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4.1.1.

2 Avantages de la technologie WAN Frame Relay

Avec l'arrivée de services haut débit tels que le DSL, le modem câble, le WAN Ethernet (service Ethernet point à point
sur fibre optique), le VPN et le MPLS, Frame Relay a perdu de son intérêt comme solution d'accès au WAN. Cependant,
la solution Frame Relay est toujours utilisée pour la connexion WAN dans certains endroits du monde.

Frame Relay offre plus de bande passante, et une meilleure fiabilité et une plus grande résilience que les lignes privées
ou les lignes louées.

Prenons l'exemple d'un grand réseau d'entreprise pour illustrer les avantages du WAN Frame Relay. Dans l'exemple
présenté dans la figure, la société SPAN Engineering possède cinq campus en Amérique du Nord. Comme c'est le cas
pour la plupart des entreprises, les besoins en bande passante de SPAN sont variables.

Le premier point à prendre en considération est la bande passante nécessaire à chaque site. Pour les employés
travaillant depuis le siège social, la connexion de Chicago-New York doit avoir un débit maximal de 256 kbit/s. Trois
autres sites en besoin d'un débit maximal de 48 kbit/s pour se connecter au siège social, alors que la connexion entre les
bureaux de New York et de Dallas ne nécessite que 12 kbit/s.

Avant l'existence de Frame Relay, SPAN Engineering louait trois lignes dédiées.

Remarque : les valeurs de bande passante utilisées dans ce chapitre pour les exemples de ligne louée et de Frame
Relay ne correspondent pas nécessairement à la bande passante actuelle. Les valeurs de bande passante utilisée dans
ce chapitre sont mentionnées uniquement à titre de comparaison.

4.1.2.1 Circuits virtuels (VC)

La connexion entre deux ETTD via un réseau Frame Relay est un circuit virtuel. De tels circuits sont virtuels du fait qu'il
n'existe aucune liaison électrique directe entre leurs extrémités. La connexion est dite logique et les données circulent
d'une extrémité à l'autre sans circuit électrique les reliant directement. Avec les circuits virtuels, Frame Relay partage la
bande passante entre plusieurs utilisateurs, et chaque site peut communiquer avec un des autres sites sans avoir à
utiliser plusieurs lignes physiques dédiées.

Les circuits virtuels peuvent s'établir de deux manières :


• Circuits virtuels commutés (SVC, Switched Virtual circuits) : établis de façon dynamique par l'envoi de
messages de signal au réseau (CALL SETUP, DATA TRANSFER, IDLE, CALL TERMINATION).

• Circuits virtuels permanents (PVC, Permanent Virtual Circuits) : préconfigurés par l'opérateur, une fois mis en
place, ils ne fonctionnent qu'en mode DATA TRANSFER ou IDLE. Notez que dans certaines publications, les
circuits virtuels permanents sont appelés circuits virtuels privés.

Remarque : les circuits virtuels permanents sont plus souvent utilisés que les circuits virtuels commutés.

Cliquez sur Lecture dans la Figure 1 pour voir une animation sur le circuit virtuel entre le nœud émetteur et le nœud
récepteur. Ce circuit suit le chemin A, B, C et D. Frame Relay crée un circuit virtuel en établissant la correspondance
entre ports d'entrée et ports de sortie dans la mémoire de chaque commutateur. Les commutateurs sont ainsi reliés les
uns aux autres jusqu'à ce qu'ils forment un chemin continu d'une extrémité à l'autre du circuit. Un circuit virtuel peut
passer par un certain nombre de périphériques intermédiaires (commutateurs) dans le réseau Frame Relay.

Les circuits virtuels offrent un chemin pour la communication bidirectionnelle d'un périphérique à un autre. Les circuits
virtuels sont identifiés par les DLCI, comme illustré à la Figure 2. Les valeurs DLCI sont généralement attribuées par le
fournisseur de services Frame Relay. Les DLCI Frame Relay ont une signification locale. En d'autres termes, ces valeurs
ne sont pas uniques dans le réseau étendu Frame Relay. Un indicateur DLCI identifie un circuit virtuel sur un équipement
situé à une extrémité. Au-delà de la liaison, ce DLCI n'a aucune signification. Deux périphériques connectés par un circuit
virtuel peuvent utiliser une valeur DLCI différente pour faire référence à la même connexion.

Le DLCI de niveau local est la méthode d'adressage principal, car la même adresse peut être utilisée dans différents
endroits, tout en faisant référence à des connexions différentes. L'adressage local permet d'éviter l'épuisement des DLCI
au fur et à mesure de la croissance du réseau.

Cliquez sur Lecture dans la Figure 3. Il s'agit du même réseau que celui présenté dans l'illustration précédente, mais
cette fois-ci, lorsque la trame se déplace sur le réseau, Frame Relay attribue un DLCI à chaque circuit virtuel. Le DLCI est
stocké dans le champ d'adresse de chaque trame transmise pour indiquer comment elle doit être acheminée. C'est le
fournisseur de services Frame Relay qui attribue les identificateurs DLCI. Normalement, les DLCI de 0 à 15 et de 1008 à
1023 sont réservés. Ainsi les fournisseurs de services attribuent généralement les DLCI de 16 à 1007.
Dans cet exemple, la trame utilise le DLCI 102. Elle quitte le routeur (R1) par le Port 0 sur le circuit virtuel 102. Au niveau
du commutateur A, la trame sort du Port 1 sur le circuit virtuel 432. Ce processus de mise en correspondance entre les
circuits virtuels et les ports se poursuit sur le WAN, jusqu'à ce que la trame arrive à destination sur le DLCI 201.
L'identificateur DLCI est stocké dans le champ d'adresse de chaque trame transmise.

4.1.2.2 Circuits virtuels multiples

Circuits virtuels multiples

Frame Relay est multiplexé au niveau statistique, c'est-à-dire qu'il ne transmet qu'une seule trame à la fois, mais que
plusieurs connexions logiques peuvent coexister sur une seule ligne physique. Le périphérique d'accès Frame Relay
(FRAD, Frame Relay Access Device), ou le routeur connecté au réseau Frame Relay, peut comporter plusieurs circuits
virtuels qui le connectent à plusieurs points de terminaison. Les différents circuits virtuels d'une même ligne physique
sont distincts du fait qu'ils sont identifiés par leur propre DLCI. Gardez en tête que le DLCI a une signification locale
uniquement, et peut être différent à chaque extrémité du circuit virtuel.

La Figure 1 présente un exemple de deux circuits virtuels sur une seule ligne d'accès, chacune avec son propre DLCI,
connecté à un routeur (R1).
Cette capacité réduit souvent la complexité de l'équipement et du réseau nécessaires à la connexion de plusieurs
périphériques, ce qui en fait une alternative intéressante du point de vue financier à un maillage de lignes d'accès. Avec
cette configuration, chaque point d'extrémité ne nécessite qu'une ligne d'accès et une interface. D'autres économies
peuvent être réalisées, car la capacité de la ligne d'accès est fondée sur la bande passante moyenne requise par les
circuits virtuels et non sur la bande passante maximale requise.

Dans l'exemple de la Figure 2, SPAN Engineering Co. a quatre emplacements distants, et un siège social à Chicago.
Chicago est connecté au réseau par cinq circuits virtuels identifiés par un identificateur DLCI. Pour afficher le mappage
des DLCI, cliquez sur le siège correspondant dans le tableau. Notez que la société SPAN s'est développée et a
récemment ouvert un bureau à San Jose. L'utilisation d'un réseau Frame Relay facilite largement cette expansion.

Avantages financiers des circuits virtuels multiples

Avec Frame Relay, les clients ne paient que la bande passante qu'ils utilisent. Ils ne paient effectivement qu'un port
Frame Relay. Lorsque le client augmente le nombre de ports, comme présentée ci-dessus, il paie pour obtenir plus de
bande passante, mais il ne paie pas d'équipement supplémentaire, car il s'agit de ports virtuels. Il n'y a donc pas de
changement de l'infrastructure physique. Comparez cela à l'acquisition d'une plus grande bande passante dans le cas de
lignes dédiées.

4.1.2.3 Encapsulation Frame Relay

Frame Relay prend des paquets de données d'un protocole de couche réseau, par exemple IPv4 ou IPv6, les encapsule
comme portion de données de trame Frame Relay, puis transmet cette trame à la couche physique pour transfert via le
câble. Pour comprendre ce fonctionnement, il est bon de comprendre comment il se rattache aux couches inférieures du
modèle OSI.

Frame Relay encapsule les données pour le transport et les transfère sur la couche physique pour livraison, comme
illustré à la Figure 1.
Tout d'abord, Frame Relay accepte le paquet d'un protocole de couche réseau, par exemple IPv4. Il ajoute ensuite un
champ d'adresse qui contient le DLCI et une somme de contrôle. Des champs d'indicateur sont ajoutés pour indiquer le
début et la fin de la trame. Ces champs marquent le début et la fin de la trame et sont toujours les mêmes. Ces
indicateurs sont représentés soit en hexadécimal par 7E, soit en binaire par 01111110. Une fois le paquet encapsulé,
Frame Relay passe la trame à la couche physique qui assure le transport.

Le routeur d'équipement d'abonné encapsule chaque paquet de couche 3 dans un en-tête et un code de fin Frame Relay
avant de l'envoyer sur le circuit virtuel. L'en-tête et le code de fin sont définis par la spécification Link Access Procedure
for Frame Relay (LAPF) Bearer Services, UIT Q.922-A. Comme illustré à la Figure 2, l'en-tête Frame Relay header
(champ d'adresse) contient les éléments suivants :

• DLCI : le DLCI 10 bits est un des champs les plus importants de l'en-tête Frame Relay. Cette valeur représente la
connexion virtuelle entre l'équipement ETTD et le commutateur. Chaque connexion virtuelle multiplexée sur le canal
physique est représentée par un DLCI unique. Les identificateurs DLCI n'ont qu'une signification locale. En d'autres
termes, ils ne sont uniques que sur le canal physique sur lequel ils résident. Les équipements situés à l'autre
extrémité d'une connexion peuvent donc faire référence à la même connexion virtuelle par des identificateurs
DLCI différents.

• C/R : bit qui suit l'octet DLCI significatif dans le champ d'adresse. Le bit C/R n'est pas actuellement défini.

• EA (Extended Address) : si la valeur du champ EA est 1, l'octet actuel est considéré comme le dernier octet DLCI.
Toutes les mises en œuvre actuelles du protocole Frame Relay utilisent cependant un DLCI de 2 octets, ce qui
permet une extension des adresses DLCI dans le futur. Le huitième bit de chaque octet du champ d'adresse sert à
indiquer une adresse étendue.

• Contrôle d'encombrement : composé de trois bits de notification d'encombrement Frame Relay. Ces trois bits sont
appelés FECN (Forward Explicit Congestion Notification), BECN (Backward Explicit Congestion Notification) et DE
(Discard Eligible).
La couche physique est en général EIA/TIA-232, 449 ou 530, V.35 ou X.21. La trame Frame Relay est un sous-ensemble
du type de trame HDLC. Elle est donc délimitée par des champs d'indicateur. L'indicateur à 1 octet utilise la séquence de
bits 01111110. La séquence de contrôle de trame (FCS) indique si des erreurs dans le champ d'adresse de couche 2 se
sont produites pendant la transmission. La FCS est calculée avant la transmission par le nœud émetteur et le résultat est
inséré dans le champ FCS. À l'autre extrémité, une deuxième valeur FCS est calculée et comparée à la FCS de la trame.
Si les résultats sont identiques, la trame est traitée. S'ils diffèrent, la trame est abandonnée. Frame Relay n'envoie aucun
avertissement à la source en cas d'abandon de trame. Le contrôle d'erreur est laissé sous la responsabilité des couches
supérieures du modèle OSI.

4.1.2.6 Mappage des adresses Frame Relay

Avant qu'un routeur Cisco puisse transmettre des données via Frame Relay, il doit connaître les DLCI locaux mappés sur
les adresses de couche 3 de la destination distante. Les routeurs Cisco prennent en charge tous les protocoles de la
couche réseau passant par Frame Relay, comme les protocoles IPv4, IPv6, IPX et AppleTalk. Ce mappage entre
adresse et DLCI peut être réalisé de manière statique ou dynamique. La Figure 1 présente un exemple de topologie avec
un mappage DLCI.

ARP inverse

Un des outils principaux de Frame Relay est le protocole ARP inverse (Address Resolution Protocol). Alors que le
protocole ARP traduit les adresses IPv4 de couche 3 en adresses MAC de couche 2, le protocole ARP inverse effectue
l'opération inverse. Les adresses IPv4 de couche 3 correspondantes doivent être disponibles avant l'utilisation des
circuits virtuels.

Remarque : Frame Relay pour IPv6 utilise le protocole IND (Inverse Neighbor Discovery) pour obtenir une adresse IPv6
de couche 3 de la part d'un DLCI de couche 2. Le routeur Frame Relay envoie un message de sollicitation IND pour
demander une adresse IPv6 de couche 3 correspondant à une adresse DLCI de couche 2 sur le routeur Frame Relay
distant. En même temps, le message de sollicitation IND fournit l'adresse DLCI de couche 2 de l'expéditeur au routeur
Frame Relay distant.

Mappage dynamique

Le mappage dynamique des adresses s'appuie sur le protocole ARP inverse pour convertir l'adresse de couche réseau
IPv4 du tronçon suivant en valeur DLCI locale. Le routeur Frame Relay envoie des demandes d'ARP inverse sur son
circuit virtuel permanent pour détecter l'adresse de protocole du périphérique distant connecté au réseau Frame Relay.
Le routeur utilise les réponses obtenues pour compléter une table de mappage d'adresse en DLCI sur le routeur Frame
Relay ou sur le serveur d'accès. Le routeur établit et entretient cette table de mappage qui contient toutes les demandes
d'ARP inverse résolues, y compris les entrées de mappage statique et dynamique.

Sur les routeurs Cisco, le protocole ARP inverse est activé par défaut pour tous les protocoles activés sur l'interface
physique. Les paquets d'ARP inverse ne sont pas envoyés pour les protocoles qui ne sont pas activés sur l'interface.
Mappage statique Frame Relay

L'utilisateur peut choisir d'ignorer le mappage ARP inverse dynamique en indiquant un mappage statique pour l'adresse
de protocole du tronçon suivant au DLCI local. Le mappage statique fonctionne de façon similaire au protocole ARP
inverse en associant une adresse de protocole du tronçon suivant à un DLCI Frame Relay local. Vous ne pouvez pas
utiliser le protocole ARP inverse et une instruction de mappage pour le même DLCI et le même protocole.

Un exemple d'utilisation de mappage d'adresse statique est une situation dans laquelle le routeur à l'autre extrémité du
réseau Frame Relay ne prend pas en charge le protocole ARP inverse dynamique pour un protocole réseau particulier.
Afin d'assurer la connectivité, un mappage statique est nécessaire pour finaliser la conversion de l'adresse de couche
réseau distante en DLCI local.

Un autre exemple est dans le cas d'un réseau Frame Relay Hub and Spoke. Dans ce cas, le mappage statique s'utilise
sur les routeurs situés sur les rayons pour permettre l'accès de rayon à rayon. Comme il n'y a pas de connectivité entre
les routeurs situés sur les rayons, la résolution d'adresse inverse ne fonctionnerait pas entre eux. Le protocole de
résolution d'adresse inverse se base sur la présence d'une connexion directe point à point entre deux extrémités. Dans
ce cas, le protocole ARP inverse dynamique ne fonctionne qu'entre le rayon et le centre, chaque rayon nécessitant un
mappage statique pour pouvoir assurer la connexion entre rayons.

Configuration du mappage statique

La mise en place d'un mappage statique dépend des besoins du réseau. Pour mapper une adresse de protocole de
tronçon suivant et une adresse DLCI de destination, utilisez cette commande :frame-relay map protocol
protocol-address dlci[broadcast] [ietf] [cisco].

Utilisez le mot-clé ietf pour la connexion à un routeur non-Cisco.

La configuration du protocole OSPF peut être grandement simplifiée en ajoutant le mot-clé facultatif broadcast. Le mot-
clé broadcast spécifie si la diffusion et la multidiffusion sont autorisées sur le circuit virtuel, d'où la possibilité d'utiliser
des protocoles de routage dynamique sur le circuit virtuel.

La Figure 2 est un exemple de mappage statique sur un routeur Cisco. Dans cet exemple, le mappage d'adresse statique
est effectué sur l'interface série 0/0/1. L'encapsulation Frame Relay utilisée sur le DLCI 102 est CISCO. Comme présenté
dans les étapes de configuration, le mappage statique de l'adresse via la commande frame-relay map permet aux
utilisateurs de sélectionner le type d'encapsulation Frame Relay utilisé sur chaque circuit virtuel.

La Figure 3 présente le résultat de la commande show frame-relay map. Notez que l'interface est active et que
l'adresse IPv4 de destination est 10.1.1.2. Le DLCI identifie la connexion logique utilisée pour atteindre cette interface.
Cette valeur est affichée en décimal (102), en hexadécimal (0x66) et comme elle apparaîtrait sur la ligne (0x1860). Il
s'agit d'une entrée statique et non d'une entrée dynamique. Cette liaison utilise l'encapsulation, et non l'encapsulation
IETF.

4.1.2.7 Interface de gestion locale (LMI)

Un autre concept important de Frame Relay est l'interface de gestion locale LMI (Local Management Interface). La
conception de Frame Relay assure la transmission de données à commutation de paquets avec un minimum de retard de
bout en bout. La conception initiale omet tout ce qui peut contribuer à ce retard.

Lors de la mise en place de Frame Relay en tant que technologie distincte plutôt que dans le cadre de la technologie
RNIS, il est apparu que les ETTD devaient pouvoir obtenir de façon dynamique des informations sur l'état du réseau.
Cette fonctionnalité ne figurait cependant pas dans le concept initial. Cisco, Digital Equipment Corporation (DEC),
Northern Telecomet StrataCom constituèrent alors un consortium afin d'étendre le protocole Frame Relay et de lui ajouter
d'autres possibilités pour des environnements de réseau Internet complexes. C'est l'ensemble de ces extensions que l'on
appelle « interface de gestion locale ».

Consultez la topologie Frame Relay dans la Figure 1. La LMI est un mécanisme de maintien de connexion qui fournit des
informations d'état sur les connexions Frame Relay entre le routeur (ETTD) et le commutateur Frame Relay (DCE).
Environ toutes les 10 secondes, le périphérique final interroge le réseau pour obtenir soit une simple séquence de
réponses, soit des informations sur l'état des canaux. Si le réseau ne fournit pas les informations demandées, le
périphérique utilisateur peut considérer que la connexion est coupée. Si le réseau fournit une réponse à la demande
FULL STATUS, cette réponse comprend des informations d'état sur les DLCI attribués à la ligne en question. Le
périphérique de fin peut utiliser ces informations pour déterminer si les connexions logiques sont en mesure de
transmettre les données.

La Figure 2 présente le résultat de la commande show frame-relay lmi. La sortie affichée comprend le type de LMI
utilisé par l'interface Frame Relay, ainsi que les compteurs de la séquence d'échange sur l'état LMI, y compris les erreurs
telles que des dépassements de temps LMI.

Il est facile de confondre la LMI et l'encapsulation. La LMI est une définition des messages utilisés entre l'ETTD (R1) et le
DCE (commutateur Frame Relay du fournisseur de services). L'encapsulation définit les en-têtes utilisés par un ETTD
pour communiquer des informations à son homologue situé à l'autre extrémité d'un circuit virtuel. Le commutateur et son
routeur doivent veiller à utiliser la même LMI. Le commutateur n'est pas concerné par l'encapsulation. Les points de
terminaison (ETTD) ne sont pas concernés par l'encapsulation.
4.1.2.8 Extensions LMI

En plus des fonctions de protocole Frame Relay pour le transfert de données, la spécification Frame Relay comprend des
extensions LMI facultatives. Voici quelques-unes de ces extensions :

• Messages d'état du circuit virtuel : fournit des informations sur l'intégrité du circuit virtuel permanent assurant la
communication et la synchronisation entre périphériques, en signalant régulièrement l'existence de nouveaux
circuits virtuels permanents et la suppression de circuits existants. Les messages d'état des circuits virtuels
empêchent que les données ne soient envoyées vers des trous noirs (des circuits virtuels qui n'existent plus).

• Multidiffusion : permet à l'expéditeur de transmettre une même trame à plusieurs destinataires. La multidiffusion
prend en charge la livraison des messages de protocole de routage et des procédures de résolution des adresses
qui sont généralement envoyés simultanément à plusieurs destinations.

• Adressage global : fournit des ID de connexion de niveau global plutôt que local, permettant ainsi leur utilisation
pour identifier une interface donnée du réseau Frame Relay. L'adressage global fait que le réseau Frame Relay
fonctionne comme un LAN en termes d'adressage, les ARP étant utilisés comme sur un LAN.

• Contrôle de flux simple : offre un mécanisme de contrôle de flux XON/XOFF qui s'applique à toute l'interface
Frame Relay. Il est destiné aux périphériques qui ne peuvent pas utiliser les bits de notification d'encombrement
FECN et BECN utilisés par les couches supérieures, mais qui ont tout de même besoin d'un certain niveau de
contrôle du flux.

L'interface LMI est utilisée pour gérer les liaisons Frame Relay. Chaque message d'interface LMI est classé par un DLCI
qui se trouve dans la trame d'interface LMI. Le champ DLCI 10 bits prend en charge 1024 ID de circuits virtuels de 0 à
1023, comme illustré à la Figure 1. Les extensions LMI réservent certains de ces ID de circuits virtuels, réduisant ainsi le
nombre de circuits virtuels autorisés. Les messages LMI sont échangés entre l'ETTD et le DCE via ces DLCI réservés.

Il existe plusieurs types d'interfaces LMI, chacune étant incompatible avec les autres. Le type de LMI configuré sur le
routeur doit correspondre au type utilisé par le fournisseur de services. Trois types d'interfaces LMI sont pris en charge
par les routeurs Cisco :

• CISCO : l'extension LMI originale

• ANSI : correspond à la norme ANSI T1.617 Annexe D

• Q933A : correspond à la norme UIT Q933 Annexe A

Pour afficher les informations du message LMI et les numéros de DLCI associés, utilisez la commande show
interfaces[type number], comme illustré à la Figure 2. Cisco utilise le DLCI 1023 pour identifier les messages LMI
utilisés pour la gestion de la liaison Frame Relay.
Depuis la version 11.2 du logiciel Cisco IOS, la fonction de détection automatique LMI détecte le type de LMI pris en
charge par le commutateur Frame Relay connecté directement. En fonction des messages d'état LMI reçus du
commutateur Frame Relay, le routeur configure automatiquement son interface suivant le type de LMI accepté par le
commutateur en question. S'il est nécessaire de définir le type LMI, utilisez la commande de configuration
d'interface frame-relay lmi-type [cisco | ansi | q933a]. La configuration du type de LMI désactive la
fonction de détection automatique.

Dans les cas où un commutateur Frame Relay utilise des paramètres d'expiration différents de ceux par défaut,
l'intervalle entre les messages de maintien de la connexion doit également être configuré sur l'interface Frame Relay afin
d'éviter l'expiration des messages d'échange d'état. Les messages d'échange d'état LMI définissent l'état de la connexion
du circuit virtuel permanent. En cas de grande discordance dans l'intervalle des messages de maintien de la connexion
entre le routeur et le commutateur, le commutateur peut considérer le routeur comme arrêté. Il est important de consulter
le fournisseur du service Frame Relay pour obtenir des informations sur la modification de ce paramètre. Par défaut,
l'intervalle entre les messages de maintien de connexion est de 10 secondes sur les interfaces série Cisco. Vous pouvez
modifier cet intervalle avec la commande de configuration d'interface keepalive.

Les messages d'état aident à contrôler l'intégrité des liaisons logiques et physiques. Ces informations sont cruciales dans
l'environnement de routage, car les protocoles de routage prennent leurs décisions en fonction de l'intégrité des liaisons.

Comme illustré à la Figure 3, les messages d'état Frame Relay sont similaires à la trame Frame Relay. À la place du
champ d'adresse de la trame Frame Relay utilisé pour la transmission des données se trouve un champ DLCI LMI. À la
suite du champ DLCI viennent les champs Control, Protocol Discriminator et Call Reference. Ils sont identiques à ceux
des trames de données Frame Relay standard. Le quatrième champ indique le type de message LMI et comprend un des
trois types de messages LMI pris en charge par Cisco.

4.1.3.1 Débit d'accès et débit de données garanti (CIR)

Les fournisseurs de services bâtissent les réseaux Frame Relay avec des commutateurs puissants et de grande
capacité, mais les périphériques ne voient que l'interface du commutateur du fournisseur de services. Les clients ne sont
en général pas conscients du fonctionnement interne du réseau, qui peut se baser sur des technologies à haute vitesse,
par exemple SONET ou SDH.

Du point de vue du client, Frame Relay est une interface unique configurée avec un ou plusieurs circuits virtuels
permanents. Les clients se fournissent en services Frame Relay auprès d'un fournisseur de services. Avant de réfléchir
au financement des services Frame Relay, vous devez apprendre certains termes et concepts, comme illustré dans la
figure :

• Débit d'accès : fait référence à la vitesse du port. Du point de vue du client, le fournisseur de services propose une
connexion série ou une liaison d'accès au réseau Frame Relay via une ligne louée. Le débit d'accès est le débit
auquel vos circuits d'accès se connectent au réseau Frame Relay. Il peut être de 56 kbit/s, 1,544 Mbit/s (T1) ou une
fraction de T1 (multiple de 56 kbit/s ou 64 kbit/s). Le débit d'accès est mesuré sur le commutateur Frame Relay. Il
n'est pas possible d'envoyer des données à un débit supérieur au débit d'accès.

• Débit de données garanti (CIR, Committed Information Rate) : les clients négocient les débits de données
garantis avec le fournisseur de services pour chaque circuit virtuel permanent. Le débit de données garanti est la
quantité de données que le réseau reçoit du circuit d'accès. Le fournisseur de services garantit que le client peut
envoyer des données au débit de données garanti. Toutes les trames reçues au débit de données garanti ou en
dessous sont acceptées.

Le débit de données garanti spécifie le débit de données moyen maximal que le réseau fournit dans des conditions
normales. Au moment de l'abonnement au service Frame Relay, le débit d'accès local est spécifié, par exemple 56 kbit/s
ou T1. Normalement, le fournisseur demande au client de spécifier un débit de données garanti pour chaque DLCI.

Si le client envoie des informations à un débit dépassant le débit de données garanti sur un DLCI, le réseau marque
certaines trames avec un bit DE (Discard Eligible). Le réseau fait de son mieux pour transmettre tous les paquets, mais il
rejette d'abord les paquets DE en case d'encombrement.

Remarque : de nombreux services Frame Relay se basent sur un débit de données garanti défini à zéro (0). Avec une
telle valeur, toutes les trames sont considérées comme des trames DE, et le réseau au besoin peut rejeter n'importe
quelle trame. Le bit DE se trouve dans le champ d'adresse d'en-tête de la trame Frame Relay.

4.1.3.3 Rafales

Un grand avantage de Frame Relay est que la capacité réseau inutilisée est mise à disposition de tous les clients, en
général sans frais supplémentaires. Ceci permet aux clients d'aller au-delà de leur débit garanti.

À l'aide de l'exemple précédent, la Figure 1 présente un débit d'accès de 64 kbit/s sur le port série S0/0/1 du routeur R1.
Il est plus élevé que les deux débits de données garantis combinés des deux circuits virtuels permanents. Dans des
conditions normales, les deux circuits virtuels ne peuvent pas transmettre respectivement plus de 32 kbit/s et 16 kbit/s.
Tant que la quantité de données que les deux circuits virtuels permanents envoient ne dépasse pas le débit de données
garanti, ces données sont transportées par le réseau.
Comme les circuits physiques du réseau Frame Relay sont partagés entre abonnés, il reste souvent de la bande
passante disponible. Frame Relay permet aux clients d'accéder de façon dynamique à cette bande passante et
d'augmenter leur débit de données garanti gratuitement par rafales.

Ces rafales permettent aux périphériques qui ont par moment besoin de plus de bande passante d'en emprunter
gratuitement auprès d'autres périphériques qui ne l'utilisent pas. Par exemple, si le PVC 102 transfère un fichier
volumineux, il peut utiliser tout ou partie des 16 kbit/s qui ne sont pas utilisés par le PVC 103. Un périphérique peut
transmettre en rafale jusqu'au débit d'accès et être certain que les données seront transmises. La durée d'une
transmission en rafale doit être de trois ou quatre secondes au maximum.

Il existe plusieurs termes pour décrire les débits de rafales, dont Bc (Committed Burst Size) et Be (Excess Burst Size).

Bc est un débit négocié au-delà du débit garanti, que le client peut utiliser pour transmettre des rafales de données. Il
s'agit du volume de trafic maximal autorisé dans des conditions de fonctionnement normales. Il permet d'augmenter le
débit du trafic lorsque la bande passante du réseau le permet. Il ne peut cependant pas dépasser le débit d'accès de la
liaison. Un périphérique peut transmettre en rafale jusqu'au débit Bc et être certain que les données seront transmises.
En cas de rafales prolongées, un débit de données garanti plus élevé doit être acheté.

Par exemple, le DLCI 102 a un débit de données garanti de 32 kbit/s, avec un Bc supplémentaire de 16 kbit/s, pour un
total de 48 kbit/s. Le DLCI 103 a un débit de données garanti de 16 kbit/s. Mais le DLCI 103 n'a pas de Bc défini. La
valeur de Bc est donc de 0 kbit/s. Les trames dans les limites du débit de données garanti négocié ne sont pas sujettes à
l'abandon (DE = 0). Les trames dont le débit est supérieur au débit de données garanti ont leur bit DE fixé à 1, ce qui fait
qu'elles sont susceptibles d'être supprimées en cas d'encombrement du réseau. Les trames envoyées au niveau Bc sont
marquées comme DE dans l'en-tête de la trame et sont donc considérées susceptibles d'être rejetées, mais la probabilité
qu'elles soient transmises est élevée.

Be décrit la bande passante disponible au-delà du débit de données garanti, dans la limite du débit d'accès de la liaison.
À l'inverse du Bc, il n'est pas négocié. Il se peut que les trames soient transmises, mais il est plus probable qu'elles soient
abandonnées.

4.1.3.4 Contrôle de flux Frame Relay

Frame Relay réduit la surcharge réseau à l'aide de mécanismes de notification d'encombrement simples plutôt
qu'explicites, pour contrôler le flux sur chaque circuit virtuel. Ces mécanismes de notification d'encombrement sont le
FECN (Forward Explicit Congestion Notification) et le BECN (Backward Explicit Congestion Notification).

Afin de mieux comprendre ces mécanismes, la Figure 1 présente une trame Frame Relay standard. Les notifications
explicites d'encombrement à la source ou au destinataire sont contrôlées par un seul bit dans l'en-tête de trame. Le
routeur peut ainsi détecter un encombrement et arrêter la transmission jusqu'à ce que la situation normale soit rétablie.
Lorsque le DCE définit le bit BECN à 1, il avertit les périphériques en direction de la source (en amont) que le réseau est
encombré. Lorsque le DCE définit le bit FECN à 1, il avertit les périphériques en direction de la destination (en aval) que
le réseau est encombré.

L'en-tête de trame contient également le bit DE, qui identifie le trafic de moindre importance qui peut être abandonné en
cas d'encombrement. Les périphériques ETTD peuvent fixer la valeur du bit DE à 1 pour indiquer qu'une trame a moins
d'importance que les autres trames. Lorsque le réseau est encombré, les périphériques ETCD commencent par
abandonner les trames dont le bit DE vaut 1. Ceci réduit le risque que des données critiques soient perdues lors des
périodes d'encombrement.

En période d'encombrement, le commutateur Frame Relay du fournisseur de services applique les règles suivantes à
chaque trame entrante, selon que le débit de données garanti est dépassé ou non :

• Si la trame entrante ne dépasse pas le Bc, elle est transmise.

• Si la trame entrante dépasse le Bc, elle est marquée comme DE.

• Si la trame entrante dépasse le Bc et le Be, elle est rejetée.

Cliquez sur le bouton Lecture dans l'animation de la Figure 2 pour voir comment FECN et BECN sont utilisés.

Les trames qui arrivent au commutateur sont d'abord mises dans une file d'attente ou dans une mémoire tampon avant
d'être transférées. Comme avec tous les systèmes de file d'attente, il se peut qu'une accumulation excessive de trames
se produise au niveau du commutateur. Ceci provoque des retards, qui entraînent des retransmissions inutiles se
produisant lorsque les protocoles de niveau supérieur ne reçoivent pas de confirmation en temps voulu. Dans les cas les
plus graves, cela peut provoquer une chute importante du débit du réseau. Pour éviter ce problème, Frame Relay intègre
une fonction de contrôle de flux.

L'animation présente un commutateur avec une file d'attente qui se remplit. Pour diminuer le flux de trames dans la file
d'attente, le commutateur signale le problème aux ETTD à l'aide des bits de notification explicite d'encombrement figurant
dans le champ d'adresse de la trame.

• Le bit FECN, représenté par un F, est défini sur toutes les trames que le commutateur reçoit sur la liaison
encombrée.

• Le bit BECN, représenté par un B, est défini sur toutes les trames que le commutateur envoie sur la liaison
encombrée.

Les ETTD qui reçoivent des trames dont les bits ECN sont définis doivent essayer de réduire le flux de trames jusqu'à ce
que l'encombrement soit résorbé. Si l'encombrement se produit sur une agrégation interne, les ETTD peuvent recevoir
une notification, même s'ils ne sont pas à l'origine de l'encombrement.

4.2.1.1 Commandes de configuration de Frame Relay

Frame Relay est configuré sur les routeurs Cisco via l'interface en ligne de commande Cisco IOS. La Figure 1 décrit les
étapes obligatoires et facultatives de la configuration de Frame Relay.
La Figure 2 montre les trois topologies de routeur qui seront utilisées dans cette section, même si l'accent sera d'abord
mis sur la liaison Frame Relay entre R1 et R2, réseau 10.1.1.0/24. Notez que tous les routeurs ont été configurés avec
des adresses IPv4 et IPv6.

Étape 1. Définitions de l'adresse IP sur l'interface

Sur un routeur Cisco, Frame Relay est normalement pris en charge sur les interfaces série synchrones. Utilisez la
commande ip address pour définir l'adresse IPv4 de l'interface.

Sur la liaison entre R1 et R2, R1 S0/0/1 a été affectée à l'adresse 10.1.1.1/24 et R2 S0/0/1 a été affectée à l'adresse IPv4
10.1.1.2/24.
À l'aide de la commande ipv6 address, les routeurs R1 et R2 ont également été configurés avec les adresses
IPv6 suivantes :

• R1 a été configuré avec l'adresse IPv6 de monodiffusion globale, 2001:DB8:CAFE:1::1/64 et l'adresse link-local
statique FE80::1.

• R2 a été configuré avec l'adresse IPv6 de monodiffusion globale, 2001:DB8:CAFE:1::2/64 et l'adresse link-local
statique FE80::2.

Remarque : par défaut, Cisco IOS utilise la méthode EUI-64 pour générer automatiquement l'adresse link-local IPv6 sur
une interface. La configuration d'adresses link-local statiques simplifie l'identification des adresses link-local. Les
adresses link-local IPv6 sont utilisées par les protocoles de routage IPv6 pour transmettre des messages et en tant
qu'adresses de saut suivant dans la table de routage IPv6.

Étape 2. Configuration de l'encapsulation

La commande de configuration d'interface encapsulation frame-relay [cisco| ietf] active l'encapsulation


Frame Relay et permet le traitement Frame Relay sur les interfaces prises en charge. Il est possible de choisir une des
deux options d'encapsulation, cisco et ietf.

• Le type d'encapsulation cisco est l'encapsulation Frame Relay activée par défaut sur les interfaces prises en
charge. Utilisez cette option pour effectuer une connexion à un autre routeur Cisco. De nombreux équipements
autres que Cisco prennent également en charge ce type d'encapsulation. Il utilise un en-tête à 4 octets, avec
2 octets pour identifier le DLCI et 2 octets pour identifier le type de paquet.

• Le type d'encapsulation ietf est conforme aux RFC 1490 et 2427. Utilisez cette option pour effectuer une
connexion à un routeur non-Cisco.

Étape 3. Définition de la bande passante

Utilisez la commande bandwidth pour définir la bande passante sur l'interface série. Spécifiez la bande passante en
kbit/s. Cette commande avertit le protocole de routage que la bande passante est configurée de façon statique sur la
liaison. Les protocoles de routage EIGRP et OSPF utilisent la valeur de bande passante pour calculer et déterminer le
calibre de la liaison.

Étape 4. Définition du type LMI (facultatif)

La définition manuelle du type LMI est facultative, car les routeurs Cisco détectent automatiquement le type LMI par
défaut. Souvenez-vous que Cisco prend en charge trois types de LMI : cisco, ANSI Annexe D et Q933-A Annexe A.
Le type LMI par défaut des routeurs Cisco est cisco.

La Figure 3 présente les configurations R1 et R2 pour l'activation de Frame Relay.


La commande show interfaces serial vérifie la configuration, y compris l'encapsulation de couche 2 de Frame
Relay et le type LMI par défaut cisco, comme illustré à la Figure 4. Notez que cette commande montre l'adresse IPv4,
mais ne comprend aucune des adresses IPv6. Exécutez la commande show ipv6 interface ou la commande show
ipv6 interface brief pour vérifier IPv6.

Remarque : la commande no encapsulation frame-relay supprime l'encapsulation Frame Relay de l'interface et


rétablit l'encapsulation HDLC par défaut sur l'interface.

4.2.1.2 Configuration d'un mappage statique Frame Relay


4.2.2.1 Problèmes d'accessibilité

Par défaut, la plupart des réseaux Frame Relay offrent une connectivité NBMA entre sites distants, grâce à la topologie
Hub and Spoke. Dans une topologie Frame Relay NBMA, lorsqu'une seule interface multipoint doit être utilisée pour
connecter plusieurs sites, il peut se produire des problèmes d'accessibilité de la mise à jour du routage. Avec les
protocoles de routage à vecteur de distance, les problèmes d'accessibilité peuvent venir du découpage d'horizon et de la
réplication de diffusion ou multidiffusion. Avec les protocoles de routage de l'état de liens, les problèmes de choix
DR/BDR peuvent engendrer des problèmes d'accessibilité.

Découpage d'horizon

La règle du découpage d'horizon est un mécanisme de prévention du bouclage pour les protocoles de routage à vecteur
de distance, comme EIGRP et RIP. Elle ne s'applique pas aux protocoles de routage d'état de liens. La règle du
découpage d'horizon réduit les boucles de routage en empêchant la transmission en dehors de l'interface de la mise à
jour de routage reçue sur une interface.

Par exemple, dans la Figure 1, qui présente une topologie Hub and Spoke, le routeur distant R2 (routeur sur un rayon)
envoie une mise à jour au routeur du siège social R1 (routeur central). R1 connecte plusieurs circuits virtuels permanents
sur une seule interface physique. R1 reçoit la multidiffusion sur son interface physique, mais le découpage d'horizon ne
peut pas transférer cette mise à jour de routage via la même interface vers les autres routeurs (rayons).

Remarque : le découpage d'horizon ne pose pas de problème si un seul circuit virtuel permanent (une seule connexion
distante) est configuré sur une interface physique. Ce type de connexion est point à point.

La Figure 2 présente un exemple similaire, avec la topologie de référence utilisée dans ce chapitre. R2, un routeur sur un
rayon, envoie une mise à jour de routage à R1, un routeur central. R1 dispose de plusieurs circuits virtuels permanents
sur une seule interface physique. La règle de découpage d'horizon empêche R1 de transférer cette mise à jour de
routage via la même interface physique vers l'autre routeur distant (R3).

Réplication de diffusion et multidiffusion

Comme illustré à la Figure 3, à cause du découpage d'horizon, lorsqu'un routeur prend en charge des connexions
multipoints sur une seule interface, il doit répliquer les paquets de diffusion ou multidiffusion. En cas de mises à jour de
routage, les mises à jour doivent être répliquées et envoyées sur chaque circuit virtuel permanent aux routeurs distants.
Ces paquets répliqués consomment de la bande passante et provoquent des variations de latence sérieuses dans le
trafic utilisateur. Le volume du trafic de diffusion et le nombre de circuits virtuels aboutissant à chaque routeur doivent
être évalués dans la phase de conception d'un réseau Frame Relay. La surcharge de trafic, par exemple les mises à jour
de routage, peuvent affecter la transmission de données utilisateur critiques, en particulier lorsque le chemin de
transmission contient des liaisons à bande passante faible (56 kbit/s).

Détection de périphérique voisin : DR/BDR

Les protocoles de routage d'état de liens, par exemple le protocole OSPF, n'utilisent pas la règle du découpage d'horizon
pour éviter le bouclage. Cependant, des problèmes d'accessibilité peuvent survenir avec le DR/BDR. Le protocole OSPF
sur les réseaux NBMA fonctionne par défaut en mode réseau non diffusion, et les voisins ne sont pas automatiquement
découverts. Ces voisins peuvent être configurés de façon statique. Assurez-vous cependant que le routeur
central soit bien un DR, comme illustré à la Figure 4. Souvenez-vous que le réseau NBMA se comporte comme
Ethernet, et sur un réseau Ethernet, le DR est nécessaire pour échanger des informations entre routeurs sur un segment.
Ainsi, seul le routeur du hub peut fonctionner comme DR, car il s'agit du seul routeur qui dispose de circuits virtuels
permanents avec tous les autres routeurs.

4.2.2.2 Résolution des problèmes d'accessibilité

Il y a plusieurs moyens de remédier au problème d'accessibilité :

• Désactiver le découpage d'horizon : une des méthodes pour résoudre les problèmes d'accessibilité engendrées
par le découpage d'horizon est de le désactiver. Cependant, la désactivation du découpage d'horizon augmente les
risques de boucles de routage dans votre réseau. De plus, seul le protocole IP permet la désactivation du
découpage d'horizon, IPX et AppleTalk ne le permettant pas.

• Topologie à maillage global : une autre méthode est d'utiliser une topologie à maillage global, même si cette
topologie entraîne des coûts supplémentaires.
• Sous-interfaces : dans une topologie Hub and Spoke Frame Relay, le routeur hub peut être configuré avec des
interfaces logiques, les sous-interfaces.

Sous-interfaces Frame Relay

Frame Relay peut fragmenter une interface physique en plusieurs interfaces virtuelles appelées sous-interfaces, comme
illustré à la Figure 1. Une sous-interface est tout simplement une interface logique directement associée à une interface
physique. Ainsi, les sous-interfaces Frame Relay peuvent être configurées pour que chaque circuit virtuel permanent
arrive dans une interface série physique.

Pour activer le transfert des mises à jour de routage de diffusion dans un réseau Frame Relay, vous pouvez configurer le
routeur avec des sous-interfaces logiques. Avec une configuration de sous-interfaces, chaque circuit virtuel peut être
configuré comme connexion point à point. Un réseau à maillage partiel peut être divisé en un certain nombre de réseaux
à maillage global point à point plus petits. Chaque sous-réseau point à point peut être affecté à une adresse réseau
unique. Ceci permet à chaque sous-interface de fonctionner comme une ligne louée. Avec une sous-interface point à
point Frame Relay, chaque paire de routeurs point à point réside dans son propre sous-réseau. Ceci permet aux paquets
reçus sur une sous-interface d'être envoyés sur une autre sous-interface, même si les paquets sont transférés de la
même interface physique.

Les sous-interfaces Frame Relay peuvent être configurées en mode point à point ou en mode multipoint :

• Point à point (Figure 2) : une sous-interface point à point unique établit une connexion de circuit virtuel permanent
à une autre interface physique ou une autre sous-interface sur un routeur distant. Dans ce cas, chaque paire de
routeurs point à point réside sur son propre sous-réseau et chaque sous-interface point à point dispose d'un seul
identificateur DLCI. Dans un environnement point à point, chaque sous-interface agit comme une interface point à
point. Pour chaque circuit virtuel point à point, il existe un sous-réseau distinct. Par conséquent, le trafic des mises à
jour du routage n'est pas soumis à la règle du découpage d'horizon.

• Multipoint (Figure 3) : une sous-interface multipoint unique établit plusieurs connexions de circuit virtuel permanent
avec plusieurs interfaces physiques ou sous-interfaces sur des routeurs distants. Toutes les interfaces participantes
se trouvent dans le même sous-réseau. La sous-interface fonctionne comme une interface Frame Relay NBMA, de
telle sorte que le trafic des mises à jour du routage est soumis à la règle du découpage d'horizon. Tous les circuits
virtuels multipoints appartiennent au même sous-réseau.
Lors de la configuration de sous-interfaces, la commande encapsulation frame-relay est affectée à l'interface
physique. Tous les autres éléments de configuration, comme l'adresse de couche réseau et les DLCI, sont affectés à la
sous-interface.

Les configurations de sous-interface multipoint peuvent aider à conserver les adresses. Ceci peut être utile si le
masquage de sous-réseau de longueur variable (VLSM) n'est pas utilisé. Toutefois, les configurations multipoint risquent
de ne pas fonctionner correctement, compte tenu du trafic de multidiffusion et du découpage d'horizon. L'option de sous-
interface point à point a été créée pour remédier à ce problème.

4.2.2.4 Exemple : configuration de sous-interfaces point à point

Compris VLSM

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