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CHAPITRE III

ENERGIE SOLAIRE POUR L’EAU CHAUDE


1 Le chauffe-eau solaire ............................................................................................................................................................... 2
1.1 Domaines d’utilisations ..................................................................................................................................................... 2
1.2 Types de chauffe-eau solaire ............................................................................................................................................. 2
1.2.1 Chauffe-eau à thermosiphon ..................................................................................................................................... 2
1.2.2 Chauffe-eau à circulation forcée ............................................................................................................................... 2
1.3 Eléments de chauffe-eau solaire standard.......................................................................................................................... 2
2 Ballon solaire, appoint et régulation .......................................................................................................................................... 3
2.1 Ballon solaire..................................................................................................................................................................... 3
2.2 Appoint .............................................................................................................................................................................. 4
2.3 Echangeur de chaleur ........................................................................................................................................................ 5
2.4 Système de régulation : ..................................................................................................................................................... 5
3 configurations du raccordement hydrauliques des chauffe-eau solaires .................................................................................... 6
3.1 Chauffe-eau solaire individuel : CESI ............................................................................................................................... 6
3.2 Chauffe-eau solaire collectif.............................................................................................................................................. 7
4 Capteurs solaires thermiques ................................................................................................................................................... 10
4.1 Principe de fonctionnement ............................................................................................................................................. 10
4.2 Différent type de capteurs solaires .................................................................................................................................. 10
4.3 Composantes d’un capteur plan vitré .............................................................................................................................. 11
4.4 Montage de capteur solaire.............................................................................................................................................. 12
4.5 Raccordement hydraulique d’un champ des capteurs...................................................................................................... 12
4.6 inclinaison des capteurs ................................................................................................................................................... 13
4.7 Rendement du capteur solaire ......................................................................................................................................... 14
5 Dimensionnement de la surface des capteurs solaires ............................................................................................................. 15
5.1 Les principes du dimensionnement ................................................................................................................................. 15
5.2 Méthode simple de dimensionnement ............................................................................................................................. 17
5.3 Logiciels de dimensionnement ........................................................................................................................................ 18

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1 LE CHAUFFE-EAU SOLAIRE
1.1 DOMAINES D’UTILISATIONS
Très basse Temp. (20 à 30 °C) Basse Temp. (40 à 70 °C) Moy. Temp. (80 à 120 °C) Haute Temp. (200 à 600 °C)
Chauffage eau des piscines Production ECS Production de chaleur Production de chaleur
industrielle industrielle
Chauffage par le plancher Dessalement de l’eau
Climatisation par absorption Production d’électricité (Syst.
Solaire thermodynamique)

1.2 TYPES DE CHAUFFE-EAU SOLAIRE


1.2.1 CHAUFFE-EAU A THERMOSIPHON
Principe de fonctionnement : sous l'effet du rayonnement solaire, l'eau dans le capteur s'échauffe et sa densité diminue.
Elle s'élève dans le circuit et sera remplacée par de l'eau plus froide (et donc plus "lourde") en provenance du ballon :
c'est l'effet thermosiphon.
Configurations : Séparée en 2 groupes selon la disposition
capteur-ballon: (i) Monobloc : ballon accolé au capteur
solaire et disposé horizontalement, (ii) éléments séparés :
capteur et ballon sont dissociés.
Configurations : Séparée en 2 groupes selon l’utilisation d’un
échangeur ou non : (i) CES-direct : sans échangeur, (ii) CES-
avec échangeur.
Avantages : ne comporte pas de pompes ni de régulation ⇒
risques de panne réduits et pas de consommation d’énergie
électrique. Faible coût.
Inconvénients : Le ballon doit être obligatoirement au-dessus
du capteur. Risque du gel.

1.2.2 CHAUFFE-EAU A CIRCULATION FORCEE


• Principe de fonctionnement : une pompe est utilisée pour assurer le transfert du fluide caloporteur du capteur vers le
ballon.
• Configurations : (i) CES-direct : sans échangeur, (ii) CES- avec échangeur noyé, (iii) CES- avec échangeur séparé.
• Avantages : disposition du ballon.
• Inconvénient : Coût plus élevé.

1.3 ELEMENTS DE CHAUFFE-EAU SOLAIRE STANDARD


Zone de captage ; Zone de transfert ; Zone de stockage ; Zone de distribution.

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Groupe hydraulique circuit solaire (Le groupe de
sécurité), placé en amont du ballon, rassemble, en un seul
accessoire, les quatre fonctions suivantes :- Robinet
d’arrêt ; - Clapet anti-retour : - Robinet de vidange ;-
Soupape de sûreté

Purgeurs : permettant d’éliminer l’air du circuit lors du remplissage et des entretiens.


Vase d’expansion : placé du côté aspiration de la pompe de circulation, chargé d'absorber les différences de volume et de récolter
la totalité du fluide caloporteur expulsé des capteurs en cas de surchauffe.
Vannes : assurer les opérations de maintenance et de mise en service. Vannes de vidange, de remplissage, et d’arrêt.
Soupape de sécurité : équipée d’un manomètre, destinée à évacuer les surpressions en cas de surchauffe de l’installation.
clapet anti-retour : Empêcher la circulation inverse par thermosiphon dans le circuit solaire lorsque le ballon est à une
température supérieure à celle des capteurs.
Canalisations : transporter le fluide caloporteur entre les capteurs et les échangeurs.
Pompe de circulation : assurer la circulation du fluide caloporteur dans le circuit primaire.
Ballon de stockage : permet de stocker l’eau chaude et de disposer d’un volume d’eau chaude à tout moment de la journée.
Echangeurs de chaleur : transmettre la chaleur du circuit primaire (fluide caloporteur) au circuit secondaire (eau).
Appoint : Assure en tout temps le complément de chaleur éventuellement nécessaire à l’énergie solaire.
Régulation : Contrôler (la pompe) le transfert de chaleur de la zone de captage vers la zone de stockage.

2 BALLON SOLAIRE, APPOINT ET REGULATION


2.1 BALLON SOLAIRE
Revêtement intérieur : résistance à la corrosion : acier inoxydable ou acier émaillé ou ciment alumineux.
Revêtement extérieur : isolation du ballon de stockage : à travers de matériau isolant.

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Bonne stratification thermique ⇒ forme verticale étroite. Puisage de l’eau se fait à la partie supérieure et l’arrivée de
l’eau froide partie inférieure (capteur a un rendement meilleur plus la température d’entrée capteur est basse). D’où,
l’installation de l’échangeur d’appoint dans la partie supérieur du ballon et l’échangeur solaire dans la partie inférieure.
Prévention contre la corrosion : protection par anode cathodique : Lors de la formation d'une pile électrique, c'est
toujours l'anode qui se corrode (elle se consomme il faut la remplacer). Le principe est donc de protéger l'acier (= la
cathode) en le mettant en contact avec un métal moins noble que lui (= l'anode).
Structure : ballon combinée ; ballon à serpentins ; ballon simple avec ou sans échangeur externe

Ballon combinée : « tank in tank » soit «réservoir dans le réservoir».


Ils sont utilisés dans les installations solaires combinées : qui sont en
mesure de produire aussi bien de l’eau chaude sanitaire que du
chauffage.
Le grand réservoir contient l’eau qui permet de faire fonctionner le
système de chauffage. Le petit réservoir contient l’eau qui sert à
alimenter l’installation d’eau chaude sanitaire. Les réservoirs « tank
in tank » facilitent la réalisation des installations solaires combinées
en ce sens qu’ils permettent de brancher directement au réservoir tous
les circuits:
- le circuit des capteurs solaires,
- le circuit d’appoint de chaleur (chaudière par exemple),
- le circuit du système de chauffage,
- le circuit de l’eau chaude sanitaire.
Ces réservoirs sont surtout utilisés dans les installations de petites et
moyennes dimensions.

2.2 APPOINT
Appoint électrique ; Appoint hydraulique (avec une chaudière).

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Appoint hydraulique instantané
Appoint électrique Appoint hydraulique avec échangeur intégré

2.3 ECHANGEUR DE CHALEUR


Echangeurs immergés/noyés Echangeurs externes
Avantages Précautions Avantages Précautions
Pas de déperditions Difficultés de maintenance Facilité de maintenance Isolation nécessaire de l‘échangeur
externes accrue si échangeur non Surface d'échange Consommations d'auxiliaire
Une seule pompe – extractible. potentiellement plus supplémentaire
régulation très simple Limite de puissance de certains importante Une deuxième pompe, son tuyautage
échangeurs immergés et une régulation propre de celle-ci

2.4 SYSTEME DE REGULATION :


Le contrôle du fonctionnement de la pompe de circulation en comparant la température sortie du capteur solaire (Tc) et celle du
ballon de stockage (Tb).
Fonctionnement : un régulateur différentiel est utilisé :
Pompe ON: Tc>Tb ; Pompe OFF : Tc<Tb
⇒ risque de pompage ⇒ risque d’endommager la pompe ⇒on définit un différentiel de démarrage DD= Tc- Tb (5 ~ 8°C) et un
différentiel d’arrêt DA (2 ~ 4°C).

DD=DA= 4 °C
Exemple
Tc Tb Tc-Tb Etat pompe
50 48 2 OFF
53 48 5 OFF
54 48 6 ON
79 48 31 ON
5
54 48 6 ON
53 48 5 ON
50 48 2 OFF
Le régulateur R1 commande le circulateur du primaire, le régulateur R2 commande le circulateur du secondaire.
Fonctionnement de R1 :si Tc > Tb + DD (DD compris entre 5 et 8°C)
Pour éviter des séquences courtes d’arrêt et de démarrage, la commande du régulateur devra être temporisée de manière à
laisser l’homogénéisation des températures s’opérer dans le circuit primaire.
Fonctionnement de R2 : Séquence de démarrage : si T1 > Tb + DD ; Séquence d’arrêt : si Tc < Tb + DA (DA compris entre 2
et 4 °C)
Le régulateur R2 doit être en complément asservi à celui de R1 de manière à ce que le circulateur secondaire ne soit jamais en
fonctionnement si le circuit primaire est arrêté.

3 CONFIGURATIONS DU RACCORDEMENT HYDRAULIQUES DES


CHAUFFE-EAU SOLAIRES
3.1 CHAUFFE-EAU SOLAIRE INDIVIDUEL : CESI

La boucle sanitaire revient bien en amont de l’appoint et non pas sur le ballon solaire.
CES combinée pour chauffage et ECS

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C’est une installation solaire pour le chauffage d’eau. Elle est constituée essentiellement d’un ballon solaire (tank in tank) avec
échangeur intégrée, l’appoint est un appoint hydraulique assurée par une chaudière. Cette installation assure le chauffage
d’ambiance et celle de l’EC.
L’installation est composée de quatre circuits :
• Circuit primaire : transfert de la chaleur entre le capteur et l’échangeur intégré
• Circuit secondaire N°1 – chauffage d’ambiance : transfert de chaleur entre le ballon et les radiateurs de chaleur
• Circuit secondaire N°2 – appoint : transfert de chaleur entre la chaudière et le ballon
• Circuit secondaire N°3 – chauffage ECS : transfert de chaleur du ballon vers l’ECS
Régulation : contrôle le fonctionnement de la pompe et de la chaudière auxiliaire en mesurant la température à la sorite du capteur
et à 3 niveaux dans le ballon

3.2 CHAUFFE-EAU SOLAIRE COLLECTIF


CESC avec distribution directe (a échangeur intégré) : installations de taille inférieure à 40 m² de capteurs, à circuits
hydrauliques courts.

Sur ce type de configuration, les ballons sont montés en série. Le stockage se fait d’abord dans le premier ballon alors que l'arrivée
d'eau froide se fait sur le dernier ballon. Le ballon N°1 est le plus chaud : il reçoit les calories venant de l’échangeur solaire et
fournit la production d’ECS.

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Le ballon de droite est alimenté en eau froide et alimente l’échangeur externe. L’énergie solaire est cédée par l’échangeur de
chaleur à plaques externe. Le régulateur compare la température du capteur avec la température du bas du ballon le plus froid.
Le circulateur du circuit secondaire sanitaire est asservi à celui du primaire solaire avec souvent une temporisation (double
régulation différentielle) afin de permettre une homogénéisation des températures dans le circuit primaire (capteurs solaires et
canalisations), avant le transfert au circuit secondaire.

Ce type de configuration est principalement adapté aux maitres d’ouvrage qui ne souhaitent pas stocker de l’eau sous forme
sanitaire et choisissent le transfert instantané ou semi instantané, notamment les établissements de santé, les installations sportives
ou les hôtels.
CESC avec distribution par boucle de circulation (a échangeur séparé)
Adaptée pour le secteur tertiaire. Concerne des installations de taille supérieure à 40 m². Ce montage permet un démarrage en
deux étapes : une première étape où la boucle primaire est mise en circulation avec homogénéisation des températures dans les
capteurs solaires et dans les canalisations, et une seconde étape où le circuit secondaire est mis en service avec transfert d’énergie
de la boucle primaire à la boucle secondaire. La pompe secondaire est asservie à celui du primaire

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CESC a appoints individuels
Adaptée aux immeubles d’habitation collectifs :
stockage individualisé avec appoint intégré ; investissement élevé
stockage individualisé avec appoint séparé ;
stockage centralisé avec appoint individualisé

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4 CAPTEURS SOLAIRES THERMIQUES
4.1 PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT
Le rayonnement solaire, traversant la vitre, est absorbé par une surface noire. Cette dernière transmet la quantité de chaleur
accumulée au fluide caloporteur circulant dans un serpentin soudé à la surface noire.
Principe effet de serre : Le verre est transparent pour le visible et pratiquement opaque dans l’infra-rouge. Le verre absorbe l’IR et
le réémet 50% vers l’intérieur, 50% vers l’extérieur. Ainsi il y a accumulation de chaleur à l’intérieur et la température de
l’absorbeur augmente et il commence (l’absorbeur) à émettre le rayonnement dans les longueurs d’ondes plus longues (IR).

i. Le rayonnement solaire traverse presque intégralement la surface vitré et atteint l'absorbeur.


ii. L’absorbeur s’échauffe (température entre 40 et 100 °C) et rayonne (λ : 4 … 70 µm, IR)
iii. Vitre : opaque pour l’Infra-Rouge.
iv. En absorbant ce rayonnement le vitre s’échauffe (Temp entre 30 et 50 °C) puis le vitre rayonne dans l’IR dans les 2 faces
⇒ L'absorbeur recevra donc le rayonnement solaire augmenté de la moitié du rayonnement de la vitre : c'est l'effet de
serre.

4.2 DIFFERENT TYPE DE CAPTEURS SOLAIRES


Capteurs sans vitrage
• Ils sont généralement faits du plastique noir. Pas de cadre,
simplement posés sur un toit ou sur un support en bois.
• Faible coût ; pertes thermiques élevés surtout dans les
endroits venteux.
• Applications : basse température, par exemple piscines.
Capteurs vitrés plan
• constitués d’une plaque noire absorbante sous laquelle un
réseau de tube, ou le fluide caloporteur circule, est accolé. La
plaque est fixée dans un cadre entre un vitrage simple ou
double et un panneau isolant placé à l’arrière.
• applications: à températures modérées, chauffage de l’eau sanitaire, chauffage de locaux, chauffage de piscines
intérieures ouvertes toute l’année et chauffage pour procédés industriels
Capteur sous vide
• composé d’une série de tubes de verre sous vide, d'un absorbeur à l'intérieur et d'un tube en cuivre à l'intérieur du tube de
verre.
• Applications : moyennes ou hautes températures (eau chaude domestique, chauffage de locaux et applications de
chauffage industriel. Intéressants en particulier dans les climats froids.
• Avantages : températures de fonctionnement élevées et des pertes thermiques très faibles.
• Inconvénients : températures de stagnation élevées, matériaux spéciaux, coût élevé.

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4.3 COMPOSANTES D’UN CAPTEUR PLAN VITRE

1. Caisson : protéger les éléments du capteur contre les agents atmosphériques.


2. Isolation thermique : limiter les pertes de chaleur vers l’extérieur. Il doit résister à des températures élevées
(Température de l’absorbeur : 60… 90° ; Température de
stagnation : 150 …200°).
3. Absorbeur :
a. Rôle : absorbe le rayonnement solaire, amplifie et
transmet la chaleur au fluide caloporteur.
b. Structure : Feuille mince, légère de métal avec une bonne
conductibilité recouverte par un traitement sélective.
c. Traitement sélective : permet d’avoir un coefficient
d’absorption,αv, élevé pour le visible et un coefficient de
réflexion dans l’IR important, ρI.

d. Raccordement : Les tubes : en cuivre, sont soudées par laser.

4. Couverture transparente : protéger l’absorbeur contre les agents atmosphérique, réduire les pertes de chaleur par
convection, créer l’effet de serre. Structure : généralement le verre. Le verre doit être trempé pour résister aux chocs, un
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faible teneur en fer pour assurer un haut degré de transmission solaire. L'espace entre la vitre et l'absorbeur est entre 25 à
30 mm.

Double vitrage : diminue les pertes par rayonnement IR et par convection. Mais on diminue le coefficient de transmission
(exemple : Le verre à vitre τ= 0,87. Si on a deux vitres, τ= 0,87 × 0,87 = 0,757).

4.4 MONTAGE DE CAPTEUR SOLAIRE


Elément important dans la conception d'une installation solaire. Ne doit pas nuire à l'architecture d'un bâtiment. Trois types de
montages :
• Montage en superposition de toiture.
• Montage intégré en toiture.
• Montage sur toiture plate ou en terrasse

4.5 RACCORDEMENT HYDRAULIQUE D’UN CHAMP DES CAPTEURS


Raccordement en série : même débit d’eau qui traverse tous les capteurs : la perte de charge augmente dans le circuit. L’eau
s'échauffe de plus en plus dans chacun des capteurs : les capteurs vont fonctionner à des températures différentes et croissantes
depuis l'entrée jusqu'à la sortie ⇒ moins bon est le rendement de capteur ⇒ isoler les derniers capteurs avec une isolation plus forte.
Pour des raisons d’équilibrage du circuit des capteurs. Le nombre de capteurs est limité à 5.
Raccordement en parallèle : Lorsque les capteurs sont montés en parallèle, chacun d'eux va faire monter en une seule fois la
température de l'eau, mais sur une partie du débit seulement. Perte de charge plus faible (thermosiphon sera possible).

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Montage en boucle de Tickelma: meilleure répartition du fluide dans les
capteurs, quelque soit le capteur emprunté par le liquide caloporteur, l'eau
parcourt la même distance à la même vitesse et récupère ainsi la même
quantité d'énergie.
Pour optimiser les performances, les débits dans les capteurs doivent être
compris entre 40 et 70 l/h.m2. Un débit trop faible pourrait entrainer une
vaporisation du fluide caloporteur (respecter le débit mini indiqué par le
fabricant). A l’inverse, un débit trop fort entraînerait une mauvaise
récupération des calories et une température basse dans le ballon de stockage.

Raccordement en parallèle : débit élevé, faible perte de charge et faible ΔT (environ 15°K)
Dans le raccordement en parallèle, chaque panneau doit être équilibré. Pour cela un montage en boucle de « Tickelmann ». Il n’est
pas toujours aisé d’installer une boucle de ce type. Une solution simple et efficace consiste à poser une vanne d’équilibrage
automatique Autoflow à l’entrée de chaque panneau.

Le raccordement en série : faible débit, forte perte de charge et forte ΔT (30 à 50°K)
risque de surchauffe ; les pertes de charge s’additionnent : il faut donc limiter le débit à une valeur acceptable pour les pertes de
charge ; Le raccordement en série ne présente pas de problème d’équilibrage puisque les panneaux sont irrigués par le même
débit.

4.6 INCLINAISON DES CAPTEURS


L'inclinaison correspond à la pente du module par rapport à l'horizontale. Le capteur capte un maximum d'énergie lorsqu'il est
perpendiculaire aux rayons du soleil. Or l'inclinaison des rayons varie au cours de la journée, et au cours des saisons (Le soleil est
plus bas dans le ciel en hiver). Comme les capteurs seront nécessairement fixes, on les orientera au Sud pour profiter au
maximum des rayons pendant la journée. Par ailleurs, on inclinera les capteurs sur l'horizontale d'un angle égal à la latitude du
lieu, augmenté d'environ 10 degrés. On peut avoir également un réglage saisonnier avec deux positions.
Il est très important de noter que le but d'une installation solaire thermique n'est pas forcément de capter un maximum d'énergie
tout-au-long de l'année. En effet, en fonction de l'usage de l'installation (production d'eau chaude sanitaire, chauffage,
climatisation solaire), il existe une inclinaison spécifique permettant d'optimiser le système. L’inclinaison optimale est
théoriquement fonction de la latitude du lieu.

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Tableau des pertes par rapport à la configuration optimale
La configuration optimale correspond à l’inclinaison et à l’orientation optimales permettant de produire le maximum d’energie
thermique (eau chaude). Dès qu’on s’éloigne de cette configuration optimale, l’irradiation solaire reçue diminue. Afin de
quantifier cette perte relative à l’inclinaison et à l’orientation des modules solaire, un coefficient nommé coefficient
trigonométrique a été introduit.
Le coefficient trigonométrique est un nombre compris entre 0 et 1 (ou entre 0 et 100 %). Il vaut 1 (valeur maximale) lorsque les
modules sont dans la configuration optimale. Le tableau ci-dessous donne la valeur du coefficient trigonométrique en fonction de
l’inclinaison et l’orientation des modules photovoltaïques, à Nice :

La valeur du coefficient trigonométrique dépend de la zone géographique du site.


Exemple de lecture du tableau : Si les modules sont orientés à -45 ° (sud-ouest) et inclinés à 20°, alors le coefficient
trigonométrique vaut : TRIGO = 0.94 : signifie que cette configuration (inclinaison 20° et orientation sud-ouest) permet de
produire 94% de la production maximale (configuration optimale). En d’autres mots, cette configuration induit une perte de 6 %
par rapport à la configuration optimale (inclinaison 35° et orientation plein sud).

4.7 RENDEMENT DU CAPTEUR SOLAIRE


Le rendement du capteur s’écrit :
,
η

K1 : Facteur optique. Il est le produit du coefficient de transmission du vitrage par


le coefficient d'absorption de l'absorbeur. Typiquement compris entre 0.5 et 0.8.
K2 : Coefficient de déperdition thermique du capteur (W/(m².°C)).
Tm,f : Température moyenne de l’eau à l’intérieur du capteur (Te+Ts)/2.
Text : Température de l’air extérieure.
E0 : Eclairement solaire incident.

La norme européenne (EN 12975) définit le rendement d'un capteur sur base de
trois paramètres :

, ,
η

K2 : coefficient linéaire de transfert thermique (W/(m².°C))


K3 : coefficient quadratique de transfert thermique (W/(m².°C2))

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Influence de la puissance du rayonnement solaire Influence du delta de température : ∆T ↑ ⇒ les pertes
thermiques ↑ ⇒ η ↓. Pour E0 et une inclinaison donnée, le point
de fonctionnement du capteur se situe sur cette courbe

Conditions de fonctionnement : Ts= 80 °C ; Te= 20 °C ;


Tm,f= 50 °C ; Text= 10 °C ; ∆T= 40 °C
On n’est pas en train de demander de l’E.C⇒ débit eau capteur=0
,
η 0⇒ Emin= …. La valeur ⇒η ,
0⇒ Tf,st= …. C’est la température
minimale à partir de laquelle on ne peut pas produire de de l’eau stagnante à l’intérieur du capteur. Elle correspond à la
l’eau chaude dans les conditions de fonctionnement température maximale que l’eau peut atteindre.
spécifiées.

5 DIMENSIONNEMENT DE LA SURFACE DES CAPTEURS SOLAIRES


5.1 LES PRINCIPES DU DIMENSIONNEMENT
Taux de couverture solaire : (ou fraction solaire) ratio entre l'énergie utile utilisée à partir du capteur solaire pour chauffer l’eau
(et l’autre part sera chauffé par l’appoint) et les besoins thermiques pour chauffer l’eau. τs=Production utile/Besoin

τs2 = 70% ; Ps2= 200 kWh/m2

τs1 = 40% ; Ps1= 300 kWh/m2

Ps1,7= 60/40 ; Ps2,7= 60/60


SC= 40 m2 ⇒ τs1 ; SC= 60 m2 ⇒ τs2 ; on a τs2> τs1 et appoint1 > appoint2; Donc, on peut tracer la courbe ci-dessous:

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Productivité de capteur solaire
La productivité de capteur solaire, Ps [kWh/m2] est la
production d’énergie solaire utile par m2 de capteur. La
productivité décroît quand la surface de capteurs croît : le
dernier mètre carré de capteurs produit moins d’énergie
que le premier ⇒ augmentation du coût du kWh produit
⇒ chercher la surface optimale.
Productivité marginale [kWh/m2] : c’est à dire l’énergie
récupérée par un mètre carré de capteur supplémentaire.

SC= 40 m2 ⇒ τs1 et Ps1; SC= 60 m2 ⇒ τs2 et Ps2; on a Ps1> Ps2; Donc, on peut tracer la courbe avec la productivité t normalisée avec
Ps/Ps,max.
Dimensionnement optimale de la surface des capteurs
En hiver (faible irradiation solaire) on est amené à augmenter la surface des CS pour couvrir les besoins. Durant l’été (fort
irradiation solaire), on atteint vite les besoins et cette surface ne produit plus d’énergie solaire donc un taux d’utilisation réduit et
aussi une productivité réduite.

Exemple

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On définit d’abord une installation de référence qui fournit 80% des besoins, 20% étant couverts par l’appoint. Cette installation
comporte 40 m2 de capteurs et un stock de 2000 litres. Elle produit 20,2 MWh/an pour des besoins de 25 MWh/an. La productivité
moyenne des capteurs est relativement faible : 504 kWh/m2 en raison du taux de couverture solaire élevé.
On fait ensuite varier autour de ces valeurs de référence d’une part la surface de capteurs, d’autre part le volume du stock. Ceci
nous permet de construire les deux graphes ci -dessous.

La productivité des capteurs diminue avec la surface et la productivité marginale (celle du dernier capteur) est rapidement très
faible :
• le 1er m2 de capteur fournit 850 kWh/an environ ; le 20 ème m2 fournit 500 kWh/an,
• le 40 ème m2 de capteur fournit 150 kWh/an environ ; le 80 ème produit moins de 50 kWh,
• au-delà de 100 m2, les capteurs ne produisent quasiment rien.
Les variations du stock ont peu d’influence au-delà de 2000 litres. Par contre, la présence d’un stock trop petit est très pénalisante
:
• un stock de 2000 litres donne une productivité de 500kWh/an environ,
• un stock de 1000 litres donne une productivité de 475 kWh/an (-5%),
un stock de 500 litres donne une productivité de 400 kWh/an (-25%).

5.2 METHODE SIMPLE DE DIMENSIONNEMENT

a. Evaluation de l’irradiation solaire moyenne journalière : I [kWh/(m2jour)] pour le mois le plus défavorable (en
tenant compte des ombres, de l’inclinaison du capteur)
b. Estimation des besoins en EC : Bec : [m3/jour]
Les besoins varient de point de vue quantité, nature et profil en
fonction de l’utilisateur (bâtiments résidentiels, bâtiments
tertiaires….). Les besoins sont déterminés soit :
par installation de compteur d’eau et mesurés la
consommation pour des journées types.
A travers des ratios fournis par les normes ou des
enquêtes pour les nouveaux bâtiments.
Exemple : Norme Suisse pour les besoins en eau chaude.
c. Estimation du volume de stockage :
Un volume de stockage sous-estimé conduit à des températures
élevées donc des pertes thermiques importantes (dans le capteur,
l’échangeur et le ballon).
Un volume de stockage surestimé conduit à des pertes thermiques
élevées dans le ballon et un investissement important. De plus, il sera
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difficile d’atteindre la température de consigne donc nécessité d’installer appoint.
Le volume de stockage Vs=Bec
d. Besoins d’énergie pour le chauffage de l’eau : Qb=ρVsCp(Ts-Te) [kWh/jour]
La température de l’eau froide est variable au cours d’une année (Elle est puisée dans les nappes souterraines, eau de barrage).
e. Estimation de la surface des capteurs
Chaine d’énergie CES

ηc fpertes

I Qu Ballon de Qp
capteur tuyauteries Echangeur stockage

On a : Qp=(1-fpertes)Qu
Or : Qu=ηcISc
Donc : Qp/(1-fpertes) =ηcISc
Or : Qp=τsQb
Donc : τsQb/(1-fpertes) =ηcISc
Sc=τsQb/[(1-fpertes) ηcI]
Sc=τs×Qb/[ηins×I]

5.3 LOGICIELS DE DIMENSIONNEMENT


• http://www.thermoptim.org/
• retscreen
• http://www.tecsol.f
• http://www.outilssolaires.com
• http://eosweb.larc.nasa.gov/sse/ (HOMER)
http://eosweb.larc.nasa.gov/sse/RETScreen
http://re.jrc.ec.europa.eu/pvgis/apps/pvreg.php?lang=fr&
map=europe
http://www.satel-light.com
• http://www.thermoptim.org/

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