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REPUBLIQUE DU CAMEROUN REPUBLIC OF CAMEROON

Paix – Travail – Patrie Peace – Work – Fatherland


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ECOLE NATIONALE SUPERIEURE NATIONAL ADVANCED SCHOOL OF
DES POSTES ET POSTS, TELECOMMUNICATIONS AND
TELECOMMUNCATIONS DES OF INFORMATION AND
TECHNOLOGIES DE L’INFORMATION COMMUNICATION TECHNOLOGIES
ET DE LA COMMUNICATION **********
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TECHNIQUES DE RECHERCHE D’EMPLOI/STAGE (TC)

LES STRUCTURES ETATITIQUES


D’AIDE A L’INSERTION
PROFESSIONNELLE DES
JEUNES.
Encadreur : Mme FOTSO DJEM Manuela

Rédigé par :
- SABATHE NDONGO ElèveWilfried
Inspecteur Niveau II CF
- BILO’O Séverine Lydienne
- ANTSIO Petrus Harding
- MBARGA BANA Michel Yann
- LIKENG Gael David
- MEVENGUE EPILA Janyl Leonel
- TOUNA OTOU Anicet
- MBAKOUP Lauryl Ashley LEUNKEU

Année académique 2020 - 2021


INTRODUCTION
L’insertion socioprofessionnelle des jeunes est une question ancienne
dans le monde professionnel au Cameroun. Ainsi s’est
progressivement amélioré malgré le rythme imposé par le chômage
de masse, les politiques de développement ne se sont pas traduites
par une industrialisation pourvoyeuse d’emplois, qualifiés ou non. En
principe, le diplôme universitaire devrait se suffire à lui-même pour
accéder au marché de l’emploi et décrocher un poste d’importance.
Désormais, il est aujourd’hui nécessaire de passer par des stages
pour aboutir au même résultat et accéder au monde du travail. Le
stage, sous toutes ses formes, s’impose comme une étape sine qua
non pour intégrer la sphère économique. Le problème d’emploi des
jeunes est donc capital. L’enjeu de l’insertion des jeunes a
principalement un double aspect. Tout d’abord, le chômage
s’accentue naturellement avec l’augmentation de la population
active à la suite de la baisse de la fécondité au cours du processus de
transition démographique. Malgré cette peinture, quels sont les
structures mises en place par l’Etat afin de favoriser l’insertion
professionnelle des jeunes dans le monde de l’emploi ?
Afin de trouver une solution aux problèmes d'insertion socio-professionnelle en
général et ceux des jeunes en particulier, nombre d'actions sont menées par le
gouvernement camerounais. Ces actions concernent la création d'un
département ministériel et de quelques institutions de promotion de l'emploi
(FNE, l'Observatoire National de l'Emploi et de la Formation Professionnelle), la
mise en place des premières organisations des états généraux de l'emploi et de
la formation professionnelle par le ministère de l'Emploi et de la Formation
professionnelle.

I- Le Ministère de l’emploi et de la Formation Professionnelle.


En abrégé MINEFOP, il est constitué d’un Cabinet du ministre, les inspections
générales, l’administration centrale les services déconcentrés et des
organismes sous-tutelles. Ainsi, suite au Décret n° 2005/123 du 15 avril 2005
portant organisation du Ministère de l'Emploi et de la Formation
Professionnelle, il est chargé de :

-           de l'élaboration de la politique de l'emploi ;

-           de la défense et de la promotion de l'emploi ;

-           de l'orientation et du placement de la main-d'œuvre ;

-           des études sur l'évolution de l'emploi et du marché du travail ;

-           des études sur l'évolution des qualifications des emplois ;

-           de la conception et de l'organisation des activités de formation professionnelle rapide ;

-           de la définition des normes d'organisation des systèmes d'apprentissage et de


qualification professionnelle et du contrôle de leur respect ;

-           de l'organisation et du suivi de l'insertion professionnelle des jeunes formés ;

-           de l'organisation des activités de recyclage ou de requalification pour les travailleurs


ayant perdu leur emploi.

Il assure la tutelle du Fonds National de l'Emploi et des organismes d'intervention en matière


de prospection d'emploi.
De ce fait, pour l'accomplissement de ses missions, le Ministre de l'Emploi et de la Formation
professionnelle dispose :

-           d'un Secrétariat Particulier ;

-           de deux (2) Conseillers Techniques ;

-           d'une Inspection Générale ;

-           d'une Administration Centrale ;

-           de Services Déconcentrés ;

-           d'Organismes Rattachés.

 CELLULE DE LA PLANIFICATIONET DU DEVELOPPEMENT DE L'EMPLOI.

Placée sous l'autorité d'un Chef de Cellule, la Cellule de la Planification et du Développement


de l'Emploi est chargée :

-           de l'élaboration des propositions relatives à la conception et à la mise en


œuvre de la politique gouvernementale de l'emploi ;

-           de l'identification et du suivi des projets créateurs d'emploi ;

-           des études sur l'évolution de l'emploi et du marché de l'emploi ;

-           de l'initiation des enquêtes sur l'emploi.

 CELLULE DE LA GESTION DE L'EMPLOI

Placée sous l'autorité d'un Chef de Cellule, la Cellule de la Gestion de l'Emploi est chargée :

-           de la promotion de l'auto-emploi ;

-           du suivi des activités des organismes en charge des questions d'emploi ;

-           du renforcement des capacités institutionnelles des structures chargées de la


promotion de l'emploi ;

-           de l'élaboration et de la mise à jour de la nomenclature des emplois ;

-           de l'appui technique aux différents départements ministériels concernés par les
activités de migration du secteur informel vers le secteur formel ;
-           de l'identification et de la promotion des emplois protégés pour les personnes
handicapées.

 LA SOUS-DIRECTION DE L'INSERTION ET DES AGREMENTS

Placée sous l'autorité d'un Sous-Directeur, la Sous-Direction de l'Insertion et des Agréments


est chargée :

-           du placement de la main-d'œuvre ;

-           du visa des contrats de travail ;

-           de l'agrément des organismes de placement et des entreprises de travail temporaire ;

-           de l'appui à l'insertion professionnelle des jeunes diplômés dans le circuit de


production ;

-           de la conception et de la tenue d'un fichier des entreprises de travail temporaire et des
offices privés de placement ;

-           de l'organisation, du placement et du suivi de l'insertion professionnelle des jeunes


formés, valides ou handicapés ;

-           du suivi des activités de la Commission Nationale de Camerounisation des Emplois.

 LA CELLULE DE GESTION DU PROJET SIGIPES

Placée sous l'autorité d'un Chef de Cellule, la Cellule de Gestion du Projet SIGIPES est
chargée :

-           de la centralisation et de la mise à jour permanente des fichiers du personnel et de la


solde du Ministère ;

-           de l'édition des documents de la solde ;

-           de l'exploitation et de la maintenance des applications informatiques de la Sous-


Direction des Personnels, de la Solde et des Pensions.

II- Fonds National de L’emploi (FNE).

Afin d’adapter ses prestations aux spécificités de son public cible, le FNE a développé une
vaste gamme de programmes et d'outils parmi lesquels le PED (Programme Emplois
Diplômés) le PADER (Programme d’Appui au Développement des Emplois Ruraux).
 Le PED (Programme Emploi Diplômé).

Dans le but d'apporter aux jeunes diplômés sans expérience professionnelle, une qualification
en même temps qu’une expérience pratique permettant de faciliter leur insertion dans le
circuit de production, le FNE a développé le PED. C'est un programme de stage pré-emploi,
basé sur le partage à parts égales entre le FNE et l’entreprise, des frais d’indemnité versés aux
stagiaires. En cas d’embauche du stagiaire, le FNE paie 50% du salaire pour les trois premiers
mois. D’autres avantages du programme en faveur des entreprises sont : l’exonération des
taxes sur les frais payés au stagiaire, l’évaluation du candidat pendant une longue période (12
mois) avant le recrutement effectif, la minimisation du coût d’embauche de l’employé
potentiel (connaissance de l’esprit de la maison). Ce programme a fait l’objet d’un protocole
d’accord (Programme FNE-GICAM pour l’emploi des jeunes) entre le Groupement Inter-
patronal du Cameroun (GICAM) et le FNE.  A ce jour, 5.161 jeunes ont été insérés dans le
marché du travail à travers ce programme.

 Le PADER (Programme d'Appui au Développement des Emplois Ruraux)

Le PADER a été lancé en 1993, avec pour but principal la promotion de l’emploi rural et la
lutte contre la pauvreté en milieu rural. Ce programme consiste à apporter aux ruraux, la
formation aux techniques modernes d’exploitation, les moyens matériels et financiers, ainsi
qu’un appui à la gestion et à la vente des produits. Prenant comme cible les groupes organisés
et les jeunes sans activités ou sous-employés de l’espace rural et périurbain, le PADER se
propose d’aider les bénéficiaires à améliorer le rendement de leur travail et leur niveau de vie
à travers une meilleure organisation, une meilleure pratique des techniques d’exploitation et
un choix des activités adaptées à l’environnement, aux besoins du marché et aux orientations
stratégiques de développement.
Le FNE finance le coût des projets à hauteur de 80% des besoins, pour un taux d’intérêt de
8%. Il est exigé des promoteurs un apport personnel d’au moins 20%, représentant
généralement le coût de leur travail dans les travaux de mise en exploitation.  

Des résultats positifs du PADER ont été multiples. L’on peut citer entre autres la relance de la
culture du riz dans certaines régions (Ouest et Nord-Ouest), la création et le renforcement des
organisations des jeunes paysans (Groupement d’Initiative Commune ou GIC), la contribution
à l’accroissement des revenus des paysans, etc.

Depuis 2009, le FNE a réorienté sa stratégie dans le cadre du PADER en accordant une
priorité à « l’approche filière » qui consiste à élargir son cadre d’intervention, notamment en
apportant l’appui nécessaire aux acteurs de la filière, partant de la production à la
commercialisation du produit fini, en passant par les activités intermédiaires tel que le
stockage, la transformation, le conditionnement etc. C’est ainsi que les filières riz, maïs,
manioc ont été lancées dans diverses régions du pays.

A travers ce programme, 35.152 projets ont été financés, et ont développé plus de 52.000
emplois.
Ils existent à côté du PED et du PADER, plusieurs autres programmes et outils spécifiques. Il
s’agit de :

 PREJ (Programme Retraite Emplois Jeunes) qui permet aux entreprises d’assurer un
transfert de compétence en plaçant un jeune durant un an auprès d’un employé appelé
à la retraite.

 PARIC (Programme d’Appui au Retour des Immigrés Camerounais) qui a pour but
l’assistance et la réinsertion socioprofessionnelle des Camerounais ayant étudié ou
travaillé à l’étranger. A cet effet, une convention a été signée avec des organismes
allemands spécialisés. 136 jeunes venant de l’étranger ont été insérés en emploi salarié
et 12 ont été appuyés dans la création de leur micro entreprise.

 PRAIDES (Programme d’appui à l’Insertion des Diplômés de l’Enseignement


Supérieur) qui vise, en partenariat avec le Ministère de l’Enseignement Supérieur, à
appuyer l’insertion professionnelle des diplômés de l’Enseignement Supérieur. Ce
programme a permis de publier de nombreuses informations sur l’orientation en milieu
universitaire (OPU), de former au FNE plusieurs Conseillers d’Orientation venant du
MINESUP. Il a participé à la réflexion en cours sur l’orientation des programmes
universitaires (professionnalisation des enseignements).

 TRE (Techniques de recherche d’Emploi) organisées sous forme de séminaires, elles


ont pour objectif de permettre aux chercheurs d’emploi de prendre conscience du rôle
central qu’ils doivent jouer quant à leur insertion, et d’adopter ainsi une démarche
dynamique et rationnelle dans leur activité de recherche d’emploi. 11.500 chercheurs
d’emploi en ont bénéficié à ce jour

 OPP (Programme d’Orientation Professionnelle en milieu Public) : c’est un


programme d’information sur la recherche d’emploi mis à la disposition du public,
notamment des jeunes à travers des espaces d’affichage dans les lieux publics (Sous-
préfectures et Mairies) afin d’informer les personnes ne pouvant facilement atteindre
le FNE.

 La Semaine pour l’Emploi des Jeunes : le FNE organise chaque année, à l’occasion de
la fête de la jeunesse, une semaine pour l’emploi des jeunes, durant environ quatre
jours. Ces journées qui regroupent plusieurs partenaires de l’emploi et de la formation
professionnelle sont destinées à améliorer l’information des jeunes sur les filières de
formation, l’évolution des métiers et des qualifications, ainsi que sur la démarche et
les possibilités d’insertion, et par ailleurs de les informer sur les programmes et
mesures existants en leur faveur, tout en les sensibilisant sur la nécessité d’une bonne
orientation professionnelle. Les SIVE (Stage d’Initiation à la vie de l’Entreprise), les
OPS (Orientation Professionnelle en milieu Scolaire) et les OPU (Orientation
Professionnelle en milieu Universitaire) contribuent à l’atteinte du même objectif. Ces
programmes ont permis à des milliers de jeunes de mieux comprendre le monde
professionnel avec ses opportunités d’emplois, et ainsi de mieux s’orienter en vue de
leur insertion socio-professionnelle.
Partenaires du FNE
Pôle Emploi

AFPA : Agence pour la Formation des Adultes (France)

AMS : Arbeitsmarktservice (Autriche)

ZAV : Zentralstelle Arbeitsvermoittlun (Allemagne)

BIT : Bureau International du Travail

GIP International : Groupement d'Intérêt Public (France)

PNUD : Programme des Nations Unies pour le Développement

AMSEP : Association Mondiale des Services d’Emploi Publics

AASEP : Association Africaine des Services d’Emploi Publics

GICAM : Groupement Inter patronal du Cameroun

ACBF : African Capacity Building Foundation

GTZ : Gesellschaft für Technische Zusamenarbeit (Allemagne)

WUS : World University Service.

III- ONEFP (L’OBSERVATOIRE NATIONAL de l’EMPLOI et de la


FORMATION PROFESSIONNELLE).
Créer par l’Arrêté du Premier Ministre no 2002/007 du 13 février 2002, l’ONEFP
est un organe d’expertise et d’aide a la décision dans le cadre de la stratégie de
lutte contre le chômage. A ce titre, il assiste le ministre chargé des questions
d’emploi et de formation professionnelle dans la mise en œuvre des politiques
relevant de ces domaines.

L’ONEFP a pour missions :


- Collecte, Traitement et la Diffusion des données relatives a l’emploi et a
la formation professionnelle ;
- Suivi périodique de l’emploi ainsi que celui de la formation, de
l’orientation et de l’insertion professionnelles ;
- Identification des blocages et des potentialités en matière d’emploi et de
formation professionnelle ;
- Facilitation de la décision pour une meilleure correspondance entre les
besoins des utilisateurs des ressources humaines et les typologies de
formation professionnelle.

 Objectifs :

- Permettre une meilleure connaissance du marché de l’emploi et de la


formation professionnelle ;
- Identifier les blocages et les potentialités en matière d’emploi et de
formation professionnelle ;
- Permettre une meilleure correspondance entre les besoins des
utilisateurs actuels ou potentiels et les typologies des formations initiales
ou continues à impulser ;
- Orienter les programmes d’appui à l’insertion professionnelle.
CONCLUSION
Somme toute, afin de trouver une solution aux problèmes d'insertion socio-
professionnelle en général et ceux des jeunes en particulier, nombre d'actions
sont menées par le gouvernement camerounais. Ces actions concernent la
création d'un département ministériel et de quelques institutions de promotion
de l'emploi (FNE, l'Observatoire National de l'Emploi et de la Formation
Professionnelle), la mise en place des premières organisations des états
généraux de l'emploi et de la formation professionnelle par le ministère de
l'Emploi et de la Formation professionnelle. L'Etat a procédé ces dernières
années à des recrutements dans les armées, l'éducation de base, les
enseignements secondaires, sans oublier la ressource nécessaire donnée aux
structures de promotion de l'emploi comme le FNE. Malgré les initiatives du
gouvernement camerounais en faveur de l'insertion des jeunes, il ressort des
résultats des analyses précédemment effectuées que le canal du FNE est
encore très peu usité par les jeunes. Il en est de même pour les autres agences
de promotion de l'emploi. Ainsi, un effort de sensibilisation devrait être fait. Les
relations amicales ou familiales sont devenues le canal le plus utilisé par les
jeunes chercheurs d'emploi. Cette voie subjective de recherche d'emploi peut
être source de nombreux maux tels que l'asymétrie des chances des jeunes
dans leur prospection, le découragement de ceux qui n'ont pas de relations
pouvant les aider à s'insérer, le tribalisme, et dans une certaine mesure la
corruption.
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