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INTRODUCTION GENERALE 

ENS 1-2-3

Le Maroc est un pays qui s’adhère complètement dans une vision purement capitaliste, pour garantir
un bon climat pour les affaires il faut que les règles de droit en matière des affaires traitent tous les
points concernant le buisines ainsi que celles-ci doivent fournir une aide pour la compétitivité des
entreprises marocaines

Aujourd’hui l’Etat marocain n’est qu’un état régulateur de l’activité économique donc toute
personne qui désire lancer son buisines peut le faire dans le cadre de la liberté d’entreprendre à fin
de stimuler l’esprit d’innovation et d’augmenter l’investissement pour des raisons d’ordre
économiques.

Ce principe est garanti par la constitution marocaine qui est une source de droit dans notre pays

Le texte constitutionnel aborde la liberté d’entreprendre en 3 axes essentiels :

 Liberté d’accès au marché : Ce pendant certains secteurs exigent des conditions bien
particulières tels que le diplôme (secteur pharmaceutique)
 Liberté de gestion et de choix de structure juridique : Il faut bien noter que personne ne peut
s’immiscer dans la gestion de l’entreprise, ce pendant toute faute de gestion ou un acte qui
sera nuisible à l’ordre public est sanctionné,

NB : EXERCER UNE ACTIVITE FINANCIERE OU ASSURANCE EXIGE QU’ON CHOISI LA SOCIETE
ANONYME, AUTREMENT DIT L’OBJET SOCIAL D’UNE SARL OU SNC NE PEUT JAMAIS S’INSCRIRE
DANS UNE ACTIVITE FINANCIERE

 Liberté de concurrence : Toute entreprise a le droit de nuire et d’attaquer ses concurrent


mais cela doit se faire de façon loyale, il faut éviter les pratiques anti-concurrentielles
(Dumping, parasitisme, ententes illicites)

Avant de se lancer dans le droit il convient de définir le terme ainsi que de statuer sur les
disciplines du droit des affaires

Le terme droit signifie tout simplement les règles et les lois qui régissent et règlementent un
domaine précis

On peut appliquer cette définition sur le droit des affaires. On peut le définir comme les règles et
les lois qui régissent les activités économiques en leurs globalités (Buisines dans toutes ses
dimensions).

Donc le droit des affaires est un océan de règles et de lois qui concernent plusieurs disciplines

Droit des sociétés, Droit comptable et fiscal, Droit de travail, loi sur la concurrence et de la liberté
des prix, droit des consommateurs)

Avant de se plonger sur les règles et les lois concernant chaque discipline il convient de définir et
de statuer sur la personne qui peut être commerçante
 Le commerçant
C’est une personne qui exerce des actes de commerce de manière habituelle (répétitive)
pour soie même et pour son propre compte.
Avant de lister et de définir les actes de commerce il faut noter que pour être
commerçant il faut qu’il ait le caractère de répétitivité, cependant le commercial dans
une entreprise n’est par commerçant car il vend pour le compte de la société.

Apres l’observation de ses deux conditions il faut donc comprendre les actes de
commerce
L’article 6 du code de commerce ne donne pas une définition bien précise par rapport à
ses actes mais il donne une liste qui n’est pas exhaustive
-Les actes de commerces :
 Par nature
On peut distinguer si l’opération fait l’objet d’un commerce juste en observant sa nature
Ces dernières se divisent en 3 principales opérations

 Opérations sur marchandises :


Achat pour vendre
Achat pour louer
Louer pour sous louer

 Opérations financières :
Banque, assurance…

 Opérations d’intermédiation
Commissionnaire, courtage
Mais au fur et à mesure certaines activités apparaissent peut être qu’on ne pourra pas les
classifier au niveau de ces 3 catégories
Donc il y’a un caractère plus important est plus clair c’est la forme
 Actes de commerces par la forme
Dès qu’on crée une société sa forme montre qu’elle est commerciale (SARL etc…)
Ainsi que l’utilisation des effets de commerce est une opération commerciale par sa forme
 Actes de commerce par accessoire :
Création de compte bancaire personnel mais l’utilisation ça sera pour des besoins
commerciaux.
Les conditions objectives sont relatives à la fois aux personnes physiques et personnes
morales
Ensuite il y’a les conditions subjectives qui sont relatives à la personne physique qui veut
s’établir commerçante
Ces conditions visent à protéger à la fois l’ordre public ainsi que le commerçant lui-même
car l’activité commerciale est basée sur le hasard elle est très risquée donc il faut
observer certaines conditions avant que la personne s’établisse commerçante
 Interdictions
Pour qu’une personne soie commerçante il ne faut pas qu’elle soit interdite :
Les interdictions sont en nombre de 3 :
1. Légales :
La loi stipule que les personnes mineures ne peuvent pas s’établir commerçantes Cependant
elles peuvent être associées dans les sociétés de capitaux ou la Sarl sous leurs tuteurs
Ainsi que les personnes dont les facultés morales sont altérées ne peuvent pas exercer le
commerce
2. Conventionnelle :
La convention résulte d’un accord ou d’un consensus entre 2 ou plusieurs personnes Il se
peut qu’on insère des clauses dans un contrat (paragraphe) pour interdire une personne de
faire quelque chose
3. Judiciaires :
Généralement elles sont permanentes se sont des sanctions accessoires a des sanctions
pénales ou civiles elles concernent des personnes frauduleuses ou celles qui ne respectent
pas les bonnes mœurs, un commerçant est tenu par obligation de respecter l’environnement
le consommateur etc. donc toute infraction peut donner lieu à une interdiction à terme non
échu.
 Déchéances :
Une personne ne peut s’établir commerçante qu’après avoir honoré ses dettes donc elle
sera déchue de son statut de manière temporaire.
 Incompatibilités :
Jamais un fonctionnaire ne peut s’établir commerçant car le fonctionnaire il travaille pour
l’utilité et le bien du peuple et l’activité commerciale est basée sur le lucre il est donc
incompatible d’exercer les deux à la fois, cependant le fonctionnaire peut être un associé
ou actionnaire dans les sociétés de capitaux
Pourquoi ces conditions subjectives ont été mises en place ? Parce que généralement les
commerçant personnes physiques et les commerçants associés dans les sociétés de
personnes supportent un risque énorme qui est la responsabilité illimitée
Responsabilité en matière de sociétés commerciale
 Entrepreneurs individuels commerçant et sociétés de personnes
Les associés dans les sociétés de personnes sont indéfiniment responsables et solidaires
vis-à-vis des créanciers sociaux 
En cas de cessation de paiements et que le patrimoine social ne permet pas de payer les
dettes on va se diriger vers le patrimoine personnel des associés Mais de façon solidaire
C'est-à-dire qu’on va se diriger vers le plus solvable et le forcer à nous payer la créance
par la suite il peut se retourner vers ses coassociés.
 Sociétés de capitaux et Sarl (hybride)
Dans ces types de sociétés la responsabilité est limitée aux apports initiaux.
Exception : Si on arrive à prouver qu’un associé ou un gérant ont engendré la cessation de
paiement (la faillite) dans ce cas-là ils ne seront plus protégés par la forme de la société

La responsabilité devient illimitée.

La première distinction qui est majeure entre les deux familles de sociétés c’est la
responsabilité.

Apres avoir distingué entre la responsabilité limitée et illimitée il convient maintenant de


définir c’est quoi une société.

L’article 982 du dahir des obligations et des contrats dit que

La société est un contrat par lequel deux ou plusieurs personnes mettent en commun leurs biens ou leur travail
ou tous les deux à la fois en vue de partager le bénéfice qui pourra en résulter ».

Il faut maintenant analyser cette définition

La société est un contrat, pour que le contrat de société soit valable il faut qu’il obéisse à certaines conditions
de forme et de fonds 

-Conditions de fond  :

I. Consentement exempt des vices :

Les personnes doivent se contracter sur les bases des informations claires et de manière
libre
On dit que le contrat doit être exempt des vices cachés Pour obéir à cette condition il ne faut
pas que le contrat soit basé sur le dol ou la violence

II. Objet social licite

L’objet social se définit comme le champ d’activité que les fondateurs souhaitent exercer via
leur société (Il est plus large que l’activité sociale bien précise)

Exemple  objet social d’addoha tel qu’il est définit dans les statuts de cette dernière

La société a pour objet : Directement. Soit pour elle-même. Soit en participation. Soit pour un
tiers au Maroc ou dans tout autre pays : - toutes opérations de promotion immobilière telles
que définies par le dahir n°1.85.100 du 17 août 1985 portant promulgation de la loi n°15-85
instituant des mesures d'encouragement aux investissements immobiliers et. Plus
particulièrement. - l'acquisition de tous terrains. Bâtis ou non bâtis. Ainsi que de toute
propriété sise au Maroc ; - l'exploitation et la mise en valeur desdits terrains au moyen
notamment d'opérations de lotissement. viabilisation. Aménagement. Équipement et de
l'édification de construction à usage d'habitation. Commercial. Professionnel. Industriel ou
autre ; la transformation des biens immeubles. Leur vente en copropriété par lot ou unité ; la
rédaction d'actes constatant la mutation de tout bien immobilier ; la constitution et la gestion
de syndicat de tout immeuble conformément à la réglementation des immeubles en
copropriété et toute opération y afférentes. Y compris l'exercice de la fonction de syndic ; et.
Plus généralement. Toutes opérations mobilières ou immobilières qui pourraient se rattacher
directement ou indirectement à l’objet de la société.

Activité sociale tel qu’elle est définie par les statuts

Participation et promotion immobilières 

Voyons bien que l’objet est extrêmement large en cas d’extinction ou de saturation de l’activité
principale addoha peut exercer un autre métier qui relève de son objet social sans que celle-ci soit
dissoute.

III. Cause licite

C’est l’intention des dirigeants derrière la création de la société si c’est illicite (financer une
organisation terroriste par exemple) le contrat est frappé de nullité

IV. Capacité légale

Diffère de chaque type de sociétés les associés commerçants (sociétés de personnes) doivent
être majeurs mais les associés dans les sociétés de capitaux peuvent ne pas avoir l’âge requis
pour être majeur mais doivent être sous leurs tuteur.

Pourquoi ?

La responsabilité va au-delà des apports sociaux dans les sociétés de personnes on exige à ce
que le mineur ne soit pas associé pour lui protéger en cas de faillite
V. Apports

Les apports forment le capital social.

Le capital social est le gage exclusif des créanciers sociaux, pour cela il faut que les apports
en nature soient correctement évalués

Il se peut que les associés évaluent à la création ou pendant la vie sociale eux même les
apports en nature si ces derniers ne dépassent pas 50% du capital social ou l’apport lui-même
ne dépasse pas 100000 MAD Mais Il y’a des problèmes qui peuvent être engendré

1-Sur-évaluation : Dans le cas où les associés augmentent artificiellement la valeur du capital


social, Dans ce cas on induit en erreur les créanciers de l’entreprise. Comme si on leurs
informent qu’ils ont une garantie plus élevée alors que ce n’est pas le cas (GAGE EXCLUSIF
DES CREANCIERS SOCIAUX)

2-Sous-évaluation : Nuisible à la société elle-même il se peut que les tiers jugent que la
société n’est pas suffisamment capitalisée donc en cas de faillite ils ne vont pas récupérer
leurs créances. La sous-évaluation va donc décourager les tiers à traiter avec la société.

 Les apports en numéraire présentent mois de problèmes c’est le type d’apport le plus
simple, ce pendant parmi les obligations des actionnaires c’est la libération de la
promesse.

Apports en industrie ne rentrent pas dans la formation de capital puisque ce dernier ne peut
pas être évalué ainsi qu’il n’est pas vendable (CAPITAL SOCIAL EST LE GAGE
EXCLUSIF DES CREANCIERS SOCIAUX

VI. Recherche de bénéfices :

Le contrat de société n’est pas comme tout type de contrat il se distingue par la recherche du
lucre, contrairement à un contrat d’association par exemple.

VII. Contribution aux pertes et obligation à la dette


 Contribution aux pertes

Les actionnaires et les associés des sociétés ou la responsabilité est limitée sont tenues de
contribuer aux pertes au moment de dissolution de la société c'est-à-dire renoncer à leurs
apports initiaux jusqu’à remboursement des créanciers sociaux et s’il reste un reliquat ils
vont le partager selon leurs proportion dans le capital social (BONI DE LIQUIDATION)

 Obligation à la dette :

Concernent les commerçant personnes physiques et les associés des sociétés de personnes
(commerçants)

Au courant de la vie sociale s’il y’a une dette qui ne peut être remboursée les créanciers
peuvent intenter une action en justice à fin de demander le remboursement de leurs
créances par le patrimoine personnel des associés (solidarité et responsabilité illimitée)
VIII. Affectio-societatis

C’est une condition de fond de source jurisprudentielle, Il s’agit de la fraternité et la


contribution des associés à fin de garantir le bon fonctionnement de la société

Les sociétés peuvent être amenées à la dissolution en cas d’absence d’affectio-societatis

Conditions de forme

 Etape 1: Certificat négatif. ...


 Etape 2 : Établissement des statuts. ...
 Etape 3 : Établissement des bulletins de souscription. ...
 Etape 4 : Blocage du montant du capital libéré ...
 Etape 5 : Établissement des déclarations Souscription/Versement. ...
 Etape 6 : Dépôt des actes de création et formalités d'enregistrement.
 Etape 7 : Inscription à la patente et l’identifiant fiscal
 Etape 8 : Immatriculation au registre de commerce
 Etape 9 : Affiliation à la CNSS
 Etape 10 : Publications officielles
Aujourd’hui le guichet unique dans le centre régional d’investissement s’occupe des
formalités pour la création de la société.

Notions :
Dissolution : c’est la radiation du registre de commerce
Liquidation : C’est transformer les actifs de la société en liquidité pour payer les passifs
Dumping : Pratique anti-concurrentielle qui consiste à vendre à perte à fin d’écarter les
concurrents ensuite hausser les prix (Ilot de pertes dans un océan de gains)
Gentleman-agreement (ententes illicites) : S’entendre de ne pas se concurrencer. Nuisible
aux consommateurs car la concurrence est une source d’innovation et de baisse de prix.
Parasitisme : Copier une marque ou enseigne (se nourrir sur l’effort des autres)  

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