Vous êtes sur la page 1sur 8

ETUDE DE FONDATION DU BATIMENT R+5+SOUS-SOL

A USAGE DE LOGEMENTS A LANDREAH :

Les fondations d’une construction sont constituées par les parties de l’ouvrages qui sont en
contact avec le sol auquel elles transmettent les charges de la superstructure, elles
constituent donc la partie essentielle de l’ouvrage, puisque de leurs bonne conception et
réalisation découle la bonne tenue de l’ensemble.

Elles sont des ouvrages qui servent à transmettre au sol support les charges provenant de
la superstructure à savoir :
Le poids propre ou charge permanentes, les surcharge d’exploitations, les surcharges
climatiques et sismiques. Soit directement « cas des semelles reposant sur le sol ou cas des
radiers » ; soit par l’intermédiaire d’autre organes « cas des semelles sur pieux par exemple ».

Avant de choisir le type de la fondation qui convient mieux à supporter l’ouvrage ; il est
nécessaire de procéder à un calcul préliminaire à fin d’adopter une solution qui parait
satisfaisante et convenable avec notre structure.
Ce choix est en fonction de plusieurs paramètres qui sont :

♠ Les caractéristiques du sol support.


♠ Type d’ouvrage à construire.
♠ La nature et l’homogénéité du sol.
♠ La capacité portante du terrain de fondation.
♠ La charge totale transmise au sol.
♠ L'aspect économique.
♠ La facilité de réalisation.

Choix de type de fondation :


Le choix de type de fondation se fait suivent trois paramètres.
- La nature et le poids de la superstructure.
- La qualité et la quantité des charges appliquées sur la construction.
- La qualité du sol de fondation.
Avec un taux de travail admissible du sol d’assise de 1.5 bars, il y a de projeter à priori, des
fondations superficielles de type :
♠ Semelle isolé. ♠ Semelle filante ♠ Radier général.
Retenons que les surfaces des semelles doivent être inférieure à 50% de la surface totale du
bâtiment : (Ss / Sb < 50 %) ; sinon il faut adopter une fondation en radier général nervuré.

Avec une contrainte du sol 


σ sol =1.5 bars et la profondeur de fouille de 2m.
a-) Vérification de la semelle isolée :
Dans ce cas, nous proposons en premier lieu des semelles isolées, pour cela, nous allons

N
procéder à une première vérification tel que : ≤ σsol.
S
Pour cela vérifions la semelle la plus sollicitée avec :
N : l’effort normal transmis à la base
S : La surface d’appuis de la semelle (S=A x B) ;
σsol : la contrainte admissible du sol.
La semelle étant rectangulaire, elle doit satisfaire la condition d’homothétie :

A B a
=  ; A= B où a ; b les sections des poteaux à la base.
a b b
bxN
Exple : B ≥

a x σsol
.

Nous constatons que la somme des surfaces des semelles est supérieure à 50% de la surface
du bâtiment, donc une fondation en semelles isolées ne convient pas.
b-) Vérification de semelle filante :
La surface totale des semelles est donnée par la formule suivante :

N N N
S≥  ; d’où BxL≥  ; on a: B ≥
σsol σsol σsol x L

Exple : La file (3)


N3=107 t ; N7=126,36t ; N11=78,99t ; N15=84,71t ; N19=77,42 t.

5
474,48
∑ ¿=474,48tonnes . Où B ≥ 15 x 16,60 ≈ 1,91 m.
i=1

L’entraxe minimal des poteaux est de 1,75m, donc il y a un chevauchement entre les semelles
filantes, ce qui revient à dire que ce type de semelles ne convient pas aussi à notre cas.
c-) Le Radier général :
Puisque les deux premières vérifications ne sont pas observées, on va opter pour un radier
général nervuré comme type de fondation pour fonder l’ouvrage.
Ce type de fondation présente plusieurs avantages qui sont :
- L’augmentation de la surface de semelle qui minimise la forte pression apportée par la
structure ;
- La réduction des tassements différentiels ;
- La facilité d’exécution.

Prédimensionnement du radier :

Le radier fonctionne comme un plancher renversé dont les appuis sont constitués par les murs
de l’ossature, soumis à la réaction du sol agissant du bas vers le haut d’une manière uniforme
(radier supposé infiniment rigide).
Il est choisi selon ces trois (3) principales caractéristiques :
- Un mauvais sol ;
- Les charges transmises au sol sont importantes ;
- Les poteaux rapprochés (petites trames).

Considéré comme infiniment rigide, on doit satisfaire les conditions suivantes :


Condition forfaitaire ( Condition de coffrage ):

 épaisseur du radier :
Lmax 455
hr ≥ = =22,75 cm
20 20
avec : Lmax : la plus grande distance entre deux poteaux
hr: épaisseur du radier.

 Hauteur des nervures du radier :


Lmax 455
ht ≥ = =45,5 cm
10 10
avec : Lmax : la plus grande distance entre deux poteaux
ht: hauteur de la nervure.
Condition de resistance cisaillement du radier:
Vu 0 ,2 fc28
τu=
bxd
≤ τ=min ( 2,5 ; 4 ) MPa;( γb )
; 5 MPa ; Trouvons la valeur de V u avec

b=100 cm (Une bande de 1m) et h=50cm.


lmax
V u=q  ; d=0,9h.
2
N u × 1ml
Avec q= .
Srad
Nu Lmax 4770,32 4,55
Vu= x = x =25 , 741172 tonnes=25741 , 17 2 kg
Sr 2 421,60 2
25741 , 17 2
τu= =5,72 kg/cm 2 ;
100 x 45

Verification de la stabilité du radier au poinçonnement (1,35G+1,5Q) :

Selon les règles BAEL, il faut vérifier la resistance de la dalle au poinçonnement par efforts

f c28
tranchants, cette vérification s’éffectue comme suit : N u ≤0,045 x U c x hr x
γb

Pour cela verifions d’abord avec l’effort normal ultime du poteau le plus chargé N 7uoù :

Nu : L’effort normal ultime du poteau le plus chargé (N 7u= 162,40 tonnes =1,6240 MN) ;

hr : hauteur total de la dalle du radier (hr =60 cm ¿  ;

Uc : Perimètre de contour au niveau du feuillet moyen.

La section du poteau le plus chargé est : (a=25cm et b=50cm).

Le perimètre d’impact est donné par la formule suivante : U c =2 x ( A+ B);

A= a+hr =0.25+0,6= 0,85m ; B= b+hr = 50+0,6= 1.10m ;

Uc=2 x ( 0,8+1,05 ) =3.9m.


f c28 25
Nu=1,7058 MN ≤ 0,045 x U c x hr x =0,045 x 3,9 x 0,60 x =1,755 MN .
γb 1,5
Cette condition est verifiée avec la hauteur du radier à : hr =60 cm .
Considerons à nouveau la hauteur du radier avec ht =5 0 cm et vérifions la stabilité du radier
au poinçonnement avec l’effort normal ultime du 2e poteau le plus chargé:
(N 3u= 144,45 tonnes =1,4445 MN).

hr : hauteur total de la dalle du radier (hr =5 0 cm ¿  ;

Uc : Perimètre de contour au niveau du feuillet moyen.

La section du poteau le plus chargé est : (a=25cm et b=50cm).

Le perimètre d’impact est donné par la formule suivante : U c =2 x ( A+ B);

A= a+hr =0,25+0,55= 0,8m ; B= b+hr = 50+0,55= 1.05m ;

Uc=2 x ( 0,8+1,05 ) =3.7m.

f c28 25
Nu=1 , 4445 MN ≤ 0,045 x U c x hr x =0,045 x 3 , 7 x 0 ,5 5 x =1 ,52625 MN .
γb 1,5
Cette condition est verifiée avec la hauteur du radier à : hr =55 cm.
Condition de rigidité de la nervure du radier :

Considerons la section des nervures du radier égal à :(b t=4 0 cm et ht =5 5 cm)


2 Lmax
La condition est verifiée si : Le ≥
π
Lmax : plus grande distance entre deux poteaux ;
Le: longueur élastique qui permet de determiner la nature du radier (rigide ou flexible) ;

4 EI
¿=

4

Kb
E : module d’élasticité du béton E=3,216 x107 KN/m2
b h3 0 , 4 0 x 0 ,5 53 −3 4
I : inertie d’une bande d’1 m de radier (I = = =5 , 545 x 10 m ) ;
12 12
K : coefficient de raideur du sol rapporté à l’unité de surface
K=40 MPa=4 x 10 4 KN /m3 (sol moyen)
b : largeur de la nervure b=4 0 cm=0 , 4 m) .
4 x 3,216 x 107 x 5 ,545 x 10−3 17 ,83272
Le =

4

4 x 104 x 0 , 4
2 x Lmax 2 x 4,55
=
0,4
=2 , 584 m.

'
Le =2 , 584 m< = =2,89 m; la condition n est pas verifiée .
π 3,14
Mais comme la resistance au scisaillement est verifiée avec la section de la nervure
(40x55cm) ; adoptons cette section .

 Calcul du propre du radier : Le poids propre du radier est :

Pr =S r ×h t × γ b=464,64 x 50 x 2,5=580 , 0 8 tonnes .

NB : la surface du radier y compris les debords est de : Sr =464,64 m2

Calcul de la surface du radier :


La surface du radier est déterminée en vérifiant la condition suivante :
N ser N ser 3533,58 2
≥ σ adm; d’où : S= = =235,572 m .
S σ adm 15
La surface de l’emprise du bâtiment plus les debords donnent : Sr =4 64 , 6 4 m2;
alors S=S r=4 64 ,6 4 m 2 .

Verification de la contrainte du sol:

La contrainte admissible du sol doit verifier la condition suivante:

∑ N i ≤ σsol;
S

∑ N i: La somme des efforts normaux de service de toute la structure + le poids propre du


radier ;

∑ N i=( Effors normaux de service + Poids des voiles)+ Poids du radier=3533,58+( 464,64 x 0. 6 5 x 2.5 )=4288,
S : La surface du radier (S=464,64m2 ) ;
4 288 , 62
On trouve : ≈ 9 , 23 tonnes/m 2< 15tonnes /m 2 condtion est verifiée.
4 64 , 6 4

Verification de la stabilité du radier au poinçonnement (1,35G+1,5Q) :

Selon les règles BAEL, il faut vérifier la resistance de la dalle au poinçonnement par efforts

f c28
tranchants, cette vérification s’éffectue comme suit : N u ≤0,0045 x U c x hr x
γb

Nu : L’effort normal ultime du poteau le plus chargé (N 7u= 162,40 tonnes =1,6240 MN) ;

hr : hauteur total de la dalle du radier  ;

Uc : Perimètre de contour au niveau du feuillet moyen.

Considérons le poteau le plus chargé de sections (a=25cm et b=50cm).

Le perimètre d’impact est donné par la formule suivante : U c =2 x ( A+ B);

A= a+hr =0.25+0.6= 0,85m ; B= b+hr = 50+0.6= 1.10m ;

Uc=2 x ( 0,8+1,05 ) =3.9m.

f c28 25
Nu=1,7058 MN ≤ 0,0045 x U c x hr x =0,045 x 3,9 x 0,60 x =1,755 MN .
γb 1,5
La condition est verifiée avec la hauteur du radier à : hr =60 cm.

Dimensions du radier :
Nous adoptons les dimensions suivantes :
Hauteur du radier : hr =60 cm
Hauteur des nervures du radier : ht =75 cm
Largeur des nervures du radier : b t=35 cm
Enrobage : d=5 cm
Surface du radier : Sr =421,60 m2.

Vous aimerez peut-être aussi