs
qui permettaient à 12 gladiateurs d’accéder à l’arène simultanément
depuis le sous-sol. 32 autres monte-charges sont également répertoriés.
Elles servaient à acheminer les fauves depuis le 2è sous-sol.

L’ASCENSEUR AU XVIIE ET XVIIIE SIÈCLE

Aux XVIIe et XVIIIe siècles, les chercheurs se sont attachés à chercher des
moyens de levage adaptés au transport de personnes. C’est ainsi que la «
chaise volante » est apparue au Châ teau de Versailles et au Palais Mazarin.
Cet appareil inventé ARNOULT, mécanicien attitré de Louis XV était
utilisé, uniquement par le Roi et ses invités ou d’autres personnalités,
pour monter. En même temps, un serviteur monte par les escaliers et

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entre dans la cabine pour ramener l’appareil au rez-de-chaussée en
utilisant son propre poids.

L’ASCENSEUR AU XIXE SIÈCLE


C’est au XIXe siècle que le concept de l’ascenseur tel que nous le
connaissons est apparu et l’invention du parachute par OTIS y est pour
beaucoup. C’est aussi à cette époque que sont apparus les premiers
ascenseurs qui n’étaient pas mus par la force de l’homme. Les diverses
expositions internationales ont permis de présenter les différents
appareils créés au public. C’est ainsi que le premier ascenseur à vapeur a
été installé dans un magasin de Broadway en 1857. En 1867, un inventeur
français appelé Léon EDOUX présenta au public des monte-charges
actionnés par la pression de l’eau. Le premier ascenseur fonctionnant à
l’électricité a été présenté au grand public en 1880 à l’occasion de
l’exposition internationale de Mannheim, en Allemagne.

L’ASCENSEUR À PARTIR DU XXE SIÈCLE


Au XXe siècle, un autre stade d’évolution est dépassé puisque l’ascenseur
est passé de l’appareil artisanal à l’équipement industriel. Son utilisation
s’est démocratisée jusque dans les immeubles d’habitation. Les années
1960 et 1970 ont été marquées par une forte urbanisation qui a conduit à
la standardisation des appareils. De nouvelles inventions sont apparues
petit à petit à l’exemple des portes automatiques et des commandes
électroniques. Les ascenseurs ont gagné de plus en plus en sécurité, en
confort, en performance et en esthétique.

L’ascenseur de nos jours


Les recherches menées ces dernières années, dues en grande partie à la
Directive européenne 95 ont permis d’apporter des innovations aux
ascenseurs en termes de sécurité et de confort. Les matériels modernes
sont plus compacts que leurs aînés. C’est ainsi que les ascenseurs sans
local, sans contrepoids, etc., envahissent le marché. L’ascenseur est aussi
devenu plus intelligent, est capable de gérer facilement le trafic et permet
à l’utilisateur de bénéficier d’une assistance en toute circonstance.

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TERMINOLOGIES DE DIFFÉRENTS ORGANES :

Cabine:

Organe de l’ascenseur ou du monte-charge, destiné à recevoir les


personnes et/ou les charges à transporter. 

Etrier:

Ossature métallique portant la cabine ou le contrepoids, attelée aux


organes de suspension. Cette ossature peut faire partie intégrante de la
cabine elle-même. 

Câbles :

La cabine et le contrepoids sont suspendus par des câ bles mus par le


treuil.

Parachute:

Organe mécanique destiné à arrêter et à maintenir à l’arrêt la cabine ou le


contrepoids en cas de survitesse en montée et descente ou de rupture des
organes de sus- pension.

Contrepoids:

Organe mobile de l’ascenseur ou du monte-


charge circulant le long de guides verticaux ou
faiblement inclinés sur la verticale et constitué
par une masse pesante dont le poids
contrebalance celui de la cabine et d’une partie
de la charge. 

Gaine:

Volume dans lequel se déplacent la cabine et le


contrepoids s’il en existe un. Ce volume est
matériellement délimité par le fond de la
cuvette, les parois et le plafond. 

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Treuil :
Ensemble du mécanisme d’entraînement des câ bles ou chaînes de
suspension de la cabine. Il se compose essentiellement : 
 d’un moteur et de son accouplement, 
 d’un système de freinage, 
 d’un réducteur de vitesse actionnant soit une poulie motrice, un
tambour, ou un pignon. 
Tous ces organes peuvent être assemblés sur site

DISPOSITION

Adaptation dans un immeuble


Dans les anciens immeubles ne
possédant qu'un escalier en colimaçon
par exemple, la trémie a été construite
d'origine au centre, ou peut avoir été
adaptée ensuite en réduisant l'escalier.
En général les cabines sont petites et
lentes, pouvant contenir parfois
seulement 2 ou 3 personnes.

Batteries d'ascenseurs
Chaque trémie ou gaine verticale ne
peut contenir qu'une seule cabine, voire
parfois une cabine à deux niveaux
superposés, excepté un système ancien
devenu très rare, car dangereux,
composé de plusieurs cabines se
succédant lentement dans une même
gaine en continu sans s’arrêter ni porte
palière, appelé  Paternoster.
Lors d'une utilisation par de nombreux
voyageurs, plusieurs ascenseurs sont
donc regroupés dans une aire commune
depassage dédiée à la circulation
verticale.
Batteries de zones d'étages des tours de gratte-ciels
Dans le cas des immeubles de grande hauteur, entre deux et quatre
batteries selon le nombre d'étages, regroupant 2 à 8 ascenseurs chacune,
desservent les différentes "tranches" d'étages.

Elles sont distinguées pour les bureaux par exemple, par la "batterie
basse" desservant le tiers inférieur, la "batterie moyenne", desservant le

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tiers du milieu et la "batterie haute" pour le tiers supérieur. Bien souvent
plus les batteries sont hautes, plus les ascenseurs sont rapides.

Pour les batteries moyenne et haute, les étages inférieurs sont parcourus
d'une traite dans une zone dite "Zone Express".

Pour gagner du temps sans attente et accès plus direct à l'étage désiré, sur
certains ascenseurs modernes, les utilisateurs indiquent directement
depuis leur étage de départ sur un clavier leur étage de destination, qui
leur indiquera quelle cabine de la batterie, désignée par une lettre, y
accèdera le plus directement, la cabine étant elle-même dénuée de touche
d'étage.

La centrale de commande locale des ascenseurs modernes de gratte-ciel


est équipée de dispositifs qui enregistrent les trajets quotidiens. Pour
améliorer encore davantage la disponibilité des ascenseurs selon la
période, le bilan des jours précédents établit informatiquement les
statistiques de fréquentation selon le jour et l'heure qui orienteront en
probabilité le processus de commande des trajets des différentes cabines,
permettant une fluidification du trafic.

Pour les visites panoramiques des touristes, des ascenseurs spécifiques


desservent directement l'étage le plus élevé menant à la terrasse.

UTILISATIONS

Sur quelques niveaux


Beaucoup de lieux publics sur un nombre d'étages faible ou moyen, tels
que les stations de métro ou magasins offrent au passager le choix entre
les trois options de locomotion verticale, escaliers, escalators et
ascenseurs. Les ascenseurs sont de vitesse modérée.

 Dans les gares, les ascenseurs vitrés de vitesse modérée sont de


plus en plus couramment installés comme alternative pour accéder par
exemple d'un quai à l'autre pour les personnes handicapées, les enfants
ou avec de lourds bagages.

 Les escaliers roulants ou les escalierspermettent en revanche pour


un faible nombre d'étages, l'embarquement direct en évitant les attentes,
ainsi qu'un meilleur débit de personnes en cas d'affluence. Ils sont
également mieux adaptés aux correspondances de métro ou aéroports, de
structures irrégulières alternant couloirs horizontaux, avec parfois l'aide
d'un trottoir roulant et changements de niveaux, ainsi que l'accès aux
salles de cinémas ou les magasins et supermarchés à un ou deux niveaux,
pouvant utiliser aussi des travelatorspour les caddies.

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 Enfin l'ascenseur permet plus facilement d'installer les bagages ou
poussettes que sur les marches amovibles, ainsi que l'accès aux personnes
handicapé es sur chaise roulante.

Sur un grand nombre d'étages


Pour un nombre d'étages important, voire une hauteur très importante de
montagne, l'ascenseur convient mieux qu'un escalator sur plusieurs
aspects : Il est nettement plus rapide, la vitesse de l'escalator étant faible
et limitée à  0,6 m/s, soit 2 km/h ou 1 km/hvertical, correspondant aussi à
la vitesse d'une personne parcourant les escaliers à bonne allure ; celle
d'un ascenseur peut être entre 2 à 60 fois plus rapide.
Il est rationnel en gain de place par sa structure rectiligne verticale,
regroupée en éventuelles batteries.

 Les parkings, hô tels et hô pitaux (notamment pour transporter les


lits ou brancards), utilisent principalement des ascenseurs. Ceux-ci
desservent même les niveaux à l'intérieur des grands ferrys ou
paquebots de croisière.

 Les immeubles résidentiels et bureaux de plus de deux étages, et


bien sû r tous les immeubles de grande hauteur tels que les gratte-ciels où
ils sont rapides, utilisent exclusivement des ascenseurs, les escaliers étant
même souvent cachés derrière des portes coupe-feu, étant principalement
destinés à l'issue de secours en cas d'incendie par exemple.

 Il est bien précisé durant les consignes de sécurité de prendre les


escaliers (de secours), plutô t que les ascenseurs en cas d'alerte, quel que
soit le nombre d'étages à parcourir, ceux-ci risquant de s’arrêter en cours
de trajet pour coupure de courant ou flamme et/ou asphyxie.

Records de vitesse
La vitesse ascensionnelle maximale actuelle est de 17 mètres par seconde,
soit 60 km/h, pour les ascenseurs équipant les tours les plus hautes telles
que la Taipei 101 à  Taïwan, Yokohama Landmark Tower au Japon
(12,5 m/s soit 45 km/h) ou le Bü rj Khalifa à Dubaï (40 km/h). Mais dans
ces cas les cabines doivent être pressurisées, car au-delà de 11 m/s il y a
des risques pour la santé.
Ce record va bientô t être dépassé par ceux de la Shanghaï Tower en Chine,
atteignant18 m/s, soit 65 km/h, par la firme Mitsubishi.
Le constructeur Hitachi vient d'annoncer un nouveau projet d'installation
en Chine d'un ascenseur allant à  20 m/s, soit 72 km/h, prévu pour 2016,
parcourant 94 étages en 43 secondes.

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DETERMINATION DU NOMBRE ET DES
CARACTERISTIQUES DES ASCENCEURS

DESCRIPTION ET PRINCIPES DE FONCTIONNEMENT


Deux grands types d’ascenseurs existent principalement :

 Ascenseurs à traction électrique

Un moto-réducteur électrique actionne une poulie qui entraîne par


adhérence une nappe de câ bles auxquels sont suspendus la cabine et son
contrepoids. Correspondant à des besoins particuliers, deux variantes
existent : pour des petites capacités et un encombrement réduit du fait de

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l'absence de contrepoids (en particulier pour la création d'ascenseur dans
un immeuble existant), le treuil à tambour tracte directement la cabine ; ƒ
pour les immeubles de grande hauteur nécessitant des vitesses plus
importantes, les ascenseurs dits "gearless", la poulie d'adhérence est alors
directement entraînée (sans réducteur) par un moteur électrique plus
sophistiqué. Par ailleurs de plus en plus d’ascenseurs électriques sans
local de machine sont maintenant installés, grâ ce aux efforts d’innovation
technologique des constructeurs rendus possibles par la Directive
ascenseurs de 1995.

 Ascenseurs dits « hydrauliques »

En l'absence de contrepoids, la cabine est dans ce cas propulsée,


directement ou par une suspension mouflée, par le piston d'un vérin
alimenté par de l'huile sous pression provenant d'une centrale oléo-
électrique. Adapté e à des courses et des vitesses plus modestes, cette
technique favorise l'installation d'ascenseurs dans des espaces réduits et
d’ascenseurs de charge de forte capacité.

Eléments communs aux différents types d’ascenseurs :

Dans la gaine :

Une cabine circulant le long de rails de guidage verticaux : de dimensions


adaptées aux différentes capacités normalisées, la cabine est désormais
équipée de portes afin d'éliminer tout risque de coincement lors des
déplacements. Outre les accessoires de décoration et d'éclairage, elle
comporte le panneau regroupant les boutons de commande et la
signalisation. La cabine défile devant les baies palières fermées par des
portes aujourd'hui coulissantes, automatiquement commandées par la
porte automatisé e de la cabine. Les anciennes générations de portes
palières étaient battantes à ouverture manuelle.

Dans tous les cas, les portes palières doivent être verrouillées par des
serrures contrô lées électriquement. Elles doivent, outre leur résistance
mécanique, s'opposer à l'éventuelle propagation des flammes par la gaine
d'ascenseur.

Dans le local des machines (lorsqu’il existe) :

Le système d'entraînement (moteur avec ou sans réducteur ou centrale


hydraulique) et l'armoire de manœuvre : autrefois le plus souvent situé
au-dessus de la gaine, ce local constituait une verrue inesthétique sur la
terrasse de l'immeuble. Pour pallier cet inconvénient, plus sensible si les
immeubles sont de faible hauteur, des poulies de renvois permettent

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d'installer la machinerie en partie basse ou contiguë à la gaine dans le cas
d'une traction électrique.

Dans le cas d'un entraînement hydraulique, la machinerie est


généralement située en partie basse et peut même être dissociée de la
gaine, ce qui apporte une souplesse complémentaire pour l'installation
dans un immeuble existant. La manœuvre électrique (système de
commande) est le véritable cerveau de l'ascenseur. Autrefois à relais, ce
sont aujourd'hui électronique et microprocesseurs qui contrô lent
l'ensemble des sécurités avant de piloter tous les mouvements à travers la
commande et la régulation du moteur. Le tout est regroupé dans une
armoire reliée, d'une part au câ blage de la gaine (serrures, boutons
paliers, contacts de sécurité...), et d'autre part aux équipements
électriques de la cabine par l'intermédiaire de câ bles électriques souples
appelés "pendentifs".

Il existe différents types de système de commande de l’ascenseur, qui doit


être choisi approprié aux caractéristiques de trafic de l’ascenseur :
manœuvre à enregistrements, collective descente ou montée, manœuvre
collective complète, etc.

Divers autres organes jouent un rô le capital pour la sécurité :

Ils font l'objet d'homologations de types et d'essais stricts. Ce sont en


particulier :

- les serrures qui contrô lent le verrouillage des portes palières,

- le limiteur de vitesse et le parachute qui interdisent toute survitesse ou


chute de la cabine,

- le dispositif qui interdit toute survitesse en montée,


- les amortisseurs à dissipation d’énergie qui limitent la course aux
niveaux extrêmes.

*Ascenseurs à entraînement par treuil et câbles « SORETEX »

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