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ISCAE 3ème année GE

Institut Supérieur de Commerce et


d’Administration des Entreprises

Mémoire de fin d’étude sous le thème:


Le financement des PME au Maroc : Enjeux et
solutions

Réalisé par : Encadré par :


Rita SEBTI Mr. Fawzi BRITEL
Option Finance d’entreprise Expert Comptable DPLE
Programme- Grande Ecole & Professeur à l’ISCAE

Mémoire de fin d’étude -1- Juin 2014


ISCAE 3ème année GE

CITATION

« Chaque bonne réalisation, grande ou petite, connait ses


périodes de corvées et de triomphes; un début, un combat
et une victoire. » De Mahatma Gandhi

Mémoire de fin d’étude -2- Juin 2014


ISCAE 3ème année GE

REMERCIEMENTS

La réalisation de ce mémoire a été possible grâce au concours de plusieurs personnes à qui je


voudrais témoigner toute ma reconnaissance et ma gratitude.

Je voudrais adresser toute ma gratitude à l’encadrant de ce mémoire, Mr. Fawzi BRITEL,


que j’admire et je respecte, pour sa patience, sa disponibilité, et surtout ses judicieux conseils,
qui ont contribué à alimenter ma réflexion.

Je désire aussi remercier les professeurs de l’ISCAE qui m’ont fourni les outils nécessaires à
la réussite de mes études universitaires.

Je ne manquerais pas d’exprimer mes sincères remerciements à mes chers parents pour leur
encouragement, et leur soutien inconditionnel, tout au long de mon parcours estudiantin.

À tous ces intervenants, je présente mes remerciements, mon respect et ma gratitude.

Mémoire de fin d’étude -3- Juin 2014


ISCAE 3ème année GE

SOMMAIRE

Introduction………………………………………………………………………………5
I. Les difficultés liées au financement des PME au Maroc............................6
1. Les enjeux du développement des PME au Maroc............................................11
1.1 Le rôle des PME dans le développement économique et social au Maroc...........11
1.2 Forces et faiblesses de la PME au Maroc……………………………………….13
1.3 Les principaux obstacles à la reconnaissance et au développement………….....17
1.4 Les réformes du gouvernement pour encourager le développement des PME....18
2. Problématique du financement des PME……………………………………...21
2.1 Conditions désavantageuses pour le financement des PME…………………....21
2.2 Canal de financement unique et insuffisance des crédits………………………22
2.3 Canal de financement unique presque fermé…………………………………..22
2.4 L’inutilité des fonds et garanties……………………………………………….23
2.5 Les PME comptent sur l’accumulation du crédit personnel du dirigeant……..24
2.6 Restriction des caractéristiques du financement………………………………24
1. Les actions à mener pour pallier aux problèmes de financement des
PME…………………………………………………………………………………25
1. Analyses du questionnaire adressé aux PME et banques…………………….26
1.1 Analyse du questionnaire adressé aux PME………………………………...26
1.2 Analyse du questionnaire adressé aux banques……………………………..42
2. Recommandations pour améliorer le choix de financement des PME……..44
2.1 Promotion de la gouvernance au sein des PME……………………………..44
2.2 Renforcement des fonds propres……………………………………………46
2.3 Renforcement du rôle du système bancaire…………………………………46
2.4 Dynamisation de la Bourse de Casablanca………………………………….47
2.5 Développement du capital risque…………………………………………....47
3. Recommandations pour encourager le développement des PME…………..47
3.1 Faire évoluer la définition des PME………………………………………...47
3.2 Favoriser la recherche et le développement dans les PME innovantes…….48
3.3 Améliorer la compétitivité de la fiscalité marocaine……………………....48
3.4 Inciter au partage du risque avec les collectivités locales………………….48
3.5 Prioriser l’information et la planification stratégique……………………...48

Conclusion…………………………………………………………………………….49
Annexes...........................................................................................................................51

Mémoire de fin d’étude -4- Juin 2014


ISCAE 3ème année GE

INTRODUCTION

Les petites entreprises est l’un des acteurs du monde économique les plus souvent cités par les
décideurs et responsables de la politique économique. Elles composent l’essentiel du tissu
économique, la rendant actuellement au Maroc, l’objet d’une étude particulière dans la
mesure où elles jouent un rôle important dans la dynamique économique et constituent de
véritables facteurs pour la promotion de l’emploi et le partage des richesses.

Aujourd’hui, le Maroc est conscient de la nécessité du développement des PME, surtout après
les aspirations du pays, dès les années 60, d’inscrire l’industrialisation parmi les objectifs du
développement. On ne compte plus seulement sur les grandes unités industrielles pour arriver
à ces fins. Il s’est avéré donc nécessaire de développer des PME capables de promouvoir
l'économie nationale et de donner une nouvelle poussée en avant.

La PME est dotée d'un certain nombre d'atouts considérables. Cette catégorie d'entreprise peu
capitaliste, mais dont la contribution à l'emploi est intéressante, surtout dans un pays comme
le Maroc où le problème du chômage tend à s'intensifier chaque année, permet de
décentraliser les investissements, de mobiliser l'épargne privée, et par conséquent de favoriser
la régionalisation et enfin, rationaliser la production par la diminution des coûts qui permet
l'amélioration de la concurrence de l'économie sur les marchés étrangers.

En effet, au Maroc Les PME représentent plus de 95% des entreprises, occupent 50% des
salariés, réalisent 31% des exportations et 51% des investissements nationaux et 40% de la
production. Cependant sa participation au PIB se limite seulement à environ 20% contre 60%
dans certains pays, cela peut s'expliquer par le nombre flagrant d'entraves à qui se heurte la
PME marocaine surtout sur le plan administratif et aux difficultés d'accéder aux sources de
financement ce qui limite son progrès.

Aujourd’hui les PME se distinguent de par leur capacité à croître après leur naissance. Le
décalage de croissance est principalement dû aux difficultés que rencontrent les PME à se
financer adéquatement et suffisamment durant les premières phases de leur développement.
En outre, il est indéniable de faire face dans les premières années à un besoin de financement
nécessaire pour développer l’offre et investir dans de nouvelles recrues, sauf que ce besoin
s’accentue d’autant que les banques et les bailleurs de fonds se montrent réticentes.

De ce fait nous allons présenter dans une première partie les difficultés liées au financement
des PME au Maroc, en mettant au clair les enjeux du développement de celles-ci et en
appréhendant par la suite les problématiques liées au financement.

La deuxième partie de ce mémoire est consacré aux solutions proposées afin de pallier aux
problèmes de financement des PME au Maroc.

Mémoire de fin d’étude -5- Juin 2014


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1. Les difficultés liées au


financement des PME au
Maroc

Mémoire de fin d’étude -6- Juin 2014


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Les économistes et les pouvoirs publics accordent, depuis quelques années, une importance
particulière et une attention croissante aux PME. Ces dernières sont considérées comme des
acteurs importants de l’économie en termes d’innovation et de création d’emplois. Cependant,
les conditions de leur développement freinent de plus en plus leur grande envie à grandir
parmi les leaders mondiaux.

Cela nous mène à se poser la question suivante : Existe-il des entreprises, telle que Google,
qui sont arrivées à se hisser aux premiers rangs mondiaux après une croissance autonome,
sans avoir été acquises par un grand groupe ?

Il est indéniable que plusieurs facteurs ont une incidence directe sur les conditions de
développement des PME ainsi que sur leur croissance. La première partie de ce mémoire a
pour but de se concentrer sur la thématique spécifique de développement des PME, avant bien
même d’appréhender les problématiques liées au financement de celles-ci.

Il convient avant de pousser notre réflexion sur les enjeux du développement des PME au
Maroc, de parler du poids de présenter celles-ci.

La définition de la PME au Maroc a évolué en fonction des dispositions contenues


dans les différents textes ayant cherché à encourager cette catégorie d’entreprises en raison de
sa taille réduite et sa fragilité relative. Parmi ces textes, on peut citer : la procédure simplifiée
accélérée de 1972, le code des investissements de 1983, la définition de Bank Al Maghrib de
1987, …

La définition qui est actuellement en vigueur est celle proposée par la Charte de la
PME. Au sens de celle-ci on entend par Petite et Moyenne Entreprise, toute entreprise gérée
et/ou administrée directement par les personnes physiques qui en sont les propriétaires,
copropriétaires ou actionnaires, et qui n'est pas détenue à plus de 25% du capital ou des droits
de vote par une entreprise ou conjointement par plusieurs entreprises ne correspondant pas à
la définition de la P.M.E. Ce seuil peut être dépassé si l'entreprise est détenue par :

 Des fonds collectifs d'investissement,


 Des sociétés d'investissement en capital,
 Des organismes de capital risque,
 Des organismes financiers dûment autorisés à faire appel à l'épargne publique en vue
d'effectuer des placements financiers, à condition que ceux-ci n'exercent, à titre
individuel ou conjointement, aucun contrôle sur l'entreprise.

En outre, les P.M.E. doivent répondre aux conditions suivantes :

a) Pour les entreprises existantes, avoir un effectif permanent ne dépassant pas deux
cents personnes et avoir réalisé, au cours des deux derniers exercices, soit un chiffre
d'affaires annuel hors taxes n'excédant pas soixante-quinze millions de dirhams, soit
un total de bilan annuel n'excédant pas cinquante millions de dirhams ;

Mémoire de fin d’étude -7- Juin 2014


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Lorsqu'il s'agit d'une P.M.E. qui détient directement ou indirectement plus de 25% du capital
ou des droits de vote dans une ou plusieurs entreprises, il est fait addition des effectifs
permanents et des chiffres d'affaires annuels hors taxes ou des totaux des bilans annuels de
ladite P.M.E. et des autres entreprises précitées, sans toutefois que le total de chacun de ces
critères dépasse les seuils fixés ci-dessus.

b) pour les entreprises nouvellement créées, engager un programme d'investissement


initial global n'excédant pas vingt-cinq millions de dirhams et respecter un ratio
d'investissement par emploi de moins de deux cent cinquante mille dirhams.

On entend par entreprise nouvellement créée, toute entreprise ayant moins de deux
années d'existence.

Faute de trouver des chiffres récents sur les PME ainsi que leur répartition par secteur ou par
région, on se basera dans ce mémoire sur la dernière étude faite par le ministère des finances
et de la privatisation et qui date de l’année 2000.

La PME est présente dans tous les secteurs de l’activité économique marocaine :
l’industrie, l’artisanat et le BTP, les commerces et enfin les services qui englobent le
tourisme, les communications, les transports, les services financiers,…

Dans le domaine industriel en particulier, la PMI représente près de la moitié des


emplois et se répartie comme suit : textile et habillement (35%), chimie et parachimie (26%),
agro-alimentaire (24%), mécanique et la métallurgie (12%), électrique et électronique (3%).

Dans le secteur artisanal, la PME prédomine encore plus dans la pêche, la sylviculture,
l’élevage, et surtout dans les métiers traditionnels à forte valeur ajoutée culturelle et sociale
(tapis, produits de terre, métaux, cuir, couture traditionnelle, etc.). La PME accuse également
une présence très remarquée dans le secteur du BTP où mis à part la production des matériaux
de construction (sidérurgie , cimenteries, fabrication de conduites) la grande majorité
des entreprises marocaines de construction entrent dans cette catégorie.

Le secteur du commerce est constitué dans presque son intégralité de PME. Dans le
secteur des services, et tout d’abord dans le tourisme, la PME constitue un outil
privilégié dans la promotion de l’hôtellerie, de la restauration et des agences de voyages.

Par ailleurs, les grandes mutations liées aux technologies de l’information qu’a connues
le secteur des communications, combinées à sa privatisation, ont engendré une
apparition de PME nouvelles dans les services de l’internet, des publiphones, de la téléphonie
sans fil, de l’audio-visuel et de la réception par satellites, …

La PME a également accusé une présence de plus en plus remarquée dans le domaine des
transports urbains et interurbains depuis leur privatisation au milieu des années 90.

Mémoire de fin d’étude -8- Juin 2014


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Enfin, la réforme du marché financier et la dynamisation de la bourse ont, aussi, engendré la


création de PME nouvelles tel qu’intermédiaires boursiers, sociétés de crédit à la
consommation, intermédiaires d’assurances,…

Sur la base de l’enquête de 1995 réalisée par la Direction de la Statistique à travers le


dépouillement du fichier fiscal, et si l’on adopte la définition de la PME retenue lors
de l’élaboration du Plan Economique et Social, une image de celle-ci peut être esquissée de
la manière suivante.

L’importance des PME dans le tissu productif national

La PME représente 98% de l’ensemble du tissu productif national. La part des PME est
de plus de 90% dans toutes les branches d’activité sauf celle de la production et
distribution d’électricité, gaz et eau, où cette participation est uniquement de 50%.

Source : www.Finance.gov.ma

Mémoire de fin d’étude -9- Juin 2014


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La participation des PME dans la création de la valeur ajoutée globale est de 21%.
Cette participation est très variable allant de 0,2% pour la branche de la production et
distribution d’électricité, gaz et eau, à 73% pour la branche de l’immobilier et services aux
entreprises. Elle s’élève à 20% dans le cas des industries manufacturières.

Source : www.Finance.gov.ma

Répartition des PME par branche d’activité économique


En terme de nombre d’entreprises, le tissu des PME est composé d’abord par les
activités de commerce et réparations (30%), suivies des activités de l’immobilier et services
aux entreprises (22%), et des industries manufacturières (15%).

Transports et Activités financières; 2%


communications; 4% Immobilier, location et
services rendus aux
Hôtels et restauration; 4% entreprises; 22%

Commerce et réparations;
30%

Autres services; 10%

Agriculture, chasse et
syviculture; 1%

Pêche et aquaculture; 1%
Electricté, gaz et eau ; 0%
Industries extratives; 1%

BTP; 11%
Industries
manufacturières; 15%

Mémoire de fin d’étude - 10 - Juin 2014


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Malgré leur part de 15% dans la population des PME, Les industries manufacturières génèrent
la plus grande valeur ajoutée avec une contribution de 37%. Elles sont suivies des activités de
commerce et réparations (19%) et de l’immobilier et services aux entreprises (13%).

Immobilier, location et
Transports et Activités financières; 3% services rendus aux
communications; 6% entreprises; 13%
Autres services; 3%
Agriculture, chasse et
Hôtels et restauration; 3% syviculture; 1%

Pêche et aquaculture; 2%
Commerce et réparations;
19% Industries extratives; 1%

Electricté, gaz et eau ; 0%

BTP; 12%
Industries manufacturières;
37%

1. Les enjeux du développement des PME au Maroc


1.1 Le rôle des PME dans le développement économique et social au Maroc
Les petites et moyennes entreprises (PME) jouent un rôle économique et social très important,
à la fois par leur importance dans le tissu économique et par la création d’emplois, un rôle
fortement apprécié en ces périodes de crise et d’aggravation des chiffres du chômage. Au
Maroc le développement des PME peut aider à affronter de nombreux défis liés au
développement économique, à un taux de chômage très élevé, aux développements
démographiques et à la nécessité de changement structurel.

Le développement des PME offre de nombreuses possibilités d’emploi ce qui peut aider à
baisser le taux de chômage et à faire face aux défis démographiques de populations en pleine
croissance. En outre, le développement du secteur des PME peut aider à renforcer la
concurrence et la productivité et stimulera donc la croissance du revenu global et du revenu
par habitant. Ce développement stimulera également la transformation structurelle, un secteur
des PME sain étant associé à l’innovation et à une mise à niveau technologique.

Tous ces développements positifs devraient aider à créer de meilleures possibilités, tant au
niveau économique qu’au niveau politique, qui permettront de transformer des projections
démographiques décourageantes et potentiellement sources d’aggravation de la pauvreté et de
l’instabilité en une force entraînant un changement positif. Il n’est dès lors pas exagéré

Mémoire de fin d’étude - 11 - Juin 2014


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d’affirmer que les PME ont la possibilité d’agir en tant que principaux vecteurs de
développement du pays.

Le développement du secteur des PME est donc très important pour le Maroc. Le
développement durable du pays nécessite la diffusion d’une culture de la promotion des
investissements et des territoires parmi les acteurs locaux, pour un meilleur partage des
investissements, des emplois et richesses, face à une concurrence qui s’intensifie.

Les défis pour le développement des PME au Maroc

La structure de l’économie est fortement orientée soit vers les entreprises à grande échelle,
soit vers les grandes entreprises d’État et de l’administration d’État, soit vers les grandes
entreprises privées des secteurs énergétique, pétrochimique, minier, agroalimentaire,
immobilier ou touristique. Les PME tendent à fournir les sections de basse et moyenne
technologie de l’économie et leur productivité est généralement faible. Dans de nombreuses
industries, les possibilités pour les PME d’entrer sur les marchés sont par ailleurs souvent
restreintes par des structures de marché monopolistiques, ce qui freine leur activité.

Ainsi, la taille réduite du secteur des PME s’explique surtout par le fait que les défis auxquels
la région est confrontée sont aussi les facteurs qui créent de fortes barrières à l’entrée sur le
marché et au développement des PME. De manière générale, l’environnement des entreprises
est défavorable dans la zone méditerranéenne.

Les collectivités territoriales et le développement des PME


Les autorités régionales et locales jouent un rôle très important pour le développement du
secteur des petites et moyennes entreprises, et en même temps le développement économique
au niveau territorial aide à améliorer la gouvernance.

Il est important de rappeler que la compétitivité des économies nationales est souvent fondée
sur des zones géographiquement limitées – et donc régionales ou locales –, qui sont à leur tour
souvent composées d’un grand nombre de PME. Ces "pôles industriels" soulignent
l’importance considérable de l’entreprenariat et des PME aux niveaux local et régional et il
est très important d'augmenter les interactions et la coopération entre les collectivités
territoriales et les PME. Les administrations territoriales de la zone méditerranéenne
pourraient mieux évaluer comment certains facteurs peuvent aider à stimuler la croissance
économique. Par exemple, le développement de pôles industriels s’accompagne de plusieurs
avantages, comme un meilleur accès pour les entreprises à des travailleurs qualifiés et à des
fournisseurs compétitifs, un renforcement des liens et des complémentarités entre des secteurs
qui se trouvent à différentes étapes de la production, un meilleur accès à des informations
spécialisées et aux sources de financement et de capitaux propres, un relâchement des
contraintes liées à l’asymétrie de la coordination et de l’information, et un accès facilité aux
services publics fournis du fait de la demande importante créée par le pôle industriel.

Mémoire de fin d’étude - 12 - Juin 2014


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1.2 Forces et faiblesses des PME au Maroc


Les forces des PME au Maroc
On ne peut pas considérer la PME comme modèle simple d’une grande entreprise qu’on
réduit. Elle est une entité propre qui possède des atouts originaux, qui sont principalement au
nombre de trois :

A- La flexibilité

La flexibilité peut être définie comme la capacité de s'adapter rapidement aux variations
qualitatives et quantitatives de l'environnement. La capacité d'adaptation à la conjoncture est
essentielle, cette qualité se trouve en particulier chez les PME. Cela revient à dire que les
grandes entreprises se caractérisent par une certaine rigidité de structure défavorable à
l'adaptation rapide au changement, elles sont souvent handicapées et paralysées par leur
bureaucratie interne et la longueur de leur communication. Le tissu de la PME réagit à un
déséquilibre économique de manières différentes selon des situations respectives des
entreprises.

B- L'efficacité

Etant donné que les charges de structures sont plus faibles dans ce type d'entreprise. Les PME
vont obtenir par conséquent un coût de revient plus faible que celui des grandes firmes. De ce
fait elles peuvent aisément maîtriser l'ensemble des données de leur environnement

C- La qualité et simplicité des relations sociales

La modestie de la taille des PME leur permet une gestion du personnel plus efficace et plus
économe : Plus efficace parce qu'elle se traduit souvent par une grande souplesse d'utilisation
de la main d'œuvre et par une meilleure implication de celle-ci. Plus économe parce que la
main d'œuvre y est en générale moins qualifiée et peu syndicalisée ce qui tend à réduire le
coût du travail.

Les faiblesses des PME au Maroc

La PME soufre d'un ensemble d'handicapes aussi multiples que divers qui se situent presque
au niveau de toutes ses fonctions et réduisent de ce fait ses capacités de production et de
commercialisation.

A- Le rôle de la personne du dirigeant

L'une des caractéristiques propres aux PME marocaines réside dans le rôle que joue la
personne du dirigeant. Non seulement il cumule les fonctions techniques commerciales et
financières mais en outre il assume le plus souvent seul la responsabilité de son affaire. Cette
concentration des tâches de gestion entre ses mains le rassure certainement dans la mesure où
il est informé de ce qui se passe à l'intérieur de l'entreprise, mais en contre partie, elle ne lui
permet pas d'optimiser la rentabilité de son temps et par conséquent il devient sous- informé
des réelles potentialités de son entreprise, et perd ses premiers objectifs et sa mission initiale

Mémoire de fin d’étude - 13 - Juin 2014


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d'élaborer ses stratégies de conquête de nouveaux marchés et de développement de son


entreprise.

La grande majorité des dirigeants sont des hommes de production ou de commerce sans
grande expérience dans le domaine de Finance, Marketing, Comptabilité, Approvisionnement,
gestion de stocks. Or, il faut savoir gérer une entreprise dans son ensemble et saisir les
interrelations qui existent entre ses diverses fonctions.

Cependant, si actuellement on assiste à une accélération du taux d'échec au niveau des jeunes
PME, ceci n'est pas dû seulement à la conjoncture ou à l'environnement économique mais
également aux erreurs commises par leurs dirigeants à titre d'exemple:

 La stratégie de se limiter à un seul client alors qu'il faudrait mieux diversifier la clientèle.
 Par son style de management, le dirigent de la PME instaure inconsciemment un esprit
défavorable au développement de l'entreprise (perte de tout comportement créatif de son
personnel) et dont les conséquences se traduisent par l'alourdissement des charges, la
baisse de la productivité et de la rentabilité de l'entreprise et la détérioration du climat
social.
 La négligence du besoin en fonds de roulement. En effet afin d'accrocher des nouveaux
clients, le dirigeant leur accorde des délais de paiement plus long, alors qu'il doit régler
ses fournisseurs dans un délai beaucoup plus court.
 La peur de travailler dans le « claire » situation qui l'expose au poids de la fiscalité et qu'il
qualifie de très pénalisante pour sa société.
 Pour l'amélioration du niveau de formation de son personnel, ni l'importance ni le besoin
en formation sont considérés à leur juste valeur.
 Pour des raisons culturelles (crainte de révéler le secret de son affaire), mais aussi
financières, le conseil externe sous toutes ses formes (études, consultations pour les
questions techniques, financières, juridiques..) est considéré comme peu important et ne
mérite pas le prix demandé.
 La décision de recrutement d'un cadre, lorsqu'elle est prise, n'est que rarement
accompagnée des taches qui lui seront confiées.
 L'insuffisance des technologies locales et l'adoption de technologies avancées des pays
industrialisés inadaptées aux spécificités locales (fortes intensités capitalistiques, création
d'emploi coûteux, surcoûts, gaspillage de ressources).

B- Absence de facteurs de compétitivité :

Manque d'informations

Le contexte économique marocain se caractérise par le manque d'informations sur son


organisation et son fonctionnement.

Cependant Les PME n'ont pas les moyens (humains, financiers, matériels) d'avoir une
intelligence économique propre, elles ont pourtant un besoin crucial d'information qui diffère

Mémoire de fin d’étude - 14 - Juin 2014


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suivant leur objectif : opportunités d'investissement, normes, nouveautés technologiques,


marchés et produits nouveaux, etc...

Les statistiques sont faibles en dehors de celles de Bank al Maghrib et l'office de change. Le
créateur d'entreprise n'a pas d'informations précises sur les branches d'activités et plus
particulièrement sur les créneaux qui peuvent l'intéresser sans investigation personnelle. Ces
investigations sont généralement partielles, incomplètes et parfois erronées. Il n'existe pas
encore au Maroc de base de données informatisées et actualisées.

Très vite les données qui ont pu être collectées dans le cadre des études sectorielles
vieillissent et perdent leur intérêt en l'absence de cette actualisation nécessaire.

Insuffisance d'accès aux nouvelles technologies et l'innovation

L'une des faiblesses aujourd'hui soulignées pour les PME Marocaines est leur accès
insuffisant aux technologies nouvelles et à l'innovation, cette faiblesse sera d'autant plus
handicapante que l'économie marocaine s'ouvre à la concurrence internationale. Or, il est
également établit que le niveau de développement technologique et scientifique d'un pays est
à l'image de son progrès économique et que la volonté d'accroître ce dernier nécessite une
intégration et une gestion des technologies nouvelles importées puis régénérées sur place.
L'exemple du japon des années 60 et plus récemment des pays d'Asie du Sud -Est est édifiant
à cet égard.

Au Maroc, une déconnexion évidente entre les quelques centres de recherche universitaires et
les PME, les moyens matériels et humains sont faibles, l'ouverture et la coopération avec des
centres étrangers plus développées sont limitées, les centres de recherche privés ou de grandes
entreprises demeurent peu nombreux et à portée réduite. Le plus grave, semble être un certain
désintérêt de la puissance publique et des décideurs des entreprises à l'égard de la recherche et
du développement technologique. Sans doute, le manque des ressources humaines
suffisamment formées et qualifiées, le faible niveau général de qualification technique et bien
sur l'insuffisance des moyens financiers sont autant de facteurs explicatifs de ce sous-
développement technologique et technique de nos PME.

L'innovation, même relative est faible dans nos PME, le financement de cette dernière est
inexistant et les structures d'assistance aux innovateurs sont absentes. Il y a un manque de
canaux structurels et organisés d'alimentation en informatique et d'apport de connaissances en
provenances de l'étranger pouvant nous irriguer avec continuité et permettant aux entreprises
d'intégrer ce qui se passe ailleurs.

Le manque de personnel qualifié

Les PME se plaignent d'une manière générale de manque de personnel qualifié notamment
dans les services, et surtout de ne pas trouver à l'embauche à presque tous les niveaux des
personnes spécialisés correspondant aux emplois offerts. Cette remarque vaut d'ailleurs
également pour les grandes entreprises, mais la situation se trouve aggravée chez les PME par

Mémoire de fin d’étude - 15 - Juin 2014


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les méthodes même de caractère passif, qu'elles suivent en matière d'embauche , celles-ci sont
faites au coup par coup sous la pression des événements immédiats : par retenue d'une
candidature spontanée, recommandé par un membre de la famille, ce qui mène à des erreurs
nombreuses, multiples essais, coût et perte de temps.

C- Les difficultés financières

Les principales difficultés dont souffrent les PME sont de caractère financier, ce qui menace
leur existence. Ces difficultés trouvent leurs explications dans plusieurs raisons, d'abord il y'a
une relative instabilité de leur autofinancement comparé à celui des plus grandes entreprises.

Ensuite, en ce qui concerne les crédits, la banque intervient dans le financement des projets
des PME suivant une étude de faisabilité laquelle est fondée sur des données techniques et
économico-financières, afin de voir si le projet est fiable et si ce serait possible que la banque
le finance. Certains promoteurs estiment que la banque refuse de financer leurs projets mais
occultent les raisons qui ont motivé le refus.

Enfin les autres moyens de financement (le capital risque- financement via le marché
boursier-le crédit bail) ne sont pas bien exploités par les PME pour maintes raisons que la
deuxième partie va traiter avec détail.

D- Contraintes d'accès aux marchés et aux zones et locaux d'implantation

Contraintes liées à l'accès aux marchés

Le soutien pour l'accès au marché constitue un des moyens pour pérenniser la PME, qu'il
s'agisse de l'accès au marché local où l'Etat mobilise des ressources budgétaires importantes
dans le cadre des marchés publics ou aux marchés extérieures par l'accompagnement de la
PME à l'exportation. Mais très souvent les PME évitent d'accéder aux différents marchés
(publics, extérieurs) et ce pour plusieurs raisons:

 La plupart des gros donneurs d'ordre privilégient les grandes structures.


 Les dispositions réglementaires inadaptées aux PME.
 Le manque d'informations sur les organismes internationaux à contacter, les opportunités
d'affaires....
 Les difficultés d'accès au financement à l'exportation.
 L'insuffisance du concept d'ouverture sur l'extérieur.

L'analyse de l'état des lieux permet de constater globalement que par sa taille et sa structure,
la PME ne peut accéder facilement aux marchés publics et ne peut, à elle seule faire face à la
complexité et aux coûts d'approches des marchés extérieurs.

Mémoire de fin d’étude - 16 - Juin 2014


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1.3 Les principaux obstacles à la reconnaissance et au développement


Il est indéniable qu’il existe plusieurs obstacles qui freinent le développement des PME et leur
reconnaissance sur le marché financier.

 La difficulté à distinguer la situation financière de l'entreprise auprès des propriétaires


 Surveillance plus exigeante
 Variance large de la rentabilité et de la croissance
 Relation personnelle entre les entreprises et les parties prenantes
 Bons principes de gouvernance d'entreprise difficiles à appliquer dans les entreprises
familiales
 Asymétrie de l'information
 Rigidités et distorsions structurelles:
1. Domestique déséquilibre épargne-investissement
2. Cadre juridique, institutionnel et réglementaire
3. Structure du système financier

Résultat: Des exigences de garantie élevées, des taux élevés de rejet, une finance informelle,
et des problèmes particuliers pour les entreprises ayant des actifs incorporels.

De nombreuses contraintes se tiennent devant l'évolution des PME marocaines. Ces


contraintes peuvent être classées en deux catégories: les facteurs intrinsèques de la société
elle-même et les facteurs externes.

Facteurs internes

On peut citer plusieurs facteurs qui ne favorisent pas le développement des PME locales. Il est
question dans un premier temps de la fragilité de leurs structures et du fait qu’ils sont en
médiocre capitalisation. En outre, les PME manquent financièrement et techniquement de
moyens et ils ont souvent un manque de gestion du capital humain, de la formation et des
compétences. Ceci est le plus souvent traduit par une sous-performance des PME marocaines,
une compétitivité insuffisante et un taux d'échec élevé.

En ce qui concerne les facteurs externes, La faiblesse des PME a pour cause aussi la
bureaucratie lourde et les désavantages fiscaux. Les enjeux liés au financement sont
également très essentiels à évoquer, souvent cités parmi les principaux défis auxquels est
confronté le développement des PME au Maroc. Ces défis rendent le développement des PME
et de changement très difficile, et poussent à se concentrer sur la survie de la firme beaucoup
plus que sur l’innovation, à la place de l'innovation contrairement aux pays développés.

La question du financement est la contrainte la plus flagrante pour les PME marocaines, vu
que c’est un élément important qui bloque leur croissance. Les difficultés rencontrées par les
PME dans le cadre du financement sont dues à plusieurs facteurs.

Le premier facteur concerne la réticence et la prudence des banques à octroyer des prêts au
PME ou autrement dit à les financer vu le manque de liquidité et la forte concurrence pour les
prêts en particulier quand il s'agit de PME qui sont en phase d’extension ou de création.

Mémoire de fin d’étude - 17 - Juin 2014


ISCAE 3ème année GE

Le deuxième facteur est lié à l'ignorance des entrepreneurs et des PME de la gamme de
produits financiers disponibles dans notre pays. Une autre raison est peut-être est une
adaptation insuffisante de ces produits financiers aux besoins d'une importante population de
PME, surtout que la grande majorité des PME marocaines sont en effet très petite (TPE). Un
autre facteur qui s’avère comme obstacle pour les financements des PME est lié à une
asymétrie de l'information très forte entre les investisseurs et les PME ainsi que le manque de
transparence souvent lié à la fragilité de la structure de celles-ci.

1.4 Les réformes du gouvernement pour encourager le développement des PME

a- La charte des petites et moyennes entreprises

Le gouvernement marocain se montre conscient de l'importance et du rôle que jouent les


PME dans le tissu national en matière de développement économique et social. Il n’a donc pas
manqué l’occasion d’adopter certaines réformes pour soutenir suffisamment les PME à la fois
en financement et en formation des incitations fiscales liées aux investissements. Ce qui
revient à dire qu’on est face à une nouvelle politique spécifique pour la promotion des PME
qui doit bien être initiée. D’autres parts, afin de tirer profit des programmes de soutien de
l'Etat, les PME doivent adhérer à une entité professionnelle qui a été créée en 2010.

L’Etat a mené un plan d’action remarquable en mettant en œuvre une charte pour les PME,
selon la loi 53-00 (Journal officiel n ° 5036 du 15/09/2002, qui avait prévu la création de
l’agence nationale pour la promotion de la petite et moyenne entreprise (ANPME) qui est
considérée comme une entité de coordination, assurant le suivi et le contrôle tout en
s’appuyant sur un réseau des institutions publiques et privées pour la promotion. Le but étant
de dynamiser ces entreprises et leur octroyer un accompagnement adapté.

La charte a aussi prévu des mesures qui portent sur l’amélioration des conditions des affaires
en matière de développement d’instruments et de soutien direct aux entreprises.

Les mesures d'aide entretenues principalement sont:

- L'aide de l'Etat concernant les prestations de service

- Mesures sur le foncier

- Les mesures fiscales

- Les mesures liées au financement des PME

b- La réforme bancaire et financière

Les conditions financières des PME ont un impact important sur la promotion de
l'investissement que ce soit pour une entreprise nouvellement créée ou pour une en phase
d’extension.

Le secteur bancaire marocain a connu plusieurs réformes (1) dans le début des années 80. Ces
réformes se sont intéressées à plusieurs domaines clés visant de répondre à besoin en
économie national spécifique. Ces réformes sont venues réglementer et encourager la

Mémoire de fin d’étude - 18 - Juin 2014


ISCAE 3ème année GE

désintermédiation tout en se concentrant sur la déréglementation et la déspécialisation suivies


par le désencadrement des crédits, la libéralisation des taux d'intérêt et la révision des critères
de refinancement plus obéissant aux lois du marché. Mais il semble que ces réformes sont
insuffisantes, car il ya une continuité du coût de l'argent et une garantie encore excessive, sans
oublier la surliquidité bancaire

L’ouverture des structures des institutions financières

Le processus d’ouverture des structures tend vers la mise en place de la banque universelle,
enlevant les cloisons entre les banques de dépôt et les institutions financières spécialisées
(OFS). Il y a eu un processus d'expansion de l'OFS, depuis 1986, dans la perspective d'une
spécialisation de l'intermédiation financière. Ils ont été autorisés à recevoir des dépôts du
public et les branches ouvertes et à octroyer des crédits à moyen terme mobilisables.

L'orientation vers la banque universelle a été lancé par la promulgation de la loi bancaire du 6
Juillet 1993 qui stipule que l’on considère comme établissement de crédit toute personne
morale qui exerce une des professions suivantes :

- La réception des fonds.

- La distribution des crédits.

- La mise à disposition à la clientèle de touts moyens de paiement et leur gestion

La libération des taux d'intérêts

Ce sont les taux d’intérêt créditeurs (crédits à moyen terme) qui ont été dans un premier temps
sujet à la libéralisation, avant que ce soit étendu par la suite aux taux d’intérêts débiteurs
(crédits à long terme). Malgré cette tendance, nous pouvons dire que la libéralisation n’a
effectivement commencé qu’à partir du 15 Février 1996, lorsque la Banque Al Maghrib, dans
sa circulaire n ° 8 / G/96) avait retiré les critères permettant de déterminer les taux de prêt et
leurs plafonds respectifs, ainsi que les taux fixes.

Les normes de prudence

Pour s'assurer que les banques sont tentées par prendre des engagements de libéralisation
excessifs et plus risqués, les règles prudentielles ont été redessinées pour:

- Renforcer la base de capital des banques en proportion de l'extension de leurs engagements


et que jusqu'à 8% (Coefficient de solvabilité).

- Trouver une limite aux plus grands risques des banques, qui ne peuvent excéder 10% du
montant total de leurs crédits par signature et décaissement (Coefficient de division de
risque). Ce coefficient est en augmentation depuis Avril 2000, pour atteindre 20%.

- Une meilleure couverture des risques associés créances en souffrance et en évitant que les
banques profitent des ressources monétaires pour financer des prêts à moyen terme.

Mémoire de fin d’étude - 19 - Juin 2014


ISCAE 3ème année GE

Des mesures de surveillance et de contrôles prévus par la nouvelle loi bancaire ont été mises
en place afin de renforcer lesdites règles sans oublier la vérification annuelle des comptes des
banques qui est devenue obligatoire. Ceci dit, les autorités monétaires invitent les banques à
respecter certaines règles, comme suit :

- Connaitre les objectifs attendus d’une augmentation des crédits


- Suivre les règles d’une bonne gestion en assurant, entre autres, que l’octroi des crédits
concorde avec les besoins réels des sociétés sollicitant des prêts et qu’il soit en harmonie avec
leur structure financière et leurs capacités d’autofinancement.

- Renforcer leurs fonds propres.

- Encourager l’épargne et les ressources stables

- Encourager les secteurs productifs, notamment ceux tournés vers l'équipement et


l'exportation.

- Eviter le soutien de la spéculation sur les activités commerciales et immobilières, ainsi que
la constitution des stocks excessifs.

Le Désencadrement des crédits (1991)

Afin renforcer la stabilité financière et dans une optique de libéralisation et de motivation des
banques les plus dynamiques, et compte tenu des inconvénients des encadrements de crédits
qui sont affectés à une période donnée et par rapport à une date de référence pour assigner un
taux maximum de croissance des prêts par les banques, les autorités marocaines ont décidé
d’annuler ce processus de contrôle direct.

c- Nouveau code de travail

L’actuel code du travail a été réformé dans une optique de législation de celui-ci, et ce sous la
pression du mouvement syndical, des recommandations de l’OMT et notamment l’attractivité
des IDE. Ce code vise à encourager l'investissement et l’assurance de la paix sociale
désormais essentiel pour l'entreprise.

d- D’autres réformes pour les PME

Outre les réformes susmentionnées, un ensemble de restructuration a eu lieu pour préparer un


terrain favorisant l'acte d'initier et d’encourage l'entreprise marocaine pour qu’elle soit plus
compétitive. Dans cette optique là, une série de plusieurs variantes ont été intégré:

 Réforme fiscale: Cette réforme a été implémentée en 1986, et a permis de disposer d'un
système fiscal moderne qui se substitue à l'ancien système cédulaire.
 La charte d'investissement: Mise en place en 1985. Cette charte répond efficacement
aux préoccupations des investisseurs, car elle simplifie les procédures et standardise l'acte
de l'investissement et a l'intention de faire contenir dans le droit commun quelques
avantages dont on devait avoir l’autorisation avant.
 La réglementation des changes

Mémoire de fin d’étude - 20 - Juin 2014


ISCAE 3ème année GE

 La réforme de l’enseignement: Le but de la réforme est d’assurer un capital humain qui


a une compétence et qui est efficace, visant dés lors une rationalisation des entreprises.
 La décentralisation

2. La problématique du financement des PME


2.1 Conditions désavantageuses pour le financement
Les PME ont une position extrêmement importante dans l'économie nationale et la vie sociale,
en particulier dans l'aspect de la résolution l'emploi et la promotion de l'urbanisation, ce qui
est irremplaçable par les grandes entreprises. Cependant, à l'heure actuelle la question du
financement des PME est déjà devenue un problème grave qui affecte le développement
économique, la croissance du marché, et le progrès social. Cette question a suscité une large
attention du champ de la théorie économique, domaine industriel, et le gouvernement. Cette
partie résume les causes de financement des PME.

Pour les PME, les conditions de financement sont inférieures à ceux des grandes entreprises.

- Coûts de transaction élevés : Pour émettre des emprunts pour les PME, les banques
offrent des prêts à coûts élevés servant de barrière pour ce type d’entreprises. Le crédit
bancaire est une économie d'échelle typique. Plus le prêt est important, plus le coût de
transaction unitaire est petit.

- L'asymétrie d'information : L'asymétrie de l'information et des renseignements


incomplets causent le rationnement du crédit dans le crédit marché ------ Selon les conditions
du contrat, les banques offrent des fonds de moins que prévu pour les PME, du moins des
prêts insuffisants pour celles-ci. Les études empiriques montrent qu’en comparaison avec les
grandes entreprises, les PME souffrent davantage du rationnement du crédit. Les raisons sont:
Tout d'abord, les PME sont à une position inférieure dans les coûts de transaction.
Deuxièmement, les dirigeants de PME ne possèdent pas des crédits élevés. Leur style de
gestion et leurs comportements ont une incertitude plus élevée, ce qui rend les banques
confrontées à des risques moraux graves si elles offrent des prêts pour les PME.

Les PME souffrent aussi du problème de rationnement de crédit lors du financement sur un
marché sécurisé.

- Les PME sont dans une position inférieure concernant la filtration de crédit. Comme les
banques font face à la question de la sélection adverse, la stratégie active est de mettre en
avant certaines conditions pour les PME. En d'autres termes, les banques exigent de ces de
celles-ci d’offrir un hypothèque ou une garantie par certains mécanismes. Les PME sont
confrontées à des exigences plus strictes pour les prêts hypothécaires en application de prêts.
Pendant ce temps, en raison de l’emplacement, des fonds spéciaux et du coût d'élimination,
les PME souffrent davantage de pertes en cas de liquidation. Ceci dit, les banques peuvent
compenser la perte potentielle que par le fait d’exiger plus en termes d’hypothèques.

- Les PME font face aussi à de plus grands risques de l'opération. Ils opèrent généralement
sur de courtes périodes. La probabilité de sortie du marché d’avère très est élevée, ce qui

Mémoire de fin d’étude - 21 - Juin 2014


ISCAE 3ème année GE

augmente les risques des banques objectivement. On estime qu’un grand nombre de petites
entreprises disparaîtront en deux ans et près de 52,7% des petites entreprises quitteront le
marché en quatre ans en raison de la défaillance de la firme, ou en raison de faillites.

2.2 Canal de financement unique et insuffisance des crédits

Les PME doivent renforcer leur crédit. Cependant, l'environnement macro dans lequel les
PME vivent à l'heure actuelle connait un surplus économique. En conséquence, les PME se
développent lentement et il est donc difficile d'accumuler un crédit plus élevé.

Les PME n'ont pas un large canal de financement. Ils dépendent principalement des banques
d'État. Toutefois, la banque commerciale d'État ne peut pas entrer complètement dans le
marché. Les anciens crédits publics à public n’auront pas d’impact sur le gestionnaire en chef
en raison de l'échec d’entreprises. Il est difficile de stabiliser la situation une fois les crédits
publics-à-publique se trouvent face à des problèmes. Par conséquent, avec cette inquiétude,
les banques fixent habituellement des restrictions pour l'octroi de prêts pour les PME dans les
domaines de quantité, procédure, hypothèque, etc. En outre, en raison des grands besoins des
PME, les banques commerciales ont des coûts énormes liés à leur fonctionnement. Ainsi, elles
ne sont pas en bons termes avec les PME. Ces dernières ne possèdent pas de système de
garantie de financement.

Avant, les entreprises offraient mutuellement des garanties en général. Mais à l'heure actuelle,
les financements garantis entre les entreprises sont très rares. Après tout, il n'est pas
nécessaire pour une entreprise indépendante d'offrir une garantie pour d'autres entreprises, ce
qui ne bénéficiera à rien et qui ne fera qu'augmenter les risques.

D'autre part, si les PME sont réformés stock entreprises normales, le droit de l'entreprise
stipule qu’une offre de garantie doive être mise en faveur des autres entreprises. Par
conséquent, même si, le gouvernement prône les banques à offrir des services pour les
entreprises privées, les banques ne trouvent pas cela facile en raison des défauts des PME: tels
que la problématique d'octroi du crédit. Outre cela, une grande majorité des PME
fonctionnent seulement sur la base de prêts, qui aggravent l'environnement concurrentiel et le
crédit. Cela explique la raison pour laquelle la relation entre les PME et les banques n'est pas
en harmonie.

2.3 Canal de financement unique presque fermé

Le marché de la sécurité est fréquenté par les entreprises publiques. Les PME se trouvent dans
l’incapacité d’occuper une position sur le marché. Peu de PME peuvent entrer sur le marché
en réformant en stock entreprises. Par exemple, le financement privé est réglementée de
manière stricte en Chine car il peut causer une série de problèmes sociaux. Cela montre que
le gouvernement est prudent pour le développement du financement privé. En même temps, le
droit pénal réglemente le «crime de financement privé illégal» de façon très sérieuse vu ses
conséquences néfastes qu’il peut y avoir sur la santé du marché. En conséquence, les PME
restent confrontées à des barrières politiques en matière de financement direct.

Mémoire de fin d’étude - 22 - Juin 2014


ISCAE 3ème année GE

Par conséquent, d'une part, les montants de capitaux privés ne peuvent pas être utilisés
efficacement. Ces capitaux doivent se jeter dans les entreprises d'Etat par les banques
commerciales. D'autre part, les PME souffrent d’un manque de capitaux. Ils ne peuvent rien
faire face à cette situation mais que tenir le coup. Les actifs des entreprises ne peuvent pas
circuler librement. Certaines entreprises ne parviennent pas à faire le meilleur usage de leurs
actifs. D’autres entreprises doivent développer leurs propres actifs plutôt que par fusion et
acquisition. Pour résumer, en raison de l'absence d'un marché des capitaux, le développement
des PME semble difficile.

2.4 L’inutilité des fonds et garanties

« Les banques prêtent toujours de l'argent pour les gens qui n'ont en pas besoin ». Cela parait
logique dans le sens où il n’y a que les riches qui peuvent offrir une garantie d'actifs. Les
PME n'ont pas suffisamment d'actifs. Et même s’ils en ont, les banques ne prendraient jamais
des actifs efficaces comme garantie. Afin d'échapper aux risques, les banques préfèrent ne pas
offrir des prêts pour si c’est sans garantie efficace quand bien même ils se sentent optimistes
pour le développement de certaines PME.

À présent, de nombreuses PME adoptent la garantie mutuelle privée afin d'obtenir des
capitaux. Il y a des avantages à cette alternative : Moindres exigences, opérations faciles, et
grande capacité d'adaptation. Mais une fois qu’un problème survienne, les deux parties
peuvent être méchamment affectées. Les risques sont très grands. Bien que récemment
quelques fonds de garantie puissent offrir des services de financement pour les entreprises, la
le nombre des institutions actuelles de garantie est très minime.

Afin de soutenir financièrement les PME, il y a eu la création et à la libération des fonds de


garantie suivants :

• La Caisse Centrale de Garantie (CCG).

• Les garanties de financement des investissements accordées par la Caisse Centrale de


Garantie (CCG).

• Le Fonds de Garantie pour la Mise à Niveau « FOGAM »

• Le Fonds de dépollution industrielle (FODEP)

Toutefois, ces fonds de garantie peuvent être troublés par l'ingérence politique. Ils ne peuvent
pas échapper aux risques. Par conséquent, elles doivent opérer avec soin. Ils fixent du coup
des exigences strictes et des procédures compliquées en termes de garanties, ce qui complique
davantage la situation pour les PME, et leur fait manquer des occasions d'affaires. Ainsi, les
institutions de garantie de crédit ne peuvent pas soutenir efficacement les PME. Pour une
courte période, ils ne seront pas d'une grande aide.

Mémoire de fin d’étude - 23 - Juin 2014


ISCAE 3ème année GE

2.5 Les PME comptent sur l’accumulation du crédit personnel du dirigeant

Les PME ne devraient pas avoir l'espoir d'obtenir de l'argent auprès des banques. Ce
phénomène est commun à l'heure actuelle. Sous la condition d'absence de financement
indirect et le financement direct, les entreprises privées que de se financer par eux-mêmes.

Dans un environnement concurrentiel, il est difficile pour les PME de réaliser l'accumulation
primitive du capital vu des intérêts et des profits très bas.

Bien que les organismes de supervision financière imposent un contrôle strict sur le
financement privé, le marché du crédit privé est toujours actif. Il est difficile pour les
entreprises privées de se financer de cette manière. Parfois, ils peuvent commettre des crimes.
Le cas Dawu Sun est un exemple typique. Dawu Sun a déjà travaillé dans les coopératives de
crédit et la Banque agricole de la Chine. Cependant, il n'a pas pu obtenir des prêts auprès des
banques. Par conséquent, il a dû obtenir des capitaux par lui-même. Son entreprise a
commencé à partir d'un terrain vague. Enfin, il a été poursuivi pour trois ans
d’emprisonnement.

Un autre financement direct pour les entreprises privées est le financement par action
Cependant, l'action ne circule pas librement entre les entreprises d'achat d'actions. Ces mêmes
entreprises trouvent des difficultés lors de l'attribution des dividendes pour les petits et
moyens actionnaires. En fait, afin de créer un développement positif et renforcer la cohésion
des entreprises, les firmes font de leur mieux pour répartir les dividendes. En conséquence, les
entreprises seront en insuffisance en termes de capital. Outre cela, c’est rare les entreprises
qui comptent sur la R&D pour augmenter leur capital.

2.6 Restriction des caractéristiques du financement

Le financement des PME est généralement présenté comme "petit, fréquent, et vite." PME
sont sensibles au marché. Une fois qu'ils trouvent des occasions d'affaires, ils appliquent des
prêts auprès des banques. Et ils demandent aux banques d'offrir dès que possible des prêts afin
d'organiser les matériaux et réaliser les transactions en temps. Cependant, les banques
commerciales d'État doivent suivre des procédures strictes et des normes opérationnelles
avant l'octroi de prêts, ce qui pourrait ne pas satisfaire les besoins des PME pour le
financement.

Mémoire de fin d’étude - 24 - Juin 2014


ISCAE 3ème année GE

II. Les actions à mener pour


pallier aux problèmes de
financement des PME

Mémoire de fin d’étude - 25 - Juin 2014


ISCAE 3ème année GE

1- Questionnaire pour les PME /Banques


A- L’analyse du questionnaire adressé aux PME

Le financement des PME

Les besoins de financements

Les besoins de financement

8%
24%
Besoin d'investissement
68%
Besoin d'exploitation
besoin de rénovation

Quel est votre besoin de financement ?

68% des PME interrogées ont un besoin d'investissement


Presque 25% des PME un besoin d'exploitation et seulement 8% ressentent un réel besoin de
rénovation

L’autofinancement

Autofinancement

12% 16%
20%
De 0 à 25%
De 25 à 50%
52%
De 50 à 75%
100%

Mémoire de fin d’étude - 26 - Juin 2014


ISCAE 3ème année GE

Jusqu’à quel point l’autofinancement peut couvrir votre besoin en termes de


financement ?

52% des entreprises interrogées ont une capacité d’autofinancement qui couvre environ la
moitié de leur financement tandis que 12% des entreprises enquêtées ont recours à hauteur de
100% au financement par les fonds propres.

En cas de difficulté financière, est-ce que vous acceptez l’entrée d’un actionnaire ?

Dans quelle limite du capital ?

L'ouverture du capital
oui non
Effectif 3 22
Fréquence 12 88

Ouverture du capital

90%
80%
70%
60%
50%
40%
30%
20%
10%
0%
Contre l'ouverture du Avec l'ouverture du
capital capital

Parmi les entreprises interrogées 88% refusent l’entrée de nouveaux actionnaires quand il
s’agit de difficultés financières. Cela est dû au fait que les gérants des petites et moyennes
entreprises ont peur de perdre la main sur le contrôle et la gestion de leurs propres sociétés.

Financement bancaire

Est-ce que vous avez recours au financement bancaire ? Si oui, on vous octroie le crédit
bancaire facilement ?

Mémoire de fin d’étude - 27 - Juin 2014


ISCAE 3ème année GE

Recours au financement bancaire


Oui Non
Accès difficile Accès facile
Effectif 16 6 3
Fréquence 64% 24% 12%

Accès au crédit bancaire

70%
60%
50%
40%
30%
20%
10%
0%
Accès difficile au Accès facile au Pas de recours au
crédit crédit crédit

- La plupart des PME qu’on a enquêtées ont recours au financement bancaire qui s’avère être
très important pour pallier aux manques des fonds propres.

- 6 entreprises trouvent des difficultés concernant l’accès au crédit bancaire et ce en raison des
taux d’intérêt trop élevés, ou encore à cause des garanties et du manque d’information.

- 3% des PME enquêtées préfèrent se financer par leurs propres moyens

Vous demandez quelle forme de crédit ?

Mémoire de fin d’étude - 28 - Juin 2014


ISCAE 3ème année GE

Type de crédit bancaire

14%
45%
Crédit long terme
41%
Crédit moyen terme
Crédit court terme

Le crédit le plus demandé est le crédit à court terme (45%) tandis que 41% des PME
enquêtées optent pour le crédit à moyen terme. Le crédit à long terme n’est pas très approché
par les PME (14%)

Vous optez pour quelle banque pour vous financer ?

Banque Nombre %
Attijari Wafa banque 5 23%
BMCE 8 36%
BMCI 2 9%
SGMB 2 9%
Banque Populaire 3 14%
Crédit Agricole 2 9%
Total 22 100%

Banque/Financement
40%
35%
30%
25%
20%
15%
10%
5%
0%
Attijari BMCE BMCI SGMB Banque Crédit
Wafa Populaiire Agricole
banque

Mémoire de fin d’étude - 29 - Juin 2014


ISCAE 3ème année GE

Comme l’on peut bien constater, la BMCE occupe la première place en possédant la majorité
des clients, suivie d’Attijari Wafa Bank avec un taux de 23%. En dernier on compte Crédit
Agricole avec un pourcentage de 10%

Vous vous basez sur quels critères pour choisir votre banque ?

Les critères de choix


Durée plus longue Taux d'intérêt moins élevé Peu de garantie Qualité de service
Effectif 3 9 4 6
Fréquence 14% 41% 18% 27%

45%
40%
35%
30%
25%
20%
15%
10%
5%
0%
Durée plus Taux d'intérêt Peu de Qualité de
longue moins élevé garantie service

Les PME enquêtée ont comme premier critère de choix de la banque le taux d’intérêt, suivi de
la qualité de service comme les taux d’intérêt ne diffèrent pas trop d’une banque à une autre.

Etes-vous clients de plusieurs banques ? Si oui, pourquoi ?

Pour bien mener sa structure financière, 85% des petites et moyennes entreprises enquêtées se
présentent auprès de banques différentes pour obtenir des facilités de caisse et donc
finalement pour renforcer leur activité et d’accroitre le montant de crédit qu’elles pourraient
avoir grâce au fait de solliciter plusieurs banques, surtout qu’il est difficile de fournir des
crédits de nos jours. Aussi pour pouvoir tirer profit des qualités de service variables.

Vous avez pu bénéficier de l'assistance de votre banque lors de l'étude de votre projet
d'investissement ?

L'assistance des banques au projet d'investissement:

Mémoire de fin d’étude - 30 - Juin 2014


ISCAE 3ème année GE

L'assistance des banques aux projets d'investissement


Oui Non
Effectif 7 15
Fréquence 32% 68%

Assistance bancaire aux projets d'investissements

70%

60%

50%

40%

30%

20%

10%

0%
Assistance bancaire Pas d'assistance bancaire

Il y a 68% des entreprises interrogées qui n’on pas pu bénéficier de l’assistance des banques
lors du lancement de leurs projets d’investissement. Juste 32% des PME bénéficient de
l’assistance des banques.

Selon vous, la garantie qu’exige la banque est très exagérée ?

La garantie exigée par les banques


Oui Non
Effectif 2 20
Fréquence 9% 91%

Mémoire de fin d’étude - 31 - Juin 2014


ISCAE 3ème année GE

Garantie bancaire

100%
90%
80%
70%
60%
50%
40%
30%
20%
10%
0%
Garantie raisonnabe Garantie pas raisonnable

La garantie exigée n’est pas du tout raisonnable pour 91% des PME enquêtées. Seul 9%
trouvent que c’est sans problème.

Avez-vous recours à d’autres moyens de financement hormis la banque ?

Moyen de financement Nombre Fréquence%


Capital risque 0 0%
Leasing 17 68%
Micro crédits 0 0%
Bourse 2 8%
Ligne internationale 0 0%

Moyens de financement

70%
60%
50%
40%
30%
20%
10%
0%

Mémoire de fin d’étude - 32 - Juin 2014


ISCAE 3ème année GE

Le graphique ci-dessus montre que les PME enquêtées optent aussi pour d’autres moyens de
financement. La plupart des PME ont recours au leasing pour financer leurs activités. En parallèle, on
constate qu’il n’y a pas d’accès au capital risque, aux micro-crédits, et au financement par la ligne
internationale. Cela est dû au fait que les moyens sont très rigides et que les PME ont une
méconnaissance de ces moyens.

PME-Bourse :

Savez-vous qu’il y aura la création d’une subdivision spéciale aux PME ?

Etre au courant de la création d'un troisième compartiment


Oui Non
Effectif 8 17
Fréquence 32% 68%

Création d'une subdivision réservée aux PME

32%
Sont au courant
25 PME
Ne sont pas au courant
68%

68% des entreprises enquêtées ne sont pas au courant de la création d’une division pour les
PME dans la bourse et ce parce qu’ils manquent d’information. 32% sont au courant.

Comptez-vous un jour introduire votre PME en bourse ?

Oui Non Déjà introduite


Effectif 5 18 2
Fréquence 20% 72% 8%

Si non, pourquoi ?

K minimum Ouverture d'un % minimum du K Coût d'introduction en bourse


Effectif 2 4 12
Fréquence 11% 22% 67%

Mémoire de fin d’étude - 33 - Juin 2014


ISCAE 3ème année GE

Introduction en bourse

11%
Capital minimum
22%
67% Ouverture d'un pourcentage
minimum du capital

Coût d'introduction en bourse

Les PME enquêtées ne sont pas très motivées à l’idée d’introduire leurs entreprises en bourse.
Elles représentent 72% des PME interrogées. Cela est dû spécialement aux coûts
d’introduction très élevés (67%). Tandis que 22% ne veulent pas ouvrir son capital par peur
de perdre le contrôle des affaires. En dernier lieu, le capital risque présente une barrière pour
11% des PME.

Si vous comptez vous introduire en bourse, quelles seraient vos attentes par ordre de
préférence ?

Reconnaissance dans Diversification de l'offre Opportunité de croissance


le secteur financière et bancaire externe
professionnelle
Effectif 1 4 2
Fréquence 14% 57% 29%

Objectifs de l'introduction

14% Reconnaissance dans le


29% secteur professionnelle

Diversification de
l'offre financier et
bancaire
Opportunité de
croissance externe
57%

Mémoire de fin d’étude - 34 - Juin 2014


ISCAE 3ème année GE

L’objectif qui semble motiver les PME enquêtée à envisager une introduction en bourse est la
diversification de l’offre financière et bancaire (57%). Tandis que d’autres PME vise une
opportunité de croissance externe (29%), sans oublier la reconnaissance dans le secteur
professionnelle qui bien recherchée par 14% des PME interrogées.

FORMATION

Comment vous voyez le niveau d'instruction du gérant de l’entreprise ?

Secondaire Baccalauréat DEUG Licence Etude Formation professionnelle


supérieures
Effectif - 3 - 7 11 4
Fréquence 0% 12% 0% 28% 44% 16%

Niveau de formation
50%
45%
40%
35%
30%
25%
20%
15%
10%
5%
0%
Secondaire Baccalauréat DEUG Licence Etude Formation
supérieures professionnelle

Le niveau de formation des dirigeants joue un rôle très important dans la réussite de
l’entreprise vu la place qu’il occupe au sein de la firme et vu ses divers fonctions (Dirigeant et
gestionnaire)

On constate d’après le graphique ci-dessus que les dirigeants des PME enquêtées n’ont pas
tous une formation professionnelle, il n’y a que 16% qui en bénéficient. 28% ont un diplôme
des études supérieures, ce qui n’est pas suffisant.

La formation du personnel et le recrutement au sein des PME

Il est comment le niveau de formation de votre personnel ?

Mémoire de fin d’étude - 35 - Juin 2014


ISCAE 3ème année GE

Satisfaction de la formation du personnel


Oui Non
Effectif 5 20
Fréquence 20% 80%

Il y a 80% des entreprises qui ne sont pas satisfaites du niveau de formation de leurs
personnels.

Avez-vous une politique de formation pour votre personnel ?

Politique de formation du personnel


Oui Non
Effectif 6 19
Fréquence 24% 76%

76% des PME interrogées ne suivent pas une politique de formation pour leurs personnels. Il
n’y a que 24% qui en disposent.

Il est comment, selon vous, le niveau de formation des recrutés ?

Politique de recrutement
Formation très théorique Incompatibilité de la formation Convenable
avec les besoins de la société
Effectif 20 12 5
Fréquence 80% 48% 20%

Niveau de formation des recrutés

80%
70%
60%
50%
40%
30%
20%
10%
0%
Formation très Incompatibilité de Convenable
théorique la formation avec
les besoins de la
société

Il y a 80% des PME enquêtées dont les recrues ont une formation très théorique. Tandis que
20% seulement adoptent un plan de formation compatible avec leurs besoins. 48% ne trouvent

Mémoire de fin d’étude - 36 - Juin 2014


ISCAE 3ème année GE

pas cette compatibilité. Cela veut dire que l’on n’accorde pas une grande importance à la
formation par ignorance du rôle que joue celle-ci dans le développement professionnel du
personnel.

Fonctionnement interne

Quels services vous avez ?

Les services Nombre Fréquence


Service comptable 25 100%
Service financier 12 48%
Service technique 7 28%
Service de GRH 6 24%
Service de qualité 5 20%
Service de contrôle de gestion 1 4%
Service d'audit interne 1 4%
Service marketing 0 0%
Service commercial 16 64%

On peut bien remarquer l’absence du service marketing et la présence médiocre du service de


contrôle de gestion et d’audit interne au sein des PME enquêtées. Les dirigeants sont de
l’erreur de penser que leur niveau de maitrise des affaires les dispense des ces services. Ils
jugent qu’ils n’ont pas besoin d’avoir recours à ces services de part leur connaissance.
Cependant, l’intégration du service financier semble présente au sein des firmes vu que les
dirigeants commencent à se rendre compte du rôle important de cette division dans le
développement des affaires.

Avant création de votre entreprise, avez-vous fait une étude prévisionnelle du marché ?

Etude prévisionnelle
Oui Non
Effectif 23 2
Fréquence 92% 8%

Avant le lancement de leurs projets, 92% ont bien effectué une étude prévisionnelle du
marché, ce qui s’avère être important pour mieux définir les besoins et les volets sur lesquels
il faut se concentrer pour réussir l’affaire.

Voudriez-vous un jour exporter vos produits ?

Exportation des produits


Oui Non
Effectif 3 22
Fréquence 12% 88%

Mémoire de fin d’étude - 37 - Juin 2014


ISCAE 3ème année GE

Exportation des produits

12%

Pour l'exportation

88%
Contre l'exportation

Les PME enquêtées ne sont pas très encouragée vis-à-vis d’une ouverture sur le marché
internationale et ce par manque de cadre réglementaire qui encourage l’exportation, voir
même à cause du manque des moyens financier et de la concurrence accrue.

Intégrez-vous la recherche et développement parmi vos activités ?

Recherche et développement
Oui Non
Effectif 4 21
Fréquence 16% 84%

Recherche et développement

16%

Pour la R&D

84%

Contre la R&D

Il y a une absence de la recherche et développement au sein des PME qu’on a enquêtées. Il y a


juste 16% qui intègre ce volet parmi les activités de l’entreprise.

Si on tient compte de la situation actuelle de votre entreprise, quels sont vos objectifs ?

Mémoire de fin d’étude - 38 - Juin 2014


ISCAE 3ème année GE

Objectif de la PME Nombre Fréquence


Survivre 12 48%
Etre une entreprise citoyenne 3 12%
Augmenter la part de marché 22 88%

Les objectifs des PME

90%
80%
70%
60%
50%
40%
30%
20%
10%
0%
Survivre Etre une entreprise Augmenter la part
citoyenne de marché

D’après l’enquête, 88% des PME interrogées ont comme principal but d’augmenter leur part
de marché, suivies par 48% qui veulent seulement survivre et maintenir leur position sur le
marché. Sans oublier la part qui veut faire de sa PME une entreprise citoyenne, mais qui n’est
pas nombreuse (12%)

Le foncier

Entraves du foncier

60%

50%

40%

30%

20%

10%

0%
Indisponibilité Hausse des prix Zone Indisponibilité
de terrauns de locaus industrielle non des parcs
adaptées aux industriels
besoins des
entreprises

Mémoire de fin d’étude - 39 - Juin 2014


ISCAE 3ème année GE

Est-ce qu’il y a une conformité entre votre emplacement et vos activités ?

Conformité de l'emplacement avec l'activité


Oui Non
Effectif 10 15
Fréquence 40% 60%

Les PME au Maroc souffrent spécialement de problèmes d’infrastructure foncière, d’ailleurs


57% des PME enquêtées considèrent que la hausse des prix de locaux comme un obstacle
pour leurs développements Il y a également l’absence de zone adaptée aux besoins des PME
et le problème d’indisponibilité des terrains.

Outre cela, 60 % des PME enquêtées trouve leur emplacement non conforme avec leurs
activités.

Fiscalité et l’environnement externe

Que pensez-vous des problèmes fiscaux rencontrés par les PME ?

Les problèmes fiscaux rencontrés par les PME


Multitude Manque d'un cadre Domaine de Manque de
d'impôts spécifique à la PME l'imposition spécialiste en
forfaitaire fiscalité
Effectif 13 6 2 4
Fréquence 52% 24% 8% 16%

Les PME rencontrent comme premier problème la multitude d’impôts, avant le manque d’un
cadre propre aux PME avec un taux de 24%. Il y a aussi un manque important de spécialiste
en fiscalité dont souffrent 16% des PME enquêtées.

Grâce aux nouvelles réformes qu’à connues la fiscalité marocaine, et le recours des PME au
service des fiduciaires, le domaine de l’imposition forfaitaire a pris du recul. Seule 8% des
PME enquêtées souffrent de ce problème.

Pour vous, quels sont les problèmes qui s’avèrent comme des obstacles pour le
développement des PME ?

Mémoire de fin d’étude - 40 - Juin 2014


ISCAE 3ème année GE

Problème freinant le développement des PME


90%
80%
70%
60%
50%
40%
30%
20%
10%
0%

On constate d’après le graphique ci-dessus que le premier obstacle est lié à la complexité de la
réglementation et qui freine le développement des PME (80%), sans oublier la corruption qui
est devenue un réelle problème au Maroc (60%)

Le manque de soutient de l’Etat et le manque de transparence sont aussi vus comme des
problèmes qui freinent le développement et ce pour 25% des PME enquêtées.

Qu’est-ce que vous recommandez pour pallier aux problèmes de financement des PME ?

Les recommandations des PME enquêtées tournent autour des volets suivants :

- Appliquer des taux plus bas pour faciliter


- Créer une banque propre aux petites et moyennes entreprises
- Formuler des garanties spécifiques pour cette catégorie d’entreprises
- Sensibiliser les dirigeants à donner plus d’importance aux formations en leurs diversifiant
les supports d’information
- Faciliter l’introduction en bourse en diminuant les coûts d’introduction pour les PME
- Faire diminuer le taux d’imposition (IS) pour encourager l’autofinancement
- Offrir des avantages fiscaux aux PME qui innovent

Mémoire de fin d’étude - 41 - Juin 2014


ISCAE 3ème année GE

B-L’étude du questionnaire adressé aux banques

Les banques qu’on a interrogées sont : Attijari Wafa Bank, BMCE, Banques populaire, Crédit
agricole, SGMB, et BMCI

Quel est le genre de relation que vous avez avec les PME ? Offrez-vous des services de
conseils et d’assistance pour les PME ?

La relation banque PME


Partenariat Clientèle Autres
Effectif 2 6 0
Fréquence 34% 100% 0%

La relation banque PME

100%
90%
80%
70%
60%
50%
40%
30%
20%
10%
0%
Partenariat Clientèle Autres

Il y a une relation « client » entre les banques et les PME, mais il y a en parallèle d’autres
services offerts comme l’assistance, le conseil, et l’accompagnement à toutes les entreprises et
pas seulement les PME.

Avez-vous une division spéciale pour les banques au sein de votre banque ?

Il y a une cellule spéciale pour les PME enquêtées sauf au sein de Crédit Agricole

Vous vous basez sur quoi pour accorder un crédit à une PME ?

Les critères d'octroi d'un crédit


Confiance Garantie Autres
Effectif 0 6 1
Fréquence 0% 100% 16%

Mémoire de fin d’étude - 42 - Juin 2014


ISCAE 3ème année GE

Les critères d'octroi d'un crédit

100%
90%
80%
70%
60%
50%
40%
30%
20%
10%
0%
Confiance Garantie Autres

Les banques se basent sur les garanties pour pouvoir octroyer un crédit à une PME. Toutes les
banques qu’on a interrogées exigent des garanties.

La BMCE exige plus des garanties des cautions solidaires, des hypothèques et des
nantissements sur fond de commerce.

Quels les crédits les plus demandés par les PME ?

Types de crédit
Court terme Moyen terme Long terme
Effectif 6 5 6
Fréquence 100% 84% 100%

Type de crédits

100%
90%
80%
70%
60%
50%
40%
30%
20%
10%
0%
Court terme Moyen terme Long terme

Mémoire de fin d’étude - 43 - Juin 2014


ISCAE 3ème année GE

Toutes les PME demandent des crédits à court terme. Les crédits à moyen terme ne sont
sollicités que pour les 84% des PME enquêtées. Juste 33% des PME qui est financé par des
crédit à long terme.

Pourquoi il y a plus de difficulté à octroyer des crédits à long terme ?

Les banques jugent que le crédit à long terme est plus risqué.

Jusqu’à combien vous pouvez financer un projet d’une PME ?

Les banques peuvent financer les projets des PME à hauteur de 80%

Vous exigez quelles garanties des PME ?

Des hypothèques, des garanties réelles, ou des nantissements sur fond de commerce

Qu’est-ce que vous pouvez recommander pour faciliter le financement des PME ?

Les banques qu’on a interrogées ont suggéré plusieurs recommandations :

- Encourager les PME SARL à devenir des PME SA


- Renforcer les regroupements des PME
- Des dossiers de crédits plus transparents

2. Recommandations pour améliorer le choix de financement des PME


2.1 Promotion de la gouvernance au sein des PME

Pour renforcer les PME marocaines, les pouvoirs publics ont créé des organisations pour
soutenir et aider.

A- Le code spécifique lancé par la CGEM

Le lancement du code spécifique de bonnes pratiques de gouvernance a pour but de permettre


aux composantes du tissu économique marocain de mieux s’adapter et adopter des règles de
gouvernance nouvelles pour assurer leur durabilité.

Ce code vise à améliorer et promouvoir le climat des affaires au sein des petites et moyennes
entreprises. Il a aussi pour but d'établir une confiance en matière de développement et de
renforcer la compétitivité des PME au niveau national et international. Il s’agit d’un code qui
complète le code marocain de bonnes pratiques de gouvernance d’entreprise publié par la
« Commission Nationale Gouvernance d’Entreprises »

D’autre part il y a eu l’affiliation de la fédération des PME-PMI à la CGEM. Cette fédération


a pour objectif de défendre les intérêts des petites et moyennes entreprises au Maroc de part sa
présence dans différentes régions du pays, avec les unions régionales de la CGEM, comme
elle est aussi présente dans différents conseils et comités : Le Conseil National du Patronat, le

Mémoire de fin d’étude - 44 - Juin 2014


ISCAE 3ème année GE

Conseil d’Administration de l’ANPME, le Comité de Financement de la Mise à Niveau de


l’Economie, le Comité Régional pour la Création d’Entreprises, et le Centre Marocain des
Technologies de l’Information et de la Communication pour les Entreprises (CETIC)

Cette fédération forme des dirigeants des PME dans plusieurs domaines d’activité, et soutient
les partenariats entre elles en établissant des conventions au national et à l’international dans
ce sens au profit de cette catégorie d’entreprises. Outre cela, la fédération défend les PME
dans différentes instances.

B- Agence Nationale de Promotion des Petites et Moyennes Entreprises (ANPME)

Il s'agit d'un établissement public doté de la personnalité juridique et de l'autonomie


financière, sous la supervision de l'État. C'est une structure de coordination, de contrôle et de
suives qui se base sur le réseau des institutions publiques et privées afin de mettre en œuvre
ses missions tout en se concentrant sur la dynamisation et la coordination des actions de
celles-là.

L’ANPME est chargée de soutenir et de promouvoir les PME avec l’aide des départements
ministériels concernés. En mettant l’accent sur l’assistance, le conseil, et les prestations des
services au profit des PME.

Parmi les recommandations qui ont été préconisées, voici les principales :

- Aider les PME en coordination avec l'administration et les organismes publics afin de leur
faciliter l'accès aux marchés étrangers. Ainsi que les assister pour l'acquisition de
nouvelles technologies et le développement de la qualité et de l'innovation
- Prioriser les actions de sensibilisation et d’assistance auprès des administrations, des
organismes publiques et des collectivités locales dans le but de promouvoir et de soutenir
davantage les petites et moyennes entreprises dans leur accès aux marchés publiques.
- Assister les PME dans la continuation de leurs associations tout en renforçant leurs
réseaux
- Entreprendre les actions d’assistance et de sensibilisation en tout ce qui concerne la
simplification des règles juridiques et des procédures administratives propres aux PME.
- Diffuser davantage le rôle des PME dans le tissu économique national, en mettant l’accent
sur les activités entreprises par cette catégorie d’entreprise et leurs évolutions
- Evaluer les programmes qui ont comme objectif la promotion des PME
- Etablir un rapport annuel sur l’état des PME

Afin d’arriver à ses fins l’ANPME compte signer des accords avec les administrations, les
collectivités locales, et les chambres et les organisations, ainsi qu’avec les établissements
publics.

C- Renforcement des centres régionaux d’investissement (CRI)

La création des centres régionaux d’investissement a eu lieu en 2002, dans une optique de
soutien lors des créations de nouvelles entreprises, voire l’assistance de celles-ci en matière

Mémoire de fin d’étude - 45 - Juin 2014


ISCAE 3ème année GE

d’investissement. Ce fut sous la responsabilité des Walis du royaume que ces CRI on été
crées.

Le CRI est également chargé d'identifier les investissements potentiels au niveau régional et
de faire leur promotion. Pour cela il y a un guichet spécial qu’on nomme le guichet d’aide aux
investisseurs qui a comme principale mission de fournir toutes les informations importantes
pour l’investissement régional. Outre cela, il a assure aussi d’autres missions :
- Préparer les actes administratifs relatifs au lancement d’un projet d’investissement en
faisant dans un premier lieu une étude de toutes les demandes administratives concernées
- Accommoder un climat d'investissement de concurrence et d'opter pour des mesures
spécifiques pour renforcer la compétitivité et accroitre la diversité de l'économie régionale
- Implémenter une base de données pour aider les investisseurs à concrétiser leurs projets
- Mette en place un système régional qui regroupe tous les projets qui peuvent intéresser les
investisseurs dans une région spécifique
- Rehausser le tissu économique national afin de mettre place à une bonne compétitivité
régionale.

2.2 Le renforcement des fonds propres

C’est le manque des capitaux propres qui fait qu’il y ait certaines PME qui sentent plus le
besoin de s’endetter. Donc pour renforcer les fonds propres, on recommande :

- Encourager l’autofinancement en mettant place à une fiscalité qui concorde avec les
aspirations et besoins des PME marocaines.

Pour se financer, une PME peut avoir recours à une augmentation du capital, et donc peut
bien tirer profit de l’apport d’un associé au moyen d’un compte courant d’associés. De ce fait,
une fiscalité qui permettra donnera lieu à une exonération des droits d’enregistrement sur
augmentation du capital permettra aux PME de bénéficier des avantages du compte courant
d’associés.

2.3 Renforcement du rôle du système bancaire

La création d’une banque dédiée aux PME devrait se faire dans un contexte se structuration de
la culture des entreprises marocains. Il ne faut pas percevoir cette création comme une forme
de concurrence menaçante pour le système bancaire marocain.

Il doit y avoir une coexistence harmonieuse entre la banque dédiée aux PME et les banques
traditionnelles. Comme il faut bien octroyer des crédits bien adaptés au niveau juridique en
termes de garanties et ce en améliorant les procédures d’octroi. Outre cela, la banque des
PME ne doit pas avoir comme objectif principal de fournir des crédits mais aussi d’offrir de
multiples services financiers pour s’aligner sur la concurrence et être compétitive vis-à-vis des
autres banques

Il est indéniable que la banque des PME doive se concentrer sur deux volets importants :
l’intervention en fonds propres et l’octroi de garanties.

Mémoire de fin d’étude - 46 - Juin 2014


ISCAE 3ème année GE

Donc, pour faire face à la concurrence accrue, le Maroc doit bien accorder beaucoup
d’importance au développement des PME en matière de financement et créer une banque
propre aux PME.

2.4 Dynamisation de la bouse de Casablanca

Il s’avère très important de dynamiser la bourse de Casablanca, et ce par l’intégration des


PME dans le marché boursier. Les PME ont un potentiel promettant et leur participation dans
ce marché là pourraient bien améliorer leur financement et renforcer leur structure. Hormis le
fait que les réformes fiscales encouragent l’introduction à la bourse, les PME se montrent
toujours réticentes à ce propos. Il y a presque 13% des PME qui sont cotées en bourse et 0,1%
des PME nationales.

Il faut que la bourse de Casablanca entreprenne des actions pour sensibiliser et informer les
dirigeants des PME des avantages qu’ils peuvent tirer de leur introduction en bourse et ce en
communiquant plus au travers des séminaires, des débats, etc. Il faut également les
sensibiliser concernant l’ouverture du capital pour ne plus considérer ça comme un obstacle
qui les ferait perde le contrôle de leurs firmes. Finalement, il serait adéquat de reconsidérer les
conditions pour l’IPO et les adapter selon le besoin des PME.

2.5 Développement du capital risque

Il faut élaborer un cadre juridique propre au capital risque pour encourager de nouvelles
entreprises à se créer dans ce cadre. Toutefois la législation fiscale semble créer des
problèmes entre les acteurs du capital risque, la raison pour laquelle il faut mettre en place un
cadre juridique qui établira une certaine confiance. Il faut également sensibiliser les dirigeants
à l’importance du capital risque par des compagnes de promotions ou encore via les salons
professionnels.

3. Recommandations pour encourager le développement des PME


Pour moderniser les PME, les recommandations qu’on vient de citer s’avèrent être très
nécessaires mais pas suffisantes pour assurer le développement de celles-ci. Il faut un réel
engagement de la part de l’Etat marocain afin de surmonter les obstacles que rencontrent les
petites et moyennes entreprises.

Pour encourager le développement des PME et faire donc cesser leur disparition, on peut citer
les recommandations suivantes :

3.1 Faire évoluer la définition des PME

Il faut faire évoluer la définition des PME, pour pouvoir donc distinguer les moyennes
entreprises des petites entreprises. Aussi la définition d’une PME doit prendre en
considération le domaine d’activité où opère celle-ci. Donc, on peut bien fixer les seuils selon
la fonction de l’entreprise. On peut également penser à établir un guide, comme SBA’s
définitions of Small Business.

Mémoire de fin d’étude - 47 - Juin 2014


ISCAE 3ème année GE

3.2 Favoriser la recherche et le développement dans les PME innovantes

Pour avoir une position concurrentielle sur le marché, le Maroc doit conquérir de nouveaux
marchés s’il veut avoir sa part dans le marché international. Cela se ferait par le biais de la
recherche et du développement, comme étant une activité capable de faire occuper au Maroc
une place considérable dans le marché des exportations.

Le Maroc demeure un pays qui marginalise ladite activité, hormis les dépenses en R&D qui
ont augmenté ces dernières années. On dépend 0,79% du PIB en Recherche et
développement, quand Israël par exemple dépense 4,75% de son PIB en R&D.

Dans une optique de favorisation de la R&D, le Maroc doit identifier une structure pour
appuyer l’innovation en mettant en place un fond de soutien et des systèmes de crédits qui
aideraient les PME en situation difficile. En outre, il faut encourager la création d’associations
et l’organisation de salons professionnelles qui permettrait aux entrepreneurs et aux dirigeants
de partager leurs idées et d’appréhender la réalisation de projets.

3.3 Améliorer la compétitivité de la fiscalité marocaine

Il est incontestable que le taux d’impôt sur les sociétés au Maroc est l’un des taux les plus
élevés dans le monde. De ce fait, il s’avère important de réviser la base de calcul des impôts
afin de réduire les taux, ce qui serait favorable pour les PME. L’administration fiscale est
invitée à harmoniser entre l’intérêt public et privé en cette matière.

Il faut également sensibiliser les dirigeants à comment s’y prendre en termes d’impôts via des
articles, des journées de conférence et des ateliers spécialisés en mettant au clair les
incitations fiscales pour mieux aider les dirigeants à gérer leurs impôts.

De l’autre côté les PME doivent l’importance des choix fiscaux qui pourraient se présenter à
elles et qu’elles doivent impérativement solliciter auprès de leurs experts comptables.

3.4 Inciter au partage du risque avec les collectivités locales

Les collectivités locales sont invitées à participer à la miser en place des sociétés
intermédiaires spécialisés dans la création d’entreprises, et la collecte d’épargne. Comme elles
doivent aider les PME à instaurer un système de garantie au cas échéant financé par un fond
que la loi leur permettrait de mettre en œuvre. Outre cela, elles doivent intervenir au cas où les
PME n’arrivent pas à obtenir de crédit en offrant des garanties aux banques quand il ne serait
pas possible des les apporter par celles-là.

3.5 Prioriser l’information et la planification stratégique

La planification stratégique est un bon outil de gestion qu’il ne faut surtout pas négliger dans
un environnement où la concurrence est devenue très accrue. Pour préserver sa position
stratégique sur le marché, il faut planifier et pour bien planifier il faut s’informer. Donc pour
prendre une décision stratégique, il faut être muni d’informations pour pouvoir fixer ses
objectifs et mettre en ouvre les moyens qui permettront d’arriver à ses fins.

Mémoire de fin d’étude - 48 - Juin 2014


ISCAE 3ème année GE

CONCLUSION

Au Maroc, les PME trouvent beaucoup de difficultés pour se développer et ce à


cause de plusieurs obstacles. On se retrouve donc face à deux problèmes majeurs : L’accès
difficile au financement, et la faible croissance et développement des PME.

Il faut reconnaître que les PME au Maroc n’intègrent pas la recherche et


développement parmi leurs activités pour ainsi être considérées comme des entreprises
innovantes. Outre cela, les PME marocaines souffrent de fragilité de la structure managériale
et financière, et d’une sous capitalisation importante.

Il est indéniable que le Maroc dispose d’une palette de produits financiers variés,
comme les lignes bancaires de crédit, le capital risque, etc. Cependant, les PME ne profitent
pas de la diversification de cette offre, ce qui ne l’aide pas à multiplier ses chances en termes
de financement.

On ne peut pas nier non plus que les PME ont plus recours aux crédits bancaires
qu’aux autres moyens de financement, et ce vu les difficultés que rencontrent celles-ci en
cette matière. Les modes de financement ne sont pas tous disponibles pour les PME, ce qui
limite le champ pour ces dernières.

La dynamisation de la bourse de Casablanca s’avère être une bonne alternative pour


renforcer le marché boursier. Ce dernier est spécialement formé par des assurances, de
grandes entreprises marocaines, des banques, des sociétés de financement, etc. Toutefois, on
se rend bien compte de l’absence des PME à ce niveau là vu l’incapacité de celles-ci à
respecter la taille les règles de la bonne gouvernance ainsi que les conditions qu’on exige
concernant la communication. On est bien conscient que la croissance des PME serait bien
possible si les PME arriveront à pénétrer le marché boursier.

En outre, la création d’un marché libre et pas exigeant pour les PME capables de faire
preuve de projets innovants et ambitieux est une bonne idée dans le sens où ça permettrait à
cette catégorie d’entreprise de s’introduire en bourse via un coût d’introduction plus faible et
un système de cotation plus simple. Cela donnerait aux PME l’occasion de se faire connaître,
et ça les aiderait extrêmement à accéder des moyens de financement de façon facile.

Il est incontestable que l’existence de programmes d’appui pour les PME témoigne de
l’importance de celles-ci. Cependant ces programmes ne sont pas suffisant jusqu’à présent. En
effet, le programme Imtiaz ne permet pas par exemple de couvrir les milliers d’entreprises qui
existent. Il couvre seulement une cinquantaine de firmes.

Pour renforcer les programmes d’appui, il faut prendre des mesures statistiques adéquates. En
effet, il s’avère très important d’établir une définition juridique et formelle qui tient compte de
la nature du secteur d’activité de la PME. Cela va aider à décider du nombre exact des PME

Mémoire de fin d’étude - 49 - Juin 2014


ISCAE 3ème année GE

qui appartiennent à un secteur spécifique et dont l’activité est bien définie. Par conséquent, les
promoteurs des programmes d’appui auraient la facilité de mettre en œuvre des méthodes
d’aides spécifique à chaque entreprise.

Mémoire de fin d’étude - 50 - Juin 2014


ISCAE 3ème année GE

ANNEXES

Questionnaire pour les PME


Pour appuyer une thèse professionnelle liée au sujet des enjeux et solutions du financement
des PME au Maroc pour l'obtention du diplôme en Finance d’entreprise de L'ISCAE. Nous
vous prions de bien participer à la réussite de l’étude toute en répondant au questionnaire
suivant, en s’engageant sur la confidentialité des informations présentées.

Merci d'avance pour votre participation

IDENTIFICATION DE L'ENTREPRISE

Dénomination sociale...................................................Siège social:.......................................

Forme juridique :.......................................................Activité principale :...........................

Nombre des employés: ..............................................Chiffre d'affaires:..................................

Date de création:........................................................Responsable contacté: ..........................

Poste occupé:...............................................................................................................................

FINANCEMENT DES PME

Quel est votre besoin de financement ?

Besoin d'investissement Besoin d'exploitation Besoin de rénovation

L'autofinancement

Jusqu’à quel point l’autofinancement peut couvrir votre besoin en termes de


financement ?

De 0% à 25% De 25% à 50%

De 50% à 75% De 75% à 100%

En cas de difficulté financière, est-ce que vous acceptez l’entrée d’un actionnaire ?

......................................................................................................................................................

Financement bancaire

Est-ce que vous avez recours au financement bancaire ? Si oui, on vous octroie le crédit
bancaire facilement ?

Mémoire de fin d’étude - 51 - Juin 2014


ISCAE 3ème année GE

Oui Non

Oui Non

Si non pourquoi?

.......................................................................................................................................................

Vous demandez quelle forme de crédit ?

Crédit à long terme

Crédit à moyen terme

Crédit à court terme

Vous optez pour quelle banque pour vous financer ?

......................................................................................................................................................

Vous vous basez sur quels critères pour choisir votre banque ?

Peu de garantie durée plus longue

Taux d'intérêt moins élevé qualité de service

Etes-vous clients de plusieurs banques ? Si oui, pourquoi ?

Oui Non

.......................................................................................................................................................

Vous avez pu bénéficier de l'assistance de votre banque lors de l'étude de votre projet
d'investissement ?

.......................................................................................................................................................

Selon vous, la garantie qu’exige la banque est très exagérée ?

Oui Non

Autres moyens de financement

Avez-vous recours à d’autres moyens de financement hormis la banque ?

Oui Non

Si oui, les quels?

Ligne internationale de financement

Mémoire de fin d’étude - 52 - Juin 2014


ISCAE 3ème année GE

Micro crédits

Crédit bail

Capital risque

Bourse

Autres..........................................................................................................................................

Si non, pourquoi?

Réticence Manque d'information

Méconnaissance de ces moyens

Savez-vous qu’il y aura la création d’une subdivision spéciale aux PME ?

Oui Non

Comptez-vous un jour introduire votre PME en bourse ?

Oui Non

Si non, pourquoi?

Capital minimum Coût d'introduction

Ouverture d'un pourcentage du capital

Autres..........................................................................................................................................

Si vous comptez vous introduire en bourse, quelles seraient vos attentes par ordre de
préférence ?

Reconnaissance dans le secteur professionnelle

Diversification de l'offre financière et bancaire

Opportunité de croissance externe

FORMATION

Comment vous voyez le niveau d'instruction du gérant de l’entreprise ?

Mémoire de fin d’étude - 53 - Juin 2014


ISCAE 3ème année GE

secondaire baccalauréat DEUG licence Etudes Formation


supérieures professionnelle
Niveau
d'instruction
du gérant

Il est comment le niveau de formation de votre personnel ?

Très satisfaisante satisfaisante

Peu satisfaisante Pas du tout satisfaisante

Avez-vous une politique de formation pour votre personnel ?

Oui Non

Il est comment, selon vous, le niveau de formation des recrutés ?

Leur formation est très théorique Manque de communication

Autres............................................................................................................................................

FONCTIONNENT INTERNE

Quels services vous avez ?

Service comptable Service de qualité

Service financier Service de contrôle de gestion

Service technique Service d'audit interne

Service de GRH Service marketing

Avant création de votre entreprise, avez-vous fait une étude prévisionnelle du marché ?

Oui Non

Voudriez-vous un jour exporter vos produits ?

Oui Non

Intégrez-vous la recherche et développement parmi vos activités ?

Oui Non

Si on tient compte de la situation actuelle de votre entreprise, quels sont vos objectifs ?

Mémoire de fin d’étude - 54 - Juin 2014


ISCAE 3ème année GE

Survivre Augmenter la part de marché

Etre une entreprise citoyenne

Autres..........................................................................................................................................

FONCIER

Est-ce qu’il y a une conformité entre votre emplacement et vos activités ?

Indisponibilité de terrains indisponibilité des parcs industriels Hausse des prix de locaux
Absence d'un vrai programme d'aménagement

Zone industrielle non adaptées aux besoins des entreprises

Autres............................................................................................................................................

Est-ce qu’il y a une conformité entre votre emplacement et vos activités ?

Oui Non

FISCALITE ET L'ENVIRENEMENT EXTERNE

Que pensez-vous des problèmes fiscaux rencontrés par les PME ?

Manque d'un cadre spécifique à la PME Manque de spécialiste en fiscalité

Multitude d'impôts Domaine de l'imposition forfaitaire

Administration fiscale bureaucratique

Autres..........................................................................................................................................

Pour vous, quels sont les problèmes qui s’avèrent comme des obstacles pour le
développement des PME ?

Bureaucratie administrative Manque de transparence

Corruption Complexité de réglementation

Difficulté d'accès au marché local Manque de soutien de l'ÉTAT

Effet de la mondialisation Faible pouvoir d'achat

Autres...........................................................................................................................................

Qu’est-ce que vous recommandez pour pallier aux problèmes de financement des PME ?

Mémoire de fin d’étude - 55 - Juin 2014


ISCAE 3ème année GE

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Questionnaire pour les banques

Pour appuyer une thèse professionnelle liée au sujet des enjeux et solutions du financement
des PME au Maroc pour l'obtention du diplôme en Finance d’entreprise de L'ISCAE. Nous
vous prions de bien participer à la réussite de l’étude toute en répondant au questionnaire
suivant, en s’engageant sur la confidentialité des informations présentées.

Merci d'avance pour votre participation

La relation banque-PME du point de vue banque

Identification de l'agence bancaire :

Nom de l'agence bancaire :………………………………………………………………......

L'adresse :………………………………………………………………………………………

Quel est le genre de relation que vous avez avec les PME ?

Partenariat clientèle autres

Si autres, veuillez préciser SVP ?

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.......................................................................................................................................................
........................................................................................................................................

Offrez-vous des services de conseils et d’assistance pour les PME ?

Oui Non

Avez-vous une division spéciale pour les banques au sein de votre banque ?

Oui Non

Le comportement des banques envers les PME

1) les critères d'octroi d'un crédit

Vous vous basez sur quoi pour accorder un crédit à une PME ?

Mémoire de fin d’étude - 56 - Juin 2014


ISCAE 3ème année GE

Confiance garantie Autres

Si autres veuillez les précisez SVP ?


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2) Les crédits bancaires

Quels sont crédits les plus demandés par les PME ?

Court terme moyen terme long terme

Jusqu’à combien vous pouvez financer un projet d’une PME ?

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3) les risques et garanties

Vous exigez quelles garanties des PME ?

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Qu’est-ce que vous pouvez recommander pour faciliter le financement des PME ?

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Mémoire de fin d’étude - 57 - Juin 2014


ISCAE 3ème année GE

Ouvrages
- St-pierre, J. (1999). La gestion financière des PME : Théories et pratiques. Canada :
Presse de l’université du Québec.
- St-pierre, J. (2004). La gestion des risques : Comment améliorer le financement des PME
et faciliter leur développement. Canada : Presse de l’université du Québec.
- Azzouzi, B. et Tricha, M. (1997). P.M.E est stratégie de développement eu Maroc.
Maroc : Al Maarif Al Jadida.
- Dussossoy, P. (2011). Comment faire d’une PME une entreprise performante. Gereso
- Lecointre, G. (2006). La PME, l’entreprise de l’avenir. Gualino
- Trépanier, M & St-pierre, J. (2013).Créer et développer une PME dans une économie
mondialisée. Canada : Presse de l’université du Québec.

Rapport
- CDVM. Financement des PME au Maroc (2011)
- Ministère de l’Economie et des Finances. Les PME au Maroc : Eclairage et propostions
- Le livre blanc des PME au Maroc
- Le livre blanc de la CGEM (2007).Page 25
- Le financement des PME, par Grégoire chertok, Pierre-Alain de Malleray et Philippe Pouletty.
- Le financement des PME, par Céline KAUFFMANN
- ARLEM- Rapport sur le rôle des petites et moyennes entreprises en méditerranée (2011)
- L’accès des PME aux financements bancaires, par Daniel GABRIELLI
- Bureau pour l’Afrique du nord- Les PME acteurs du développement durable en Afrique
du nord.

Sites web
www.egem.ma
www.anpme.ma
www.finance.gov.ma
www.scholarvox.com

Mémoire de fin d’étude - 58 - Juin 2014

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