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La logistique et de la chaîne logistique

1 Histoire et définitions de la logistique et la chaîne logistique

1.1 Histoire de la logistique

Le terme « logistique » vient d’un mot grec qui signifie l’art du raisonnement et du calcul
(Pons, 1996). La logistique est apparue en premier lieu dans un contexte militaire qui concernait
tout ce qui est nécessaire (physiquement) à l’application sur le terrain des décisions stratégiques
et tactiques. Certains remontent même jusqu’au temps d’Alexandre le Grand (Engles, 1978) et
ils mettent en évidence le sens qu’il avait pour gérer la chaîne logistique de son armée. On peut
dire qu’Alexandre le Grand était un précurseur.
Après la logistique militaire vint la logistique industrielle, celle-ci repose plus particulièrement
sur les activités de soutien à la production. Elle est apparue à la fin de la seconde guerre
mondiale, notamment avec la reconversion dans les entreprises des spécialistes militaires de la
logistique. Le concept de logistique a évolué avec l’évolution du marché et des systèmes
industriels.

Depuis, 19ème siècle, le développement du terme logistique a prend son chemin. Ce terme est
entré dans le langage courant à partir du début des années quatre-vingt-dix. La presse a, à partir
de cette période, démocratisé le mot en parlant de « soutien logistique » dans le cadre d’actions
militaires ou humanitaires. Il est classiquement reconnu qu’une des principales organisations
logistiques à caractère militaire du 20ème siècle fut la coordination du débarquement des troupes
alliées en Normandie en juin 1944 (Lyonnet & Senkel, 2015).

Jusqu’aux années 70, la logistique n’avait que peu d’importance dans la gestion des entreprises,
considérée comme une fonction secondaire, limitée aux tâches d'exécution dans des entrepôts et
sur les quais d'expédition. Mais la logistique est ensuite comprise comme un lien opérationnel
entre les différentes activités de l'entreprise, assurant la cohérence et la fiabilité des flux-matière,
en vue de la qualité du service aux clients tout en permettant l'optimisation des ressources et la
réduction des coûts.
Aujourd’hui, le terme « logistique » recouvre des interprétations diverses, et certains pensent
que le concept de la logistique est une problématique en soi (Moller, 1995). Un synonyme de «
logistique » pourrait être « gestion des flux » mais la logistique ne se limite pas à la gestion des
flux, elle nécessite également la conception de systèmes physiques qui vont créer et déplacer les
flux, de manière interne sur un même site de production ou de manière externe entre plusieurs
sites de production au sein d’un groupe ou d’un réseau d’entreprises.

1.2 Définitions de la logistique et de la chaîne logistique :

Le terme logistique est polysémique, les définitions académiques et professionnelles différant


selon le contexte où on emploie ce terme.
Dans un premier lieu, la définition du Petit Rober (1993) pour la logistique est :
Logistique (le nouveau Petit Robert, 1993) : n. f. et adj. Art de combiner tous les moyens de
transport, de ravitaillement et de logement des troupes ou ensemble de moyens et de méthodes
concernant l’organisation d’un service, d’une entreprise et spécialement les flux de matières
avant, pendant et après une production.

De nombreuses définitions mettent l’accent sur le terme « Chain » et identifient l’ensemble des
éléments (acteurs et flux) existant au sein d’une chaîne logistique.

Une chaîne logistique est ainsi vue comme un système de fournisseurs, de producteurs, de sous-
traitants, de distributeurs, de détaillants et de clients entre lesquels s’échangent des flux matériels
de l’amont vers l’aval, des flux d’informations dans les deux sens et des flux financiers de l’aval
vers l’amont. Ces chaînes logistiques existent aussi bien dans les organisations de service que dans
celles de production. Il existe également une vision plus opérationnelle de la chaîne logistique qui
souligne davantage les processus d’une supply Chain. Alors la chaîne logistique d’un produit fini
est comme un réseau d’installations qui assure les fonctions d’approvisionnement en matières
premières, de transformation de ces matières premières en composants puis en produits finis, et de
distribution du produit fini vers le client.

Ensuite, la définition officielle de l'association française de la normalisation AFNOR (norme X


50-600) dit de la logistique qu’elle est une fonction « dont la finalité est la satisfaction des
besoins exprimés ou latents, aux meilleures conditions économiques pour l’entreprise et pour un
niveau de service déterminé. Les besoins sont de nature interne (approvisionnement de biens et
de services pour assurer le fonctionnement de l’entreprise) ou externe (satisfaction des clients).
La logistique fait appel à plusieurs métiers et savoir-faire qui concourent à la gestion et à la
maîtrise des flux physiques et d’informations ainsi que des moyens » (Ministère de l’Écologie du
Développement durable et de l’énergie, 2015)

Finalement, L’Association Française de la Supply Chain et de la Logistique (ASLOG) définit la


logistique comme étant « l'art et la manière de mettre à disposition un produit donné au bon
moment, au bon endroit, au moindre coût et avec la meilleure qualité» (ASLOG, n.d.), ainsi que,
certains travaux insistent d’avantage sur la finalité d’une chaîne logistique et introduisant la
notion de performance ; cette performance étant principalement caractérisée par la satisfaction du
client final. Une chaîne logistique est alors définie comme un réseau global d’organisations qui
coopèrent pour réduire les coûts et augmenter la vitesse des flux de matière et d’informations
entre les fournisseurs et les clients. Fenies et Gourgand (2004) complètent cette vision de la
chaîne logistique en distinguant la performance collective (optimisation globale du
fonctionnement de la supply chain) et la performance individuelle (maximisation du profit d’une
entité).

De longue date, le grand public méconnait les activités des transports de marchandise et de la
logistique a fortiori de la Supply Chain, considérant qu’il s’agit avant tout d’intendance,
d’activités de manutention et d’acheminement routier. En pratique, il s’agit d’un des écosystèmes
majeurs de l'économie. Il couvre les activités de transport et prestation logistique, internes ou
externalisées, des établissements de l’Industrie, du Négoce et de la Distribution, les
professionnels des transports et de la logistique, auxquels se rajoutent ceux d’activités associées,
au service des premiers et au développement de ces secteurs ou filières. En effet, la logistique
doit coordonné tous les processus organisationnels, administratifs et de gestion afin d'assurer
qu'un produit ou un service sera livré ont mis à disposition pour le bon destinataire, dans les
meilleurs délais en bonne qualité et avec le coût le plus compétitif.

Tous les articles (marchandises, matières premières, produits semi-finis et produits finis)
poursuivent un chemin tout au lent de leurs déplacement. Afin d'assurer une bonne gestion des
flux physiques et d'informations de ceux-ci, la phase entre le fournisseur et ses clients contient
plusieurs étapes à savoir : les activités d'approvisionnement, le stockage, le transport aux unités
de production (usines) selon les besoins, le conditionnement et le l'emballage, la gestion des
stocks de produits finis et finalement la livraison au consommateur finals. L'ensemble de ces
étapes constituent ce qu'on appelle une chaîne logistique globale.

La chaîne d’approvisionnement ou logistique se définit comme « un réseau d’entreprises en


interaction dont l’objectif est de livrer un produit ou un service à l’utilisateur final, en intégrant
les flux à partir des matières premières jusqu’à la livraison du produit fini » (Hassan, 2009).

La définition la plus fréquemment rencontrée dans la littérature est celle de LEE et


BILLINGTON (LEE & BILLINGTON, 1995)qui définit la chaîne logistique comme « un réseau
d’installations qui assure les fonctions d’approvisionnement en matières premières, le transport
de ces matières premières, la transformation de ces matières premières en composants puis en
produits finis, la distribution du produit fini chez le client ».
De fait, le Supply Chain Management selon MENTZER (Mentzer, Keebler, Nix, Smith, &
Zacharia, 2001) est « la coordination systémique, stratégique et la gestion tactique des actions
au sein des départements d'une organisation particulière, ainsi que des affaires menées à
l'intérieur de la chaîne d'approvisionnement ». Elle a pour but « d'améliorer la performance à
long terme de chaque organisation et de la chaîne d'approvisionnement des organisations dans
leur ensemble».
En effet, une chaîne logistique regroupe plusieurs activités à savoir celles qui sont considérées
comme partie visible (la gestion des entrepôts, des colis, le transport des produits et la livraison
des marchandises) et une autre partie profondeur comme la montre le tableau.1 ci-dessus. Pour
assurer le bon fonctionnement de cette chaîne, l'ensemble des éléments quelle contient doivent
interagissent et participent entre eux toutes les informations associés aux flux physique de
matières.

1-3 Le système logistique :

On définit un système comme un « Ensemble de procédés, de pratiques organisées, destinés à


assurer une fonction définie ». Le système logistique est donc l’ensemble des procédés, de
moyens et des pratiques destinés à assurer une fonction logistique.
Suite à nos travaux de recherche, une analyse du système logistique nous a conduits à adopter
deux approches de décomposition : une décomposition par fonction et une décomposition par
processus.

A- Décomposition du système logistique par fonction :

La décomposition du système logistique par fonction est essentiellement orientée vers les
missions principales de la logistique. Il permet de ressortir d’une part des fonctions
opérationnelles (approvisionnement fabrication et distribution), et d’autre part des fonctions
d’appui. Ces dernières se caractérisent par le fait qu’elles ne font pas parties du cœur de métier
de l’entreprise. Les fonctions d’appui soutiennent et accompagnent simplement les fonctions
opérationnelles dans leurs missions.
Les fonctions du système logistique sont à leur tout formées d’activités (ce que l’on gère dans la
fonction) et une activité ensuite est réalisée par différents acteurs qui exercent chacun un métier.

B- Décomposition du système logistique par processus :

La décomposition du système logistique par processus est une analyse directive qui s’intéresse
essentiellement aux activités (ce que l’on gère), à l’agencement des tâches, à la planification des
temps et des quantités…

* B1- Comprendre les processus logistiques :

Un processus est un « ensemble cohérent d’activités, disposant de ressources, et alimenté par des
entrées, qui sont transformées en sorties en y rajoutant une valeur ajouté pour le client ». En
d’autres termes, un processus est une ou plusieurs activités qu’une entreprise met en œuvre pour
transformer une demande en produit (bien ou prestation de service) qui satisferont cette
demande.

*B2- Comprendre les types de processus logistiques


Nous avons évoqué plus haut le lien entre « activité » et « processus », le processus étant le
déroulement de l’activité de bout en bout. Aussi bien que les activités sont rassemblées par
mission / par fonction, les processus épousent la même structure et se décomposent en :

• Processus de réalisation : ce sont les processus opérationnels rattachés à la fonction


production. C’est-à-dire l’ensemble des processus qui sont exclusivement liés au cœur de
métier de l’entreprise ;
• Processus de support : ce sont les processus opérationnels rattachés aux fonctions
d’appui. C'est-à-dire toutes les fonctions à l’exclusion de la fonction production ;
• Processus de management : ce sont les processus non opérationnels. C'est-à-dire ce que
l’on associe aux activités de pilotage

Contrairement à l’analyse fonctionnelle qui se limite à une simple présentation des activités puis
des métiers, la décomposition par processus est plus étendue. En plus de la présentation générale,
elle permet de définir pour chaque activité, la nature des missions, les responsabilités, les outils
utilisés, les méthodes (manière dont s’enchainent et se déroulent les tâches). Toutes ces étapes
sont en fin matérialisées dans des graphes de processus ou des organigrammes logiques /
logigrammes.

*B3- Comprendre les procédures :

Les procédures sont des règles écrites d’organisation qui décrivent la manière d’accomplir une
activité. Elles expliquent pas à pas, le déroulement d’un processus, en mettant en évidence les
missions et responsabilités respectives des intervenants, les outils utilisés, les documents émis,
quelques fois les temps de réalisation…

Les procédures sont des documents de liaison entre le management et les différents processus.
Elles servent de référence lors des campagnes d’audit et diagnostic logistiques.

2 - Les composantes de la chaîne logistique


La chaîne logistique peut être considérée comme un ensemble d’activités en réseaux dont
l’exécution est corrélée par les flux qu’elles échangent, visant à satisfaire au mieux les besoins
exprimés par un ensemble de clients. Ce sont des entreprises interdépendantes, qui se
coordonnent pour réaliser les activités d'approvisionnement, de production et distribution en vue
d'assurer une bonne circulation des produits ou services de leurs conceptions à leurs
commercialisations.

Celle-ci englobe plusieurs frontières de la chaîne logistique dans la figure ci-dessous :

Une chaîne logistique peut être vue comme un réseau d'installations qui assure les fonctions
d'approvisionnement en matières premières, de transformation de ces matières premières en
composants puis en produits finis, et de distribution des produits finis vers le client. Les activités
menées au sein d’une chaîne logistique sont très diverses.

1- Fournisseurs :

Un fournisseur est une personne physique ou morale qui fournit des biens ou des
services à une entreprise.

Il est tout autant important pour une entreprise de bien gérer ses relations fournisseurs que ses
relations clients. Débiteur t'aide à gérer tes frais et ta facturation en toute simplicité.

Un fournisseur peut par exemple transformer des matières premières en produits finis
ou bien importer des produits pour ensuite les vendre. Une entreprise peut par exemple
avoir un fournisseur d'électricité, de matériel informatique, de bois.
Tout ce que l'entreprise se procure pour pouvoir assurer au fonctionnement au jour le
jour se fait auprès de fournisseurs. Quand on parle de fournisseurs, ton entreprise est
donc le client puisque tu achètes un bien ou un service à une entreprise.
Un café a besoin d'un fournisseur de café, de thé, ou encore de sucre. Un cabinet
d'avocat aura besoin de meubler ses bureaux, il aura donc besoin d'un fournisseur de
meubles, de papeterie.
Pour le bon fonctionnement de la société, il est important de bien choisir ses
fournisseurs. Ceux-ci doivent être des partenaires de confiance sur lesquels tu peux
compter.
Il faut également prêter attention aux délais de paiement et de livraison, le SAV, et bien
sûr la qualité du produit.
En tant qu'entreprise, il est important de savoir comment enregistrer les montants dus
aux fournisseurs. Enregistrer correctement ces opérations permet d'identifier quelles
factures ont déjà été payées et quelles factures restent à payer.

En comptabilité, on enregistre toutes les factures fournisseurs impayées dans le compte


fournisseur. Le compte fournisseur est rattaché au compte 401 du Plan comptable général.

2.2 Approvisionnement et achats :

Il constitue la fonction la plus en amont de la chaîne logistique. Les matières et les composants
approvisionnés constituent de 60% à 70% des coûts des produits fabriqués dans une majorité
d’entreprises. Réduire les coûts d’approvisionnement contribue à réduire les coûts des produits
finis, et ainsi à avoir plus de marges financières. Les délais de livraison des fournisseurs et la
fiabilité de la distribution influent plus que le temps de production sur le niveau de stock ainsi
que la qualité de service de chaque fabriquant.

La fonction achat-approvisionnement permet d'acquérir les biens et/ou services nécessaires au


bon fonctionnement de l'entreprise. L'opération d'acquisition doit donc être faite sous les
conditions de qualité exigée, avec les quantités souhaitées, au moment voulu, pour des coûts
minimums et dans les meilleures conditions de sécurité. Un processus achat correspond à cinq
phases successives :
Phase 1 : Expression du besoin : il s'agit de l'expression du besoin par le service interne (unité
de fabrication). Il s'agit de s'assurer de bien comprendre le besoin et d'identifier les coûts associés
à la décision d'achat.

Phase 2 : Sourcing : elle consiste à faire une étude de marché achat pour mieux comprendre
l'organisation de l'offre des fournisseurs et notamment leur segmentation. Cela permet à
l'entreprise d'identifier des fournisseurs actifs et d'effectuer une première sélection afin d'éliminer
les fournisseurs dont l'offre est incohérente avec les besoins et n'offrent pas toutes les garanties
de sérieux ou de fiabilité pour l'entreprise.

Phase 3 : Négociation : il s'agit du cœur de la démarche commerciale proprement dite et


concerne les entreprises sélectionnées lors de l'étape précédente.

Phase 4 : Contractualisation : le choix final fait l'objet d'une formalisation juridique avec la
rédaction d'un contrat liant le fournisseur et l'entreprise.

Phase 5 : Approvisionnement : cette dernière phase concerne le contrôle d'exécution (qualité,


délais), le paiement et plus généralement la gestion logistique des flux amont de l'entreprise.

Comme réponse à un besoin exprimé au sein de l’entreprise par la recherche et la sélection de


fournisseurs et la négociation des conditions d’achats et finalement par la contractualisation on
définit l’achat par l’acquisition d’un bien ou d’un service en échange du paiement de son prix.
Les services achats traitent de nombreux produits et modifient leurs procédures selon les cas de
figure on distingue quatre (4) sortes de processus d’achat relevant de quatre type de produits
dépendant de 2 paramètres :

- Les produits de routine :

- Les produits de levier :

- Les produits goulots d’étranglement :

- Les produits stratégiques :

En effet, le logisticien s'intéresse à la simplification des procédures administratives tant à la


commande qu'à la facturation. Pour ce faire, il mettra en place des relations à moyen et long
terme avec les fournisseurs afin de maitriser les risques liés aux opérations de négociation. Ainsi,
il focalisera sa mission sur le contrôle de la qualité demandée mais aussi il assure le déplacement
et la circulation des achats au sien des unités de production.

2.3 Production :

La production est une activité économique exploitant les ressources du travail et du capital, appelées
facteurs de production, dans le but de réaliser des biens ou des services à partir de consommations
intermédiaires (biens ou services achetés à d'autres entreprises puis transformés). Cette activité
s'exerce dans une unité institutionnelle de type entreprise , administration ou encore association.

On distingue traditionnellement deux types de productions : la production marchande et


la production non marchande.

La production marchande est essentiellement réalisée par les entreprises privées. Elle est destinée à
être vendue sur un marché en tant que produit fini (on parle alors de production marchande simple)
ou que marchandise (production marchande capitaliste).

La production non marchande est le fruit de l'activité des associations à but non lucratif ou des
administrations publiques. Elle fournit des biens ou des services gratuits ou dont le prix de vente est
inférieur à la moitié du coût de production

La fonction de production est au cœur de la chaîne logistique, il s’agit là des compétences que
détient l’entreprise pour fabriquer, développer ou transformer les matières premières en produits
ou services. Elle donne quelle capacité a la chaîne logistique pour produire et donne ainsi un
indice sur sa réactivité aux demandes fluctuantes du marché.

Si les usines ont été construites avec une grande capacité de production, parfois excessive, alors
on peut être réactif à la demande en présence de quantités supplémentaire à faire, cet
environnement a l’avantage d’être disponible pour des clients en cas de demandes urgentes, mais
d’un autre coté une partie de la capacité de production peut rester inactive ce qui engendrent des
coûts et dépenses en plus.
D’un autre coté si la capacité de production est limitée, la chaîne logistique a du mal à être très
réactive et donc peut perdre des parts du marché vu qu’elle n’est pas capable de répondre
favorablement à certaines demandes. Il faut donc trouver un équilibre entre réactivité et coûts.

La production est un élément fondamental de l'économie dans la vie de tous les jours. Elle
désigne à la fois l'action de produire et le résultat de cette action fondamentale. Autrement dit, la
fonction production est une fonction qui concerne principalement les entreprises industrielles.
Celle-ci englobe les opérations de fabrication et de transformation grâce au capital matériel,
financier et humain de l'entreprise.
Selon M. Porter, la production est une activité principale et créatrice de valeur à cause de son
apport et la valeur que celle-ci ajoute aux matières premières et fournitures pour donner lieu des
produits finis ou semi-finis.
Le service production exprime ses besoins en termes de matières, fournitures,
conditionnements,... Pour ce faire, le personnel passe des commandes, soit d'une manière
traditionnelle (i.e. démarche d'un contrôle et d'une observation physique) ou automatique (la
mise en place les systèmes permettant la détection des niveaux inférieurs aux seuils normaux des
stocks de matières et fournitures), au service achat pour procédé aux approvisionnements
nécessaires.

Le rôle du logisticien à cette phase est de contrôler, en premier lieu, le respect des normes de
qualité des consommations intermédiaires mais aussi les conditions de fabrication où ces
dernières se déroulent. Ensuite, il exécute un travail d'audit (dans leur sens général) afin de
vérifier si les objectifs fixés par la direction générale sont respectés (examiner et inspecter la
vénération des buts de qualité, de quantité produite, etc.). Et finalement, il assure les bonnes
conditions de stockage des produits finis et/ou semi-finis (i.e. le sauvegarde de ces derniers en
vers toutes les anomalies : baisse de température,...).

2.4 Stockage et entreposage :

Les stocks sont des produits ou de matières qui possède par l’entreprise en un lieu identifiée
quelles destine un usage future selon le besoin, et un composante clé dans la chaine logistique
joue un rôle réservoir tampon entre un flux d’entré constitués par les produit livrés et un flux de
sortie constitué par la demande des clients.

Il concerne à des matières premiers servent à nourrir un système de fabrication en aval et


permettent d’eu garantir d’approvisionnement, des Produits semi-finis constituent des sous-
ensembles de produit final et correspondant a des stocks intermédiaires entre les étapes de
fabrication, des Produits finis ou manufacturés sont prêts a être vendus ou éventuellement utilisés
a certains étapes de la chaine de production, Et ils ne font pas oublier des produits défectueux ou
en fin de vie qui peuvent réparés ou recyclés. Ces différents types de stocks ce trouve à tous les
stades du processus d'activité de l’entreprise ; chaque stades dispose de magazines de stockages
ou d'entreposages.

Si les produits ou matières qui le continuent peuvent être très divers, le rôle de stock ici est de
nourrir un processus aval (production ou vente) de manière sécurisée que possible. L’utilité de
stock est double ; est un moyen de faire face au décalage entre le moment de la passation d’une
commande vers le fournisseur et celui de la livraison effective, et aussi il permet de faire face a
l’évolution du besoin (au sien d’un processus de fabrication) ou de la demande (dans le
processus de vente).

En effet le stock représente un moyen de mieux servir le client en équilibrant l’offre et la


demande , il permet de générer des économies par des achats en gros , de réduire le niveaux
d’incertitude en autorisant l’entreprise a faire face aux évolution plus ou moins prévisibles de la
demande sur ses marches, il représente aussi un élément de sécurisation pour les réseaux de
distribution et de la vente en les rassurant sur la capacité de l’entreprise a rependre a la demande
de leurs client.

L’entrepôt est une infrastructure logistique dont la fonction première est de protéger les produit
contre la perte et la détérioration pendant une certains période de temps correspondant a la durée
de stockage, il a 3 types :

*L’Entrepôt de production :

Servant au stockage de matières consommables nécessaire pour la production, les produits semi
finis et des produits finis destiné à la consommation.
*L’Entrepôt de distribution :

Est une infrastructure logistique ou sont stockés les marchandises en attente de livraison à
d’autres destructeurs ou clients du réseau de distribution. En d’autre terme, c’est le lieu
d’entreposage des produits par les distributeurs avant leur écoulement dans le marché de détail.

*L’Entrepôt terminal :

Il est destiné en général aux produits en fin de vie, il est utilisé pour les éliminations ou de
traitement des déchets, dont la période d’élimination très long ou simplement ceux donc la
caractéristique semblent provoquer un risque pour l’environnement.

2.5 La distribution : le transport et ces catégories :

La distribution est une activité essentielle de la logistique, est l’ensemble des activités réalisés
par la fabrication avec ou sans le concours d’autres institutions, à partir du moment où les
produits sont finis jusqu’à ce qu’ils soient en possession du client final et prêts à être consommés
au lieu, au moment, sous les formes et dans les quantités correspondant aux besoins des
utilisateurs.

La distribution fait intervenir les notions de :

*Canal de distribution : c’est le chemin commercial parcouru par un produit pour aller du
producteur au consommateur final.

*Circuit de distribution : souvent confondu avec le canal de distribution, le circuit de distribution


regroupe l’ensemble des canaux par lesquels un même bien est acheminé du producteur au
consommateur.

*Réseau de distribution : c’est l’ensemble des personnes (physiques ou morales) qui


interviennent dans la distribution d’un bien ou d’un service.

Il existe trois grands modes de distribution entre lesquels l’entreprise va arbitrer en fonction de
sa stratégie de diffusion des produits (écrémage ou pénétration) :
- La distribution intensive : elle consiste pour un producteur à s’implanter dans le plus
grand nombre de points de vente possible pour assurer une couverture maximale du
marché.
Elle convient aux produits de grande consommation (alimentation, par exemple), à prix
faible, sans technicité et à grande fréquence d’achat.
- La distribution exclusive : le fabricant accorde à un distributeur l’exclusivité de la vente
de ses produits sur une zone géographique. Le commerçant ne pas peut vendre de
produits concurrents. Cette forme de distribution fait l’objet d’un contrat de concession,
de franchise, de fourniture exclusive.
1 Elle convient aux produits de haute qualité ou technicité, à prix élevé, pour lesquels
l’image est importante.
- La distribution sélective : le producteur choisit un nombre restreint de distributeurs en
fonction de certains critères : taille du magasin, compétence des vendeurs, emplacement,
agencement, image de marque...
Le canal de distribution est intégré à l’image de marque du produit.
Les parfums, le prêt-à-porter haut de gamme utilisent souvent ce mode de distribution
(Chanel, Yves Saint-Laurent…).

La logistique de transport est consacrée à l’étude des différents intervenants dans la chaine
logistique, c’est-à-dire les différents interventions permettant d’acheminer les matières premières
vers les points de transformation, puis d’acheminer les produits transformé vers les points de
distribution afin d’assurer une bonne livraison aux différents donneurs d’ordres.

Au niveau national, la logistique utilise le camion (le transport routier) en vue de livrer les biens.
A cote de ce mode on trouve aussi 4 modes de le transport ; transport maritime, le transport par
avion (le transport aérien), transport ferroviaire et le transport fluvial

1)- le transport routier :

Le transport routier constitue le principal mode de transport domestique des


marchandises dans la mesure, il représente plus de 75% du fret national (hors
phosphates). Les camions demeurent le premier moyen de transport routier des
marchandises. Ce parc est constitué de 20.000 transporteurs, possédant 73.275 camions
dont 53% pour compte d’autrui (société de transport) et 47% pour compte propre (flotte
personnelle).

Malgré il représente le meilleur rapport qualité/prix en terme de respect les délais


d’intégration dans la supply-Chain et sa grande souplesse en fait en moyen bien adapté à
l’exigence de juste-à- temps qui impose de livrer par petites quantités au moment
opportun, il a des inconvénients négligeables comme ; la pollution et la sécurité sur les
route, aussi en termes des conditions de travail : la contrait de dormir des chauffeurs, cela
enjoindre les possibilités d’avoir des accidents de circulation.

2)- le transport aérien :

Les transports aériens ne représente pas un pourcentage important dans les transports de
marchandises, ils sont utilisé surtout pour des secteurs aux quels les autres modes ne sont
pas adaptés, ils ont enregistrés de loin la croissance la plus forte au cours des vingt
dernières années.

La demande de transport aérien de marchandises est toujours corrélée à la croissance


économique, mais elle est aussi liée aux caractéristiques des marchandises transportées et
aux besoins logistiques de la chaine d’approvisionnement en cause. Le développement de
la vente par correspondance et de la chaine physique d’approvisionnement qu’elle
occasionne a fait augmenter la demande de transport rapide et faible de marchandises entre
pays liés par des accords de libre-échange tel que celui de l’Union Européenne. Le
transport aérien de marchandises présente aussi l’avantage de nécessiter moins
d’infrastructures fixes que les transports maritimes et terrestres.

2 3)- transport maritime :

Le transport maritime est un autre mode de transport extrêmement important , il assure plus de
80% du trafic mondial de marchandise, et il joue un rôle fondamental dans la dynamisation du
commerce international et la globalisation des échanges mondiaux et constitue, de ce fait, un
facteur déterminant de compétitivité et un vecteur stratégique dans les chaînes de valeur
mondiales qui refaçonnent la géographie de l’économie mondiale.
Le Ministère de l’Équipement et du Transport a alloué durant l’année 2012 une
importance particulière pour développer le paysage portuaire national, il a poursuivi la
réalisation des projets portuaires et le lancement de nouveaux projets. Aussi, le
Ministère a également œuvré pour assurer la sécurité de la navigation maritime le long
des côtes du Royaume et pour protéger l'environnement. Parallèlement à ceci, il a
continué à faire des études générales et techniques.

Malgré les stratégies de développement l’inconvénient principal de ce mode de transport


c’est que ; le passage portuaire absorbe en moyenne près de la moitié de délai total de
transport, pour cette raison qu’il été classé parmi les maillons les plus faibles de la chaine
de transport sur lesquelles s’appuient les différentes firmes notamment celles opérant dans
le secteur de l’industrie agroalimentaire.

4)- transport ferroviaire :

Le transport ferroviaire est plus réglementé que le transport routier et très souvent les
pouvoirs publics.

A répondre aux attentes des clients des acteurs économiques, et pour accompagner le
développement du secteur économique et social la Ministère de l’Equipement et du
Transport à fait un Sant qualifia dans la demain de transport ferroviaire de :

- Disposer d’un réseau opérationnel et moderne.

- Amélioration du produit ferroviaire et offrir des services plus attrayants.

- Améliorer la rentabilité, la compétitivité et l'efficacité des mécanismes de production.

5)- le transport fluvial :

Ce type de transport ne fonctionné pas au Maroc, mais à l’étranger avec le


développement durable, la voie d’eau dispose d’atouts importants : prix compétitifs,
Réserves de capacité et délais fiables. Sa faible consommation d’énergie, son intégration
dans les paysages, sa grande capacité lui permettant de pénétrer au cœur des villes, en
font un mode respectueux de l’environnement (“Les comptes des transports en 2007
(tome 2),” 2008)

En trafic intérieur français pour 2001, la navigation fluviale représente 6.7 milliards de
tonnes. Kilomètres et ce chiffre est en diminution. Le transport fluvial représente
majoritairement 60% les matériaux de construction et les produits agricoles. Les
combustibles de centrales représentent quant à eux 17%. De par la géographie de la France,
ce mode de transport est assez peu utilisé.

Tout comme nous l’avons vu avec les autres moyens de transport, on peut utiliser une
ligne régulière pour transporter la marchandise. Un très grand nombre de lignes régulières
relient par exemple Rotterdam (le plus grand port européen) au reste des Pays Bas ainsi
qu’à l’Allemagne, la Belgique et même plus loin. Le fonctionnement est le même que
pour l’utilisation d’une ligne régulière maritime (Cheyroux, 2007).

2.6 Clients et systèmes d'informations :

Un client est tous agents (individu, entreprise …) susceptible de consommé des biens ou des
services, soit une consommation finale ou intermédiaire.
Le succès d’une entreprise ne dépend pas seulement de la gestion des activités de basse mais
aussi de la gestion des relations entre les fournisseurs, les fabricants, les distributeurs
intermédiaires et la clientèle.
Le niveau de service après la vente et le délai plus court ont les conséquences de la fidélité des
clients à telle entreprise.

La définition de LAUDON K. et LAUDON L. du système d’information est la suivante : « un


système d’information est un ensemble de composantes inter reliées qui recueillent de
l’information, la traitent, la stockent et la diffusent afin d’aider à la prise de décision, à la
coordination et au contrôle au sein de l’organisation» (Management des systèmes d’information)

Un système d’information est un élément majeur du système de gestion, qui permet de collecter,
stocker, traiter et communiquer toutes les informations relatives au client, par des essentiels
éléments du service clientèle :
➔ Information sur la commande : Il s’agit de communiquer au client, d’une manière rapide
et précise, l’état d’avancement des commandes et les dates d’expédition et de livraison
prévues.
➔ Réaction vis-à-vis d’une rupture de stock : Cela signifier qu'en cas de rupture du stock, la
satisfaction du client peut être sauvegardée soit en proposant un produit de substitution
conforme à ses exigences avec un prix séduisant, soit en expédiant le produit avec un
retard compensé par un avantage.
➔ Installation, garantie, réparation et pièces de rechange : Ces éléments peuvent constitue
un facteur clé d’achat. Ils devraient être évalués avec le même soin que les éléments de
service clientèle durant la transaction.
➔ Repérage des produits : En cas d'apparition potentiellement des produits dangereux, voire
défectueux, l’entreprise doit être capable de les repérer afin de pouvoir le retirer du
marché et ainsi, prévenir le risque d’insatisfaction de la clientèle.
➔ Réclamations et retours : Dans tous les secteurs d'activité, les entreprises peuvent être
confrontées à des retours d'articles. La mise en place des logiciels de gestion des relations
clients devient donc négligeable afin de bien maîtriser les commandes.
➔ Remplacement du produit : Dans certaines circonstances, un produit nommé remplaçant
peut être livré temporairement chez le client pendant la durée des réparations, comme
élément de service clientèle.

Qu'ils soient déployés au sien des grandes, moyennes et/ou petites entreprises, les systèmes
d'information répondent à une hiérarchie de besoins sensiblement identiques :

- Analyse et gestion des données opérationnelles (fichiers clients, gestion de la facturation,


gestion comptable, etc.) ;
- Analyse prospective et planification (prévisions de vente, gestion de la capacité, gestion
des flux logistiques, etc.) ;
- Gestion des réseaux (fournisseurs, commerce électronique, etc.).
Aujourd'hui, les systèmes d'information devenus indissociables de la gestion des processus
logistique sur la chaîne et ils représentent un aide essentiel à la prise de décision. Ils existent
nombreux systèmes d'informations, parmi celles-ci nous citons notamment :

• Les systèmes de capture de l'information :

Il existe plusieurs systèmes permettant la capture automatisée de l'information :

➔ Le code-barres est un système visuel d'identification standard d'un produit. Il se compose


d'un groupe de barres et d'espaces juxtaposés. La combinaison obtenue renseigne
notamment sur l'origine, la référence, le type et le producteur du produit. Il permet une
lecture optique linéaire par faisceau laser.

➔ Le data matrix est un système proche du code-barres. Il permet de stocker un grand


nombre d'informations en deux dimensions (cadre pixélisé). Ce type de codes peut être lu
par un Smartphone
➔ La puce RFID utilise le rayonnement radiofréquence pour identifier les objets porteurs
d'étiquettes lorsqu'ils passent à proximité d'une antenne. Elle est attachée à un produit
dans une étiquette. Cette technique permet de suivre le flux de produits sur une chaîne
logistique de manière automatique.

• Les systèmes d'exécution :

Les « systèmes d'exécution » ou systèmes fonctionnels sont destinés à gérer les activités
logistiques sur la base des informations capturées par les AIDCS (Automatique Identification &
Data Capture Systèmes) au service inférieur. Ils existent plusieurs logiciels nous citons
généralement les suivants :

➔ Le logiciel de gestion d'entrepôt (WMS)


Le logiciel de gestion d'entrepôt (WMS, Warehousing Management System), est un progiciel
permettant d'optimiser les activités d'un entrepôt. Un WMS couvre trois types de fonctions
(Thierry Roques, 2015) :
Il pilote l'information sur les flux et assure une visibilité complète sur les produits présents
dans l'entrepôt (exemple : produits reçus, produits en stock, produits en préparation) ;
Il optimise et synchronise les processus (exemple : calcul des besoins en ressources humaines
ou matérielles pour effectuer chacune des opérations de l'entrepôt) ;
Il communique avec les clients ou les fournisseurs (tels que les transporteurs, ou l'unité de
production de l'entreprise) afin d'assurer la bonne exécution des transactions reçues de leurs
systèmes.
➔ Le logiciel de gestion des transports (TMS)
Le logiciel de gestion des transports (TMS, Transport Management Systems) est un progiciel
permettant d'organiser les transports de manière optimisée. Le rôle d'un TMS est de choisir les
transporteurs en réalisant des optimisations tarifaires selon les destinations et d'optimiser les
tournées de livraison (prendre les rendez-vous avec les clients, hiérarchiser les points de livraison
selon les contraintes de volume ou d'heures de rendez-vous, constituer des lots selon les
commandes des clients et optimiser les taux de chargement des véhicules). Il permet aussi de
réaliser un suivi des flux et des coûts, de générer des alertes en cas d'événements imprévus sur la
chaîne de livraison et de gérer la chaîne documentaire et les facturations.

• Les systèmes d’aide à la décision :

Le système d’aide à la décision (SAD) est un système qui permet de gérer les processus au sein
de l’entreprise sur la base d’un ensemble unique des données de références et d’aider le
gestionnaire dans la prise de décisions tactiques et non pas les décisions stratégiques. De cela on
trouve des systèmes d’information intégrés comme ERP (Enterprise Ressource planning), qu’ils
ont pour objectif de traiter l’ensemble des fonctions administratives et commerciales de
l’entreprise (finance, production, vente, comptabilité, ressources humaines etc.), dans une
perspective de gains de productivité d’amélioration de la qualité, de diminution des couts et des
délais de fabrication comme de livraison.

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