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Le cercueil des mystères

de la mort et de la résurrection

ISBN : 978-2-923880-99-0

© Copyright Olivier Manitara 2011.


Tous droits réservés pour le monde
(textes, dessins, schémas, logos, mise en page, concept).

Éditions Essénia
345, chemin Brochu
Cookshire-Eaton (Québec), J0B 1M0 Canada

Éditions Essenia france


1, plan des écureuils
34160 Sussargues, France

www.Nation-Essenienne.org
Onglet : L’Ordre des Esséniens
www.OlivierManitara.org
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www.Boutique-Essenienne.com
www.Ordre-des-Esseniens.org
Les textes et le dessin méditatif du cahier de loge Le cercueil des mystères de
la mort et de la résurrection ont été préparés à partir d’enseignements oraux
et écrits d’Olivier Manitara.

Remerciements à toute l’équipe qui a travaillé à la réalisation de ce cahier


dans le cadre de l’Ordre des Hiérogrammates.

Coordination : Diane Pureté, Céline Maud Clairvoyance

Rédaction : Céline Maud Clairvoyance, Catherine Force, Suzette Vérité

Vérification de la cérémonie : Mireille Enseignement divin

Relecture : Diane Pureté, Andrée Justesse, Mireille Enseignement divin

décors : Jarouna Mère, Catherine Pureté

graphisme : Céline Maud Clairvoyance, Catherine Force, Naïka Paix

Photographie : Céline Maud Clairvoyance

SUR LES PHOTOS :


Anne Équilibre, Anne-Marie Gaieté, Claire Légèreté, Daniel Équilibre,
David Sagesse, Diane Sagesse, Élise Beauté, Loïc Hiérogrammates,
Martine Fidélité, Michel Argent, Valérie Amour, Wilfrid Sublimation

Chant

partition : Ewoud Discernement

Prise de son : Philippe Équilibre

Voix : Philippe Équilibre, Élise Beauté


S omma ire

Philosophie de la cérémonie
- Le but magique de la cérémonie 6
- Le chemin juste 11
- Préserver l’essentiel 13
- La Loge Essénienne 18

Cérémonie « Le cercueil des mystères


de la mort et de la résurrection »
- Cérémonie pour une grande loge 22
- Décor et matériel pour une grande loge 61
- Cérémonie pour une loge-atelier 74
- Cérémonie pour une loge individuelle 77
- Décor et matériel pour une loge individuelle 94

Sagesse de cette cérémonie


- Le chemin de l’immortalité 102

Pour en savoir plus...


- Glossaire 109
- Deviens étudiant de la Sagesse universelle ! 114
Philosophie de la cérémonie
Le b u t m ag i que
d e l a c é r é m o nie

C
ette cérémonie a été donnée
dans le cadre des Formations
Esséniennes de l’été 2008. Lors
de ce congrès, Olivier Manitara
a enseigné les bases de l’Initiation des Quatre
Corps et du Nom de la Mère.
Le but de cette puissante cérémonie ma-
gique - à l’instar de tous les rituels esséniens -
est d’inscrire un chemin subtil dans la desti-
née du participant. Ensuite, ce dernier devra
s’efforcer de marcher vers le futur qu’il a ap-
pelé sur lui, auquel il aspire profondément,
pour confirmer dans la réalité physique ce qui
aura été inscrit dans l’invisible. L’empreinte
résultant de cette cérémonie lui permettra de
franchir les obstacles dressés devant lui avec
davantage d’aisance, des deux côtés du voile
de l’existence.
Il est en effet plus facile de traverser une
forêt touffue dans laquelle un sentier a été
tracé que de se jeter à corps perdu dans les
ronces et les buissons épineux, sans savoir où
l’on pose les pieds et où se situent les pièges.

6 re tour au s omma ir e
Le b ut mag ique de l a cé rém onie

Par la force magique de l’Alliance, la cérémonie


du « Cercueil des mystères de la mort et de la résur-
rection » prépare celui qui la pratique à suivre le che-
min de son âme, même après la mort - et aussi dans
le sommeil -, et elle l’aidera à traverser le monde des
affinités pour se rendre dans des régions plus élevées.
Lorsqu’il pose ses pieds sur le décor de la cérémo-
nie, le participant se retrouve à l’intérieur d’un grand
cercueil en tissu. Ce cercueil représente la vie habi-
tuelle des hommes, l’existence qui mène au néant,
celle qui conduit à s’identifier au corps, à la poussière
qui retourne à la poussière. « Laisse les morts enterrer
les morts, disait le Maître Jésus. Toi, suis-moi. Je suis
la résurrection et la vie. » Il est à noter que dans la
parole du Christ « la vie » ne vient qu’après « la résur-
rection » et n’est pas présente avant.
Pour les Chrétiens, cette résurrection des morts
advient après la mort du corps physique. Elle se pré-
sente comme une sorte de résurrection de la chair, car
ils s’identifient en général à leur enveloppe charnelle
et, pour eux, celle-ci constitue leur être véritable.
Pour l’Essénien, la mort n’est rien d’autre que
la vie de tous les jours, dans la mesure où cette der-
nière n’est pas animée par la conscience supérieure.
Si Jésus était appelé « le Vivant », c’est uniquement
parce qu’à l’intérieur de son corps physique il avait
allumé la flamme de la vie éternelle, la flamme de la
conscience du Père, le Soleil de son âme.

7
Le ce rcu eil des m ys t è res

Pour la Tradition de la Lumière, la véritable résur-


rection consiste donc à traverser le cercueil de la vie
inconsciente, en suivant le chemin de la vie véritable.
Alors le corps peut devenir la maison de l’âme, le
temple élevé à la gloire du Très-Haut, en lieu et place
de la demeure des morts.

L e sens du travail du
« C ercueil des mys tèr es
de la mort et de la résurre ction  »

Lorsque le participant place ses pieds sur la pre-


mière station, correspondant à la reconstruction du
corps de terre en lui, il répond à l’appel du Christ
lui disant : « Suis-moi » et il entre sur le chemin de la
résurrection et de la vie. Il pose ses pas dans les pas
de ceux qui ont parcouru le chemin avant lui et laissé
leurs traces pour baliser la route.
En passant par la deuxième station, il passe par la
reconstruction du corps d’eau.
En passant par la troisième station, il passe par la
reconstruction du corps d’air.
En passant par la quatrième station, il passe par
la reconstruction du corps de feu.

8
Le b ut mag ique de l a cé rém onie

Lorsque ses quatre corps ont été reconstitués, le


participant naît à la Mère (Dieu dans la nature mani-
festée, Dieu la Mère). Avant, il n’existe pas réellement
pour elle, il s’identifie au cercueil. Ensuite, puisqu’il
est né à ses yeux, la Mère lui donne un nom, comme
on donne un nom à un nouveau-né. Ce nom est ce-
lui de son âme, celui que les Esséniens appellent « le
Nom de la Mère ».
Nourrir ce nom à l’intérieur de soi, le rendre vi-
vant et l’incarner revient à nourrir sa flamme divine
éternelle, son âme, la vie en soi.
À ce stade de la cérémonie, le participant se trouve
devant le voile qui sépare les deux mondes. Derrière
celui-ci se tient le monde divin, prêt à l’accueillir, à
lui offrir sa bénédiction pour l’œuvre accomplie. Il
est le lieu de la véritable renaissance, de la vie éter-
nelle.
À cet endroit se situe la Ronde des Archanges,
représentée par un cercle de fleurs. En passant le
voile et en s’inclinant devant la vie, puis en s’age-
nouillant dans la Ronde des Archanges, le pèlerin de
la Lumière laisse derrière lui l’univers de la chute et
entre dans la sphère de la vie. C’est réellement tout
un peuple, toute une âme qui parlent à travers cette
Ronde des Archanges.
Ceux qui entrent dans la Ronde des Archanges
sont comme des sauveurs de l’humanité. Marcher
vers Dieu est un véritable périple. C’est un chemin

9
Le ce rcu eil des m ys t è res

de beauté, mais c’est aussi un chemin de transforma-


tion de soi.

Celui qui parviendra à parler avec son âme parle-


ra avec tous les êtres et tous l’écouteront. L’âme peut
régler tous les problèmes de l’existence parce qu’elle a
les mots justes. Elle a l’attitude juste et elle montrera
à l’homme, à la femme ce qu’il faut faire dans la vie.
Mais celui ou celle qui n’aura pas les mots et l’atti-
tude justes envers son âme ne les aura jamais envers
le monde extérieur. L’âme est le précieux, le vivant. Il
faut en prendre soin.

10
Le c h e m in j u s t e

C’
est juste un chemin qui vous est
proposé. C’est le chemin juste.
On vous révèle les formules,
on vous dit comment cela se
passe ; on est passé avant vous, alors on vous
révèle des secrets. Il faut savoir que ces secrets
ont une limite. Si vous ne les activez pas en
vous, le jour où ça arrivera pour de vrai, vous
n’aurez pas de force. Il faut que vous les acti-
viez. C’est une chance de connaître tous ces
secrets. Il faut que vous en soyez conscients.
Il faut que vous ayez confiance, pas dans
votre moi mortel et faible, mais confiance
dans la Mère qui vous porte. Si vous n’avez
pas confiance en la Mère qui vous porte, vous
n’aurez jamais de force, vous serez toujours
faibles.
Ce que vous faites dans votre corps et
dans la vie physique, ce que vous rencontrez,
la façon dont vous réagissez dans votre vie,
les alliances que vous faites, les paroles que
vous dites, vos regards, etc., tout ce que vous
faites, cela s’inscrit et détermine votre avenir.

11 re tour au s omma ir e
Le ce rcu eil des m ys t è res

Sachant cela, vous pouvez provoquer volontairement


et intelligemment des évènements. C’est une clé
importante. Si vous transformez un évènement, il
se peut que vous transformiez toute votre destinée.
Si vous transformez votre façon de réagir face à une
situation, il se peut que vous transformiez tout votre
chemin.
Tout est vivant et agissant, et par le fait de faire
cette cérémonie en conscience, vous allez entrer en
contact avec un monde tout comme vous entrez en
relation avec un monde quand vous serrez la main
d’une personne.

Le fruit en gen dré


da ns la T err e d ’O uriel

Préparer sa mort en étant vivant. Préparer un


environnement pour que le corps ne soit pas déchiré
par tous les mécontentements que tu auras générés
dans ta vie. Il est fondamental d’avoir mis le corps
à sa place et le monde subtil à la sienne. Pour que
ce monde subtil reste vivant au-delà du corps, il est
fondamental d’écrire et de créer des alliances avec un
monde supérieur divin.

12
P r ése rve r
l ’ essen t iel

I
l y a à l’intérieur de nous une beauté, un
savoir, une poésie, une respiration dans
les étoiles. On a un émerveillement dans
les yeux si l’on a su préserver ce que l’on
ne voit pas. Or ce que l’on ne voit pas, c’est
l’essentiel, c’est-à-dire l’âme, ce qui anime les
choses, ce qui fait qu’on est vivant. Le sens
de la vie de l’homme, ce n’est pas seulement
de trouver un sens à sa vie, c’est de respec-
ter profondément tous les êtres dans tous les
règnes : les minéraux, les végétaux, les forêts,
la nature, les animaux, les hommes et les êtres
que l’on ne voit pas et qui sont tout autour de
nous et d’être en harmonie avec eux.
Prendre soin de Dieu, cela veut dire
prendre soin de ce que l’on ne connaît pas.
Dieu, c’est ce qui est sacré. Dieu, c’est ce dont
on ne peut s’approcher que par un grand res-
pect, que par la dévotion, que par l’amour,
mais aussi que par le savoir, par ce qui éclaire,
par ce qui réchauffe, par ce qui structure et
nous donne une place dans la vie.

13 re tour au s omma ir e
Le ce rcu eil des m ys t è res

La nature sanctifie le Nom du Père à travers les


quatre saisons. Si les êtres ne donnent pas quelque
chose pour ce qu’ils croient être vrai, cela ne vivra
pas. Si tu ne donnes pas, le monde divin ne peut
pas vivre. Ce qui vit, c’est ce que tu fais vivre. Si tu
fais vivre la Lumière, elle vit. Quand vous faites des
choses, cela vous ouvre des portes dans le futur. Si
vous n’en faites pas, les portes se fermeront et jamais
vous ne saurez.
Dans la vie il y a beaucoup de choses que l’on ne
connaît pas. On ne sait pas réellement ce qu’est un
arbre, on ne sait pas réellement ce qu’est une fleur.
Même, on ne se connaît pas réellement soi-même, on
ne connaît que des bouts de soi, on ne connaît pas la
totalité de notre être. À l’intérieur de l’homme, il y a
toute une organisation, beaucoup d’habitants, beau-
coup de cellules, tout un organisme, des choses qui
circulent, des métros, des ponts à l’intérieur du corps
humain, et il y a la tête qui est comme une montagne,
comme un monde sacré au-dessus de nous et même
tout autour de nous, et cela change la vie.
La bonté va vous ouvrir un monde, le sens du sa-
cré va vous ouvrir un monde. Vous allez vous mettre
à rencontrer des gens, des situations qui vous per-
mettront de manifester ce que vous êtes dans la vie
parce que ce que l’on est, on l’attire à soi. Si vous
faites vivre le sens du sacré en vous, vous verrez de
plus en plus de choses sacrées dans votre vie parce

14
P r ése rve r l ’ essen t iel

que vos yeux vont commencer à s’ouvrir, vos oreilles


vont commencer à s’ouvrir et vous serez heureux. On
ne peut pas être heureux dans la vie sans respect. Si
vous n’avez pas le sens du sacré, si vous n’avez pas le
respect, que se passera-t-il ? Tout va vous filer entre les
doigts. Si vous trouvez l’amour, vous n’arriverez pas
à le garder. L’amour ne restera pas si vous n’avez pas
le sens du respect, ou alors ce sera un amour dans la
cruauté, ou il sera faux. C’est terrible, ce qui est faux ;
pourtant on accepte le faux.

R espe ct du sacré

Par mes paroles, par mes yeux, par mes gestes, par
tout mon être, je suis vivant parce que je suis une
âme. Tout ce que je fais agit ; soit c’est un respect
du monde sacré, soit c’est un non-respect. S’il n’y a
pas de dimension sacrée de la vie, tout ce que je fais
est dangereux parce que je peux réellement blesser
l’autre et si je blesse l’autre, je me blesse moi-même.
Ce que je fais à l’autre, je le fais à moi-même, c’est
une médecine.
En fin de compte, la vie est médecine ; c’est pour
cela que les anciens sages, les Esséniens étaient appe-
lés « les thérapeutes ». Pour eux tout était médecine :
la terre était médecine, la nutrition était médecine,

15
Le ce rcu eil des m ys t è res

la respiration était médecine, l’œil était médecine,


l’oreille, le geste étaient médecine. Il y a des gestes,
une façon de bouger qui te rendent malade et qui
rendent les autres malades. Il y a une façon de bouger
qui te guérit et qui guérit les autres, et ainsi de suite.
Il y a une façon de regarder, il y a même une façon
de marcher sur le sol qui rend malade tout ton orga-
nisme, même la terre et tous ceux qui sont autour de
toi parce que les arbres te captent avec leurs racines.
Ils sont vivants, ils savent ces choses.
Nous sommes en relation avec tout ce qui nous
entoure et aujourd’hui, nous avons oublié tout ce
monde. Regardons-nous, nous, les peuples dits « civi-
lisés ». On passe à côté des vaches sans les voir. Ce
n’est pas pour rien que les Égyptiens appelaient la
vache Hator. Elle était sacrée et à travers la vache ils
parlaient avec un autre monde ; alors ils s’éveillaient
et il y avait un grand respect, une communication
avec la vache. Ils respectaient l’intimité, l’être de la
vache.
Aujourd’hui, c’est l’avidité ; la vache, c’est un
bout de viande, et il y a une avidité entre les humains.
Alors il n’y a plus le sens du sacré, il n’y a plus de
vision, plus d’intimité, plus de pureté, plus de com-
munication, plus de dialogue et plus de savoir. Le sa-
voir véritable qui apporte le bien pour tous les êtres,
le bien pour les montagnes, le bien pour la terre, le
bien pour les plantes, le bien pour les animaux, le

16
P r ése rve r l ’ essen t iel

bien pour les hommes, le bien pour les mondes sub-


tils, les mondes plus grands que l’homme. C’est une
dignité, un respect.

17
L a L o ge E ssénienne
V ivre da ns l a T rad it i on et l ’E nsei gne men t

L
a loge est un espace défini pour
œuvrer avec le monde divin et la
Lumière. Elle est comme une Terre
sainte où on va inscrire une intelli-
gence. On passe du monde profane au monde
sacré.
Dans toutes les traditions, la pureté et la
préparation sont importantes. L’homme doit
être en harmonie avec l’intelligence supé-
rieure de son Père et de sa Mère à travers la
Tradition et l’Enseignement essénien.
Il doit être affilié à une loge afin que l’Ange
de l’Étude, l’Ange de la Dévotion, l’Ange
du Rite théurgique et l’Ange de l’Œuvre le
guident. L’œuvre qui est accomplie en loge est
le corps d’immortalité, le corps de Lumière.
Si l’homme s’approche de la Lumière avec
la semence de l’homme, il veut transformer
l’or en plomb et cela est une profanation.
C’est pourquoi, dans une tradition, celui qui
se tient encore sur le parvis du temple est
appelé « profane », c’est-à-dire celui qui n’est
pas initié, qui ne connaît pas l’Enseignement

18 re tour au s omma ir e
L a L og e E ssénienne

et qui porte en lui la semence du plomb et non la


semence de l’or.
Son chemin est inconscient. Il suit la transforma-
tion qui conduit à la mort et non pas celle qui conduit
à la résurrection et à la vie. Le soleil que connaît le
profane est la lumière trompeuse, celle qui n’éclaire
que les apparences. Le profane doit traverser un voile
qui est recouvert de hiéroglyphes et entrer dans la
loge.

L’œuvre qui est accomplie en loge est le corps


d’immortalité.
Être né à la vie, c’est avoir traversé la porte du
temple et être entré dans le sanctuaire, là où se
trouvent les quatre Divinités qui te montrent la cin-
quième : toi.

19
Le ce rcu eil des m ys t è res

Alors tu reçois la semence du Soleil et tu dois la


mettre en œuvre en accomplissant le Grand Œuvre,
le magistère du Soleil.
La loge représente le corps du Fils du Soleil.
Le néophyte vient des ténèbres, et c’est le Maître
qui le fait entrer dans le temple du Soleil.
Recevoir l’Enseignement essénien, c’est se faire
un corps. Pas seulement un corps dans la pensée, le
sentiment, la volonté, mais réellement un art de vivre
avec ton corps physique.
Ainsi, toute ton activité entre dans la maîtrise
des mondes et des intelligences qui agissent à travers
ce chemin initiatique du cercueil des mystères de la
mort et de la résurrection.

20
Cérémonie
« Le cercueil des mystères
de la mort et de la résurrection »
C é r é m o nie
pour une g r an d e lo g e

P réparat i on de la loge
ava nt l ’ en trée des participan t s

E
n l’absence de prêtres ou de vestales,
des participants choisis à l’avance
effectuent les travaux de purifica-
tion et assument les fonctions d’of-
ficiants à l’entrée de la loge et durant la céré-
monie.

22 re tour au s omma ir e
C é ré mo nie pour une g r and e lo ge

P ur ificat ion de la lo ge

Des officiants effectuent un travail de purifica-


tion de l’espace avant l’entrée des participants.

Un officiant dans la fonction de vestale du feu


jette une pincée de sel sur le sol aux quatre points
cardinaux.

Un officiant dans la fonction de vestale de l’air


répand de l’encens de Raphaël vers les quatre
points cardinaux pour purifier toute l’atmosphère
de la loge, puis va déposer l’encensoir à l’entrée
de la loge.

Un officiant dans la fonction de vestale de l’eau


bénit l’espace en aspergeant de l’eau de Gabriel
dans l’air vers les quatre points cardinaux.

Un officiant dans la fonction de vestale


de la terre dépose du baume des Archanges
ou de l’huile d’Ouriel sur le sol aux quatre points
cardinaux.

P o sit ion des offic ia nt s e t d es pa rti cipan t s

Pour la cérémonie, sont placés les officiants sui-


vants :

23
Le ce rcu eil des m ys t è res

un gardien, à l’entrée du vestibule situé,


si possible, au nord de la loge ;

un officiant dans la fonction de vestale,


placé dans le vestibule près du plateau de sable ;

un officiant, placé à l’entrée de la loge ;

un maître de loge, debout, près de la bougie


du Père ;

le maître de cérémonie, près du décor ;

un officiant dans la fonction de vestale,


placé à la droite du maître de loge pour la lecture
de la pensée de base et de l’attitude intérieure ;

trois officiants dans la fonction de vestales,


placés à la gauche du maître de loge
pour la lecture des messages des esprits
de la nature, des génies et de l’égrégore ;

un officiant pour guider le chant du M et du OM,


qui se place dans l’assemblé ;

un officiant dans la fonction de prêtre


ou le maître de cérémonie, qui allume la flamme
de Michaël au début de la cérémonie ;

24
C é ré mo nie pour une g r and e lo ge

devant le voile, les officiants dans la fonction


de vestales des quatre éléments sont agenouillés
entre les chemins, sur leur tapis, et sont orientés
face aux participants qu’ils accueillent ;

derrière le voile, quatre officiants dans la fonction


de piliers, debout au-dessus du cercle de la Ronde
des Archanges ; de droite à gauche : le pilier
du feu, le pilier de l’air, le pilier de l’eau
et le pilier de la terre ;

un officiant dans la fonction de vestale


se tient debout à gauche du cercle pour présenter
la dernière parole aux participants.

L’assemblée se tient à droite et à gauche du décor


au niveau de la première partie du décor, c’est-à-dire
le cercueil.

P réparat ion des participan t s


ava nt l ’ en trée da ns la loge

Le participant doit se poser sur la Mère et se


concentrer pour se préparer à entrer dans la loge en
conscience, dans une attitude sacrée. Il ne peut en-
trer dans le temple que comme une âme.

25
Le ce rcu eil des m ys t è res

S ur le parv is

Sur le parvis, les participants se déchaussent et


se revêtent de leur aube blanche. Chacun va entrer à
son tour, dans la concentration et le silence, jusqu’à
être positionné dans la loge.
Un officiant fait entrer le participant en lui di-
sant :

« Pose-toi sur la Terre-Mère. »

Le participant entre dans le vestibule.

26
C é ré mo nie pour une g r and e lo ge

D a ns le ves tibule

Le participant pose ses mains sur le sable.

Un officiant lui dit :

« Retrouve le chemin de la résurrection. »

Le participant se présente devant le miroir, où il


est écrit :

27
Le ce rcu eil des m ys t è res

« Vérité, Magie, Soutien mutuel.


Connais-toi toi-même et sers le Père. »

Il se regarde dans le miroir et prononce à voix


basse le nom de son Ange. Celui ou celle qui ne
porte pas d’Ange au sein de la Ronde des Archanges
prononce son prénom.

Le participant se présente maintenant à l’entrée


de la loge. Un gardien, placé de l’autre côté de la
porte de la loge, lui demande :

« As-tu le mot de passe qui ouvre la porte ? »

Le participant dit le mot de passe :

« Je reconstruis mon corps


pour entrer dans la mort. »

28
C é ré mo nie pour une g r and e lo ge

Alors, la porte lui est ouverte.


Le participant entre dans la loge et va s’asseoir sur
une des chaises placées à droite et à gauche du décor.
Il reste dans le silence et attend que tout le monde
soit entré.

Quand tous les participants sont à l’intérieur de


la loge, le maître de loge lance le OM, qui est repris
par l’assemblée. Il allume ensuite la flamme du Père
(la bougie est placée en haut du décor), puis anime la
méditation.

29
Le ce rcu eil des m ys t è res

M é ditatio n

Cette méditation peut être pratiquée dans la


grande loge et la loge-atelier. Elle place le participant
dans une clarté de pensée qui lui rendra le rituel plus
bénéfique.
Le maître de loge explique que le participant doit
se placer dans l’atmosphère de la méditation pour
établir la communion intérieure avec l’égrégore de la
Loge Essénienne. Ainsi, il s’unit par son intention et
son affiliation avec tous les Esséniens et avec l’intel-
ligence sacrée du Fils de Dieu qui anime notre tradi-
tion.
Le maître de loge conduit la méditation à voix
haute.

La pensée du soleil
et la libération de la vie intérieure

« Nous nous posons sur le sol, la terre qui nous porte.


Nous sentons la vie, à l’intérieur comme à l’extérieur,
la vie dans son harmonie.

Tout en moi est calme, tout en moi est posé.


J’entre dans la grande bonté, j’entre dans l’amour.
Je vois le soleil qui rayonne sa lumière.
C’est lui qui a fait naître mes yeux.
Je pense au soleil, je m’ouvre au soleil, tous ses rayons

30
C é ré mo nie pour une g r and e lo ge

fécondent la terre, tous ses rayons appellent à la vie.


Par mes yeux entre la lumière jusque dans ma pensée,
ma pensée qui est née de la lumière du soleil.
Je laisse ma pensée devenir vivante du soleil.

Ô soleil, entre dans ma pensée,


que ma pensée soit lumineuse et claire.
Si je pense à la lumière, que ma pensée
devienne vivante de la lumière, que la lumière
coule dans tout mon corps, dans tout mon sang,
dans tout mon être, que la lumière baigne
tous mes organes, toutes mes paroles, tous mes gestes,
toutes mes entreprises.
Si je pense à l’air, que l’air soit pur, que l’air soit clair,
que l’air soit vivant dans ma pensée.
Que mon souffle soit relié à l’Esprit universel
qui baigne et nourrit les mondes.
Je vois, ô soleil, ton rayon de lumière
qui en entrant à l’intérieur de la terre
s’est condensé en un grain de blé.
Le grain de blé vit à l’intérieur, doré comme le soleil.
Il s’élance vers l’extérieur et se multiplie,
il grandit et s’épanouit ; sous ton regard majestueux,
il devient maintenant un pain de vie
dans la main des hommes.
Ton esprit dans l’homme a dit :
« Je suis le pain de vie qui délivre de la mort. »
Ainsi, ce qui est en moi la lumière du soleil

31
Le ce rcu eil des m ys t è res

dans ma pensée vivante, ce que je sens vivre en moi,


cela vit aussi autour de moi comme un pain de vie,
comme une nourriture.
Je suis une nourriture qui marche,
je suis un pain qui pense et qui parle.
Je prends conscience et je m’éveille maintenant.
Il y a en moi une vie intérieure offerte par le soleil
et il y a en moi une vie extérieure qui est nourriture
pour des êtres et pour des mondes.
Je suis le pain de vie, je suis une nourriture qui marche.
Des êtres tout autour de moi se nourrissent de moi.
Je ne suis pas coupé du monde, je ne suis pas séparé
de ma Mère, de l’humanité, des mondes invisibles,
subtils et magiques.
Je veux maintenant devenir une nourriture
pour les Anges, une nourriture pour l’Enseignement
divin apporté par les grands Maîtres.
Je veux consacrer mon pain sur la table
et l’autel du Très-Haut, qui sont la terre entière.
Je veux devenir une hostie vivante
pour nourrir Dieu en tous les êtres.
Je veux que sortent de moi, qu’émanent de mon âme
illuminée par mon Père le Soleil la douce lumière
qui éclaire, la chaleur de l’amour qui réconforte
et ouvre un chemin, la volonté ferme et déterminée
qui construit le beau et le vrai sur la terre.
Je veux m’éveiller.

32
C é ré mo nie pour une g r and e lo ge

Je suis nourriture pour des êtres,


je veux nourrir le Divin en tous les êtres.
Ma Mère me nourrit et me parle,
ma Mère et mon Père m’ont donné le grain de blé,
tous les légumes, tous les fruits pour que je construise
en moi un corps du soleil, une nourriture de Dieu,
une offrande pure et sacrée, un pain de vie
qui délivre de la mort afin que moi aussi
j’aie la vie en moi.
Comme je la sens dans ma méditation,
j’ai aussi la vie autour de moi,
à la fois comme celui qui reçoit la nourriture
de la Mère et du Père, mais aussi comme celui
qui donne nourriture, lumière, joie et vie
à Dieu en tous les êtres.
Je suis la nourriture, le pain de vie sur l’autel de Dieu.
Je marche sur la terre, ma Mère, et partout où je vais,
j’apporte la gloire de mon Père.
Que le pain soit béni par le soleil,
qu’aucun être sur la terre ne manque de nourriture.
Que les hommes les plus purs soient éveillés
dans la prêtrise sacrée qui consiste à nourrir Dieu
en tout, à nourrir les Anges, les Archanges et les Dieux.
La mort, c’est de nourrir ce qui est faux.
La vie, c’est de nourrir ce qui est vrai.
L’immortalité, c’est d’être un avec le Père
en toute chose à travers le pain vivant.

33
Le ce rcu eil des m ys t è res

Donne-nous le pain quotidien.


« Je suis le pain de vie qui te délivre de la mort. »
Ô soleil, toi qui éclaires le monde, toi qui fais pousser
le grain de blé sorti de toi et maintenant enfoui
dans les profondeurs de la terre,
toi qui viens le chercher jusque dans les ténèbres
d’une vie inutile, ô Père dans le soleil,
viens chercher en nous ce qui est caché et divin.
Bénis ces paroles et ces pensées devant toi prononcées.
Rends-les vivantes et pures dans nos âmes, dans nos
compréhensions, dans nos vies, dans nos actes.
Nous voulons maintenant ouvrir les portes
et les fenêtres de notre être
à ta présence magique, ô soleil !
Viens au plus profond, que la lumière
soit vivante de nos pensées. »

Reste concentré.

E x posé du maîtr e d e lo g e

Le maître de loge pose les premières bases de l’en-


seignement de la cérémonie du « Cercueil des mys-
tères de la mort et de la résurrection ». Cela peut être
une explication donnée par Olivier Manitara sur un
support audio ou vidéo ou un exposé donné par le
maître de loge, dont voici l’essentiel.

34
C é ré mo nie pour une g r and e lo ge

« Lorsqu’un être humain meurt, le monde lié


à son incarnation, celui qui gravite tout autour de
lui, commence à se décomposer. On peut alors se
demander où va l’individu, quelle est sa prochaine
demeure...
La réalité est simple et coule de source : l’homme,
la femme qui passe le voile de la mort va là où il ou
elle a toujours été. Il se trouve là où son être inté-
rieur s’est tenu tout au long de son existence, dans
un monde en relation avec ce que l’on ne voit pas :
ses pensées, ses sentiments, sa volonté.
Lorsqu’il quitte la sphère matérielle, l’individu
entre dans celle de la Lune. Ce plan d’existence s’ap-
pelle aussi « la sphère des affinités » ou « l’astral ». On
le nomme également « l’au-delà », mais ce lieu n’a
rien à voir avec ce que les religions et les spiritualistes
de tous bords en ont dit. Il se présente plutôt comme
un lieu d’errance, d’attente plus ou moins agréable,
ou sous la forme d’un paradis illusoire.
À ceux qui ont développé une certains subtilité
dans la vie, il apparaît fréquemment comme un lieu
de repos empli de tous les mirages auxquels ils ont
pu aspirer, empli de la réponse mensongère à toutes
les attentes matérielles, affectives, spirituelles qu’ils
ont nourries lors de leur passage sur terre. Cette
sphère est celle du rêve objectivé et n’offre aucune
condition réelle pour favoriser l’éveil de l’âme. Elle

35
Le ce rcu eil des m ys t è res

constitue une sorte de leurre et n’a rien à voir avec le


monde divin. Chaque être y est mis en relation avec
les forces, les énergies, les créatures, la réalité qui lui
correspond. Car « là où tu mets ton cœur, là est ta
maison ».
Après leur « passage », la majeure partie des hu-
mains sont conduits dans ce monde des affinités. Ils
y attendent de se réincarner et redescendent ensuite
sur terre en fonction des plans poursuivis par les
êtres qui les ont animés, possédés, et qui ont dirigé
chacun de leurs pas durant leur précédente incarna-
tion. À la lumière de cela, on peut comprendre que
le genre humain, pris au piège de cette « roue du sam-
sara », est utilisé par des mondes subtils et spirituels
qui ne se sont pas mis au service du Père de la vie.
L’être humain est l’instrument de leurs propres des-
seins, la nourriture de leurs propres buts, à l’image
des animaux d’élevage et des végétaux cultivés par les
hommes.
Dès leur retour dans un corps physique, les in-
dividus se lient à une famille, une culture, une tra-
dition. Ils se trouvent alors éduqués, formatés de
telle manière que très peu d’entre eux parviennent
à s’éveiller, à retrouver le chemin de leur âme et la
mémoire de ce qu’ils ont cultivé auparavant.
Les mondes visible et invisible sont les deux fa-
cettes d’une même pièce. Leur fonctionnement est

36
C é ré mo nie pour une g r and e lo ge

totalement identique même si leur réalité paraît dif-


férente. Celui qui ne s’éveille pas ici-bas ne s’éveillera
pas dans l’au-delà. La seule chose qui puisse vérita-
blement rendre conscient un être humain est l’Al-
liance de Lumière. Elle commence par l’alliance avec
un Ange de la Ronde des Archanges puis, un jour,
lorsque l’étudiant sera prêt, elle s’élargira à un Ange
du Père. Le pèlerin de la Lumière pourra alors mar-
cher sur un chemin de grandeur et de transforma-
tion. L’Ange est fidèle et viendra toujours chercher
celui qui a une alliance avec lui. Il le fera même au-
delà du portail de la mort. Alors le porteur d’Ange
pourra grandir et s’élever vers un degré de conscience
supérieur.
La grande difficulté pour l’être humain est de par-
venir à garder la mémoire à chaque fois qu’il traverse
le voile de la mort ou de la naissance. La mémoire
est le précieux, le véritable trésor. Les Égyptiens le sa-
vaient. Si le défunt perd totalement la mémoire lors
de son grand passage, il se fait aussitôt attraper par le
monde des affinités et des illusions et y reste jusqu’à
ce que le moment soit venu pour lui de se réincarner.
Sur les représentations de ce que rencontre l’homme
après la mort, les Égyptiens faisaient figurer la pesée
de l’âme, car c’est là que tout se joue.
En fonction de ce que l’individu a cultivé dans
sa vie terrestre, soit il emporte avec lui une mémoire

37
Le ce rcu eil des m ys t è res

qui nourrit son éternité, une mémoire de lumière -


car il s’est construit un corps plus subtil à l’intérieur
du corps physique -. soit il perd tous ses acquis, car
il ne s’est intéressé qu’à ce qui est pesant et à ce qui
appartient au royaume de la poussière et retourne à
la poussière. Ce qui est dense ne peut traverser le
voile de la mort et s’élever vers les mondes supé-
rieurs. C’est la raison pour laquelle sur les fresques
égyptiennes représentant la pesée des âmes, le cœur
du défunt était pesé. À côté de celui-ci se trouvait une
plume pour signifier que le cœur devait être léger.
La lumière du cœur est d’une importance capi-
tale. En vérité, lors du passage de la mort, si l’indi-
vidu parvient à traverser la sphère des affinités, la
pensée et la volonté disparaissent. Seul reste le cœur,
le centre véritable. C’est pour préparer les hommes à
entrer dans ce monde que l’Archange Michaël a dit :
« Mets la grandeur en tout. » En vérité, si un homme,
une femme a mis la véritable grandeur dans une
fleur ou dans quoi que ce soit, s’il a su y déceler la
présence de Dieu, du sacré, il a vivifié quelque chose
en lui qui appartient à la splendeur. Ce « quelque
chose » pourra alors traverser le monde des affinités.
Un autre exemple : un individu qui a consacré
toute sa vie à servir ce qu’il savait être vrai, qui ne
s’est pas laissé détourner de ce qu’il portait en lui de
lumineux, qui n’est pas tombé dans le piège de la ten-
tation qui amène tout vers le bas et conduit à renon-

38
C é ré mo nie pour une g r and e lo ge

cer à tous ses idéaux, celui qui a su préserver envers et


contre tout la beauté dans son cœur, l’espoir et qui a
cultivé quelque chose de vrai, après la mort, il traver-
sera le monde des affinités, qui est infiniment vaste
et qui porte en lui un nombre incalculable d’univers.
Posez-vous sur un monde vrai. N’ayez pas peur
de la vérité. Posez-vous sur la pierre, posez-vous sur la
terre, sur l‘eau, sur l’air, sur le feu, c’est-à-die sur les
quatre éléments qui vivent dans la pierre. Ce sont ces
quatre éléments qui mettent aux mondes les quatre
règnes de la Mère : les minéraux, les végétaux, les
animaux et les humains. Ces quatre éléments sont
la terre de la Mère, ils permettent à un cinquième
élément d’apparaître : le grain divin qui va pouvoir
germer et traverser le voile de la mort pour fleurir
et s’épanouir dans le monde divin. C’est la résurrec-
tion ; ainsi, l’union de toutes les fleurs des Enfants de
la Lumière forme la couronne de fleurs de la Ronde
des Archanges. Ceux qui ont nourri en eux un feu
véritable et lumineux entrent dans la floraison et
passent le voile vers la Ronde des Archanges.
Celui qui parvient réellement à poser ses pas sur
le chemin de la Tradition essénienne peut construire
ses quatre corps et s’il parvient à organiser sa vie, à se
laisser guider par la sagesse de la Mère et la Lumière
des Anges, il entrera dans la demeure de l’âme après
sa mort. Là se tient la porte du monde divin. Pour
entrer dans cette sphère, il faut être d’une pureté ab-

39
Le ce rcu eil des m ys t è res

solue. Là se trouvent les Anges et la véritable Ronde


des Archanges. Celui qui saura passer cette porte pé-
nètrera dans le monde des Anges, des Archanges, des
Dieux, puis dans celui du Soleil. La sphère du Soleil,
c’est Dieu lui-même. Seul Dieu y existe, partout et
dans l’éternel présent. Là se trouve la vie à l’état pur.
Lorsqu’un être humain meurt, il se dégage de son
corps physique. Ensuite, comme nous l’avons vu pré-
cédemment, le chemin qu’il va suivre et les sphères
dans lesquelles il va se rendre dépendent totalement
de ce qui animait son corps, ses actes, son existence
tout entière avant sa mort. »

E xpli cation
du déroule men t du rituel

À l’issue de cet exposé, le maître de cérémonie se


lève et explique le déroulement du rituel en montrant
le parcours à effectuer. Le maître de cérémonie guide
le participant à animer les mondes dans la magie.

40
C é ré mo nie pour une g r and e lo ge

« Ce rituel, c’est le commencement de la nais-


sance dans le monde de la Mère. Ce parcours se com-
pose de trois parties.
Dans la première partie, ce que vous voyez re-
présenté au sol, c’est un cercueil. Dans ce cercueil
nous avons dessiné la silhouette d’un homme avec
ses quatre corps. Les pieds représentent le corps de
terre ; les genoux représentent le corps d’eau ; la poi-
trine, le corps d’air ; et la tête, le corps de feu. Au-des-
sus, il y a un voile. Ce qu’il y a derrière le voile, on ne
le sait pas. C’est le voile de la mort ou de la naissance.
C’est le passage de la mort à la fin de notre vie, mais
ce passage, nous devons le préparer et nous pouvons
le faire sans attendre que la mort physique n’arrive.
Ce passage ne parle pas de la naissance que nous
connaissons, nous, sur le plan physique. Quand un
homme naît, il a tout son corps, c’est parfait ; il peut
être un homme sur la terre. Il est accueilli, mais cela
n’est pas suffisant, cela ne veut pas dire qu’il est béni.
Il sera béni seulement quand il sera à la hauteur de
ce qu’on lui a permis d’être sur la terre. S’il fait une
œuvre de lumière, il est béni et il est accueilli. Aucun
homme ne peut faire une telle œuvre s’il n’est pas
dans une tradition, s’il n’y a pas un soutien mutuel,
s’il ne connaît pas la loi de la magie pour se renforcer.
Un être qui a ses quatre corps bien constitués, qui a
l’amour pour toutes les créatures, qui travaille avec

41
Le ce rcu eil des m ys t è res

la bonté, donc avec un monde supérieur, cet homme


est dans la bénédiction, il est accueilli dans la Mère.
Quand cet homme mourra, la Ronde des Ar-
changes va se présenter devant lui. Derrière le voile,
il y a un cercle de fleurs qui représente cette alliance
avec les Anges ; c’est la couronne posée sur sa tête.
Au-dessus de ce cercle, il y a le monde divin repré-
senté par les quatre Archanges : Michaël pour le feu ;
Raphaël pour l’air ; Gabriel pour l’eau, et Ouriel
pour la terre. Les quatre Archanges vous béniront.
C’est le cas d’un être qui aurait parcouru tout le che-
min. C’est la couronne de Dieu ; il est couronné,
c’est la royauté. Un homme véritable est un roi sur
la terre, c’est un prêtre et un roi, un serviteur de la
Lumière. On le reconnaît à ses œuvres. On le recon-
naît à ce qu’il fait, à ce qu’il soutient, comment il
s’engage dans la vie. On le reconnaît à ses pensées, à
ses actions, à sa volonté de travailler pour le monde
divin.
Il y aura un officiant à chacune des quatre sta-
tions. Chaque station représente un corps. Ces quatre
corps, s’appellent AMIN. AMIN veut dire « que cela
soit fait », « que cela soit réalisé ». Quand un homme
prend conscience de l’AMIN, cela signifie : ce que je
veux, moi, avec force et détermination, pas le monde,
mais moi, ce que je veux en conscience, AMIN, cela
se réalise : les quatre corps, la Mère. Cela se réalise
tout de suite si je suis avec le Père.

42
C é ré mo nie pour une g r and e lo ge

Après avoir dit la phrase sur l’AMIN, qui est écrite


devant le cercueil, tu entres et tu poses tes pieds sur
les empreintes. Tu lis le texte placé devant toi, puis
un officiant de la terre va bénir tes pieds avec de la
terre. C’est ton corps de terre. Ça veut dire que tu
auras la bénédiction.
Après tu avances et tu poses tes genoux par terre.
Un officiant de l’eau te mettra de l’eau sur les genoux.
Puis, sans te relever, tu t’allongeras en gardant
la tête levée (pas posée sur le sol) et un officiant te
bénira avec de l’encens.
Ensuite, tu poseras ta tête, le front sur le sol, dans
le monde du feu et un officiant posera le feu au-des-
sus de ta tête.
Alors tu te mettras à genoux, tourné vers la
flamme de Michaël, qui est devant le voile. Puis tu
poseras tes mains derrière le voile et tu entreras dans
le monde divin à quatre pattes ; tu entreras de l’autre
côté à l’horizontale.
Là, tu te trouveras devant la Ronde des Archanges,
qui est la couronne du Roi des rois, la couronne du
Christ, la couronne du Soleil. « Christ », cela veut
dire l’homme qui est consacré, qui est oint, celui qui
a reçu l’onction de la royauté. La royauté de l’homme,
c’est le lien avec le monde divin au-delà de la mort.
L’homme doit être capable de porter le lien avec le
monde divin dans le monde de la mort, c’est-à-dire là

43
Le ce rcu eil des m ys t è res

où nous sommes, car le corps que nous avons, c’est le


visage même de la mort.
Une fois dans la couronne, tu resteras à genoux
et tu élèveras les mains, les paumes vers le haut, en
forme de coupe. Les quatre piliers représentant les
quatre Archanges te donneront les éléments purs qui
sont de l’autre côté ; cela veut dire que tu engages
ta vie dans la Lumière. Tu es né des quatre corps
de la Mère dans un autre monde et dans cet autre
monde, tu es accueilli par la Ronde des Archanges
et tu confirmes ton engagement en accueillant ces
choses dans ta coupe préparée.
Puis, avant de sortir, tu liras une prière dont on
te donnera le texte. »

Tous les participants se lèvent et se placent à


droite et à gauche du décor, au niveau du cercueil.
Ils demeurent dans la concentration, le respect et la
dévotion.

A mbi ance musicale

Lors de cette cérémonie nous chantons le M et


le OM. Le M et le OM sont des chants méditatifs
liés à Min1 et à la réalisation. Le M et le OM nous

1 - Min est le Dieu égyptien de la Fertilité et de la Reproduction.

44
C é ré mo nie pour une g r and e lo ge

ont été donnés par les abeilles. C’est un chant sacré


parce que les abeilles sont des créatures sacrées de la
nature. D’ailleurs, Pharaon a été appelé « l’Abeille »
parce qu’il connaissait le secret de ce chant de la vie
universelle. Il connaissait la structure de la vie de
l’abeille, qui est celle de l’humanité du futur. Nous
vivons notre vie sans connaître ces secrets parce que
nous n’entrons pas dans l’autre. On ne s’approche
pas de l’abeille, de la ruche. On ne mange que le
miel, qui était l’idée d’un savoir divin, du savoir de
Dieu. On vit dans les apparences. Il faut réfléchir
sur ce secret.

D éroule men t d u rituel

Des officiants dans la fonction de vestales font


brûler l’encens et allument toutes les bougies du dé-
cor, si nécessaire.

L e cture des tex t es

L’officiant désigné pour la lecture du texte sur la


pensée de base à privilégier pour la concentration du
participant lit à haute voix et en douceur :

45
Le ce rcu eil des m ys t è res

« La pensée doit vouloir vivre une autre vie,


être consciente de l’opportunité d’avoir un corps
qui garde la mémoire de ce qui a été fait sur la terre.
Tout ce qui a été écrit dans plusieurs mondes
se retrouve après le passage de la mort.
Avoir la pensée de se débarrasser,
de ce qui entrave l’évolution, d’être léger,
d’avoir nettoyé sa maison
et consacré son espace intérieur.
Être conscient que la vie ne s’arrête pas après la mort,
mais qu’au contraire
ce n’est qu’une autre façon d’évoluer,
mais pour cela il faut que ce qui a été fait lors de la vie
soit existant dans plusieurs mondes.
Tu ne peux continuer à évoluer
si tu ne portes pas en toi un message éternel,
des écritures associées à des mondes
et un corps d’immortalité. »

L’officiant désigné pour la lecture du texte sur


l’attitude intérieure à privilégier lit à haute voix et en
douceur :
« Avoir une attitude intérieure détendue,
ne se raccrochant pas à des choses
qui t’emprisonnent au monde de l’homme et de la terre.
Vouloir faire un nettoyage et devenir universel.
Ne pas rester dans tes illusions,

46
C é ré mo nie pour une g r and e lo ge

mais te recréer une existence


d’après des symboles et des actes
qui te permettent d’être reconnu
dans tous les mondes.
Tu existais sur la terre
et tu existes encore dans le monde de la mort,
qui n’est qu’un passage,
ou du moins qu’une autre façon d’exister.
Ce que tu es, tu l’es également sans ton corps.
C’est pour cela qu’il est important
de se construire un corps,
non pas de terre uniquement,
mais une conscience permanente qui vit avec l’âme. »

Ensuite, les trois officiants placés à la gauche du


maître de loge lisent les messages des esprits de la
nature, des génies et de l’égrégore pour que les par-
ticipants sachent comment se poser intérieurement
durant ce rituel.

L’ inten tion
des esp r it s de l a nat u re

« Savoir être dans l’unité avec tous les règnes qui


nous entourent. Avoir une attitude consciente que ce
corps qui nous est prêté est mortel, qu’il n’est qu’un
engrais pour faire pousser les nouvelles semences qui

47
Le ce rcu eil des m ys t è res

sont en terre. Pour cela, il faut avoir mis de bonnes


semences qu’il faut travailler consciemment, les
mettre en terre et écrire un avenir dont les éveillés
pourront retrouver les traces et qui les inciteront à
se mettre en chemin. Il est fondamental d’avoir créé
une alliance et un lien vivant avec tous les règnes qui
vivent autour de nous. Ainsi, cette union deviendra
notre corps lorsque ce corps de terre entrera dans la
décomposition. Seul ce qui est scellé dans l’amour et
l’union parfaite sera ton corps. »

L’ imag e
oni rique des g énies

« Ne ferme pas les yeux pour ne pas voir ce que


tu es réellement. Entre réellement dans la transfor-
mation et l’alchimie intérieure pour transmuter tout
ce qui est imparfait. Écris consciemment sur ta vie et
ton corps ce qui sera écriture éternelle et reconnais-
sance. N’évite pas le travail sur toi et surtout ne crois
pas que tu as déjà acquis l’essentiel. La grande bêtise
de l’homme est de s’asseoir sur des convictions illu-
soires, pensant qu’il a déjà acquis le lien vivant avec
tous les règnes invisibles. L’homme doit être maître
et conscient de sa pensée, de ses sentiments et de ses
actes. C’est à travers le mouvement de ce corps que
l’homme montrera qui il est réellement, et s’il est

48
C é ré mo nie pour une g r and e lo ge

réellement capable d’entrer dans un lien vivant avec


la Tradition de la Lumière. »

L’ intelli g en ce
de l ’ é gr é go re

« Soit conscient que tu n’existes pas face à la Tradi-


tion de la Lumière à travers le corps. Ton apparence,
ta forme n’est qu’un moyen de vivre et d’œuvrer.
Alors, effectivement, tu es visible aux yeux des mor-
tels, de la décomposition et de la mort physique, mais
ce qui est essentiel, c’est cet être visible à travers les
liens vivants et les écritures vivantes que tu auras po-
sées dans ta vie. Seul ce qui est lié à des mondes sub-
tils restera. Pour ça, il est important d’avoir créé une
bonne et belle alliance avec les mondes qui vivent
avec toi quotidiennement. La mort n’est qu’un dé-
pouillement du corps physique, mais tout ce qui est
subtil en l’homme est toujours vivant et continuera à
vivre, même sans le corps. C’est pour cela que tu dois
donner une importance capitale à la subtilité de la
vie et non à ce qui apparaît de ton corps physique. »

D éb ut du ch an t

Une fois la lecture terminée, l’officiant assigné


lance le chant du M et du OM et l’assemblée se joint
à lui.

49
Le ce rcu eil des m ys t è res

A ctivat ion des écritures

Le maître de cérémonie invite les participants à


activer les écritures de la cérémonie « Le cercueil des
mystères de la mort et de la résurrection ».

Un officiant dans la fonction de prêtre ou le


maître de cérémonie allume la flamme de Michaël
placée devant le voile.

Derrière le voile, l’officiant dans la fonction de


pilier du feu allume la flamme de sa bougie. Les
autres officiants dans la fonction de piliers prennent
les éléments dans leurs mains.

Les officiants dans la fonction de vestales repré-


sentantes de Dieu dans la terre, l’eau, l’air et le feu

50
C é ré mo nie pour une g r and e lo ge

activent les quatre éléments dans les quatre corps en


les découvrant, en posant un grain d’encens sur les
charbons ardents et en allumant les flammes.

Certains participants se placent par quatre de-


vant les quatre chemins pendant que les autres conti-
nuent de soutenir la cérémonie.

51
Le ce rcu eil des m ys t è res

Le participant se place à la première station de-


vant le rituel et il dit la parole posée devant lui :

« AMIN, que ce qui est devant moi se réalise. »

Le participant entre dans le cercueil, le corps phy-


sique de l’homme. Il pose ses pieds sur les pieds des-
sinés au sol et qui représentent son corps de terre. Il
prononce la parole :

« Je me pose sur les pas


de ceux qui ont marché avant moi
et ont ouvert le chemin intérieur vers le plus haut.
Je prends refuge auprès de l’Esprit divin. »

Un officiant dans le rôle de vestale de la terre bé-


nit son corps de terre en déposant de la terre sur ses
pieds et en prononçant la parole :

52
C é ré mo nie pour une g r and e lo ge

« La Mère t’accueille à travers la terre


et t’ouvre le chemin de la lumière qui grandit. »

Le participant entre dans l’espace de son corps


d’eau situé dans ses genoux. Il se met à genoux. Un
officiant dans le rôle de vestale de l’eau bénit son
corps d’eau en posant de l’eau de Gabriel sur ses ge-
noux et en prononçant la parole :

« La Mère t’accueille à travers l’eau


et t’ouvre le chemin de l’être-vérité. »

53
Le ce rcu eil des m ys t è res

Le participant entre dans l’espace de son corps


d’air situé au-dessus du nombril. Il s’allonge sur la
terre en maintenant sa tête levée au-dessus du sol. Un
officiant dans la fonction de vestale de l’air bénit son
corps d’air en passant de l’encens au-dessus de son
corps et en prononçant la parole :

« La Mère t’accueille à travers l’air


et t’ouvre le chemin du souffle de la vie
qui se renouvelle. »

En restant allongé, le participant pose sa tête, le


front contre le sol, dans le monde du feu, son corps

54
C é ré mo nie pour une g r and e lo ge

de feu étant situé au-dessus de sa tête. Un officiant


dans la fonction de vestale du feu bénit son corps de
feu en posant une flamme au-dessus de sa tête et en
prononçant la parole :

« La Mère t’accueille à travers le feu


et t’ouvre le chemin de l’immortalité.
Apprête-toi à entrer dans la nouvelle vie. »

Alors le participant se met à genoux devant la


flamme, il la regarde.

55
Le ce rcu eil des m ys t è res

Puis il se place devant le voile, ayant les genoux


et les mains au sol. Il pose les mains derrière le voile.
Ce voile symbolise le passage vers la résurrection.
Il passe de l’autre côté du voile en restant à ge-
noux, les mains au sol, à l’horizontale.

Là se trouve, la couronne du Soleil, la couronne


du prêtre-roi, de la Ronde des Archanges.

Le participant se met à genoux dans la Ronde des


Archanges ; c’est ainsi qu’il se déplace. Il va se présen-

56
C é ré mo nie pour une g r and e lo ge

ter successivement devant chacun des quatre piliers


pour recevoir les éléments purs du monde divin ;
en les accueillant, il confirme son engagement. Pour
cela, il lèvera les mains devant lui à la hauteur de la
poitrine, les paumes vers le ciel, en forme de coupe,
devant chaque pilier.

Il se présente en premier devant l’officiant dans


la fonction de pilier du feu.

L’officiant dans la fonction de pilier du feu pose


dans les mains du participant la bougie portant le feu
divin en prononçant une parole :

« Reçois le feu de la protection. »

Le participant remet la bougie au pilier du feu et


se déplace devant l’officiant dans la fonction de pilier
de l’air, qui pose dans ses mains la plume d’oiseau en
prononçant une parole :

57
Le ce rcu eil des m ys t è res

« Reçois l’air pur. »

Le participant remet la plume au pilier de l’air et


se déplace devant l’officiant dans la fonction de pilier
de l’eau, qui pose dans ses mains une coupelle d’eau
en prononçant une parole :

« Reçois l’eau de la vie. »

Le participant remet la coupelle d’eau au pilier de


l’eau et se déplace devant l’officiant dans la fonction
de pilier de la terre, qui pose dans ses mains une cou-
pelle de terre en prononçant une parole :

« Reçois la Terre de la Lumière. »

58
C é ré mo nie pour une g r and e lo ge

Le participant remet la coupelle de terre au pilier


de la terre. Puis, à sa gauche, un officiant dans la
fonction de vestale lui fait signe de se relever et tient
devant lui un texte qu’il doit prononcer face aux pi-
liers :

« Père, permets-moi de me souvenir de toi,


de la Lumière de ton Fils et du chemin.
Que je continue mon œuvre au-delà du temps
et que rien ne puisse jamais effacer
ce qui est pur en moi.
Amin. »

Guidé par l’officiant dans


la fonction de vestale, le partici-
pant sort à gauche du pilier de
la terre.

59
Le ce rcu eil des m ys t è res

C lôture de la cér émonie

Les officiants porteurs du chant diminuent l’in-


tensité du chant pour faire entrer peu à peu l’assem-
blée dans le silence.
Les officiants dans les fonctions de prêtres et de
vestales raccompagnent toutes les flammes et recou-
vrent les coupes.
Dans la dévotion et le sacré, l’officiant dans la
fonction de prêtre raccompagne la flamme de Mi-
chaël.
Le maître de loge raccompagne la flamme du
Père.
L’assemblée entonne le grand « Amin » trois fois.
La cérémonie est terminée.
Le maître de cérémonie remercie les participants.
Les participants sortent de la loge par le vestibule.

Après la cérémonie, un officiant enterre dans la


nature les charbons qui ont servi à la purification de
l’espace en remerciant la Mère d’avoir purifié les par-
ticipants avec l’encens.

60
D éc o r et m at é r iel
p o u r u ne g r a n d e lo g e

R
ien ne vient de rien dans la vie,
tout est patiemment élaboré. La
clé de la réussite dans tous les do-
maines est cachée dans la prépara-
tion. Préparer le décor d’une cérémonie, c’est
lui donner un corps et lui permettre de se
manifester sur la terre. En cela, tu es comme
une mère.
Le décor que tu vas réaliser est une écriture
magique. Cette écriture est une science, un
langage qui est vu et reconnu par les mondes
invisibles. Ce sont des lois à connaître.
Respecte les indications qui te sont trans-
mises car c’est la transmission d’un savoir-faire
millénaire. Rien n’est laissé au hasard, chaque
élément a du sens.
Le décor doit être simple, mais égale-
ment le plus beau possible. L’émerveillement
touche l’âme et facilite la compréhension. Le
décor va toucher tous tes sens.

61 re tour au s omma ir e
Le ce rcu eil des m ys t è res

É tapes de la pr éparat ion

Lire et comprendre la cérémonie. Elle peut être


lue dans son intégralité plusieurs fois pour
en saisir l’intelligence. Dans la Tradition
essénienne, une cérémonie, tout comme
un chant, une danse, un mouvement, est vivante
et porteuse d’une intelligence plus haute
qui vient parler aux hommes. Elle doit être
approchée avec respect.

Réunir le matériel nécessaire à l’aide de la liste


fournie plus bas. Les matériaux naturels sont
à privilégier.

Mettre en place le décor en ayant pris


connaissance au préalable du symbolisme
des éléments dans le glossaire placé à la fin
du cahier. Chaque élément du décor est une
écriture que tu poses sur la terre et qui
permet d’éveiller ta compréhension.

62
D écor e t mat é r iel pou r une g r and e lo ge

E xpli cation du dé cor

Le décor de la cérémonie « Le cercueil des mys-


tères de la mort et de la résurrection » se caractérise
par deux espaces principaux :

le monde du corps physique de l’homme


avec ses quatre corps ;

le monde divin, de la renaissance,


de la résurrection.

M atér iel de b ase

Au besoin, des rideaux, des cloisons


ou une corde blanche pour délimiter l’espace
de la loge ;

une bougie blanche pour la flamme du Père ;

des allumettes ;

un drapeau essénien, à placer au mur


derrière la bougie du Père (facultatif) ;

63
Le ce rcu eil des m ys t è res

64
D é c or e t mat é riel pour u ne g r and e lo g e

65
Le ce rcu eil des m ys t è res

du baume des Archanges ou de l’huile d’Ouriel,


de l’eau de Gabriel, un charbon et de l’encens
de Raphaël sur une pierre plate ou dans
un encensoir et du sel de mer fin pour la
purification de la loge ;

un plateau contenant du sable,


à placer dans le vestibule ;

un miroir, à placer dans le vestibule.

Voici une description du décor et la liste du maté-


riel pour deux chemins de passage.

Sur le sol, devant le voile, deux grands tissus


de couleur unie. Ils leur seront donné la forme
d’un cercueil, le cercueil qui est le corps
de l’homme avec ses quatre corps dans le monde
de la chute. Sur chaque tissu est dessinée
la silhouette d’un corps humain.
Entre les deux silhouettes, quatre stations
pour les quatre corps : corps de terre, corps d’eau,
corps d’air, corps de feu.

Derrière le voile, le monde divin, le monde


de la renaissance et de la Ronde des Archanges
qui accueille le participant dans la bénédiction
de l’œuvre de lumière accomplie avec ses quatre

66
D é c or e t mat é riel pour u ne g r and e lo g e

corps. La Ronde des Archanges est représentée


par un cercle de fleurs.

Tous les textes de la cérémonie sont disponibles


sur le site internet www.Ordre-des-Esseniens.org,
dans « Votre Espace Membre » ; il est possible
de les imprimer pour les placer dans le décor.

D escrip tio n du parcours

Devant le cercueil, face à chaque chemin, se


trouve une station matérialisée par un tapis blanc,
avec un texte posé au-dessus :

« AMIN, que ce qui est devant moi se réalise. »

67
Le ce rcu eil des m ys t è res

Le ce rcu eil ,
le corps physi que d e l ’ h o m me

Sont disposés sur les tissus où est représenté le


corps physique de l’homme :

Au nive au des pie ds de la silh o uet t e ,


l a s tation du corps d e t er re

Un tissu ou une feuille de papier où est dessinée


l’empreinte des pieds d’un homme ;

le texte à lire par les participants


(1 exemplaire par chemin) :

« Je me pose sur les pas


de ceux qui ont marché avant moi
et ont ouvert le chemin intérieur vers le plus haut.
Je prends refuge auprès de l’Esprit divin. »

un tapis pour l’officiant dans la fonction


de vestale de la terre ;

une coupelle de terre consacrée


avec de l’huile d’Ouriel ;

68
D éc or e t mat é riel pour une g r and e lo g e

le texte lu par l’officiant


(1 exemplaire pour deux chemins) :

« La Mère t’accueille à travers la terre


et t’ouvre le chemin de la lumière qui grandit. »

Au nive au des gen o u x ,


à l a s tatio n du co rps d ’ eau

Un tapis pour l’officiant dans la fonction


de vestale de l’eau ;

une coupelle d’eau de Gabriel recouverte


d’un tissu blanc en lin ou en coton ;

le texte lu par l’officiant


(1 exemplaire pour deux chemins) :

« La Mère t’accueille à travers l’eau


et t’ouvre le chemin de l’être-vérité. »

A u - dess u s de l a cein t u re ,
à l a s tation du co rps d ’ ai r

Un tapis pour l’officiant dans la fonction


de vestale de l’air ;

69
Le ce rcu eil des m ys t è res

une pierre plate ou un petit bol empli de sable


ou de terre (pour ne pas se brûler), pour y
poser le charbon ;

des charbons ;

une coupelle d’encens oliban ;

le texte lu par l’officiant


(1 exemplaire pour deux chemins) :

« La Mère t’accueille à travers l’air


et t’ouvre le chemin du souffle de la vie
qui se renouvelle. »

Au nive au de l a t ê te ,
à l a s tation du co rps d e f eu

Un tapis pour l’officiant dans la fonction


de vestale du feu ;
une bougie blanche végétale de taille moyenne
et des allumettes ;

le texte lu par l’officiant


(1 exemplaire pour deux chemins) :

« La Mère t’accueille à travers le feu


et t’ouvre le chemin de l’immortalité.
Apprête-toi à entrer dans la nouvelle vie. »

70
D éc or e t mat é riel pour une g r and e lo g e

A u - dess u s des s tations d u f eu ,


au cen tre , de vant le voile

Une grande bougie blanche végétale pour la


flamme de Michaël et des allumettes longues.

Au-dessus du cercueil, derrière la flamme


de Michaël, un voile blanc, grand et long,
tendu de sorte que l’on ne puisse voir derrière.

D e rr ièr e le voile ,
le mo nde di v in

Dans le monde de la renaissance,


la Ronde des Archanges est représentée
par un cercle posé sur un tissu blanc
et formé d’une corde entourée de fleurs.
Juste au-dessus du cercle sont posés les quatre
éléments des officiants dans la fonction de piliers.

À droite, pour l’officiant dans


la fonction de pilier du feu : une
bougie blanche de taille moyenne,
des allumettes et le texte :

« Reçois le feu de la protection. »

71
Le ce rcu eil des m ys t è res

À côté du feu, pour l’officiant


dans la fonction de pilier de l’air :
une plume d’oiseau blanche et le
texte :

« Reçois l’air pur. »

Pour l’officiant dans la fonc-


tion de pilier de l’eau : une cou-
pelle d’eau de Gabriel, recouverte
d’un tissu blanc en coton ou en
lin, et le texte :

« Reçois l’eau de la vie. »

Pour l’officiant dans la fonc-


tion de pilier de la terre : une cou-
pelle de terre consacrée avec de
l’huile d’Ouriel, recouverte d’un
tissu blanc en coton ou en lin, et
le texte :

« Reçois la Terre de la Lumière. »

Sur le côté gauche du cercle,


sur un chevalet, le texte final, que
l’officiant dans la fonction de ves-
tale tendra au participant :

72
D é c or e t mat é riel pour u ne g r and e lo g e

« Père, permets-moi de me souvenir de toi,


de la Lumière de ton Fils et du chemin.
Que je continue mon œuvre au-delà du temps
et que rien ne puisse jamais effacer
ce qui est pur en moi.
Amin. »

73
C é r é m o nie
p o u r u ne lo g e - at elie r

C
ette cérémonie est basée sur le
voile de la mort ou de la renais-
sance : le cercueil est le monde
de la chute, le monde du corps
de l’homme. Derrière le voile, l’homme ren-
contre ce qu’il a fait. Soit il n’a pas de corps,
il ne s’est pas formé d’organes, alors il est dif-
forme ; soit il s’est formé un corps avec ses
quatre corps, alors il est dans la bénédiction,
il est accueilli dans la Mère et, s’il est Essé-
nien, il rencontre la Ronde des Archanges. Si
avec ses quatre corps il a accompli une œuvre
de lumière, il reçoit la bénédiction des quatre
Archanges, il est couronné prêtre et roi.

Pour l’explication de la cérémonie, réfère-


toi à toutes les instructions reliées à la prépa-
ration et au déroulement dans la grande loge.
Les variantes principales dans la loge-ate-
lier sont le nombre de participants, l’espace
disponible et parfois les moyens techniques.
Le décor reste le même, mais il est adapté en
fonction de la situation, avec simplicité. Le

74 re tour au s omma ir e
C é ré mo nie pour une lo ge - at elie r

nombre de chemins et d’officiants est prévu en fonc-


tion du nombre de participants.
On peut réunir le matériel nécessaire à l’aide de
la liste fournie dans la section « Décor et matériel
pour une grande loge », en l’adaptant au nombre de
chemins qu’on souhaite installer.
Voici les principales différences par rapport à la
grande loge :

deux officiants dans la fonction de vestales


suffisent pour animer le chemin ;

un seul officiant dans la fonction de prêtre


peut animer le rituel dans le monde divin.

Voici un exemple de distribution du décor dans


l’éventualité d’une cérémonie regroupant neuf per-
sonnes.

75
Le ce rcu eil des m ys t è res

76
C é r é m o nie
p o u r u ne lo g e in d iv id uelle

P réparat i on à la céré monie

Habille-toi de blanc.

Fais brûler de l’encens de la Nation


Essénienne et marche avec en conscience
autour de ta loge dans l’esprit de nettoyer
l’atmosphère. Lorsque tu as terminé,
va déposer l’encensoir à l’entrée de ta loge.

Si tu veux aller plus loin dans ce travail de


purification :

jette une pincée de sel sur le sol


dans les quatre directions ;

asperge de l’eau de Gabriel dans l’air


vers les quatre directions ;

dépose du baume des Archanges


ou de l’huile d’Ouriel sur le sol
dans les quatre directions.

77 re tour au s omma ir e
Le ce rcu eil des m ys t è res

Assieds-toi confortablement sur le sol ou sur une


chaise et allume une bougie. Place-toi dans une at-
mosphère sacrée avec l’intention de te relier à l’égré-
gore de la Loge Essénienne. Ainsi, tu t’unis intérieu-
rement par ton intention et ton affiliation avec tous
les Esséniens et avec l’intelligence sacrée du Fils de
Dieu qui anime notre tradition.

Voici une prière que tu peux lire à voix haute ou


en silence.

78
C é ré mo nie pour une lo ge ind i v id uelle

« Ô soleil, entre dans ma pensée,


que ma pensée soit lumineuse et claire.
Si je pense à la lumière,
que ma pensée devienne vivante de la lumière,
que la lumière coule dans tout mon corps,
dans tout mon sang, dans tout mon être,
que la lumière baigne tous mes organes,
toutes mes paroles, tous mes gestes,
toutes mes entreprises.

Si je pense à l’air,
que l’air soit pur,
que l’air soit clair,
que l’air soit vivant dans ma pensée.
Que mon souffle soit relié à l’Esprit universel
qui baigne et nourrit les mondes.

Je vois, ô soleil, ton rayon de lumière


qui en entrant à l’intérieur de la terre
s’est condensé en un grain de blé.
Le grain de blé vit à l’intérieur,
doré comme le soleil.
Il s’élance vers l’extérieur et se multiplie,
il grandit et s’épanouit ;
sous ton regard majestueux,
il devient maintenant un pain de vie
dans la main des hommes.
Ton esprit dans l’homme a dit :

79
Le ce rcu eil des m ys t è res

« Je suis le pain de vie qui délivre de la mort. »


Ainsi, ce qui est en moi
la lumière du soleil dans ma pensée vivante,
ce que je sens vivre en moi,
cela vit aussi autour de moi
comme un pain de vie,
comme une nourriture.
Je suis une nourriture qui marche,
je suis un pain qui pense et qui parle.
Je prends conscience
et je m’éveille maintenant.

Il y a en moi une vie intérieure offerte par le soleil


et il y a en moi une vie extérieure
qui est nourriture pour des êtres
et pour des mondes.
Je suis le pain de vie,
je suis une nourriture qui marche.
Des êtres tout autour de moi
se nourrissent de moi.
Je ne suis pas coupé du monde,
je ne suis pas séparé de ma Mère, de l’humanité,
des mondes invisibles, subtils et magiques.
Je veux maintenant
devenir une nourriture pour les Anges,
une nourriture pour l’Enseignement divin
apporté par les grands Maîtres.

80
C é ré mo nie pour une log e ind i v id uelle

Je veux consacrer mon pain sur la table


et l’autel du Très-Haut,
qui sont la terre entière.
Je veux devenir une hostie vivante
pour nourrir Dieu en tous les êtres.
Je veux que sortent de moi,
qu’émanent de mon âme
illuminée par mon Père le Soleil
la douce lumière qui éclaire,
la chaleur de l’amour qui réconforte
et ouvre un chemin,
la volonté ferme et déterminée
qui construit le beau et le vrai sur la terre.
Je veux m’éveiller.
Je suis nourriture pour des êtres,
je veux nourrir le Divin en tous les êtres.

Ma Mère me nourrit et me parle,


ma Mère et mon Père
m’ont donné le grain de blé,
tous les légumes, tous les fruits
pour que je construise en moi
un corps du soleil,
une nourriture de Dieu,
une offrande pure et sacrée,
un pain de vie qui délivre de la mort
afin que moi aussi j’aie la vie en moi. »

81
Le ce rcu eil des m ys t è res

D éroule m en t de la cér émonie

Place-toi à l’entrée de ta loge et imagine qu’il y a


un gardien à la porte qui te demande :

« As-tu le mot de passe qui ouvre la porte ? »

Tu réponds :

« Je reconstruis mon corps pour entrer dans la mort. »

Entre dans l’espace de ta loge en posant d’abord


le pied droit à l’intérieur de la corde.
Ensuite, dirige-toi vers l’autel que tu as placé der-
rière le décor.
Allume la flamme de Michael, ton lien avec la
Tradition de la Lumière, et en commençant par le
cercle de la Ronde des Archanges, active les éléments,
dévoile les coupes, mets l’encens, allume les flammes.

82
C ér é mo nie pour une lo ge ind i v id uelle

À voix haute, lis ces textes, qui t’aideront à te po-


ser intérieurement.

« La pensée doit vouloir vivre une autre vie,


être consciente de l’opportunité d’avoir un corps
qui garde la mémoire de ce qui a été fait sur la terre.
Tout ce qui a été écrit dans plusieurs mondes
se retrouve après le passage de la mort.
Avoir la pensée de se débarrasser
de ce qui entrave l’évolution, d’être léger,
d’avoir nettoyé sa maison
et consacré son espace intérieur.
Être conscient que la vie ne s’arrête pas après la mort,
mais qu’au contraire
ce n’est qu’une autre façon d’évoluer,
mais pour cela il faut que ce qui a été fait lors de la vie
soit existant dans plusieurs mondes.
Tu ne peux continuer à évoluer
si tu ne portes pas en toi un message éternel,
des écritures associées à des mondes
et un corps d’immortalité. »

L’ attitud e inté rie u re

« Avoir une attitude intérieure détendue,


ne se raccrochant pas à des choses
qui t’emprisonnent au monde de l’homme et de la terre.

83
Le ce rcu eil des m ys t è res

Vouloir faire un nettoyage et devenir universel.


Ne pas rester dans tes illusions,
mais te recréer une existence
d’après des symboles et des actes
qui te permettent d’être reconnu dans tous les mondes.
Tu existais sur la terre
et tu existes encore dans le monde de la mort,
qui n’est qu’un passage,
ou du moins qu’une autre façon d’exister.
Ce que tu es, tu l’es également sans ton corps.
C’est pour cela qu’il est important
de se construire un corps,
non pas de terre uniquement,
mais une conscience permanente qui vit avec l’âme. »

Ensuite, tu fais la lecture des messages des esprits


de la nature, des génies et de l’égrégore pour t’aider à
orienter tes pensées.

L’ in ten tio n des esp r it s d e la nat u re

« Savoir être dans l’unité avec tous les règnes qui


nous entourent. Avoir une attitude consciente que ce
corps qui nous est prêté est mortel, qu’il n’est qu’un
engrais pour faire pousser les nouvelles semences qui
sont en terre. Pour cela, il faut avoir mis de bonnes
semences qu’il faut travailler consciemment, les

84
C é ré mo nie pour une log e ind i v id uelle

mettre en terre et écrire un avenir dont les éveillés


pourront retrouver les traces et qui les inciteront à
se mettre en chemin. Il est fondamental d’avoir créé
une alliance et un lien vivant avec tous les règnes qui
vivent autour de nous. Ainsi, cette union deviendra
notre corps lorsque ce corps de terre entrera dans la
décomposition. Seul ce qui est scellé dans l’amour et
l’union parfaite sera ton corps. »

L’ imag e onir ique d es génies

« Ne ferme pas les yeux pour ne pas voir ce que


tu es réellement. Entre réellement dans la transfor-
mation et l’alchimie intérieure pour transmuter tout
ce qui est imparfait. Écris consciemment sur ta vie et
ton corps ce qui sera écriture éternelle et reconnais-
sance. N’évite pas le travail sur toi et surtout ne crois
pas que tu as déjà acquis l’essentiel. La grande bêtise
de l’homme est de s’asseoir sur des convictions illu-
soires, pensant qu’il a déjà acquis le lien vivant avec
tous les règnes invisibles. L’homme doit être maître
et conscient de sa pensée, de ses sentiments et de ses
actes. C’est à travers le mouvement de ce corps que
l’homme montrera qui il est réellement, et s’il est
réellement capable d’entrer dans un lien vivant avec
la Tradition de la Lumière. »

85
Le ce rcu eil des m ys t è res

L’ intelli g en ce de l ’ ég rég o re

« Soit conscient que tu n’existes pas face à la Tradi-


tion de la Lumière à travers le corps. Ton apparence,
ta forme n’est qu’un moyen de vivre et d’œuvrer.
Alors, effectivement, tu es visible aux yeux des mor-
tels, de la décomposition et de la mort physique.
Mais ce qui est essentiel, c’est cet être visible à travers
les liens vivants et les écritures vivantes que tu auras
posées dans ta vie. Seul ce qui est lié à des mondes
subtils restera. Pour ça, il est important d’avoir créé
une bonne et belle alliance avec les mondes qui vivent
avec toi quotidiennement. La mort n’est qu’un dé-
pouillement du corps physique, mais tout ce qui est
subtil en l’homme est toujours vivant et continuera à
vivre même sans le corps. C’est pour cela que tu dois
donner une importance capitale à la subtilité de la
vie et non à ce qui apparaît de ton corps physique. »

86
C é ré mo nie pour une log e ind i v id uelle

A ctivati on des écritures

Place-toi devant le décor. Tu peux chanter le OM.

Prononce la parole posée devant toi :

« AMIN, que ce qui est devant moi se réalise. »

Entre dans le cercueil, le corps physique de


l’homme. Pose tes pieds sur les pieds dessinés au sol
et qui représentent ton corps de terre, prononce la
parole :

« Je me pose sur les pas


de ceux qui ont marché avant moi
et qui ont ouvert le chemin intérieur vers le plus haut.
Je prends refuge auprès de l’Esprit divin. »

87
Le ce rcu eil des m ys t è res

Bénis ton corps de terre en déposant de la terre


sur tes pieds et en prononçant la parole :

« La Mère m’accueille à travers la terre


et m’ouvre le chemin de la lumière qui grandit. »

Entre dans l’espace de ton corps d’eau, situé


dans tes genoux. Mets-toi à genoux et bénis ton corps
d’eau en posant de l’eau de Gabriel sur tes genoux et
en prononçant la parole :

« La Mère m’accueille à travers l’eau


et m’ouvre le chemin de l’être-vérité. »

88
C é ré mo nie pour une log e ind i v id uelle

Entre dans l’espace de ton corps d’air, situé au-


dessus du nombril. Allonge-toi sur la terre en mainte-
nant ta tête au-dessus du sol. Bénis ton corps d’air en
faisant brûler de l’encens ; laisse-le envelopper tout
ton corps, en prononçant la parole :

« La Mère m’accueille à travers l’air


et m’ouvre le chemin du souffle de la vie
qui se renouvelle. »

En restant allongé, pose ta tête dans le monde


du feu, ton corps de feu étant situé au-dessus de ta
tête. Bénis ton corps de feu en plaçant une flamme
au-dessus de ta tête et en prononçant la parole, puis
pose ton front sur le sol :

« La Mère m’accueille à travers le feu


et m’ouvre le chemin de l’immortalité.
Je m’apprête à entrer dans la nouvelle vie. »

89
Le ce rcu eil des m ys t è res

Sans te relever, mets-toi à genoux devant la


flamme de Michaël et regarde-la.

Ensuite pose tes mains derrière le voile.


Traverser ce voile est une renaissance, si tes quatre
corps sont bien formés.
Tu entres de l’autre côté du voile en restant à ge-
noux et à l’horizontale.

90
C é ré mo nie pour une lo ge ind i v id uelle

Là se trouve la couronne du Soleil, la couronne


du prêtre-roi, de la Ronde des Archanges.

Mets-toi à genoux dans la Ronde des Archanges,


face aux quatre Sceaux représentant les piliers des
Archanges.

Prends chaque élément dans tes mains, placées


en forme de coupe devant ta poitrine : le feu, puis
l’air, l’eau et la terre. Ainsi, tu reçois le grand AMIN,
les éléments purs du monde divin. En les accueillant,
tu confirmes ton engagement devant lui.

91
Le ce rcu eil des m ys t è res

Mets-toi debout au centre de la Ronde des Ar-


changes et prononce cette prière :

« Père, permets-moi de me souvenir de toi,


de la Lumière de ton Fils et du chemin.
Que je continue mon œuvre au-delà du temps
et que rien ne puisse jamais effacer
ce qui est pur en moi.
Amin. »

C lôture de la céré monie

Tu raccompagnes la flamme de l’Archange Mi-


chaël derrière le voile.

92
C é ré mo nie pour une log e ind i v id uelle

Puis tu raccompagnes la flamme du Père et tu


recouvres les coupes des éléments.
Tu entonnes le grand « Amin » trois fois.
Tu peux maintenant quitter l’espace de la loge, la
cérémonie est terminée.

93
D éc o r et m at é r iel
p o u r u ne lo g e in d iv id uelle

R
ien ne vient de rien dans la vie, tout
est patiemment élaboré. La clé de la
réussite dans tous les domaines est
cachée dans la préparation. C’est
elle qui réunit les conditions. Quoi que l’on
veuille entreprendre, il y a des lois à respecter.
Préparer le décor d’une cérémonie, c’est
lui donner un corps et lui permettre de se
manifester sur la terre. En cela, tu es comme
une mère.
Le décor que tu vas réaliser est une écriture
magique. Cette écriture est une science, un
langage qui est vu et reconnu par les mondes
invisibles. Ce sont des lois à connaître.
Respecte les indications qui te sont trans-
mises car c’est la transmission d’un savoir-faire
millénaire. Rien n’est laissé au hasard, chaque
élément a du sens.
Le décor doit être simple, mais égale-
ment le plus beau possible. L’émerveillement
touche l’âme et facilite la compréhension. Le
décor va toucher tous tes sens.

94 re tour au s omma ir e
95
Le ce rcu eil des m ys t è res

96
D éc o r et mat é r iel pour une lo ge ind i v id uelle

É tapes de la pr éparat ion

Lire et comprendre la cérémonie : la cérémonie


doit être lue dans son intégralité pour en saisir l’intel-
ligence. Dans la Tradition essénienne, une cérémo-
nie, tout comme un chant, une danse, un mouve-
ment, est vivante et porteuse d’une intelligence plus
haute qui vient parler aux hommes. Elle doit être
approchée avec respect.
Le décor que tu vas réaliser est une écriture ma-
gique. Cette écriture est une science, un langage qui
est vu et reconnu par les mondes invisibles. Ce sont
des lois à connaître. Respecte les indications qui te
sont transmises car c’est la transmission d’un savoir-
faire millénaire. Rien n’est laissé au hasard, chaque
élément a du sens. Le décor doit être simple, mais
également le plus beau possible. L’émerveillement
touche l’âme et facilite la compréhension.
L’espace de la loge, dans lequel tu vas réaliser la
cérémonie doit être délimité tout autour par une
corde blanche ; elle représente ta loge. Cet espace est
sacré et doit être protégé.
La cérémonie doit être adaptée à la taille de
ta loge. À l’intérieur de cet espace, dresse le décor
conformément au schéma donné précédemment.
Mets en place le décor en ayant pris connaissance
au préalable du symbolisme de chaque élément dans

97
Le ce rcu eil des m ys t è res

le glossaire placé à la fin du cahier. Chaque élément


du décor est une écriture que tu poses sur la terre et
qui permet d’éveiller ta compréhension.

M atér iel de b ase


Au besoin, des cloisons, des rideaux ou une corde
blanche pour délimiter l’espace de ta loge ;

une bougie pour activer la cérémonie ;

des allumettes ;

du baume des Archanges ou de l’huile d’Ouriel,


de l’eau de Gabriel, un charbon et de l’encens
de Raphaël sur une pierre plate ou dans un

98
D éc o r et mat é r iel pour une lo ge ind i v id uelle

encensoir et du sel de mer fin pour la purification


de la loge.

M atériel pro p re a la céré monie

Un grand tissu de couleur unie ; une partie


des éléments du rituel sera posée dessus.
Il lui sera donné la forme d’un cercueil.
Sur ce tissu dessine une silhouette humaine
à ta taille.

Devant le tissu, tu poses le premier texte.

Puis sur le tissu, le cercueil, tu aligneras du bas


vers le haut :

une coupe de terre consacrée avec de l’huile


d’Ouriel, recouverte d’un tissu de coton
ou de lin blanc, et les textes au niveau des pieds ;

une coupe d’eau de Gabriel, recouverte


d’un tissu de coton ou de lin blanc, et le texte
au niveau des genoux ;

une pierre plate ou un encensoir avec un charbon


ardent et de l’encens oliban, et le texte au niveau
du cœur ;

99
Le ce rcu eil des m ys t è res

une bougie avec des allumettes et le texte


au niveau de la tête ;

au-dessus de la tête, une grande bougie qui


représente la flamme de Michaël pour le monde
de l’homme ;

un voile tendu en haut du cercueil de sorte


qu’on ne puisse voir derrière ;

un grand tissu blanc pour représenter le monde


divin derrière le voile ;

un cercle de fleurs, à poser sur ce tissu blanc,


suffisamment grand pour s’y mettre à genoux ;

les quatre Sceaux, à placer juste au-dessus,


de droite à gauche :
- le sceau du Travail : avec une bougie
de taille moyenne et le texte ;
- le sceau de la Santé : avec une plume d’oiseau
blanche et le texte ;
- le sceau de la Famille : avec une coupe d’eau
de Gabriel et le texte ;
- le sceau de l’Argent : avec une coupe de terre
consacrée avec de l’huile d’Ouriel et le texte ;

le texte de la prière finale, à placer dans le cercle.

100
Sagesse de cette cérémonie
L e c h e m in
de l ’ i m m o rta li t é

C
ette cérémonie nous enseigne que
si nous voulons avoir la vie, la
vraie vie, celle qui nous conduit
vers notre être véritable Je Suis,
nous devons nous faire un corps à l’intérieur
de notre corps de chair. Un corps immortel
qui nous fera passer le voile de l’illusion et
de la mort créé par les hommes et qui nous
permettra de cheminer en union avec l’Esprit
divin qui emplit tout, qui a créé toute vie et
conduit tous les êtres vers l’accomplissement.
Nous ne sommes pas tous égaux devant
la mort. La mort est une terre à féconder : on
y récolte ce qu’on y a semé. Celui qui a vécu
sans se préoccuper de ce qui est à l’intérieur,
de l’essentiel, de la flamme de vie divine qui
est plus grande que le corps et la vie mortelle,
celui-là ne trouvera rien après la mort. Du
moins il trouvera ce qu’il est, c’est-à-dire une
continuité de vie, un repos.
Le feu de la mort et de la décomposition
consume tout ce qui lui appartient. Seul ce
que l’on met dans la flamme de vie ne meurt

102 re tour au s omma ir e


pas mais ressuscite à travers la réincarnation jusqu’à
atteindre la perfection du Père.
Seule la voie de la résurrection est le chemin de
la vie véritable et de l’éveil croissant. Tout l’Enseigne-
ment de la Tradition de la Lumière a pour finalité de
conduire la concentration vers la flamme de vie, dans
le noyau de l’être. Alors peut être perçu ce qu’aucun
œil ne peut voir, ce qu’aucune oreille ne peut en-
tendre, ce qu’aucun nez ne peut sentir, ce qu’aucune
bouche ne peut goûter, ce qu’aucune main ne peut
toucher, ce qu’aucun pied ne peut fouler : la réalité
de l’être véritable éternel emplissant tout, le Seigneur,
le Roi des rois, l’Unique et le Parfait : Je Suis.
Le Christ Jésus a prononcé des paroles véritable-
ment étranges : « Je suis la parole et la vie. » « Le Père
doit être prié en esprit et en vérité. » Ou même en-
core : « La vérité vous rendra libres. » Vous libèrera de
quoi ? De la mort ; c’est la résurrection. La résurrec-
tion est la chose la plus importante pour l’homme.
« Laisse les morts enterrer les morts. Toi, suis-moi. »
« Je suis la résurrection et la vie », la résurrection des
morts. Voici les paroles de Jésus, le Vivant : « Celui
qui goûtera, qui mangera ces paroles ne mangera pas
la mort, ne goûtera pas la mort. » Un disciple lui a
dit : « Maître, où veux-tu que nous allions ? Tu as les
paroles de la vie. » La parole de la vie, la parole de la
mort, l’arbre de la connaissance du bien et du mal,

103
Le ce rcu eil des m ys t è res

la connaissance qui donne la mort ou qui donne la


vie, la vie de la résurrection qui est une croissance
perpétuelle vers l’immortalité.
L’immortalité, c’est quelque chose qui est à l’inté-
rieur de tout homme venant en ce monde, c’est-à-
dire une conscience qui peut apparaître, qui unit le
corps à l’éternité, mais ce n’est pas dans le corps, c’est
quelque chose qui doit apparaître du corps. D’ailleurs
le corps est fait pour cela, le corps est un germe, une
possibilité, l’enveloppe qui sert à développer de lui
un autre corps qui permet à l’homme de vivre sans
corps. Tout nous montre cela, c’est le sens de la vie.
« Je suis la résurrection » et c’est la vie véritable. Mais
la vie que tu penses être la vie, « Je gagne ma vie »,
est en réalité une pensée. Or cette pensée est née du
corps et elle disparaîtra avec le corps et si l’homme
pense que l’esprit est cette pensée, alors, quand il
n’aura pas de corps, il ne pourra pas être conscient, il
rêvera la vie sans corps et il se réveillera dans le corps.
Si vous regardez la pensée, c’est un rêve, et com-
bien de fois je l’ai expérimenté dans ma vie. Quand
j’étais plus jeune, quelqu’un que j’aimais est venu
me voir et m’a dit des choses que je ne voulais pas
entendre. J’ai dit : « Ces choses ne sont pas vraies » et
je les ai endormies car je ne voulais pas entendre cela,
je ne voulais pas voir que le monde était ainsi. Et je
me suis servi de la puissance de la pensée, qui est le

104
Le ch e min de l ’ imm o rta li t é

fils unique de l’esprit qui habite dans l’homme, et j’ai


rêvé la vie, j’ai mis un voile, un mensonge pour ne
pas voir la vérité. Ce sont des processus inconscients.
La vie dans la pensée n’est pas la vie véritable, la
vie véritable est active. Or le premier signe qui nous
montre que la vie véritable, la résurrection appa-
raissent dans l’homme, c’est la pensée consciente, la
pensée de plus en plus claire et de plus en plus vi-
vante. La pensée se tient à la frontière des mondes, le
monde de l’immortalité et de l’éternité, et le monde
de la mort et du temps. La pensée est entre deux.
Soit elle se tourne vers l’éternité, alors elle montre la
résurrection ; soit elle se tourne vers le temporel et
dans ce cas elle montre la mort. Mais il y a un savoir
qui ne peut pas s’acquérir uniquement par la tête,
bien que la tête soit la bienvenue, mais par le cœur
et même par l’adoration, le respect, le sens du sacré,
l’émerveillement. L’art du sacré, c’est un art de vivre.
Le sens du sacré, c’est une attitude, c’est un compor-
tement qui commencent par un respect.

V ivre avec s on âm e

Dans la vie, on doit savoir ce que l’on veut et en-


suite on doit adapter les moyens à ce que l’on veut.
C’est la Mère qui conduit vers le Père. L’homme qui

105
Le ce rcu eil des m ys t è res

veut aller vers le Père sans passer par la Mère ne peut


pas y aller.
C’est en haut que l’on s’unira ; essayez de vous
unir en bas, ça ne marche pas. Si on arrive à s’unir
dans la beauté et la grandeur, on est dans la merveille,
nos pas sont grands sur la terre. Mais pour l’instant,
regardez, on nous demande de vivre avant la mort.
Quand vous entrerez dans les loges, vous entendrez
des choses et vous ferez des choses que normalement
vous ne faites qu’après la mort. Quand vous entrez
dans une loge, vous faites des choses qui sont pour
l’éternité et quand vous revenez dans le monde de la
Mère, vous continuez vos activités ; mais le vrai tré-
sor, c’est d’arriver à amener le corps que vous avez fait
pendant les cérémonies dans votre vie quotidienne.
Là ça y est, c’est la perfection, c’est ça, la perfection.
Le Maître Peter Deunov a dit : « L’âme est vaste
comme l’univers ». C’est vrai. Vraie, la parole du
Maître ; notre âme est vaste comme l’univers. Si tu es
dans ton âme, tu parles tous les langages, tu connais
tous les êtres, tous les visages te sont familiers, tu es
vaste. L’âme, il n’y en a qu’une et elle englobe tous
les êtres. Celui qui parviendra à parler avec son âme
parlera avec tous les êtres et tous l’écouteront. L’âme
peut régler tous les problèmes de l’existence parce
qu’elle a les mots justes. Elle a l’attitude juste et elle
montrera à l’homme, à la femme ce qu’il faut faire
dans la vie. Mais celui ou celle qui n’aura pas les mots

106
Le ch e min de l ’ imm o rta li t é

et l’attitude justes envers son âme ne l’aura jamais


envers le monde extérieur. L’âme est le précieux, le
vivant ; il faut en prendre soin.

107
Pour en savoir plus...
G lo ssa i r e

Ange : Pour les Esséniens, les Anges sont


une réalité supérieure qui guide l’homme
dans sa vie et agit sur lui au même titre que
la terre qui le nourrit, l’eau, l’air, le feu et la
lumière. La Tradition essénienne a reçu, à
travers son Père fondateur Énoch, la connais-
sance des Anges de Lumière qui sont les ver-
tus, tels l’Amitié, l’Harmonie, la Douceur, la
Paix, l’Amour, le Respect… Pour les Esséniens
dans tous les peuples, les vertus sont des êtres
vivants et intelligents qui veulent conduire
l’homme vers l’union avec le Père et la Mère.

Arcana : « Arcana » vient d’« arcane » qui


signifie « secret ». C’est aux Égyptiens que
nous devons cette science sacrée et secrète
des arcanas ou « postures magiques ». À tra-
vers certaines postures du corps, les Égyptiens
étaient passés maîtres dans l’art d’incarner
physiquement des intelligences supérieures
collectives comme celles du faucon, de l’arbre,
du crocodile, du nénuphar, de l’abeille, du
scarabée. Mais ils ne faisaient pas qu’imiter

109 re tour au s omma ir e


Le ce rcu eil des m ys t è res

des animaux ou autres. Non, par ces postures sacrées,


ils accomplissaient une puissante magie à travers la-
quelle ils se reliaient à des principes supérieurs, des
Divinités, et entraient en communication consciente
avec eux. Cette science sacrée est de nouveau vivante
aujourd’hui à travers l’Ieupaneurythmie, l’art essé-
nien du mouvement.

Bougie : Naturelle et blanche, sauf pour les sept


règnes de la ménora : rouge pour les minéraux ;
orange pour les végétaux ; jaune pour les animaux ;
verte pour les Maîtres ; bleu ciel pour les Anges ; bleu
indigo pour les Archanges ; violette pour les Dieux.

Drapeau essénien : Symbole du royaume des


quatre Pères qui entoure l’homme à travers les sept
règnes.

Écriture magique : Une écriture magique ou sa-


crée est un acte, un geste, une parole accompli dans
le but et la volonté d’incarner et de manifester une
intelligence supérieure, une sagesse divine, un ensei-
gnement éternel. Une telle écriture agit également au
niveau de la destinée car elle unit celui qui la réalise
à l’intelligence cachée derrière, pour le bien comme
pour le mal. Le terme peut aussi être utilisé en lien
avec les rituels sacrés. Par exemple, pour inviter et

110
G lossa ire

représenter le règne minéral dans une cérémonie, les


Esséniens vont poser une pierre comme une « écri-
ture sacrée », comme un langage vivant qui parle à plu-
sieurs mondes. Ils vont invoquer à travers cette pierre
l’intelligence et l’âme vivantes du règne minéral car
ils savent que la pierre est vivante dans l’homme et
qu’elle a un message, une sagesse à lui transmettre,
sans laquelle l’homme demeurera un être incomplet.

Égrégores : Ceux qui positionnent l’homme et


affirment l’écriture qu’il est en train de poser, car il
donne forcément cette force à un monde. Ils existent
dans l’intégralité du monde invisible de l’homme, en
dehors du monde divin.

Élément de la nature : Pour symboliser un élé-


ment de la nature, nous devons mettre une pierre,
une vraie plante ou une vraie plume d’oiseau.

Encens : Oliban.

Esprits : Ceux qui conduisent l’homme à bou-


ger, à être en activité. Ils existent dans l’intégralité du
monde invisible de l’homme, en dehors du monde
divin.

Essénien : Thérapeute de l’âme.

111
Le ce rcu eil des m ys t è res

Génies : Ils sont ce qui conduit l’homme à vou-


loir attraper quelque chose dans un monde, chose
qu’il va devoir conduire dans une conscience, dans
une permanence, dans une fixité, qu’il va pouvoir
maintenir jusqu’à l’acte. Ils existent dans l’intégra-
lité du monde invisible de l’homme, en dehors du
monde divin.

Huile d’Ouriel : De l’huile d’olive qui a été consa-


crée dans le temple de l’Archange Ouriel lors d’une
de ses célébrations.

Maître de cérémonie : La personne qui accom-


pagne le maître de loge. Elle est l’assistante.

Maître de loge : La personne qui a reçu l’initia-


tion de maître de loge. Elle est responsable de l’as-
pect spirituel de la loge.

Ménora : Les sept règnes de la Création com-


prenant les minéraux, les végétaux, les animaux, les
Maîtres, les Anges, les Archanges, les Dieux. (Nous
privilégions la graphie sans « h », qui nous rapproche des
Égyptiens. « Ménora » est l’anagramme d’Amon Ra, qui
signifie « la Lumière du Soleil Dieu ».)

Officiant : Toute personne qui remplit une fonc-


tion particulière dans le déroulement d’une cérémo-
nie.

112
G lossa ire

Participant : Toute personne présente lors d’une


cérémonie.

Prêtre : Il veille à animer les éléments dans la loge.


Il est l’intermédiaire entre le haut et le bas.

Raccompagner une flamme : Il s’agit de raccom-


pagner la flamme dans le monde divin. Nous l’avons
séparée du Feu primordial pour qu’elle participe
au rituel et maintenant nous la raccompagnons à
sa source. Nous la remercions et lui demandons de
continuer à agir en nous dans l’invisible.

Responsable de loge : La personne qui s’occupe


de l’administration de la loge. Elle peut remplacer le
maître de loge et le maître de cérémonie.

Vestale : Chaque vestale est consacrée à un élé-


ment. Une vestale de la terre bénit et consacre les
lieux, maintient un ordre et un équilibre dans tout
ce qui est concret. Une vestale de l’eau a pour rôle de
purifier les espaces avec l’élément eau. Une vestale
de l’air apporte l’encens et nettoie l’atmosphère. Une
vestale du feu a pour rôle de prendre soin du Divin
dans le feu.

113
Le ce rcu eil des m ys t è res

D ev iens é t u d i a nt
de la S agesse u ni v e r selle  !

Ce cahier de loge est jumelé à un livre d’étude,


dans lequel tu retrouveras des enseignements ésoté-
riques en lien avec cette cérémonie.

Ce qui se passe après la mort

Il existe de nombreux livres relatant des


expériences sur la mort, mais ils ne parlent
pour la plupart que du « passage », tel qu’il
est décrit par des personnes qui sont reve-
nues dans leur corps. Ce livre est très dif-
férent, car l’auteur a accompagné de nom-
breuses âmes de l’autre côté et il a été voir
derrière ce passage, une fois que l’âme quitte
définitivement le corps. À travers les récits
de ce livre, nous pouvons constater qu’il y a
plusieurs étapes, plusieurs rencontres à vivre de l’autre côté. Ce sont des
récits d’une grande richesse et d’une profonde sagesse, qui nous mettent
face à une réalité que nous devons connaître absolument pour bien nous
préparer à notre dernier voyage. Ce n’est pas parce que nous n’avons plus
de corps que nous ne vivons plus. Au contraire, sans notre véhicule phy-
sique, nous entrons dans des mondes encore plus vivants que le monde
matériel. Voici un livre qui vous préparera à la mort et qui vous permettra
d’aider ceux qui y sont confrontés, car vous saurez et comprendrez ce qui
se passe vraiment de l’autre côté du voile.
Le seul livre qui parle réellement de l’ultime voyage, du dernier souffle
jusqu’à l’arrivée au lieu où l’on vit sans corps.

19,95 $ - ISBN QC : 978-2-923880-72-3


21,90 € - ISBN FR : 978-2-36411-032-8
176 pages

114 re tour au s omma ir e


Tu peux te procurer ce livre via les cours par cor-
respondance :

www.Nation-Essenienne.org
Onglet : L’Ordre des Esséniens

En participant aux rites esséniens, dans une loge


individuelle ou collective, tu poses des écritures ma-
giques en toi et autour de toi.
Les Loges Esséniennes accueillent une fraternité
d’êtres qui ont le même idéal, un groupe d’indivi-
dus libres, unis par la même vision, un cercle d’amis
qui pratiquent les mêmes rites sacrés, créant ainsi
un égrégore qui renforce la Tradition essénienne et
amène des forces positives et bénéfiques dans la des-
tinée de tous ceux qui étudient sa sagesse.
Le souhait des Esséniens est que ceux qui étu-
dient ces enseignements ne se limitent pas à en reti-
rer une nourriture pour leur intellect mais qu’ils les
accueillent dans la dévotion et pratiquent les rites
qui mènent à la création du corps d’immortalité en
l’homme, faisant ainsi de leur vie tout entière une
œuvre pour la Lumière.

115
Autres cahiers de loge disponibles :

Solve & Coagula


Les 22 Arcanas
Honorer la Mère
La porte des Mystères
Accueillir le Nouveau-né de la Mère
Force de Michaël
Le sens du toucher
Le sens du goût
La larme de Gabriel
Le sens de l’odorat
Pour de plus amples informations,
tu peux contacter :

La Grande Loge Essénienne du Québec


514-759-3019
quebec@loges-esseniennes.org

La Grande Loge Essénienne de France


06 33 72 91 99
france@loges-esseniennes.org

www.Nation-Essenienne.org
Onglet : Les Loges Esséniennes

Autres adresses utiles :

www.OlivierManitara.org
www.Boutique-Essenienne.ca (pour le Québec)
www.Boutique-Essenienne.com (pour la France)

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