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L’évolution des pratiques au niveau international en matière de normalisation comptable et

d’information financière est formalisée et suivie par l’IASB. Les normes produites par l’IASB sont de
plus en plus adoptées par le monde. A l’instar de nombreux pays, le Maroc prépare l’adoption des
normes internationales de comptabilité et d’information financière (IAS/IFRS – les normes IFRS dans
ce qui suit) au niveau national. Ces normes sont guidées par un cadre conceptuel qui définit les
concepts qui sont à la base de la préparation et de la présentation des états financiers à l'usage des
utilisateurs externes.

1. Généralités

1.1. Introduction à la notion de comptes consolidés : Selon la norme IAS 27 : « Une filiale est une
entreprise contrôlée par une autre entreprise (appelée mère). Une société mère est une entreprise
qui a une ou plusieurs filiales. Un Groupe est formé d’une mère et de toutes ses filiales. Les états
financiers d’un Groupe présentés comme ceux d’une entreprise unique ». Etablir les comptes
consolidés d’un Groupe consiste donc à présenter son patrimoine, sa situation financière et les
résultats de l’ensemble des entités le constituant comme s’il s’agissait de ceux d’une seule et
même entreprise.

1.2. Cadre légal de la consolidation : Au MAROC, il y a absence d’un cadre légal réglementant la
consolidation. Cependant la loi 17-95 relative à la SA sans faire référence aux notions du Groupe et
des comptes consolidés, a précisé dans son article 142 les informations à publier par les sociétés
possédant des filiales. Pour combler ce vide, un avant projet de loi relative aux comptes consolidés
a été établi en date du 25 mai 1998 pour préparer l’adoption d’une loi marocaine en la matière qui
va rendre la consolidation obligatoire. L’article 144 du projet de loi 17-95, stipule comme principe
général, l’établissement des comptes consolidés et un rapport de gestion du Groupe par les sociétés
commerciales appelées sociétés consolidantes qui contrôlent une ou plusieurs filiales sociétés.
1.3. L’intérêt de la consolidation des comptes : Les comptes consolidés permettent de donner une
meilleure information. D’une part, une information d’ensemble, apurée des évaluations à caractère
fiscal, et d’autre part, les lecteurs des états financiers ont besoin d’une information financière
pertinente et fiable. Aussi, la consolidation peut être vue comme un instrument de gestion, à savoir
: La consolidation facilite la gestion des sociétés du Groupe : La mise en place de procédures de
consolidation conduit à disposer d’un circuit d’information normalisée, maîtrisée et contrôlable.
[...]

d Document L0005 – Sommaire de la Liasse

GENERALITES
 

1. Présentation générale de la liasse de saisie

1.1. Définition

La liasse recouvre l’ensemble des documents destinés à la saisie des données mais aussi à
la restitution des données en filiale (états financiers de synthèse).

Une liasse est identifiée par les trois éléments suivants :


 la phase : dans le cadre du pré-paramétrage, le code désignant la phase de
consolidation statutaire est "C" ;
 l’unité : entité qui saisit les informations ;
 l’exercice : période à laquelle correspond l’information renseignée.

1.2. Typologie des liasses

Le pré-paramétrage propose 4 formats de liasse de saisie :

 un format standard décliné en 2 versions : société française (appelé L-F) et société


étrangère (appelé L-E);

 un format spécifique aux remontées de sous-consolidations (appelé L-C);

 un format allégé réservé aux sociétés mises en équivalence (appelé L-M) :

o pour lesquelles on ne souhaite effectuer aucun retraitement


automatique,
o avec lesquelles le groupe ne réalise pas d’opérations significatives,
o qui ne détiennent pas de titres consolidés.

L’affectation, à chaque unité, du format de liasse souhaité est réalisée par le consolideur.

1.3. Organisation de la liasse

La liasse de saisie est organisée en cahiers, regroupant des documents de nature homogène.
Les cahiers et documents ont une codification alphanumérique commençant par la lettre "L"
suivie de deux chiffres pour les cahiers et de quatre chiffres pour les documents, le code du
document reprenant la codification du cahier auquel il appartient.

Exemple : le document L2005 appartient au cahier L20

Pour simplifier la visualisation de la liasse, certains cahiers ont été regroupés. Ils sont alors
codifiés dans la dizaine du cahier principal.

Exemple : les cahiers L52, L54, et L56, sont regroupés dans le cahier L50

Pour les cahiers et documents applicables exclusivement aux filiales françaises ou


étrangères, la codification se termine respectivement par "F" ou par "E". Les cahiers et
documents qui ne sont pas suivis d’une lettre sont utilisés par les deux versions de la liasse
standard (français et étranger) et, éventuellement par le format spécifique aux sous-
consolidations sous réserve qu’un document ou cahier terminé par "C" n’ait pas été créé pour
le format spécifique aux sous-consolidations. Les documents et cahier spécifiques aux mises
en équivalence se terminent par "M".

Exemple : le document L3035-C appartient au cahier L30-C

On distingue quatre catégories de documents :

 les états de navigation, destinés à guider la saisie et le contrôle des


données;
 les documents de saisie regroupés en cahiers par type d’information
souhaitée : variations bilantielles, annexes, intra-groupe, crédit bail, données
d’impôts…
 les documents de restitution : états de synthèse, balances de clôture;
 les états de contrôle.

L’affectation des cahiers aux différents formats de liasse est la suivante :

Code et libellé du cahier Liasse Liasse Liasse Liasse


standard standard sous- allégée
société société conso MEE
française étrangère
L00 Sommaire liasse X X
L00- Sommaire liasse (sous-conso) X
C
L00- Données des MEE X
M
L10 Etats de synthèse X X
L10- Etats de synthèse (sous-conso) X
C
L20 Balance en solde X X X
L30 Variation des postes de bilan X X
L30- Variation des postes de bilan – SC X
C
L40 Portefeuille titre et détention capital X X
L40- Portefeuille titre et détention capital – SC X
C
L50 Intra-groupe X X
L52 Résultats internes
L54 Provisions internes
L56 Comptes réciproques
L50- Intra-groupe X
C
L52 Résultats internes
L54- Provisions internes SC
C
L56- Comptes réciproques SC
C
L58- Analyse comptes SC
C
L60 Annexes et autres informations X
L62- Données d’impôt – filiales
F françaises
L64 Crédit-bail
L66 Echéanciers
L68 Autres informations
L60- Annexes et autres informations – Filiales X
E étrangères
L62- Données d’impôt – filiales
F étrangères
L64 Crédit-bail
L66 Echéanciers
L68 Autres informations
L60- Annexes et autres informations – Sous- X
C consolidation
L62- Données d’impôt – Sous-
C consolidation
L64- Crédit-bail
C
L66 Echéanciers
L68 Autres informations
L70 Balance en flux X X
L70- Balance en flux (sous-conso) X
C
L80 Informations complémentaires X X
L82 Compte de résultat par destination
L80- Informations complémentaires – Sous- X X
C consolidation
L82- Compte de résultat par destination X
C – Sous-consolidation
L90 Etats de contrôle X X
L90- Etats de contrôle (sous-conso) X
C

1.4. La navigation dans la liasse

La navigation entre les différents documents de la liasse est facilitée par :

 la mise à disposition d’états de navigation,

 le chaînage des documents entre eux.

Les états de navigation (cahier L00 – Sommaire liasse) sont destinés à faciliter la prise de
connaissance de l’architecture de la liasse et la saisie des données. Ils permettent de
visualiser l’ordre logique de saisie des documents, les étapes de contrôle successives et les
documents de restitution pertinents à chaque étape.

Le chaînage est une fonction qui permet de lier deux ou plusieurs documents pour
notamment :

 accéder à une information de plus en plus détaillée

Exemple :

montant total des dettes financières au bilan



Détail par numéro de compte

Ventilation par échéance

 guider la saisie : lorsqu’une rubrique doit faire l’objet d’une analyse


complémentaire (exemple : détail intra-groupe), le chaînage permet d’accéder
directement (via le double-clique dans la cellule concernée ou la touche de
fonction F10) au document de détail concerné.

L’existence d’un chaînage est indiqué par une petite flèche en bas à droite d’une cellule
(saisissable ou non).

1.5. Charte graphique

La charte graphique qui régit la présentation des documents permet de garantir l’homogénéité
de la liasse. Elle est également destinée à guider l’utilisateur dans la saisie des données.

Pour chaque cellule, des renseignements concernant les modalités de saisie sont disponibles
dans l’aide en ligne de Magnitude.

 L'une des raisons suivantes empêche une cellule d'être saisissable :

o le croisement rubrique / flux n’est pas autorisé : par exemple, le flux


d’augmentation de capital n’a pas de sens pour les rubriques
d’amortissements. Dans ce cas la cellule est hachurée
o il s’agit d’une cellule calculée : par exemple, les cellules de
totalisation. Dans ce cas, la cellule est mise en évidence par une
trame de couleurs et les données apparaissent en gras.
o il s’agit d’une donnée saisie dans un autre document et qui se reporte
automatiquement.
o Il s’agit d’une donnée d’à-nouveau sur le flux d’ouverture.

La présentation même des cellules donne une indication sur la nature des données :

 les cellules en gras indiquent que la donnée est calculée par totalisation des
rubriques précédentes,
 les niveaux de sous totaux sont mis en évidence par des trames de couleurs,
 les cellules hachurées indiquent que le croisement rubrique / flux n’est pas
autorisé.

2. Principes généraux de saisie

2.1. Convention de signes

Les montants à l’actif sont saisis en positif, à l’exception des amortissements et des provisions saisis
en négatif.

Les montants au passif sont saisis en positif.

Les comptes de charges sont saisis en négatif, les comptes de produits en positif.

Pour les rubriques annexes, sauf mention contraire dans la partie 5 (analyse par document), les
montants sont saisis en positif.

Lorsque la structure du document le permet, les cellules sont pré-signées afin de faciliter la saisie.
 

2.2. Ordre de saisie de la liasse

L’ordre logique de saisie des documents est présenté dans les documents de navigation
(cahier L00).

Il se résume comme suit :

 Alimentation (par saisie ou par interface) des balances de clôture


(bilan, résultat)

Analyse des variations des postes du bilan (immobilisations, situation nette, dettes financières,
amortissements et provisions)

 Informations relatives au portefeuille de titres et détention du


capital

 Déclarations intra-groupe

 Annexes et autres informations : données nécessaires au calcul


des impôts différés, contrats de crédit-bail, échéanciers,
engagements hors – bilan, effectifs…

Les états financiers de synthèse sont générés automatiquement à partir des données saisies :

o le bilan et le compte de résultat sont alimentés par la saisie des


balances en solde et peuvent, de ce fait, être édités dès la fin de la
première étape
o le tableau de flux de trésorerie repose sur l’analyse des variations des
postes du bilan; il peut être consulté dès la fin de la deuxième étape.

2.3 La saisie en flux

La saisie en flux permet d’identifier les variations du bilan entre l’ouverture et la clôture et de générer
ainsi automatiquement le tableau des flux de trésorerie. Les flux disponibles dans la liasse peuvent
être classés en 3 catégories :

2.3.1 Flux dédiés aux opérations courantes

 Variations des postes de haut de bilan (hors situation nette)

 F20 : augmentation "monétaire" (inv. prêts, emprunts),


 F30 : diminution "monétaire" (cession, remboursement),
 F40 : souscription à une augmentation de capital (titres),
 F50 : reclassement de poste à poste.

 Variation des capitaux propres

 F05 : affectation du résultat de l’exercice précédent,


 F06 : distribution / brut versé,F10 : résultat de l’exercice,
 F40 : augmentation de capital,
 F50 : reclassement de poste à poste
 Variations des provisions et amortissements :

 FDOT : flux de dotation affecté par défaut à une nature :


dotation d’exploitation (flux F25), dotation financière (F26) ou
dotation exceptionnelle (F27) 
 FREP : flux de reprise affecté par défaut à une nature :
reprise d’exploitation (flux F35), reprise financière (F36) ou
reprise exceptionnelle (F37) ; l'intégralité des reprises de
provision est affectée sur le flux X38 : reprise (provision
utilisée), le cas échéant, cette affectation par défaut est
modifiable par la saisie sur le flux X39 : reprise (provision non
utilisée)

 Variation des postes de bas de bilan (BFR et trésorerie) :

 F15 : variation brute

2.3.2 Flux liés à des opérations particulières

Deux opérations particulières sont identifiées sur des flux dédiés :

 les changements de méthode comptable : flux F60


 les opérations d’apports – fusions : flux F70

Ces opérations font l’objet d’un document distinct L3060 "Incidence des opérations particulières" dans
lequel sont saisies :

 l’incidence sur les postes du bilan,

 l’incidence, le cas échéant, sur le résultat :

o R77825 : Incidence des changements de méthode (produit


exceptionnel)
o R67825 : Incidence des changements de méthode (charge
exceptionnelle)
o R77820 : Produits de fusion
o R67820 : Charges sur fusion

L’équilibre de ces flux (actif - passif = incidence résultat) fait l’objet de contrôles (cf. partie 3).

2.3.3 Flux spécifiques aux remontées de sous-consolidation

Les flux spécifiques aux liasses de sous-consolidation concernent :

 l’incidence de la variation des taux de change : flux F80 (écarts de


conversion)
 l’incidence des variations de périmètre :

o F01 : entrées de périmètre,


o F90 : changement de mode de consolidation, c’est-à-dire
passage de mise en équivalence à intégration globale /
proportionnelle ou inversement,
o F91 : incidence de la variation du taux d’intégration des
filiales consolidées par intégration proportionnelle,
o F92 : incidence de l’augmentation du taux d’intérêt du
groupe,
o F98 : sorties de périmètre ou cessions partielles.

2.3.4 Saisie des commentaires

Dans le pré-paramétrage franco-IFRS, les commentaires sont autorisés sur tous les
indicateurs (via le clic droit / Commentaires).

Dans les documents suivnants, des colonnes de commentaires ont été paramétrées :

 Document L3045 - Provisions pour risques et charges  

 Document L5215 - Dividendes reçus

3. Contrôles de la liasse

3.1. Typologie des contrôles

Il existe deux types de contrôles :

o Contrôles bloquants : non validés, ils empêchent la liasse d’avoir le


statut "contrôlée". Une liasse valide doit satisfaire l’ensemble de ces
contrôles.
o Contrôles non bloquants : ces contrôles ont un caractère indicatif et
ne remettent pas en cause la cohérence des données saisies.

3.2. Jeux de contrôles

Les contrôles sont regroupés dans la liasse au sein d’un jeu de contrôles ; plusieurs jeux de
contrôles ont été définis pour tenir compte des spécificités suivantes des unités de saisie :

o Filiales françaises : contrôles spécifiques sur les données d’impôt


(cohérence des bases d’impôt différé et données comptables ;
ventilation de l’impôt entre taux réduit et taux normal)
o Filiales étrangères : contrôles allégés sur les impôts
o Sous-consolidations : contrôles portant sur des flux (entrée/sortie de
périmètre, écart de conversion…) et/ou des comptes (Ecart
d’acquisition, Intérêts minoritaires…) spécifiques aux ensembles
sous-consolidés
o Filiales mises en équivalence : liasse allégée nécessitant un nombre
très restreint de contrôles (Cohérences sur situation nette, quantité de
titres du capital social et Résultat)
Le jeu de contrôle affecté à une liasse est en cohérence avec les cahiers et documents de
saisie disponibles dans cette même liasse (classeur de saisie associé).

3.3. Familles de contrôles

Les contrôles sont rattachés à des familles, qui permettent de les classer dans un ordre logique et de
simplifier leur lisibilité et de ce fait leur résolution. Une famille comprend des contrôles homogènes.

L’organisation des familles est calquée sur le découpage de la liasse en cahiers de saisie; ainsi la
codification des familles reprend comme racine le code des cahiers auxquels les contrôles font
référence.

On peut procéder à l’exécution et à la résolution des contrôles de manière progressive au fur et à


mesure de la saisie en suivant l’ordre des cahiers proposé dans la liasse. Le lien entre étapes de
saisie et contrôles s’y appliquant est ainsi évident.

Les principales caractéristiques des familles de contrôles sont résumées ci-après :

3.3.1 Familles L20, L20-C : Balance en solde

Cette famille regroupe des contrôles comptables de base s’appliquant sur l’ouverture et sur la
clôture; les contrôles sur ouverture concernent plus spécifiquement les sociétés entrantes, les
données d’ouverture étant pour les autres sociétés pré-alimentées par la reprise des à-
nouveaux.

Ces contrôles permettent notamment de s’assurer :

o de l’égalité actif = passif,


o de l’égalité résultat au bilan = résultat au compte de résultat,
o que les amortissements et provisions sur actifs sont inférieurs aux
valeurs brutes.

3.3.2 Familles L30, L30-C : Variations des postes de bilan

Les contrôles rassemblés dans cette famille s’attachent à vérifier la correcte utilisation des flux
et notamment :

o l’équilibre actif / passif des flux de reclassement (F50), d’entrée de


périmètre (F01), d’écarts de conversion (F80);
o l’équation : actif – passif = résultat pour les flux de changements de
méthode comptable (F60), d’apports – fusions (F70) et de sorties de
périmètre (F98);
o l’analyse exhaustive des variations des postes de haut de bilan (flux
de contrôle = 0);
o la cohérence bilan / résultat pour les dotations / reprises, variations
de stocks, sorties d’immobilisations…

3.3.3 Famille L40 : Titres et capital

Ces contrôles visent notamment à s’assurer de l’exhaustivité des informations fournies :

o analyse, par ligne de titre, du poste "titres de participation" (soldes de


clôture et variations de l’exercice),
o analyse exhaustive de la répartition du capital par actionnaire,
o analyse exhaustive des acquisitions et cessions de titres de
participation par partenaire (acheteur / vendeur).

3.3.4 Familles L52, L54, L54-C, L56, L58-C : Contrôles des intra-groupe

Le découpage en familles coïncide ici avec les sous-cahiers du cahier de saisie L50 Intra-
Groupe :

o L52 : IG Résultats internes


o L54, L54-C : IG Provisions internes
o L56 : IG Comptes réciproques
o L58-C : IG Comptes de sous-consolidation

Ces familles comprennent essentiellement les types de contrôles suivants :

o la cohérence des données intra-groupe : la somme des montants


déclarés en intra-groupe ne peut être supérieure au montant total du
compte concerné;
o l’exhaustivité du détail par partenaire pour les rubriques pouvant avoir
une incidence sur le résultat consolidé (ex : dividendes);
o cohérences comptables de base vérifiées au niveau détail partenaire
(exemple : valeur brute supérieure à provisions pour chaque
partenaire).

3.3.5 Familles L62-E, L62-F, L62-C, L64, L66, L68 : Annexes et autres informations

Le découpage en familles coïncide ici avec les sous-cahiers du cahier de saisie L60 Annexes
et autres informations :

o L62-E, L62-F, L62-C : Impôts


o L64 : Crédit-Bail
o L66 : Echéanciers
o L68 : Autres informations

Les familles L62 comprennent des contrôles sur impôts, certains communs à tous les types de
sociétés (sauf mises en équivalence), d’autres réservés aux filiales françaises (présents
uniquement dans la famille L62-F) et portant notamment sur :

o la cohérence des bases d’impôt différé déclarées avec les données


saisies dans le bilan et / ou le compte de résultat (exemple : la
participation des salariés réintégrée fiscalement doit être égale à la
charge de l’exercice),
o la ventilation de l’impôt entre taux réduit et taux normal.

Les autres familles regroupent des contrôles s’attachant à la cohérence des données saisies
dans les documents annexes et notamment :

o L64 : cohérence des données relatives aux contrats de crédit-bail :


immobilisations / emprunts, amortissements / valeurs brutes …
o L66 : exhaustivité de la ventilation par échéance des créances, des
dettes et du crédit-bail,
o L68 : exhaustivité de la ventilation par devise et par taux des dettes
financières et des emprunts sur crédit-bail, exhaustivité de la
ventilation par catégorie d'actifs des créances et dettes sur
cessions/acquisitions d'actifs
3.3.6 Famille L82 : Contrôle de l'analyse sectorielle

La famille L82 permet de s'assurer de la correcte ventilation des charges et des produits d'exploitation
par destination.

3.3.7 Famille L-MEE : Données spécifiques aux mises en équivalence

Le nombre de contrôles relatifs aux sociétés mises en équivalence étant limité et la liasse
allégée ne comportant qu’un seul cahier de saisie (L00-M), une seule famille de contrôles a
été définie pour ces sociétés; ces contrôles vérifient essentiellement :

o L’égalité entre résultat bilan et résultat compte de résultat


o La cohérence du flux de distribution entre prélèvement de situation
nette et distribution
o L'analyse en flux des titres composant le capital social.

3.4. Niveaux de contrôles

Chaque contrôle est rattaché à un niveau. Ce niveau correspond à un degré de qualité de


l’information à atteindre et à une vision transversale aux familles de contrôles.

Les niveaux de contrôle permettent de définir différents degrés de validation de la liasse qui
pourront varier selon l’unité et l’exercice de remontée. Le niveau de contrôle validant est fixé
par le consolideur lors de l’envoi de l’ouverture de liasse aux filiales.

Il existe 4 niveaux de contrôle dans le pré-paramétrage :

4 – Annexes et autres informations

3 – Contrôles des remontées statutaires complètes

2 – Contrôles des remontées statutaires simplifiées

1 – Titres et capital

Le niveau maximal de contrôles est le niveau 4 ; demander le niveau validant 3 revient à


résoudre les contrôles des niveaux 1 à 3.

Les niveaux de contrôles définis correspondent aux remontées partielles qui pourraient être
envisagées :

o ainsi, titres et capital remonteraient en premier pour servir de base à


l’élaboration du portefeuille et du périmètre,
o ensuite, les données comptables pour la réalisation de la
consolidation statutaire (en distinguant les remontées trimestrielles
simplifiées, nécessitant une information plus succincte en termes
d’analyse du bilan en flux, des remontées semestrielles complètes,
qui doivent comporter une analyse en flux assez fine pour permettre
l’élaboration du tableau de flux de trésorerie),
o enfin, l’obtention des données d’annexe, dans le cas de la remontée
statutaire complète, avec un éventuel décalage temporel
Document L2005 – Balance en solde Actif

Le cahier L20 comprend les documents de saisie suivants:

 L2005 - Balance en solde Actif


 L2010 - Balance en solde passif

 L2015 - Balance résultat

Les balances constituent les premiers documents de saisie ou, en cas d’interface, les
documents à contrôler avant toute saisie complémentaire. Dans le cas particulier d’une
première consolidation, les soldes d’ouverture (F00) doivent également être saisis. Au
contraire, lorsque des à-nouveaux existent, ils ne peuvent être modifiés, le flux F00 étant alors
interdit à la saisie.

(bilan et compte de résultat). Pour chaque rubrique, le code du document de la liasse dans
lequel doit être saisi le détail intra-groupe est mentionné, un tiret signifiant que la rubrique
concernée ne fait pas l’objet d’une analyse intra-groupe.

Document L0020 – Saisie des intra-groupes

La diversité des informations contenue dans le cahier L50 - Intra-groupe a nécessité la


création des sous cahiers suivants :

o L52 : Résultats internes,


o L54 : Provisions internes,
o L56 : Comptes réciproques.

Le détail de ces cahiers est analysé ci-après.

Cahier L52 – Résultats internes

Le cahier L52 est destiné à la saisie des intra-groupe dont l’élimination a une incidence sur le
résultat consolidé : plus ou moins-values de cession, dividendes et résultats de SNC, marges
internes en stocks.

Eu égard à l’incidence de la qualité de ces informations sur la fiabilité des données


consolidées, une analyse exhaustive par partenaire est systématiquement demandée,
impliquant la saisie manuelle du montant hors-groupe sous le code S9999.

Cahier L54 : Provisions internes

Objet

Analyse des provisions par partenaire :


 L5405 – Provisions actif haut de bilan,
 L5410 – Provisions actif bas de bilan
 L5415 – Provisions passif

Pré-requis

Analyse des variations sur les postes de provisions :

 L3020 – Provisions sur immobilisations financières


 L3025 – Provisions sur autres actifs
 L3045 – Provisions pour risques et charges

Ventilation des dotations et reprises par niveau (exploitation, financier, exceptionnel) dans le
document L3055

Modalités

La saisie des documents précités alimente les documents d’analyse par partenaire.

La ventilation par partenaire doit être exhaustive, les provisions concernant des tiers autres que les
sociétés du groupe sont regroupées sous le code S9999. Une ligne "reste à ventiler", calculée par
différence entre le montant total et la somme des provisions affectées à des tiers, permet de contrôler
la saisie.

Attention

Le "reste à ventiler" doit être égal à zéro pour toutes les rubriques et pour tous les flux.

Cahier L56 – Intra-groupe : Comptes réciproques

Le cahier L56 permet de déclarer les opérations courantes (créances / dettes; produits /
charges) réalisées avec des sociétés du groupe. Pour l’ensemble de ces documents, on ne
saisit que les opérations et soldes intra-groupe, les éléments hors-groupe étant
automatiquement calculés par différence.

A l’issue de la saisie, il convient de vérifier que la somme des montants déclarés en intra-
groupe n’es Parmi les principes clés de la consolidation des comptes, on peut citer : La
consolidation a pour objet de présenter les états financiers d’un ensemble de sociétés entre
lesquelles il existe des liens de filialisation ou qui sont placées sous une direction unique
comme s’il s’agissait d’une seule entreprise. Elle fournit des informations sur l’importance
économique du groupe, ses moyens de financement et ses résultats; Les états de synthèse
consolidés, , sont : - Le bilan consolidé (BC) ; - Le compte de produits et charges consolidé
(CPC) ; - Le tableau de financement consolidé (TFC) ; - L’état des informations
complémentaires de consolidation (ETICC). La présentation des comptes consolidés est
obligatoire pour les sociétés qui contrôlent de façon exclusive ou conjointe une ou plusieurs
autres sociétés ou qui exercent sur ces dernières une influence notable ; Sont généralement
à exclure de la consolidation les filiales dont le contrôle semble très temporaire ainsi que les
sociétés dont les titres ne sont détenus qu’en vue de leur cession ultérieure ; Si une société
mère marocaine publie des états de synthèse consolidés, elle doit le faire en respectant les
dispositions du CGNC t pas supérieure au total du compte (partenaire S9999 négatif).
Déterminer un périmètre de consolidation dans le groupe, c’est préciser quelles sont les
sociétés consolidables et les sociétés non consolidables. La consolidation est obligatoire dès
lors que la société contrôle de façon exclusive ou conjointe une ou plusieurs entreprises ou
qu’elles exercent une influence notable.

Influence notable Partage du contrôle d’une entreprise exploitée en commun par un nombre
limité des associés, de sorte que les politiques financière et opérationnelle résultent de leur
accord Contrôle conjoint C’est le pouvoir de diriger les politiques financières et
opérationnelles d’une entreprise. Il résulte : Soit de la détention directe ou indirecte de la
majorité des droits de vote ; Soit de la désignation pendant deux exercices successifs de la
majorité des membres des organes d’administration, de direction et de surveillance (ceci est
présumé lorsque la société consolidante a détenu plus de 40% des droits de vote sans
qu’aucun autre actionnaire n’en détienne une fraction supérieure) ; Soit du droit d’exercer
une influence dominante en vertu d’un contrat ou de clauses statutaire. Contrôle exclusif

la consolidation qu’est-ce que c’est ?

Définition : La consolidation est la résultante de l’obligation légale faite aux entreprises qui détiennent
le contrôle d’autres sociétés ou qui exercent sur elles une influence notable d’établir des comptes
consolidés et un rapport sur la gestion du groupe.

Les comptes consolidés doivent présenter la situation financière d’un groupe de sociétés comme si
celles-ci ne formaient qu’une seule et même entité.

Il existe plusieurs méthodes d’intégration des filiales :

• par intégration globale,

• par intégration proportionnelle,

• par mise en équivalence.

Les comptes consolidés peuvent être présentés sous 2 référentiels :

• principes IFRS,
• ou principes comptables marocains.

Un groupe peut appliquer les règles marocaines de consolidation, ou appliquer le référentiel IFRS.

Audit & Analyse  une équipe de commissaire aux comptes dédiée à la consolidation 

Un commissaire aux comptes Audit & Analyse  réalise à la fois :

• La « production » des comptes consolidés ;

• Saisie des opérations intragroupes ;

• Identification et comptabilisation des écritures de retraitements et d’éliminations ;

• Traitement de la fiscalité différée ;

• Constitution d’un dossier de travail ;

• Réalisation des états financiers et annexes des comptes consolidés ;

• L’audit des comptes consolidés légal ;

 au Maroc, la consolidation n’est obligatoire que pour trois catégories de


sociétés, à savoir les groupes publics, les groupes bancaires et les groupes
cotés à la Bourse de Casablanca. Ces groupes sont obligés de présenter des
comptes consolidés une fois par an au minimum et deux fois par an pour les
banques et certains groupes cotés. À part ça, la consolidation reste
facultative

ans un premier temps, il faut collecter l’information financière, puis l’homogénéiser avant
de lui appliquer le traitement prévu par les normes comptables référentes. Les comptes
consolidés permettent ainsi d’avoir une vision globale pertinente de la situation
patrimoniale et financière de l’ensemble des sociétés d’un groupe, et représentent donc
un outil précieux de gestion et de prise de décision. Des contrôles spécifiques
s’appliquent aux comptes consolidés, du fait de l’existence d’opérations particulières qui
les concernent (impôts différés, vérification du périmètre de consolidation, élimination des
opérations intragroupes ou des opérations réciproques, etc.). Ils sont essentiels pour
s’assurer de l’exactitude de l’information financière qui sera ensuite communiquée. Le
contrôle des comptes consolidés passe également par une vérification de la fiabilité et
du paramétrage du système d'information du groupe, pour s’assurer de la cohérence des
données comptables et financières utilisées.

La structure

La structure d’une liasse de consolidation doit être la même pour toutes les sociétés du
groupe.
Cette homogénéité dans l’ossature constitue un défi important pour les groupes dont
l’activité des filiales varie fortement.

La base de la structure sera constituée par le plan de comptes du groupe.

Comme préalable, il est donc impératif de définir un référentiel de comptes ainsi qu’un
ensemble de politiques comptables propres au groupe (ce dernier point fera l’objet d’une
prochaine publication).  En effet, il est relativement rare que toutes les sociétés du périmètre
travaillent avec le même GAAP.

Dans ce cadre, et afin de faciliter le travail du consolideur et des auditeurs, il conviendra  de


construire une liasse qui permet de retracer les ajustements locaux par rapport au GAAP
utilisé par le groupe.

L’usage de trois colonnes : information locale, ajustements et information aux normes


groupes, nous paraît le plus efficace et le plus simple à mettre en œuvre.

La mise en place d’une table de correspondance ou « mapping » entre les comptes locaux et
les comptes groupe nous semble aussi indispensable.

Un logiciel de consolidation performant facilitera ce travail de mapping et/ou d’interfaçage


direct avec le ou les logiciels comptables du groupe.

En ce qui concerne la problématique des devises, il nous paraît opportun de conserver la


devise locale dans la liasse et ce pour deux raisons principales :

 Premièrement, la filiale ne maîtrise pas toujours la notion de conversion de change et


deuxièmement, cette conversion est automatisée dans les logiciels de consolidation
digne de ce nom.
 Par ailleurs, l’usage de l’unité, voire du cents qui correspond à la pratique générale en
comptabilité, nous semble devoir être conservé dans la liasse et ce, même si les
comptes consolidés sont globalement présentés en milliers d’unités monétaires.  Cette
continuité dans l’unité, permettra d’éviter les problèmes d’arrondis et fera gagner un
temps précieux aux filiales en leur permettant de reprendre ou d’interfacer directement
leurs chiffres locaux dans la liasse.

Enfin, la langue de la liasse a aussi une importance certaine puisqu’en finale, il s’agit de


communiquer des informations.  Il est évident qu’une liasse dans la langue locale sera plus
facile pour les comptables de ces pays.  Cependant,  l’investissement acceptable pour une ou
deux traductions peut se révéler très lourd pour un groupe disposant de filiales éparpillées
partout dans le monde.

C’est pourquoi, nous recommandons l’usage d’une seule langue, celle la plus utilisée dans le
groupe.

Le contenu

Le contenu se compose d’informations quantitatives et qualitatives et peut se diviser en 5


volets:
Le premier volet comporte les informations générales telles que : la période, la période
comparative, les données générales de la filiale, la devise locale, le nom des intervenants
(comptables, directeur financier, auditeur…).

Le deuxième volet reprend les données locales mais présentées sous le référentiel comptable
du groupe.  Comme décrit sous le point Structure, cette transition entre les données
comptables locales et celles organisées en fonction des normes édictées par le groupe se doit
d’être la plus transparente possible.  Les ajustements feront l’objet d’un tableau à part entière
dans lequel tous les détails utiles seront indiqués afin de comprendre leur origine et d’assurer
leur traçabilité.

Le troisième volet fera état des informations en relation avec les participations ainsi que
celles liées aux comptes intragroupes.  Au niveau des données sur les participations, si le
référentiel de comptes est le plan comptable normalisé luxembourgeois (PCN), il y aura donc
lieu de fournir la ventilation chiffrée entre les sociétés du groupe des comptes 231xx.  En ce
qui concerne les comptes intragroupes, la démarche sera la même, à la différence près que
tout montant qui n’est pas alloué à une société du groupe, sera considéré comme une relation
avec les tiers.  En outre, il est utile de souligner qu’en fonction  de l’approche du groupe et/ou
du logiciel utilisé, l’usage de comptes propres aux relations inter-sociétés constitue une
alternative.  Quoiqu’il en soit, ce sont ces montants renseignés qui feront l’objet d’une analyse
des relations inter-sociétés au terme de laquelle des différences seront mises en évidence et
qui devront faire l’objet d’une réconciliation dite « interco ».

Le quatrième volet concernera les flux.  En effet, il est primordial d’expliquer la variation de


tous les soldes bilantaires.  Les flux des comptes « long terme » seront plus détaillés que ceux
expliquant la variation des comptes dits « court terme ».  Parmi les types de flux que l’on
retrouvera classiquement, en voici quelques exemples : acquisition aux tiers, acquisition
intragroupes, cessions aux tiers, cessions intragroupes, écart de conversion, entrée de
périmètre, sortie de périmètre, transferts. Les comptes « court terme » seront assortis d’un flux
de type variation nette qui viendra remplacer les flux d’acquisitions et de cessions des
comptes « long terme ». Le renseignement précis des flux est incontournable pour la mise en
place d’un tableau de flux de trésorerie digne de ce nom ainsi que pour la restitution des
informations sous la forme de tableaux d’évolution tels que requis dans la plupart des
législations comptables.

Enfin, le cinquième volet rependra, sous forme de tableaux, une série d’informations utiles
aux consolideurs, très souvent légalement requis dans les annexes des comptes consolidés et
dépendant du niveau et des impératifs d’analyses du management en place.

Parmi ces éléments, nous pouvons mentionner par exemple :

 Les dividendes perçus avec mention de la société qui verse ces derniers et le nombre
de titres concernés.
 Les cessions et acquisitions intragroupes d’actifs accompagnées d’informations telles
que :

La société qui vend, celle qui achète, le type d’actif, la valeur brute, les amortissements, la
durée d’amortissement, le prix de vente, les comptes comptables concernés, la plus ou moins
value générée par la cession, etc.
 Les informations requises sur le personnel occupé par le groupe.
 Les informations requises sur les administrateurs et gérants ainsi qu’au niveau de leurs
rétributions.
 La ventilation du chiffre d’affaires en fonction de certains critères (produits, zones
géographiques…).
 Les relations avec les parties liées.
 …

Par ailleurs, il est important de souligner que si une donnée est développée ou détaillée dans
un de ces tableaux, il conviendra d’en recouper la cohérence et la justesse tout au long de la
liasse.  Cette remarque nous porte directement vers le troisième et dernier aspect de la liasse
de consolidation à savoir : les contrôles de validation.

Les contrôles de validation

Les règles de contrôle dépendent largement de la manière dont la liasse est construite. 
Cependant, nous pouvons aborder brièvement un certain nombre de contrôles qui nous
paraissent indispensables :

 La validation des soldes : le total de l’actif = le total du passif. Le résultat au P&L = le


résultat figurant dans les fonds propres au bilan.
 La validation de la variation des soldes entre l’ouverture et la clôture : solde
d’ouverture + sommes des flux = solde de clôture.
 La validation du compte de participations consolidées : le solde du compte de
participations consolidées = la ventilation de ce montant par société détenues. Au
niveau des sociétés détenues, ne peut apparaître que celles supposées être détenues
selon l’organigramme du groupe.
 La validation des comptes avec sociétés partenaires : le solde du compte doit être
supérieur ou égal à la somme du détail renseigné par société. Cette validation sera
appliquée à tous les comptes susceptibles d’accueillir de l’information intragroupe.
 La validation entre flux bilantaires et flux de résultats : par exemple : variations des
amortissements au bilan = dotations et reprises d’amortissement en résultats. Ou
encore : utilisation de subsides au bilan = utilisation de subsides en produits.
 Validation entre flux : par exemple : Sortie de périmètre de consolidation à l’actif =
sortie de périmètre de consolidation au passif. Ou encore : écarts sur solde d’ouverture
à l’actif = écarts sur solde d’ouverture du passif.

La notion de validation ou de contrôle est un élément rassurant pour le comptable


local qui remplit la liasse puisqu’elle lui donne une certaine garantie quant au niveau de
qualité de l’information qu’il envoie au consolideur.

Concernant ce dernier, tout comme au niveau des auditeurs,  il est aisé de comprendre que la
réception d’une information de qualité leur épargnera énormément de désagréments et un gain
de temps non négligeable au cours de processus généralement très court.

La conception d’une liasse de consolidation répondant non seulement aux spécificités du


groupe dans lequel elle sera implémentée mais aussi à l’objectif d’obtenir des données
homogènes, complètes et validées de la part des différentes filiales, n’est pas une tâche qui
pourrait souffrir d’improvisation.  En effet, de cette source d’information dépend
l’ensemble des éléments à restituer en fin de cycle de consolidation et durant toute
l’analyse ultérieure opérée par le management. Dans ce contexte, il est impératif de se
munir d’outils performants et de s’entourer de professionnels dont l’expertise et l’expérience
feront gagner un temps précieux aux groupes désireux d’optimiser leur processus de
consolidation.

1. Principe

Les comptes consolidés visent à donner une représentation homogène de l’ensemble


formé par les entreprises incluses dans le périmètre de consolidation. Le groupe, en
fonction de ses caractéristiques et de ses métiers, va définir ses propres méthodes
d’évaluation et de présentation.

Sur cette base, il va devoir harmoniser les pratiques comptables de toutes ses filiales et
participations, par exemple, en fixant des durées d’amortissement homogènes par
catégories d’immobilisations corporelles et par métiers.

En pratique, le processus passe par :

1. une revue des pratiques comptables dans les comptes individuels de chaque
entité comprise dans le périmètre de consolidation,
2. une identification des divergences éventuelles avec les règles du groupe,
effectuée grâce au manuel des normes groupe,
3. un chiffrage des retraitements nécessaires pour mise en conformité des comptes
sociaux avec les règles groupe.

 2. Identification des retraitements d’homogénéisation

La liste des retraitements est impossible à définir de manière théorique. Tous les
principes comptables d’évaluation et de présentation sont en jeu, dès lors qu’existent
des divergences au sein du groupe.

En pratique, l’harmonisation touche des postes sensibles comme :

 les immobilisations incorporelles (problèmes de définition, d’évaluation et


d’amortissement)
 les immobilisations corporelles (problèmes de durées de vie et de méthodes
d’amortissement)
 les stocks et les encours de stocks (problèmes d’évaluation)
 les dépréciations des stocks et des créances commerciales (problèmes de fait
générateur et d’évaluation)
 les provisions (problèmes de fait générateur et d’évaluation)
 les créances à recevoir, les produits différées, les produits constatés d’avance,
les produits en compte de résultat (problème de fait générateur des produits et
d’évaluation des créances à recevoir)
 etc.

S’ajoute à cette liste (non limitative) des problématiques de présentation et de


classement. La comparaison des plans de comptes de toutes les filiales intégrées est un
pré-requis fastidieux de la consolidation, mais obligatoire !
Qu’appelle-t-on « périmètre de consolidation » ?

Le périmètre de consolidation, en déterminant les sociétés qu’il convient de consolider,


constitue le point de départ, « la pierre angulaire » de toute démarche de consolidation.
Une erreur d’appréciation, à ce niveau, peut avoir de graves conséquences, d’autant
plus néfastes que le sujet est d’actualité. Les mauvaises pratiques de certains groupes
en sont une illustration.

La détermination du périmètre entraîne, par voie de conséquence, le choix des


méthodes de consolidation (intégration globale, intégration proportionnelle et mise en
équivalence).

Le périmètre de consolidation d’un groupe est l’ensemble constitué de l’entreprise


« mère », et des filiales et participations qu’elle consolide, la consolidation ayant pour
objectif la publication d’un bilan, d’un compte de résultat et d’une annexe consolidés.
Rappelons qu’un groupe est déjà constitué en présence de deux entités (une
société détentrice de titres et la société détenue suffisent pour former un groupe).

L’entreprise « mère » est qualifiée « d’entreprise consolidante » dans les textes


comptables (§1001 CRC 99-02), et dans le jargon courant, de « maison mère », de
«société mère », ou de « tête de groupe ». C’est la mère, et ses dirigeants, qui portent la
responsabilité de la publication des comptes consolidés.

Les « filiales et participations » sont souvent qualifiées de « filles », lorsque l’on


entend que ces dernières sont contrôlées majoritairement par le groupe. L’intérêt de
l’étude du périmètre est précisément d’analyser et de classifier les niveaux de contrôle
dans les « filles », afin de choisir de manière rationnelle les méthodes de consolidation
requises.

Les titres des « filiales et participation » qui respectent les critères d’appartenance au
périmètre de consolidation sont qualifiés de « titres de participation consolidés ».

Les sociétés exclues du périmètre sont dites « non consolidées ». Les titres de
participation correspondants chez les détentrices sont qualifiés de « titres de
participation non consolidés ».

Périmètre de consolidation = « scope of consolidation » en anglais


En application de l’avis n°5 du Conseil National de la Comptabilité (CNC) du 26/05/2005 et conformément
aux dispositions de l’article 6, paragraphe 6.2 de la circulaire n°07/09 du Conseil Déontologique des
Valeurs Mobilières

(CDVM) du 26 juin 2009, les états financiers consolidés du Groupe Managem sont préparés en conformité
avec les normes comptables internationales adoptées au sein de l’Union Européenne au 31 Décembre 2020
et telles que publiées à cette même date.

Les normes comptables internationales comprennent les IFRS (International Financial Reporting
Standards), les IAS (International Accounting Standards) et leurs interprétations SIC et IFRIC (Standards
Interprétations Committee et International Financial Reporting Interpretations Committee).
Les principes et méthodes comptables du Groupe sont décrits ci-après et ont été appliqués pour l’exercice
2020 ainsi que pour les périodes comparatives présentées.