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Le tourisme et développement durable 

:
 Plan :
 Introduction
 Définition
 Le tourisme durable : petit frère du développement durable 
 Comment rendre le tourisme durable ?
 Le développement durable du tourisme : un outil de développement local 
 Les enjeux du tourisme durable
 Les différentes formes du tourisme durable
 Le tourisme durable au Maroc 
 Conclusion
 Introduction :
Le développement durable; est devenu une préoccupation majeure universelle en
insistant sur la nécessité de prendre en compte en même temps les aspects sociaux,
environnementaux et économiques dans toutes les activités. Le tourisme est
incontestablement l’un des secteurs d’activité humaine les plus importants en relation
avec la contrainte de développement durable. Il nécessite le recours à la planification
touristique et le contrôle par l'introduction de plusieurs indicateurs spécifiques pour
réaliser l’adéquation nécessaire entre les résultats sociaux et économiques, et l'efficacité
des programmes touristiques, ainsi que les paramètres pertinents pour déterminer leurs
effets sur l'environnement.
 Définition :
La définition la plus répandue et la plus officielle du développement durable et selon le
Rapport Brundtland, 1987 est la suivante : "répondre aux besoins du présent sans
compromettre la possibilité pour les générations futures de satisfaire les leurs"
Il existe aussi d'autres définitions du développement durable, ou des politiques de
développement durable. On dira par exemple qu'il s'agit d'un développement qui intègre
les aspects économiques, sociaux, et environnementaux; d'autres formulations disent
qui équilibre les aspects économiques, sociaux, environnementaux, ou des aspects
institutionnels aussi, ou encore culturels. Le but du développement durable est donc de
créer une vie meilleure pour tous les êtres humains par des moyens qui soient aussi
viables dans l’avenir qu’aujourd’hui. En d’autres termes, le développement durable est
basé sur le principe d’une gestion rationnelle des ressources du monde et de l’équité
dans leur utilisation et dans la répartition des bénéfices qui en découlent.
Depuis la définition de 1987, le concept a évolué, en particulier avec l’Agenda 21, le plan
d’action élaboré par la Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le
développement (Rio, 1992) et le plan d’action du Sommet mondial pour le
développement durable (Johannesburg, 2002).
•Améliorer l’efficacité économique, ce qui signifie générer de la prospérité à différents
niveaux de la société et se soucier de la rentabilité de toute activité économique. Le plus
important ici est la viabilité des entreprises et des activités et leur capacité de se
maintenir à long terme ;
•Assurer l’équité sociale, qui signifie respecter les droits de l’homme et l’égalité des
chances pour tous dans la société. Elle passe par une répartition équitable des bénéfices,
avec pour priorité la lutte contre la pauvreté. L’accent est mis sur les communautés
locales, le maintien et le renforcement de leurs systèmes de subsistance, la
reconnaissance et le respect des différentes cultures et la disparition de toute forme
d’exploitation ;
•Conserver l’intégrité de l’environnement, qui signifie conserver et gérer les ressources,
en particulier celles qui ne sont pas renouvelables ou qui sont précieuses pour la survie
de l’homme. Elle exige des mesures pour réduire la pollution de l’air, du sol et de l’eau et
pour conserver la diversité biologique et le patrimoine naturel.
 Le tourisme durable : petit frère du développement durable :
L’expression « développement durable » est proposée pour la première fois en 1980
dans la stratégie mondiale de la conservation, une publication scientifique visant
l’intégration de la protection environnementale dans le développement économique.
Il faudra attendre 1987 et la Commission Mondiale sur l’Environnement et le
Développement, pour que l’expression se popularise. C’est également à cette
occasion qu’une définition officielle est clairement énoncée dans son rapport :
« Le développement durable est un développement qui répond aux besoins du
présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux
leurs. » Rapport Brundtland 1987.
 Comment rendre le tourisme durable ?
Tous les acteurs de l’industrie touristique sont encouragés à pratiquer le tourisme
durable pour qu’à terme, cela devienne une généralité voire une norme. Autre acteur
dans le tourisme durable : le touriste lui-même. Pour favoriser le développement du
tourisme durable, le touriste est invité à suivre des règles de base du tourisme
responsable :
 trier les déchets,
 privilégier les transports en commun ou transports éco-responsables,
 limiter son impact sur l’environnement lors de son itinéraire,
 consommer local,
 s’intéresser aux traditions locales, et les respecter, etc.
 Le développement durable du tourisme : un outil de développement
local :
Le tourisme est un outil puissant de développement local s’il est correctement géré.
Être acteur du tourisme durable, c’est respecter le triptyque suivant :
 Préservation des ressources naturelles et de la biodiversité ;
 Respect de la culture des populations hôtes,
 Assurer une activité économique viable sur le long terme en offrant des emplois
et des retombées socio-économiques équitables pour les communautés
d’accueil.
 Les enjeux du tourisme durable
Le tourisme « durable » est aujourd’hui la formule incontournable de tout discours sur le
tourisme, qu’il s’agisse du discours des politiques ou du discours des scientifiques. Il
s’agit d’une politique qui a pour objectif de concilier l’écologique, l’économique et le
social.
Le tourisme durable doit associer les notions de durée et de pérennité des ressources
naturelles (eau, air, sols, diversité biologique) et des structures sociales et humaines.
Il ne saurait se réduire à une politique environnementale.
L’objectif du développement durable est de rendre compatibles l’amélioration des
conditions et des niveaux de vie qui résultent du développement et le maintien des
capacités de développement des générations futures.
La notion de tourisme durable est directement déduite du développement durable.
Le tourisme durable « n’est pas un produit, ni une nouvelle façon de vendre une activité
ou un pays ; mais c’est un processus, un mode de développement qui dépend de facteurs
globaux et locaux, puisqu’il veut s’adapter aux territoires et aux populations locales dans
sa mise en œuvre et dans ses retombées ».
Et qui doit permettre de répondre aux besoins du touriste tout en préservant les chances
du futur.
L’enjeu du tourisme durable est apparu essentiel à la suite de la constatation de
l’existence d’inégalités croissantes dans le développement touristique mondial.
Ainsi, alors que le tourisme international dans le monde connaît une progression, l’écart
entre pays a tendance à s’accentuer. Les nuisances du tourisme sont particulièrement
importantes et graves en termes d’environnement naturel et surtout du point de vue
social et humain.
Dans ces conditions, la notion de tourisme durable ne concerne pas seulement les
régions touristiques traditionnelles qui doivent lutter contre les détériorations de
l’environnement naturel résultant des projets de développement des infrastructures
touristiques, mais également les régions du monde qui étaient, jusqu’à présent, à l’écart
de l’expansion des grands courants touristiques mondiaux.
En somme, le développement durable appliqué au tourisme est celui qui équilibre
l’économique, le social et l’humain, ainsi que l’utilisation des ressources.
– Au niveau économique, le tourisme durable implique l’amélioration de la compétitivité
des entreprises cela concerne directement les organisateurs de voyages et de séjours, les
agences de voyages, l’hôtellerie et la restauration, les sociétés gérant des attractions
touristiques.
Cela concerne également des sociétés de transports, les commerces et les services
d’accueil, d’information et d’assistance dont bénéficient les touristes.
– Au niveau social, le tourisme durable doit satisfaire les besoins et répondre aux
attentes de trois catégories de personnes : les touristes, les personnes employées dans le
tourisme et les populations locales résidant dans les destinations touristiques.
Le tourisme durable doit apporter une réponse appropriée à toutes les catégories de
touristes potentiels, et en particulier les jeunes, les personnes âgées, les personnes
handicapées. Une autre aspiration sociale à satisfaire concerne l’amélioration des
conditions de travail des personnes employées dans le tourisme.
La troisième grande préoccupation sociale concerne les formes de tourisme qui ne
respectent pas la culture et le mode de vie local, et qui n’améliorent pas de manière
significative le bien-être des populations locales, en termes de revenu et de qualité de
vie.
Elles provoquent inévitablement des phénomènes de rejet. Le tourisme durable doit en
tenir compte.
– Au niveau environnemental, le tourisme durable doit mettre en valeur tout le
potentiel d’un territoire sans être trop consommateur d’espace. Il nécessite en
particulier une gestion rationnelle des ressources en eau, une prévention des pollutions
et un traitement approprié des eaux usées avant leur rejet dans leur milieu naturel.
Il implique une bonne gestion des déchets et doit accroître l’efficacité énergétique et
l’utilisation des énergies renouvelables. Aussi, il doit conduire à une gestion rationnelle
des flux de visiteurs, promouvoir des formes de transport qui ne provoquent pas une
congestion du trafic, et favoriser le tourisme de proximité.
En réconciliant ces préoccupations économiques, sociales et environnementales, le
tourisme peut apporter une contribution décisive au développement durable.
Il peut améliorer la situation des entreprises et le bien être des populations, favoriser un
comportement responsable des touristes tout en répondant à leurs attentes et faciliter la
gestion du patrimoine naturel et culturel.
Le tourisme durable devient un objectif primordial afin de préserver un équilibre entre «
les détenteurs de trois valeurs : le progrès économique, la préservation des ressources et
la vie des populations locales », une utopie qui vise à instaurer une nouvelle
gouvernance.
 Les différentes formes du tourisme durable
L’Organisation Mondiale du Tourisme (OMT) définit le tourisme durable ou responsable
comme : Un tourisme qui tient pleinement compte de ses impacts économiques, sociaux
et environnementaux actuels et futurs, en répondant aux besoins des visiteurs, des
professionnels, de l’environnement et des communautés d’accueil.
 Tourisme responsable : le tourisme responsable est une démarche volontaire du
voyageur ou du voyagiste. Voyager responsable, c’est minimiser au maximum son
impact sur l’environnement et sur le mode de vie local.
 Tourisme durable : Il s’agit d’une philosophie directement inspirée du
développement durable. Il englobe toutes les formes de tourisme respectueuses
de l’environnement et soucieuse du bien être des populations hôtes.
 Tourisme communautaire : le tourisme communautaire est une forme de
tourisme dans lequel l’accueil est intégralement géré par les populations locales.
 Slow Tourisme : il consiste à découvrir une destination à son propre rythme. Plus
qu’une forme de tourisme, ce mouvement est un véritable mode de vie qui va à la
rencontre des populations locales et sort des sentiers battus.
 Tourisme équitable : concept directement inspiré du commerce équitable, le
tourisme équitable permet une rémunération plus juste des communautés
locales.
 Tourisme Participatif : il a pour but de construire des relations entre les
populations d’accueil et le voyageur. Réinvention de l’hospitalité, le
voyageur participe activement à la vie locale.
 Écotourisme : l’écotourisme est une forme de tourisme respectueuse de
l’environnement et du bien être des populations. Il se pratique exclusivement
en milieu naturel et doit être une source financière viable pour les communautés
d’accueil.
 Tourisme solidaire : le tourisme solidaire permet la création d’un lien
de solidarité entre le voyageur et les populations. Une participation financière du
voyageur ou du voyagiste est reversée à des projets de développement locaux.
Les communautés locales sont parties prenantes de ces projets dont la finalité est
l’amélioration de leurs conditions de vie.
 Agrotourisme : l’agrotourisme est une forme de tourisme durable dans les milieux
agricoles. Il se pratique de plusieurs façons : hébergement en chambre d’hôtes,
visite de la propriété, dégustation des produits du terroir. Son but est de faciliter
la rencontre avec le producteur et pérenniser leur activité en leur permettant de
se diversifier.
 Tourisme humanitaire : séjour éthique et durable, le tourisme humanitaire
participe à l’amélioration des conditions de vie des populations locales.
Transmettre son savoir et aider au développement local sont autant de tâches
auxquelles les touristes sont amenés à participer.
 Le tourisme durable au Maroc :
Au Maroc, le « tourisme durable » est imaginé à différents niveaux. D'abord, il
concerne les visiteurs eux-mêmes, incités, par exemple, à laisser une trace de leur
passage sur les terres marocaines en plantant des arbres... La politique touristique
encourage aussi les populations rurales à proposer des hébergements chez
l'habitant afin de faire découvrir leur pays autrement, sur un mode plus raisonné et
raisonnable que ce qui se pratique dans les grandes villes. Côté produit, les
constructions de nouveaux complexes hôteliers doivent toujours être écologiques.
Ils sont ainsi conçus avec des énergies renouvelables et favorisent la permaculture.
Le Maroc se veut être une vitrine de développement durable, et montrer l'exemple
à tout le pourtour méditerranéen. Mais si cela est valable pour le tourisme, cette
volonté s'affiche à tous les secteurs. Pour ses efforts, le Maroc a d'ailleurs été
récompensé par le choix de Marrakech pour abriter la COP 22 en 2016...
Conclusion :
Le développement d’un tourisme durable, qui offre des découvertes innovantes avec une
implication de la population locale et une préservation de l’environnement, semble être
vraiment judicieux et pouvoir répondre à des enjeux réels du développement durable au
Maroc. Cependant, il faut être conscient que le tourisme, même durable, n’est pas la
«panacée universelle» aux problèmes de développement. Il ne doit surtout pas devenir
une «monoactivité» qui pourrait conduire à une dépendance quasitotale, sachant que le
tourisme du Sud a déjà beaucoup de mal à s’affranchir de la domination des
multinationales du Nord, notamment dans les domaines de la diffusion de l’information et
de la commercialisation des destinations.
Le tourisme n’est pas forcément le secteur le plus porteur de développement au Maroc,
mais la durabilité est certes une nécessité pour le tourisme, comme pour ce pays, ses
différentes richesses et son développement.