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CARMEN

Présentation
C’est un opéra-comique en 4 actes de Georges Bizet, compositeur français né en 1838 et mort en
1875 ; le livret est d’Henri Meilhac et Ludovic Halévy, d'après le roman de Prosper Mérimée. La première
représentation a lieu à l'Opéra-Comique à Paris en 1875. L’échec des premières représentations eut pour
conséquence de précipiter la mort de Bizet, trois mois plus tard. Carmen remporta son premier triomphe
à Vienne, quatre mois après sa mort. C’est l’opéra français le plus joué au monde.

C’est un spectacle chanté unissant théâ tre et musique. Né au 17ème siècle, l’opéra est un drame mis
en musique avec un orchestre, un chœur (faisant souvent office de figurants), des chanteurs solistes avec
parfois des danseurs. Construit comme une pièce de théâ tre on y entend successivement une ouverture
orchestrale (pièce musicale jouée avant le lever de rideau), puis un enchainement d’airs, de récitatifs et
de chœurs.

Les personnages : au nombre de 10

CARMEN, cigarière et gitane (mezzo-soprano), DON JOSE, caporal de dragons (ténor); ESCAMILLO,
torero (baryton); EL DANCAIRO et EL REMENDADO, contrebandiers (ténors); ZUNIGA, un capitaine
(basse); MORALES, un officier (baryton); MICAELA, paysanne (soprano); FRASQUITA et MERCEDES,
gitanes, amies de Carmen (sopranos).

Carmen, le mythe de la femme fatale : une gitane andalouse le portrait psychologique de la


femme fatale est celui d’une femme perverse qui utilise les attributs et les charmes de son sexe pour
manipuler l’homme. Cette femme, très souvent présentée comme la fille du diable, domine son corps. A
l’opposé, Micaela incarne la raison, le bien contre le mal.

Composition de l’orchestre : 41 cordes, 10 bois, 9 cuivres, 4 percussions répartis ainsi :

12 violons I et 10 violons II, 8 altos, 6 violoncelles, 4 contrebasses, 2 flû tes, 1 piccolo, 2 hautbois, 1 cor
anglais, 2 clarinettes, 2 bassons, 4 cors, 2 trompettes, 3 trombones, 1 harpe, les timbales, 3 percussions.

La musique de scène est assurée par 2 trompettes et 3 trombones.

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Analyse musicale
a) L’ouverture :

Le plan : 1er thème-reprise – 2nd thème – 1er thème – 3ème thème-reprise – 1er thème – 4ème thème.

Le premier thème, très militaire dans un tempo allegro, en la majeur et à deux temps, comprend
seize mesures et aboutit à une reprise. Il joue le rô le d’un refrain. L’ensemble de l’orchestre,
employé de manière très brillante, joue dans une nuance fortissimo. La mélodie est écrite
principalement pour les vents (flû tes, hautbois, clarinettes) et les violons, et l’accompagnement
est joué par les cordes graves et les cuivres :

Le deuxième thème, plus léger, est joué dans une nuance piano. Son timbre instrumental est
réparti sur les vents (flû te, hautbois, clarinettes) et les cordes (violons).

Une transition en rythmes resserrés, et en crescendo, nous conduit vers le premier thème qui ne sera
cette fois pas repris.

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Un troisième thème, est attribué au personnage du toréador Escamillo. Il débute par une courte
introduction aux trombones et aux trompettes qui installent l’accompagnement et la tonalité de fa
majeur. Cette mélodie est alors présentée par les cordes (violons, altos, violoncelles):

Cette partie est ensuite reprise par tous les instruments de l’orchestre, dans une nuance fortissimo, qui
crée une amplification du discours

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musical. Le premier thème réapparaît : il prend alors le rô le d’un refrain et semble conclure l’ensemble
de l’ouverture.

Après une pause de l’orchestre un quatrième thème apparait : c’est le thème du Destin. Soutenu
par le trémolo des cordes, il affirme son caractère tragique par sa tonalité de ré mineur, son
timbre particulier (violoncelle, trompette, basson, clarinette, dans le registre grave), ses coups de
timbales qui évoquent une marche funèbre, sa mélodie descendante, et son intervalle de seconde
augmentée :

Après un large crescendo, l’ouverture se termine par un accord dissonant, évocation de la fin tragique de
l’œuvre.

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