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L’évolution du

statut des terres


collectives au
Maroc

COMPTE RENDU

12 AVRIL

Réalisé par : Sada IRAKOZE


Ayah LYACOUBI
ELGANNOUR Meryem

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L’évolution du statut des
terres collectives au Maroc
Introduction

Selon la définition officielle, « les terres collectives sont des terres qui appartiennent
collectivement à un groupement d'habitants faisant partie d'une même origine et descendant
d'une même ethnie », il s’agit de zones essentiellement destinées aux parcours, mais qui sont
également des terres de culture, des forêts, des carrières ainsi que des terrains situés en zone
urbaine et périurbaine. Sauf que leur délimitation avec précision reste une véritable épreuve
au Maroc dans le sens où on trouve des parties bien fixées et encadrées par une procédure
administrative prévue par la loi mais ce n’est qu’une minorité devant celles qui n’ont fait
l’objet d’aucune délimitation et ne sont considérés comme tels que par défaut : ils ne
sont classés dans aucun autre statut.
Dans ce cadre la vidéo du Professeur Jeanne Chiche a essayer d’expliquer et de
contextualiser ce statut foncier assez particulier qui date au Maroc mais aussi dans
d’autres pays Africain surtout du Maghreb, pour tracer étape par étape son évolution
pendant l’histoire que ce soit avant ou après le protectorat.

« La réalité du secteur agricole Marocain :Le


statut des terres collectives»

L’objectif de ce compte rendu est de présenter d’une manière réduite et


structurée les idées qu’a avancé l’experte géographe durant tout le
séminaire enregistré dans la vidéo en objet.

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Fiche de renseignement sur la vidéo :

Titre de la vidéo : L’évolution du statut des terres collectives au Maroc


Conférencière : Jeanne Chiche (géographe, experte foncier, enseignant-chercheure
IAV en retraite)
Evènement : Séance du séminaire POLITERS "Les investissements agricoles et
l’accaparement des terres dans les pays du sud de la Méditerranée"
Date e lieu : 7 juin 2018 à la Maison des Sciences de l'Homme Sud à Montpellier
Durée : 1 heure 6 minutes

L’experte met l’accent tout d’abord qu’avant toute discussion il


faut absolument bien regarder le territoire du Maroc car tout ce
qui est en rouge et hachuré en vert ; de 1 à 8 , ce sont des zones
où il pleut et en éliminant tout ce qui montagne , il y’a de l’eau
mais il n’a pas de surfaces , en tout ce qui est en semi point du
plus dense au moins dense c’est la zone aride.
Elle a commencé sa présentation par une ouverture d’une petite
parenthèse sur la question du PPP au Maroc (partenariat public-
privé) , qui a fait une sorte de reformulation de ce concept en le
rendant une concession à des personnes d’un privilège , c’est la différence entre
concession et délégation ; le PPP est une délégation à un prestataire de service qui va
faire le travail à la place de l’Etat dans le cadre d’un contrat , tandis qu’ici c’est un
cadeau qu’on donne à des gens . Ce PPP en principe a été décidé sur les terres du
domaine prives de l’Etat sauf les terres forestières, qui en grandes parties sont les
terres récupéré de la colonisation. Mais en fait depuis les années 1990 il y’a
constitution de grands domaines que de point de vue foncier il y’a des exploitations
agricoles qui sont constituées par des « kheddam »c’est-à-dire un dixième d’hectare
par un dixième d’hectare avec un loyer de 3000 Dhs et c’est une cause de la poursuite
du partage de terres collectives entre les héritiers, comme cela chacun continuera à
être reconnu comme propriétaire ,c’est ce qu’on appelle les ayants droit chez le
législateur mais propriétaire sur le terrain. Pour mieux comprendre cela elle a donner
un exemple réel sur l’autre extrême qui s’est constitué a Kenitra une petite ferme de 4
hectare avec 46 ayant droit .

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Cette privatisation d’immense réserves foncières légalement détenues par l’Etat mais
souvent exploitée sous diverse formes par les communautés rurales n’est pas sans
conséquence sur l’environnement ; où il faut faire une petite distinction entre ce qui se
passe en Algérie ( ces terres sont détenues par l’Etat mais avec un droit de jouissance
par des groupement) et au Maroc ( ces terres sont la propriété de ces tribus , l’Etat
n’est que le contrôleur de la bonne gestion) .
Actuellement on est autour de 7 millions d’hectares de terres Melk ( augmentation) et
qui de plus en plus aujourd’hui sont immatriculées collectivement. Il y’a eu des achats à
la veille de la récupération des terres colonisés incontrôlés par des grands citadins ou
par des contremaitres mais ce sont des vente plus ou moins fictives et donc le Melk a
augmenté et le domaniale a diminué le collectif agricole a aussi augmenté.
Ces politiques de transfert au profit d’investisseur privés contribue à une
reconfiguration des structures foncières : ces politiques viendront prendre consensus
établit depuis la colonisation qui assurais au communautés rurales le droit
d’exploitation des terres collectives , en fait Le Maroc a une histoire de mobilité intense
depuis des siècles :

Avant le 20 eme sicle tout ce qui est en rouge et en violet c’était de l’agriculture a tous
ces époques tout le reste était des espaces ouverts avec le seul statut existant dut le
statut des terres Habous . Tout était des terres pastorales qui a commencé au milieu et
vers la fin du 19 eme siècle quand des français sont venus passer des contrat pour la
production de la laine et là il y’a eu un arrêt de l’aléa de l’agriculture .
Le mekhzen l’Etat central avait le droit éminent de donner la concession de prélever sur
la production. Les statuts qui ont été créé à partir de 1917 -1919 il y’a eu une partie qui
a été mise comme terres domaniale : domaine privé et domaine forestier de l’Etat et
domaine collectif. Ce dernier, selon le professeur , a été crée pour d’une part la paix
politique et sociale , et de peuplement dans les campagne. Le Melk était des échanges

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de bons procédés avec des personnes qui devenait des notables locaux et guich et
habous était négligeable et donc on résume 3 raisons :
• Le Melk pour assoir des émergeants marocains
• Le collectif pour le peuplement
• Le domaniale pour créer une réserve.
Comment ces statuts ont évolué ?
• Le Melk a augmenté a la vaille de la légalisation des récupérations et de grand de
moyens et petit
• Le domaniale a été diminué par des fuites et une autre partie a été mis en
réforme agraire (coopératives)
• des terres domaniales au Maroc. Ces terres ont été aménagé par l’état dans les
années 80 avec rompes pivot. En effet, l’état aménage environ 1200 jusqu’à 2000
hectares qui sont soit des terres domaniales ou collectives, puis ils les donnent en
concession à des entrepreneurs. Ces entrepreneurs produisent du mais fourrager
et du blé tendre environ 120 quintaux à l’hectares. Pourtant et au bout de 5 ans,
ce nombre baisse pour qu’il devient 60 quintaux à l’hectare.

De plus, le statut collectif est évolué vert le don en location sous le contrôle de l’état
pour qu’il n’ait pas d’abus. Le statut forestier a été préservé jusqu’à l’année 2018. En
cette année, l’état à lancer une nouvelle stratégie forestière après une la défaite d’une
ancienne stratégie. Par ce biais, l’experte pose une question : pourquoi on lance des
nouvelles stratégies forestières dans un pays riche du cèdre, l’arganier, et du Thuay. Elle
renforce sa problématique par la présentation des figures qui illustrent l’intensification
des cultures et de l’élevage. En 1931-1934 céréaliculture, l’élevage intensif et la grande
irrigation en 2016-2018. Dans une autre figure illustre tout ce qui est en vert représentent
un ponctuée de périmètre de cultures maraichères, de cultures de fruitière irrigué,
d’arbre culture irrigué et d’élevage intensif (laitier et viande). L’intensification des
cultures et de l’élevage.
En fait, un débat se déclenche sur le foncier et la terre. La terre est considérée comme
un moyen de production ou lieu de production, c’est-à-dire que la terre capitale.
Aujourd’hui, ce débat n’est plus présent grâce aux agronomes et tous les scientifiques.
La terre n’est plus qu’un espace ou un lieu sur laquelle on fabrique des formules
techniques de production n’importe où. Par conséquent, la terre n’est plus une
ressource, elle devient un lieu. Ce qui est une ressource c’est l’eau.
Aujourd’hui, les modèles intensifs de l’exploitation intensif et ses réserves fondée sur une
mobilisation croissante des ressources en eau et en sol se réalise en prendre en
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considération la question de la préservation des ressources rares et non reproductible.
Au Maroc, les politiques de développement agricole et rurale sont fondamentalement
résolument d’une façon bien expliquée et de façon bien détaillé orientés selon 3
principes:
1) Développement durable respectueux de la nature,
2) Equité socio-économique en insistant sur la promotion de la femme et des jeunes,
3) Augmentation des profits par une croissance productiviste.
Très impressionnant pour les personnes qui se mettent travailler.
Durant le 20éme siècle, le miracle agricole marocain crée l’histoire de la grande propriété
foncière et de la grande exploitation agricole au cours des siècles. Avant le protectorat
c’était aléatoire, on donnait la conception de grands domaines, on pouvait être destitué,
il pouvait ne pas y avoir de pluie. En effet, avec une absence de pluie il n’y avait pas de
récolte, y avait affaiblissement des gens, y avant des épidémies qui venait, tout le monde
mourrait y compris les grands concessionnaires. Donc l’alias et les oscillations étaient la
règle dénonce la conférencière.
Pendant le protectorat (colonisation privée ou officiel) à l’indépendance, les agriculteurs
marocains moderne bénéficient du plan de développement sectoriels et plan de
développement intégrée régionaux. Puis dans les années 80 et plus précisément 1984, il
y avait deux agricultures au Maroc, une la céréaliculture ciment de la nation avec
l’opération labour avec les tracteurs avec l’élargissement et l’expansion de la céréale.
En 2007, Le plan Maroc vert arrive, c’est le grand parallèle par rapport à l’écologie. Ce
plan encourage les cultures l’élevage hautement rémunérateurs. D’une manière
générale, l’agriculture est hautement encouragée au nom :
- Politique d’augmentation des profits par une croissance productiviste,
- La sécurité alimentaire,
- Création de richesse,
- Création d’emploi.

Pourtant, il y avait des contraintes tel que le réchauffement climatique et la


désertification. La conférencière justifie qu’il y a un avancement de l’agriculture vert le
désert par un exemple concret. Il y avait 14000 hectares de palmiers « Majhoul » plantés
dans des zones arides entre Tafilalt et les frontières avec l’Algérie (Boudnib). Malgré que
ce type de dattes est très fragiles.
Dans ce qui suit, Mme. CHICHE décrit l’histoire de la sécheresse qui a connu le Marocain
au cours du 20éme siècle. Il y avait une grande quantité d’eau perdu dans la mer et qui
ne devient plus utile pour l’agriculture. Par conséquent, les ingénieurs ont rapidement
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émergé pour trouver une solution pour cette catastrophe. Parmi ces solutions, ils ont
proposé de construire les barrages et le filtrage de l’eau de la mer.
Finalement, le plan Maroc vert est un pilier de l’agriculture marocaine qui encourage les
agriculteurs financièrement, moralement et internationalement. Ceci est à travers la
valorisation de leurs produits.
Les six piliers de l'investissement dans l'agriculture au Maroc :
• Les terres sont gratuites presque
• Une grande ouverture des portes des banques, c'est la théorie trumpist qu il
n'était pas président
• Tout est subventionné
• On est des patriotes on donne des aides
• Depuis 2000 aucun agricole ne paie d'impôt
• l'assurance sécheresse.
Sauf que malheureusement ces investisseurs vont dans les cinq années quitter le
Maroc après avoir épuiser ces richesses c’est ce qu’on appel « Land grappin » que ce
soit à l'export ou même local qui pose la grande problématique de développement
durable respectable de la nature et de l’équité économique .
Ensuite on se la question suivante : « existe-il toujours une paysannerie au Maroc en
considérant les ruraux ayant un faible effectif ? » : Il Ya deux planches, la première
revient à l’économie parallèle (la Contrebande), et puis la deuxième planche est la
création de grandes fermes depuis qu'à été lancé l'agriculture avec des techniques plus
efficaces toute l'année et non plus d'une manière saisonnière, des douars se créent, il
Y’a une certaine richesse.

En conclusion, les personnes faisant la vérité de l'agriculture marocaine sont des


locataires, des preneurs de produit et des concessionnaires en PPP, et les grandes
terres ont généralement des problèmes entre héritier, ou ils quittent… où les décideurs
ne sont donc pas les ayants droit.
Ce qui se passe c'est qu’il existe une petite paysannerie, il y'a des petits paysans à
l’exception des cultivant de cannabis, qui constituent le tissu social rural et ils sont
encadrés par des collecteurs locaux, les coopératives, etc .. et ils s'occupent pour faire
le tout qui est utile pour le maintien des marché locaux proches, c'est une agriculture
de conjoncture sur 500 m2. On parle d'une production d'opportunité locale !
on remarque la convergence de ces éléments avec d'autres contextes nord-africain (en
Algérie et en Tunisie) où On encourage l'agriculture qui part à l'export directement et
c'est aléatoire.
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