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GROUPE DE LA BANQUE AFRICAINE DE DEVELOPPEMENT

BUREAU REGIONAL DE LIBREVILLE (GAFO)

GABON

DOCUMENT DE STRATEGIE-PAYS (DSP) : 2006-2010

DEPARTEMENT REGIONAL CENTRE


ORCE

OCTOBRE 2006
Page
RESUME ANALYTIQUE iv-vii

I. INTRODUCTION 1

II. CONTEXTE DU PAYS 2

2.1 Contexte politique 3


2.2 Questions liées au contexte macroéconomique et structurel 4
2.3 Questions liées au contexte sectoriel 8
2.4 Questions liées aux thèmes transversaux 12
2.5 Questions de pauvreté et questions liées au contexte social 17
2.6 Climat des affaires et questions affectant le secteur privé 18

III. PROGRAMME NATIONAL DE DEVELOPPEMENT ET


PRESPECTIVES A MOYEN TERME 20

3.1 Principaux éléments du programme gouvernemental de développement 21


3.2 Evaluation de la stratégie nationale 24
3.3 Cadre de partenariat 25
3.4 Défis et risques 26

IV. STRATEGIE D’AIDE DU GROUPE DE LA BANQUE 26

4.1 Gestion du portefeuille et enseignements tirés du DSP précédent 26


4.2 Contexte du pays et sélectivité stratégique 28
4.3 Piliers et cadre de résultat du DSP 32
4.4 Dimension régionale de l’aide du Groupe de la Banque 37
4.5 Aide du Groupe de la Banque : allocation des ressources en fonction de
la performance et activités autres que les prêts 38
4.6 Partenariat et harmonisation 41

V. SUIVI ET EVALUATION AXES SUR LES RESULTATS 43

5.1 Suivi des résultats du DSP et de la performance de la Banque 43


5.2 Gestion des risques 43
5.3 Questions relatives au dialogue avec le pays 44

V.I CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS 45


TABLEAUX

Tableau n° 1 Coûts de la réglementation sur l’activité économique 18


Tableau n° 2 Plan stratégique pour le développement du Gabon 23
Tableau n° 3 Sources de croissance, -2003-2008 29
Tableau n° 4 Justification du choix stratégique 31
Tableau n° 5 Matrice des résultats thématiques 34
Tableau n° 6 Cadre de suivi de l’amélioration de la performance 39
Tableau n° 7 Engagements financiers par secteur des partenaires techniques 41
et financiers

ENCADRES

Encadré n° 1 Informations de base sur le pays 3


Encadré n° 2 Ressources pétrolières 8
Encadré n° 3 Situation de la pauvreté 17
Encadré n° 4 Cadre de partenariat 25
Encadré n° 5 Stratégie élaborée de manière participative 37

GRAPHIQUES

Graphique n° 1 Taux de croissance du PIB/habitant (1990-2003) 3


Graphique n° 2 Taux de croissance en pourcentage 4
Graphique n° 3 Déficit primaire hors pétrole 5
Graphique n° 4 Encours et services de la dette extérieure 5
Graphique n° 5 Réserves internationales brutes et solde du compte courant 6
Graphique n° 6 Evolution de la part du secteur primaire dans le PIB 9
Graphique n° 7 Domaine exploitable par rapport au couvert forestier total 10
Graphique n° 8 Taux d’accès à l’électricité 11
Graphique n° 9 Taux d’accès à l’eau potable 11
Graphique n° 10 Indicateurs de Gouvernance 13
Graphique n° 11 Evolution de la prévalence du VIH/SIDA 14
Graphique n° 12 Prévalence du VIH/SIDA par catégorie socioprofessionnelle 14
Graphique n° 13 Séquestration additionnelle de carbone du secteur forestier 16
Graphique n° 14 Contrôle de la corruption 19
Graphique n° 15 Contrôle de l’efficacité de l’action gouvernementale 19
Graphique n° 16 Répartition du portefeuille global par secteur 27
Graphique n° 17 Répartition du portefeuille actif par secteur 27
Graphique n° 18 Evolution globale, revue de portefeuille 2001 et 2004 27
Graphique n° 19 : Age moyen des projets par secteur 27
Graphique n° 20 : Contribution des secteurs à la croissance du PIB 29
Graphique n° 21 : EPIP 2005 39
ANNEXES

Annexe n° 1 Résumé des Opérations du Groupe de la Banque


Annexe n° 2 Indicateurs socioéconomiques comparatifs
Annexe n° 3 Carte du Gabon
Annexe n° 4 Matrice du DSP- (axés sur les résultats) 2006-2010
Annexe n° 5 Indicateurs macroéconomiques
Annexe n° 6 Comptes nationaux (prix courants)
Annexe n° 7 Comptes nationaux (prix constants)
Annexe n° 8 Finances publiques
Annexe n° 9 Situation monétaire
Annexe n° 10 Balance des paiements -2001-2005
Annexe n° 11 Balance des paiements -2006-2010
Annexe n° 12 Objectifs du millénaire pour le développement
Annexe n° 13 Tableau de suivi des indicateurs sur l’harmonisation, l’alignement
et l’efficacité de l’aide.
i

SIGLES ET ABREVIATIONS

AFD : Agence française de développement


BAD : Banque africaine de développement
ASS : Afrique Sub-Saharienne
BEAC : Banque de Etats de l'Afrique centrale
BID : Banque islamique de développement
BIT : Bureau international du travail
BM : Banque mondiale
BTP : Bâtiments et travaux publics
CCCC : Convention cadre de l’ONU sur le changement climatiques
CCSO : Comité de coordination et de suivi des opérations de la Banque au Gabon
CDF : Cadre coopération pays
CEEAC : Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale
CEMAC : Communauté économique et monétaire des Etats de l'Afrique
: Centrale
CEP : Cellules d’exécution de projet
CDMT : Cadres de dépenses à moyens et long terme
CO2 : Dioxyde de carbone
COMILOG : Compagnie Minière de l’Ogooué
CPP : Contrats de partage de production
CPAR : Evaluation des pratiques et procédures de passation des marchés publics
(en anglais)
DGCF : Direction générale du Contrôle financier
DGMP : Direction Générale des marchés publics
DSCRP : Document de stratégie de croissance et de réduction de la pauvreté
DSP : Document de stratégie pays
DSRP : Document de stratégie de réduction de la pauvreté
EFMIR : Etude des sources de financement du milieu rural
EGEP : Evaluation et suivi de la Pauvreté
EITI : Initiative de transparence des industries extractives
EPIP : Evaluation de la performance des institutions et des politiques
EU : Etats-Unis
FAD : Fonds africain de développement
FAO : Organisation mondiale pour l’alimentation
FAT : Fonds d’assistance technique
FED : Fonds européen pour le développement
FEM : Fonds sur l’Environnement Mondial
FMI : Fonds monétaire international
FCFA : Franc de la communauté financière africaine
GEF : Fonds pour l’environnement mondial (en anglais)
GES : Gaz à effets de serre
HCR : Haut commissariat aux réfugiés
IS : Impôt sur les Sociétés
MAP : Matrices d’analyse de politiques agricoles
MDP : Mécanisme du développement Propre
MEFEPEPN : Ministère de l’Economie Forestière, des Eaux, de la Pêche, chargé de
: l’Environnement et de la Protection de la Nature
ii

NEPAD : Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique


NTIC : Nouvelles technologies de l’information et de la communication
OHADA : Organisation pour l’harmonisation du droit des Affaires en Afrique
OIT : Organisation internationale du travail
OMD : Objectifs du millénaire pour le développement
OMS : Organisation mondiale de la santé
ONG : Organisations non gouvernementales
ONU : organisation des nations unies
PAFN : Plan d’action forestière nationale
PARR : Programme d'aménagement du réseau routier national
PAS : Programme d’ajustement structurel
PCI : Programme de comparaison internationale
PIB : Produit intérieur brut
PGP : Profil de gouvernance pays
PME : Petites et moyennes entreprises
PMI : Petites et moyennes industries
PNAE : Plan National d’action pour l’environnement
PNBG : Programme National de Bonne Gouvernance
PNT : Programme national de tourisme
PNUD : Programme des Nations unies pour le développement
PNUE : Fonds de l’ONU pour l’environnement
PRI : Pays à revenu intermédiaire
PSFE : Programme sectoriel forêt et environnement
PTF : Partenaires techniques et financiers
RCA : République Centrafricaine
RDC : République Démocratique du Congo
RDP : Revue des dépenses publiques
RMP : Redevance Minière Proportionnelle
RSA : Revue du secteur agricole
SC : Société civile
SEEG : Société d'eau et d'électricité du Gabon
SIDA : Syndrome immunodéficience acquise
SNCC : Stratégie nationale sur les changements climatiques
SNPA-DB : Stratégie nationale et un plan d’action pour la conservation de la diversité
biologique
SMI : Salaire minimum interprofessionnel garanti
SOGADEL : Société Gabonaise de développement de l’élevage
SWAP : Sectorial wide approach
TIC : Technologies de l’information et de la communication
TVA : Taxe sur la valeur ajoutée
UC : Unité de compte
UE : Union européenne
UNESCO : Organisation des nations unies pour l’éducation, la science et la culture
UNICEF : Fonds des nations unies pour l’enfance
UOB : Université Omar Bongo
USA : Etats-Unis d’Amérique
VIH : Virus d’immunodéficience humaine
iii

EQUIVALENCES MONETAIRES

Septembre 2006

Unité monétaire = F CFA


1 UC = 1,158 $ EU
1 UC = 778,303 F CFA

EXERCICE BUDGETAIRE

1er janvier – 31 décembre


iv

RESUME ANALYTIQUE

1. Contexte du pays. Depuis 2003, le Gabon a opté pour une nouvelle stratégie de
développement qui vise à passer d’une économie fortement tributaire du secteur pétrolier à
une économie diversifiée tirée par le secteur privé et axée sur la réduction de la pauvreté. Ce
nouveau paradigme de développement requiert l’approfondissement des réformes pour, d’une
part, créer un climat favorable au développement du secteur privé et les conditions requises
pour la diversification de l’économie et, d’autre part, promouvoir une politique de
redistribution des fruits de la croissance en faveur des populations pauvres. Et depuis lors,
l’économie a renoué avec la croissance qui a atteint un taux de 2,9 % en 2005, niveau le plus
élevé observé au cours des cinq dernières années et qui est supérieur au taux de progression
de la population, estimé à 2,2 %. Cette croissance est tirée essentiellement par le secteur non
pétrolier dont le PIB réel s’est accru de 4,4 % en 2005 (tandis que l’activité pétrolière s’est
caractérisée par une baisse tendancielle de sa valeur ajoutée en terme réel). Cette évolution va
dans le sens du changement structurel escompté de l’économie gabonaise dont les
performances sont affectées par sa forte dépendance à l’égard d’un seul produit. La
polarisation de l’activité économique sur l’exploitation du pétrole a produit l’effet du
«syndrome hollandais » en marginalisant les autres secteurs stratégiques pour la réduction de
la pauvreté (agricole, foresterie, manufacturier). Par ailleurs, pour la première fois, le Gabon a
exécuté jusqu’à son terme (en juillet 2005) et de manière satisfaisante un programme avec le
FMI. L’Accord de Confirmation de 14 mois signé en mai 2004 à été concluant, et les
négociations entre le Gouvernement et le FMI se poursuivent pour parachever les contours
d’un Accord élargi couvrant la période 2006-2009 dont la signature est prévue avant la fin de
l’année 2006. On note également que plusieurs autres partenaires (la Banque, l’UE, la BM)
préparent ou ont déjà conclu leur cadre de coopération avec le Gabon, en appui à la mise en
œuvre du Document de stratégie de croissance et de réduction de la pauvreté (DSCRP) qui
sous-tend ce nouveau paradigme de développement.

2. En dépit de ces progrès tangibles réalisés par le Gabon, en particulier au cours des
trois dernières années, des contraintes majeures entravent la croissance durable de l’économie
gabonaise, à savoir (i) les insuffisances en matière de Gouvernance ; (ii) la faiblesse de
l’efficacité de la dépense publique ; (iii) la faiblesse des capacités institutionnelles ; (iv) le
coût élevé des facteurs de production ; et (iv) la fragilité du cadre macroéconomique en raison
de la forte dépendance de l’économie du seul secteur pétrolier (qui génère environ 54 % du
PIB, 63 % des recettes de l’Etat et 84 % des recettes d’exportation) malgré le fort potentiel du
pays en ressources forestières, environnementales, halieutiques et minières.

3. Programme national de développement et perspectives à moyen terme. En vue de


relever ces défis et créer les conditions d’une croissance durable pour réduire la pauvreté qui
touche 33 % de la population, le Gouvernement a adopté en janvier 2006 le Document de
stratégie de croissance et de réduction de la pauvreté (DSCRP). La stratégie nationale vise à
réaliser un taux de croissance du PIB réel de 4 % et à réduire la pauvreté de 4 points d’ici
2010. Ces objectifs sont certes ambitieux au regard des performances passées du Gabon (taux
de croissance du PIB réel de 1,7 % au cours des cinq dernières années) mais ils sont à la
portée du pays si l’engagement politique se traduit par des actions soutenues de réformes.
Celles-ci permettraient de maintenir un cadre macroéconomique viable et d’impulser le
développement du secteur privé. Cette croissance n’est envisageable que dans un contexte
d’effort de réformes pour (i) améliorer significativement la gouvernance, (ii) doter le pays à la
fois des infrastructures et services de base (transports, eau, électricité, télécommunications) ;
v

et (iii) favoriser l’accès aux services sociaux essentiels afin de mettre à la disposition de
l’économie les ressources humaines requises pour soutenir la stratégie nationale. Quatre
piliers sous-tendent la stratégie nationale, à savoir : (i) Promotion d’une croissance forte,
soutenue et bénéfique aux pauvres ; (ii) Amélioration des infrastructures ; (iii) Amélioration
de l’accès des populations aux services essentiels ; et (iv) Amélioration de la gouvernance.

4. Stratégie d’aide du Groupe de la Banque. La stratégie d’aide au Gabon du Groupe de


la Banque pour la période 2006-2010 vise à : (i) accroître les ressources budgétaires par le
biais de l’appui aux réformes structurelles pour améliorer l’efficacité de la dépense publique
et, partant, la qualité des services de base, et le financement des projets d’investissement
essentiellement dans le domaine des infrastructures et des services de base (dans la
perspective de faciliter l’accès aux zones de production et aux marchés sous régionaux et de
contribuer à la promotion de la croissance et à la réduction de la pauvreté) ; (ii) améliorer la
performance des interventions de la Banque afin qu’elles aient un plus grand impact sur les
conditions de vie des pauvres ; (iii) renforcer les capacités des structures nationales et les
connaissances de la Banque dans les domaines porteurs par la réalisation d’études
économiques et sectorielles et le financement des activités de renforcement des capacités
sous forme de dons ; (iv) développer la synergie avec les autres PTF afin d’amplifier l’impact
de l’aide de la Banque et ; (v) renforcer le dialogue avec le Gouvernement et les PTF en vue
d’une grande efficacité de l’aide de la Banque.

5. Justification de la stratégie. La stratégie d’intervention de la Banque au Gabon pour la


période 2006-2010 a été définie au cours de la mission de préparation du DSP et validée au
cours de la mission de dialogue. Les piliers et axes de concentration ont été arrêtés au terme
d’échanges avec les acteurs du développement et dans le cadre de travaux en ateliers sur des
thèmes clés qui sous-tendent la stratégie nationale, à savoir le DSCRP et ce en tenant compte
des critères suivants : (i) les priorités de la stratégie nationale telles que définies dans le
DSCRP ; (ii) l’approche axée sur la recherche de résultats afin que la stratégie d’aide de la
Banque puisse produire un réel impact sur les pauvres en particulier et contribuer à la
réalisation des objectifs du millénaire pour le développement (OMD) ; (iii) la nécessité de
développer la synergie avec les PTF qui appuient déjà le Gabon ; (iv) les enseignements tirés
de l’expérience antérieure de coopération de la Banque avec le Gabon ; (v) les orientations
stratégiques de la politique de la Banque au regard des principes de la gouvernance et du
développement du secteur privé ; et (vi) la nécessité d’impulser des efforts d’harmonisation,
d’alignement et d’efficacité de l’aide. Au regard de ces critères, les deux piliers ci-après ont
été retenus : (i) Renforcement de la gouvernance ; et (ii) Amélioration des
infrastructures.

6. Amélioration de la performance du portefeuille. Depuis le début de ses interventions


au Gabon en 1974, la Banque a financé trente-cinq (35) opérations (pour des engagements
nets des annulations s’élevant à 528,11 millions d’UC sur les ressources du guichet BAD)
Neuf (9) opérations sont en cours d’exécution, pour 141,95 millions d’UC d’engagements
nets. Quatre secteurs sont bénéficiaires à titre principal de ces ressources : (i) le multisecteur ;
(ii) l’agriculture ; (iii) les transports ; et (iv) le social. Le portefeuille actif conserve la même
structure. Le choix des domaines d’intervention de la Banque a été guidé par (i) la
performance globale du portefeuille, (ii) la performance au niveau sectoriel, (iii) les avantages
comparatifs de la Banque ainsi que les orientations stratégiques de son assistance. En effet,
bien que peu satisfaisante (une note d’évaluation générale passant de 1,3 au terme de la revue
de 2001 à 1,73 en 2004), la performance du portefeuille s’est améliorée en dépit des
conséquences de la longue période de sanctions (1998-2001) qui perdurent. L’âge moyen du
vi

portefeuille, 6,2 ans, est relativement élevé et est supérieur à la moyenne pour l’ensemble des
opérations de la Banque qui est de 4,2 ans en 2004. Le taux de décaissement est de 72,5 % au
30 septembre 2006 contre 41,4% en 31 décembre 2004 du fait de la qualité technique de suivi
du portefeuille par la Banque, renforcée par la présence de GAFO sur le terrain, ainsi que du
dialogue sur les politiques que le Bureau mène de manière permanente avec le Gouvernement.
La stratégie visera à améliorer la performance du portefeuille en consolidant les acquis de ce
qui a permis (i) d’améliorer le taux de décaissement en sécurisant la contrepartie ; (ii) de
renforcer les capacités des structures nationales en charge du suivi physique et financier des
projets ; et (iii) d’assurer le paiement régulier de la dette afin d’éliminer les risques de
suspension des décaissements pour arriérés de paiement du service de la dette.

7. Harmonisation des interventions de la Banque avec celles des PTF. Au cours de la


période du DSP, la Banque renforcera son action au sein du Comité restreint de réflexion et
d’animation des PTF en appui au processus d’harmonisation et d’efficacité de l’aide au
Gabon. Le tableau de suivi des douze indicateurs se rapportant à la Déclaration de Paris sur
l’harmonisation, l’alignement et l’efficacité de l’aide, adaptés aux réalités du Gabon (cf.
annexe 13), sera renseigné au fur et à mesure de la disponibilité des données et servira de
support au dialogue que la Banque et les autres PTF mèneront avec le Gouvernement. Trois
secteurs font l’objet d’une dynamique soutenue en matière d’harmonisation de l’aide. Il s’agit
(i) du multisectoriel en appui aux réformes macroéconomiques et structurelles (soutenues par
la Banque, le FMI, l’UE, la BM) ; (ii) le secteur des infrastructures de transports pour lequel
l’élaboration d’un Programme sectoriel des Transports suit son cours sous le pilotage du
Gouvernement avec l’appui des PTF et ce, depuis la première mission conjointe des PTF
(Banque, BM, UE, AFD) de mars 2006 ; et (iii) du Programme sectoriel Forêt, Pêche et
Environnement (PSFE) qui fait l’objet d’un cofinancement depuis 2005 (par la Banque, la
BM, et l’ADF). La mise à jour périodique de ces indicateurs permettrait de rendre compte des
progrès réalisés par la Banque, les autres PTF et le Gouvernement en matière
d’harmonisation, d’alignement et d’efficacité de l’aide. Ce cadre de dialogue est également
approprié pour renforcer et étendre les cofinancements à l’ensemble des secteurs de
concentration du DSP.

8. Dialogue avec le pays et les PTF. Au cours de la période du DSP, la Banque


renforcera le dialogue sur les thèmes ci-après : (i) la gestion du secteur public et des
institutions en vue de la poursuite des reformes structurelles afin de renforcer l’efficacité et la
transparence dans la gestion des ressources publiques ; (ii) le suivi de la pauvreté et partant
la performances du Gabon au regard de l’évaluation de la performance des institutions et des
politiques (EPIP) qui met en exergue de grandes faiblesses en matière d’inclusion sociale et
d’équité en vue de renforcer la disponibilité des services de base (transports, électricité) pour
améliorer les conditions de vie de la population ; (iii) l’alignement sur les procédures
nationales afin de consolider et de renforcer les acquis dans la perspective de l’alignement des
procédures des PTF sur celles nationales en particulier en matière de passation des marchés
publics; (iv) la performance du portefeuille de la Banque afin de créer les conditions
appropriées de mise en oeuvre des opérations de la Banque portant notamment sur (a) le
respect des engagements financiers du Gabon vis-à-vis de la Banque, à savoir le paiement
régulier des échéances courantes du service de la dette ; (b) la constitution, dans le budget de
l’Etat de provisions suffisantes et individualisées par projet en vue du respect du calendrier de
leur mise en œuvre ; et (c) la maîtrise par les responsables nationaux des cellules d’exécution
de projet des règles de procédure de la Banque.
vii

9. Recommandation : Il est recommandé au Conseil d’Administration d’approuver le


présent document de stratégie pour le Gabon, couvrant la période 2006-2010. L’autorisation
annuelle d’engagement de ressources proposée à l’approbation du Conseil se situe dans la
fourchette de 149 à 217 millions d’UC et correspond au scénario de référence pour appuyer
les réformes structurelles visant à améliorer la gouvernance et les projets et programmes de
développement des infrastructures de transports et de services de base permettant de créer les
conditions nécessaires pour dynamiser le processus de diversification de l’économie,
améliorer les conditions de vie de la population et réduire la pauvreté.
I. INTRODUCTION

1.1 Le présent Document de stratégie pays (DSP) pour le Gabon, couvrant la période
2006-2010, appuiera les systèmes et programmes nationaux définis dans le Document de
stratégie de croissance et de réduction de la pauvreté (DSCRP) adopté par le Gouvernement
en janvier 2006. La présente stratégie d’aide s’inscrit dans la continuité du DSP 2003-2005
(ADB/BD/WP/2003/66–ADF/BD/WP/2003/64), approuvé par le Conseil d’Administration le
21 juillet 2003, dont les axes d’intervention étaient : (i) l’appui aux réformes économiques et
structurelles ; (ii) le développement des infrastructures de base ; (iii) le développement du
monde rural et la préservation de l’environnement ; et (iv) la promotion du secteur privé.

1.2 Au cours de l’examen du DSP 2003-2005, le Conseil a félicité le Gabon pour


l’initiative du lancement de la préparation d’un Document de stratégie de réduction de
Pauvreté (DSRP), le premier du genre dans un pays BAD. Il a aussi pris bonne note des
discussions engagées avec le FMI en vue de la conclusion d’un accord élargi, et relevé qu’une
bonne exécution du programme qui en résultera devrait permettre le rétablissement des
équilibres macroéconomiques du pays. Le Conseil a noté avec satisfaction les efforts réalisés
par le Gabon pour honorer ses engagements financiers envers la Banque. Le Conseil a
exprimé des préoccupations au vu de l’expansion de la pauvreté et exhorté les autorités à
assainir le cadre macroéconomique, à réorienter les dépenses publiques vers les secteurs
sociaux et à contenir le niveau de l’endettement. Il a également exhorté les autorités à finaliser
et à mettre en œuvre le DSRP dans la perspective des OMD et a aussi souligné l’importance
de diversifier l’économie pour la rendre moins dépendante du secteur pétrolier. Il a, en outre,
encouragé le Gouvernement à améliorer la performance du portefeuille dans l’optique de
renforcer l’impact des opérations de la Banque sur le développement.

1.3 Au cours de la période du DSP 2003-2005, la Banque a, dans un premier temps,


accordé au Gabon le 3ème Prêt d’ajustement structurel (PAS III), d’un montant de 112 millions
de $ EU, pour soutenir les réformes nécessaires à l’assainissement du cadre macroéconomique
et à l’amélioration du profil de risque du pays. Le prêt, approuvé en juin 2004, a été exécuté
de manière satisfaisante et les ressources sont à présent entièrement décaissées. Compte tenu
des progrès réalisés en matière de réformes, le Projet d’appui aux secteurs de la pêche et de
l’aquaculture a été approuvé en juillet 2005. En outre le Gabon a : (i) mis en œuvre de
manière satisfaisante l’Accord de Confirmation de 14 mois conclu avec le FMI en mai 2004 ;
(ii) respecté ses engagements financiers ; et (iii) élaboré un DSCRP qui constitue le cadre de
référence pour le dialogue avec les partenaires techniques et financiers (PTF).

1.4 Le présent DSP est aligné sur les objectifs stratégiques du DSCRP à savoir : (i)
réaliser une croissance du PIB réel de 4 % par an au cours de la période 2006-2010 ; et (ii)
réduire l’incidence de la pauvreté de 33 % à 29 % de la population en 2010. Il appuiera les
systèmes et programmes nationaux retenus dans ce cadre et est conforme aux orientations du
Plan stratégique de la Banque 2003-2007. Les domaines de concentration de la stratégie
d’aide de la Banque ont été arrêtés au terme d’ateliers d’échanges avec l’Administration, le
Secteur privé, la Société civile et les PTF sur la stratégie nationale et en prenant en compte les
avantages comparatifs de la Banque, au cours de la mission de préparation qui s’est déroulée
en mars 2006 et validés lors de la mission de dialogue d’octobre 2006. Le DSP repose
également sur les résultats des études économiques et sectorielles disponibles (le profil de
gouvernance-pays du Gabon (2005), la revue des dépenses publiques (2005)), réalisées par la
Banque, les rapports de revue trimestrielle de l’accord de confirmation et de l’Article IV du
FMI et les cadres de coopération des partenaires au développement.
2

II. CONTEXTE DU PAYS

Pays peu peuplé (1,5 million d’habitants en 2005), 3ème producteur de pétrole d’Afrique
subsaharienne (après l’Angola et le Nigeria) pendant plus de trois décennies et classé parmi
les pays à revenu intermédiaire (avec 3 940 $ EU par habitant en 2004), le Gabon présente
néanmoins des indicateurs sociaux comparables à ceux d’un pays à revenu faible. Il occupe le
123ème rang sur 174 pays classés selon l’Indice du Développement Humain. Le modèle de
développement suivi par le Gabon, reposant sur le recyclage de la rente pétrolière et la gestion
étatique de l’économie, explique dans une large mesure cette situation. En effet, l’exploitation
pétrolière a produit l’effet du «syndrome hollandais» et engendré : (i) une marginalisation des
autres secteurs notamment le secteur agricole ; (ii) une perte de compétitivité de l’économie
du fait des coûts élevés des facteurs de production ; et (iii) un endettement extérieur important
n’ayant pas débouché sur des investissements productifs conséquents.

La chute des cours du pétrole au milieu des années 80 a montré les limites de ce modèle, car
l’Etat, avec la baisse de ses moyens financiers, n’était plus en mesure de poursuivre son rôle
central dans l’économie et de faire face à la demande sociale croissante. Les programmes
d’ajustement entrepris n’ont pas été menés de manière rigoureuse et n’ont par conséquent pas
permis de relancer la croissance économique et freiner la paupérisation de la population. Cette
situation a été accentuée par la baisse tendancielle de la production pétrolière à partir de 1998
qui a obligé le Gouvernement à opter pour une nouvelle stratégie de développement qui vise à
passer d’une économie fortement tributaire du secteur pétrolier à une économie diversifiée
tirée par le secteur privé et axée sur la réduction de la pauvreté. Ce nouveau paradigme de
développement requiert l’approfondissement des réformes pour, d’une part, créer un climat
favorable au développement du secteur privé et les conditions requises pour la diversification
de l’économie et, d’autre part, promouvoir une politique de redistribution des fruits de la
croissance en faveur des populations pauvres. Le Gouvernement a adopté en janvier 2006 le
document de stratégie de croissance et de réduction de la pauvreté (DSCRP) qui reflète les
axes stratégiques de ce nouveau paradigme. Plusieurs partenaires au développement (la
Banque, l’UE, la BM, la France) préparent ou ont déjà conclu leur cadre de coopération avec
le Gabon, en appui à la mise en œuvre du DSCRP.

Pour la première fois en juillet 2005, le Gabon a mené à son terme de manière satisfaisante un
programme avec le FMI (l’accord de confirmation de 14 mois signé en mai 2004). Un léger
relâchement de l’effort d’ajustement a été constaté en décembre 2005 du fait des dépenses de
souveraineté occasionnées par l’élection présidentielle (novembre 2005). Cependant, le
Gouvernement a convenu avec le FMI des mesures correctrices appropriées dans le
programme triennal en cours de négociations et dont la conclusion est prévue avant la fin de
l’année 2006.
3

Encadré n°1 : Informations de base sur le pays. Le Gabon est situé au centre du Golfe de Guinée, de part et d'autre de
l'Equateur, et s'étend sur une superficie de 267 667 km². Il dispose d’atouts importants dans le domaine de l’agriculture
avec notamment deux saisons de pluies abondantes, un sol fertile, une couverture végétale importante et un réseau
hydrographique dense. La population comprend 50,8 % de femmes et est extrêmement jeune (près de 2/5 des personnes
ont moins de 15 ans et la ½ moins de 19 ans). 84,6 % vit en milieu urbain et la seule capitale, Libreville, abrite plus de
deux personnes sur cinq. La
densité moyenne de la Graphique 1 : Taux de croissance du PIB/HT 1990-2003
population est de 5,6 habitants
au km². Tchad
Pays pétrolier (en 2005, le G. Équatoriale
Maurice
secteur pétrolier a généré 54 % Malaisie
Botswana
du PIB, 63 % des recettes de Cameroun
l’Etat et 84 % des recettes Afrique du sud
R. Centrafrique
d’exportation), le Gabon, Gabon
longtemps 3ème producteur Congo
-5 0 5 10 15 20
d’Afrique subsaharienne, a
récemment été dépassé par la
Guinée Equatoriale, avec une production en 2005 de 13,3 tonnes contre 18,4 tonnes en 1997. Les autres sources de
revenus sont minières (manganèse), forestières (exploitation et transformation du bois). En dépit de ces potentialités, la
croissance du PIB réel par habitant est négative sur la période 1990-2003. Aussi, les indicateurs sociaux du Gabon se
situent-ils en deçà de ceux des pays ayant un niveau de revenu comparable. Environ 33 % de la population vit en
dessous du seuil de pauvreté relative fixé à 429 336 F CFA par an, et le taux de chômage est estimé à 16,3 %.

2.1 Contexte politique

2.1.1 La 3ème élection présidentielle depuis la fin du parti unique (dans les années 90 à la
faveur de la conférence nationale pour la démocratisation des Institutions) s’est tenue en
novembre 2005. Le Président sortant (qui a occupé la plus haute fonction de l’Etat pour la 1ère
fois en 1967), a été reconduit à la magistrature suprême pour un mandat de sept ans (avec
79,18 % des suffrages exprimés). Quelques mouvements de contestations de ces résultats par
les partis de l’opposition ont été contenus par les pouvoirs publics. Le Président a été investi
dans ses fonctions en janvier 2006. Un Gouvernement de 49 membres, dont 24 % de femmes,
et comprenant des représentants de partis de la majorité présidentielle, de la Société civile et
un représentant d’un parti de l’opposition, a également été constitué en janvier 2006. La
répartition des postes ministériels observe un certain équilibre ethnique qui participe au
maintien d’une relative stabilité politique. Le Gabon est un des rares pays à avoir su préserver
la paix dans une région d’Afrique centrale où plusieurs pays sont freinés dans leur élan de
développement par des conflits armés. Aussi, le dialogue politique engagé juste après
l’élection présidentielle (en mars 2006) a-t-il permis d’aboutir à un consensus sur les
principaux points de revendication de l’opposition dans la perspective des élections
législatives prévues le 17 décembre 2006. Cette relative stabilité politique et le statut de doyen
des chefs d’Etat d’Afrique subsaharienne du Président gabonais confèrent au pays un certain
leadership dans les négociations de paix sur le continent et renforcent son image de pays de
paix et de dialogue. Cet atout pourrait être davantage mis au service du développement
national en le renforçant par des réformes visant à améliorer l’environnement des affaires. Par
ailleurs, le bon déroulement des élections législatives prochaines favoriserait une stabilité des
institutions pour les cinq années à venir, correspondant à la période du DSP. Cette stabilité
s’avère nécessaire pour l’approfondissement des réformes qui permettraient d’améliorer la
gouvernance des affaires publiques, de favoriser le développement des infrastructures de base
pour impulser le processus de diversification de l’économie, et réduire la pauvreté qui touche
33 % des gabonais.
4

2.2 Questions liées au contexte macroéconomique et structurel

2.2.1 Croissance économique et inflation. Depuis 2003, l’économie du Gabon a renoué avec
la croissance économique après une période 2000-2002 marquée par une quasi stagnation. En
2005, le PIB réel s’est accru de 2,9
Graphique 2: Taux de croissance en %
% contre 1,9 % au cours de la
40
période 2003-2004. Cette
35 Industrie du bois
croissance observée en 2005, 30
supérieure au taux de progression 25
Agriculture, élevage,
de la population qui est de 2,2 %, 20
Transports et
équivaut à une évolution positive 15 Communications PIB
Pétrole brut
du PIB par habitant. Elle est tirée 10
par le secteur non-pétrolier (dont la 5
0
croissance du PIB est de 4,4 % en 2001 2002 2003 2004 2005
-5
2005), en particulier, par les -10
activités liées, notamment à la
transformation du bois, à l’agro-
industrie et aux services des
transports et communications. Source : Autorités gabonaises
Cette tendance va dans le sens du changement structurel escompté de l’économie. Pour être
durable, elle devrait s’accompagner d’une évolution soutenue de l’investissement dans ces
secteurs. Or celui-ci est concentré essentiellement dans l’exploration et l’exploitation des
ressources pétrolières et minières (favorisées par la hausse du prix du baril et la demande
mondiale pour le manganèse dont le Gabon est 2ème producteur mondial), avec un taux moyen
d’investissement brut s’élevant à seulement 24 % du PIB sur la période 2001-2005. Cette
tendance du PIB constitue également une rupture avec le passé où la croissance était générée
essentiellement par le secteur pétrolier qui connaît une baisse tendancielle de sa contribution à
la croissance de l’économie. En effet, la production pétrolière est passée de 18,4 millions de
tonnes en 1997 à 13,3 millions en 2005 et le taux de croissance du PIB réel du secteur
pétrolier est de -0,38 % au cours de la période 2001-2005 (cf. graphique ci-dessus) du fait de
cette baisse tendancielle de la production. Le secteur pétrolier a également une contribution
faible à la création d’emplois en raison de sa nature capitalistique.

2.2.2 Les réformes menées par le Gouvernement depuis 2003 visent à développer les
secteurs d’activité alternatifs à celui du pétrole face au déclin amorcé de cette ressource, et à
éliminer l’effet du « syndrome hollandais » qui a marginalisé les autres activités (forestières et
agricoles qui occupent cependant la majorité de la population active) et engendré un processus
de paupérisation croissante. Ces réformes ont également permis de contenir l’inflation
(mesurée par l’indice des prix à la consommation en fin de période) estimée à 0,7 % sur la
période 2001-2005, du fait du ralentissement de la demande intérieure résultant, notamment
de la maîtrise des dépenses salariales de l’Etat (qui sont passées de 11 % du PIB non pétrolier
en 2001 à 10 % en 2005). Cette situation a été favorisée par la trêve sociale conclue avec les
organisations syndicales, et surtout par la discipline au niveau de la politique monétaire du fait
de l’appartenance du Gabon à la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale
(CEMAC). En 2005, le Gabon et le Cameroun étaient les deux seuls Etats (sur les six
membres) à avoir respecté les 4 critères de convergence des politiques de la CEMAC.
5

2.2.3 Les finances publiques sont caractérisées par un solde primaire excédentaire estimé à
12,2 % du PIB en 2005 contre 11,3 % sur la période 2003-2004 et 7,9 % en 2002, et un déficit
budgétaire primaire du secteur non-pétrolier estimé à 12,1 % du PIB dudit secteur en 2005.
L’excédent du solde budgétaire primaire global résulte à la fois des retombées positives des
réformes macroéconomiques en matière de recouvrement de recettes, de maîtrise des
dépenses et surtout de la bonne tenue du cours mondial du pétrole. Celui-ci est passé de 28,9
$EU le baril en 2003, à 37,8 $EU en
Graphique 3 : Déficit primaire hors pétrole
2004 pour s’établir à 53,4 $EU en
(en % du PIB hors pétrole)
moyenne en 2005, soit une hausse
d’environ 84 % par rapport à son niveau 50 Déficit primaire
Recette hors
de 2003. Ce qui a engendré pour l’Etat Dépenses Masse
40 pétrole hors pétrole
un surplus de recettes par rapport au courantes salariale
budget approuvé, s’élevant à environ 30
145 et 170 milliards de F CFA en 2004
et en 2005 respectivement. Cependant, 20
l’enjeu de la politique fiscale se situe 10
au niveau du déficit primaire du
secteur non pétrolier qui apparaît 0
comme la principale variable -10 2001 2002 2003 2004 2005
d’ajustement dans la perspective d’une
gestion durable des finances publiques -20
dans un contexte de déclin déjà amorcé
du secteur pétrolier. Source : FMI
En effet, le poids du secteur pétrolier sur les recettes de l’Etat (estimé à 63 % en 2005) pose
des défis macroéconomiques importants, compte tenu de la volatilité du cours de ce produit et
de son caractère non renouvelable, et fragilise d’autant les équilibres macroéconomiques et
financiers. Aussi, les secteurs stratégiques pour le développement que sont la Santé et
l’Education se voient-ils encore allouer des parts très faibles du budget national (estimées
respectivement à 4,17 % et 5,49 % dans la loi de finances 2006), parts qui pourraient être
revues à la baisse en cas de chocs exogènes affectant le secteur pétrolier et tendant à réduire
les recettes budgétaires.
2.2.4 Viabilité de la dette publique. Au 31 décembre 2005, l’encours de la dette extérieure
publique et garantie est évalué à 3257,9 millions de $ EU, soit 39,2 % du PIB en 2005 contre
63,1 % en 2001. Ce stock est constitué
de 88 % de dette bilatérale, due Graphique 4 : Encours et Service de la Dette extérieure

essentiellement aux créanciers membres 70


60
du Club de Paris, et de dette 50
multilatérale à hauteur de 11 %. 40

L’encours de la dette du Gabon envers la 30


20
Banque est estimé à 196 millions d’UC 10
dont 99,04 % BAD et 0,96 % FAD. 0

Environ 60,7% des prêts BAD sont à 2001 2002 2003 2004 2005
Encours en% du PIB Service en %des recettes d'exploitation
taux variable et à devise unique, 25 % à
taux flottant et à devise unique et 14,3% Source : FMI

à taux fixe et multidevise dont le taux d’intérêt varie entre 7,41% et 9,55%. Cet encours donne
lieu à huit échéances de paiement du service dans l’année dont certaines correspondent à des
montants substantiels. Cependant, dans le contexte du programme de reformes, le Gabon
honore ses engagements vis-à-vis de la Banque et a réglé 36,35 millions d’UC au titre du
service de la dette en 2005.
6

2.2.4.1 Dans le cadre de l’analyse de la viabilité de la dette réalisée par le FMI, le ratio
dette/PIB est l’indicateur de solvabilité. Une évolution stable ou en baisse de ce ratio (cf.
Graphique ci-dessus) signifie que les excédents de transactions courantes ou du budget sont
jugés suffisants pour assurer le service futur de la dette, et par conséquent que la condition de
solvabilité est remplie. L’analyse à la fois, sur la base du scénario de référence et celui
tendanciel confirme la viabilité de la dette du Gabon du fait des perspectives favorables du
prix du pétrole. En effet, en 2011, le ratio dette /PIB s’établirait à 10,5 % selon le scénario de
référence et à 36,2 % selon le scénario tendanciel (sans modification de politique avec le
solde primaire constant sur la période 2005-2010). Ce dernier ratio est certes élevé mais reste
inférieur à la fourchette critique de 40-60 % au dessus de laquelle le risque de crise
d’endettement s’accroît généralement. Les tests de sensibilité montrent que la viabilité de la
dette extérieure du Gabon est sensible aux chocs éventuels sur le PIB du secteur non pétrolier,
aux changements du prix et de la production du pétrole et à la discipline budgétaire. D’où la
nécessité pour le Gouvernement de poursuivre l’effort de réformes et de diversification de
l’économie.

2.2.5 S’agissant de la dette intérieure, estimée à 279,2 milliards de F CFA en 2002 et à


131,3 milliards en 2005, elle a fait l’objet d’un traitement dans le cadre d’un accord entre
l’Etat et ses créanciers intérieurs membres du Club de Libreville (une organisation à but non
lucratif réunissant les principales entreprises créancières de l’Etat en vue de défendre leurs
intérêts auprès de ce dernier). Trois accords de paiement ont été conclus dans ce cadre dont le
dernier, en début d’année 2006, devrait permettre d’apurer la totalité du stock à la fin de
l’année. Des mesures sont déjà prises au niveau des Services du Trésor afin que le paiement
de toute nouvelle facture s’effectue dans un délai maximum de 120 jours qui, depuis 2004, est
rigoureusement respecté. Ce délai devrait être réduit à 1 mois à la fin de 2008.

2.2.6 Secteur extérieur. Les données du commerce extérieur traduisent le regain de


dynamisme de l’économie gabonaise. Les
exportations sont en hausse depuis 2003 et ont Graphique 5 : Réserves internationales brutes et
enregistré une variation moyenne de 23 % sur 18 solde du compte courant
400
la période 2004-2005. La structure des 16 Solde compte 350
exportations reste marquée par la 14 courant (%PIB) Réserve intern.bruts(Milliards
300
cfa)
prédominance des produits pétroliers qui ont 12
250
généré, en moyenne par an et au cours des 10
200
quatre dernières années, environ 84 % des 8
150
recettes d’exportations, suivis par le bois avec 6
4 100
à peine 10 % du total des exportations (du fait
2 50
des lenteurs dans la mise en œuvre des
0 0
réformes envisagées dans la filière et la 2001 2002 2003 2004 2005
concurrence accrue des bois asiatiques), et le
manganèse avec moins de 3 % des exportations. Source : FMI
Le changement structurel escompté pour atténuer la dépendance de l’économie d’un seul
produit trouve toute sa justification au regard de ces données. Quant aux importations de
marchandises mises à la consommation, elles ont connu une variation annuelle moyenne de 6
% sur la période 2003-2005. Le solde largement excédentaire de la balance commerciale,
estimé à 33 % du PIB en moyenne au cours de la période 2003-2005, a pu compenser les
déficits des autres composantes du compte courant (balance des services, revenus nets et
balance des transferts courants). La balance des transactions courantes s’est améliorée au-delà
des prévisions avec un surplus passant de 10,5 % du PIB en 2004 à 15,9 % du PIB en 2005.
7

Les réserves officielles brutes sont en nette progression depuis 2003, passant de 216 milliards
de F CFA en 2004 à 375,4 milliards en 2005, équivalant respectivement à 1,9 et à 3,7 mois
d’importations de biens et services non facteurs du fait de la bonne tenue du cours du pétrole.
La dépendance quasi exclusive par rapport à l’exportation de ressources naturelles notamment
le pétrole, eu égard à l’instabilité des cours et le niveau d’endettement du pays, est le défi
sérieux à la viabilité de la balance des paiements. Pour assurer la compétitivité de l’économie
et afin de promouvoir d’autres sources d’exportation, le Gouvernement met l’accent sur la
réduction du coût des facteurs dans le cadre des réformes économiques compte tenu de la
fixité du taux de change de la monnaie le F CFA par rapport à l’euro.

2.2.7 Réformes structurelles. Le regain de dynamisme de l’économie résulte des retombées


positives des réformes engagées de manière résolue par le Gouvernement et appuyées par des
PTF (Banque, FMI, l’UE, BM). Dans ce contexte et pour la première fois, le Gabon a exécuté
de manière satisfaisante (jusqu’à son terme) un Programme de réformes avec le FMI. Il s’agit
de l’Accord de confirmation de 14 mois en appui au Programme de réformes 2004-2005 du
Gouvernement, signé en mai 2004. La Banque et l’UE ont également appuyé ledit programme
à travers, respectivement, un 3ème Prêt d’ajustement structurel (PAS III) et une subvention
budgétaire qui ont aussi été mis en œuvre de manière satisfaisante. Cet effort de réformes a
permis la restauration des équilibres macroéconomiques et financiers. Cependant, il y a lieu
de rappeler que ces équilibres sont fragiles à en juger par les dérapages au niveau des finances
publiques résultant des dépenses hors budget occasionnées par l’organisation de l’élection
présidentielle en novembre 2005. Toutefois, des mesures correctives ont été convenues avec
le FMI dans le cadre des négociations en cours d’un Programme pluriannuel. Avec ce
programme, le Gouvernement se dit déterminé à poursuivre les réformes pour parvenir à créer
un environnement favorable au développement du secteur privé en soutien à la politique de
diversification de l’économie. Dans cette perspective, en matière d’assainissement des
finances publiques et de réforme administrative, les acquis devant être consolidés et renforcés
portent notamment sur : (i) la révision de la loi 4/85 relative aux lois de finances afin
d’assurer une exécution rigoureuse du budget ainsi que son efficacité ; (ii) la connexion des
ministères dépensiers (Education, Travaux publics, Santé) au Système d’information intégré
pour renforcer l’efficacité de la dépense publique ; (iii) la mise en œuvre du nouveau Code
des marchés publics qui privilégie la concurrence et limite la proportion de marchés conclus
par entente directe ou de gré à gré ; (iv) des initiatives que sont la lutte contre
l’Enrichissement Illicite et l’adhésion du Gabon (en 2004) à l’Initiative de transparence des
Industries Extractives devraient être renforcées en vue de mettre un terme aux pratiques
anticoncurrentielles et à la corruption ; (v) l’application effective de la loi sur le Statut général
de la Fonction publique et du Code de déontologie de la Fonction publique en vue de bâtir
progressivement une administration efficiente et flexible pour conduire le processus de
développement. La réforme des entreprises publiques devrait également être parachevée et les
insuffisances constatées dans le processus de privatisation (non respect par des entreprises
concessionnaires de leurs obligations contractuelles ; passage d’un monopole public à un
monopole privé) corrigées afin de renforcer la compétitivité de l’économie. S’agissant du
climat des affaires, les acquis dont (i) l’harmonisation des textes réglementaires avec les actes
uniformes de l’OHADA, (ii) la mise en place d’un centre d’arbitrage pour le règlement des
litiges commerciaux ; et (iii) les actions de lutte contre la corruption ainsi que les capacités du
système judiciaire devraient être renforcées pour améliorer le climat des affaires au Gabon.
8

2.3 Questions liées au contexte sectoriel


2.3.1 L’économie du Gabon est peu diversifiée. Un seul produit, le pétrole (principale source
de devises du pays et de revenu de l’Etat), a généré en 2005, 54 % du PIB, 63 % des recettes
de l’Etat et 84 % des recettes d’exportation. Les secteurs pourvoyeurs d’emplois et
stratégiques en matière de réduction de la pauvreté que sont l’agriculture (3,8% du PIB),
forêt/environnement (1,4%) et l’industrie (4,9%) ont une contribution marginale au PIB.
Secteur primaire
2.3.2 Sous-secteur pétrolier. De 2001 à 2005, le secteur pétrolier a généré en moyenne 85 %
de la contribution du secteur primaire au PIB. Il est suivi par l’agriculture/l’élevage/la pêche
(8 % du PIB du primaire), des autres produits miniers (4 %) et l’exploitation forestière (3 %).
Le secteur primaire lui-même contribuant en moyenne pour plus de la moitié à la formation
du PIB, c’est dire combien l’économie du Gabon est dépendante du secteur pétrolier qui est
confronté à une baisse tendancielle de production en raison du tarissement progressif de la
ressource.
Encadré n° 2 : Ressources pétrolières. Le Gabon est le quatrième producteur en Afrique au sud du Sahara avec
environ 289.700 baril/jour (b/j) et les réserves prouvées s’élèvent à 2,5 milliards de b/j. Le bassin sédimentaire
gabonais couvre une superficie de 250 000 km2, dont 20 % on shore et 80 % offshore. Environ une moitié de cette
superficie reste à attribuer ; 80 % du domaine pétrolier terrestre l’a déjà été. A l’inverse, 40 % du domaine maritime est
susceptible d’être mis aux enchères.

La production connaît une baisse tendancielle en raison de la chute de la productivité du principal gisement Rabi-
Kounga dont la production est passée de 220.000 b/j en 1997 à 55.000 b/j actuellement. Avec l’utilisation des
technologies nouvelles au niveau des anciens puits et l’exploitation de champs marginaux rendus rentables par la
hausse des cours du pétrole, la production a pu être stabilisée aux environs de 13,5 millions de tonnes actuellement
contre 18,4 millions de tonnes en 1997. En 2004 et 2005, le prix moyen du pétrole gabonais a atteint respectivement
37,8 dollars et 53,4 dollars le baril. Cette conjoncture favorable a permis de réaliser un surplus de recettes de l’Etat, par
rapport aux prévisions budgétaires, évalué à 145 milliards et 170 milliards de FCF en 2004 et 2005 respectivement.

La fiscalité pétrolière s’articule principalement autour de deux modèles :


- Le régime de concession qui est celui des anciennes conventions couvre encore près de 90 % de la
production et comporte une redevance de 10 à 20 % selon les contrats et un impôt sur les bénéfices pétroliers de 73 %.
- Le régime de partage de la production en vigueur depuis 1997 qui comporte (i) une redevance de 10 à 20 %
de la production vendue, (ii) le « cost oil », part réservée à la compagnie pétrolière pour amortir ses dépenses
plafonnées à environ 50 % de ce solde ; et (iii) le « profit oil » partagé parmi les participants dont environ 40 à 50 % à
l’Etat selon les contrats.
L’Etat perçoit également d’autres revenus sous forme (i) de bonus lors de la signature des contrats d’exploration ou
d’exploitation, (ii) de dividendes au titre de sa participation au capital des compagnies productrices et (iii) de la
redevance de superficie.

La Direction générale des Hydrocarbures du Ministère en charge du pétrole a la responsabilité de définir les flux de
revenus dont les prévisions sont transmises au Ministère des Finances lors de la préparation du Budget. Elle est
responsable de la conformité des calculs des parts de production et de redevances pour les contrats de partage de la
production. Elle dispose d’un cabinet d’audit pour l’évaluation des coûts d’achat et d’investissement des compagnies.
La Direction générale des impôts est responsable de la collecte des redevances pour les contrats de concession et
d’autres impôts directs ou indirects selon les termes de chaque contrat. Elle procède à des inspections fiscales sur ces
contrats. Le Trésor est finalement dépositaire de tous les paiements relatifs aux différents contrats.

En 2004, environ une vingtaine d’opérateurs intervenaient dans le secteur pétrolier. Les deux principaux opérateurs au
Gabon sont Total et Shell qui réalisent ensemble 63 % de la production. Marathon, Perenco et Vaalco (35 %) se
partagent le reste de la production avec de petites compagnies dont la production représente 2% du total.

2.3.3 Le principal défi est de parvenir à une gestion rationnelle des ressources pétrolières et
une utilisation efficiente des revenus pour développer des infrastructures de base et des
capacités institutionnelles et humaines nécessaires en vue d’impulser la diversification de
l’économie et réduire la vulnérabilité de celle-ci aux chocs exogènes inhérents au secteur
pétrolier. Dans cette perspective, le Gabon : (i) s’impose une certaine discipline dans la
9

gestion des finances publiques ; (ii) a créé un Fonds pour les générations futures qui est
alimenté par les ressources pétrolières (84 milliards de F CFA à fin décembre 2005) ; et (iii) a
adhéré, en mai 2004, à l’Initiative de transparence des industries extractives (EITI) et publié
dans ce cadre en décembre 2005 son premier rapport (ledit rapport met en évidence des écarts
non négligeables entre les déclarations des compagnies pétrolières et celles de l’Etat et ne
prend pas en compte tous les revenus du « profit oil » estimé à plus de 30 % des recettes
totales). Le Gouvernement reconnaît la nécessité de renforcer la transparence dans ce secteur
en vue d’encourager les investisseurs, d’accroître les recettes budgétaires. Les dispositions du
code pétrolier sont en cours de révision en vue de les rendre conformes aux standards
internationaux.
2.3.4 Sous secteur minier : La part du sous-secteur minier hors pétrole dans la formation du
PIB est estimée à environ de 2,7 %, malgré un important potentiel composé de manganèse, de
fer, de diamant, de gaz naturel, d’or, et de niobium etc. mais qui est insuffisamment exploité.
Seule l’exploitation du manganèse est structurée et le Gabon est 2ème producteur mondial. En
outre, des perspectives favorables se dessinent pour l’exploitation du fer dont les ressources
prouvées seraient d’environ 640 millions de tonnes et suscitent l’intérêt des investisseurs.
Cependant, la faiblesse des capacités institutionnelles n’a pas permis une gestion transparente
et rationnelle de ces ressources. Le Ministère des mines ne dispose pas de moyens pour la
prospection. La délivrance et la gestion des permis de recherche ne sont pas très efficaces.
L’objectif du Gouvernement est de promouvoir le secteur privé pour le développement du
secteur par la création d’un climat favorable à l’investissement. Un Code minier a été adopté
mais ne fait pas l’objet d’une application rigoureuse.
2.3.5 Sous-secteur agricole. De 2001 à 2005, la part de ce sous-secteur dans le PIB a été en
moyenne de 4 % seulement contre 16 % et 10 % respectivement en 1964 et en 1970. Cette
baisse tendancielle de la valeur ajoutée du sous-secteur résulte de l’effet du « syndrome
hollandais » causé par le sous-secteur pétrolier
et qui a marginalisé le sous- secteur agricole, Graphique 6 : Evolution de la part du secteur
primaire dans le PIB (en %)
créé l’exode rural et entraîné l’urbanisation
croissante et le changement des habitudes
2005 4
alimentaires en faveur des produits importés et
l’accentuation de la dépendance alimentaire du 1970 10
pays. Le Gouvernement avait engagé une 1964 16
politique de diversification de l’économie par la
promotion de l’agriculture de rente (hévéa, 0 5 10 15 20

cacao, café, palmier à huile etc) et l’agro- en %


industrie (caoutchouc, élevage de ranch etc).
Mais cette expérience n’a pas été concluante en Source : Autorités gabonaises.
raison des problèmes de gestion des entreprises publiques qui en avaient la charge. Dans le
domaine halieutique, la gestion de la ressource est handicapée par la faiblesse des capacités
institutionnelles, la mauvaise connaissance du stock et l’incapacité de contrôle des
conventions de pêches signés avec les partenaires extérieurs et de surveillance de la zone
économique exclusive. La Banque appuie ce secteur à travers le projet de développement de
la pêche artisanale et de l’aquaculture. L’exploitation de ces potentialités agricoles requiert la
définition d’une politique sectorielle cohérente basée sur une connaissance approfondie du
secteur et des enseignements tirés des expériences passées en vue d’une diversification
réussie. La Banque pourrait appuyer le Gouvernement dans ce sens par la réalisation d’études
économiques et sectorielles financées sur les ressources du fonds d’assistance technique aux
pays à revenu intermédiaire (PRI).
10

2.3.6 Sous-secteur forêt : Sa contribution au PIB est estimée à 1,4 %, mais représente le
deuxième employeur du pays après l’administration. Près de 85 % du territoire du Gabon est
couvert de forêts avec un capital naturel riche et diversifié. Avec une population de 1,5
million d’habitants, le Gabon se situe au premier rang des pays africains en terme de surface
de forêt par habitant (20 ha per capita) et Grapgique 7 : Domaine exploitable par rapport au
arrive largement en tête de classement sur couvert forestier total (en %)

le continent s’agissant du ratio domaine


exploitable sur couvert forestier total, avec Gabon

93 % devant le Cameroun (75 %), la RDC Cameroun

(72 %), la RCA (67 %) et le Congo RDC Série1

RCA
Brazzaville (50 %). Cependant, cette Congo
potentialité est peu exploitée. Le 0 20 40 60 80 100
développement du secteur est confronté
aux difficultés de mise en place du nouveau code forestier dont l’objectif est d’élaborer des
plans d’aménagement durable et d’encourager la transformation du bois par la mise en place
d’une fiscalité incitative. Ainsi, d’importants projets d’investissement et d’aménagement
n’ont pas pu démarrer à cause de ces contraintes. Par ailleurs, les insuffisances en matière de
gouvernance dans la gestion des permis d’exploitation forestière, ainsi que des contraintes de
ressources humaines adéquates pour le développement de la filière bois limitent les retombées
positives des ressources forestières sur l’économie. Le Gouvernement a élaboré un
programme sectoriel pour promouvoir les réformes et accroître la contribution de ce sous-
secteur dans l’économie. La Banque mondiale et l’agence française de développement
apportent leur appui à ce programme.

Secteur Secondaire

2.3.7 Le secteur secondaire contribue à hauteur de 8,7 % à la formation du PIB. Les autres
industries (produits chimiques dont peintures, gaz industriel, lubrifiants ; matériaux de
construction dont ciment) ont généré la part la plus importante (31 %), suivi par le sous-
secteur bâtiments et travaux publics, BTP (17%), électricité et eau (17 %), industrie agro-
alimentaire et boissons (13 %), et industrie du bois (11 %). S’agissant du sous-secteur BTP, il
connaît un regain de dynamisme avec un taux de croissance réel de sa valeur ajoutée de 8,2 %
sur la période 2002-2005, entretenu par la reprise des grands travaux routiers et de voiries
résultant de l’amélioration de la situation financière de l’Etat depuis 2004, et de certaines
constructions. En effet, l’amélioration des infrastructures (de transports, d’assainissement,
d’eau et d’électricité) en particulier routières constitue un des piliers de la stratégie
gouvernementale qui vise à désenclaver les zones de production et à impulser à moyen et long
terme le processus de diversification de l’économie. Le réseau routier, classé avec un linéaire
total de 9170 km, présente de nombreuses insuffisances quantitatives et qualitatives qui se
trouvent accentuées par le caractère inopérant de l’entretien routier. La densité de route qui est
de 0,03 km/km², est la plus faible de la sous-région. La proportion de routes revêtues est
faible et représente seulement 10,2 %, contre une moyenne d’environ 17 % à l’échelle du
continent et son état est jugé déplorable en raison du manque d’entretien. Les infrastructures
de transports maritimes sont également caractérisées par des défaillances dans la qualité des
services portuaires et en terme de sécurité maritime et constituent une contrainte à la
croissance dans la mesure où ce mode de transport assure au moins 90 % du transport
marchandises. Ces insuffisances renchérissent les coûts d’exploitation et constituent un frein
au développement des échanges intra et inter-régionaux et partant au développement de
l’initiative privée. S’agissant des infrastructures d’assainissement, l’absence de Plan Directeur
d’Urbanisme de Libreville qui abrite plus de 43 % de la population et le fait que la nappe
11

phréatique soit polluée par les eaux usées de la seconde plus grande ville du pays (Port-
Gentil) crée des problèmes environnementaux, d’hygiène et de santé publique qui entravent
les efforts de réduction de la pauvreté. Concernant l’Electricité et l’Eau, la production est
assurée par la Société d’électricité et d’eau du Gabon. Elle a augmenté en terme réel de 8,6 %
en moyenne au cours de la période 2001-2005. Cependant, la disponibilité de ces services de
base est en deçà des besoins des populations en dépit du potentiel dont dispose le Gabon en
eau de surface et d’énergie hydraulique, estimé à 170 milliards de m3 et à plus de 76.000Gwh
respectivement. En effet, il ressort de
l’analyse du mode d’éclairage que Grapgique 8 : Taux d'accès à l'électricité
l’électricité est le mode le plus utilisé (en %)
au niveau national, avec près de 82 %
contre 18 % pour le pétrole. Sa
Milieu rural 35
disponibilité est marquée par une
grande disparité entre milieu urbain et Série1
Milieu
milieu rural. Le taux de desserte est urbain
93
estimé à 93 % en zone urbaine contre
35 % en zone rurale. 0 20 40 60 80 100
Source : Autorités gabonaises
La politique énergétique nationale vise
à renforcer les capacités de production
existantes par la diversification des Graphique 9 : Taux d'accès à l'eau
sources de production. Quant à l’accès potable (en %)
à l’eau potable, le taux de desserte au
niveau national est élevé (87 %) et
avoisine 95 % en zone urbaine et 47 % Milieu rural 47

en zone rurale. Les infrastructures de Série1


transport et de distribution de ces
services de base présentent de Milieu urbain 95
nombreuses faiblesses dues à la vétusté
des équipements et au manque 0 20 40 60 80 100
d’entretien. Ces contraintes se
répercutent sur les coûts et la qualité des prestations. La stratégie nationale en vue de la
diversification de l’économie et l’amélioration de l’accès des populations aux services de base
vise à améliorer la disponibilité des services de base.

Secteur tertiaire

2.3.8 Le secteur tertiaire comprenant les services marchands et l’Administration génère en


moyenne 36,1% du PIB. Le sous-secteur des services a généré la part la plus importante (39
%), suivi du sous-secteur du Commerce (21 %) et celui des Transports et Communications
(17 %). S’agissant de ce dernier sous-secteur et en son volet télécommunications, il connaît
une expansion avec l’ouverture à la téléphonie mobile avec l’implantation trois opérateurs. La
modernisation du secteur s’est poursuivie depuis la connexion en mai 2002 du câble de fibre
optique sous-marin reliant l’Afrique à l’Europe. Le Gabon a ainsi accès à une connexion haut
débit et le pays compte environ 25 000 micro-ordinateurs, soit 1 pour 50 habitants. Le nombre
d’abonnés auprès des trois opérateurs est passé de 255 000 à 336 000, soit 32 % en 2003.
L’accès aux techniques modernes de l’information se trouve amélioré. Cependant, le coût
élevé du téléphone fixe et les longs délais de raccordement par rapport aux autres pays de la
sous-région constituent de réelles contraintes au développement de l’activité du secteur privé.
Le processus de privatisation de Gabon Télécom qui devrait permettre de lever cette
12

contrainte a connu un grand retard. L’appel à candidatures de partenaires stratégiques a déjà


été lancé au cours du premier semestre 2006. S’agissant des activités de transport, notamment,
routier et maritime, elles sont caractérisées par la faible qualité des services et leur coût
extrêmement élevé. Ces contraintes ont guidé la stratégie nationale décrite dans le DSCRP qui
vise à approfondir les réformes structurelles pour améliorer l’environnement des affaires
notamment en mettant à disposition des services de base à des prix comparables à ceux de
pays concurrents.

2.4 Questions liées aux thèmes transversaux

2.4.1 Gouvernance : La problématique de la gouvernance se pose avec acuité au Gabon.


L’analyse de la situation de la gouvernance tel qu’il ressort des conclusions de l’étude sur le
Profil de Gouvernance Pays (PGP) du Gabon (réalisée en 2005) fait apparaître des
insuffisances au regard des cinq critères qui sous-tendent la politique de la Banque en la
matière, à savoir la responsabilisation, la transparence, la lutte contre la corruption, la
participation et l’existence d’un système judiciaire et juridique propice au développement.

2.4.1.1 Au regard de la Responsabilisation, des efforts sont faits au niveau de l’obligation de


rendre compte. La loi de règlement est élaborée avec une périodicité acceptable. La Cour des
comptes établit régulièrement son rapport sur l’exécution de la loi des finances et des
enquêtes parlementaires sont diligentées. Toutefois leurs conclusions et recommandations ne
sont pas toujours suivies d’effet. Le processus budgétaire tant du point de vue de l’affectation
des ressources, de leur utilisation que du contrôle présente des lacunes. Certaines dépenses
notamment d’investissement ne suivent pas la procédure normale. En cours d’exécution, le
budget fait l’objet de plusieurs transferts et virements de crédits qui dénaturent la loi de
finances telle qu’approuvée par le Parlement.

2.4.1.2 S’agissant de la Transparence, le Gabon a fait quelques avancées, notamment avec


l’élaboration et la publication sur internet du premier rapport au titre de sa participation à
l’initiative de transparence des industries extractives. Cependant, des efforts sont encore à
faire en ce qui concerne l’accès du citoyen aux informations relatives à la gestion des affaires
publiques. Au niveau budgétaire, l’absence d’une nomenclature permettant une classification
fonctionnelle des rubriques budgétaires et l’inexistence d’un cadre de dépenses à moyen
terme affectent la lisibilité de la loi des finances tant dans sa présentation et mise en œuvre
que dans le suivi de l’exécution des dépenses prioritaires. Le système de recouvrement des
recettes budgétaire présente encore des lacunes qui limitent leur traçabilité. Malgré
l’existence d’un code des marchés publics, le recours aux marchés de gré à gré est encore
prédominant. Plusieurs textes d’application du code ainsi que les dossiers standard
d’acquisition n’existent pas et devront être élaborés et diffusés, afin de renforcer la bonne
application des dispositions dudit Code. La Banque appuie le renforcement des capacités de la
Direction générale des marchés publics (DGMP) en vue de palier les faiblesses constatées
dans ce domaine.

2.4.1.3 S’agissant de la Lutte contre la Corruption, le rapport de prospective Gabon 2025


indique l’existence d’une corruption généralisée au Gabon. Un cadre juridique et des
mécanismes de prévention, d’investigation et de répression existent, notamment la loi sur la
lutte contre l’enrichissement illicite, la commission nationale, le décret sur la déclaration de
fortune et le code de déontologie de la fonction publique. Ces différents instruments sont
encore insuffisamment opérationnels en raison de leur caractère récent et de la faiblesse des
moyens matériels et humains consentis pour leur fonctionnement.
13

2.4.1.4 Concernant la participation, son impact est limité par le fait que la société civile, en
particulier les organisations de femmes, n’est pas suffisamment structurée pour participer
efficacement au processus d’élaboration des politiques, stratégies et programmes de portée
nationale. Les partenaires au développement, notamment la coopération canadienne appuient
la société civile à travers des opérations de renforcement des capacités.

2.4.1.5 Au regard du Système juridique et judiciaire, le rapport général des Etats généraux de
la Justice tenus en 2003, indique que l’environnement juridique et judiciaire présente des
insuffisances caractérisées par de nombreux cas de non-respect de la règle de droit,
l’inefficacité des institutions, les lenteurs dans l’exécution des décisions de justice. Des
faiblesses de capacités institutionnelles et en ressources humaines qualifiées limitent
l’efficacité des institutions judiciaires à impulser un environnement propice au développement
du secteur privé et au respect des droits de l’homme. La Banque appuie le Gouvernement
pour la réalisation d’un audit opérationnel de la justice dont les conclusions serviront à définir
un programme de réformes en profondeur de ce secteur.

2.4.1.6 Une certaine évolution se dégage en matière de Gouvernance au regard de l’analyse


comparative de la performance du pays Graphique 10 : Indicateurs de Gouvernance
en 1998 et 2004 basée sur les indicateurs
établis par D. Kaufmann et A. Kraay (de
la Banque mondiale). Six critères
appliqués à un échantillon de 209 pays
et territoires à travers le monde
sous-tendent cette analyse et se référent
à : (i) la responsabilité (être à l’écoute et
rendre compte) ; (ii) la stabilité
politique ; (iii) l’efficacité des pouvoirs
publics ; (iv) la qualité du cadre
réglementaire ; (v) l’Etat de Droit ; et
(vi) la maîtrise de la corruption. Ainsi en
2004, le Gabon se classe parmi les pays
du 3ème quartile pour la totalité des six
critères c’est-à-dire parmi les 50 % des pays Source : Banque mondiale
les moins performants sur un échantillon de 209 pays considérés. En 1998, le Gabon a réalisé
ses plus faibles performances (barre inférieure du graphique ci-contre) s’agissant de la
« maîtrise de la Corruption » et de «l’efficacité des pouvoirs publics » en se classant au niveau
du 4ème quartile, c’est-à-dire parmi les 25 % des pays et territoires les moins performants au
regard de ces deux critères. De 1998 à 2004, le Gabon a enregistré quelques progrès en
matière de maîtrise de la corruption et de l’efficacité des pouvoirs publics, alors qu’il a
régressé en ce qui concerne la responsabilité et la qualité du cadre réglementaire. Cette
évolution illustre la nécessité de poursuivre les réformes structurelles devant agir sur
l’ensemble des six critères afin de placer le pays sur une trajectoire de progrès en matière de
gouvernance dans toutes ses dimensions. Le Gouvernement a adhéré depuis 2003 au
mécanisme africain de revue par les pairs (MAEP) ; et avec l’appui de la Banque et le PNUD,
il élabore un programme national de bonne gouvernance (PNBG) qui couvre les dimensions
institutionnelle, économique et locale.
14

2.4.2 Emploi et normes fondamentales du travail. Le Gabon a ratifié l’essentiel des


Conventions de l’Organisation internationale du travail (OIT) relatives aux normes
fondamentales du travail. La loi 12/2000 a révisé le code du travail de 1994 et instaure
l’égalité de tous les travailleurs devant la loi en droits et obligations. Le marché du travail est
caractérisé par (1) un chômage structurel important et, (2) des disparités entre les provinces,
les catégories socioprofessionnelles, les revenus et le sexe. La proportion des sans-emploi est
très importante (16,3 % selon l’EGEP). S’agissant de la traite et du travail forcé des enfants,
le Gabon, pays indexé, participe à un important programme international et s’attèle à mettre
en œuvre un programme national assorti de délais de réalisation. Les mesures déjà prises sont
: (i) la publication d’une loi sur la lutte contre le travail des enfants, (ii) la révision du code du
travail dans la partie relative au travail des enfants.

2.4.3 La population. La population gabonaise est estimée à 1,5 million habitants selon les
statistiques officielles avec une densité de 5,6 habitants au km². Les femmes en constituent
50,8 %. Elle est extrêmement jeune, deux personnes sur cinq ont moins de 15 ans et près de
la moitié a moins de 19 ans. Cette situation engendre une forte pression sur la demande des
infrastructures scolaires et de santé. L’espérance de vie est de 53,8 ans et 84,6 % réside en
milieu urbain. 33 % vit en dessous du seuil de pauvreté. Des difficultés perdurent en matière
d’accès à l’eau potable, à l’électricité, à l’éducation et aux soins de santé de base dans les
zones rurales. L’exode rural, autre phénomène observé, accentue des conditions de vie
précaires en milieu urbain (insuffisance des politiques du logement et de l’assainissement,
prolifération des quartiers sous intégrés). Le plan d’action du Gouvernement en matière de
population vise (i) l’amélioration de la santé maternelle et infantile ; (ii) l’amélioration des
rendements du pré-primaire, du primaire, du secondaire et de l’enseignement supérieur ainsi
que de l’ensemble du système éducatif ; et (iii) la sécurisation du cadre de vie (accès aux
terrains viabilisés et aux logements sociaux).

2.4.4 VIH//Sida et maladies Graphique 11 : Evolution de la pré vale nce du


transmissibles. Au Gabon le taux de VIH/SIDA ( e n % de la population totale )

prévalence de la pandémie du 2004

VIH/sida est en nette progression. Il 2002

passe de 1,8 % en 1986, à 2,8 % en 1993

1993 et à 7,7% en 2002 pour se 1986

stabiliser à environ 8,1% depuis 0 2 4 6 8 10


2004. La tranche d’âge la plus
touchée se situe entre 15 et 49 ans. Graphique 12 : Prévalence du VIH/SIDA par categorie
Le Gabon a mis en place (avec socioprofessionnelle (2004 et en %)

l’appui de l’ONUSIDA) un plan


Prostituées
stratégique 2002-2006 dont les axes
Elèves de 15 à 22 ans
sont (1) la prise en charge des
Militaires
individus infectés ; (2) le
renforcement des capacités des Femmes enceintes et prisonniers

ressources humaines ; (3) la 0 10 20 30 40 50


prévention ; (4) le dépi stage. Les
femmes enceintes et les prisonniers Sources : Autorités gabonaises.
ont une séroprévalence de 8 %, les militaires 4 %, les élèves de 15 à 22 ans 2,1 % et les
prostituées, 40%. Un accent particulier devra être mis sur le dépistage et la prise en charge de
cette catégorie. On note parallèlement la réémergence de la tuberculose et de la
trypanosomiase et l’apparition de la fièvre hémorragique de type Ebola (quatre épidémies de
1995 à 2001). La morbidité et la mortalité sont importantes, notamment celles liées au VIH
15

/SIDA, au paludisme, à la tuberculose et aux maladies pouvant être évitées par la vaccination
(le taux de couverture vaccinale des enfants de 0 à 1 an est de 16,8%).

2.4.5 Participation. La société civile (S.C), en particulier, les ONG et collectivités locales,
est très peu organisée au Gabon. Cependant, le traitement de questions d’envergure nationale
s’opère de plus en plus par le biais de consultations des populations, de rencontres,
d’échanges, d’enquêtes et de validation. Il en est de même du secteur privé qui utilise la
concertation, pour attirer l’attention du Gouvernement sur tout ce qui contribue à la
dégradation de l’environnement des affaires. La société civile, et en particulier sa composante
«organisations féminines», n’est pas assez structurée pour participer efficacement au
processus d’élaboration des politiques, stratégies et programmes de portée nationale. Pour y
palier, le Gouvernement devrait : (i) renforcer les capacités institutionnelles (réglementer la
création, le fonctionnement, les droits, les devoirs et obligations des organes de la S.C) ; (ii)
favoriser la création de réseau des ONGs ; (iii) formaliser le partenariat S.C, services publics,
secteur privé ; (iv) promouvoir les contrats d’objectifs; (v) renforcer les capacités de la S.C ;
et (6) promouvoir le développement par la participation communautaire.

2.4.6 Questions liées au genre. Le Gabon a adopté la loi 2/90 portant ratification de la
Charte Nationale des Libertés, qui consacre l’égalité entre les citoyens et l’égalité de tous
devant la loi, consacrant ainsi l’égalité entre le citoyen de sexe féminin et le citoyen de sexe
masculin. Cependant les femmes (50,8 % de la population) se trouvent être le groupe le plus
vulnérable (37 % sont atteintes de pauvreté extrême) de par : (i) la faiblesse de leurs revenus ;
(ii) leur statut de chef de famille nombreuse ; (iii) leur faible participation aux décisions
économique et politique (13 femmes députées/120, 12 femmes/49 membres du
Gouvernement). Depuis la conférence de 1995 de l’ONU en vue de la promotion de la femme,
le Gabon a enregistré des avancées qui ont porté notamment sur : (i) la création du Ministère
de la famille et de la protection de l’enfance ; (ii) la création de l’Observatoire des droits de la
femme et de la parité ; (iii) l’adoption d’une loi sur la protection de la fille-mère. Cependant
des discriminations demeurent au niveau : (i) des textes législatifs, (ii) des systèmes de
financement inadaptés aux micros projets et à la micro finance, domaines dans lesquels les
femmes sont actives; et (iii) des programmes de développement qui ne prennent toujours pas
en compte leur faible capacité et la fragilité de leur revenu.

2.4.7 L’intégration régionale : Le Gabon est membre des principales organisations de


coopération économique et sociale, ainsi que de maintien de la paix tant au niveau de la sous-
région que du continent, telles la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale
(CEEAC), la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC),
l’Organisation pour l’Harmonisation du Droit des affaires en Afrique (OHADA), et le
Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD). S’agissant de la CEMAC
et au regard des quatre critères de convergence des politiques économiques, le Gabon et le
Cameroun sont les seuls pays sur les six que composent la Communauté à avoir respecté tous
les quatre critères en 2005. S’agissant de l’OHADA, le Gabon a finalisé le processus
d’uniformisation des textes nationaux avec ceux de l’organisation sous-régionale et est
engagé, avec l’appui de ses PTF (dont la Banque) dans le processus de (i) diffusion des actes
uniformes et autres documents fondamentaux et traités de droits des affaires auprès de
professionnels du droit et de la justice, et (ii) de formation et de sensibilisation au droit des
affaires. Concernant la CEEAC, le Gabon abrite le siège, s’acquitte régulièrement de sa
contribution financière au fonctionnement de l’organisation et mène une diplomatie active en
appui aux instances de maintien de la paix. Cependant, les résultats sont mitigés en ce qui
concerne la libre circulation des biens et des personnes dont un pays sous peuplé comme le
16

Gabon pourrait tirer avantage dans le cadre de son processus de développement à long terme.
Enfin, dans le cadre du NEPAD, le Gabon est partenaire stratégique de la mise en œuvre du
Plan consensuel des transports en appui aux efforts d’intégration visant à assurer la liaison
avec le Cameroun, la Guinée Equatoriale et le Congo.

2.4.8 Environnement. Le Gabon a adopté en mars 2000 un Plan National d’Action pour
l’Environnement (PNAE). En appui à cette stratégie environnementale nationale, le
Gouvernement a conduit d’autres exercices de planification stratégique dans les sous-secteurs
forets, biodiversité, changements climatiques, pêche et assainissement ayant abouti au : (i)
Plan d’Action Forestière Nationale (PAFN, adopté en Novembre 1999), (ii) la Stratégie
Nationale et un Plan d’Action pour la Conservation de la Diversité Biologique (SNPA-DB,
adopté le 27 Juillet 2000) ; (iii) la Politique Nationale du Tourisme (PNT, adoptée le 27 avril
2000) et la (iv) la Stratégie Nationale sur les Changements Climatiques (SNCC, en cours
d’approbation) ou la mise en œuvre de la Convention Cadre des Nations Unies sur les
Changements Climatiques ayant abouti à la ratification en décembre 2005 du Protocole de
Kyoto. La politique environnementale du Gabon à l’orée de l’an 2010 (PNAE, 2000) doit
répondre à trois enjeux : (i) social, en faisant de l’environnement un levier de l’intégration
sociale; (ii) économique, en mettant l’efficacité écologique au service du développement
économique ; (iii) politique, en faisant de l’environnement un atout permettant de se
positionner comme une référence pour les pays du Bassin du Congo afin d’attirer les bailleurs
de fonds et de sécuriser les investisseurs, en faisant de l’environnement un axe de
diversification de l’économie par la promotion de l’écotourisme et du carbone séquestré.

2.4.9 A la fois pays forestier et pétrolier, le Gabon dispose d’un fort potentiel tant en
séquestration additionnelle de carbone que de réduction de Gaz à Effets de Serre (GES). Selon
les résultats de la mission d’appui d’avril 2006 du Fonds de l’ONU pour l’Environnement
(PNUE) en vue de «l’Elaboration de la Stratégie pour saisir les Opportunités des Marchés
Emergents dans les Domaines de
Réduction des Emissions de Gaz à Effet de Graphique 13 : Séquestration additionnelle
de carbone du secteur forestier en %
Serre (GES) et de Crédits de Carbone», la
capacité de séquestration additionnelle du
secteur forestier serait de 20 millions de 5%
tonnes de CO2 équivalant par an, dont 25%
environ 70 % proviendrait du reboisement
des savanes, 25 % de l’accroissement du 70%
stoc k de carbone dans les nouveaux parcs
dû à l’élimination de l’exploitation
Reboisement des savanes Aires protégées
forestière et 5 % d’une meilleure gestion
Gestion des déchets
des déchets. Le secteur pétrolier
représente également un fort potentiel pour
le pays pour la réduction progressive des émissions de CO2. En effet, plus de la moitié de
production de gaz naturel associée est brûlée dans les torchères. La réduction de ces torchères
représente une grande part du potentiel de réduction de CO2 dans le cadre des marchés de
carbone, du fait du volume des émissions qu’elles produisent. D’autres secteurs, industriels
et urbains, présentent des opportunités notamment la gestion des déchets (réduction des
émissions par captage du méthane, (décharges de Libreville et de Port Gentil) et sa
transformation en électricité), la substitution des carburants fossiles par des énergies
renouvelables notamment par l’utilisation d’un important potentiel hydroélectrique dont
dispose le pays.
17

2.4.10 Cependant, des contraintes liées à (i) la faiblesse des capacités institutionnelles en
terme de connaissance fine des ressources environnementales et pour concevoir une stratégie,
des outils et un cadre institutionnel appropriés pour tirer le meilleur avantage de cette
potentialité ;et (ii) l’absence d’un environnement favorable au développement du secteur privé
pour transformer ces potentialités en activités opérationnelles contribuant à la réduction de la
pauvreté. Les premières analyses indiquent que la stratégie du Gabon en matière de
valorisation des ressources environnementales devrait être développée autour des axes
suivants : (i) la gestion des déchets et l’énergie propre, par le traitement des déchets pour
l’obtention des biogaz et d’engrais naturels pour l’agriculture, et le captage de méthane et sa
transformation en électricité ; (ii) la biomasse forestière à travers le reboisement des savanes,
l’accroissement des capacités de stockage de carbone dans les nouveaux parcs nationaux dû à
l’élimination de l’exploitation forestière, par le biais des projets d’agroforesterie visant
l’obtention des crédits de carbone ; (iii) l’agriculture propre en évitant des pratiques
consistant à défricher les terres et à faire des cultures sur brûlis qui contribuent à la
dégradation des sols et aux émissions de GES et à promouvoir l’utilisation des engrais
naturels émanant des déchets ; (iv) l’Energie propre par l’application de la règle du pollueur
payeur en amenant les industries pétrolières à réduire les GES liés à l’activité pétrolière.
2.5 Questions de pauvreté et questions liées au contexte social
2.5.1 En dépit du haut niveau de revenu par tête, 23 % de la population était touchée par la
pauvreté en 1994. En 2005 et 2003, les enquêtes portant (i) sur l’Evaluation et le suivi de la
Pauvreté (EGEP) et, (ii) sur la perception de la pauvreté, indiquent que 33 % de la population
gabonaise est classée pauvre avec moins de 35 778 F CFA par mois.
Encadré 3. Situation de la pauvreté. Le taux de pauvreté de 33 % cache d’importantes disparités entre les régions (22,8
% à Libreville, 53,9% dans la région du Sud) ; entre le milieu urbain et le milieu rural (respectivement 29,8 % et 44,6 %) ;
et entre les ménages dirigés par des femmes et ceux dirigés par les hommes (37% par des femmes et 31% par des
hommes). Le revenu national moyen par tête masque de fortes inégalités régionales et n’a que faiblement progressé, Dans
les zones rurales l’incidence de la pauvreté atteint 53,9 % du fait principalement de la faiblesse de la productivité des
facteurs et des revenus très bas. La pauvreté se manifeste également par le chômage, les inégalités de revenus, la précarité
de l’habitat urbain et la marginalisation de la population rurale. Le taux net de scolarisation primaire est de 92% et l’écart
entre les sexes est minimal, soit 2 points de pourcentage, mais le taux de redoublement est élevé (environ 34 %) et il existe
une grande déperdition entre le primaire et le secondaire. Dans le domaine de la santé, le taux de mortalité maternelle est
de 420/100000, le taux de prévalence du VIH est de 8,1% et le taux de vaccination contre les maladies infantiles (16,8 %)
demeure faible (un peu plus de la moitié des enfants sont vaccinés contre la rougeole). Il y a une recrudescence des
maladies endémiques que sont la tuberculose et le paludisme.
Le Gouvernement a élaboré en 2003 une stratégie intérimaire de réduction de la pauvreté, finalisée avec l’adoption du
DSCRP en janvier 2006. L’objectif de cette stratégie est de réduire la pauvreté de 33 % à 29 % en 2010 parla création de
la croissance et des emplois et par la dynamisation du processus de diversification de l’économie. Un comité de suivi du
DSCRP, comprenant des points focaux des ministères sectoriels, les représentants des collectivités locales ainsi que des
PTF, est doté des moyens humains et financiers pour mettre en œuvre la stratégie nationale et en assurer un suivi rigoureux
des avancées en matière de réduction de la pauvreté au Gabon. Un Ministère en charge de la solidarité nationale et des
affaires sociales, du bien-être et de la lutte contre la pauvreté a également comme mission principale la lutte contre la
pauvreté. D’autres Départements ministériels tel le Ministère de la Famille, de la Protection de l’Enfance et de la
promotion de la Femme, initient des actions de lutte contre la pauvreté.

2.5.2 Le DSCRP, pour la période de 3 ans (2006-2008), définit les axes de réduction de la
pauvreté qui sont : i) promotion d’une croissance forte tirée par le secteur privé, ii)
amélioration et accès pour tous aux infrastructures et services de base et (iii) la gouvernance.
La stratégie gouvernementale met un accent particulier sur (i) la santé et l’éducation en vue
d’améliorer l’efficacité des services fournis ; (2) l’assainissement de l’environnement, l’accès
à l’eau potable et à l’habitat salubre en mettant en place un système fiable de collecte ou
d’évacuation des ordures, d’eaux usées, etc. ; à cet effet la disponibilité d’un schéma directeur
d’urbanisme de Libreville s’avère nécessaire pour guider l’action de l’Etat. L’objectif de la
stratégie est d’éliminer les causes de la forte mortalité infantile, la pollution, les inondations
récurrentes, la dégradation des voieries urbaines.
18

2.6 Climat des affaires et questions affectant le secteur privé


2.6.1 En référence aux dernières publications de la Banque mondiale analysant l’impact du
coût de la réglementation sur l’activité économique, le Gabon a régressé au terme du
classement général. Il passe du 129ème rang en 2005 au 132ème en 2006 sur un total de 175
pays considérés. Les indicateurs utilisés pour étayer cette analyse (cf : tableau ci-après qui
reprend quelques uns) mettent en exergue les divers coûts résultant de la règlementation en
vigueur et qui influent sur les décisions d’investissement des entreprises privées. Des
indicateurs pertinents à cet égard, en l’occurrence les coûts à l’import et à l’export d’un
conteneur, sont deux fois plus élevés au Gabon que la moyenne des coûts calculés sur
l’ensemble des pays d’Afrique subsaharienne. La durée d’exécution des contrats est 50 % plus
longue au Gabon que la moyenne des pays d’Afrique sud-saharienne.
Tableau 1 : Coûts de la réglementation sur l’activité économique en 2006
Indicateurs Gabon Afrique Ecarts
(i) subsaharienne (iii)= (i)-(ii)
(ii)
Coût de l’embauche (% du salaire) 20,1 12,7 7,4
Taux d’imposition totale (% des 48,3 71 -22,7
bénéfices)
Coût à l’import (en $ US par conteneur) 4 000 1 561 2 439
Durée pour l’import (jours) 26 51,5 -25,5
Coût à l’export (en $ US par conteneur) 4 031 1 974 2 057
Durée pour l’export (jours) 19 40 - 21
Durée d’exécution des contrats (jours) 880 581,1 298,9
Coût de la propriété (% de la propriété) 14,5 17,7 -3,2
Source : Banque mondiale, «Doing Business », septembre 2006.

2.6.2 Ces tendances sont globalement confirmées par les résultats de l’étude intitulée « le
Diagnostic sur le climat des investissements au Gabon », réalisée en 2004 par le Service-
conseil pour l’Investissement Etranger de la BM (FIAS). Elle a mis en exergue des faiblesses
structurelles qui entravent le développement du secteur privé au Gabon. S’agissant du travail,
le salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) est fixé à 44 000 F CFA pour les
travailleurs étrangers et à 64 000 F CFA pour les gabonais. Ce niveau pourrait être ajusté à la
hausse (d’environ 80 %) si les conclusions des récentes (septembre 2006) négociations avec
les syndicats sont effectivement mises en vigueur. De manière générale, le niveau des
rémunérations dans la Fonction publique a contribué à renchérir le coût du travail au Gabon.
Selon les résultats de l’étude, les rémunérations moyennes au Gabon représentent, entre 2001-
2002, environ 350 % celles du Kenya, 250 % celles du Cameroun, 150 % celles du Sénégal et
120 % celle de la Côte d’Ivoire. Cette situation est entretenue par l’insuffisance de la main
d’oeuvre qualifiée. L’alternative a souvent été le recours à l’expertise étrangère qui, non
seulement est plus chère, mais ne contribue pas, à long terme, au renforcement des capacités
nationales. S’agissant des services de base (transport, électricité et télécommunications), ils
présentent des insuffisances tant dans leur état physique, qu’au niveau de la sécurité, de la
qualité, de la disponibilité des services et des coûts pratiqués.
2.6.3 L’écart de coûts d’approche résultant de l’inefficacité des services portuaires gabonais
fait, par exemple, qu’une même boîte de lait reviendrait à 1000 F CFA à un importateur de
Douala, au Cameroun, et à 1 600 F CFA à un importateur de Libreville, au Gabon. De tels
différentiels de coûts constituent des contraintes réelles qui freinent les perspectives de
développement à long terme. S’agissant des services de transports routier et maritime qui
couvrent plus de 90 % de l’ensemble du trafic de tiers et de marchandises, leur disponibilité
19

n’est pas assurée dans l’ensemble des zones potentielles de production pour soutenir la
croissance ; la sécurité n’est pas non plus garantie concernant, notamment le transport
maritime du fait de la vétusté des installations. En ce qui concerne les services de base que
sont l’électricité et les télécommunications, le Gabon n’est pas compétitif par rapport aux
autres pays de la sous région. Quant au coût Graphique 14 : Contrôle de la corruption
du capital, il est élevé et le crédit à long
terme est rare. En effet, les investisseurs
supportent des taux d’intérêt élevés de
l’ordre de 13 % au minimum ; taux
largement au dessus de ceux pratiqués
dans la plupart des régions
géographiques du monde. Par ailleurs, la
durée de financement va rarement au
delà de 4 ans, période courte pour
amortir un investissement. Face à ces
différentes contraintes, la stratégie
gouvernementale a identifié des actions
prioritaires pour améliorer tant leur
qualité que la disponibilité par le
développement privé des services
publics.

2.6.4 L’effort devrait se poursuivre


pour éliminer les insuffisances en matière Source : Banque mondiale
de gouvernance et renforcer la sécurité judiciaire. Bien que le Gabon présente des
performances meilleures que celles des pays de la CEMAC, il se classe loin derrière des pays
à revenus comparables (Botswana, l’Ile Maurice) en particulier en matière de contrôle de la
corruption, de d’efficacité de Graphique 15 : Contrôle de l’efficacité de l’action gouvernementale
l’action gouvernementale, et de la
qualité du Cadre réglementaire.
L’appréciation d’un investisseur
au regard de ces indicateurs est
déterminante dans ses choix
finaux En conséquence la
concrétisation des objectifs de la
stratégie nationale du Gabon
passera par un effort soutenu de
réformes en matière de lutte
contre la corruption,
d’approfondissement de réforme
afin de mettre en vigueur le code
de déontologie adopté par le
Parlement et de bâtir une
Administration publique capable
de fournir un service public de qualité.

2.6.5 La charte des investissements a été adoptée, les codes miniers et forestiers ont été
élaborés et la loi fixant le régime de la concurrence a été également adoptée. Toutefois, des
faiblesses subsistent quant à l’utilisation de ces instruments. La Direction nationale de la
concurrence a été créée et fait la promotion des principes de base qui sous-tendent (i) la
20

liberté d’entreprendre toute activité, de prestation de service et de commerce quelle que soit sa
nationalité ; (ii) l’égalité de traitement dans l’exercice d’une activité ; les droits de propriété
attachés aux terrains, immeubles, matériels et autres ; (iv) la faculté de rapatrier les capitaux
investis et les bénéfices réalisés, (v) l’accès aux devises et la liberté de transferts de capitaux
dans le cadre des règles de la zone franc ; et (vi) l’application équitable et transparente du
droit du travail et du droit des affaires OHADA. En dépit de ces instruments, des entraves
subsistent au développement du secteur privé. Elles portent sur l’étroitesse du marché, le coût
élevé et faible qualité des infrastructures, l’insécurité judiciaire, la lourdeur des procédures
administratives souvent opaques et discrétionnaires, la concurrence du secteur informel, la
rigidité du marché du travail, les difficultés d’accès au financement bancaire (contraintes qui
pèsent davantage sur le secteur privé local que sur le investisseurs étrangers) et les faiblesses
du cadre juridique et judiciaire.

3. PROGRAMME NATIONAL DE DEVELOPPEMENT ET PERSPECTIVES


A MOYEN TERME

La stratégie de développement nationale a été élaborée au vu des contraintes majeures


qui entravent la croissance durable de l’économie gabonaise, à savoir (i) les insuffisances en
matière de Gouvernance ; (ii) la faiblesse de l’efficacité de la dépense publique ; (iii) la
faiblesse des capacités institutionnelles ; et (iv) le coût élevé des facteurs de production. En
effet, les insuffisances en matière de gouvernance font perdurer des dysfonctionnements qui
entravent les perspectives de croissance durable du fait de l’absence de vision stratégique dans
le processus de planification et d’allocation des ressources pour mettre en place des
infrastructures (de transports, d’assainissement et de services de base) et un environnement
incitatif pour le secteur privé pour impulser la diversification de l’économie et éliminer les
effets pervers nés de trois décennies d’exploitation du pétrole. Aussi, l’Administration
gabonaise est-elle peu efficiente dans l’exercice de la quasi totalité de ses missions de service
public, situation entretenue par l’impunité, la corruption, et la déperdition des prestations
publiques, autant d’éléments contraignants pour le développement du secteur privé. Ces
insuffisances n’ont pas permis un développement harmonieux du pays en dépit des ressources
générées par l’exploitation du pétrole. Concernant la faiblesse de l’efficacité de la dépense
publique, la gestion des finances publiques est caractérisée par une certaine opacité, un
manque de cohérence entre objectifs sectoriels et allocation des ressources, des faiblesses
dans le processus de préparation et d’exécution du budget. Selon les résultats de la revue des
dépenses publiques (2005) dans les secteurs Santé, Education et Infrastructures, il y a un
gaspillage de ressources qui résulte du fait que les budgets d’investissement et de
fonctionnement sont préparés et exécutés séparément par deux départements ministériels
(Finances et Plan), et les allocations de ressources ne reflètent ni les priorités des politiques
sectorielles, ni la cohérence avec les objectifs macroéconomiques. S’agissant de la faiblesse
des capacités institutionnelles, elle entrave le processus d’exploitation rationnelle des diverses
ressources (minières, forestières, environnementales et halieutiques) dont dispose le Gabon.
En effet, le pays qui a une connaissance très limitée de ses ressources naturelles, ne parvient
pas à élaborer des stratégies de développement et à négocier et gérer de manière optimale les
accords de partenariat lui permettant d’assurer leur exploitation rationnelle. Et enfin, le coût
élevé des facteurs de production sape la compétitivité de l’économie gabonaise et limite les
opportunités d’investissements tant nationaux qu’étrangers.
21

3.1 Principaux éléments du programme gouvernemental de développement

3.1.1 La Stratégie de croissance et de réduction de la pauvreté. Le DSCRP est le cadre


opérationnel des politiques économique, financière et sociale du Gabon, et le cadre principal
de référence des interventions des PTF. Il a pour objectif de mettre en place : (i) des
programmes et des réformes structurelles visant à créer la richesse et l’emploi, par le
développement de secteurs d’activité alternatifs au secteur pétrolier pour soutenir la
croissance de l’économie ; (ii) une véritable politique de redistribution des fruits de la
croissance avec des programmes visant à améliorer l’accessibilité des services sociaux de
base aux populations, notamment de l’eau, de l’électricité, de l’habitat, de l’éducation de base
et de soins de santé primaire. La stratégie vise à : (i) réaliser des taux de croissance de l’ordre
de 3 % à 4 % sur la période 2006-2008 ; et (ii) réduire la pauvreté de huit points, pour
atteindre 25 % à l’horizon 2015. La réalisation de ces objectifs sera soutenue par (i) une
augmentation de l’investissement public (de l’ordre de 7 %, par an soit 273 milliards de F
CFA contre un niveau maximum observé d’environ 200 milliards de F CFA par an au cours
des cinq dernières années; et (ii) une augmentation significative de l’investissement privé.

3.1.2 Piliers stratégiques. Les quatre piliers qui sous-tendent la stratégie nationale sont les
suivants : (i) Promotion d’une croissance forte, soutenue et bénéfique aux pauvres ; (ii)
Amélioration des infrastructures ; (iii) Amélioration de l’accès des populations aux services
essentiels ; et (iv) Amélioration de la gouvernance. Le Pilier 1 : Promotion d’une croissance
forte, soutenue, bénéfique aux pauvres et préservant l’environnement vise à relancer le
secteur productif, face au déclin de la production pétrolière, pour en obtenir une croissance
soutenue, générée par une base productive plus diversifiée, grâce à une meilleure mise en
valeur du potentiel du pays. Il vise (i) une industrialisation de toutes les filières ; (ii) un
renforcement de la recherche-développement pour accroître les rendements et diversifier la
production ; (iii) une exploitation rationnelle des ressources ; (iv) la mise en place de
mécanismes de financement adaptés, ainsi que de structures d’appui et d’encadrement
adéquats ; (v) une politique de formation plus en phase avec les besoins des secteurs
concernés (forêt/environnement ; mines/hydrocarbures ; le tourisme ; l’agriculture et la
pêche). Le Pilier 2 : Amélioration des infrastructures vise à développer et à réhabiliter les
infrastructures en appui aux secteurs moteurs de la croissance économique pour réduire la
pauvreté en permettant aux populations d’avoir accès aux services sociaux de base (santé,
éducation) aux biens de consommation essentiels, aux services des transports (routier et
maritime notamment), de l’électricité, de l’eau et des technologies de l’information et de la
communication. La plupart de ces services sont dans un état de dégradation avancée,
incompatibles avec les besoins de l’économie. Le Pilier 3 : Amélioration de l’accès des
populations aux services essentiels s’inscrit dans la perspective des OMD et préconise des
actions dans les domaines suivants : (i) l’éducation et la formation ; (ii) la santé, et (iii)
l’habitat. Et enfin, le Pilier 4 : Amélioration de la Gouvernance cible la problématique de la
gouvernance dans sa triple dimension (institutionnelle, politique et économique) et vise à
éliminer les dysfonctionnements qui touchent les fonctions de régulation des institutions
étatiques et les structures de gestion de l’économie. Il vise les objectifs majeurs suivants: (i) la
promotion de l’efficacité et de la transparence dans la gestion de l’Etat, (ii) la consolidation de
l’Etat de droit, (iii) l’amélioration de l’environnement des affaires, et (iv) la promotion de la
participation des citoyens à la gestion des affaires publiques.

3.1.3 Perspectives. La stratégie gouvernementale vise à réaliser un taux de croissance du


PIB réel variant entre 3 % à 4 % et à réduire la pauvreté de 4 point en 2010. Ces objectifs
sont certes ambitieux au regard des performances passées du Gabon (taux de croissance du
22

PIB réel de 1,7 % au cours des cinq dernières années) mais sont à la portée du pays si
l’engagement politique se traduit par des actions soutenues de réformes. Celles-ci
permettraient de maintenir un cadre macroéconomique viable pour le développement du
secteur privé qui sera le moteur de cette croissance. Aussi, la stratégie devrait-elle être sous-
tendue par une meilleure orientation des ressources vers des domaines clés pour la réduction
de la pauvreté (Santé, l’Education) et pour impulser la croissance tels les infrastructures
(transports, services de base) et l’approfondissement des réformes pour promouvoir le climat
des affaires.
23

Tableau 2 : Plan stratégique pour le développement du Gabon


Piliers du DSCRP
Défis & Contraintes Objectifs stratégiques du
Govt appuyés par les donateurs

i) Insuffisances en matière de Gouvernance i) Promotion d'une Gouvernance


ii) Faiblesse de l’efficacité de la dépense
publique croissance forte i) Réforme administrative i) Améliorer Croissance
iii) Faiblesse des capacités institutionnelles ii) Réforme budgétaire le climat économique
iv) Insuffisance de ressources humaines
qualifiées ii) Amélioration des iii) Réforme judiciaire des affaires forte
v) Insuffisance de ressources humaines Infrastructures iv) Lutte contre la corruption ii) Renforcer Développement du et soutenue
vi) Coût élevé des facteurs de production Amélioration des infrastructures la qualité de Secteur privé pour
iii) Amélioration de impulser la croissance
vii) Pauvreté en progression l’accès aux i) Transports (Routier, maritime) la main d'œuvre
viii) Climat des affaires contraignant services de base ii) Eau/électricité et communication et la
ix) Absence de sécurité judiciaire iii) Assainissement productivité Réduction
i) Gouvernance (administrative,
iv) Amélioration de la Renforcement des ressources financière, juridique et judiciaire)
x) Faible qualité des infrastructures Gouvernance humaines de l’économie de la
ii) Renforcement des capacités
xi) Faible intermédiation financière i) Santé (réduction du coût des facteurs) pauvreté
iii) infrastructures (routières,
maritimes, d’ assainissement, eau,
ii) Education électricité, télécom.)
ii) Habitat iv) Eco-tourisme, Transformation du
bois, Marché Carbone
Avantages comparatifs du Gabon dans sous région v) Construction Réalisation
vi) Développement ressources
I. Ressources naturelles abondantes minières des OMD
- Ressources forestières et environnementales. Le Gabon dispose d'une importante biodiversité et détient le ratio de plus élevé des pays de la CEMAC
en terme de domaine exploitable sur couvert forestier total, soit 93 % devant le Cameroun (75 %), la RDC (72 %); la RCA (67 %) et le Congo (50 %).
- Ressources pétrolières. Le basin sédimentaire gabonais couvre une superficie de 250 000 km2, dont 20 % on shore et 80 % offshore.
Environ une moitié de cette superficie reste à attribuer ; 80 % du domaine pétrolier terrestre l’a déjà été et 40 % du domaine maritime est susceptible d'être aux enchères.
II. Stabilité politique et Pays à revenu intermédiaire
- Le Gabon projette l'image d'un pays de dialogue qui rassure les investisseurs
III. Engagement soutenu en faveur des réformes.
Le Programme de réformes du Gabon est appuyé par le FMI, l'UE, la BM et la Banque.
24

3.2 Evaluation de la stratégie nationale.

3.2.1 Le DSCRP, élaboré au terme d’un processus participatif qui a réuni, au cours des
années 2004 et 2005, les représentants de l’Administration, du secteur privé, de la société
civile et des PTF sur l’ensemble des neuf provinces du pays, a été adopté par le
Gouvernement en janvier 2006. Le DSCRP n’ayant pas encore connu un début de mise en
œuvre, le présent chapitre, au lieu d’évaluer l’état de réalisation de ses objectifs, fournira
plutôt des éléments d’appréciation sur la pertinence des piliers et la cohérence de la stratégie
au regard des contraintes et potentialités du pays. Le DSCRP procède à une analyse concise
de la problématique de la pauvreté au Gabon sur la base des données d’enquêtes récentes. Il
met en exergue tant les disparités régionales que par groupe d’âge de population, tout en
prenant en compte la dimension genre. Le document analyse également de manière concise
les principaux problèmes de développement du Gabon et propose des stratégies sectorielles
visant à relancer la croissance économique et à réduire de manière durable la pauvreté. Les
quatre piliers autour desquels est bâtie la stratégie de croissance et de réduction de la pauvreté
sont pertinents.

3.2.2 La stratégie est sous-tendue par une hypothèse de croissance du PIB réel de 3 % à 4 %
en moyenne au cours de la période 2006-2008 pour réduire la pauvreté de 8 points d’ici à
2015 avec un niveau d’investissement public de 272 milliards de F CFA par an. Cet objectif
semble ambitieux car ce niveau est supérieur à ceux observés au cours des cinq dernières
années (de 180 à 200 milliards de F CFA l’an). Cette évaluation financière du DSCRP
mériterait d’être mis en cohérence avec la loi de finances 2006 qui a déjà arrêté le niveau du
budget d’investissement bien en deçà de cet objectif. L’une des faiblesses du DSCRP est qu’il
n’évalue pas les besoins de financements extérieurs qui devraient venir en complément aux
objectifs stratégiques de réduction de la pauvreté.

3.2.3 Les objectifs de croissance par secteur semblent optimistes mais traduisent, toutefois
une volonté politique de relancer la croissance dans des secteurs d’activités alternatifs au
pétrole. Par conséquent, son succès dépendra de la discipline observée par les différentes
administrations en matière de réformes et d’exécution des projets et programmes. A cet égard,
la faiblesse et les insuffisances en matière de coordination entre le Secrétariat technique du
DSCRP et les ministères sectoriels, relevées au cours du processus d’élaboration, ont pu
entamer l’adhésion desdites structures et pourraient affecter sa mise en œuvre. Par ailleurs, le
DSCRP n’a pas été suffisamment précis au regard de la stratégie de création d’emploi et
aucun objectif quantitatif n’a été fixé à cet égard. De manière générale, la stratégie pourrait
être affinée en ce qui concerne les indicateurs de résultats attendus des programmes et projets
préconisés, à la fois en les quantifiant et en précisant les échéances de réalisation. Cet effort
d’affinement aidera dans le cadre du suivi de la mise en œuvre de la stratégie et de
l’évaluation de son impact en matière de croissance et de réduction de la pauvreté. S’agissant
du suivi, le dispositif institutionnel préconisé est participatif et pourrait contribuer, à travers
son mode de fonctionnement, à cibler les défaillances éventuelles en temps opportun et à y
proposer des correctifs. Il est important que l’implication des différents acteurs soit effective
dans le processus de mise en œuvre de la stratégie afin de palier les insuffisances en matière
de coordination ministérielle qui avaient marqué la phase de préparation du DSCRP. Par
ailleurs, les actions prévues au regard des insuffisances en matière de données statistiques
devraient être mises en œuvre avec rigueur en vue d’un meilleur suivi du DSCRP.
25

3.3 Cadre de partenariat

3.3.1 Coordination de l’aide. Le processus participatif d’élaboration du DSCRP au cours


de la période 2004-2005 a offert un cadre privilégié de coordination de l’aide. Tout le long
dudit processus, le Gouvernement a sollicité et obtenu l’appui technique et financier des
partenaires extérieurs. Dans ce cadre, la Banque a financé deux études stratégiques relatives
aux secteurs de la Santé et de l’Education dont les résultats ont permis d’enrichir le DSCRP.
La Banque mondiale a appuyé la réalisation de l’enquête quantitative sur le profil de pauvreté
et apporté de l’assistance technique à l’élaboration des scénarii de croissance qui sous-tendent
la stratégie de réduction de la pauvreté. Quant au PNUD, il a mis des consultants à la
disposition du Secrétariat technique d’élaboration du DSCRP en appui à la consolidation des
différents apports et pour l’élaboration du Plan d’action du DSCRP. Un groupe thématique
des bailleurs de fonds a été créé à cet effet pour mieux coordonner l’appui de l’ensemble des
partenaires au processus et harmoniser les points de vues. Par ailleurs, les réunions mensuelles
de coordination des bailleurs de fonds ont été des fora permettant au Gouvernement de tenir
ses partenaires informés des progrès du processus de préparation du DSCRP et de solliciter
leurs conseils techniques au fur et à mesure de son avancement. Ce partenariat a été
également l’occasion d’échanges entre le Gouvernement et les partenaires techniques et
financiers sur les objectifs et enjeux de la Déclaration de Paris sur l’Efficacité de l’Aide (cf
annexe 12). En effet, un comité restreint des bailleurs de fonds a tenu des réunions avec les
représentants du Gouvernement afin de renforcer la compréhension de tous sur les objectifs de
l’harmonisation et de l’efficacité de l’aide ainsi que les exigences en matière de suivi. Cette
coordination vise à développer la synergie entre les différentes interventions et à promouvoir
l’approche programme qui est actuellement effective dans le domaine de la forêt-pêche et
environnement et se met progressivement en place pour le secteur des infrastructures.

Encadré 4 : Cadre de partenariat

Groupe Macroéconomie et diversification de l’économie. Le chef de file de ce Groupe thématique est le FMI avec comme
suppléants la Banque et la BM. Dans le cadre du Programme de réformes 2004-2005, la Banque, le FMI, la BM et l’UE ont
apporté un appui financier et technique. Le FMI dans le cadre de l’Accord de confirmation de 14 mois exécuté à la
satisfaction de cette Institution et venu à son terme en juillet 2005. La Banque a accordé au Gabon le 3ème Prêt d’ajustement
structurel PAS III d’un montant de 112 millions de dollars des EU qui a été également mis en œuvre à la satisfaction et la
2ème et dernière tranche des ressources a été décaissée en mai 2006. L’Union européenne a accordé un prêt d’appui budgétaire
qui a été décaissé à hauteur de 80 %. Les autres membres du Groupe sont la France, le PNUD, la FAO et les EUA.
Groupe DSCRP. Ce Groupe dont le chef de file est le PNUD et la Banque mondiale a permis d’entretenir un cadre
d’échanges entre le Gouvernement et les PTF au fur et à mesure de l’avancement du processus d’élaboration du DSCRP.
Plusieurs partenaires ont apporté une assistance technique afin de permettre au Gouvernement de finaliser le processus
d’élaboration du DSCRP. La Banque a réalisé deux études stratégiques dans les secteurs de la Santé et de l’Education qui ont
permis d’enrichir le document ; la Banque mondiale a réalisé l’enquête sur le profil de pauvreté et a apporté de l’assistance
technique à l’élaboration du cadre macroéconomique ; la PNUD a mis l’expertise internationale à la disposition du
Gouvernement afin de boucler le processus. Les partenaires au développement considèrent le DSCRP comme le cadre de
référence de leurs interventions au Gabon. A cet effet, ils mènent un dialogue avec le Gouvernement en vue de renforcer la
cohérence entre les objectifs stratégiques du DSCRP et le budget approuvé par le Parlement et pour renforcer le dispositif de
suivi et évaluation de l’impact de l’action de lutte contre la pauvreté.
Groupe thématique Infrastructures : L’Union européenne est le chef de file du Groupe avec la Banque et la Coopération
Française comme suppléants. Ce groupe inscrit son action dans le cadre d’une approche programme et a suscité en mars 2006
une mission conjointe des PTF dont l’objectif était de convenir avec le Gouvernement de l’approche méthodologique en vue
l’élaboration d’un programme sectoriel des infrastructures « approche SWAP ». Ont participé à cette mission conjointe la
Banque, la Banque mondiale, l’Agence française de développement (AFD) et l’Union européenne. Le processus
d’élaboration de ce programme avance selon le plan d’action convenu avec le Gouvernement et dans un esprit de partenariat.
Les autres partenaires techniques set financiers membres de ce groupes sont le FMI, la France, le Japon et la BID.
Groupe thématique Gouvernance La Banque, à travers GAFO, est chef de file de ce groupe thématique et le PNUD est
animateur suppléant. La Banque et le PNUD apportent l’assistance technique et financière au processus participatif entamé
par le Gouvernement en vue d’élaborer un programme national de bonne Gouvernance. En mars 2006, le Gouvernement a
produit un rapport préliminaire de programme national de bonne Gouvernance. Ce processus participatif doit se poursuivre
26

dans un cadre institutionnel revu au regard du dernier remaniement au sein du Gouvernement. Les autres partenaires
apportant un appui à ce thème sont la Banque mondiale, le BIT, le Canada, le FMI, le HCR, L’UE, l’UNESCO et FNUAP.
Groupe thématique Secteurs sociaux : Education/Santé/VIH/Sida. La France est le chef de file de ce groupe thématique
avec, la Banque et l’OMS comme suppléants. Ce groupe à apporté ses contributions techniques à l’élaboration, en appui au
processus d’élaboration du DSCRP, deux études stratégiques (sur la Santé et l’Education) réalisées sur financement de la
Banque. Les résultats de ces études ont été exploités pour enrichir le document final du DSCRP. La quasi-totalité des
partenaires au développement apportent un appui technique ou financier à ces secteurs.
Groupe thématique Harmonisation de l’aide. Un comité restreint de réflexion des bailleurs de fonds a été constitué et est
aminé par la Banque, l’AFD, la Banque mondiale et le Canada. Ses premiers travaux ont consisté à : (i) approfondir la
connaissance des membres sur le concept de l’harmonisation ainsi que les outils de suivi des douze indicateurs établis à cet
effet ; (ii) informer l’ensemble des partenaires techniques et financiers des avancées au niveau international en matière
d’harmonisation ; (iii) adapter les indicateurs au cas particulier du Gabon ; et (iv) échanger avec le Gouvernement sur les
exigences de part et d’autre en vue de parvenir à une réelle efficacité de l’aide.

3.4 Défis et risques

3.4.1 Défis. La stratégie gouvernementale est confrontée à deux défis majeurs qui sont : (i) le
maintien d’un cadre macro-économique viable pour restaurer la confiance des investisseurs
dans un contexte de déclin de la production de pétrole; et (ii) la capacité du secteur privé à
répondre aux ententes en soutien à la stratégie de croissance et de réduction de la pauvreté. Au
regard du premier défi, l’effort d’assainissement devait se poursuivre notamment pour
ramener le déficit primaire des finances publiques hors-pétrole de 12 % du PIB hors pétrole
en 2005 à un niveau soutenable estimé à 5 %. La perspective de la conclusion d’un
programme avec le FMI et d’autres partenaires au développement offrira un cadre favorable à
l’effort d’assainissement. Le deuxième défi relève de la capacité des pouvoirs publics à mettre
en œuvre des politiques publiques suffisamment cohérentes et transparentes, et à faciliter la
mise à disposition des services de base de qualité et à des prix compétitifs pour permettre au
Gabon de projeter l’image d’une destination attractive pour les investisseurs. A cet effet, des
réformes appropriées sont identifiées dans le DSCRP et envisagées en vue d’améliorer le
climat des affaires.

3..4.2 Les risques. Deux risques majeurs pourraient entraver la mise en œuvre de la
stratégie et résultent de la problématique de la gouvernance en ses aspects d’ordre (i)
politique, et (ii) institutionnel. Le premier risque découle d’un relâchement des efforts
d’ajustement dans le contexte de la hausse des prix du pétrole et de l’aisance financière qui
en résulte et qui pourrait limiter les chances de succès de la stratégie. Toutefois ce risque
pourrait être limité si l’on se réfère à la volonté du Gouvernement de conclure un accord
triennal avec le FMI. Plusieurs missions du Gouvernement et du FMI, respectivement à
Washington et à Libreville, dans le cadre desdites négociations prévues d’être bouclées avant
la fin de l’année 2006. Le second risque résulte de la faiblesse des capacités de pilotage
stratégique des programmes et projets ainsi que de leur mise en œuvre. Un cadre institutionnel
de mise en œuvre du DSCRP est en place et est suffisamment participatif et décentralisé, avec
des moyens financiers conséquents budgétisés pour pallier des éventuelles insuffisances.

4. STRATEGIE D’AIDE DU GROUPE DE LA BANQUE

4.1 Gestion du portefeuille et enseignement tirés du DSP précédent

4.1.1 Structure du portefeuille. Depuis le début de ses interventions au Gabon en 1974, la


Banque a financé trente-cinq (35) opérations pour des engagements nets des annulations
s’élevant à 528,11 millions d’UC (essentiellement sur les ressources du guichet BAD). Le
27

portefeuille actif comprend neuf (9) opérations, pour 141,95 millions d’UC d’engagements
nets. Tel qu’il ressort des graphiques ci-dessous, quatre secteurs sont bénéficiaires à titre
principal de ces ressources : (i) le multisecteur (en appui aux réformes) ; (ii) l’agriculture ;

Graphique 16 : Répartition du Graphique 17 : Répartition du portefeuille actif par


portefeuille global par secteur secteur
( en % au 30/ 09/ 06)
(en % au 30/09/06)
Industries Industries
Multisecteur Multisecteur
Social Social

Equipements collectifs Equipements collectifs

Transports Transports

Agriculture Agriculture

0 10 20 30 40 0 20 40 60 80

Source : BAD et Calculs auteurs.


(iii) les transports ; et (iv) le social. Le portefeuille actif conserve la même structure. Afin de
guider le choix des domaines d’intervention de la Banque au cours de la période 2006-2010,
l’analyse a été structurée autour de la performance globale du portefeuille, de la performance
au niveau sectoriel, et sous l’angle des avantages comparatifs de la Banque et des orientations
stratégiques de son assistance.

4.1.2 Performance globale du portefeuille. Bien que peu satisfaisante (une note générale de
1,73 au terme de la revue de 2004 contre 1,3 en 2001), la performance du portefeuille s’est
améliorée en dépit des conséquences de la longue période de sanctions (1998-2001) qui
perdurent. L’âge moyen du portefeuille, 6,2 ans est néanmoins, et le taux de décaissement, est
de 72,5 % en 2006 contre 41,4 % en 2004, du fait de l’assainissement du portefeuille
intervenue en 2005, de la qualité technique de suivi du portefeuille par la Banque renforcée
par la présence du Bureau ainsi que du dialogue sur les politiques que GAFO mène de
manière permanente. En effet, l’analyse par critère (cf. graphique 19) fait apparaître une
amélioration de la performance au regard de tous les critères hormis celui relatif aux
«Activités et travaux » pour lequel la note n’est que de 1,25. Ceci met en exergue des
insuffisances en matière de gouvernance (tant au niveau des entreprises que de
l’Administration) qui ont handicapé l’exécution des activités et travaux prévus dans le cadre
des projets, en particulier ceux des transports et du social (contribuant à rallonger la durée de
vie de ces projets) (cf. Graphique 19).
Graphique 18 :Evaluation globale revue du
Graphique 19 : Ages moyens des projets par secteur
portefeuille 2001 et 2004 (en années)
Evaluation globale

Impact sur le développement Age moyen du porte feuille

Activités et travaux Développement rural

Performance financière
Multisecteur
Acquisition des bienset services
Infrastructure
Respect des conditions
Développememt social
0 0,5 1 1,5 2 2,5

0 2 4 6 8 10 12
Evaluation 2004 Evaluation 2001
28

4.1.3 Performance par secteur. Il ressort de l’analyse que les projets multisectoriels (59 %
des engagements nets), présentent la meilleure performance (avec la note générale qui est
2,22 et celle par rapport à l’objectif de développement qui est 3 ; l’âge moyen de ces projets
est de 4 ans, et est inférieur à l’âge moyen du portefeuille de la Banque (qui est de 4,2 ans) au
selon le rapport annuel de revue 2004, et le taux décaissement est le plus élevé, 76,7% en juin
2006), justifiant la pertinence de l’appui de la Banque aux réformes. Les secteurs des
transports et social, représentant un poids total de 30 % des engagements nets, ont vu leurs
performances affectées en raison les sanctions (nées d’une allocation inopérante des
ressources publiques) et des défaillances des entreprises, engendrant de problème d’exécution
qui ont fait tomber ces projets dans la catégorie des projets à risque. En outre, les projets du
secteur social ont souffert des difficultés de mobilisation de la contrepartie de l’Etat au
financement, du fait de la faiblesse des capacités de programmation des ressources publiques.
Le Projet d’appui aux secteurs de la pêche et l’aquaculture (approuvé en juillet 2005) est le
seul projet du secteur du développement rural et qui appuie le renforcement de la sécurité
alimentaire. Il ressort de cette analyse la pertinence de l’appui à la gouvernance comme
domaine essentiel de concentration de l’assistance de la Banque pour garantir l’efficacité de
ses interventions futures dans un domaine clé, tel l’amélioration des infrastructures en vue de
soutenir, dans une étape ultérieure, la diversification de l’économie, qui constituerait un
domaine potentiel d’intervention de la Banque.

4.1.4. Leçons tirées des précédents DSP. Au regard de l’expérience d’exécution des DSP
précédents, des recommandations des revues de portefeuille et du dialogue avec le
Gouvernement et les PTF dans le cadre du programme de réformes 2004-2005, il se dégage
des acquis contribuant à l’amélioration de la qualité du portefeuille et devant être consolidés
au cours de la période du DSP. Il s’agit de : (i) la poursuite de l’assainissement du portefeuille
qui avait nécessité l’annulation des activités non engagées des projets âgés et ceux faisant face
aux problèmes de fonds de contrepartie ; (ii) la poursuite du renforcement des capacités de
programmation et d’exécution du budget afin que la contrepartie de l’Etat au financement des
projets puisse être effectivement mobilisée ; depuis deux ans, elle est budgétisée et
individualisée par projet ; (iii) le renforcement du suivi de l’endettement extérieur et de la
hiérarchisation des priorités budgétaires permettant le paiement régulier du service de la dette
et mettant ainsi un terme à la suspension de décaissement qui affecte l’efficacité des
ressources extérieures ; (iv) le renforcement du suivi physique et financier des projets par la
partie nationale afin d’assurer l’effectivité et l’efficacité de la dépense publique, la cellule de
suivi des opérations de la Banque a vu ses capacités renforcées et ses missions reprécisées ;
(v) la poursuite du renforcement des capacités nationales afin qu’une parfaite maîtrise des
règles de procédure de la Banque puisse améliorer l’exécution des projets ;

4.2 Contexte du pays et sélectivité stratégique

4.2.1 Stratégie axée sur les priorités nationales. Le DSCRP est le cadre de référence de la
stratégie d’assistance de la Banque. Celle-ci tiendra compte à la fois (i) du contexte de déclin
amorcé par le secteur pétrolier dont la contribution à la croissance du PIB réel a été négative
au cours de la période 2001-2005 ; et (ii) de l’option stratégique nationale visant à dynamiser
les secteurs porteurs de croissance pour dégager des sources alternatives de revenu pour l’Etat
en vue de réduire la pauvreté.
29

4.2.2 Il ressort de l’analyse


des données (cf. figure ci- Graphique 20: Contribution à la croissance du PIB hors
contre) que 50 % de la pétrole en 2005 (%)
croissance du PIB réel du
secteur non pétrolier (2,2 % Const., eau, élect ri.& indust ries

sur un total de 4,4 % observé Services, Transport , Commerce

en 2005) a été généré par le M ines (pét role exclus)


sous-secteur Industrie du Bois
services/transport/commerce,
Pêche et Agro-indust
et 27 % par le sous secteur
PIB hors pétrole
construction/eau/électricité/in
dustrie. En 2005, ces deux 0 1 2 3 4 5

sous-secteurs ont donc été à


l’origine de 77 % de la croissance du secteur non pétrolier. Aussi, les projections récentes des
autorités gabonaises et du FMI indiquent-elles qu’au cours de la période du DSCRP (2006-
2008), les mêmes sous-secteurs seront principalement à l’origine de la croissance du secteur
non pétrolier. Ces informations sont des éléments pertinents justifiant l’alignement de
l’assistance de la Banque sur les objectifs prioritaires du Gouvernement, définis au niveau du
Pilier 2 du DSCRP : «Amélioration des infrastructures », en particulier de transports, d’accès
à l’eau et à l’électricité aux télécommunication, et de l’assainissement pour créer un
environnement favorable au développement de l’initiative privée. Toutefois, compte tenu des
faiblesses institutionnelles relevées au titre des enseignements tirés de la mise en œuvre des
DSP précédents et des contraintes en matière gouvernance et de ressources humaines
qualifiées, la réalisation de ces objectifs de croissance n’est envisageable que dans un
contexte d’efforts soutenus de réformes, tant au niveau macro-économique que sectoriel pour
(i) créer un environnement Tableau 3 : Gabon : Sources de la Croissance, 2003-2008,
favorable au développement en %
Part
du secteur privé, et (ii) dans
appuyer le renforcement des PIB
(%) 2003 2004 2005 2006 2007 2008
capacités des ressources
PIB réel 100 2,4 1,4 2,9 3 1,8 3,3
humaines. Ceci justifie
Secteur pétrolier 42,1 6,6 -1 -1,1 1,2 -4,8 0,1
également l’alignement de la
stratégie d’assistance de la Secteur
(SNP)
non pétrolier
57,9 0,8 2,3 4,4 3,6 4,1 4,3
Banque sur les Piliers 4 et 2 Contribution du Secteur
du DSCRP qui sont, SNP à la croissance 100 0,8 2,3 4,4 3,6 4,1 4,3

respectivement, Pêche et Agro-industrie 7,4 0,2 0,2 0,5 0,4 0,5 0,5
Industrie du Bois 2,9 0,2 0 0,2 0,3 0,3 0,3
« l’Amélioration de la
Mines (pétrole exclus) 2,6 0,1 0,5 0,3 0,3 0,3 0,2
Gouvernance» et «l’Accès Services, Transport,
aux services sociaux Commerce 60,4 0,5 0,7 2,2 1,9 1,9 2,1
ème Const., eau, électri. &
essentiels ». Ainsi, le 2 industries 26,6 0 0,9 1,2 0,7 1,1 1,2
domaine de concentration de
l’appui de la Banque au cours Source : FMI
du cycle de programmation 2005-2010 sera : « la Gouvernance ».
4.2.3 La stratégie renforcera l’efficacité des interventions de la Banque. De l’évaluation de
la performance globale du portefeuille, il ressort que les insuffisances, en matière de
gouvernance tant au niveau de la gestion des affaires publiques que de l’environnement des
affaires, limitent l’efficacité des projets d’investissement dans les secteurs stratégiques
relevant des transports et du social. La Banque devra donc mettre un accent particulier sur
l’approfondissement des réformes, justifiant l’appui à la Gouvernance comme premier
30

domaine de concentration de la stratégie. Celle-ci consolidera la bonne performance des


projets multisectoriels en appui aux réformes.

4.2.4. La stratégie consolidera les acquis en matière d’harmonisation, d’alignement et


d’efficacité de l’aide. Tel qu’il ressort du tableau ci-dessous (cf. chapitre partenariat et
harmonisation), les PTF du Gabon l’appuient dans le développement de la quasi-totalité des
secteurs. Des informations recueillies et consolidées par la Coordination des PTF au Gabon, il
ressort que l’aide extérieure est affectée à titre prioritaire : (i) aux réformes
macroéconomiques et structurelles à hauteur de 38,9 % ; (ii) au secteur de
l’Agricultures/pêche/forêts/environnement pour 25,0 % de l’enveloppe ; (iii) au secteur des
infrastructures de transports/d’assainissement/d’eau pour 20,3% des financements ; et (iv) au
secteurs sociaux, Santé et Eduction pour 8,2 %. Cette concentration du financement des PTF
est tout à fait cohérente avec la structure du portefeuille de la Banque, qui illustre la recherche
de synergie caractérisant les opérations actuelles. Aussi, le Gabon et ses partenaires se sont-ils
engagés à relever le défis (i) de l’harmonisation des règles et procédures des PTF avec celles
nationales ; et (ii) du renforcement des capacités institutionnelles nationales de
programmation et d’exécution du budget, afin d’assurer une plus grande efficacité des
ressources publiques.

4.2.5 En tenant compte de l’évaluation de la performance du portefeuille, des leçons tirées


des DSP antérieurs, des efforts de recherche de l’efficacité de l’aide ainsi que de l’orientation
stratégique de l’assistance de la Banque axée sur les résultats, les deux domaines de
concentration ou piliers du DSP sont les suivants : (i) Renforcement de la gouvernance ; et
(ii) « Amélioration des infrastructures ». Afin d’appuyer de manière efficace une politique
de diversification de l’économie, des progrès significatifs s’avèrent nécessaires au regard de
ces deux domaines stratégiques pour (i) désenclaver des zones de production, (ii) mettre à
disposition des facteurs de production et des services de base.

4.2.5.1 Le Pilier I du DSP, « Renforcement de la gouvernance », est aligné sur les priorités
du Gouvernement identifiées au titre des piliers n°4 et n°2 du DSCRP. Il vise à éliminer les
insuffisances en matière de gouvernance en appuyant les réformes structurelles
(administratives, des finances publiques et sur le climat des affaires). Ce pilier consolidera
également la synergie avec l’intervention des PTF et les efforts d’harmonisation,
d’alignement et d’efficacité de l’aide. En 2005, 38,9% de l’assistance extérieure était affecté
à l’appui aux réformes, domaine dans lequel un consensus se dégage sur les faiblesses des
politiques publiques. Aussi, ce pilier du DSP contribuera-t-il à consolider les acquis de
l’assistance antérieure (le PAS III a été exécuté au cours de la période juillet 2004-mai 2006 à
la satisfaction de la Banque et du Gouvernement) ainsi qu’à l’atteinte des OMD en renforçant
en particulier l’efficacité des ressources publiques dans les secteurs sociaux.
31

Tableau 4 : justification du choix stratégique


CRITERES DE REPERES APPUI BAD 2006-2010
SELECTION
Alignemen i) Alignement sur les Piliers du DSCRP Piliers DSP
priorités du DSCRP n°1 : Promotion croissance
n°2 : Amélioration Infrastructures n °2 : INTRASTRUCTURES

n°3 : Accès Services Essentiels n°1 : GOUVERNANCE


n°4 : Amélioration Gouvernance
t

ii) Synergie avec les PTF :


Pourcentage de l’aide des 95 % n.d.
PTF allouée aux piliers du
DSCRP en 2005

iii) Pourcentage de Projets


du portefeuille actuel en 100 % n.d.
appui aux piliers du
DSCRP

Cycle de programmation 2003-2005 Cycle de programmation 2006 2010


iv) Synergie des
interventions précédentes 4 PILIERS /2 Opérations 2 PILIERS
Synergie des interventions

et principe de sélection
Réformes Economiques GOUVERNANCE
- PAS III - PAS IV et PAS V
précédentes

- Programme de renforcement des


capacités de gestion des finances
Développement rural publiques
- Projet Pêche et aquaculture

Cycle de Programmation antérieur à


2003 INFRASTRUCTURES
- Programme Sectoriel Transport
Développement infrastructures - Programme d’ Electrification rurale
- Projet Route La Leyou-Lastourville - Programme sectoriel de
l’assainissement
institutionnell
Cohérence

v) Alignement sur les initiatives spéciales de la Banque (NEPAD)


vi) Renforcement de l’intégration régionale
vii) Déclaration de Paris sur l efficacité de l aide
e

viii) Aide des PTF par secteur de concentration


de l’aide
Harmon

- Multi secteur (Appui aux Réformes) : 38,9 %


isation

- Agriculture/Pêche/Forêt/Environnement : 25 %
- Infrastructures/Transports/Assainissement/Eau : 20 %

4.2.5.2 Le Pilier II du DSP, «Amélioration des infrastructures », appuiera le


développement des infrastructures de transports (routier, maritime et en eau intérieure), et
celles d’accès à l’assainissement et aux services de base (eau, électricité,
télécommunications). Il est aligné sur le pilier n°2 du DSCRP et vise à améliorer la
compétitivité de l’économie et à désenclaver les zones de production (le Gabon ayant la
densité de route (0,03 km/km²) la plus faible de la sous-région) dans la perspective de la
diversification de l’économie et de la facilitation de l’accès aux marchés intérieurs et sous
régionaux. Le choix de ce pilier tient également compte de l’expérience de la Banque dans le
secteur routier et de la dynamique de coordination, d’harmonisation, d’alignement et
d’efficacité de l’aide dans le secteur des transports. En effet, sous le pilotage du Ministère des
Travaux publics, un programme sectoriel des transports (tous modes confondus) qui
comportera un important volet réformes structurelles pour renforcer l’efficacité de l’aide est
en cours d’élaboration avec l’appui technique des PTF (Banque, BM, UE, AFD). Ce pilier
renforce la synergie avec l’action des autres partenaires (20 % de l’aide extérieure a été
affecté à ce secteur en 2005).
32

4.2.6 La stratégie contribuera à la réalisation des OMD. De manière générale, le choix des
piliers a été guidé par la contribution attendue de la Banque à la réalisation des OMD (Annexe
12).

4.3 Piliers et cadre de résultats du DSP

4.3.1 Outre l’appui aux deux piliers de concentration que sont «le Renforcement de la
gouvernance » et « l’Amélioration des Infrastructures» à travers des activités de prêts,
l’assistance de la Banque, au titre des activités autres que les prêts, contribuera au
renforcement des capacités institutionnelles et des ressources humaines. L’objectif visé est
d’approfondir la connaissance de l’Administration gabonaise des différentes ressources
naturelles et d’aider à élaboration des politiques et programmes sectoriels en vue de leur
exploitation durable dans la perspective d’une diversification de l’économie. Le choix de ces
domaines de concentration découle de l’orientation stratégique de l’assistance de la Banque
dans ses PMR axée, tel qu’indiqué dans le Plan stratégique 2003-2007, sur la croissance de la
productivité et la réduction de la pauvreté, de l’analyse des contraintes et potentialités du pays
et de l’avantage comparatif de la Banque.

4.3.2 Le Pilier I : « Renforcement de la gouvernance » vise à ancrer la bonne


gouvernance dans l’ensemble des politiques publiques et la gestion des affaires à travers trois
objectifs, à savoir : (i) l’amélioration et l’efficacité du fonctionnement de l’Administration
publique ; (ii) le renforcement du processus budgétaire pour une plus grande efficacité de la
dépense publique ; et (iii) l’amélioration du climat des affaires. S’agissant de l’amélioration et
l’efficacité du fonctionnement de l’Administration publique, l’assistance se fera par la mise à
disposition des citoyens des services publics de qualité à travers : a) la mise en œuvre
effective de la réforme administrative en appliquant notamment le Code de déontologie de la
Fonction publique et les textes réglementaires organisant les services de l’Etat et en
introduisant le système de promotion au mérite et d’incitation au travail bien fait ; et b) la lutte
contre la corruption par la mise en place d’une administration électronique permettant un
accès des citoyens aux informations sur la gestion des affaires publiques. Le renforcement du
processus budgétaire pour une plus grande efficacité de la dépense publique se fera à travers :
(a) le renforcement du processus de programmation et de préparation du budget en vue
d’assurer davantage de cohérence entre objectifs sectoriels et macroéconomiques et d’aboutir
à des dotations budgétaires conséquentes en faveur des programmes prioritaires dans les
secteurs de la Santé et de l’Education ; (b) le renforcement de l’exécution du budget en
appuyant l’élaboration et la mise en œuvre de cadres de dépenses à moyen terme (CDMT)
dans des secteurs stratégiques en matière de lutte contre la pauvreté que sont ceux de
l’Education, de la Santé et les Infrastructures pour renforcer le suivi de l’effectivité de la
dépense ; c) le renforcement des capacités des structures de contrôles internes et externes
relevant des maillons stratégiques de la chaîne de dépenses et ; d) le renforcement
institutionnel des structures en charge de la passation des marchés publics par la mise à
disposition des documents standard d’acquisition et de manuels de procédures. L’assistance
en vue de l’amélioration du climat des affaires se fera à travers : a) l’appui au renforcement
du processus d’harmonisation des textes nationaux avec ceux de l’OHADA ; b) l’appui à la
finalisation de l’audit opérationnel de la justice et à la mise en œuvre effective du plan
d’action qui en découlera ; c) l’appui à l’opérationnalisation d’un centre d’arbitrage des litiges
commerciaux ; d) le renforcement des capacités humaines et matérielles des institutions
judiciaires afin de renforcer leur indépendance dans la gestion des affaires et ; e) l’appui aux
33

initiatives de lutte contre l’enrichissement illicite en vue de l’application effective des


sanctions prévues en la matière.

4.3.3. Pilier II : Amélioration des infrastructures. L’assistance de la Banque vise : (i)


l’amélioration de l’accès aux infrastructures de transport ; et (ii) l’amélioration des
infrastructures d’assainissement et de services de base (électricité et télécommunications).
Dans le domaine des infrastructures de transports, l’assistance se fera à travers : a) l’appui à
la réalisation de l’étude économique et sectorielle des transports qui, tout en couvrant tous les
modes de transports, mettra un accent sur le bitumage du réseau routier qui supporte 80 % du
trafic national, le respect des normes en matière de transport routier, et la qualité du transport
maritime et fluvial ainsi que la sécurité de ce mode de transport qui assure 90 % du trafic
marchandise ; b) l’évaluation et la mise en œuvre du Projet d’appui de la Banque au
Programme sectoriel des transports ; celui-ci sera élaboré par le Gouvernement avec l’appui
technique de ses PTF (Banque, BM, UE, AFD) dans le cadre de l’approche SWAP
comportant un volet réformes dans le secteur et reposant sur les résultats de l’étude
sectorielle des transports ; et c) le renforcement des capacités des structures impliquées dans
la gestion du secteur des transports en vue d’améliorer l’efficacité des services fournis et
d’assurer une gestion durable du réseau routier, maritime et fluvial, en vue d’une part,
d’améliorer l’hygiène et le cadre de vie de la population, et partant la santé et, d’autre part, de
renforcer la compétitivité de l’économie. Concernant les infrastructures de l’assainissement et
des services de base, l’assistance se fera à travers : (a) l’appui au programme sectoriel de
l’assainissement issu du schéma directeur d’assainissement de Libreville, à réaliser en
parallèle avec la réalisation du schéma global d’urbanisme de Libreville (ville qui regroupe 43
% de la population) ; et b) l’appui au programme sectoriel d’électrification rurale sur la base
des conclusions de l’étude de faisabilité des microcentrales hydroélectriques sur six sites à
fortes potentialités hydrographiques, en cours sur financement du Fonds d’assistance
technique des PRI ; et (c) la réalisation d’études économiques et sectorielles dans le domaines
des technologies de l’information et la communication dans la perspective d’un appui futur de
la Banque dans ce secteur notamment sous forme d’opérations du secteur privé.
34

Tableau 5 : Matrice des résultats thématiques


Objectifs de développement Réalisation à moyen terme du DSP Priorités et performances de la Banque sur la
à plus long terme période du DSP
Objectifs de développement Contraintes à la Produits et réalisations Indicateurs de Actions Opérations proposées et Mesure de la
du pays (DSCRP) réalisation des du DSP résultats- Période du partenaires de la Banque performance de la
objectifs nationaux DSP 2006 – 2010 Banque
DSP - Pilier 1 : RENFORCEMENT DE LA GOUVERNANCE
1. 1 Réformes administratives
i) Améliorer l’efficacité de - Faiblesse de la - Réorganisation de - Mise en œuvre - Appuyer la mise en Opérations Rapports semestriels
l’Administration publique qualité du service l’Administration effective : Code de œuvre de la Réforme du Comité de Suivi
pour (i) assurer l’intégrité public en raison de : publique. déontologie, Loi administrative. - Prêts Programme du DSCRP.
dans la gestion des affaires (i) la corruption ; (ii) organisant les Services d’ajustement structurel :
publiques ; (ii) fournir un l’absence d’obligation - Renforcement des de l’Etat et Loi sur le - Appuyer la mise en PAS IV en 2007-2008 et Rapports de revue à
service public de qualité ; et de rendre compte ; capacités des ressources statut général de la place d’une PAS V en mi-parcours du PAS
(iii) muter vers une (iii) l’impunité ; (iv) humaines. Fonction publique (lois administration 2009-2010 VI et du PAS V.
Administration plus flexible, l’absence d’incitation adoptées en 2005 au électronique pour
plus efficace (pour favoriser au travail bien fait ; et - Amélioration de la titre des mesures du favoriser le partenariat Rapports des revues
l’intégration à l’économie (v) de la faiblesse des transparence et de la PAS III). secteur public -secteur trimestrielles de
sous-régionale et mondiale), et capacités humaines et gestion financière. privé. Partenaires : FMI, UE, l’Accord élargi à
pour appuyer les objectifs de matérielles. - Une administration BM. conclure avec le FMI
développement. - Reformulation des électronique - Appuyer des actions
pratiques opérationnelles opérationnelle de lutte contre la
en vue d’une bonne (utilisation des TIC). corruption.
gouvernance.
- Une stratégie de -Appuyer la stratégie
communication sur les de communication sur
enjeux et retombées de la réforme
la réforme en vigueur.
1.2 Renforcement du processus budgétaire
ii) Renforcer l’ efficacité de Inefficacité des - Rationalisation des - Les parts du budget du - Elaborer un Cadre de Opérations - Rapports de suivi
la dépense publique, en ressources publiques dépenses publiques. Santé (4,17% en 2006) Dépenses à Moyens - Prêts Programmes du DSCRP
particulier, dans les secteurs liées à : (i) un et de l’Education Termes (CDMT- d’ajustement structurel :
Santé et Education pour (i) système d’allocation - Amélioration de la (5,49%) augmenteront. Santé) pour la loi des PAS IV en 2007-2008 et - Rapports du Plan
arrêter l’expansion du inopérante au regard disponibilité et la qualité Finances 2008. PAS V en 2009-2010 sur le suivi physique
VIH/SIDA, du paludisme et des objectifs sectoriels des services de Santé et - La part du budget des projets.
d’autres maladies ; (ii) réduire (dotations d’Education. Santé affectée aux - Elaborer un CDMT- - Programme de
le taux de mortalité maternelle insuffisantes en faveur programmes prioritaires Education (Loi des renforcement des - Rapport de revue à
(qui est de 420 décès/sur des programmes (Paludisme, VIH/SIDA) Finances 2008). capacités de gestion des mi-parcours du PAS
100 000), (iii) réduire le taux prioritaires) ; (iii) la qui est de 5 % en 2005, finances publiques (Don VI et du PAS V.
de mortalité infantile 91,4 non effectivité de la augmentera en 2010. - Renforcer les du MIC).
pour 1000) ; et (iv) réduire le dépense, et (iv) capacités des Rapports des revues
taux de redoublement dans le l’inefficacité des - Taux de prévalence du structures de contrôle Partenaires : BM, AFD., trimestrielles de
primaire (qui est de 34,8 %). structures de contrôle. VIH/SIDA passera de et des Ministères de la UE l’Accord élargi à
35

8,1 % à 2,8 % en 2010. Santé et de l’Education conclure avec le FMI


en matière d’exécution et rapports de revue
- Taux de mortalité de leurs budgets des autres PTF (BM,
maternelle sera ramené respectifs. UE).
à 120/00 000 en 2010.

-Taux de redoublement
sera ramené 20 % en
2010.
1.3 Amélioration du climat des affaires
iii) Améliorer le climat des Climat des affaires - Mise en place d’un - Plan d’action sur - Promouvoir un - Rapports sur le
affaires (i) en réduisant les peu incitatif du fait : environnement favorable l’audit opérationnel de environnement des Opérations suivi du DSCRP.
coûts des facteurs de (i) du coûts élevés des au développement du la justice mis en œuvre. affaires fiable pour
production et améliorant leur facteurs de secteur privé. sécuriser les - Prêts Programmes - Note de conjoncture
disponibilité ; (ii) en production ; (ii) de - Diffusion étendue des investissements d’ajustement structurel sur la situation
éliminant les lenteurs insécurité judiciaire et - Amélioration de la actes uniformes de (PAS IV en 2007-2008) et économique des
administratives qui freinent la faiblesse de capacité compétitivité de l’OHADA et charte des - Promouvoir la PAS V en 2009-2010). autorités
conduite des affaires ; (iii) en (humaines et l’économie. investissements. création d’emplois par
améliorant la qualité et la matérielles) des l’application effective - Finalisation de l’audit
disponibilité de la main Institutions judicaires, - Mise en place d’une - Magistrats et du traité de l’OHADA opérationnel de la Justice
d’œuvre nécessaire pour (iii) de la corruption justice au service du auxiliaires de justice et de la Charte des et du Plan d’action y
développer l’investissement et de l’enrichissement développement sont formés et leur investissements. afférent entamé dans le
privé en appui à la stratégie illicite, (iv) non cadre de travail cadre de l’assistance
de croissance et de réduction application de la - Mise en œuvre le amélioré. - Renforcer les antérieure de la Banque.
de la pauvreté. réglementation en programme de capacités des
vigueur ainsi que des modernisation de - Un système de institutions judiciaires Partenaires : BM, FMI,
décisions de justice. communication sur
l’appareil judiciaire et de et du personnel de UE.
l’approfondissement del’information judiciaire justice ainsi que la
l’Etat de droit. mis en œuvre disponibilité de
l’information
judiciaire.
DSP – PILIER 2 : AMELIORATION DES INFRASTRUCTURES
2.1 Amélioration de l’accès aux infrastructures de transports
Améliorer l’accès aux - Inefficacité des - Désenclavement des - Programme sectoriel - Appuyer la Etude économique et Rapports du
infrastructures routières et services de transports zones de production des transports (routier, réalisation de l’étude sectorielle du secteur des Ministère du Plan sur
maritimes par (i) le bitumage résultant de (i) maritime, reformes dans sectorielle du secteur transports (2007). le suivi physique des
de 30 % du réseau routier l’absence et la faible - Amélioration de la le secteurs) élaboré et des transports Projets.
(supportant 80 % du trafic qualité des études de disponibilité alimentaire adopté (2007-2008). Projet d’appui au
national) ; (ii) le renforcement faisabilité; (ii) Appuyer l’évaluation Programme sectoriel des Rapports du Comité
de la qualité du transport l’inefficacité de - Amélioration de l’accès - 270,7 km de linéaire et la mise en œuvre du transports (routier, de suivi du DSCRP.
maritime et de la sécurité de l’entretien routier ; aux infrastructures, de de routes bitumées Projet d’Appui au maritime et aux réformes
ce mode de transport (assurant (iii) le non respect leur entretien et du (2006-2008). programme sectoriel dans le secteur) (2008- Rapports de
90 % du trafic marchandises). des normes de niveau des services. des Transports 2010). supervision et
36

transport ; (iv) la Capacités humaines et Renforcement des rapports


faiblesse des capacités - Amélioration de matérielles des capacités des d’avancement du
institutionnelles des l’environnement des structures en charge de structures impliquées Partenaires : BM, AFD, Projet sectoriel des
structures de gestion affaires. la gestion du réseau dans le secteur des BID, UE transports.
des transports ; (v) le routier et maritime transports
manque d’entretien - Promotion de la renforcées (2006-2010).
des installations participation des citoyens
maritimes et leur à la gestion des affaires.
vétusté.

2.2 Amélioration des infrastructures d’assainissement et de services de base (l’électricité en milieu rural, télécommunications).
Améliorer l’accès : (i) à - Le taux d’accès aux - Amélioration des - Appuyer la mise en Opérations Rapport de
l’électricité en particulier en services d’électricité services d’électricité et - Etude de faisabilité valeur des potentialités supervision et rapport
milieu rural en améliorant la en milieu rural est d’eau en particulier en des en ressources - Projet pour la réalisation d’avancement du
disponibilité de ce service de faible du fait d’une milieu rural pour Microcentrales hydroélectriques. de l’Etude de faisabilité projet sur l’étude de
base (taux d’accès est de : 92 sous- exploitation du satisfaire la demande hydroélectriques des microcentrales faisabilité des
% en milieu urbain, 8 % réseau additionnelle que pourrait réalisée. - Appuyer électriques sur microcentrales
seulement en milieu rural et hydrographique dense susciter le processus de l’élaboration du financement MIC (2007) électriques.
59 % pour les populations dont dispose le diversification (en - Programme sectoriel Schéma directeur
pauvres) ; (ii) aux Gabon ; de la vétusté particulier en milieu pour l’électrification d’assainissement de - Projet d’appui au Rapport du Comité
infrastructures des équipements et du rural) rurale élaboré et mis en Libreville. Programme sectoriel pour de suivi du DSCRP.
d’assainissement pour manque d’entretien. oeuvre. l’électrification.
améliorer le cadre de vie, - Amélioration des - Appuyer la Notes de conjoncture
l’hygiène et la santé des - Les faiblesses en conditions de vie des - Le taux d’accès à réalisation d’une étude - Appuyer le Programme
populations ; (iii) aux matière populations pauvres l’électricité atteindra un économique sectorielle sectoriel d’assainissement.
services de d’assainissement 100 % en milieu urbain (avec un volet
télécommunications en vue posent des problèmes et de 70 % en milieu réformes) sur les TIC - Etude économique et
de renforcer la compétitivité environnementaux, rural en 2010. dans la perspective sectorielle sur les TIC.
de l’économie pour impulser d’hygiène et de santé d’opération du secteur
la diversification. publique - Schéma privé
d’assainissement de Partenaires : BM, AFD,
- Les potentialités en Libreville élaboré. UE
matière de
télécommunications - Le programme
sont sous-exploités sectoriel
alors que les zones d’assainissement
rurales sont enclavées élaboré.
37

Encadré n°5. Stratégie élaborée de manière participative. La stratégie d’intervention de la Banque au Gabon
pour la période 2006-2010 a été définie au cours de la mission de préparation du DSP réalisée en mars 2006. Les
piliers et axes de concentration ont été arrêtés au terme d’échanges avec les acteurs du développement et dans le
cadre de travaux en ateliers sur des thèmes clés qui sous-tendent la stratégie nationale, à savoir le DSCRP. Ces
travaux ont réuni les représentants de l’Administration, du Secteurs privé, de la Société civile et des partenaires
au développement. Les discussions ont porté sur les thèmes suivants : (i) les réformes structurelles ; (ii) les
infrastructures d’appui à la production ; (iii) les secteurs sociaux dont l’éducation, la santé, l’habitat ; (iv) la
diversification de l’économie ; et (v) les thèmes transversaux tels l’environnement, la pauvreté, l’intégration
économique, la dimension genre et participation. Ces ateliers ont été l’occasion : (i) d’approfondir la
connaissance des membres de la mission sur les contraintes auxquels le Gabon fait face et les potentialités et
opportunités dont il dispose pour atteindre ses objectifs de développement ; (ii) d’échanger avec la partie
nationale pour convenir des avantages comparatifs de la Banque en tenant compte de ses trois décennies
d’expérience de coopération avec le Gabon ; (iii) de recueillir les données pertinentes sur ces secteurs et thèmes
en vue d’aider à la prise de décision sur les piliers et axes de concentration de l’assistance de la Banque sur la
période 2006-2010 ; et (v) d’identifier la synergie à développer avec les autres partenaires.
En plus de la participation du Secteur privé aux travaux en plénière, la mission a organisé une séance de travail
spécifique avec le patronat pour recueillir ses appréciations et suggestions sur la stratégie de développement
national qui vise à impulser la croissance et faire du Secteur privé le moteur de cette croissance. Ces discussions
ont permis à la mission de mieux connaître les problèmes spécifiques qui entravent le développement de
l’initiative privée et de recueillir des informations sur la manière dont le privé entend jouer ce rôle clé pour
l’atteinte des objectifs de croissance et de création d’emplois. La mission a ainsi relevé des problèmes
structurels qui freinent le développement du Secteur privé et qui tendent à perdurer, à savoir la parafiscalité, la
corruption, les longs délais de paiement des factures par l’Etat qui est le principal partenaire du secteur privé,
etc. Le patronat s’est cependant réjoui du fait que l’Etat ait pu définir une stratégie de développement à moyen
terme, le DSCRP, qui permettra au secteur privé d’avoir une meilleure lisibilité de l’économie et d’établir ses
perspectives de développement sectoriel.
Une réunion d’échanges et d’information a été organisée avec les partenaires extérieurs au développement et a
permis de dégager des domaines potentiels de partenariat. La Gouvernance (Gestion des finances publiques,
l’efficacité de la dépense publique, l’efficacité de service public, environnement des affaires), les infrastructures
et la diversification de l’économie sont les domaines principaux de concentration des partenaires (France, FMI,
l’UE, BM). Le DSP a été bâti sur ces éléments pertinents recueillis auprès des différents acteurs du
développement, en vue de produire le plus grand impact positif sur les conditions de vie des pauvres. Il a été
validé lors de la mission de dialogue en octobre 2006 qui a vu la participation des représentants de
l’administration, du secteur privé et de la société civile. Les participants ont en particulier mis l’accent sur la
nécessité de voir la Banque (i) intervenir dans le pilier diversification au terme des études économiques et
sectorielles préalables à réaliser ; (ii) renforcer les capacités du secteur privé et favoriser son accès au
financement au guichet du secteur privé de la BAD ; (iii) renforcer les pouvoirs de décision du Bureau régional
de Libreville afin de contribuer à l’amélioration de la qualité du portefeuille
4.4 Dimension régionale de l’aide du Groupe de la Banque
4.4.1 Conformément à l’orientation stratégique de l’assistance de la Banque, la stratégie
d’assistance au Gabon contribuera au renforcement de l’intégration régionale. Chaque pilier
d’intervention vise à la réalisation de cet objectif. Le Pilier I du DSP contribuera à la
consolidation par le Gabon de sa performance au sein de la CEMAC en terme de
convergence des politiques économiques et monétaires. Dans le cadre du Pilier II du DSP,
l’appui au Programme sectoriel des transports par le biais du bitumage de 270,7 km de
linéaires de routes assurant la liaison avec des pays voisins, la réhabilitation et le
développement des infrastructures maritimes et le renforcement des capacités
institutionnelles des structures impliquées dans la gestion des infrastructures de transports en
vue d’améliorer la qualité des services, s’inscrivent dans le cadre des objectifs du NEPAD et
de la mise en oeuvre du Plan Directeur des Transports. Le DSP contribuera à l’objectif
d’intégration régionale par le désenclavement des zones de production et à l’impulsion aux
activités de production en facilitant l’accès aux marchés potentiels sous régionaux. La
stratégie d’assistance de la Banque appuiera également le renforcement du processus
38

budgétaire pour une meilleure prise en charge du VIH/SIDA, et sera mise en œuvre en
synergie avec le programme régional de lutte contre le VIH/SIDA en Afrique centrale.

4.5 Aide du Groupe de la Banque : Allocation des ressources en fonction de la


performance et, activités autres que les prêts.

4.5.1 L’autorisation d’engagement en faveur du Gabon pour la période 2006-2010 financera


les activités de prêts ainsi que les activités autres que les prêts, identifiées au niveau des deux
piliers du DSP qui sont (i) l’amélioration de la Gouvernance ; et (ii) l’amélioration des
infrastructures, dans la perspective d’améliorer la compétitivité de l’économie à moyen
terme, de créer un climat favorable au développement du secteur privé et d’impulser le
processus de diversification de l’économie par la valorisation des potentialités du pays. Ces
ressources seront orientées en priorité vers des actions contribuant à la réduction de la
pauvreté.

4.5.2 Le profil de risque pays. Le profil de risque-pays du Gabon reste modéré avec une
valeur globale de l’indice de performance établi par FFMA pour l’année 2005 égale à 64, en
légère amélioration par rapport à 2004 où l’indice valait 62. Le Gabon a ainsi amélioré sa
performance dans le domaine des politiques macroéconomiques en passant d’un classement
de « risque élevé », avec une valeur de l’indice estimée à 54 en 2004, à un classement de
« risque modéré », avec une valeur de l’indice à 60. Au terme de l’évaluation annuelle des
performances des institutions et des politiques (EPIP) portant sur l’ensemble des PMR, le
Gabon se classe dans la catégorie des pays du troisième quintile pour l’ensemble des quatre
critères, à savoir la gestion économique, les politiques structurelles, les politiques sociales
d’inclusion et d’équité, et la gestion du secteur public et des institutions. La note de
l’évaluation globale est de 3,26, correspondant à une performance moyenne au niveau des
politiques. La stratégie d’assistance sera conjuguée aux efforts nationaux visant à améliorer la
performance du Gabon par rapport à ces quatre critères d’évaluation.

4.5.3 Scénarii de l’aide de la Banque. Au regard de cette performance du Gabon, du risque


pays, et compte tenu de la souplesse financière introduite pour les pays BAD en matière
d’allocation des ressources les deux scénarii correspondant à l’autorisation annuelle
d’engagement proposée pour le Gabon sont les suivants : (i) la fourchette de 149 à 217
millions d’UC correspondant au scénario de référence, qui portera sur une combinaison des
prêts d’appui aux réformes et de ceux finançant les projets d’investissement ; et (ii) 104
millions d’UC correspondant au scénario bas où les insuffisances relevées, notamment en
matière de gouvernance et de viabilité de la dette justifieraient l’affectation de la totalité de
l’allocation de la Banque à l’appui aux seules réformes économiques et structurelles afin de
créer un environnement macroéconomique viable comme préalable à toute intervention de la
Banque en appui aux projets d’investissement. L’amélioration de la performance, c’est-à-dire
l’obtention d’une notation EPIP supérieure à 3,25 est considérée comme un motif acceptable
pour faire passer le pays du scénario bas au scénario de référence.

4.5.4 Avec performance EPIP égale à la notation 3,26 en 2005, le Gabon se trouve dans le
scénario de référence. Celui-ci restera en vigueur aussi longtemps que cette note sera au
moins égale à 3,25. Toutefois, compte tenu de la flexibilité en matière d’allocation pour les
pays BAD, le Gabon pourrait bénéficier de cette facilité si sa performance EPIP s’améliorait
pour atteindre 3,75 et sa classe de risque pays se situait entre faible et très faible au terme
de l’évaluation faite par FFMA. Dans cette perspective et compte tenu de la vulnérabilité du
cadre macroéconomique aux éventuels chocs exogènes sur le secteur pétrolier, la principale
variable d’ajustement qu’est le déficit budgétaire primaire du secteur non pétrolier (estimé à
39

12,1 % du PIB du secteur non pétrolier en 2005) pourrait faire l’objet d’un suivi rapproché
afin d’apprécier la continuité dans l’effort de réformes. Selon les simulations effectuées par le
FMI, le niveau viable pour cette variable est de 5 %. Une réduction substantielle de ce déficit
serait un indicateur pertinent allant dans le sens de l’amélioration de la performance du pays
en matière de politique budgétaire, créant un environnement favorable pour que le Gabon
puisse prétendre aux avantages liés à cette flexibilité, en cas de besoin.

4.5.5 L’évaluation générale de la


Graphique 21 : EPIP 2005
performance du Gabon au terme de
l’exercice EPIP 2005, avec une note Notation générale
générale de 3,26, fait ressortir les Gestion du secteur public
plus faibles performances du pays au
Politiques d'inclusion sociale
niveau des critères relatifs aux
Politiques structurelles
catégories C : Politique d’inclusion
Gestion économique
social e et d’équité et D : Politique
de gestion du secteur public et des 2,9 3 3,1 3,2 3,3 3,4 3,5 3,6

institutions. La stratégie d’assistance Note de l'évaluation

de la Banque appuiera les actions


prioritaires identifiées dans le DSCRP Source : BAD
qui contribueront à l’amélioration de la performance du Gabon par rapport à ces critères. Les
prêts d’appui aux réformes et les projets d’investissement identifiés contribueront à
l’amélioration de la performance du Gabon. Le tableau ci-dessous recense les faiblesses au
titre de l’évaluation EPIP 2005, les objectifs et réformes requises pour l’amélioration de la
performance, les indicateurs et les critères de la performance au cours de la période du DSP
2006-2010 ainsi que les moyens de vérification. Ce suivi de la performance prendra en
compte les actions des autres bailleurs de fonds qui, mises en œuvre en synergie avec celles
de la Banque, contribueront également à l’amélioration de la performance du Gabon.

Tableau 6 : Cadre de suivi en vue de l’amélioration de la performance


Faiblesse au titre de Objectifs, réformes structurelles et mesures Indicateurs et critères de Moyens de
l’EPIP 2005 performance vérification
Politique relative à l’inclusion sociale et l’équité

Equité dans l’utilisation Augmentation de l’allocation des ressources CDMT des secteurs Santé et Education Rapport annuel
des ressources publiques budgétaires dans les secteurs de la Santé et élaborés. L’expansion du VIH/SIDA d’exécution des
de l’Education et amélioration du cadre de arrêtée d’ici 2010. Réduction taux de CDMT.
vie des populations. Appui au processus mortalité maternelle qui est de 420
budgétaire. décès/100 000 naissances et du taux de Rapports du
redoublement du primaire (qui est de Comité de suivi
34,8 % en 2005). Mise en Place du Plan du DSCRP
d’urbanisme de Libreville.
Renforcement des Amélioration de la disponibilité et de la Plus grande responsabilisation des Rapport
capacités des ressources qualité des services de Santé et d’Education. Administrateurs de crédit dans le d’exécution du
humaines Appui à la réforme administrative. processus de l’exécution du budget. DSCRP en son
Pilier « Accès aux
Services sociaux
essentiels ».
Politique de gestion du Secteur public et des Institutions
Qualité de la gestion des Renforcement de l’efficacité des ressources CDMT global adopté et mis en œuvre. Rapports de revue
Finances Publiques publiques. Amélioration du processus Budget d’investissement et de du DSP en son
budgétaire par le renforcement de la fonctionnement consolidés. pilier I
transparence dans la gestion des Finances
publiques.
Efficacité de la Renforcement de l’efficacité des L’intégralité des financements Rapports
mobilisation des financements extérieurs. Amélioration du extérieurs est reprise dans le budget. d’exécution de la
ressources processus budgétaire. Part du FINEX dans le total du budget. loi des Finances
40

Efficacité de Renforcement de la qualité du service Loi sur le statut général de la FP, le Rapport de revue
l’Administration publique public et mise en place d’une administration Code de déontologie et la loi organisant du DSP en son
électronique. Mise en œuvre de la Reforme les services de l’Etat effectivement pilier I.
administrative. appliqués. Décrets d’application signés
et publiés.
Transparence, Amélioration de l’environnement des Prise en compte de la totalité des Rapports EITI et
Responsabilisation et affaires. Mise en place de la réforme ressources pétrolière et minières dans le de la commission
Lutte contre la Corruption administrative. prochain rapport EITI. Décisions prises nationale de lutte
dans le secteur public au terme des travaux de la commission contre
nationale de lutte contre l’enrichissement
l’enrichissement illicite. illicite

4.5.6 Mesures pour l’amélioration de la performance du portefeuille. L’amélioration de la


performance du portefeuille sera l’un des critères importants d’appréciation de la
performance du pays. La revue du portefeuille effectuée en novembre 2004 a permis de
recenser des problèmes génériques et avec des propositions de mesures visant à éliminer leurs
impacts négatifs sur le portefeuille. La stratégie d’assistance de la Banque veillera à
consolider les acquis par (i) l’amélioration de la fréquence et de la qualité des supervisions
des projets ; (ii) la poursuite d’un dialogue soutenu avec le Gouvernement afin que la
contrepartie de l’Etat au financement des projets soit budgétisée et mobilisée ; (iii) l’appui
soutenu au renforcement des capacités des CEP en leur assurant une maîtrise totale des règles
de procédure (la présence du Bureau a favorisé le transfert de connaissance qui se poursuivra
au cours de la période du DSP) ; (iv) le renforcement du suivi technique et financier des
projets par la partie nationale ; et (v) le renforcement du rôle de GAFO dans le suivi de
l’exécution des projets dans le cadre de la politique de décentralisation de la Banque. Les
effets positifs escomptés de ces mesures et du processus de rationalisation de l’exécution du
budget de l’Etat entamé par le Gouvernement contribueront à l’amélioration de la
performance du Gabon au regard de l’exécution des opérations de la Banque.

4.5.7 Opérations du secteur privé. La stratégie d’aide de la Banque au cours de la période


du DSP vise à appuyer des réformes contribuant à rompre définitivement l’implication de
l’Etat dans les activités de production et à le renforcer dans ses missions de régulation et
d’orientation stratégique de la politique nationale de développement ; (ii) à appuyer des
réformes visant à créer un environnement réglementaire et juridique favorable pour le
développement du partenariat secteur public-secteur privé. Ce partenariat sera
particulièrement approprié pour certains secteurs de concentration du DSP (tels que
l’électricité, des télécommunications, l’assainissement). L’assistance technique du
Département secteur privé de la Banque sera requise pour développer une stratégie
d’échanges et d’informations à l’attention des opérateurs du secteur privé et de
l’Administration gabonaise pour (i) faire connaître à la fois la politique d’assistance de la
Banque en la matière et le dispositif institutionnel mis en place par l’Etat pour rendre
opérationnel un tel partenariat ; (ii) identifier les domaines potentiels dans lesquels un tel
partenariat secteur public-secteur privé est envisagé. En terme d’activité opérationnelle
possible, la stratégie d’assistance de la Banque consistera, dans un premier temps, à relancer
le dialogue sur la faisabilité du port de Mayumba avec les différents acteurs financiers
potentiels impliqués et le Gouvernement (la Banque a déjà financé, en juin 2003, l’étude de
préfaisabilité du port de Mayumba). Il s’agira également de renforcer le volet
communication sur les produits financiers de la Banque et les perspectives de développement
des initiatives privées. La mission de préparation du DSP a été l’occasion de présenter aux
acteurs du développement les produits financiers de la Banque.
41

4.5.8 Activités autres que les prêts. L’aide aux activités autres que les prêts sous forme
d’études économiques et sectorielles, et de renforcement des capacités est envisagée pour (i)
approfondir la connaissance de la Banque des secteurs de concentration du DSP ainsi que des
secteurs potentiellement porteurs de croissance dans la perspective de la diversification de
l’économie, et aider le Gouvernement dans la formulation des politiques et stratégies ; et (ii)
renforcer les capacités des structures nationales impliquées dans la mise en œuvre de la
stratégie du DSP. En appui aux efforts de bonne gouvernance, l’aide de la Banque appuiera la
préparation et la mise en œuvre d’un Programme de renforcement des capacités de gestion
des finances publiques (à évaluer en 2007 sur financement sous forme de don du Fonds
d’assistance aux pays à revenu intermédiaire ( PRI) en appui aux structures nationales en
charge de l’exécution du programme de réformes et en vue d’assurer une plus grande
efficacité de la dépense publique. En appui à l’amélioration des infrastructures à travers la
conception et la mise en œuvre d’un Programme sectoriel des transports, une étude
économique et sectorielle est envisagée. Les secteurs agricole/ forestier/environnement sont
également stratégiques du fait qu’ils constituent la principale source de revenu pour une
proportion importante de la population active. Dans le domaine agricole, il sera procédé à (i)
la revue du secteur agricole (RSA) pour disposer de matrices d’analyse de politiques
agricoles (MAP) par sous-secteur, du diagnostic précis des interventions nécessaires à la mise
en place d’un cadre compétitif pour le développement du secteur et pour formuler un
programme national d’appui au développement du secteur agricole. Dans le domaine de
l’environnement et des ressources forestières, la Banque appuiera le Gouvernement dans la
préparation de dossiers d’analyse pour accéder aux ressources sous forme de dons pour
réaliser (i) l’actualisation du Plan directeur touristique et l’étude sur l’aménagement des
forêts communautaires comme source de revenu potentiel pour les populations et (ii) l’étude
sur la mise en place de données environnementales, en particulier des projets pilotes
élaborés selon le Mécanisme du Développement Propre (MDP), et forestières qui servira de
support au dialogue dans le cadre du développement de projets d’investissement pour la
valorisation des ressources environnementales et forestières. Les axes stratégiques qui seront
définis à l’issue des études économiques et sectorielles concluant à un environnement des
affaires propice, feront l’objet d’une recommandation au Conseil d’administration comme
pilier d’intervention à l’occasion de la revue à mi-parcours du DSP ou même à l’occasion de
la mise à jour du document.

4.6 Partenariat et harmonisation

4.6.1 La Banque a cofinancé, sous la coordination du Gouvernement, plusieurs projets et


programmes avec les principaux PTF du Gabon (FMI, UE, BM, France, les agences de
l’ONU). Tel qu’il ressort du tableau ci-dessous, en 2005, six secteurs ont bénéficié à titre
prioritaire de l’appui technique et financier desdits partenaires par rapport à l’enveloppe
financière globale.
42

Tableau 7: Engagements financiers des PTF par secteur (2005)


Secteurs Engagements 2005 Pourcentage Donateurs
(millions de F CFA) du total
Macroéconomie/Finances 190 520 38,87 % BAD, UE, FMI
Publiques
Infrastructures/Transp./Assain./Eau 99 450 20,29 % BAD, AFD, UE, PNUD
Agricul./Pêche/Forêt/Environ. 120 203 24,52 % BAD, UE, France,
USA, AFD, Japon,
HCR, Espagne, FGE,
BM

Santé/Educ./Sect. Sociaux 40 280 8,22 % BAD, UE, France,


Japon, EU, Espagne,
Canada, Italie, OMS,
UNESCO, ONUSIDA
Mines et énergie 10 500 2,14 % UE, BM, Japon
Sect. Privé/Entrepre. /Microfinance 13 544 2,76 % BAD, PNUD
Gouvernance 13 907 2,84 % BAD, UE, PNUD, FMI,
FNUAP, BIT, USAID,
UNICEF, BM
Autres 1 763 0,36
Total général 490 167 100 %
Source : Coordination des Bailleurs de Fonds au Gabon, PNUD. En 2005, la Banque mondiale n’avait pas de projet actif dans
ses secteurs traditionnels d’intervention et préparait sa Stratégie d’assistance (2005-2009) pour le Gabon.

4.6.2 Cet appui des partenaires à la réalisation des objectifs prioritaires de développement
du Gabon s’est fait dans une dynamique de coordination inter bailleurs de fonds qui sera
renforcée et approfondie au cours de la période du DSP 2006-2010. En effet, ces secteurs
continuent de figurer parmi les axes prioritaires de concentration du DSCRP et du DSP.
Ainsi, en appui à l’approfondissement des réformes, la stratégie de la Banque, à travers des
Prêts d’ajustement structurel (PAS IV et PAS V) sera mise en œuvre en synergie avec l’appui
du FMI (Accord Elargi), l’UE (10ème FED) et la BM (dans le cadre de la SAP 2005-2009 en
son volet renforcement de l’efficacité de la dépense publique). Au niveau sectoriel, la
Banque cofinance avec la BM (dont l’assistance a été approuvée en 2005) le Programme
sectoriel, forêt, pêche et environnement, par le biais du Projet de développement des secteurs
de la pêche et de l’aquaculture. Dans le domaine des infrastructures routières, la Banque
appuie l’élaboration d’un programme prioritaire qui sera exécuté en synergie avec les autres
partenaires au développement dont la Banque mondiale, l’UE, l’AFD et la BID.

4.6.3 Dans ce contexte et en vue de l’application de la Déclaration de Paris sur


l’harmonisation, l’alignement et l’efficacité de l’aide, la Banque est membre du groupe
restreint des bailleurs de fonds créé à cet effet. Ce groupe de travail, en coordination avec le
Gouvernement, a analysé et commencé à renseigner les douze indicateurs au regard des
pratiques en vigueur en matière d’exécution des projets au Gabon. Le tableau en annexe
reprend les douze indicateurs et les éléments d’informations disponibles au stade actuel des
travaux du groupe. Au cours de la mise en œuvre de la stratégie sur la période 2006-2010, ce
tableau sera totalement renseigné sur la base d’une fiche de collecte. Ce travail sera organisé
autour du suivi du DSCRP qui est le document de référence des bailleurs de fonds dans le
cadre de leur dialogue avec le Gouvernement. Un Comité Etat/Donateurs, co-présidé par les
Ministres de la Planification et des Finances a été créé à cet effet.
43

5. SUIVI ET EVALUATION AXES SUR LES RESULTATS


5.1 Suivi des résultats et performance du DSP et performance du Groupe de la
Banque
5.1.1 Suivi et évaluation de l’Etat. Le DSP étant aligné sur les objectifs prioritaires du
DSCRP, le dispositif de suivi et évaluation des résultats de ce dernier fournira la
documentation de base pour apprécier les acquis de l’assistance de la Banque au cours de la
période 2006-2010. En effet, ce dispositif comporte plusieurs structures de suivi et
d’évaluation des résultats spécifiques induits par la mise en œuvre de l’assistance des PTF,
dont la Banque. Les rapports périodiques dudit Comité de suivi, les notes de conjoncture, les
rapports d’exécution du budget, les rapports des revues périodiques et des missions
conjointes du Gouvernement et des PTF, ainsi que les résultats des enquêtes périodiques sur
le profil de pauvreté sont des documents de référence pour le suivi et l’évaluation des
résultats de la mise en œuvre du DSP. Ces enquêtes sur le profil de pauvreté (qui seront
appuyées notamment par la Banque (dans le cadre du Programme de Comparaison
Internationale - PCI) et la BM contribueront à pallier aux insuffisances observées au niveau
du système d’information statistique du Gabon. En effet, celles pourraient constituer une
contrainte au suivi et à l’évaluation des indicateurs de résultats du DSP. Les structures du
Comité de Suivi du DSCRP sont : (i) le Comité technique de suivi qui est présidé par le
Coordonnateur du Secrétariat permanent du DSCRP et constitué des points focaux des
Ministères sectoriels, des représentants du patronat, des organisations de la société civile et
des PTF et ; (ii) les comités provinciaux de pilotage présidés par les gouverneurs et
composés des représentants locaux de l’administration, du secteur privé et des organisations
de la société civile, ainsi que des élus locaux. Ces comités seront dotés de ressources
humaines et matérielles nécessaires au suivi et à l’évaluation de l’impact des ressources tant
nationales qu’extérieures en appui à la réduction de la pauvreté.
5.1.2 Suivi et évaluation du Groupe de la Banque. Les rapports de revues conjointes des
PTF sur l’exécution des dépenses publiques, les rapports de suivi de la mise en œuvre des
CDMT sectoriels, les rapports sur l’harmonisation et l’efficacité de l’aide, les rapports de
programmes de coopération des PTF notamment les revues périodiques du FMI, les Rapports
du PNUD sur le suivi des OMD, le rapport national sur le développement humain au Gabon
(en cours de préparation), les résultats des études sectorielles réalisées par la Banque,
fourniront la documentation de base pour l’évaluation des résultats du DSP. Le processus
d’élaboration des rapports de revue de portefeuille offre également une occasion d’évaluer
des résultats du DSP. Le dispositif national de suivi du DSCRP offre un cadre de dialogue
avec les différents partenaires pour identifier les raisons des écarts éventuels entre les
prévisions d’évolution des indicateurs de résultats et les valeurs effectivement observées et
pour faire adopter les mesures correctives nécessaires et partant, d’évoluer dans le sens des
objectifs stratégiques assignés à l’assistance de la Banque. La Banque procédera également à
une évaluation à mi-parcours du cadre de résultats du DSP afin d’apprécier dans quelle
mesure son assistance contribue à la réalisation par le Gabon des OMD. Elle élaborera
également le rapport d’achèvement du DSP afin d’en tirer des enseignements qui seront pris
en compte lors de l’élaboration des futurs DSP.
5.2 Gestion des risques
5.2.1 La mise en œuvre du DSCRP et partant, de l’assistance de la Banque se heurte à deux
risques majeurs qui sont (i) le relâchement de l’effort de réformes sous l’influence des
groupes de pression ; et (ii) le choc extérieur dû à la baisse drastique du cours du pétrole qui
demeure encore la principale source de revenu de l’Etat.
44

5.2.2 Relâchement de l’effort de réformes. Le Gabon met en œuvre et ce, de manière


soutenue, des réformes depuis septembre 2003. Certes des retombées positives sont tangibles.
Mais les mesures les plus difficiles voire radicales devront être mises en œuvre au cours de la
période 2006-2010 en particulier l’approfondissement les réformes visant la réduction du
déficit budgétaire primaire hors-pétrole. Leur mise en œuvre exige davantage de volonté
politique et de discipline de la part de tous et pourrait par conséquent susciter un sentiment de
«fatigue» pouvant se traduire par un relâchement de l’effort de réformes qui freinerait
d’autant les effets positifs escomptés de l’assistance de la Banque. Ce risque est atténué par le
fait qu’il est observé une volonté d’approfondissement des réformes de la part des hautes
autorités de l’Etat. La perspective de la conclusion d’un programme pluriannuel avec le FMI
et d’autres partenaires traditionnels du Gabon est en soi une performance après les échecs
qu’ont connu plusieurs programmes similaires par le passé.

5.2.3 Chute brutale du prix du pétrole. L’Etat gabonais tire plus de 60 % des ressources
budgétaires du seul secteur pétrolier. Une chute brutale des cours mondiaux du pétrole
pourrait affecter les objectifs d’investissements publics en appui à la réduction de la pauvreté.
Ce risque est atténué par l’engagement résolu du Gouvernement à accélérer l’accroissement
de la part du secteur non pétrolier dans le PIB et à impulser de nouvelles initiatives visant à
diversifier les sources revenues de l’Etat. La perspective de la valorisation des ressources
environnementales qui offre de nouvelles opportunités à l’instar de l’accès au marché
émergeant du carbone (le Gabon envisage d’intégrer ce marché du carbone en 2007) et du
développement de l’écotourisme (environ 11 % du territoire national est classé « aires
protégées » depuis 2005) constituent autant de sources potentielles de revenus susceptibles
d’atténuer à terme l’impact sur les finances publiques d’un tel choc.

5.3 Questions relatives au dialogue avec le pays

5.3.1 Au cours de la période du cycle de programmation, la Banque mènera un dialogue


soutenu avec le Gouvernement sur un certain nombre de thèmes stratégiques pour la bonne
exécution du DSP. Ces thèmes sont les suivants :

5.3.2 Gestion du secteur public et des institutions. L’assistance de la Banque offre un cadre
de dialogue avec le Gouvernement sur les réformes structurelles visant à ancrer la bonne
gouvernance dans les politiques publiques et la gestion des affaires. La recherche davantage
de transparence et d’une plus grande efficacité de la dépense publique afin que celle-ci
atteigne le bénéficiaire final qu’est la population, constitue une préoccupation essentielle de
la Banque et de plusieurs autres bailleurs de fonds qui appuient les réformes. La gestion
rationnelle des ressources publiques exige également la prise de décisions stratégiques pour
préserver l’intérêt des générations futures dans le contexte actuel à la fois de forte hausse du
cours du pétrole qui est une ressource non renouvelable et de niveau élevé de l’endettement
du pays. La Banque mènera le dialogue dans la perspective d’une gestion rigoureuse du
Fonds pour les générations futures et en vue du traitement de la dette du Gabon. La réunion
de coordination des PTF du Gabon dans le cadre de l’harmonisation et de l’efficacité de
l’aide, le dialogue dans le cadre de l’EITI constituent des fora appropriés pour convenir avec
les PTF des approches et stratégies communes à porter à l’attention du Gouvernement, de la
société civile et du secteur privé pour faire avancer le calendrier des réformes.
45

5.3.3 Suivi de la pauvreté. L’analyse des performances du Gabon au regard de l’évaluation


EPIP met en exergue de grandes faiblesses en matière (i) d’inclusion sociale et d’équité ; et
(ii) et de gestion du secteur public et des institutions. La stratégie nationale comporte un
dispositif institutionnel de mise en œuvre du DSCRP et de suivi de la pauvreté. La Banque
mènera un dialogue soutenu avec le Gouvernement afin que ce dispositif soit effectivement
fonctionnel et qu’il soit doté de ressources humaines et matérielles adéquates pour mener à
bien sa mission. Les rapports périodiques qui seront publiés par cette structure constitueront
une partie importante de la documentation de base que la Banque exploitera pour le suivi des
indicateurs de résultats de la stratégie d’assistance de la Banque. La Banque mènera
également le dialogue avec la Gouvernement, de concert avec les PTF sur les questions de
genre, de travail forcé des enfants et de la participation plus importante de la société civile
dans la gestion des affaires publiques.

5.3.4 Alignement sur les procédures nationales Au cours de la période du DSP la Banque
poursuivra le dialogue afin de consolider et de renforcer les acquis dans la perspective de
l’alignement des procédures des PTF sur celles nationales. Dans cette perspective, l’appui au
renforcement des capacités institutionnelles de la Direction générale des marchés publics se
poursuivra en vue de créer les capacités institutionnelles nationales en matière de passation
des marchés publics. Aussi, le dialogue sera-t-il mené en vue du renforcement des capacités
des principales structures de contrôles impliquées dans la chaîne d’exécution de la dépense
publique. L’objectif du dialogue est de contribuer à renforcer la confiance des PTF vis-à-vis
des institutions et des systèmes nationaux pour ainsi rendre effectif l’alignement sur les
procédures nationales. Dans ce contexte, la Banque continuera à appuyer le processus
d’évaluation des pratiques et procédures nationales en matière de passation des marchés
publics.

5.3.5 Portefeuille de la Banque. La Banque maintiendra un cadre de dialogue soutenu avec


le Gouvernement afin de créer les conditions appropriées de mise en oeuvre des opérations de
la Banque. Le dialogue sera axé sur (i) le respect des engagements financiers du Gabon vis-à-
vis de la Banque, à savoir le paiement régulier des échéances courantes du service de la
dette ; (ii) la constitution, dans le budget de l’Etat, de provisions suffisantes et individualisées
par projet en vue du respect du calendrier de mise en œuvre des projets ; (iii) la maîtrise par
les responsables nationaux des cellules d’exécution des projets des règles de procédure de la
Banque ; (iv) le renforcement des capacités des structures de tutelle de projets et des
Ministères en charge de la coordination et du suivi technique et financier des projets.

6 CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS

6.1 Conclusion

6.1.1 Le présent DSP appuie la mise en oeuvre du DSCRP qui est le cadre de référence des
politiques et programmes nationaux en matière de réduction de la pauvreté au Gabon. Il
procède à l’analyse de la pauvreté, des contraintes et potentialités du pays et propose une
stratégie d’aide de la Banque pour réduire de manière durable la pauvreté. Cette stratégie
porte sur les deux domaines de concentration l’assistance de la Banque qui sont : (i) le
Renforcement de la Gouvernance ; et (ii) l’Amélioration des infrastructures de transports
(routier et maritime), de l’assainissement et de l’accès aux services de base. Elle vise à
améliorer la compétitivité de l’économie et le cadre de vie des populations, et à créer un
environnement favorable au développement du secteur privé pour impulser le processus de
diversification de l’économie et réduire la pauvreté.
46

6.2 Recommandations

6.2.1 Il est recommandé aux Conseils d’Administration d’approuver le présent document de


stratégie d’assistance axé sur les résultats de la Banque pour le Gabon, couvrant la période
2006-2010. L’autorisation annuelle d’engagement de ressources proposée à l’approbation des
Conseils se situe dans la fourchette de 149 à 217 millions d’UC et correspond au scénario de
référence pour appuyer à la fois les réformes structurelles visant à améliorer la gouvernance
et les projets et programmes de développement des infrastructures de transports et de services
de base permettant de créer les conditions nécessaires pour dynamiser le processus de
diversification de l’économie, améliorer les conditions de vie de la population et de réduire la
pauvreté.
ANNEXE 1
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RESUME DES OPERATIONS DU GROUPE DE LA BANQUE
PROJETS ACHEVES OU ANNULES
Opérations Date d'ap- Date de Date de mise Date Montant Montant Rapport Evaluation Observations
Probation Signature En vigueur d'achèvement du prêt Décaissé d'achèvement rétrospective
SECTEUR AGRICOLE

Plantation de cacaoyers dans le Wolen-Ntem I 18/11/75 16/03/76 Déc. 1976 1983 4,00 4,00 Oui Non Reliquat annulé
Plantation de cacaoyers dans le Wolen-Ntem II 24/04/79 09/01/80 1981 1983 2,00 1,85 Oui Non Solde annulé
Développement rizicole de N'Dende 29/08/79 09/01/80 Déc. 1981 1983 8,00 0,28 S.O. S.O. Reliquat annulé
Hévéaculture de Mitzic 19/09/81 26/10/81 Fév. 1982 1991 9,10 7,80 Oui Non Reliquat annulé
Elevage aux ranchs Nyanga et Lekabi 23/08/83 17/11/83 Fév. 1984 1988 18,60 18,41 Oui Non
Programme hévéicole I 29/08/85 25/02/86 Mai 1986 1992 40,17 40,17 Oui Non Reliquat annulé
Projet Elevage II 17/10/89 30/01/90 Avril 91 2000 18,3 15,91 Oui Non Reliquat annulé
Programme hévéicole II 26/02/92 13/05/92 Nov 92 2001 40,00 31,18 En cours Non
Etude de faisabilité de l’élevage dans les provinces du Nord 13/05/92 0,980

SECTEUR DES TRANSPORTS

Télécommunications et signalisation du chemin de 19/06/74 21/02/75 Août 1976 1978 4,00 4,00 Non Non
fer Transgabonais Reliquat annulé
Projet d'entretien routier 23/08/89 11/10/89 Oct. 1990 1993 25,74 25,59 Oui Non Reliquat annulé
Projet de réhabilitation et d'aménagements routiers 06/05/93 13/05/93 Nov. 1993 1996 72,55 71,60 Non Non

SECTEUR DES EQUIPEMENTS COLLECTIFS

Adduction d'eau de Port-Gentil 19/12//76 19/01/77 Oct. 1977 1979 5,00 5,00 Oui Oui Reliquat annulé
Extension du réseau électrique de Libreville 08/06/78 04/12/78 Mars 1981 1983 5,00 4,99 Non Non Reliquat annulé
Télécommunications à Port-Gentil et dans huit centres 19/09/78 04/12/78 Déc. 1980 1987 5,00 4,99 Oui Oui
intérieurs Reliquat annulé
Extension du réseau électrique de Libreville 17/06/80 27/06/80 Avril 1981 1983 5,30 5,24 Non Non

SECTEUR SOCIAL

Etude du Projet Education 14/05/90 12/06/91 Juil. 1991 1995 1,57 1,57 S.O. S.O. Reliquat annulé
Education I 26/08/91 13/09/91 17/06/92 1998 24,00 22,76 Oui Non Solde annulé
Développement des activités socio-économiques des femmes 29/04/94 10/05/94 30/01/96 - 5,79 0,143 Non Non Reliquat annulé
Education II 01/12/92 07/01/93 06/09/94 2002 13,20 Non Non
Projet de lutte contre la fièvre Ebola 09/10/02 03/02/03 10/10/03 2005 0.38 0.38 Non Non
MULTISECTEUR
23/06/88 10/08/88 Janv. 1989 1990 45,00
Programme d'ajustement structurel 20/09/94 21/06/94 Sept. 1994 1995 50,00 45,00 Oui Non
Programme de relance économique 50,00 Oui Non

SECTEUR INDUSTRIEL Prêt annulé


01/12/92 - - - 22,00 0,00 S.O. S.O. Solde annulé.
Production de sels et dérivés 06/05/93 13/05/93 Mai 1994 - 28,00 18,78 Non Non
Développement des PME/PMI

SECTEUR DU TOURISME 02/10/92 07/01/93 Nov. 93 1995 0,74 0,68 S.O. S.O. Solde annulé
Plan directeur du tourisme
ANNEXE 1
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RESUME DES OPERATIONS DU GROUPE DE LA BANQUE


PROJETS EN COURS D'EXECUTION AU 30 SEPTEMBRE 2006
(En Millions d'UC)
Date d'ap- Date de Date de mise Date Montant Montant Taux de
Opérations probation Signature en vigueur d'achèvement du prêt/don Décaissé décaissement
(%)

SECTEUR AGRICOLE
-
Appui au secteur des pêches et à l’aquaculture 27/07/05 28/10/05 31/12/11 14,75 0,00 00,00

SECTEUR DES TRANSPORTS

Route Franceville-La Leyou-Lastourville 19/12/95 15/01/96 15/07/97 15/06/08 21,75 20,03 92,09

DEVELOPPEMENT SOCIAL

Développement des services de santé 29/04/94 10/05/94 29/06/95 30/06/07 5,49 3,96 72,13
Education III 11/12/97 13/01/98 01/12/98 31/12/06 16,11 2,08 12,54
Projet pilote de travaux d’intérêt public pour la 08/07/98 29/05/01 09/05/01 31/12/06 0,05 0,05 100,00
promotion de l’entreprenariat et de l’emploi
Total 21,65 5,69 27,85

MULTISECTEUR

Appui au programme de privatisation 22/04/98 28/05/98 18/05/99 31/12/06 7,26 0,65 08,95
PAS III 30/06/04 12/07/04 26/10/04 31/12/06 76,25 76,10 99,89
Etude en appui au Programme national de Gouvernance 03/08/04 18/01/05 28/07/05 31/12/06 0,10 0,10 100,00
Appui à la DGMP 05/05 06/05 06/05 31/12/06 0,19 0,00 00,00
83.80 76.85 91,71

Total 141,95 102,91 72,50


GABON : INDICATEURS SOCIO-ECONOMIQUES COMPARATIFS
ANNEXE 2
Pays en Pays
Année Gabon Afrique Dévelop- Déve-
pement loppés
Indicateurs de Base R N B p ar Hab i t ant $E U
Superficie ('000 Km²) 268 30 307 80 976 54 658
5000
Population totale (millions) 2005 1.5 904.8 5 253.5 1 211.3
4000
Population urbaine (% of Total) 2005 84.6 38.9 43.1 78.0
3000
Densité de la population (au Km²) 2005 5.6 29.9 60.6 22.9
2000
Revenu national brut (RNB) par Habitant ($ EU) 2004 3 940 811 1 154 26 214
1000
Participation de la Population Active - Total (%) 2003 44.9 43.4 45.6 54.6
0
Participation de la Population Active - Femmes (%) 2003 44.7 41.1 39.7 44.9
Valeur de l'Indice de développement humain 2003 0.635 0.495 0.694 0.911
Indice de développement humain (rang sur 174 pays) 2003 123 n.a. n.a. n.a. Gabon Af rique

Population vivant en dessous de $ 1 par Jour (%)* 2000 11.0 45.0 32.0 20.0
Indicateurs Démographiques
Taux d'accroissement de la population totale (%) 2005 2.2 2.1 1.4 0.3
T aux d e cr o issance
Taux d'accroissement de la population urbaine (%) 2005 2.6 3.4 2.6 0.5
d émo g r ap hi q ue ( %)
Population âgée de moins de 15 ans (%) 2005 40.0 41.5 32.4 18.0 2 .5
Population âgée de 65 ans et plus (%) 2005 4.4 3.4 5.5 15.3
Taux de dépendance (%) 2005 79.9 81.4 57.8 47.8 2 .0
Rapport de Masculinité (hommes pour 100 femmes) 2005 99.2 99.8 102.7 94.2
1.5
Population féminine de 15 à 49 ans (%) 2005 27.0 26.7 27.1 25.0
Espérance de vie à la naissance - ensemble (ans) 2005 53.8 51.2 64.1 76.0 1.0
Espérance de vie à la naissance - femmes (ans) 2005 54.3 52.0 65.9 79.7
Taux brut de natalité (pour 1000) 2005 29.9 36.8 22.8 11.0 0 .5
Taux brut de mortalité (pour 1000) 2005 12.8 15.0 8.7 10.4
0 .0
Taux de mortalité infantile (pour 1000) 2005 53.8 83.6 59.4 7.5
Taux de mortalité des moins de 5 ans (pour 1000) 2005 90.7 139.6 89.3 9.4
Indice synthétique de fécondité (par femme) 2005 3.7 4.8 2.8 1.6 Gabon Afrique
Taux de mortalité maternelle (pour 100000) 2000 420 622.9 440 13
Femmes utilisant des méthodes contraceptives (%) 2000 32.7 26.6 59.0 74.0
Indicateurs de Santé et de Nutrition
Nombre de médecins (pour 100000 habitants)* 2004 29.0 38.2 78.0 287.0
Nombre d'infirmières (pour 100000 habitants)* 2004 511.9 110.7 98.0 782.0 E sp ér ance d e vi e à l a
nai ssance ( ans)
Naissances assistées d'un personnel de santé qualifié (%) 2000 85.5 43.7 56.0 99.0
Accès à l'eau salubre (% de la population) 2002 87.0 64.5 78.0 100.0 71
Accès aux services de santé (% de la population)* 2000 87.0 61.7 80.0 100.0 61
51
Accès aux services sanitaires (% de la population) 2002 36.0 42.4 52.0 100.0 41
31
Pourcent. d'adultes de 15-49 ans vivant avec le VIH/SIDA 2003 7.5 6.4 1.3 0.3 21
Incidence de la tuberculose (pour 100000) 2003 242.0 406.4 144.0 11.0 11
1
Enfants vaccinés contre la tuberculose (%) 2004 89.0 78.2 82.0 93.0
Enfants vaccinés contre la rougeole (%) 2004 55.0 68.8 73.0 90.0
Insuffisance pondérale des moins de 5 ans (%) 2003 6.0 39.0 31.0 …
Gabon A f rique
Apport journalier en calorie par habitant 2003 2 671 2 439 2 675 3 285
Dépenses publiques de santé par habitant (en % du PIB) 2002 1.8 2.7 1.8 6.3
Indicateurs d'Education
Taux brut de scolarisation au (%)
Primaire - Total 2002/03 132.0 96.7 91.0 102.3
T aux d e mo r t al i t é i nf ant i l e
Primaire - Filles 2002/03 131.0 89.3 105.0 102.0 ( P o ur 10 0 0 )
Secondaire - Total 2002/03 50.9 43.1 88.0 99.5
100
Secondaire - Filles 2002/03 58.0 34.6 45.8 100.8 90
Personnel enseignant féminin au primaire (% du total) 2002/03 45.0 44.1 51.0 82.0 80
70
Analphabétisme des adultes - Total (%) 2005 29.0 35.0 26.6 1.2 60
Analphabétisme des adultes - Hommes (%) 2005 … 26.9 19.0 0.8 50
40
Analphabétisme des adultes - Femmes (%) 2005 … 42.9 34.2 1.6 30
Dépenses d'éducation en % du PIB 2000 3.90 4.7 3.9 5.9 20
10
Indicateurs d'Environnement 0
Terres arables en % de la superficie totale 2005 1.3 6.0 9.9 11.6
Taux annuel de déforestation (%) 2000 0.05 0.70 0.40 -0.20
Taux annuel de reboisement (%) 2000 5.0 10.9 … …
Gabon Af rique
Emissions du CO2 par habitant (tonnes métriques) 2005 2.78 1.0 1.9 12.3

Source : Base des données de la Division de la Statistique de la BAD; ONUSIDA; Live Database de la Banque Mondiale et la UNSD; Rapports nationaux
Notes: n.a. Non Applicable ; … Données non disponible; * : dernière année entre 1995-2000
ANNEXE 3

Cette carte a été fournie par le personnel de la Banque africaine de développement exclusivement à l’usage des lecteurs
du rapport auquel elle est jointe. Les dénominations utilisées et les frontières figurant sur cette carte n’impliquent de la
part du Groupe de la BAD et de ses membres aucun jugement concernant le statut légal d’un territoire ni aucune
approbation ou acceptation de ses frontières.
ANNEXE 4
Page 1 sur 5

GABON MATRICE DU DSP – (AXES SUR LES RESULTATS) 2006-2010

Activités du Groupe de la Banque Points de repères


Mise en
Programme du Stratégie du Autres stratégies
Objectifs de fin œuvre de la
Gouvernement Groupe de la Récentes et en bilatérales et
Proposées ODM de période du stratégie / du
(DSCRP) Banque cours multilatérales
Défis du pays DSP/1 : 2010 programme
jusqu'à 2005
Pilier 1 : Amélioration de la Gouvernance
1.1 Réforme Administrative
- 3ème
i) L’Administration i) Mettre en i) Appuyer la Prêt - Prêts en - FMI: - Accord - Le service public -Améliorer le -Taux de
publique est inefficace oeuvre la Réforme Programme Appui aux Elargi (2006-2008) efficace contribue contrôle de qualité croissance du
dans ses missions de Réforme Administrative d’ajustement Réformes pourrait être conclu à l’atteinte des des Travaux PIB : 2,9 % en
service public en Administrative pour : structurel (PAS III) pour en sept. 2006; huit ODM par (i) publics 2005.
raison de : pour : consolider davantage de biens d’infrastructures
- Lutter contre la - Appui à les acquis et - UE : Programme et services produits pour favoriser
- la corruption ; - Faire Respecter corruption ; l’élaboration du approfondir du 10ème FED en pour réduire la l’accès aux -Taux de
l’intégrité dans la Programme national les réformes cours de préparation pauvreté et la marchés et pauvreté : 33
- l’absence gestion des affaires - Renforcer la de bonne en vue de ; faim, (ii) des impulser la % en 2005 ;
d’obligation de publiques ; capacité des gouvernance produire le services de santé et production et la
rendre compte ; ressources (PNBG) service - BM : SAP 2005- d’éducation de croissance : 4 %
- Fournir un humaines. public 2009 avec l’appui à meilleure qualité, de croissance par
- l’impunité ; service public de efficace la gouvernance ; et ; (iii) une an du PIB
qualité ; - Renforcer la - Projet de (PAS IV en exploitation jusqu’en 2010 ; et
- l’absence transparence renforcement des 2007-2008 ; - Les Agences de durable des réduire la
d’incitation au - Bâtir une dans la gestion capacités PAS V en l’ONU en appui au ressources pauvreté à 29 %
travail bien fait et ; Administration financière. institutionnelles de 2009-2010) renforcement des environnementales. en 2010.
flexible, efficace la DGMP capacités nationales
- la faiblesse des pour appuyer - Reformuler les
capacités humaines et l’intégration à pratiques
matérielles. l’économie sous- opérationnelles
régionale et en vue d’une
mondiale et créer bonne
la richesse (4 % gouvernance
au moins de
croissance du PIB)
et réduire la
pauvreté (de 4 %
en 2010).
ANNEXE 4
Page 2 sur 5

Activités du Groupe de la Banque Points de repères


Programme du Stratégie du Autres stratégies
Mise en œuvre
Défis du pays Gouvernement Groupe de la bilatérales et Objectifs de fin
Récentes et en de la stratégie /
(DSCRP) Banque Proposées multilatérales ODM de période du
cours du programme
DSP/1 : 2010
jusqu'à 2005
1.2 Renforcement du processus budgétaire
ii) L’efficacité des ii) Renforcement ii) Appui au - Projet - 4ème Prêt - FMI (Accord - Appui les OMD - Elaborer un - Taux de
ressources publiques du processus processus EDUCATION III. d’ajustement Elargi 2006-2008) 2, 3, 4, 5 et 6 en CDMT- Santé mortalité
n’est pas assurée en budgétaire : budgétaire structurel - BM (Appui à vue d’assurer (pour la Loi des maternelle : 420
Finances 2007). /00 en 2000.
raison de : - Augmenter la - Projet de (PAS IV) en gouvernance l’éducation
- Taux de
- Allocation inopérante - Renforcer la part du budget développement 2007-2008. financière) universelle au - Taux en 2010: prévalence du
des ressources au cohérence entre allouée à la Santé des services de - UE (10ème FED, primaire, éliminer de mortalité VIH/SIDA : 8,1
regard des objectifs objectifs sectoriels et à l’Education Santé. ème
5 Prêt appui aux structures les disparités dues maternelle : % en 2003.
qui est
sectoriels et et ceux d’ajustement de contrôle de la au genre, réduire le 120/00 000; -
respectivement de
macroéconomiques ; macroéconomiques - Projet de structurel en gestion des taux de mortalité et VIH/SIDA: 2,8 - Budget Santé en
4,17 % et de 5,49
renforcement des 2009-2010 ressources arrêter et inverser % 2006:
% dans la loi de
- Arrêter Finances 2006. capacités de la publiques. l’expansion du
- Part budget -Taux de
- Faible proportion du l’expansion du - Augmenter la DGMP (Don du - Programme VIH/SIDA, du
Santé en 2010 : 6 redoublement en
budget alloué aux VIH/SIDA, du part du budget de Fonds fiduciaire de paludisme et
% du PIB primaire en 2003 :
programmes paludisme et la Santé affecté français) renforcement d’autres maladies 34,8 %
prioritaires de Santé et d’autres maladies aux programmes des capacités
prioritaires ( - Elaborer
d’Education ; par une meilleure - Projet d’appui à de gestion des CDMT-Education - Taux net de
VIH/SIDA,
allocation des l’élaboration finances (la Loi des scolarisation
maladies
- La non effectivité de ressources ; PNBG (Don MIC publiques Finances 2007). primaire : 78,3 en
respiratoires) qui
la dépense publique et Fonds (Don du MIC) 2002 :
s’élève à 5 %
résultant du service fait - Réduire le taux seulement du Nordiques) à évaluer et - Taux en 2010 :
redoublement - 20 - Part des dépenses
factice. de mortalité budget du secteur mettre en
%; scolarisation d’Education 3,3 %
maternelle qui est santé- œuvre dès du PIB en 2003 ;
primaire : 100 % .
- L’inefficacité des de 420 décès sur 2007 et pour la
structures de contrôle. 100 000 naissances - Réduire le taux période 2007-
vivantes, de mortalité
maternelle et
- Réduire le taux augmenter le
de mortalité taux de
infantile qui est de vaccination et
91,4 pour 1000 ; réduire le taux
de redoublement
Réduire le taux de (qui est de 34,8
% actuellement)
ANNEXE 4
Page 3 sur 5

Activités du Groupe de la Banque Points de repères


Programme du Stratégie du Autres stratégies
Mise en œuvre
Défis du pays Gouvernement Groupe de la bilatérales et Objectifs de fin
Récentes et en de la stratégie /
(DSCRP) Banque Proposées multilatérales ODM de période du
cours du programme
DSP/1 : 2010
jusqu'à 2005
redoublement dans
le primaire qui est
de 34,8 %.
1.3 Amélioration du climat des affaires
iii) Appui à - 3ème Prêt - 4ème Prêt - BM ( Appui à la Contribution à -Réaliser un taux Taux de croissance
iii) Le climat des affaires iii) Améliorer le l’amélioration du d’ajustement d’ajustement diversification de l’OMD 1e de croissance du du
n’est pas incitatif pour le climat des affaires : climat des structurel (PAS III) structurel (PAS l’économie); développement du PIB réel de 4 % PIB réel : 2,9 % en
secteur privé en raison affaires IV). secteur privé qui va de 2006-2010 2005.
de : - Réduire les coûts - Projet d’appui au - FMI (Appui aux impulser la
- Coûts élevés des facteurs des facteurs de - Promouvoir un Programme de - Finalisation de réformes pour croissance,
de production ; production et environnement privatisation et de l’audit améliorer le climat des augmenter les - Réduire Taux de pauvreté :
améliorer leur juridique fiable et restructuration des opérationnel de affaires revenus et réduire la l’incidence de la 33 % en 2005
- Manque d’indépendance disponibilité ; crédible capable Entreprises la Justice et du pauvreté. pauvreté à 29 %
des institutions judiciaires d’assurer la publiques. Plan d’action y en 2010.
et la faiblesse de leur - Eliminer les sécurité des afférent entamé
capacité en ressources lenteurs investissements ; - Appui à dans le cadre de
humaines et matérielles, administratives qui l’élaboration du l’assistance
freinent la conduite - Créer des PNGB antérieure de la
- La corruption et de des affaires ; emplois par Banque.
l’enrichissement illicite, l’application
- Améliorer la qualité effective du traité
- La non application de la et la disponibilité de de l’OHADA et de
réglementation en vigueur la main d’œuvre. la Charte des
ainsi que des décisions de investissements.
justice.
- Renforcer les
capacités des
institutions
judiciaires et du
personnel de
justice ainsi que la
disponibilité de
l’information
judiciaire.
ANNEXE 4
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Pilier 2 : Amélioration des infrastructures
2.1 Amélioration des infrastructures de transport
Activités du Groupe de la Banque Points de repères
Programme du Stratégie du Autres stratégies
Mise en œuvre
Défis du pays Gouvernement Groupe de la bilatérales et Objectifs de fin
Récentes et en de la stratégie /
(DSCRP) Banque Proposées multilatérales ODM de période du
cours du programme
DSP/1 : 2010
jusqu'à 2005
i) l’accès aux services de i) Amélioration des i) Appui à -Réaliser un taux Taux de croissance
transport est insuffisant infrastructures l’amélioration des - Projet Route : - Etude - BM (Appui au Contribution à de croissance du du
en raison de : infrastructures de Laleyou- économique et Programme sectoriel l’OMD n° 1 à travers PIB réel de 4 % PIB réel : 2,9 % en
- Améliorer l’accès transport routier Lastourville (étude sectorielle du transport- SWAP prévu le désenclavement de 2006-2010 2005.
- l’absence ou la faible aux infrastructures et maritime d’actualisation) secteur transport en 2008). des zones de
qualité des études de en contribuant au (2007). production et la
faisabilité ; bitumage de 30 % du - Appuyer la - AFD (Divers tronçons dynamisation des - Réduire Taux de pauvreté :
réseau routier ; définition d’une - Projet d’appui de routes en cours de activités génératrice l’incidence de la 33 % en 2005
- l’absence d’entretien politique au Programme réalisation). de revenu pour pauvreté à 29 %
routier ; - Renforcer la qualité sectorielle des sectoriel des impulser la en 2010.
et de la sécurité du transports transports - BID (Divers tronçons croissance et réduire
- le non respect des transport maritime (routier, de routes en cours de la pauvreté.
normes en vigueur en par la réhabilitation - Appuyer la maritime et aux réalisation).
matière de transport ; et le développement formulation et la réformes dans le
des installations mise en œuvre secteur) (2008). - UE (Renforcement
- la faiblesse des capacités maritimes; d’un programme des capacités de
institutionnelles des sectoriel des gestion du réseau
structures de gestion des transports routier)
transports ; comportant les
différents modes
- le manque d’entretien de transport ainsi
des installations maritimes que les réformes
et leur vétusté. nécessaires au
développement des
transports, en
particulier routier
et maritime.
2.2 : Amélioration des infrastructures d’assainissement et de services de base (eau, ’électricité et télécommunications)
i) L’accès aux services i) Amélioration de ii) Appui à - Projet en vue de l’ - Projet d’Appui AFD (Renforcement Contribution à - Ramener le taux - Taux d’accès à
d’électricité est limité en l’accès à l’amélioration de Etude de faisabilité à des capacités de l’OMD n° 1 à travers d’électrification à l’électricité : 92%
particulier en milieu l’électricité par : l’accès et à de micro/mini l’électrification gestion de l’eau et de la mise à disposition 100% en zone en zone urbaine,
rural du fait de : l’électricité en centrale par le de l’électricité en urbaine et 70 % 8% en zone rurale,
l’électricité)
- la Construction de particulier en hydroélectrique développement milieu rural pour en zone rurale en et 59% pour les
- Sous-exploitation des petits barrages milieu rural par : (Don du MIC) de sites de impulser la 2010. ménages pauvres.
ressources du potentiel hydroélectriques ; microcentrales croissance et réduire
hydrographique - Identifier des hydroélectriques la pauvreté - Taux de
disponible ; projets visant à Réaliser un taux croissance du
répondre aux de croissance du PIB réel : 2,9 % en
ANNEXE 4
Page 5 sur 5

Activités du Groupe de la Banque Points de repères


Programme du Stratégie du Autres stratégies
Mise en œuvre
Défis du pays Gouvernement Groupe de la bilatérales et Objectifs de fin
Récentes et en de la stratégie /
(DSCRP) Banque Proposées multilatérales ODM de période du
cours du programme
DSP/1 : 2010
jusqu'à 2005
- Vétusté des - le renforcement des besoins accrus en Projet d’ Etude de Contribution à du PIB réel de 4 - Taux de
équipements et capacités en matière énergie électrique faisabilité des l’ODM n°1 à travers % de 2006-2010 croissance de 2,9
l’absence d’entretien d’équipements et et en eau potable microcentrales l’amélioration des % en 2005.
d’entretien des populations. hydroélectriques. conditions de vie des
populations - Réduire - Taux de
- Renforcer la l’incidence de la pauvreté : 33 % en
diversification des pauvreté à 29 % 2005
sources d’énergie en 2010.
(Appuyer la
construction de
petits barrages
hydroélectriques)

ii) Les faiblesses en Elaboration du Appuyer Appuyer AFD (Finalisation de - Taux de


matière schéma directeur l’élaboration du l’élaboration du l’assainissement des Contribution à - Réduire pauvreté : 33 % en
d’infrastructures d’assainissement de schéma directeur schéma directeur bassins versants de l’ODM n°1 à travers l’incidence de la 2005
d’assainissement Libreville d’assainissement d’assainissement Libreville) l’amélioration des pauvreté à 29 %
résultent : de Libreville de Libreville. conditions de vie des en 2010
Elaboration du populations et de
- d’une forte urbanisation Programme sectoriel Projet d’appui l’environnement des
mal maîtrisée d’assainissement au Programme affaires
sectoriel
- du manque d’entretien d’assainissement
des installations

- de la vétusté des
infrastructures
- Taux de
iii) L’accès aux TIC est Etude - Réduire pauvreté : 33 % en
limité du fait : - Renforcement des Renforcer l’accès Economique et l’incidence de la 2005
capacités aux services de sectorielle sur pauvreté à 29 %
- de Sous-exploitation des d’exploitation des TIC les TIC en 2010
potentialités (Câble sous installations de
marin de télécommunications
télécommunications en
fibre optique) - Approfondissement
des réformes dans le
secteur
ANNEXE 5

GABON : INDICATEURS MACROECONOMIQUES

2001 2002 2003 2004 2005


Prél
Economie réelle (variation en %)
Produit intérieur brut (prix constants) 2 0 2.4 1.4 2.9
- Pétrole -5.7 -1.4 6.6 -1.0 -1.1
- Hors pétrole 5.3 0.6 0.8 2.3 4.4
Indice des prix à la consommation (fin de période) 0.9 0.4 3.5 -0.6 -0.5
Epargne nationale brute (en % du PIB) 36.8 31.3 36.0 34.8 37.6
- Publique 8.0 7.5 11.1 11.7 12.8
- Privée 28.8 23.8 24.9 23.1 27.1
Epargne intérieure brute (en % du PIB) 51.8 43.6 48.1 49.4 58.4
- Publique 15.9 10.9 8.0 9.3 15.6
- Privée 35.9 32.7 40.1 40.1 42.8
Investissement brut (en % du PIB) 25.8 24.4 24.0 24.3 21.7
- Public 4.7 4.0 3.7 4.2 3.4
- Privé 21.0 20.5 20.2 20.1 18.4

Finances publiques (% du PIB)


- Recettes totales (dons inclus) 34.0 31.5 29.8 28.8 31.2
- Dépenses totales 30.8 28.0 22.8 22.1 21.8
Dépenses courantes 24.9 19.9 17.4 16.2 15.6
Dépenses en capital 4.7 3.9 3.7 4.1 3.4
- Excédent global 3.2 4.5 7.0 6.7 9.4

Monnaie, taux d'intérêt et taux de change


(variations en % des données de fin de période, sauf spécifications contraires)
Monnaie et crédit
- Avoirs intérieurs nets 42.6 -2.1 -8.8 -23.8 -14.4
Crédit intérieur 38.8 -1.4 -4.9 -22.1 -11.3
Gouvernement 27.7 -9.1 2.0 -13.6 -16.7
Crédit à l'économie 11.8 6.4 -7.1 -6.5 6.6
Variation annuelle en pourcentage 17.4 8.7 -9.4 -9.3 11.6
Monnaie et quasi monnaie 7.5 5.7 -1.2 11.6 26.0
- Termes de l'échange (- = détérioration) -10.6 -1.5 24.7 1.6 34.3
- Taux de change effectif nominal (- = dépréciation) 1.9 4.5 4.0 1.8 -2.9
- Taux de change effectif réel (- = dépréciation) 1.1 2.5 5.7 -1.0 -5.3
- Vitesse de circulation de la monnaie (PIB hors pétrole) 3.7 3.4 3.4 3.4 3.1

Balance de paiement (en % du PIB)


- Exportations1 f.o.b. 55.6 51.5 52.4 58.1 61.4
- Imxportations1 f.o.b. 18.0 18.9 17.2 18.7 15.1
- Solde Balance commerciale 37.5 32.7 35.2 39.4 46.3
- Solde compte courant 16.7 10.8 13.5 10.5 13.7

Dettes publiques
- Dette publique extérieure (incluant le FMI et le gap de financement) 63.1 62.8 56.0 49.6 39.2
- Dette publique totale ((incluant le FMI et le gap de financement) 81.1 82.8 73.0 61.9 44.2

Sources : FMI
ANNEXE 6

GABON : COMPTES NATIONAUX


Aux prix courants, en milliards de FCFA

2001 2002 2003 2004 2005


Produit intérieur brut par groupe de secteurs aux prix courants
Agriculture, Elevage, Pêche 143,9 148,3 152,6 156,4 162,7
Exploitation forestière 76,2 61,0 61,0 57,3 60,7
Pétrole brut 1390,6 1362,7 1427,7 1656,2 2316,4
Mines 49,4 55,0 58,4 93,5 114,1
Industries agro-alimentaires, boissons 45,1 47,2 47,7 49,3 53,3
Industries du bois 21,1 25,7 31,0 35,6 40,4

Autres industries 91,2 93,5 87,4 87,8 94,4


Raffinage 15,4 16,1 17,0 16,9 21,1
Electricité, eau 37,0 45,9 48,2 53,9 56,7
BTP 79,8 84,5 71,8 75,6 78,6
Recherche, services pétroliers 44,1 46,4 41,0 28,2 29,5
Transports & communications 185,7 190,8 197,1 204,1 211,4
Services 450,4 466,0 456,9 461,7 494,0
Commerce 257,6 242,0 246,5 240,0 256,3
DTI & TVA 255,0 238,5 251,2 257,2 260,1
Services bancaires, assurances 19,1 20,3 21,3 20,2 20,8
Services non marchands 293,1 293,4 302,2 298,2 300,4
Produit intérieur brut aux prix du marché 3161,7 3143,8 3216,8 3493,9 4270,5

Dépenses sur le produit intérieur brut aux prix du marché, 2001-2005


Dépenses de consommation finales 1756 1793 1818.7 1858.8 1960.5
Ménages 1218.8 1272.7 1317.2 1362.1 1433.4
Administrations publiques 537.2 520.3 501.5 496.7 527.1
Formation de capital fixe intérieur brut 1053.4 1061.5 1020.6 1036.6 1047.1
Secteur privé 812.7 828.6 773.6 765.1 780.6
Secteur public 240.7 232.9 247 271.5 266.5
Variation des stocks -2.4 24.5 25.1 18.5 13.5
Exportations de biens et services 1984.4 1907.1 1970.3 2287.5 3025.8
Moins importations de biens et services -1336.6 -1348.8 -1315.6 -1409.2 -1476.1
Produit intérieur brut aux prix du marché 3161,7 3143,8 3216,8 3493,9 4270,5

Epargne nationale (en % du PIB)


Epargne intérieure brute 51.8 43.6 48.1 49.4 58.4
Epargne nationale brute 36.8 31.3 36 34.8 37.6

Source : Autorités gabonaises


ANNEXE 7

GABON : COMPTES NATIONAUX

Aux prix constants, année de référence 1991 (en milliards de CFA)

2001 2002 2003 2004 2005

Produit intérieur brut par groupe de secteurs aux prix constants de 1991
Agriculture, Elevage, Pêche 102,9 105,1 107,6 110,0 113,5
Exploitation forestière 45,5 36,2 35,8 35,1 36,4
Pétrole brut 398,0 388,1 414,8 416,3 410,9
Mines 23,5 24,4 25,6 31,5 35,3
Industries agro-alimentaires, boissons 45,2 46,8 46,7 47,9 50,7
Industries du bois 10,8 12,9 15,4 16,0 17,6
Autres industries 68,5 69,7 67,5 67,6 72,1
Raffinage 47,8 50,0 47,5 49,4 51,1
Electricité, eau 40,2 48,8 50,6 55,8 57,2
BTP 57,0 58,9 55,2 57,5 58,7
Recherche, services pétroliers 29,6 30,5 37,3 28,9 29,6
Transports & communications 121,4 124,3 128,0 132,0 135,9
Services 278,9 288,0 288,6 292,8 309,9
Commerce 119,5 110,2 112,0 111,3 115,9
DTI & TVA 90,9 80,8 78,5 79,6 81,5
Services bancaires, assurances 21,7 23,0 23,6 22,3 23,0
Services non marchands 228,2 227,3 232,9 237,5 243,4
Produit intérieur brut aux prix du marché 1501,5 1497,5 1534,8 1554,1 1599,3

Dépenses sur le produit intérieur brut au prix du marché, 2001-2004


Dépenses de consommation finales 1100.7 1098.1 1096.7 1125.7 1191.4
Ménages 728.6 757.6 768.1 791.3 834.7
Administrations publiques 372.1 340.5 328.6 334.4 356.7
Formation de capital fixe intérieur brut 553.6 547.1 541 545.3 548.2
secteur privé 424.3 424.2 413.2 406.2 412.4
secteur public 129.3 122.9 127.8 139.1 135.8
Variation des stocks -2.4 24.5 25.1 18.5 13.5
Exportations de biens et services 684,9 658,8 690,2 715,3 725,4
Moins importations de biens et services -607.2 -603.7 -585.3 -613.2 -632.5
Produit intérieur brut aux prix du marché 1501,5 1497,5 1534,8 1554,1 1599,3

Source : Autorités gabonaises


ANNEXE 8

GABON : FINANCES PUBLIQUES


(en milliards de FCFA, )

2001 2002 2003 2004 2005


A. Recettes totales et dons (I+II) 1,173.60 1,089.90 1,050.30 1,113.60 1,434.20
A.I. Total recettes 1,173.6 1,088.0 1,049.1 1,111.5 1,432.2
Recettes pétrolières 752.9 609.0 570.2 600.0 907.2
Recettes hors pétrole 420.8 479.0 478.9 511.5 525.0
Taxes directes 96.6 134.2 122.6 137.3 138.6
Taxes indirectes 70.8 83.5 109.6 115.1 113.7
Taxes sur le commerce international 218.4 210.0 200.3 200.5 215.3
Taxes à l’importation 187.8 180.9 171.2 172.9 179.6
Dont TVA 92.0 88.6 83.9 82.6 80.5
Taxes d'exportations 30.6 29.1 29.1 27.6 35.7
Autres recettes 35.0 51.3 46.4 58.7 57.4
A.II. Dons 0.0 1.9 1.2 2.1 2.0
B. Dépenses totales et prestations nettes 1,061.9 969.2 789.0 855.3 1,002.7
- Dépenses courantes 860.4 687.4 613.5 627.8 717.4
Traitements et salaires 219.6 220.6 229.0 226.3 227.8
Achats de biens et services 177.0 156.7 124.8 125.1 153.2
Transferts 160.1 158.8 118.3 125.6 207.2
Paiement des intérêts 303.7 151.3 141.5 150.8 129.2
Au système bancaire 34.3 33.7 30.4 31.4 29.3
Extérieurs (excluant le FMI) 269.4 117.6 111.1 119.4 99.9
- Dépenses en capital 163.6 136.6 130.7 160.0 155.0
Financement intérieur du système bancaire 154.3 117.0 122.0 142.2 146.1
Financement par des ressources extérieures 9.3 19.6 8.7 17.8 8.9
- Prêt net (incluant les prises de participation) 37.9 17.1 0.3 0.0 5.0
- Coût de la restructuration des Entreprises publiques 1 0.0 67.5 0.0 0.0 0.0
- Fonds d'entretien routier et fonds spéciaux 2 … 60.5 44.5 39.3 53.4
C. Balance
Solde global incluant dons (sur la base de l'ordre de paiement) 111.7 120.7 261.3 286.5 431.5
Solde primaire incluant les dons (sur la base de l'ordre de paiement) 415.4 272.0 402.8 437.3 560.6
D. Variation des arriérés 54.7 1.1 -36.4 -193.7 -74.7
- Extérieurs (sur le paiement des intérêts) 26.2 81.1 32.4 -140.4 -2.9
- Intérieurs 28.5 -79.9 -68.8 -53.3 -71.9
E. Balance globale
Solde global (base caisse) 166.4 121.8 224.9 92.8 356.7
F. Financement
Financement -166.3 -121.8 -224.9 -92.8 -356.7
F1. Financements extérieurs nets -213.1 -76.9 -130.7 93.9 -130.8
Tirages 9.3 17.7 8.7 59.9 8.9
Financement des projets 9.3 17.7 8.7 17.8 8.9
Financement des programmes 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0
Amortissement -309.7 -243.6 -198.6 -208.2 -219.4
Arriérés (sur le principal) 35.0 135.8 46.1 -185.8 0.0
- Effets des échanges extérieurs sur les arriérés 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0
- Rééchelonnement et arriérés la dette 29.4 1.3 2.0 425.4 77.3
- Annulation de la dette 17.0 11.9 11.1 2.6 2.4
- Paiement anticipé de la dette extérieure 5.9 0.0 0.0 0.0 0.0
F2. Financement intérieur 46.8 -44.9 -94.2 -186.7 -225.9
Système bancaire 144.7 -51.5 15.8 -86.0 -110.6
BEAC 109.5 -92.9 15.8 -52.1 -65.6
Banques commerciales 35.2 41.4 0.0 -33.9 -45.0
Sources : FMI
ANNEXE 9

GABON : SITUATION MONETAIRE, 2001-2005

2001 2002 2003 2004 2005


Situation monétaire
(En milliards de F CFA)
Avoirs extérieurs nets -8.1 36.1 81.6 291.4 541.9
Banque centrale -46.0 46.0 66.9 165.2 334.0

Actifs 9.9 90.1 104.9 216.2 375.4


Passifs2 -56.0 -44.1 -38.0 -51.1 -41.4
Banques de dépôts 37.9 -9.9 14.6 126.2 208.0
Actifs 98.5 72.5 86.6 193.7 265.3
Passifs -60.6 -82.5 -71.9 -67.5 -57.3
Avoirs intérieurs nets 574.8 562.9 510.2 369.3 273.8
Crédits intérieurs nets 660.2 652.3 623.0 496.1 421.4
Créances nettes sur le secteur public 241.0 196.7 210.2 121.6 3.5
Créances nettes sur l'administration centrale 271.3 219.8 231.9 151.5 40.9
Banque centrale 223.6 130.7 146.5 94.3 28.7
Créances 248.2 231.5 196.8 197.2 171.7
Avances au Trésor 194.4 189.2 166.4 149.1 136.2
Utilisation des crédits du FMI 53.8 42.2 30.4 48.0 35.5
Dépôts 24.6 100.8 50.3 102.8 142.9
Banque de dépôt 47.7 89.1 85.4 57.2 12.2
Epargne postale 2.3 2.5 6.2 4.1 4.0
Créances nettes sur les établissements publics -32.6 -25.5 -27.9 -34.1 -41.4
Crédit à l’économie 419.2 455.6 412.8 374.5 417.9
Autres nets -85.4 -89.4 -112.8 -126.8 -147.5
Masse monétaire 566.7 599.0 591.8 660.6 832.6
Monnaie fiduciaire 128.2 132.0 124.2 138.7 190.2
Monnaie scripturale 204.0 214.7 220.9 250.5 330.3
Dépôt à terme 234.5 252.3 246.7 271.5 312.1

(Variations en % de la masse monétaire au sens large en


début de période)
Avoirs extérieurs nets -35.1 7.8 7.6 35.5 37.9
Avoirs intérieurs nets 42.6 -2.1 -8.8 -23.8 -14.4
Crédit intérieur net 38.8 -1.4 -4.9 -21.4 -11.3
Crédit net à l’Etat 27.7 -9.1 2.0 -13.6 -16.7
Crédit à l’économie 11.8 6.4 -7.1 -6.5 6.6
Masse monétaire 7.5 5.7 -1.2 11.6 26.0
Crédit à l’économie 17.4 8.7 -9.4 -9.3 11.6
Masse monétaire 7.5 5.7 -1.2 11.6 26.0
Monnaie fiduciaire 10.3 3.0 -5.9 11.7 37.1

Pour mémoire (Variation annuelle en pourcentage)


Vitesse de circulation de la monnaie
PIB hors pétrole 3.7 3.4 3.4 3.4 3.1
PIB total 6.3 5.9 5.9 5.8 5.5

Sources : Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC)


ANNEXE 10

GABON : BALANCE DES PAIEMENTS, 2001-2005


(en milliards de FCFA, sauf indications contraires)
2001 2002 2003 2004 2005

A. Comptes courants (incluant les transferts) 379.3 235.6 423.5 400.7 729.9
Exportations f.o.b. 1,916.0 1,781.2 1,847.1 2,244.7 2,819.6
- Secteur pétrolier 1,535.9 1,435.4 1,553.6 1,800.9 2,371.9
- Secteur hors pétrole 380.1 345.8 293.4 443.7 447.7
Importations f.o.b. 1 -621.2 -651.7 -605.9 -722.5 -694.9
- Secteur pétrolier -214.1 -163.3 -124.3 -216.3 -163.7
- Secteur privé non pétrolier -407.0 -488.3 -481.5 -506.1 -531.1
Balance commerciale 1,294.8 1,129.5 1,241.2 1,522.1 2,124.8
Balance des services (nets) -858.1 -802.5 -712.6 -1,019.9 -1,294.8
Balance des transferts courants (nets) 379.3 235.6 423.5 400.7 729.9

B. Compte de capital -576.3 -374.1 -477.2 -407.0 -630.5


Transferts de capitaux (nets) 1.9 1.8 25.1 2.7 3.5
Capitaux à long et moyen termes -286.4 -213.7 -189.6 -67.6 -197.7
-Secteur public 3 4 -268.3 -226.5 -190.4 -154.9 -274.1
Tirage 9.3 17.7 15.4 59.9 7.1
Projets 9.3 17.7 8.7 17.8 10.0
Autres (excluant le FMI) 0.0 0.0 6.7 42.1 -2.9
Amortissement (brut) 2 -277.5 -244.1 -205.7 -214.8 -281.2
- Investissement direct et de portefeuille (nets) -67.6 42.1 10.0 118.5 114.3
- Autres revenus du capital 49.4 -29.4 -9.2 -31.2 -37.9
Secteur Pétrolier 22.4 -3.5 22.5 -8.4 -18.0
Secteur non pétrolier 27.0 -25.8 -31.7 -22.8 -19.9
Capitaux de court terme -291.8 -162.2 -312.7 -342.1 -436.4
- Secteur pétrolier -69.3 2.0 -55.2 -104.3 -262.2
- Secteur hors pétrole -576.3 -374.1 -477.2 -407.0 -630.5

C. Compte financier 197.0 138.5 53.7 6.3 -99.4


Banque centrale, avoirs extérieurs nets dont 119.1 -92.0 -20.9 -97.7 -168.9
- Crédits nets FMI (-= augmentation) -7.1 -13.5 -11.8 19.2 -9.7
- Autres avoirs extérieurs nets 126.1 -78.5 -9.0 -116.9 -159.2
- Rééchelonnement de la dette 4 0.0 1.3 0.0 254.1 249.3
- Annulation de la dette (et autres) 4 17.0 11.9 11.1 2.7 72.6
- Arriérés nets 60.9 217.4 63.5 -326.9 0.0
- Autres financements exceptionnels 4 5
0.0 0.0 0.0 174.1 -3.1
Gap de financement 6 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0

D. Erreurs et omissions -84.3 -96.7 -95.0 0.0 8.7

E. Réserves et rubriques connexes


Gross official réserves (en milliards de F CFA) 9.9 90.1 104.9 216.2 375.4
- Crédits nets FMI -7.1 -13.5 -11.8 19.2 -9.7
Sources : Les autorités gabonaises
ANNEXE 11

GABON : BALANCE DES PAIEMENTS, 2006-2010


(en milliards de FCFA, sauf indications contraires- Projections provisoires)

2006 2007 2008 2009 2010

A. Comptes courants (incluant les transferts) 892.8 888.4 804.4 792.8 759.0
Exportations f.o.b. 3378.6 3316.1 3191.3 3082.1 2983.0
- Secteur pétrolier 2881.4 2769.1 2601.3 2445.7 2299.0
- Secteur hors pétrole 497.2 547.0 590.0 636.4 684.0
Importations f.o.b. 1 -822.5 -907.1 -952.9 -953.1 -957.5
- Secteur pétrolier -243.1 -247.4 -293.3 -264.0 -236.2
- Secteur privé non pétrolier -579.4 -632.7 -659.6 -689.2 -721.3
Balance commerciale 2556.1 2409.0 2238.4 2129.0 2025.5
Balance des services (nets) 1558.7 -1471.6 1392.0 -1309.6 -1251.4
Balance des transferts courants (nets) -104.4 -48.9 -37.8 -26.3 -15.1

B. Compte de capital -612..6 -558.6 -564.3 -421.9 -463.5


Transferts de capitaux (nets) 3.5 0.0 0.0 0.0 0.0
Capitaux à long et moyen termes -82.6 -67.4 -89.1 -99.9 -113.5
-Secteur public 3 4 -204.5 -215.9 -246.0 -265.7 -275.7
Tirage 10.0 10.0 10.0 10.0 10.0
Projets 10.0 10.0 10.0 10.0 10.0
Autres (excluant le FMI) 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0
Amortissement (brut) 2 -214.5 -225.9 -256.0 -275.7 -285.7
- Investissement direct et de portefeuille (nets) 160.0 170.0 175.0 180.4 171.8
- Autres revenus du capital -38.1 -21.5 -18.1 -14.6 -9.6
Secteur Pétrolier -17.6 -8.0 -9.6 -11.1 -11.1
Secteur non pétrolier -20.5 -13.5 -8.5 -3.5 -1.5
Capitaux de court terme -533.5 -491.2 -475.2 -322.0 -350.0
- Secteur pétrolier -284.0 -238.7 -224.7 -222.0 -200.0
- Secteur hors pétrole -249.4 -252.5 -250.5 -99.9 -150.0

C. Compte financier -280.2 -329.8 -244.1 -370.9 -295.6


Banque centrale, avoirs extérieurs nets dont -280.2 -329.8 -244.1 -370.9 -295.6
- Crédits nets FMI (-= augmentation) -35.5 -7.4 -25.1 -23.8 -20.0
- Autres avoirs extérieurs nets -276.8 -322.4 -219.0 -347.1 -257.6
- Rééchelonnement de la dette 4 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0
- Annulation de la dette (et autres) 4 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0
- Arriérés nets 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0
- Autres financements exceptionnels 4 5
0.0 0.0 0.0 0.0 0.0
6
Gap de financement 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0

D. Erreurs et omissions 0.0 0.0 0.0 0.0 0.0

E. Réserves et rubriques connexes


Gross official réserves (en milliards de F CFA) 652.1 974.5 1193.5 1540.7 2950.3
- Crédits nets FMI (-= augmentation) -35.5 -7.4 -25.1 -23.8 -20.0

Sources : Les autorités gabonaises


ANNEXE 12
Page 1 sur 2

OBJECTIFS DU MILLENAIRE POUR LE DEVELOPPEMENT : SITUATION DU GABON

OMD Situation en Afrique sub- Situation au Gabon Piliers du DSCRP Piliers du DSP contribuant à Objectifs en 2010 au terme de Probabilisé
saharienne (ASS) (sur plusieurs années) contribuant aux OMD la réalisation de s OMD la mise en œuvre du DSP d’atteindre
l’objectif
1. Entre 1990 et 2015, réduire de moitié la De 1990 à 1999, la proportion Au Gabon, la proportion Pilier 1 DSCRP: Pilier 2 du DSP : amélioration -Taux de pauvreté : 33 % en
proportion des personnes vivant en situation des personnes en extrême de personnes vivant avec Promotion Croissance. des infrastructures favorisant 2005
d’extrême pauvreté et qui souffrent de la pauvreté a baissé de 47,7% à moins de 1 $ US par jour a l’accès aux marchés ; à l’eau, à -Objectif : 29 % en 2010 Possible
faim. 46,7% ; ce qui ne permet pas été estimée à 23% en 1993. Plier 2 DSCRP : l’électricité pour la conservation
d’atteindre l’objectif de 23,9% Ce taux ne dépasse pas Amélioration des et la transformation de produits -Taux de croissance du PIB : 2,9
dès 2015. 11% aujourd’hui sous infrastructures alimentaires. % en 2005.
l’hypothèse de la poursuite -Objectif : 3 % ou 4 % en 2010.
des tendances passées. .

2. Dès 2015, assurer l’éducation universelle 14 pays considérés comme En 1990 le taux net de Pilier 3 DSCRP : Pilier 1 DSP : Appui aux -Taux de redoublement en
au primaire pour les garçons ainsi que pour loin des objectifs et 19 comme scolarisation primaire était Améliorer l’accès aux réformes visant à accroître la primaire en 2003 : 34,8 % Peu probable
les filles très loin. de 86,0%, et le taux de services essentiels dotation du budget de - Objectif : 20 % en 2010 :
redoublement de 33,4%. l’Education et à améliorer la
gestion des finances publiques et - Taux net de scolarisation
l’efficacité des dépenses de primaire : 78,3 en 2002 :
l’Education - Objectif : 100 % en 2010.
- Part des dépenses d’Education Possible
3,3 % du PIB en 2003 ;
- Objectif : 6 % en 2010.

3. Dès 2005, éliminer les disparités dues au Seulement 25% des pays ASS Le taux de scolarisation Pilier 3 DSCRP : Pilier 1 DSP : Appui aux Objectif : 100% de taux de
genre à l’école primaire et secondaire, et à seront à même d’atteindre cet féminin était de 92,2% en Améliorer l’accès aux réformes visant à accroître la scolarisation pour les filles et Possible
tous les niveaux dès 2015 objectif. 2000, contre 94,2% pour services essentiels. dotation du budget de pour les garçons en 2010.
les garçons, l’écart dû au l’Education ; améliorer la
genre n’étant que de 2 gestion des finances publiques et
points. l’efficacité des dépenses de
l’Education.

4. Entre 1990 et 2015, réduire le taux de La moyenne en ASS était de De 1992 à 2000, le taux de Pilier 3 DSCRP : Pilier 1 DSP : Appui aux - Taux de mortalité infantile :
mortalité de deux tiers 187 décès pour 1 000 mortalité des moins de 5 Améliorer l’accès aux réformes visant à accroître la 91,4/00 000 en 2000.
naissances vivantes en 1990, ans a baissé de 155 à 91,4 services essentiels dotation du budget de la Santé
baissant à 174 en 2002. A ce pour 1000 naissances et à améliorer la gestion des - Objectif : 40,6 % en 2010. Peu probable
rythme, l’objectif ne peut être vivantes. A ce rythme, le finances publiques et l’efficacité
atteint en 2015. Gabon est préparé pour des dépenses de Santé.
atteindre cet objectif.
5. Entre 1990 et 2015, réduire le taux de Aucun changement notable, Malgré le taux d’accès Pilier 3 DSCRP : Pilier 1 DSP : Appui aux - Taux de mortalité maternelle :
mortalité maternelle de trois-quarts les taux de mortalité élevé des femmes de 15-49 Améliorer l’accès aux réformes visant à accroître la 420 /00 000 en 2000.
maternelle demeurent très ans aux consultations services essentiels dotation du budget de la Santé et
élevés (917 pour 100 000 prénatales, le taux de à améliorer la gestion des - Objectif : 120/00 000 en 2010. Peu probable
naissances vivantes en 2000). mortalité maternelle finances publiques et l’efficacité
demeure élevé au Gabon, des dépenses de Santé.
atteignant 420 pour 100
ANNEXE 12
Page 2 sur 2
000 naissances vivantes en
2002, contre 519 en 2000.
Si ce rythme de réduction
se poursuit, le Gabon
pourrait atteindre l’objectif
en 2015.
6. Dès 2015, arrêter et inverser l’expansion L’OMS estime que 2,3 Le taux de prévalence du Pilier 3 DSCRP : Pilier 1 DSP : Appui aux - Taux de prévalence du
du VIH/SIDA, du paludisme et d’autres millions de personnes sont VIH/SIDA est de 8,1% en Améliorer l’accès aux réformes visant à pour accroître VIH/SIDA : 8,1 % en 2003.
maladies décédées du SIDA en 2001, et 2003, soit une hausse services essentiels la dotation du budget de la
le taux de prévalence moyen substantielle par rapport au Santé aux programmes - Objectif : 2,8 % en 2010. Peu probable
était estimé à 8,4%. chiffre de 2,8% en 1991. prioritaires; améliorer
55% d’enfants de moins l’efficacité des dépenses dans le
d’un an ont été vaccinés cadre desdits programmes.
contre la rougeole. On
estime la prévalence du
paludisme à 2 148 pour
100 000 personnes en
2000.
7. Assurer la soutenabilité de La perte en biodiversité est 3 millions d’hectares de Pilier 1 DSCRP. Pilier 2 du DSP : amélioration - Taux de déforestation : 1 % en
l’environnement et l’accès à l’eau potable continuelle, mais la forêt en exploitation Promotion d’une des infrastructures favorisant le 2000 :
dégradation du couvert pourraient être soumises à croissance forte et développement du tourisme, - Objectif : 0,5 % en 2010. Possible
forestier est plus faible en une gestion rationnelle. bénéfique aux pauvres. l’accès à l’eau et à l’électricité
Afrique centrale que dans L’état des ressources pour améliorer le bien-être des - Taux d’accès à l’électricité :
d’autres zones tropicales. Il y halieutiques n’est pas populations 92% en zone urbaine, 8% en
a eu augmentation du taux maîtrisé. L’accès à l’eau zone rurale, et 59% pour les
d’accès à l’eau potable de potable est passé de 67% ménages pauvres.
48,7% en 1990 à 55,4% en en 1995 à 86% en 2000.
2000. - Objectif : 100% en zone
urbaine et 70 % en zone rurale Peu probable
en 2010.
ANNEXE 13
Page 1 sur 3

GABON - TABLEAU DE SUIVI DES INDICATEURS DE PARIS SUR L'HARMONISATION, L'ALIGNEMENT ET L'EFFICACITE DE
L'AIDE


Objectif fixé à l'indicateur par la déclaration de Informations et annuelles à recueillir auprès de
indicateur. Intitulé de l'indicateur Définition de l'indicateur
Paris (objectif 2010) chaque PTF
1 Les pays ont des stratégies de Nombre de pays ayant des stratégies de développement Au moins 75 % des pays ont une stratégie de Le DSCRP est le cadre de référence des PTF
développement opérationnelles opérationnelles développement opérationnelle

2a Les systèmes de gestion des Nombre de pays dont les systèmes de gestion des finances Au moins la moitié des pays progressent d'un niveau Evaluation conjointe par les PTF et le Gabon des
finances publiques des pays sont publiques et de passation de marchés i) suivent les bonnes (sur 6) dans la partie "gestion des finances publiques" critères du CPIA relatifs à la gestion des finances
fiables pratiques ou ii) font l'objet d'un programme de réforme en du CPIA publiques. Le rapport de revue des dépenses publiques
cours pour atteindre ces bonnes pratiques financé par la BAD, l’UE, la BM et la France sert de
référence à cet effet.
2b Les systèmes de passation des Nombre de pays dont les systèmes de gestion des finances Au moins un tiers des pays progressent d'un niveau (sur Evaluation conjointe par les PTF et le Gabon de la
marchés des pays sont fiables publiques et de passation de marchés i) suivent les bonnes 4) dans leur classement établi à partir de 12 indicateurs notation des 12 indicateurs issus du CPAR Gabon. La
pratiques ou ii) font l'objet d'un programme de réforme en sur la passation des marchés (issus des CPAR quand ils 1ère version du CPAR du Gabon est disponible (juillet
cours pour atteindre ces bonnes pratiques existent) 2006). Une mission BAD et BM est prévue pour
finaliser le CPAR.
3 Les flux d'aide aux secteurs sont Pourcentage des flux d'aide aux secteurs qui sont inscrits Diminuer de moitié la proportion des flux d'aide aux Montant des flux d'aide de chaque PTF i) au total ii)
alignés sur les priorités dans les budgets nationaux secteurs non inscrits dans les budgets nationaux (et au inscrits dans le budget du Gabon. Un questionnaire de
nationales moins 85 % des aides sont inscrites dans les budgets) collecte de ces informations a été établi et distribué à
tous les PTF.

4 Renforcer les capacités par des Pourcentage des appuis des PTF au renforcement des 50 % des montants d'aide de coopération technique sont Montant des aides délivrées en assistance technique i)
appuis coordonnés capacités qui sont délivrés à travers des programmes délivrés à travers des programmes coordonnés et au total, ii) délivrés à travers des programmes
coordonnés et intégrés dans les stratégies de développement intégrés dans les stratégies de développement des pays coordonnés et intégrés dans le DSCRP. La collecte des
des pays données est en cours.

5a Utilisation des systèmes Pourcentage des flux d'aide utilisant les systèmes nationaux Pays A (score de 5 ou plus dans les critères de gestion Montant des aides de chaque PTF i) au total, ii) ne
nationaux de gestion des de passation de marchés et de gestion des finances publiques des finances publiques du CPIA) : réduire des deux tiers transitant pas par le budget du Gabon
finances publiques (en qui i) suivent les bonnes pratiques ou ii) font l'objet d'un les flux d'aide au secteur public qui n'utilisent pas les
pourcentage des aides) programme de réforme en cours pour atteindre ces bonnes systèmes nationaux de gestion des finances publiques
pratiques
Pourcentage des flux d'aide utilisant les systèmes nationaux pays B (score compris entre 3,5 et 4,5 dans les critères Montant des aides de chaque PTF i) au total, ii) ne
de passation de marchés et de gestion des finances publiques de gestion des finances publiques du CPIA) : réduire transitant pas par le budget du Gabon
qui i) suivent les bonnes pratiques ou ii) font l'objet d'un d'un tiers les flux d'aide au secteur public qui n'utilisent
programme de réforme en cours pour atteindre ces bonnes pas les systèmes nationaux de gestion des finances
pratiques publiques
Utilisation des systèmes Pourcentage de PTF utilisant les systèmes nationaux de Pays A (score de 5 ou plus dans les critères de gestion Chaque PTF mobilise t-il son aide en suivant les
nationaux de gestion des passation de marchés et de gestion des finances publiques des finances publiques du CPIA) : 100 % des PTF procédures budgétaires du Gabon ?
finances publiques (en qui i) suivent les bonnes pratiques ou ii) font l'objet d'un utilisent les systèmes nationaux de gestion des finances
pourcentage de PTF) programme de réforme en cours pour atteindre ces bonnes publiques
pratiques
ANNEXE 13
Page 2 sur 3
Pourcentage de PTF utilisant les systèmes nationaux de pays B (score compris entre 3,5 et 4,5 dans les critères Chaque PTF mobilise t-il son aide en suivant les
passation de marchés et de gestion des finances publiques de gestion des finances publiques du CPIA) : 90 % des procédures budgétaires du Gabon ?
qui i) suivent les bonnes pratiques ou ii) font l'objet d'un PTF utilisent les systèmes nationaux de gestion des
programme de réforme en cours pour atteindre ces bonnes finances publiques
pratiques
5b Utilisation des systèmes Pourcentage des flux d'aide utilisant les systèmes nationaux Pays A (score de 5 ou plus dans les critères de gestion Montant des aides au secteur public de chaque PTF i)
nationaux de passation des de passation de marchés et de gestion des finances publiques des finances publiques du CPIA) : réduire des deux tiers au total, ii) n'utilisant pas les procédures de passation
marchés (en pourcentage des qui i) suivent les bonnes pratiques ou ii) font l'objet d'un les flux d'aide n'utilisant pas les systèmes nationaux de des marchés du Gabon
aides) programme de réforme en cours pour atteindre ces bonnes passation des marchés
pratiques
Pourcentage des flux d'aide utilisant les systèmes nationaux Pays B (score compris entre 3,5 et 4,5 dans les critères Montant des aides au secteur public de chaque PTF i)
de passation de marchés et de gestion des finances publiques de gestion des finances publiques du CPIA) : réduire au total, ii) n'utilisant pas les procédures de passation
qui i) suivent les bonnes pratiques ou ii) font l'objet d'un d'un tiers les flux d'aide n'utilisant pas les systèmes des marchés du Gabon
programme de réforme en cours pour atteindre ces bonnes nationaux de passation des marchés
pratiques
Utilisation des systèmes Pourcentage de PTF utilisant les systèmes nationaux de Pays A (score de 5 ou plus dans les critères de gestion chaque PTF mobilise t-il son aide en suivant les
nationaux de passation des passation de marchés et de gestion des finances publiques des finances publiques du CPIA) : 100 % des PTF procédures de passation des marchés du Gabon (code
marchés (en pourcentage de qui i) suivent les bonnes pratiques ou ii) font l'objet d'un utilisent les systèmes nationaux de passation des des marchés publics) ? Le CPAR offre un cadre
PTF) programme de réforme en cours pour atteindre ces bonnes marchés approprié de dialogue sur ce thème.
pratiques
Pourcentage de PTF utilisant les systèmes nationaux de Pays B (score compris entre 3,5 et 4,5 dans les critères Chaque PTF mobilise t-il son aide en suivant les
passation de marchés et de gestion des finances publiques de gestion des finances publiques du CPIA) : 90 % des procédures de passation des marchés du Gabon (code
qui i) suivent les bonnes pratiques ou ii) font l'objet d'un PTF utilisent les systèmes nationaux de passation des des marchés publics) ?
programme de réforme en cours pour atteindre ces bonnes marchés
pratiques
6 Renforcer les capacités en Nombre d'unités de gestion de projet parallèles par pays réduire de deux tiers le nombre d'unités de gestion de Nombre d'unités de gestion de projet "parallèles" (hors
évitant les structures parallèles projet parallèles administration et hors système national)
de gestion de projet

7 L'aide est plus prévisible Pourcentage des décaissements d'aide réalisés selon des Réduire de moitié la proportion des aides non décaissés Pour chaque PTF, montant des aides i) prévues dans
calendriers approuvés et intégrés dans des cadres annuels ou dans l'année par rapport aux prévisions l'année, ii) décaissées dans l'année
pluri-annuels

8 L'aide est déliée Pourcentage d'aide bilatérale qui est délié Evaluation des progrès en continu dans le temps Pour chaque PTF, montant de l'aide i) liée, ii) déliée

9 Utilisation d'arrangements ou de Pourcentage d'aide intégré dans des approches-programmes 66% des flux d'aide sont intégrées dans des approches- Pour chaque PTF, montant des aides i) au total, ii)
procédures communs programmes intégrées dans des approches-programmes (forêt,
transports, etc ..)

10a Réalisation de missions Pourcentage de missions dans les pays qui sont conjointes 40 % des missions dans les pays sont conjointes Pour chaque PTF, nombre de missions au Gabon i) au
conjointes (réalisées par au moins 2 PTF) total, ii) réalisées conjointement avec un ou plusieurs
autres PTF
ANNEXE 13
Page 3 sur 3
10b réalisation de travaux / études / pourcentage de travaux / études / revues qui sont conjointes 66 % des travaux / études / revues sont menés Pour chaque PTF, nombre de travaux/études/revues
revues conjointes conjointement (par au moins 2 PTF) (RDP, FIAS, CPAR, ...) i) au total, ii) menés
conjointement avec un ou plusieurs autres PTF

11 cadres d'actions orientés vers les nombre de pays avec des cadres d'évaluation des réduire d'un tiers la proportion de pays n'ayant pas de Les PTF estiment que le Gabon ne dispose pas d'un
résultats performances, transparents et avec indicateurs de suivi, pour cadres d'évaluation des performances, transparents et cadre d'évaluation transparent et avec indicateurs de
suivre les progrès de l'exécution i) des stratégies nationales avec indicateurs de suivi, pour suivre l'exécution i) de suivi de son DSCRP et de ses programmes sectoriels
de développement, ii) des programmes sectoriels leur stratégie nationale de développement, ii) de leurs
programmes sectoriels
12 redevabilité mutuelle nombre de pays qui mettent en oeuvre des évaluations 100 % des pays ont mis en oeuvre des évaluations Les PTF estiment que le Gabon n’a pas encore mis en
mutuelles de leur progrès en vue de réaliser leurs mutuelles de leur progrès en vue de réaliser leurs oeuvre une évaluation mutuelle de ses progrès par
engagements en matière d'efficacité de l'aide, y compris engagements en matière d'efficacité de l'aide, y compris rapport à ses engagements en matière d'efficacité de
ceux pris dans le cadre de la déclaration de Paris ceux pris dans le cadre de la déclaration de Paris l'aide

Source : Coordination des Bailleurs de Fonds au Gabon