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Exercice 1

Exercice 1

On commence par calculer, pour x, y ∈ E ,




Travaux dirigés hϕ(x), y i = x + hx, ai b, y = hx, y i + hx, ai hb, y i
Endomorphismes et matrices symétriques
Si la famille (a, b) est liée, il existe λ ∈ R tel que b = λa (car a 6= 0) et
l’expression précédente de hϕ(x), y i = hx, y i + λ hx, ai hy , ai étant alors
ECS2 – Lycée La Bruyère, Versailles symétrique en x, y , l’endomorphisme ϕ est symétrique.
Réciproquement, si ϕ est symétrique, alors l’égalité hϕ(a), bi = ha, ϕ(b)i
s’écrit :
2 2 2
Année 2016/2017 ha, bi + kak kbk = ha, bi + ha, bi
2 2 2
ou encore ha, bi = kak kbk et traduit donc l’égalité dans l’inégalité de
Cauchy-Schwarz, ce qui implique que la famille (a, b) est liée.

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Exercice 2 Q1 Exercice 2 Q2

Exercice 2 Exercice 2
Question 1 Question 2

Pour P, Q ∈ Rn [X ], une intégration par parties en dérivant t 7−→ Q(t) et en


primitivant t 7−→ 2tP 0 (t) + (t 2 − 1)P 00 (t) montre que :
L’application est clairement bilinéaire et symétrique. De plus, pour P ∈ Rn [X ], Z 1
Z 1 
hϕ(P), Qi = 2tP 0 (t) + (t 2 − 1)P 00 (t) Q(t) dt
hP, Pi = P(t)2 dt > 0 −1
−1 Z 1
 1
2
et, si l’égalité est réalisée, alors la fonction t 7−→ P(t) , continue et positive, est = (t 2 − 1)P 0 (t)Q(t) −1 − (t 2 − 1)P 0 (t)Q 0 (t) dt
−1
identiquement nulle sur [−1, 1] ; cela fait une infinité de racines pour le polynôme Z 1
P, qui est donc nul. Ainsi l’application h·, ·i est définie-positive et constitue donc =− (t 2 − 1)P 0 (t)Q 0 (t) dt
un produit scalaire sur Rn [X ]. −1

présente une expression symétrique en P, Q et l’endomorphisme ϕ est donc


symétrique.

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Exercice 3 Q1 Exercice 3 Q2

Exercice 3 Exercice 3
Question 1 Question 2

Noyau de f
L’application f est définie de R3 dans R3 , linéaire par bilinéarité du produit Pour x ∈ E , on a :

scalaire, c’est donc un endomorphisme de R3 . hu1 , xi = 0
f (x) = 0 ⇐⇒ hu1 , xi u2 + hu2 , xi u1 = 0 ⇐⇒
hu2 , xi = 0
Par ailleurs pour x, y ∈ E , l’expression

car la famille (u1 , u2 ) est libre. Ainsi Ker f = H ⊥ .
hf (x), y i = hu1 , xi u2 + hu2 , xi u1 , y
= hu1 , xi hu2 , y i + hu2 , xi hu1 , y i Image de f
est symétrique en x, y . On a donc hf (x), y i = hx, f (y )i et l’endomorphisme f est Par ailleurs, on remarque immédiatement sur la définition de f que Im f ⊂ H. En
symétrique. ajoutant d’après le théorème du rang que :
dim Im f = dim E − dim Ker f = dim E − dim H ⊥ = dim H,
l’inclusion précédente est donc une égalité : Im f = H.

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Exercice 3 Q 3.a Exercice 3 Q 3.b

Exercice 3 Exercice 3
Question 3.a Question 3.b

Le calcul donne immédiatement


2
g (u1 ) = ku1 k u2 + hu2 , u1 i u1
On a bien sûr f (H) ⊂ Im f = H. Le sous-espace vectoriel H est donc stable par f ,
qui induit donc sur H un endomorphisme et
2
g (u2 ) = hu1 , u2 i u2 + ku2 k u1
g : H −→ H, x 7−→ f (x).
d’où l’on déduit la matrice représentative de g en base (u1 , u2 ) :
 2 
hu2 , u1 i ku2 k
2 .
ku1 k hu1 , u2 i

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Exercice 3 Q 3.c Exercice 3 Q 3.c

Exercice 3
Question 3.c

Le calcul donne :

Soient g (v1 ) = ku2 k f (u1 ) − ku1 k f (u2 ) = hu1 , u2 i − ku1 k ku2 k v1
v1 = ku2 k u1 − ku1 k u2 et v2 = ku2 k u1 + ku1 k u2 . et de même 
Par identité remarquable, g (v2 ) = hu2 , u1 i + ku1 k ku2 k v2 .
2 2 2 2 2 2 L’endomorphisme g est donc représenté en base (v1 , v2 ) par la matrice
hv1 , v2 i = ku2 k u1 − ku1 k u2 = ku2 k ku1 k − ku1 k ku2 k = 0.  
hu1 , u2 i − ku1 k ku2 k 0
.
Ainsi la famille (v1 , v2 ) est orthogonale formée de vecteurs non nuls (car 0 hu1 , u2 i + ku1 k ku2 k
(u1 , u2 ) est libre) donc libre. Formée de deux vecteurs de l’espace H de
dimension 2, c’en est donc une base orthogonale.

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Exercice 3 Q 3.d Exercice 4

Exercice 3 Exercice 4
Question 3.d

D’après la question précédente, l’endomorphisme g présente deux valeurs propres


hu1 , u2 i − ku1 k ku2 k et hu1 , u2 i + ku1 k ku2 k , Les sous-espaces Ker f et Im f sont orthogonaux. En effet, pour x ∈ Ker f et
qui sont donc également valeurs propres de f . Parmi elles, l’une est strictement y ∈ Im f , il existe z ∈ E tel que y = f (z) et alors, puisque f est symétrique,
positive et l’autre strictement négative ; en effet, d’après l’inégalité de hx, y i = hx, f (z)i = hf (x), zi = h0, zi = 0.
Cauchy-Schwarz, qui est stricte puisque la famille (u1 , u2 ) est libre, on a :
La somme Ker f + Im f , orthogonale comme on vient de le voir, est donc
|hu1 , u2 i| < ku1 k ku2 k . directe. De plus, le théorème du rang assure que
Par ailleurs, 0 est également valeur propre puisque Ker f = H ⊥ 6= {0}. L’espace dim Ker f + dim Im f = dim E ,
R3 étant de dimension 3, l’endomorphisme u présente donc exactement trois et les sous-espaces vectoriels Ker f et Im f sont donc supplémentaires
valeurs propres dont une strictement négative, une nulle et une strictement orthogonaux.
positive.
Remarque. La même conclusion vaut encore pour le même endomorphisme d’un
espace euclidien E de dimension supérieure ou égale à 3.

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Exercice 5 Exercice 6 Q1

Exercice 5 Exercice 6
Question 1
La matrice A est symétrique réelle. Elle est donc diagonalisable avec des
Par hypothèse, le polynôme X p annule A. La matrice A admet donc pour seule sous-espaces propres supplémentaires orthogonaux. On en détermine les valeurs
valeur propre éventuelle 0. Mais cela ne suffit pas pour en déduire que A = 0 ; propres : pour λ ∈ R,
 
contre-exemple ? 2−λ −2 0
Concernant S, on a tout d’abord S p = (t AA)p = t Ap Ap = 0 car A commute avec rg(A − λI4 ) = rg  −2 3−λ −2 
t
A et Ap = 0 par hypothèse. 0 −2 4−λ
 
Ainsi S est nilpotent comme A donc admet 0 comme seule valeur propre 0 λ2 − 5λ + 2 2λ − 4
éventuelle. Mais S est de plus symétrique réelle donc diagonalisable. Elle est donc = rg −2 3−λ −2 
L1 ←2L1 +(2−λ)L2
semblable à la matrice nulle donc elle-même nulle. 0 −2 4−λ
 
On a alors, en considérant la structure euclidienne canonique sur Mn (R), 0 α 0
2 = rg −2 3 − λ −2  si λ 6= 4
kAk = tr(t AA) = tr S = 0, L1 ←(4−λ)L1 −(2λ−4)L3
0 −2 4−λ
d’où l’on déduit que A = 0. (en gras les coefficients « diagonaux »), où
α = − λ(λ2 − 9λ + 18) = −λ(λ − 3)(λ − 6).

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Exercice 6 Q1 Exercice 6 Q1

On observe ainsi que rg(A − λI3 ) < 3 lorsque λ vaut 0, 3 ou 6, qui sont donc les La famille (V1 , V2 , V3 ) est automatiquement orthogonale car les vecteurs Vi
trois valeurs propres de A (qui ne peut en admettre plus : inutile de revenir sur le dirigent les trois droites propres qui sont deux-à-deux orthogonales puisque A est
cas λ = 4). La matrice A admet donc trois droites propres que l’on détermine en symétrique. En normalisant les vecteurs Vi , on obtient donc une base orthonormale
résolvant les systèmes linéaires correspondants, en réinvestissant les calculs (W1 , W2 , W3 ) de M3,1 (R) formée de vecteurs propres de A. La matrice de passage
précédents (c’est-à-dire en appliquant aux équations du système AX = λX les  
mêmes opéartions qu’aux lignes de la matrice A − λI3 ). 2 −2 1
1
Par exemple, pour X = t x y z ∈ M3,1 (R), P = 2 1 −2
3
  1 2 2
−2x + 3y − 2z = 0 x = 2z
AX = 0 ⇐⇒ ⇐⇒ . de la base canonique à la base (W1 , W2 , W3 ) est donc orthogonale et vérifie,
−2y + 4z = 0 y = 2z
d’après la formule de changement de base appliquée à l’endomorphisme
On obtient ainsi les droites propres : canoniquement associé à A :
  
dirigée par V1 = t 2 2 1 pour la valeur propre 0 ; 0 0 0

t
dirigée par V2 = −2 1 2 pour la valeur propre 3 ; P −1 AP = t PAP = 0 3 0 .
 0 0 6
dirigée par V3 = t 1 −2 2 pour la valeur propre 6.

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Exercice 6 Q2 Exercice 6 Q2

Exercice 6
Question 2  
0 0 0 λ(λ − 7) 
La matrice A est symétrique réelle. Elle est donc diagonalisable avec des 0  4 si λ 6∈ {0, 7}
0 −λ λ
sous-espaces propres supplémentaires orthogonaux. Il est possible d’en déterminer rg(A − λI4 ) = rg 
0
= 3
 si λ = 7 .
L2 ↔L3 −λ 0 −2λ 
les valeurs propres classiquement : pour λ ∈ R, 1 si λ = 0
−1 −2 1 1−λ
 
1−λ 2 −1 −1 Mais il est plus rapide de remarquer que rg A = 1 si bien que 0 est valeur propre
 2 4 − λ −2 −2 
rg(A − λI4 ) = rg   avec, d’après le théorème du rang appliqué à l’endomorphisme canoniquement
 −1 −2 1−λ 1  associé à A, un sous-espace propre de dimension dim E0 (A) = 4 − rg A = 3.
−1 −2 1 1−λ La matrice A étant par ailleurs diagonalisable, elle est donc semblable à une
 
0 2λ −λ λ2 − 2λ matrice D = diag(0, 0, 0, λ), où λ est la dernière valeur propre de A. Les matrices
 0 −λ 0 −2λ  A et D, semblables, ont la même trace, ce qui donne la valeur de λ = tr A = 7.
= rg  
L1 ←L1 +(1−λ)L4  0 0 −λ λ 
L2 ←L2 +2L4
La matrice A admet donc deux valeurs propres :
L3 ←L3 −L4 −1 −2 1 1−λ
  la valeur propre 0, avec pour sous-espace propre l’hyperplan d’équation
0 0 0 λ(λ − 7) x + 2y − z − t = 0.
 0 −λ 0 −2λ  Pour construire une base orthonormale de E0 (A), on en détermine une base à
= rg 
0


L1 ←L1 +2L2 −L3 0 −λ λ laquelle on applique le procédé d’orthonormalisation de Gram-Schmidt.
−1 −2 1 1−λ

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Exercice 6 Q2 Exercice 6 Q2

Partant de la base formée des vecteurs


     
2 0 1
−1 0 0
U1 =   , U2 = 
 

 et U3 =  
1 ,
0 1 la valeur propre 7, avec pour
 sous-espace propre la droite dirigée par le
0 −1 0 vecteur t 1 2 −1 −1 normal à E0 (A).
on obtient Le vecteur  
√ tout d’abord une base orthogonale en posant W1 = U1 avec √ 1
kW1 k = 5 puis (étant donné que U1 ⊥ U2 ) W2 = U2 avec kW2 k = 2 et 1  2
  V4 = √  


2 7 −1
hW1 , U3 i hW2 , U3 i 4
1  −1
W3 = U3 − 
2 W1 − 2 W2 = 10 5
kW1 k kW2 k constitue une base orthonormale de la droite E7 (A).
5
q
7
avec kW3 k = 10 .
En normalisant ces vecteurs, on obtient une base orthonormale (V1 , V2 , V3 )
de E0 (A).

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Exercice 6 Q2 Exercice 7 Q1

Exercice 7
Question 1
Les sous-espaces propres de A étant supplémentaires orthogonaux, la famille
(V1 , V2 , V3 , V4 ) ainsi construite est une base orthonormale de M4,1 (R) formée de
colonnes propres de A. La formule de changement de base appliquée à
l’endomorphisme canoniquement associé à A donne donc :
 
0 0 0 0
0 0 0 0
−1
P AP =   
0 0 0 0 Les matrices A et B sont symétriques réelles donc diagonalisables. On peut
0 0 0 7 ajouter que les sous-espaces propres de chacune d’elles sont supplémentaires
où la matrice orthogonaux dans M4,1 (R) euclidien canonique.
 √ √ 
2 √14 0 2 √10
1  − 14 √0 4 2 √10 
P=√  
70  0 √35 5 −√10
0 − 35 5 − 10
est orthogonale comme matrice de passage entre deux bases orthonormales.

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Exercice 7 Q2 Exercice 7 Q3

Exercice 7 Exercice 7
Question 2 Question 3

Sous-espaces propres de la matrice A


Le calcul donne A2 = 4A. Ainsi le polynôme X 2 − 4X = X (X − 4) est pour la valeur propre 0 : l’hyperplan d’équation x + y + z + t = 0 ;
annulateur de A. Ses racines 0 et 4 sont donc les seules valeurs propres
éventuelles de A. pour la valeur propre 4 : E4 (A) = E0 (A)⊥ , i.e. la droite dirigée par
t
La matrice A étant diagonalisable mais non diagonale, elle admet au moins 1 1 1 1 .
deux valeurs propres. Les deux réels 0 et 4 sont donc tous deux valeurs Sous-espaces propres de la matrice B
propres de A.
La matrice A admet donc 0 et 4 pour valeurs propres. pour la valeur propre 0 : le sous-espace de dimension 2 de base formée par les
vecteurs t 1 0 1 0 et t 0 1 0 1 ;
On raisonne de même sur la matrice B qui vérifie B 2 = 2B et admet 0 et 2
pour valeurs propres. pour la valeur propre 2 : le
 sous-espace de dimension
 2 de base formée par les
vecteurs t 1 0 −1 0 et t 0 1 0 −1 .

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Exercice 7 Q4 Exercice 7 Q4

Exercice 7
Question 4
Après normalisation, on obtient quatre vecteurs
1 1
On étudie les intersections d’un sous-espace propre de A avec un sous-espace e1 = (1, 1, 1, 1), e2 = √ (1, 0, −1, 0),
propre de B : 2 2
 1 1
E4 (A) ∩ E0 (B) = E4 (A) est la droite dirigée par u1 = t 1 1 1 1 ; e3 = √ (0, 1, 0, −1), e4 = (1, −1, 1, −1)
2 2
E4 (A) ∩ E2 (B) = {0} ;
formant une base e orthonormale de R4 . Ces vecteurs étant propres pour les
E0 (A) ∩ E2 (B) = E2 (B) est le plan dirigé par les vecteurs
  endomorphismes a et b, ceux-ci sont représentés en base e par les matrices
u2 = t 1 0 −1 0 et u3 = t 0 1 0 −1 ; diagonales :    
 4 0 0 0 0 0 0 0
E0 (A) ∩ E0 (B) est la droite dirigée par u4 = t 1 −1 1 −1 .    
0 0 0 0 et 0 2 0 0 .
Les quatre vecteurs u1 , u2 , u3 , u4 ainsi obtenus sont propres pour a et b. Par 0 0 0 0 0 0 2 0
ailleurs, les intersections précédentes sont deux-à-deux orthogonales puisqu’il en va 0 0 0 0 0 0 0 0
ainsi des sous-espaces propres de A (resp. de B). Comme de plus (coup de bol !)
u2 et u3 sont orthogonaux, la famille (u1 , u2 , u3 , u4 ) est orthogonale.

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Exercice 8 Q1 Exercice 8 Q2

Exercice 8 Exercice 8
Question 1 Question 2

L’endomorphisme symétrique p est représenté en base orthonormale e par une


La matrice A est symétrique réelle donc diagonalisable : il existe P ∈ Gln (R) telle matrice A = (ai,j )16i,j6n symétrique de valeurs propres λ1 , . . . , λn où λi = 1 pour
que   tout i 6 r = rg p et λi = 0 pour tout i > r . En effet, dans une base adaptée à la
λ1 0 · · · 0
 .. .. 
décomposition  E = Im p ⊕ Ker p, le projecteur p est représenté par la matrice par
 0 λ2 . . blocs I0r 00 .
P −1 AP =   .. . .
 = D.
 Par ailleurs, la norme du vecteur p(ej ), 1 6 j 6 n, est donnée par ses coordonnées
. ..
. . 0
a1,j , . . . , an,j en base orthonormale e :
0 · · · 0 λn
2 P
n
2
On a alors A = PDP −1 d’où A2 = PD 2 P −1 et, puisque deux matrices semblables ∀j ∈ J1, nK , kp(ej )k = ai,j .
ont même trace, i=1

P Pn Le résultat de la question 1. donne alors :


2 2
2
ai,j = kAk = tr(t AA) = tr(A2 ) = tr D 2 = kDk = λ2i . Pn P P
n
2 2
16i,j6n i=1 kp(ej )k = ai,j = λ2i = r = rg p.
j=1 16i,j6n i=1

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Exercice 9 Exercice 10

Exercice 9 Exercice 10
Remarque. La forme quadratique
P
q : X ∈ Mn,1 (R) 7−→ t XSX = si,j xi xj
Pour x, y ∈ R et X , Y les matrices colonnes qui leur sont canoniquement
n
16i,j6n
associées, on a :
est continue par opérations sur les fonctions continues.
t
hf (x), f (y )i = (AX )AY = t X t AAY = hx, g (y )i .
Par ailleurs,
t
XSX 1  X 
L’endomorphisme g étant représenté en base canonique, orthonormale, par la ∀X ∈ Mn,1 (R) \ {0}, =
t 2 q(X ) = q kX k
matrice symétrique t AA, c’est un endomorphisme symétrique de Rn . À ce titre, il XX kX k
est diagonalisable en base orthonormale : il existe une base orthonormale où k·k désigne la norme euclidienne canonique sur Mn,1 (R).
(e1 , . . . , en ) de Rn formée de vecteurs propres de g . En notant λ1 , . . . , λn les
valeurs propres associées, on a alors d’après le calcul préliminaire : Il s’agit donc d’étudier q sur la sphère unité S = {X ∈ Mn,1 (R) : kX k = 1}. Cette
partie étant fermée (comme image réciproque du fermé {1} par l’application
∀i 6= j ∈ J1, nK , hf (ei ), f (ej )i = hei , g (ej )i = hei , λj ej i = λj hei , ej i = 0, continue X 7−→ kX k), bornée et non vide, la fonction continue q y est bornée et

si bien que la famille f (e1 ), . . . , f (en ) est orthogonale. atteint ses bornes, ce qui justifie l’existence de
t
XSX
sup t = max q(X ).
X ∈Mn,1 (R)\{0} XX X ∈S

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Exercice 10 Exercice 10


En notant Y = t y1 ··· yn , il vient :
La matrice S étant symétrique réelle, elle est diagonalisable. Plus précisément, il P
n P
n
t
YDY = λi yi2 6 λn yi2 = λn t YY
existe deux matrices P orthogonale et D = diag(λ1 , . . . , λn ) diagonale de Mn (R) i=1 i=1
telles que P −1 SP = D, où λ1 , . . . , λn sont les valeurs propres de S. Quitte à d’où : tt
réordonner les colonnes C1 , . . . , Cn de P, on peut supposer λ1 6 · · · 6 λn . XSX YDY
= t t 6 λn ,
XX YY
Pour X ∈ Mn,1 (R) non nul et Y = t PX , on a alors avec égalité pour Y le n-ième vecteur de la base canonique, c’est-à-dire pour
t t X = Cn .
XSX = t XPDP −1 X = (t PX )D t PX = t YDY .
Il en résulte que :
puisque P est orthogonale. On a de même : t
XSX
t t
XX = (PY )(PY ) = t Y (t PP)Y = t YY . sup t 6 λn = max(Sp S)
X ∈Mn,1 (R)\{0} XX
En s’appuyant sur la norme euclidienne canonique sur Mn,1 (R), on remarque enfin
2 et l’on montrerait de même que :
que X 6= 0 implique t XX = kX k > 0. t
XSX
inf t = λ1 = min(Sp S)
X ∈Mn,1 (R)\{0} XX

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Exercice 12 Q 1.a Exercice 12 Q 1.a

Exercice 12
Question 1.a
Réciproquement, on suppose les valeurs propres de M strictement positives.
Comme M est symétrique réelle, il existe alors une matrice P ∈ Gln (R)
On justifie seulement, pour M ∈ Mn (R) symétrique, l’équivalence : M est
orthogonale telle que P −1 MP = D = diag(λ1 , . . . , λn ) soit diagonale, où
définie-positive si, et seulement si, toutes ses valeurs propres sont strictement
λ1 , . . . , λn sont les valeurs propres de M, strictement
 positives par hypothèse.
positives.
Pour X ∈ Mn,1 (R) et Y = t PX = t y1 · · · yn , on a alors
t
On suppose M définie-positive : t
XMX = t XPD t PX = (t PX )D t PX = t YDY .
t
∀X ∈ Mn,1 (R) \ {0}, XMX > 0. Si X 6= 0, alors Y 6= 0 (car P inversible) donc il existe i0 tel que yi0 6= 0 si bien,
Soit λ une valeur propre de M. Il existe X ∈ Mn,1 (R) \ {0} tel que MX = λX . comme λi > 0 pour tout i, que
On a alors t XMX = λt XX d’où Pn
t
t
XMX = t YDY = λi yi2 > λi0 yi20 > 0
XMX i=1
λ= t >0
XX et M est définie-positive.
2
car t XX = kX k > 0 où k·k désigne la norme euclidienne canonique sur Mn,1 (R).

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Exercice 12 Q 1.b Exercice 12 Q 2.a

Exercice 12 Exercice 12
Question 1.b Question 2.a

Sachant que 0 est valeur propre d’une matrice si, et seulement si, cette matrice
n’est pas inversible, on déduit de la question a. qu’une matrice symétrique est Puisque M est symétrique réelle, il existe une base orthonormale (X1 , . . . , Xn ) de
positive inversible si, et seulement si, elle est définie-positive. Mn,1 (R) formée de vecteurs propres de M. En notant λ1 , . . . , λn les valeurs
propres associées, toutes positives ou nulles d’après 1.a. puisque M est positive,
Si M symétrique est définie-positive, alors il existe P ∈ Gln (R) telle que on a alors :
Pn
P −1 MP = diag(λ1 , . . . , λn ) M= λi Xi t Xi .
i=1
pour des réels λ1 , . . . , λn > 0.
Remarque. Si P désigne la matrice de passage de la base canonique à la base
On a alors 1 1  −1 (X1 , . . . , Xn ), orthogonale car les deux bases sont orthonormales, la formule
M −1 = P diag ,..., P précédente équivaut à :
λ1 λn
si bien que la matrice M −1 , symétrique, admet pour valeurs propres λ11 , . . . , λ1n , M = PD t P où D = diag(λ1 , . . . , λn ).
toutes strictement positives. Elle est donc symétrique (vérification facile)
définie-positive.

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Exercice 12 Q 2.b Exercice 12 Q 2.b

Exercice 12
Question 2.b

On a tout d’abord
n p
P Remarque. La formule définissant L est équivalente à la formule ci-dessous, sur
t t
L= λi (t Xi )t Xi = L
i=1 laquelle on aurait pu retrouver le résultat :
p p
donc L est symétrique puis, pour X ∈ Mn,1 (R), L = P∆t P où ∆ = diag( λ1 , . . . , λn ).
Pn p n p
P t
2
t
XLX = λi (t XXi )(t Xi X ) = λi hX , Xi i > 0 En effet, la formule ci-dessus√donne immédiatement
√ L = L et montre que L
i=1 i=1 admet pour valeurs propres λ1 , . . . , λn , toutes positives. Enfin,
où l’on a noté h·, ·i le produit scalaire canonique sur Mn,1 (R), donc L est positive. L2 = P∆t PP∆t P = P∆2t P = PD t P = M
Enfin,
P p P p puisque P est orthogonale.
L2 = λi λj Xi (t Xi Xj )t Xj = λi λj hXi , Xj i Xi t Xj
16i,j6n 16i,j6n
Pn
= λi Xi t Xi = M
i=1

car la famille (X1 , . . . , Xn ) est orthonormale.

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Exercice 12 Q 2.c Exercice 13 Q1

Exercice 12 Exercice 13
Question 2.c Question 1


Tout d’abord la matrice M√est√inversible : en effet, pour X ∈ Mn,1 (R),

MX = 0 implique MX = M MX = 0 donc X = 0 puisque M est inversible.
√ −1 L’identité, plus généralement toute homothétie f = λ idE de rapport λ tel que
Il suffit alors de vérifier que la matrice N = M est symétrique positive telle |λ| 6 1 sont des contractions :
que N 2 = M −1 .
∀x ∈ E , kf (x)k = kλxk = |λ| kxk 6 kxk .
question 1.b. comme inverse de la
Elle est symétrique positive d’après la √
matrice symétrique positive inversible M.
√ −1 √ −1 √ √
On a N 2 = M M = ( M M)−1 = M −1 .

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Exercice 13 Q 2.a Exercice 13 Q 2.a

Exercice 13
Question 2.a

On raisonne par double implication. Pour x ∈ E de coordonnées x1 , . . . , xn dans la base e, on a alors :


P
n P
n
Si f est une contraction et λ une valeur propre de f , il existe x ∈ E \ {0} tel x= xi ei et f (x) = λi xi ei
que f (x) = λx et alors i=1 i=1

kxk > kf (x)k = kλxk = |λ| kxk d’où, vu l’expression de la norme en base orthonormale :
Pn P
n
d’où, puisque kxk > 0 car x 6= 0, |λ| 6 1. La condition est donc nécessaire. 2
kf (x)k = λ2i xi2 6
2
xi2 = kxk ,
i=1 i=1
Réciproquement, on suppose la condition satisfaite.
Puisque l’endomorphisme f est symétrique, il existe une base orthonormale et par suite kf (x)k 6 kxk : f est une contraction.
e = (e1 , . . . , en ) de E formée de vecteurs propres de f . Soient λ1 , . . . , λn les
valeurs propres associées, telles que |λi | 6 1 pour tout i ∈ J1, nK par
hypothèse.

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Exercice 13 Q 2.b Exercice 13 Q 3.a

Exercice 13 Exercice 13
Question 2.b Question 3.a

On conserve les notations de la question précédente. En notant


On vérifie que :
ΛP = sup |P(λ)| = max |P(λi )| , t t t
λ∈Sp(f ) 16i6n ( MM) = t M (t M) = t MM donc t MM est symétrique ;
t 2
on a de même : pour X ∈ Mn,1 (R), t X (t MM)X = (MX )(MX ) = kMX k > 0, où k·k
P
n P
n
P(f )(x) = xi P(f )(ei ) = xi P(λi )ei désigne la norme euclidienne canonique sur Mn,1 (R) ;
i=1 i=1
pour X ∈ Mn,1 (R) tel que t X (t MM)X = 0, on a kMX k = 0 d’où MX = 0
d’où : et, comme M est inversible, X = 0.
2 P
n P
n
2
kP(f )(x)k = xi2 P(λi )2 6 Λ2P xi2 = Λ2P kxk La matrice t MM est donc définie-positive.
i=1 i=1
d’où l’inégalité demandée.

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Exercice 13 Q 3.a Exercice 13 Q 3.b

Exercice 13
Question 3.b
Il existe donc une matrice P ∈ Gln (R) orthogonale et une matrice D ∈ Mn (R)
diagonale à coefficients diagonaux λ1 , . . . , λn strictement positifs telles que
t
MM = PD t P. √ √
À partir de ∆ = diag( λ1 , . . . , λn ), on construit alors une matrice S = P∆t P
vérifiant les propriétés suivantes :
t t
S est symétrique : t S = (P∆t P) = (t P)t ∆t P = P∆t P = S ; Il s’agit de vérifier que la matrice Ω = MS −1 est orthogonale. Or
S est définie-positive car elle√est semblable
√ (P est orthogonale) à ∆ donc t t
ΩΩ = (S −1 )t MMS −1 = S −1 S 2 S −1 = In ,
admet pour valeurs propres λ1 , . . . , λn , toutes strictement positives ;
2 t t 2t
enfin, S = P∆ PP∆ P = P∆ P = PD P = MM car P est orthogonale. t t d’où le résultat.

Remarque. On a utilisé la caractérisation des matrices définies-positives parmi les


matrices symétriques établie dans la question 1.a. de l’exercice 10. Elle est
également conséquence du corollaire 2.14 du cours.

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Exercice 13 Q 3.c Exercice 13 Q 3.d

Exercice 13 Exercice 13
Question 3.c Question 3.d

Soient (Ω1 , S1 ) et (Ω2 , S2 ) deux couples formés d’une matrice Ωi orthogonale et


d’une matrice Si symétrique définie-positive tels que M = Ωi Si pour i ∈ {1, 2}. Soient ω et s les endomorphismes de E représentés par les matrices Ω et S en
On a alors S12 = t MM = S22 puisque Ωi est orthogonale. base e. Pour x ∈ E et X la matrice colonne de ses coordonnées en base e, on a,
Comme S1 est symétrique réelle, il existe une base orthonormale X1 , . . . , Xn de sachant la matrice Ω orthogonale :
Mn,1 (R) formée de vecteurs propres de S1 . Soient λ1 , . . . , λn les valeurs propres 2 t
kω(x)k = (ΩX )(ΩX ) = t X t ΩΩX = t XX = kxk
2

associées. Pour i ∈ J1, nK donné, on a :


d’après l’expression de la norme en base orthonormale. Ainsi ω préserve la norme
S22 Xi = S12 Xi = λ2i Xi (on dit que c’est une isométrie), d’où :

soit kf (x)k = ω s(x) = ks(x)k .
0 = (S22 − λ2i In )Xi = (S2 + λi In )(S2 − λi In )Xi
où S2 + λi In est inversible puisque −λi 6 0 n’est pas valeur propre de la matrice Par suite, f est une contraction si, et seulement si, s est une contraction
définie-positive S2 . Par suite, (S2 − λi In )Xi = 0 i.e. S2 Xi = λi Xi . c’est-à-dire, d’après la question 2.a., si, et seulement si, pour toute valeur propre
Ainsi S1 Xi = S2 Xi pour tout i ∈ J1, nK et, comme (X1 , . . . , Xn ) est une base de λ de s, on a |λ| 6 1.
Mn,1 (R), il en résulte que S1 = S2 . On a alors Ωi = MS −1 d’où l’unicité du
couple (Ω, S).

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Exercice 14 Q 1.a Exercice 14 Q 1.b

Exercice 14 Exercice 14
Question 1.a Question 1.b

Pour P ∈ Rn [X ], la relation ϕ(P) = 0 équivaut à


Z 1
∀k ∈ J0, nK , P(t)t k dt = 0. (∗)
0
Par construction, l’application ϕ est à valeurs dans Rn [X ]. Elle est linéaire par
linéarité de l’intégrale. C’est donc un endomorphisme de Rn [X ]. Cela signifie que P est orthogonal aux monômes 1, X , . . . , X n pour le produit
scalaire Z 1
(Q1 , Q2 ) ∈ Rn [X ] 7−→ hQ1 , Q2 i = Q1 (t)Q2 (t) dt.
0
Il est alors orthogonal à tout vecteur de Rn [X ], donc en particulier à lui-même, ce
qui implique P = 0. Ainsi Ker ϕ = {0} et ϕ est injective.

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Exercice 14 Q 1.b Exercice 14 Q 2.a

Exercice 14
Question 2.a

Pn
Remarque. Ce raisonnement peut être mené « à la main » : si P = k=0 ak X
k

alors, en multipliant (∗) par ak puis en sommant, on obtient


Z 1 Z 1
P
n
P(t)2 dt = ak P(t)t k dt = 0, La matrice M a pour coefficient générique
0 k=0 0 Z 1
1
2
d’où l’on déduit que la fonction t 7−→ P(t) , continue et positive, est mi,j = t j t i dt = , 0 6 i, j 6 n.
0 i +j +1
identiquement nulle sur [0, 1]. Le polynôme P, qui admet ainsi une infinité de
racines, est donc nul. Elle est donc symétrique réelle, et par suite diagonalisable.

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Exercice 14 Q 2.b Exercice 14 Q3

Exercice 14 Exercice 14
Question 2.b Question 3

Si λ ∈ R est valeur propre de M et si U ∈ Mn+1,1 (R) est une colonne propre


associée, on a donc
Il vient : 0 6 t UMU = λt UU = λ kUk
2
Z 1  
t P P où k·k désigne la norme euclidienne canonique sur Mn+1,1 (R). Comme U 6= 0, on
UMU = mi,j ui uj = ui uj t i+j dt
06i,j6n 0 06i,j6n en déduit que λ > 0. Enfin, M étant inversible d’après 1.b., 0 n’en est pas valeur
Z 1 P
n 2 propre et l’on peut donc conclure que toutes les valeurs propres de M sont
= ui t i dt. strictement positives.
0 i=0
Remarque. On peut aussi s’appuyer sur le cours en remarquant que d’après 2.b.,
la forme bilinéaire canoniquement associée à la matrice symétrique M est positive.
Dans ces conditions, toutes les valeurs propres de M sont positives ou nulles.

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Exercice 14 Q4 Exercice 15 Q1

Exercice 14 Exercice 15
Question 4 Question 1

L’endomorphisme f étant symétrique, il existe une base orthonormale


Puisque M est diagonalisable, sa trace est somme de ses valeurs propres répétées e = (e1 , . . . , en ) formée de vecteurs propres de f . On note λ1 , . . . , λn les valeurs
avec multiplicité (i.e. autant de fois qu’elles figurent sur la diagonale d’une propres associées, positives ou nulles puisque f est symétrique positif.
matrice diagonale semblable à M). En notant λn la plus petite des valeurs propres Soit x ∈ E de coordonnées (x1 , . . . , xn ) dans la base e. On a :
de M, on a donc : Pn P
n
P
n 1 x= xi ei et f (x) = λi xi ei
(n + 1)λn 6 tr M = i=1 i=1
k=0 2k + 1 d’où, d’après l’expression du produit scalaire en base orthonormale,
d’où par comparaison série-intégrale :
Z Pn
P 1
1 2n+1 1  P k dt 
2n+1 hx, f (x)i = λi xi2 .
0 6 λn 6 6 1+ i=1
n + 1 k=1 k n+1 k=2 k−1 t
1 + ln(2n + 1) La condition hx, f (x)i = 0 est clairement nécessaire pour que x ∈ Ker f i.e.
6 −−−→ 0.
n+1 n→∞ P si hx, f (x)i = 0 alors pour tout i ∈ J1, nK, λi = 0 ou
f (x) = 0. Réciproquement,
xi = 0 et alors f (x) = i λi xi ei = 0 c’est-à-dire x ∈ Ker f .
On en déduit par encadrement que λn tend vers 0 lorsque n → ∞.
Remarque. Si l’on ordonne les λi pour que λ1 = · · · = λp = 0 et λp+1 , . . . , λn
soient non nuls, alors Ker f est le sous-espace de base (e1 , . . . , ep ).

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Exercice 15 Q2 Exercice 16 Q1

Exercice 15 Exercice 16
Question 2 Question 1

Soit f l’endomorphisme de Mn,1 (R) canoniquement associé à S. Comme il est


représenté en base canonique, orthonormale, par la matrice S ∈ S+ Soit q : X ∈ Mn,1 (R) 7−→ t XAX la forme quadratique canoniquement associée à
n (R), il est
symétrique positif. la matrice A.
Pour X ∈ Mn,1 (R) et Y = AX , on a Pour X ∈ R, on a
t
hY , f (Y )i = hY , SY i = t YSY = t X t ASAX = 0 q(X ) = t XAX = (t XAX ) = t X t AX = −t XAX = −q(X )

par hypothèse d’où, d’après la question 1., Y ∈ Ker f = Ker S ce qui établit puisque A est antisymétrique, d’où l’on déduit que q(X ) = 0.
l’inclusion attendue : Im A ⊂ Ker S.

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Exercice 16 Q2 Exercice 17 Q1

Exercice 16 Exercice 17
Question 2 Question 1

Si X ∈ Mn,1 (R) est tel que (S + A)X = 0, alors On obtient Ma Ui = λi Ui pour tout i ∈ {1, 2, 3}, où
√ √
0 = t X (S + A)X = t XSX + t XAX = t XSX . λ1 = 1, λ2 = 3 + a 2 et λ3 = 3 − a 2.
Comme la matrice S est définie-positive, cela implique X = 0. En d’autres termes, les colonnes U1 , U2 et U3 sont propres pour Ma associées aux
La matrice S + A est donc inversible. valeurs propres λ1 , λ2 et λ3 .

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Exercice 17 Q2 Exercice 17 Q3

Exercice 17 Exercice 17
Question 2 Question 3

La question 1. fournit trois colonnes propres U1 , U2 et U3 . Elles sont linéairement


indépendantes car indépendantes de a et, pour a 6= 0, associées à des valeurs
propres deux-à-deux distinctes de Ma . Ainsi la famille (U1 , U2 , U3 ) est libre
La matrice Ma étant symétrique, la forme bilinéaire ϕa est symétrique. Elle
maximale : c’est une base de M3,1 (R) formée de colonnes propres de Ma . La
constitue donc un produit scalaire si, et seulement si, elle est définie-positive
matrice de passage  
−1 √1 1 c’est-à-dire, d’après le cours, si, et seulement si, ses valeurs propres sont
√ strictement positives, ce qui équivaut à :
P= 0 2 − 2  √
1 1 1 3 + a √2 > 0 3 3
⇐⇒ − √ < a < √ .
de la base canonique à la base (U1 , U2 , U3 ) est donc inversible et vérifie, d’après la 3−a 2>0 2 2
formule de changement de base appliquée à l’endomorphisme canoniquement On suppose ces conditions satisfaites dans la suite. On parle de ϕa -orthogonalité
associé à Ma : pour le produit scalaire ϕa et d’orthogonalité pour le produit scalaire canonique.
 
1 0√ 0
P −1 Ma P = Da = 0 3 + a 2 0√ .
0 0 3−a 2

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Exercice 17 Q3 Exercice 17 Q3

Les vecteurs U1 , U2 et U3 étant orthogonaux (car propres pour Ma symétrique,


associés à des valeurs propres deux-à-deux distinctes, du moins pour a 6= 0), on La base (V1 , V2 , V3 ) est ϕa -orthogonale puisque la matrice Da est diagonale. En
obtient par normalisation une base orthonormale (V1 , V2 , V3 ) de M3,1 (R), dans normalisant ses vecteurs, on obtient donc une base ϕa -orthonormale :
   
laquelle le produit scalaire ϕa est représenté, d’après la formule de changement de
1
−1
1 1 √1
base pour les formes bilinéaires, par la matrice W1 = V1 = √  0  , W2 = p √ V2 = p √  2
  2 1 3+a 2 2 3+a 2 1
1 0√ 0  
t
QMa Q = Q −1 Ma Q = Da = 0 3 + a 2 0√ 
1 1
1

0 0 3−a 2 et W3 = p √ V3 = p √  − 2 . 
3−a 2 2 3−a 2 1
où Q est la matrice de passage de la base canonique à la base (V1 , V2 , V3 ),
orthogonale puisque ces deux bases sont orthonormales.

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Exercice 18 Q2 Exercice 18 Q2

Exercice 18
Question 2
 
0 1 −2λ2 − 4λ + 23
La matrice symétrique associée à q2 est rg(A − λI3 ) = rg  0 0 P(λ) 
  L2 ←L2 +(λ−1)L1
1 1 − 12 − 12 0 1−λ
A= 1 1 0 .  
0 0 P(λ)
− 12 0 1 = rg  0 1 −2λ2 − 4λ + 23 
L1 ↔L2
Symétrique réelle, cette matrice est diagonalisable avec des sous-espaces propres − 12 0 1−λ
supplémentaires orthogonaux. On en détermine les valeurs propres : pour λ ∈ R, où
  7 1 1
1−λ 1 − 12 P(λ) = 2λ3 − 6λ2 + λ + = (λ − 1)(4λ2 − 8λ − 1).
rg(A − λI3 ) = rg  1 1−λ 0  2 2 2
Les valeurs propres de A sont les réels λ tels que rg(A − λI3 ) < 3√c’est-à-dire
− 12 0 1−λ √
  P(λ) = 0. La matrice A admet donc pour valeurs propres 1, 1 + 25 et 1 − 25 .
0 1 −2λ2 − 4λ + 23 Comme la troisième est négative, la forme bilinéaire canoniquement associée à A
= rg  0 1 − λ 2 − 2λ 
n’est pas définie-positive et q n’est donc pas une norme euclidienne.
L1 ←L1 +2(1−λ)L3
L2 ←L2 +2L3 − 12 0 1−λ

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