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Les banque participatives

L’offre des produits (alternatifs) islamiques par les banques classiques n’est pas convaincante pour
les pratiquants qui ont l’impression d’acheter de la viande supposée halal à un boucher qui vend du
porc.Bank Al Maghrib, en interdisant l’utilisation dans la compagne publicitaire de l’argument
religieux ne fait que renforcer cette impression; d’autant plus que la publicité destinée à ces produits
est presque inexistante.L’absence de «Majliss Oulama» dans le domaine de l’information, en
prenant des avis clairs quant à la conformité à la charia des produits financiers classiques et
celles de la finance islamique sème la confusion, et rend indécis le citoyen marocain.-Le faible
engagement des autorités gouvernementalesLa loi bancaire13permet à Bank al Marghrib d’exercer
un contrôle sur l’entrée et sortie du marché bancaire, l’article 4de cette loiautorise seulement les
opérations bancaires dont l’exercice n’est pas de nature à empêcher, restreindre ou fausser le jeu de
la concurrence. Ave l'introduction de la finance islamique, il y’a le risque d’introduction de banques
géantes ce quipeut déséquilibrer le marché bancaire national selon certains. Mais le risque est
couru plutôt par les quelques famillesqui monopolisent le marché de la finance au Maroc est non
par l’économi

nque non agrée enqualité d’établissement de crédit.14Projet de loi relative aux établissements de
crédit et organismes assimilés, juillet 2012.

Yahya ZAHIRI La finance islamique et lesdéfis de développement | 103Le Maroc doit tirer des
enseignements des expériences des autre pays en adoptant un système dualiste où
cohabiteraient les deux modes de financement, ce qui ne l’empêcherait pas de se glisser
progressivement vers un système totalement islamique.En Malaisie par exemple, où cohabitent
les deux systèmes, on a vu le nombre des banques islamiques augmenter de 2 à 11 banques entre
2001 et 2007. Inversement le nombre de banques classiques a régressé de quatorze à sept. Le
nombre d’agence est monté de 800 à 807 durant la même période.Le total des actifs a augmenté au
cours de la même période en passant de 8,22% à 12,80%. Le total des financements a augmenté
de 6,53% à 13,96% et les dépôts se sont élevés15de 9,50% à 14,02%.Dans les autre pays tels,
Bahreïn, l’Arabie Saoudite, et même dans les pays occidentaux, la finance islamique connaît un
essor énorme. Souvent les deux systèmes cohabitent sans danger l’un pour l’autre, chacun
présentant ses propres produits et certains présentant les deux à la fois, et chacun à ses propres
clients.-Créer un environnement favorable Le gouvernement en Malaisie a proposé une
panoplie de mesures attractives notamment en matièrefiscale en exonérant les revenues des
experts étrangers en finance

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