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Université Sidi Mohammed Ben Abdellah

Faculté des Sciences Juridiques, Economiques et Sociales,


Fès.

6ème semestre : 2020 – 2021


Parcours : Economie & Gestion

Matière : Relations Economiques Internationales

Enseignante : Mme. Nada Moufdi

Chapitre 3 : La Balance des paiements

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Introduction

Les échanges extérieurs d’un pays peuvent porter sur des biens des services ou des capitaux.
La Balance des paiements, établie pat Bank Al Maghreb, retrace l’ensemble des opérations
d’échange entre le Maroc et le reste du Monde.

En effet, la Balance des paiements est un document comptable qui retrace l’ensemble des
relations économiques (commerciales, financières et monétaires) effectuées durant une
année entre un pays et l’extérieur. Autrement dit, elle enregistre l’ensemble des flux de biens
et services qu’un pays a fourni aux autres pays et qu’il a reçus d’eux, ainsi que les flux de
capitaux réalisés pendant un an entre les résidents et les non résidents d’un pays .

Section 1 : Définition et principes de construction

La Balance des paiements d’un pays est un état statistique qui recense, sous une forme
comptable, les flux économiques, financiers et monétaires intervenus au cours d’une période
(en général une année) entre les agents résidents d’une économie et les non résidents.

Comme la Comptabilité Nationale, la Balance des paiements présente un certain nombre de


règles qui facilitent sa lecture. Véritable reflet de la situation économique et financière d’un
pays à l’égard du reste du monde, la Balance des paiements traduit un déficit ou un excédent
de ce pays sur le plan des échanges extérieurs. Si en théorie, des mécanismes d’ajustement
permettent d’assurer un certain rééquilibre de la Balance des paiements, dans la pratique, ces
ajustements s’avèrent souvent insuffisants et les pouvoirs publics sont obligés d’intervenir à
l’aide de politiques économiques, destinées à agir sur le commerce extérieur.

1.1. Les principes de construction de la Balance des paiements

1.1.1. Les agents résidents et non-résidents

La Balance des paiements fait intervenir deux grandes catégories d’agents, les résidents et
les non résidents, et recense des opérations de nature différente.

⬧ Le terme de « résident » désigne les agents économiques qui « résident » dans le pays,
c'est-à-dire qui exercent leur activité économique sur le territoire national, depuis plus d’un
an. Une entreprise espagnole implantée au Maroc depuis plus d’un an est donc une unité
marocaine résidente. Ce n’est pas donc la nationalité qui compte mais plutôt le fait d’être
établi dans un pays et rattaché durablement à son économie.

⬧ Le terme de « non-résident » désigne les autres personnes physiques (notamment celles de


nationalité marocaine, à l’exception des fonctionnaires, qui acquièrent la qualité de non-
résident dès leur installation à l’étranger) et les autres personnes morales.

1.1.2. Intérêt de la Balance des paiements et les opérations recensées


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La Balance des paiements met en évidence plusieurs soldes significatifs, ce qui permet pour
les pouvoirs publics d’un pays :

- d’analyser les relations économiques avec le reste du monde,


- de déterminer et de suivre la situation monétaire du pays,
- de situer la position du pays dans l’environnement financier international,
- d’évaluer la capacité d’ajustement du pays aux chocs externes.

La Balance des paiements recense l’ensemble des opérations entre résidents et non- résidents
en distinguant trois types de flux :

• Les flux réels : ce sont les échanges de biens et de services entre les résidents et les
non résidents.

• Les flux financiers : ce sont les échanges de capitaux correspondant aux


investissements directs à l’étranger et aux placements réalisés entre les résidents et
le reste du monde. Ces flux ne sont pas provoqués par les échanges de marchandises,
ils sont dits flux autonomes de capital.

• Les flux monétaires : Ce sont les avoirs et les engagements en devises vis-à-vis du
reste du monde.

1.2. Principes d’enregistrement Comptable


Les échanges entre résidents et non-résidents peuvent être saisis soit au moment de leurs
réalisations soit lors de leurs règlements.
Dans le premier cas, l’approche est dite en transactions, et dans le second cas en règlements.
La première approche privilégie l’aspect économique des relations internationales. La
constatation statistique se fait à partir de la connaissance de l’opération économique elle-
même. La seconde approche met l’accent sur l’aspect monétaire des relations
internationales, la constatation statistique d’un échange se faisant à partir de la connaissance
des flux d’actifs monétaires.
Le premier Concept de balance est aujourd’hui appliqué par tous les pays membres du FMI,
conformément aux recommandations de cet organisme. Il présente l’avantage de faire
apparaitre les flux économiques en les distinguant des termes de paiements.

La Balance des paiements est élaborée selon le principe de la comptabilité en partie double :
chaque opération donne lieu à deux écritures de même montant de signes opposés. Par
exemple : une importation de marchandises payée à crédit se traduit par une dépense (signe
-) dans la Balance Commerciale et Symétriquement par une entrée de capital (signe +) dans
la balance des capitaux.

Toute opération qui entraîne une diminution du patrimoine net des résidents est inscrite en
crédit (exemple : une exportation se traduit par une diminution des avoirs réels car le bien
exporté n’est plus à la disposition des résidents).

Toute opération qui entraîne un accroissement du patrimoine net des résidents est inscrit en
débit (exemples : une importation se traduit par une augmentation des avoirs réels des
résidents ; le remboursement d’un emprunt contracté auprès d’une Banque non résidente
entraîne une diminution des engagements des résidents.

Du fait de ce mode de comptabilisation, une balance de paiement et globalement équilibrée.

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Parler de déficit ou d’excédent de la Balance des paiements est donc un abus de langage.
Ces termes désignent en fait le montant du poste « avoirs de réserve ». Ce poste comptabilise
les variations de réserves en devises provenant des relations avec l’étranger. Par exemple,
quand une exportation de marchandises est effectuée, elle est enregistrée à la fois dans le
compte des transactions courantes (ligne bien affectée du signe +) et dans le poste « avoirs
extérieurs » (affecté du signe – par Convention). Le poste « avoirs de réserve » enregistre
donc les flux monétaires résultant des opérations décrites dans la Balance des paiements.

Le Principe de la partie double conduit à une inversion des signes : ainsi, un solde positif
des avoirs de réserve signifie que les réserves en devises ont diminué. On parle donc de
déficit de la Balance des paiements quand le poste « avoirs de réserve » est positif. En effet,
ce solde a alors forcément (par construction) pour contrepartie en solde négatif de l’ensemble
des autres postes pris globalement.

Section 2 : Présentation de la Balance des paiements

La Balance des paiements, établie par Bank Al Maghreb, retrace l’ensemble des opérations
d’échange entre le Maroc et le reste du monde. Ces opérations sont regroupées en comptes
selon leur nature.

La Balance des paiements regroupe trois grands comptes ainsi qu’un poste « erreurs et
omissions », qui est un poste d’ajustement lié aux difficultés statistiques d’enregistrement
des transactions entre pays. Ce sont le compte des transactions courantes, le compte de
capital et le compte financier.

2.1. Le compte des transactions courantes


Désigné aussi sous les termes de balance des opérations courantes, de balance des paiements
courants, ou compte courant, est lui-même subdivisé en balances partielles : la balance
commerciale, la balance des services, la balance des revenus et la balance de transfert.
Les services, les revenus et les Transferts courants sont réunis dans une balance appelée la
balance des invisibles.

2.1.1. La balance commerciale

La balance commerciale enregistre le flux de marchandises entre le Maroc et le reste du


monde, c'est-à-dire les exportations (ventes à l’étranger de marchandises produites par des
entreprises installées au Maroc) et les importations (achats par les agents économiques
installées au Maroc de marchandises fabriquées à l’étranger).

Le solde commercial est égal à la différence entre les exportations et les importations solde
commercial = Exportations – Importations.

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Si l’on vend à l’étranger autant de produits qu’on lui en achète, le solde de la Balance
Commerciale est nul et la Balance Commerciale est en équilibre (équilibre Commercial). Si
les exportations sont supérieures aux importations, l’économie dégage un excédent
commercial (solde commercial positif), la situation opposée correspond à un déficit
commercial (solde négatif de la Balance Commerciale).

L’évaluation des exportations et des importations se fait selon les termes F.O.B et C.A.F. En
effet, les exportations sont évaluées F.O.B (Free ou Board ou Franco à Bord), ce qui
correspond au prix de vente du bien lui-même (y compris les frais de transport jusqu’à la
frontière nationale). Les importations quant à elles, sont évaluées CAF (coût assurances
Fret), ce qui correspond au prix de vente plus les coûts d’assurance et de transport nécessaires
pour l’acheminement des produits à la frontière nationale du pays destinataire, l’évaluation
FOB et CAF est une évaluation douanière.

Les expressions F.O.B et C.A.F sont des Incoterms. Ces derniers permettent de préciser la
responsabilité de l’acheteur et celle du vendeur ainsi que des risques à supporter par chacun
en matière de commerce international.

2.1.2. La Balance des Services

Elle rend compte des biens immatériels échangés entre les résidents d’un pays et l’extérieur
des services proprement dits.

• Les échanges de services portent sur :

o Les voyages touristiques ou d’affaires ;


o Les services liés au commerce extérieur (SLCE) comme les transports des
marchandises et les assurances ;
o Les services liés aux échanges technologiques (SLET), comme les services
de construction, des coopérations techniques, ingénierie, services aux
entreprises, etc.
o Les services divers : tous les services qui ne sont pas inclus par ailleurs
(services liés à la communication, services financiers etc.).
o Les opérations gouvernementales : les recettes et les dépenses du
gouvernement marocain à l’étranger et des gouvernements étrangers au
Maroc.

2.1.3. Revenu primaire ou La Balance des revenus

Elle enregistre les échanges des revenus des facteurs de production. Ces derniers ne reposent
pas sur une prestation, il s’agit généralement de flux financiers de retour : revenus des
investissements et de déplacements sous formes de dividendes et d’intérêts, bénéfices des
filiales extérieures, revenus des brevets et licences exploités, revenus de la propriété
intellectuelle (droits d’auteurs), ainsi que les revenus des salariés travaillant à l’étranger.

2.1.4. Revenu secondaire ou La Balance de Transferts courants

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Les transferts courants ou unilatéraux correspondent à des transferts de biens ou de capitaux
entre un pays et le reste du monde et qui ne donnent lieu à aucune rémunération en
contrepartie. Les transferts peuvent être publics et privés.

- Les transferts privés des salaires effectués par les travailleurs immigrés en faveur de
leurs familles restées dans le pays d’origine.
- Les transferts publics sont généralement des dons ou des aides internationaux reçus
ou versés par un pays. A titre d’exemple, on peut citer le produit d’une quête réalisée
par un pays et son versement à un pays sinistré.

Chacune de ces balances dégage un solde qui est le résultat de la différence entre le débit
(paiements à l’étranger) et le crédit (recettes reçues de l’étranger). La somme des soldes des
balances partielles nous donne le solde de la balance des paiements courants. Le solde d’une
balance est compensé par celui des autres balances.
Le solde de la balance des paiements est très significatif d’un point de vue économique, car
il nous donne une idée globale sur la santé financière d’un pays et donc sa capacité de
paiement sur le plan international.
Ainsi, par exemple une balance de paiements courants déficitaire pendant plusieurs années
signifie que le pays concerné « vit au dessus de ses moyens ». Ce pays a un besoin de
financement : les ressources qu’il tire de l’échange international ne suffisent pas à financer
ses dépenses extérieures, il devra donc puiser dans ses réserves de change, s’il en a, ou bien
emprunter des capitaux étrangers. Dans une telle situation, tôt ou tard, le pays devra procéder
à des ajustements de son économie.

Par ailleurs, une balance des paiements excédentaire reflète une bonne capacité de paiements
du pays sur le plan international. Il dispose en effet de moyens de paiements internationaux
supérieurs à ses besoins ; il peut soit les conserver en réserve de change, soit les placer ou
les investir à l’étranger.

2.2. Le compte capital

Le compte capital regroupe deux catégories d’opérations :

- Les transferts en capital effectués par les migrants et les remises des dettes des
administrations publiques et des autres secteurs au profit du secteur public, par
exemple.
- Les acquisitions d’actifs non financiers (non produits) concernent les avoirs
incorporels tels que l’achat ou la vente de brevets, les marques.

2.3. Le Compte financier

Dans ce compte, on enregistre les mouvements de capitaux qui retracent les flux des créances
et des engagements entre les résidents et les non résidents. Généralement, on distingue cinq
catégories de ce type de mouvements de capitaux.

2.3.1. Les investissements directs à l’étranger (I.D.E)

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Les IDE correspondent aux investissements et aux prises de participation dans les pays
étrangers ou par ceux-ci dans la nation considérée. Par exemple, lorsque le Maroc investit
à l’étranger, il y a sortie de capitaux. A l’inverse, les investissements étrangers au Maroc
correspondent à une entrée de capitaux. On constate ainsi que du point de vue de l’économie
marocaine, un investissement de l’étranger au Maroc est équivalent à une exportation
puisque dans les deux cas, il y a gain de devises nouvelles.

Les investissements directs s’inscrivent dans le cadre du développement international des


entreprises. Ils consistent à engager du capital dans un pays étranger pour disposer d’une
implantation locale. Une relation d’investissement direct est établie dès lors qu’un
investisseur ( personne morale ou physique) résidant dans un pays détient au moins 10%
des droits de vote lors des assemblées générales dans une entreprise résidant dans un autre
pays, ou à défaut, 10 % du capital social ( Définition du FMI). Lorsque ce seuil est atteint,
les opérations financières entre l’investisseur et la société investie sont comptabilisées
comme des investissements directs.

Sont comptabilisés comme des flux d’investissements directs, à la fois les prises de
participations (quand elles dépassent le seuil des 10 %), les opérations de fusions, les
bénéfices réinvestis ou encore les implantations. L’investissement direct peut ainsi prendre
la forme du rachat d’entreprises existantes, du contrôle d’entreprises, de la création
d’entreprises nouvelles ou de la création de filiales communes.

2.3.2. Les investissements de portefeuille

Contrairement aux investissements directs, ils n’ont pas pour objet d’exercer un contrôle ou
d’influer directement sur la gestion des entreprises. Ils correspondent à des opérations
d’achat et de ventes de valeurs mobilières (actions et obligations) entre résidents et non
résidents.

En effet, les investissements de portefeuille sont des placements financiers sous la forme
d’opération d’achats et de vente de valeurs mobilières (titres de participation telles les
actions et les obligations, titres de créances…) et instruments du marché financier avec
l’étranger. Ils sont répartis entre avoirs (opérations de résidents sur les titres étrangers) et
engagements (opérations de non résidents sur les titres nationaux). Les investissements de
portefeuille sont effectués dans le but de rechercher des placements financiers avantageux.
(L’acquisition d’actions ne doit pas déboucher sur la prise de contrôle des entreprises
concernées (< 10 %).

2.3.3. Les crédits Commerciaux.

Il s’agit essentiellement des crédits liés au commerce extérieur et destinés à assurer le


financement des exportations ou des importations.

2.3.4. Prêts et emprunts

Ils prennent la forme de crédits à moyen et long terme et correspondent soit à des prêts
accordés à l’étranger soit à des emprunts obtenus de l’étranger.

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Les emprunts d’une entreprise marocaine sur le marché financier international induisent des
entrées de capitaux tandis que les prêts accordés par des organismes financiers marocains
représentent une sortie de capitaux.

2.3.5. Autres investissements

Ils concernent le secteur public et correspondent aux investissements qu’effectuent les


gouvernements à l’étranger et leurs participations aux capitaux des organismes
internationaux (ONU, FMI, OMC...)

La Balance comporte aussi un quatrième élément appelé « écart statistique » ou « erreurs ou


omissions ». Il est destiné à équilibrer la balance des paiements en cas d’écarts inexpliqués
dus à des difficultés d’enregistrement ou à des données pouvant manquer de précision (sur
déclaration ou sous déclaration des flux de marchandises), voir qui n’ont pas été enregistrées
du tout sur la balance.

Les erreurs aux omissions représentent les différences entre le total des ressources et des
emplois recensés. Ces différences peuvent s’expliquer également par la défiscalisation, ou
le blanchiment d’argent.

Section 3 : Les soldes de la balance des paiements

Prise dans son ensemble, la Balance des paiements constitue un tableau équilibré où le total
des débits est égal au total des crédits, et où la somme algébrique des soldes est nulle. Mais,
il est également possible de faire apparaitre différents soldes dans la Balance des paiements
en opérant un regroupement de certaines de ses rubriques. Ces dernières que l’on qualifie de
balances partielles, dégagent un solde dont l’analyse est particulièrement utile sur le plan
économique.

3.1. Le solde de la Balance Commerciale

Appelé aussi solde commercial, elle mesure la différence entre les exportations et les
importations. Ce solde peut être excédentaire, déficitaire ou équilibré. Cela dépend de la
recette en devises entrées ou sorties du pays au titre de son activité commerciale. Le solde
Commerciale permet d’apprécier la place du pays dans la division internationale du travail,
son degré de dépendance vis-à-vis de l’extérieur et son degré de compétitivité. Il est souvent
présenté comme un véritable indicateur du dynamisme de l’économie d’un pays dans les
échanges internationaux.

3.2. Le solde de la Balance des transactions courantes

Il regroupe le solde commercial, les soldes des opérations des services, de revenus et de
transferts courants. Il est économiquement très significatif parce qu’il reflète la compétitivité
d’une économie.

D’une économie nationale et indique de façon simplifiée la position de ce pays vis-à-vis du


reste du monde : un excédent de la balance des transactions courantes signifie que le pays
produit plus qu’il ne consomme et investit.

3.3. Le solde de la balance de base

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Elle regroupe les transactions courantes et les mouvements de capitaux à long terme, et les
transferts en capital. Son examen permet une appréciation réelle de la situation économique
extérieure.

3.4. Le solde de la balance globale

Appelée aussi balance des flux non monétaires, elle reprend le solde de la balance de base
et y ajoute les flux de capitaux à court terme du secteur privé non bancaire (opérations
réalisées par les entreprises non financières).

Si la balance de base reflète la situation économique extérieure d’un pays, la balance globale
mesure sa position financière nette.

La balance globale peut être excédentaire ou déficitaire selon le sens dominant des entrées
ou des sorties de devises et apporté de bons renseignements sur l’équilibre financier à court
terme du pays.

Le solde de la balance globale est compensé par le solde des capitaux à court terme du secteur
bancaire (privé et officiel). Le solde des capitaux à court terme du secteur bancaire est appelé
position monétaire du pays.

3.5. Le solde de la balance des mouvements monétaires


Les mouvements de capitaux à court terme du secteur bancaire et du secteur officiel (ou
public) constituent le financement monétaire de la balance des paiements, on l’appelle
également position monétaire extérieure. Par convention, la variation de la position
monétaire extérieure est de signe opposé à celui du solde de la balance des paiements. Le
signe « - » correspond à une augmentation des avoirs ou une diminution des engagements
(amélioration de la trésorerie en réserves de change) et les signe « + » à une diminution des
avoirs ou une augmentation des engagements (détérioration de la trésorerie en réserves de
change).
Cette variation peut aussi être assimilée à un compte « caisse » du bilan des relations avec
l’étranger puisqu’il regroupe les moyens de financements destinés à solder la balance des
paiements.
Cette balance représente le financement monétaire de la balance des paiements.

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