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UNIVERSITE D’ANTANANARIVO

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FACULTE DE DROIT, D’ECONOMIE
DE GESTION ET DE SOCIOLOGIE
----------------
DEPARTEMENT GESTION
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MEMOIRE DE MAITRISE EN GESTION

OPTION : FINANCES ET COMPTABILITE

CONTRIBUTION A L’AMELIORATION DE LA GESTION DES


IMMOBILISATIONS CORPORELLES AU SEIN DE LA CAISSE
D’EPARGNE DE MADAGASCAR

Présenté par : RAJAONSON Fiaferana

Sous l’encadrement de :
L’encadreur pédagogique L’encadreur
L’encadreur professionnel
professionnel : :
Mr RANDRIAMIANDRISOA Jean Patrick RAZAFIMAHEFA
RAZAFIMAHEFA
Expert comptable HERITIANA
HERITIANA Michelle
Michelle
Enseignant au Département Gestion Chef
Chefdedeservice
servicecomptabilité
comptabilité
au sein
au sein de ladeCEM
la CEM

Année universitaire : 2009-2010


Session : 24 Août 2010
UNIVERSITE D’ANTANANARIVO
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FACULTE DE DROIT, D’ECONOMIE
DE GESTION ET DE SOCIOLOGIE
----------------
DEPARTEMENT GESTION
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MEMOIRE DE MAITRISE EN GESTION

OPTION : FINANCES ET COMPTABILITE

CONTRIBUTION A L’AMELIORATION DE LA GESTION DES


IMMOBILISATIONS CORPORELLES AU SEIN DE LA CAISSE
D’EPARGNE DE MADAGASCAR

Présenté par : RAJAONSON Fiaferana

Sous l’encadrement de :
L’encadreur pédagogique L’encadreur
L’encadreur professionnel
professionnel : :
Mr RANDRIAMIANDRISOA Jean Patrick RAZAFIMAHEFA
RAZAFIMAHEFA
Expert comptable HERITIANA
HERITIANA Michelle
Michelle
Enseignant au Département Gestion Chef
Chefdedeservice
servicecomptabilité
comptabilité
au sein
au sein de ladeCEM
la CEM

Année universitaire : 2009-2010


Session : 24 Août 2010
I

REMERCIEMENTS

Nous ne saurions commencer cet ouvrage, sans adresser nos plus vifs remerciements à :

- Dieu pour sa grâce et sa protection ;

- Monsieur RANOVONA Andriamaro, Maître de conférence, Doyen de la Faculté


de Droit, d’Economie, de Gestion et de Sociologie ;

- Monsieur ANDRIAMASIMANANA Origène, Maître de conférence, Chef de


Département Gestion, de sa gentillesse et sa volonté de diriger et de suivre de près
notre étude ;

- Madame le Professeur ANDRIANALY Saholiarimanana, Directeur de Centre


d’Etudes et de Recherche en Gestion ;

- Madame RAZAFIMAHEFA Heritiana Michelle Chef de service comptabilité


de la société Caisse d’Epargne de Madagascar pour son aimable accueil, ses
conseils et ses contributions durant le stage.

- Monsieur RANDRIAMIANDRISOA Jean Patrick, Expert-comptable et


enseignant au Département Gestion, mon encadreur pédagogique qui m’a beaucoup
soutenu dans la réalisation de ce mémoire.

Enfin, notre reconnaissance et notre profonde gratitude vont vers nos parents et à toutes les
personnes qui ont contribué de près ou de loin à l’élaboration du présent mémoire.
II

SOMMAIRE

REMERCIEMENTS .............................................................................................................. I
SOMMAIRE......................................................................................................................... II
LISTE DES ABREVIATIONS ........................................................................................... IV
LISTE DES TABLEAUX ................................................................................................... VI
LISTE DES FIGURES ..................................................................................................... VIII
INTRODUCTION ................................................................................................................. 1
PARTIE I: CADRE D’ETUDE ET APPROCHE THEORIQUE
Introduction de la partie
CHAPITRE I : CADRE D’ETUDE ...................................................................................... 5
Section 1 : Présentation de la société................................................................................. 5
Section 2 : Organisation de la CEM ................................................................................ 13
CHAPITRE II : APPROCHE THEORIQUE SUR LES IMMOBILISATIONS ................ 18
Section 1 : Les immobilisations ...................................................................................... 18
Section 2 : Théorie du contrôle interne liée aux immobilisations corporelles ................ 25
Conclusion de la partie
PARTIE II : ANALYSE DE L’EXISTANT
Introduction de la partie
CHAPITRE I : GESTION DES IMMOBILISATIONS CORPORELLES DE LA CEM .. 29
Section 1 : Procédure d’acquisition des immobilisations ................................................ 29
Section2 : Gestion physique et comptable des immobilisations ..................................... 40
CHAPITRE II : ANALYSE DE LA GESTION DES IMMOBILISATIONS DE LA CEM
............................................................................................................................................. 47
Section 1 : Diagnostic interne.......................................................................................... 47
Section 2 : Forces et faiblesses sur les procédures d’acquisitions des immobilisations - 49
-
Section 3 : Forces et faiblesses sur la gestion physique des immobilisations ................. 50
Section 4: Forces et faiblesses sur la gestion comptable des immobilisations ................ 53
PARTIE III : PROPOSITION DE SOLUTION ET RECOMMANDATION
Introduction de la partie
CHAPITRE I : PROPOSITION DE SOLUTION ............................................................... 57
Section 1 : Solution par rapport à l’organisation interne ................................................. 57
III

Section 2 : Solution par rapport aux procédures ............................................................. 58


Section 3 : Solution par rapport à la gestion physique des immobilisations ................... 61
Section 4 : Solution par rapport à la gestion comptable des immobilisations ................. 69
CHAPITRE II: RECOMMANDATION ............................................................................. 72
Section 1: Sur la gestion physique des immobilisations ................................................. 72
Section 2: Sur la gestion comptable des immobilisations ............................................... 74
CONCLUSION ................................................................................................................... 79

BIBLIOGRAPHIE ET WEBOGRAPHIE ........................................................................... i


ANNEXES
TABLE DES MATIERES ................................................................................................. xvi
IV

LISTE DES ABREVIATIONS

BC : Bon de Commande
BL : Bon de Livraison
BTA : Bon de Trésor par voie d’Adjudication
CA : Conseil d’Administration
CDC : Compte de Dépôt et consignation
CEM : Caisse d’Epargne de Madagascar
CI : Contrôle interne
CSC : Centre de Service Clientèle
DA : Demande d’acquisition
DAG : Direction de l’Administration Générale
DAI : Direction de l’Audit Interne
DAJC : Direction des Affaires Juridiques et Contentieuses
DCD : Diagramme de circuit des documents
DCG : Direction du Contrôle de Gestion
DE : Direction des Etudes
DF : Direction Financière
DG : Direction Générale
DGA : Direction Générale Adjoint
DRE : Direction du Réseau et de l’Exploitation
DSI : Direction système d’information
FACT : Facture
FIEFE : Fonds d’Investissement pour les Entreprises Favorable à l’Environnement
FRG : Fonds de Refinancement et Garantie
FRPME : Fonds de Refinancement des Petites et Moyennes Entreprises
MCA : Millenium Chalenge Account
PCG 2005 : Plan Comptable Générale 2005
PRMP : Personne Responsable des Marchés Publics
QCI : Questionnaire du contrôle interne
SAA : Service Appuis aux Agences
SAD : Service des Archives et de la Documentation
SAO : Service Organisation
V

SAOE : Service de l’Audit Interne Orienté Exploitation


SAOG : Service de l’Audit Interne Orienté Gestion
SC : Service Comptabilité
SCO : Service Contrôle des Opérations
SEE : Service Etudes Exploitations
SERD : Service Etudes et Recherche Développement
SI : Service Inspection
SLA : Service Logistique et Approvisionnement
SORQ : Service Orientation de Recherche et Qualitative
SP : Service Produit
SPLE : Service Produit Livré d’Epargne
SRH : Service Ressources Humaines
SRP : Service Relation Public
SSC : Service Suivie et Contrôle
SSR : Service Système et Réseau
STD : Service Traitement de Données
STE : Service Trésorerie Engagement
WU : Western Union
VI

LISTE DES TABLEAUX

Tableau n° 1: Répartition géographique des agences.................................................................... 10


Tableau n° 2: Eléments de calcul de l’amortissement................................................................... 22
Tableau n° 3: Présentation du tableau de gestion budgétaire des immobilisations ....................... 31
Tableau n° 4: Diagramme de circuit des documents (DCD) ou flow chart : ................................ 32
Tableau n° 5: Traitement de la facture .......................................................................................... 34
Tableau n° 6: Paiement de la facture ............................................................................................. 35
Tableau n° 7: Remarque : Procédure d’acquisition des matériels informatiques ......................... 36
Tableau n° 8:Tableau de fixation du montant des seuils (montant en Ariary) .............................. 39
Tableau n° 9: Exemple simplifié pour la consultation de prix ...................................................... 39
Tableau n° 10: Extrait du tableau des immobilisations ................................................................. 41
Tableau n° 11: Les intervenants à l’inventaire .............................................................................. 43
Tableau n° 12: Procédure de traitement comptable des immobilisations corporelles................... 45
Tableau n° 13: CATEGORIE / SOUS CATEGORIE DES IMMOBILISATIONS ..................... 48
Tableau n° 14: Extrait de tableau des immobilisations de CEM................................................... 51
Tableau n° 15: Tableau des amortissements ................................................................................. 55
Tableau n° 16: Plan d’action relatif aux observations sur l’organisation interne ......................... 58
Tableau n° 17: Plan d’action relatif aux observations sur les procédures ..................................... 59
Tableau n° 18: Amélioration de la procédure d’acquisition des immobilisations ........................ 60
Tableau n° 19: Plan d’action relatif aux observations sur la distinction des charges aux
immobilisations ............................................................................................................................. 62
Tableau n° 20: Exemple de fixation de seuil................................................................................. 63
Tableau n° 21: Plan d’action relatif aux observations sur les codifications ................................. 64
Tableau n° 22: Codification unique des immobilisations ............................................................. 65
Tableau n° 23: Plan d’action relatif aux observations sur l’inventaire ......................................... 66
Tableau n° 24: Plan d’action relatif aux observations sur le réaménagement du tableau du
patrimoine...................................................................................................................................... 68
Tableau n° 25: Plan d’action relatif aux observations pour le traitement des immobilisations .... 70
Tableau n° 26: Plan d’action relatif aux observations sur les pièces comptables ......................... 71
Tableau n°27: Plan d’action relatif aux observations sur l’entretien des immobilisations. ......... 73
Tableau n° 28 : Exemple de classement des immobilisations en catégorie et sous catégorie ...... 74
Tableau n° 29: Plan d’action relatif aux observations sur le tableau des immobilisations ........... 75
VII

Tableau n° 30: Tableau des amortissements rectifiés ................................................................... 76


Tableau n° 31: Plan d’action relatif aux observations sur le calcul de l’amortissement............... 77
VIII

LISTE DES FIGURES

Figure n° 1: Organigramme de la CEM .............................................................................. 14


Figure n° 2: Procédure d’élaboration du budget.................................................................. 30
Figure n° 3: CONVENTION DE LECTURE DU FLOW CHART .................................... 31
Figure n° 4: Schéma de la procédure de cession ................................................................. 42
Figure n° 5: Inventaire à distance ........................................................................................ 44
Figure n° 6: Organigramme pour le nouveau service .......................................................... 57
Figure n° 7: Schéma de flux d’information sur la date de mis en service ........................... 76
-1-

INTRODUCTION

Actuellement les entreprises vivent dans un monde de concurrence, la CEM a


toujours essayé de développer la qualité de son service afin de satisfaire ses clients. En
effet, cela demande beaucoup d’investissement autant au niveau matériel que financier.

L’actif non courant du bilan de la société montre ces investissements sur les
immobilisations. Sa grande valeur reflète que la société n’a pas de difficulté financière.

Les immobilisations permettent alors de mesurer le patrimoine ou la richesse que


possède l’entreprise. Les entreprises s’y investissent suivant ses activités pour atteindre
leurs objectifs. De plus, sa bonne gestion emmènera toute une entité vers sa pérennité et les
gestionnaires devraient, à leur tour, prendre les bonnes décisions afin que les états
financiers donnent une image fidèle de la situation financière de l’entreprise. La gestion
des immobilisations occupe à cet effet une place très importante au sein d’une entreprise.

Dans notre cas, nous allons parler des immobilisations au sein de la Caisse
d’Epargne Madagascar où nous avons effectué notre stage.

Le stage s’est déroulé au sein du service comptabilité. Effectuer un stage de fin


d’étude fait partie du cursus scolaire. Le stage a durée trois mois et nous a appris beaucoup
de choses autant sur le plan professionnel que social. Sur le plan professionnel, ceci nous a
permis de mettre en pratique les cours théoriques acquises pendant toutes ces années
d’études et d’acquérir de nouvelles expériences. Sur le plan social, l’attitude accueillante
du personnel a facilité les relations de travail entre stagiaire et employés, et nous a aussi
appris l’esprit d’équipe.

Ainsi, il est nécessaire de fixer un thème. Nous avons constaté que leur gestion des
immobilisations corporelles dans cette entité connaît beaucoup de difficultés au niveau des
différentes procédures et sur la cohérence du système d’information entre la gestion
physique et la gestion comptable.
-2-

Le problématique qui se pose est donc : comment peut-on améliorer la gestion des
immobilisations corporelles de la CEM ?
L’intérêt du sujet est la mise en place d’un système de gestion qui permet d’aider les
responsables de l’entité dans leurs rôles de dirigeant d’assurer le bon fonctionnement de
cette gestion.
Pour cela que nous avons choisi le thème de « Contribution à l’amélioration de la
gestion des immobilisations corporelles au sein de la Caisse d’Epargne Madagascar » pour
étudier la situation de ladite immobilisation, les problèmes éventuels rencontrés et apporter
les améliorations conformes à cette situation. Le choix s’est porté sur les immobilisations
corporelles. En effet, ces dernières représentent plus de quatre-vingt pourcent des
immobilisations de la CEM. Elle est d’une importante valeur, donc l’amélioration de la
gestion pourrait améliorer aussi le résultat de l’entreprise.

Pour la collecte d’informations et pour la rédaction de ce mémoire, nous avons


procédé à l’entretien et à l’enquête afin de connaître les généralités sur la société Caisse
d’Epargne Madagascar et d’en déduire la méthode de gestion de leur immobilisation. Une
démarche a été bien définie : à savoir la recherche d’informations primaires et secondaires.
Les informations primaires sont recueillies par le chercheur lui-même à l’aide des enquêtes
et entretien auprès des différentes directions et agences. Les informations secondaires sont
de sources interne et externe à la société. Nous avons consulté des documents au sein de la
société, de la bibliothèque universitaire et d’autres centres de documentations. Nous avons
aussi utilisé le questionnaire de contrôle interne ou QCI afin de détecter les problèmes
éventuels que rencontre la société.
Il est préférable de mentionner auparavant que des informations n’ont pas été livré à
cause de son caractère confidentiel.

Nous allons donc répartir cet ouvrage en trois parties pour bien mettre en évidence
les parties descriptives et les parties analytiques.

Nous allons donc procéder comme suit pour la rédaction de ce mémoire :


- En premier lieu, nous allons parler du cadre d’étude notamment l’entreprise
d’accueil et quelques approches théoriques.
- Ensuite, nous parlerons de la situation de la gestion des immobilisations notamment
des analyses et des études effectuées au cours du stage.
-3-

- Enfin, nous allons réserver une partie pour les propositions de solutions et pour les
recommandations relatives à une éventuelle amélioration de l’organisation de l’entreprise
et à la gestion des immobilisations.

Nous entamons maintenant la première partie de cet ouvrage qui est consacrée à la
phase descriptive de la société où l’on a effectué le stage et les approches théoriques
relatives au thème étudié.
PARTIE I
CADRE D’ETUDE ET APPROCHE THEORIQUE

Introduction de la partie
Avant d’aborder au vif de notre sujet, entamons d’abord sur la première partie. La
première partie s’intéresse sur la phase descriptive de la société étudiée et une autre phase,
la partie théorique.

Ce présent mémoire met en exergue la Gestion des immobilisations corporelles de la


CEM. Le thème choisi n’est pas le fruit du hasard, mais celui-ci est mis en place suivant le
problème que rencontre l’entreprise. Aussi en tant que Financier et Comptable et par
rapport au stage effectué au sein du service comptabilité de la société CEM.

Dans cette partie, nous allons présenter dans un premier temps la société qui nous a
accueillie pendant le stage: son historique, son évolution, sa structure organisationnelle et
fonctionnelle, ses objectifs, ses activités.

Et pour mieux cerner le problème, nous allons aussi voir en second lieu les différents
acquis théoriques qui correspondent à notre thème d’étude. Les différentes approches
théoriques sur les immobilisations et sur le contrôle interne
-5-

CHAPITRE I : CADRE D’ETUDE

Notre étude de cas a été effectuée au sein de la société CEM. Et nous avons choisi
cette société suivant son importance non seulement en tant que grande entreprise mais elle
joue un grand rôle sur l’économie de la Nation.

Section 1 : Présentation de la société


Cette section sera consacrée à la présentation de la société, d’abord sur son statut
juridique ensuite son historique, ses objectifs et ses différentes formes d’activités et enfin
sa structure organisationnelle.

1- Statut juridique
La caisse d’Epargne de Madagascar sous le sigle CEM est une société Anonyme
(SA)
Siège social : 21, Rue Karija Tsaralalàna, Antananarivo 101
Capital social : Ar 5 460.000.000
Téléphone : 22 222 50 / 22 308 23
Adresse e-mail : « comcem@wanadoo.mg »
Numéro statistique : 10 338
Numéro d’identification fiscal : 18641813
Registre de commerce : 2006B00449
Slogan : « Caisse d’Epargne de Madagascar, tokinao hatrizay, mampandroso anao
hatrany »

2- Historique
À Madagascar, la CEM est le plus ancien Etablissement Financier qui pratique le
volet épargne orienté vers toutes les couches sociales. Ci-après les évènements marquants :

2-1- Création

Existant depuis l’époque coloniale, l’actuelle Caisse d’Epargne de Madagascar fut


créée en 1918 par les français sous le nom de Caisse Nationale d’Epargne.
-6-

À cette époque d’autres Caisses d’Epargne sont créées dans des pays comme la
Grande Bretagne, le Ghana, le Japon ou encore le Nigeria de l’Est et les USA.
À Madagascar, comme dans plusieurs pays, la Caisse d’Épargne était rattachée à
l’administration des Postes et Télécommunications, comme un simple établissement public
d’administration ou EPA. Ses objectifs visaient à aider les personnes qui ne pouvaient pas
accéder aux services des grandes banques. La caisse d’Épargne leur offrait la possibilité
d’épargner avec un montant minimum au dépôt. La cible comprend toute la population.
Ses activités étaient non lucratives

2-2- Évolution

En Mars 1985 : La Caisse nationale d’Épargne est renommée Caisse d’Épargne


Madagascar. Suivant la sortie du décret n° 85/061 du 20 décembre 1985, elle est devenue
un Etablissement Public à Caractère Industrielle et Commerciale (EPIC). Ses activités de
collecte d’Epargne se poursuivaient mais dans un but lucratif. A cet effet, la CEM a été
sous tutelle Technique du Ministère des Postes et télécommunications et sous tutelle
financière du Ministère des Finances. Toutefois, la CEM jouissait d’une autonomie de
gestion administrative et financière avec un budget autonome.

En Septembre 1993 : La CEM a bénéficié d’un accord de coopération bilatérale du


projet FMD ou Financial Market Development. Cet accord s’effectuait entre le
gouvernement malgache représenté par la CEM et la Banque Centrale d’une part, le
gouvernement américain par l’USAID ou United States Association for International
Development d’autre part. L’accord avait pour objectif de relancer le développement de
service financier à ce qu’elle soit capable de maîtriser son évolution.

En Septembre 1995 : Promulgation de la loi 95-019 portant transformation de la


CEM en Société Anonyme CEM SA. Cette transformation n’a été effective que quelques
années plus tard à cause de son incohérence avec le droit commun sur les sociétés
anonymes.

En Octobre 1996 : La CEM a été intégrée au sein de la grande famille de l’Institut


Mondial des Caisses d’Epargne ou l’IMCE lors du congrès de Tokyo au Japon qui se tenait
le 22 Octobre 1996. Cette association regroupe 192 Caisses d’Epargne issues de 92 pays
du monde.
-7-

En Novembre 1997 : L’accord de partenariat avec Western Union, une société


américaine spécialisée dans le transfert international d’argent, a été signé.

En Août 1998 : Ce fut le début de la représentation de Western Union et la CEM est


devenue le premier représentant de cette société à Madagascar.

En 2001 : Au mois de juin, la loi n°95-019 était abrogée et une nouvelle loi n°2001-
001 a été promulguée portant sur la mise en place de la société Anonyme CEM SA. Selon
cette loi, le nombre d’actionnaires sera, à titre temporaire, inférieur à sept, et l’Etat y sera
majoritaire. Notons que dans le cas actuel, la totalité du capital est détenue par l’Etat mais
une émission d’actions est prévue. Au mois de juillet, arrêt de la représentation
commerciale de la poste et la CEM n’utilise plus les agences de celle-ci pour exercer ses
activités.

En Décembre 2002 : l’adoption du décret d’application n°2002-1553 de la loi 2001-


001 qui stipule la réorganisation de la société en société Anonyme.

En Septembre 2003 : Un conseil d’administration a été mis en place conformément


aux caractéristiques d’une société anonyme et un nouveau directeur général a été élu. Cette
mise en place a été concrétisée par une réunion de l’Assemblée Générale et du Conseil
d’Administration qui s’est tenu au siège le 08 septembre 2003.

En 2004 : Mise en place d’un nouvel organigramme ainsi qu’un nouveau statut
comportant sept actionnaires.

En Juin 2005 : La constitution de la société en société anonyme est acquise, elle


figure dans le registre de commerce.

En 2006 : au mois de juillet, elle est devenue une agence d’exécution dans le cadre
du projet Finance du Programme Millenium Challenge Account. Et au mois de novembre,
un accord de coopération a été signé avec la fondation Allemande des Caisses d’Epargne
pour la Coopération internationale. La coopération s’effectue sous un contrat de deux ans
renouvelable.

En 2008 : Dans le cadre de la 125ème anniversaire du traité d’amitié entre


l’Allemagne et Madagascar, la CEM exposait sur l’esplanade Analakely, du 12 mai au 17
mai, la première agence mobile blindée issue de cette préparation. C’était aussi l’année de
la première utilisation du guichet mobile pour la collecte d’épargne auprès de quelques
-8-

communes d’Antananarivo et son œuvre était limitée pour la collecte d’épargne mais celui-
ci n’a pas effectué le service de remboursement.

L’année 2009 est marquée par le changement du directeur général, le conseil


d’administration et la suspension du projet guichet mobile à cause de la conjoncture
actuelle. Actuellement, la CEM avec ses 20 agences, gère 950 000 clients. Les activités de
l’entreprise se résument à la collecte de l’épargne et à la fructification des ressources
collectées. L’entreprise occupe une part de marché de l’épargne en volume de 33,46 %.

2-3- Perspectives d’avenir

La CEM ambitionne dans sa « vision 2012 » de devenir une institution Financière


apte à offrir à la clientèle des produits et services bancaires diversifiés et compétitifs :
accorder du crédit à sa clientèle. Faisant face à une concurrence très serrée et de plus en
plus agressive, la CEM est obligée de procéder à des restructurations, notamment au
niveau des produits existants ; de créer de nouveaux produits et leurs services connexes.
Ces derniers répondront à la demande de la clientèle et vont se conformer aux statuts de la
CEM; de couvrir tout Madagascar en élargissant son réseau sur le plan interne, par la
création de nouvelles agences, qu’externes, par la recherche de partenariat. Parmi ces
produits à créer : une gamme élargie de produits d’épargne, le compte de dépôt à vue, des
produits de prêts: allouer des crédits à court terme pour financer des projets individuels ou
communautaires.
Toutefois, la CEM restera un établissement financier beaucoup plus orienté vers
l’épargne.

3- Mission et objectifs de la Caisse d’Epargne de Madagascar


3-1- Mission
Sa vocation sociale et communautaire : Au tout début, les Caisses d’Epargne ont été
créées pour encourager, collecter et sécuriser les ressources financières des personnes à
faibles revenus ne pouvant pas bénéficier des services financiers des grandes banques
commerciales. Grâce au niveau peu élevé du dépôt exigé à l’ouverture des comptes et à la
possibilité de traiter les transactions de faible montant, les caisses d’épargne offrent des
services à une clientèle qui, autrement, ne pourrait en bénéficier. Depuis toujours, la caisse
d’épargne est la seule institution accessible à la totalité de la population.
-9-

Concernant la sécurisation des dépôts, la garantie publique accordée aux avoirs des
caisses d’épargne visait à sécuriser les dépôts et à stimuler la confiance du public envers
l’Etat. La garantie de l’Etat a rendu les caisses d’épargne plus attrayantes.

3-2-Objectifs
Les objectifs de la caisse d’épargne de Madagascar sont de mettre un accès facile aux
services financiers au plus grand nombre de la population dans tout Madagascar, sans
distinction d’âge ni de catégorie sociale par le biais d’un dépôt minimum de Ar 5000 lors
de l’ouverture d’un compte rémunéré gratuitement. La société prévoit de contribuer au
développement du pays sur le plan économique et social, c'est-à-dire, promouvoir la
collecte de l’épargne en la rémunérant afin d’encourager les agents à économiser. Aussi,
elle a pour objectif de satisfaire les besoins du marché en améliorant et en diversifiant les
produits et services offerts.

4- Activités et produits de la CEM


4-1- Activités principales
Les activités principales de la caisse d’épargne de Madagascar se résument à la
collecte de l’épargne et à la fructification des ressources ainsi collectées, promouvoir
l’épargne individuelle, participer aux marchés financiers et de mettre une gamme de
service financier à la disposition du public. En outre, la CEM exerce aussi des activités
annexes.
- 10 -

Tableau n° 1: Répartition géographique des agences

ZONE REGIONS CODES AGENCES


006 Diego
Diego
046 Sambava
NORD
004 Majunga
Majunga
012 Nosy-Be
001 Tsaralalàna
009 Antsirabe
CENTRE I Antananarivo 048 Andravoahangy
049 Ambanidia
020 Tsiroanomandidy
003 Tamatave I
016 Sainte-Marie
CENTRE II Tamatave 017 Ambatondrazaka
019 Moramanga
086 Tamatave II
008 Tuléar
Tuléar 010 Fort Dauphin
011 Morondava
SUD
002 Fianarantsoa
Fianarantsoa 005 Ambositra
018 Manakara
Source : Direction Commerciale

4-2- Les produits de la CEM

4-2-1 La collecte

La CEM, par l’intermédiaire de son réseau d’agences, pratique la collecte d’épargne


à travers trois produits:

- le livret d’épargne (LE)

- le compte spécial épargne (CSE)


- 11 -

- le compte spécial retraite (CSR)

4-2-2- Les emplois


Pour assurer la rentabilité de l’entreprise, tout en permettant aux déposants de
bénéficier de leur placement et afin de supporter les différentes charges, la fructification
des ressources est naturellement indispensable. Pour cela, la CEM pratique trois types
d’emplois :
- Les placements,
- Le paiement à titre d’avance des transactions de transfert d’argent Western
Union,
- À titre exceptionnel, le refinancement.

a) Les placements
En matière de placement, la CEM a, depuis son existence, déposé ses ressources
auprès du Trésor Public, notamment à travers « le compte de dépôt et consignation »
(CDC).
Aussi, depuis la création du « Bon de Trésor par voie d’Adjudication » (BTA), la
CEM se trouve être l’un des acteurs qui participe activement à ce marché.

 Le compte de dépôt et consignation


Selon l’article 49 de la loi n° 63-015 du 15 juillet 1963, « tout établissement public
est dans l’obligation de déposer ses fonds auprès du Trésor public sous forme de compte de
dépôt et consignation ». En tant qu’entreprise publique, elle a dû placer la totalité de ses
fonds au Trésor public jusqu’en 1995, ce qui n’est plus le cas actuellement. Toutefois, elle
est toujours tenue à placer la majeure partie de ses fonds en CDC. Ce type de placement est
productif d’intérêt et le taux est fixé trimestriellement par l’Etat. En principe, un tel
placement ne comporte aucun risque grâce à la pérennité de l’activité de l’Etat.

 Le Bon de Trésor par voie d’Adjudication (BTA)


Le BTA est aussi un moyen de placement, productif d’intérêt, des fonds disponibles
de la société auprès du Trésor Public. C’est un instrument financier et monétaire lancé par
la banque centrale de Madagascar depuis 1996 par l’intermédiaire du Trésor Public. Et le
fonds minimum de souscription est de Ar 20 000 000. Le principe est que l’Etat, pour
compenser ses besoins en trésorerie, s’endette en lançant des appels d’offre pour l’achat
- 12 -

d’un bon de trésor auprès des agents économiques. Seules les offres compétitives sont
retenues, c’est-à-dire, prix d’achat élevé et taux d’intérêt faible. La fixation et la
publication du taux marché sont assurées par l’organe centralisateur qui est la banque
centrale.

b) Le paiement des transactions Western Union


Le paiement des transactions de transferts d’argent par Western Union est opéré avec
la trésorerie des agences. Le remboursement des décaissements ainsi effectués et les
commissions sur les services seront transférés au bénéfice de la CEM de façon journalière
par virement en devises.
Outre les commissions qu’elle perçoit, la CEM peut maximiser ses revenus à travers
la cession de ses devises par des gains de changes.

c) Le financement
Pour financer ses activités :
- La CEM gère depuis 2001 le fonds d’investissement pour les entreprises
favorables à l’environnement (FIEFE).
- La CEM a participé à l’Association FRPME à 17 % pour financer certaines
petites et moyennes entreprises subissant les impacts négatifs de la crise 2002.
- De 2007 à la clôture prématurée du projet MCA, la CEM a géré le fonds de
refinancement pour le IMF de MCA.

5- Gestion de fonds de la CEM


L’activité principale de la CEM est fondée sur la collecte de l’épargne au niveau de
ses différentes agences qui se repartissent dans tout Madagascar. Afin de fructifier ses
fonds, elle effectue des placements par l’intermédiaire du BTA et le CDC. Et pour mieux
gérer son portefeuille, la CEM possède un très grand réseau d’information qui relie le siège
et les agences. Grâce à ce réseau, toutes les agences restent en contact au siège ce qui
permet à ce dernier de savoir toutes les opérations et toutes les situations financières de
chaque agence au jour le jour.
- 13 -

5-1- Au niveau des agences


Le fonds détenu par une agence est limité, c'est-à-dire, qu’il existe un seuil. Ce seuil
est différent d’une agence à une autre selon sa localité géographique. Les excédents ou les
surliquidités devraient être virés au siège et les sous liquidités sont comblés par le siège.

Prenons par exemple le cas d’une agence située à Tamatave :


Le montant que cette agence peut détenir est de Ar 200 000 000 (donné à titre
d’exemple). Après différentes opérations, elle a réalisé jusqu’à Ar 250 000 000, c’est-à-
dire, que les versements sont supérieurs par rapport au retrait. Cet excédent est
obligatoirement viré au profit du compte du siège.
Dans le cas contraire, où il y a plus de retraits que de versements, donc le montant
détenu par l’agence est au dessous du seuil. Cette défaillance ou sous liquidité est comblée
par le siège pour garder le seuil.
Les dépenses des agences sont en général le retrait des clients, le paiement des
salaires des personnels,…

5-2- Au niveau du siège


Les recettes pour le siège sont alors les surliquidités ainsi collectées au niveau de
toutes les agences et les intérêts de placements au BTA et CDC.
Il existe aussi un seuil pour le montant de compte détenu par le siège :
- au dessus du seuil, le siège procède au placement
- au dessous, ce qui n’est pas vraiment probable ou possible

Remarque :
Si une agence possède une surliquidité croissante, celle-ci permet de combler la sous
liquidité des autres agences. À ce moment, le siège ne procède plus au virement de fonds
direct (siège/agence) mais au transfert inter agence pour combler cette faille par
l’intermédiaire du réseau.

Section 2 : Organisation de la CEM


La seconde section met en évidence la structure organisationnelle de la société et les
différents rôles respectifs de chaque département.
- 14 -

1- Organigramme
L’organigramme est un schéma présentant les diverses hiérarchies directionnelles,
service, division ou les personnes responsables ayant autorité, responsabilité, obligation,
droit et pouvoir pour orienter la structure existante1.
Figure n° 1: Organigramme de la CEM

CA
SO

DG FRG (MCA)

PRMP
DGA
SRP

DCG DAI DAJC DE


DF DRE DAG CA

SSC SAD SC SRH SEE


SPLE

STE SP SLA SSR


CSR/CS
E

SORQ SERD SAA STD

SCO

CSC

SAIOE SAIOG SI
WU

Source : Direction des Ressources Humaines


2- Rôles des différentes directions
Ce paragraphe ne concerne pas toutes les directions mais seulement les directions qui
nous intéressent par rapport au thème étudié.

1 Cours d’organisation 1ère année Gestion, année universitaire 2003-2004


- 15 -

2-1- Direction générale (DG)


La Direction Générale est à la tête de l’entreprise sous la responsabilité du conseil
d’administration qui prend toute décision concernant le mouvement professionnel de la
CEM.
Elle a pour mission :
- de superviser l’ensemble des activités des directions ;
- d’élaborer toutes les politiques et les stratégies pour atteindre les objectifs fixés par
le conseil ;
- de chercher des nouvelles perspectives extérieures et surtout la possibilité de
partenariat et de relation avec d’autres entreprises.

2-2- Direction de Contrôle de Gestion (DCG)


Elle a pour mission de :
- contrôler et suivre des budgets et la rentabilité l’organisation,
- faire le suivi d’exécution des procédures budgétaires,
- donner des propositions et suivre les tableaux de bord,
- encadrer l’analyse financière et analytique de l’activité,
- donner des conseils à la Direction Générale,
- définir avec un maximum de précision la meilleure voie à suivre en fonction de
collecte et d’analyse des informations au niveau des services,
- étudier la possibilité d’avoir en permanence un aperçu global de la position
financière de la CEM,
- collaborer avec les membres du personnel,
- analyser les écarts sur la réalisation budgétaire,
- analyser les écarts sur les investissements,
- analyser les écarts sur la réalisation de projet avant son paiement,
- avancer des propositions à la Direction Générale pour la mesure collective

2-3- Direction d’Audit Interne (DAI)


C’est un organe qui exécute et contrôle la légalité et la régularité de l’administration.
Elle assure et contrôle aussi la qualité des données.
L’auditeur interne a pour rôle :
- 16 -

- d’élaborer une procédure interne,


- de certifier la véracité des informations comptables et financières publiées,
- d’établir des recommandations pour prévenir les risques, de détecter les failles lors
d’un processus comptable et de relever les risques d’erreur.
Elle comprend deux services : le service méthode, organisation, procédure et le
service inspection et vérification qui assure la pérennité de l’entreprise.

2-4- Direction Générale Adjoint (DGA)


Le Directeur Général Adjoint peut remplacer le Directeur Général en cas d’absence
de ce dernier.
Elle a pour rôle de :
- établir la politique budgétaire,
- définir la gestion de fonds de la CEM,
- définir la politique de trésorerie.

2-5- Direction Financière (DF)


Le Directeur Financier s’occupe de tout ce qui est relatif aux activités financières de
la CEM.
Son rôle est de :
- organiser, contrôler et gérer toutes les activités financières de la CEM,
- établir la comptabilité de l’organisme,
- assurer la tenue des comptes et la mise à jour des mouvements de trésorerie,
- étudier les besoins de financement des activités de la CEM.
Deux services sont sous son autorité à savoir : le service comptabilité qui enregistre
et classe toutes les opérations comptables de chaque agence de la CEM, d’une part, et le
service trésorerie et engagement qui assure la mise à jour des mouvements et maximise la
rentabilité des placements, d’une autre.

2-6- Direction de l’Administration Générale (DAG)


La direction de l’administration générale regroupe deux services essentiels qui sont :
le service ressources humaines et le service logistique d’approvisionnement.
Le service ressources humaines a pour mission :
- d’assurer la mise en application de la politique de la Direction Générale,
- d’offrir un personnel compétent et efficace,
- 17 -

- d’assurer le suivi du personnel,


- de veiller au bien être des employés,
- d’améliorer l’ambiance sociale et la condition de travail,
-de gérer les salaires des employés,
-de gérer le recrutement que ce soit interne ou externe,
Le service logistique d’Approvisionnement a pour rôle :
- de fournir les matériels et les fournitures nécessaires pour chaque section,
- de veiller à la maintenance des actifs immobilisés de la CEM,
- de faire également les prévisions en stock chaque trimestre.

2-7- Direction du Système d’Information (DSI) :


Elle a pour attribution :
- de garantir l’acquisition d’un programme ou logiciel à intégrer dans les machines,
- de trouver les meilleurs moyens d’offrir à la clientèle la qualité de ses services,
- d’améliorer la gestion de l’entreprise.
Deux services composent cette direction à savoir : le Service administration et le
Service étude:
- le service administration système et réseaux qui s’occupe de la maintenance des
matériels informatiques et de la mise à jour du système,
- Le service étude et exploitation qui:
• veille à l’exploitation des logiciels,
• administre les bases des données,
• assure le développement et la maintenance du site web de la CEM,
• met en place le système d’information et de communication.

Après avoir survolé la partie historique et descriptive de la CEM, nous allons voir
maintenant les différentes théories correspondantes au thème étudié.
- 18 -

CHAPITRE II : APPROCHE THEORIQUE SUR LES IMMOBILISATIONS

Notre thème s’intéresse aux immobilisations corporelles, il est donc indispensable de


savoir et connaître quelques théories liées aux immobilisations proprement dites et celles
du contrôle interne.

Section 1 : Les immobilisations


Cette première section énumère quelques définitions et aussi des études comparatives
sur les immobilisations selon les différentes approches théoriques.

1- Les Actifs du bilan


Les actifs représentent les ressources contrôlées par l’entité du fait d’événements
passés et dont elle attend des avantages économiques futurs2.
On distingue : l’actif courant et l’actif non courant selon les normes IFRS.

1-1- L’actif courant ou actif à moins d’un an


L’actif courant comprend les éléments d’actif que l’entité s’attend à pouvoir réaliser
(vendre ou consommer) à l’occasion de son cycle d’exploitation normal ou qui sont
détenus essentiellement à des fins de transaction ou pour une durée courte et que l’entité
s’attend à réaliser dans les douze mois suivant la date de clôture. Ce sont aussi ceux qui
constituent la trésorerie ou équivalents de trésorerie dont l’utilisation n’est pas soumise à
restriction : fonds de caisse, dépôts à vue et placements à court terme très liquide qui sont
facilement convertibles en un montant connu de trésorerie et qui sont soumis à un risque
négligeable de changement de valeur3.

1-2- L’actif non courant ou actif à plus d’un an


L’actif non courant comprend les éléments d’actif qui sont destinés à être utilisés
d’une manière continuelle pour les besoins des activités de l’entité, telles les
immobilisations corporelles ou incorporelles. Ceux qui sont détenus à des fins de

2 MEFB, PCG 2005, article 131-2, Antananarivo 2004, Imprimerie nationale, pp 15


3 MEFB, PCG 2005, article 131-3, Antananarivo 2004, Imprimerie nationale, pp 16
- 19 -

placements à long terme et que l’entité n’a pas l’intention ou n’a pas la possibilité de
réaliser dans les douze mois suivant la date de clôture de son exercice4.

2- Les charges
Les charges sont des diminutions d’avantages économiques au cours de la période
sous forme de consommations, de sorties, de diminutions, d’actifs ou de survenance de
passifs. Elles ont pour effet de diminuer les capitaux propres autrement que par des
distributions aux participants aux capitaux propres5.

3-L’immobilisation
L’immobilisation est l’ensemble des biens destinés à servir de façon durable à
l’activité de l’entreprise. Elle s’inscrit à l’actif du bilan où celle-ci représente l’état
récapitulatif des actifs, des passifs et les capitaux propres. Les immobilisations postées à
l’actif du bilan sont uniquement les biens dont l’entreprise est le propriétaire, les biens qui
n’appartiennent pas à l’entreprise ne s’y figurent donc pas à l’actif du bilan, par contre les
biens destinés à être loués constituent des immobilisations et non des stocks6.

3-1- Nature des immobilisations


a) L’immobilisation incorporelle7
Une immobilisation incorporelle est un actif non monétaire, identifiable et sans
substance physique, détenue par une entité pour la production ou la fourniture de biens ou
de services, la location ou l’utilisation à des fins administratives.
Il s’agit par exemple de fonds commerciaux acquis, de marques, de logiciels
informatiques ou autres licences d’exploitation, de franchises ou de frais de développement
d’un gisement minier destiné à une exploitation commerciale. (PCG 2005 articles 331 - 2)

b) L’immobilisation corporelle8
Une immobilisation corporelle est un actif corporel détenu par une entité pour la
production ou la fourniture de biens ou de services, la location, ou l’utilisation à des fins

4 MEFB, PCG 2005, article 131-5, Antananarivo 2004, Imprimerie nationale, pp 16


5 MEFB, PCG 2005, article 132-2, Antananarivo 2004, Imprimerie nationale, pp 17
6
Cours de Comptabilité Générale, 2ème année, Année universitaire 2005-2006
7
MEFB, PCG 2005, article 331-2, Antananarivo 2004, Imprimerie nationale, pp 27
8
MEFB, PCG 2005, article 331-1, Antananarivo 2004, Imprimerie nationale, pp 27 ; http// focus ifrsias 16,
paragraphe 6
- 20 -

administratives, et qu’elle s’attend à utiliser sur plusieurs exercices. (Art 331-1 du PCG
2005)
Les immobilisations corporelles sont des actifs corporels qui sont détenus par une
entité soit pour être utilisés dans la production ou la fourniture de biens ou de services, soit
pour être loué à des tiers, soit à des fins administratives ; et dont on s’attend à ce qu’ils
soient utilisés sur plus d’une période. (Selon les normes IAS 16 § 6)
Une immobilisation corporelle doit être enregistrée à l’actif lorsque :
- les avantages économiques futurs et les risques associés à cet actif doivent
normalement aller à l’entreprise sur la base des indications disponibles lors de la
comptabilisation initiale.
- le coût de cet actif pour l’entreprise peut être évalué de façon fiable.

c) Comptabilisation selon L’IAS 16


Le coût d’une immobilisation corporelle doit être comptabilisé en tant qu’actif si, et
seulement si : il est probable que les avantages économiques futurs associés à cet élément
iront à l’entité et le coût de cet actif peut être évalué de façon fiable.

d) Approche par composante


Chaque partie d’une immobilisation corporelle ayant un coût significatif par rapport
au coût total de l’élément doit être amortie séparément.
Une entité ventile le montant initialement comptabilisé pour une immobilisation
corporelle en ses parties significatives et amortit séparément chacune de ces parties.
La valeur résiduelle et la durée d’utilité d’un actif doivent être révisées au moins à
chaque fin de période annuelle et, si les attentes diffèrent par rapport aux estimations
précédentes, les changements doivent être comptabilisés comme un changement
d’estimation comptable.

3-2- L’immobilisation en cours


L’immobilisation en cours est une immobilisation que l’entreprise produit pour elle-
même mais que les travaux ne sont pas terminés en fin d’exercice. On rencontre souvent
une immobilisation en cours de fabrication qui, en créant des logiciels pour l’exploitation
ou en construisant des nouveaux bâtiments, ne peut être en état d’utilisation que pour
l’exercice suivant ou encore une recherche fondamentale commencée durant l’année N et
terminée en année N+1 qui nécessite des charges à dépenser jusqu’à sa finition.
- 21 -

3-3- Les immobilisations financières


Ce sont des titres acquis de manière durable par l’entité, en générale pour une durée
supérieure à un an comme les participations, les actions, les obligations, les prêts,….

4- Règles d’évaluation
4-1- Evaluation initiale
L’évaluation initiale consiste dans la détermination des montants monétaires
auxquels les immobilisations corporelles et incorporelles sont inscrites au bilan lors de la
comptabilisation initiale. Les immobilisations corporelles et incorporelles sont enregistrées
en comptabilité et présentées dans les états financiers au coût historique et sans tenir
compte des effets de variations de prix ou de l’évolution du pouvoir d’achat.

4-2- Evaluation ultérieure9


Après la comptabilisation initiale en tant qu’actif, une immobilisation corporelle doit
être comptabilisée à son coût diminué du cumul d’amortissement et du cumul éventuel des
pertes de valeurs.

5- L’amortissement et cession10
5-1- L’amortissement
Selon le PCG 2005, l’amortissement ou dépréciation est la constatation comptable
d’amoindrissement de la valeur d’un élément d’actif non courant résultant de l’usage du
temps d’un changement de technologie et de toute autre cause dont les effets sont jugés
irréversibles.
L’amortissement remplit une triple fonction:
- corriger l’évaluation d’élément d’actif,
- repartir le coût d’un intérêt sur les différents exercices qui correspondent à la
période d’utilisation de l’immobilisation,
- dégager les ressources nécessaires au renouvellement de l’immobilisation puisque
l’amortissement est une charge calculée (non décaissée) qui mesure le bénéfice déclaré.

9
OECM, Guide annoté du Plan Comptable Général, Arrêté n°3169 du 14 avril 2005, p23
10
Cours de Comptabilité Générale, 2ème année, Année universitaire 2005-2006
- 22 -

Remarque : Certaines immobilisations ne se déprécient pas avec le temps : elles sont


donc non amortissables : droit au bail, fonds commercial, terrains, immobilisation
financière.

Tableau n° 2: Eléments de calcul de l’amortissement


PARAMETRES COMMENTAIRES
a = annuité C’est l’amortissement annuel
Vo = valeur d’origine Valeur du bien figurant en immobilisation =
coût d’achat + TVA non déductible
N = durée d’utilisation Durée normale d’utilisation du bien (année)
t = taux d’amortissement Permet de calculer l’annuité
VCN = valeur comptable nette Valeur comptable du bien à une date donnée
PARAMETRES COMMENTAIRES
= valeur d’origine – cumul des
amortissements
Source : Cours complet de comptabilité générale conforme au PCG 2005 et cohérent
avec les normes « IAS/IFRS » (Mme BUSTORI RASOANORO S .Jacqueline et M.
RAZAFY Richard, enseignant en sciences comptables de la FAC DEGS).

5-2- Les méthodes d’amortissement11


- Amortissement linéaire
Cette méthode est aussi appelée méthode de l’amortissement constant dans le sens où
le montant de l’annuité d’amortissement reste stable tout au long de la durée de vie prévue
pour le bien amorti. Cette méthode d’amortissement linéaire est autorisé par la législation
fiscale et constitue le système dit de droit commun dans la mesure où il peut s’appliquer à
l’ensemble des immobilisations considérées comme amortissables

Taux usuels préconisés par l’administration fiscale


Bâtiments 2 à 5 %
Matériel et outillage 10 à 20 %
Matériel de transport 20 à 25 %

11 Cours de complet de comptabilité générale cohérant avec les normes comptables internationales
IAS/IFRS, Mme BUSTORI R S.J, M.RAZAFY R Enseignant à la FAC DEGS.
- 23 -

Mobilier et Matériel de bureau 10 à 20 %


Agencement, installation 5 à 10 %

FORMULE :
Annuité d’amortissement = valeur d’origine du bien / nombre d’années d’utilisation
Le taux d’amortissement linéaire est donc égal à 100 / nombre d’années

Amortissement dégressif12
- Méthode d’amortissement dégressif au taux constant
Il s’agit de déterminer une fraction significative par année. Le dénominateur est égal
au total des chiffres représentant chacune des années. Le numérateur est le chiffre de
chaque année pris en ordre inverse.

- Méthode de l’amortissement dégressif à taux constant


Il s’agit de déterminer une fraction significative par année. La valeur à amortir est
égale, pour la première année, à la valeur d’acquisition et, pour les années suivantes, à la
valeur résiduelle.

Amortissement en fonction du nombre d’unités de production


Pour déterminer les amortissements en fonction du nombre d’unités de production, il
faut déterminer, à priori les prévisions globales sur 5 ans, des unités de production.

5-3- Cession
Le concept « cession » regroupe toute opération effectuée ayant pour finalité de faire
sortir l’immobilisation du patrimoine de l’entreprise. Cela peut être volontaire (vente) ou
forcé (expulsion, confiscation) ou d’un retrait d’actif volontaire en le détruisant ou le
mettant en rebut ou d’un retrait forcé (incendie, vol) ou dans le but de faire une échange ou
un apport corporel, incorporel ou financière.
1ère étape : Il faut constater l’amortissement complémentaire de l’immobilisation
jusqu’à la date de sa cession « 68… à 281… »
2ème étape : Annuler tous les comptes concernant l’immobilisation « 652 à 21… »

12 OECM, Guide annoté du Plan Comptable Général, Arrêté n°3169 du 14 avril 2005, p28
- 24 -

3ème étape : Comptabiliser le produit de cession « 752 plus value sur cession d’actif
non courant » par le débit du compte « 462 créance sur cession d’immobilisation ».

6- Les pertes de valeurs


À chaque fin d’exercice, toute entité est tenue de recenser ses actifs et de les évaluer
de manière à déterminer leur valeur d’inventaire. La notion de perte de valeur résulte de la
détermination de ces valeurs d’inventaire.
La perte de valeur est définie comme « le montant de l’excédent de la valeur
comptable d’un actif sur sa valeur recouvrable ».

PERTE DE VALEUR= VALEUR COMPTABLE NET – VALEUR RECOUVRABLE

À chaque arrêté des comptes, l’entité doit apprécier s’il existe un quelconque indice
montrant qu’un actif a pu perdre de la valeur. Si un tel indice existe, l’entité doit estimer la
valeur recouvrable de l’actif. (Article 320-8)
Exemple d’indice : - - obsolescence ou dégradation physique,
- Performance économique inférieure à celle attendue,
- Valeur de marché,
- Changement de l’environnement (technologique, du comportement
du marché, économique, juridique,…)

Valeur recouvrable = maximum (prix de vente net d’un actif ; valeur d’utilité d’un actif)

- Le prix de vente net se définie comme « le montant qui peut être obtenu de la vente
d’un actif lors d’une transaction dans des conditions de concurrence normale entre des
parties bien informées et consentante, diminué des coûts de sorties.
- La valeur d’utilité se définit comme « la valeur actualisée de flux de trésorerie
futurs estimés attendus de l’utilisation continue de l’actif et de sa sortie à la fin de sa durée
d’utilité.
- Si la valeur recouvrable devient inférieure à la valeur comptable, cela signifie que
l’actif a perdu de sa valeur. Une perte de valeur doit être constatée de manière à ce que la
valeur comptable s’ajuste à la valeur recouvrable.
- 25 -

7- Comptabilisation
Acquisition

2… Immobilisation Prix hors taxe


4456 Etat, TVA déductible TVA

53/ Caisse/
ou Banque/
512/ Fournisseur d’immo
ou
404 (Acquisition)

Dotations aux amortissements

68… Dotations aux amortissements


28… Amortissement immobilisation
(amortissement de l’année N)

Cession
PLUS VALUE MOINS VALUE
Débit Crédit Débit Crédit

462 462
28… 28…
2… 652
752 2…

Section 2 : Théorie du contrôle interne liée aux immobilisations corporelles


Les théories sur les immobilisations sont insuffisantes et abstraites pour mieux cerner
le problème. Cette section est donc réservée aux théories du contrôle interne qui sont plus
concrètes.
- 26 -

1- Le contrôle interne
« Le contrôle interne est l’ensemble des sécurités contribuant à la maîtrise de
l’entreprise. Il y a pour but d’un côté d’assurer la protection, la sauvegarde du patrimoine
et la qualité de l’information, et de l’autre l’application des instructions de la direction et
de favoriser l’amélioration des performances. Il se manifeste par l’organisation, les
méthodes et les procédures de chacune des activités de l’entreprise, pour maintenir la
pérennité de celle-ci »13.

2- Objectifs de contrôle sur les immobilisations


- s’assurer que les séparations de fonctions sont suffisantes.
- s’assurer que les acquisitions d’immobilisations sont dûment autorisées et
correctement comptabilisées
-s’assurer que les retraits d’immobilisations sont dûment autorisés et correctement
comptabilisés.
- s’assurer que les immobilisations existantes, appartiennent bien à la société et
qu’elles sont correctement évaluées et classées.
- s’assurer que les dotations aux amortissements et provisions pour dépréciations
respecte les principes généralement admis.

3- Acquisition
Les acquisitions d’immobilisations sont effectuées sur la base d’un budget approuvé
par le conseil d’administration. Aussi précédé par des études comparatives de matériels,
des appels d’offres et des études comparatives de financement.
Enfin, les acquisitions sont systématiquement rapportées sur fichier (enregistrement)

4- Codification
La codification des immobilisations doit être mise en place afin de distinguer et
protéger le patrimoine de l’entreprise.

13
Définition du contrôle interne donné en 1997 par le conseil de l’Ordre des Experts Comptables (France),
« Le dispositif de CI : cadre de référence », janvier 2007
- 27 -

5- Amortissements
La politique d’amortissement est fondée sur une estimation réaliste de la durée
normale d’utilisation des immobilisations. Toute modification de cette politique doit faire
l’objet d’une autorisation du conseil d’administration.
Concernant les dates de mise en service des immobilisations, elles devront être
communiquées sans délai à la comptabilité. Et les amortissements sont calculés à partir de
la date de mise en service qui n’est pas forcement la date de facture.

6- Inventaire
Pour le suivi des mouvements des immobilisations, il existe un fichier mentionnant :
le descriptif de l’immobilisation, le numéro d’identification, la localisation le coût
d’acquisition, la date de mise en service et le mode d’amortissement.
Ce registre doit être périodiquement contrôlé par un inventaire physique, par le biais
des personnes indépendantes des utilisateurs.

7- Cession et mise au rebut


Une procédure devrait être prévue pour assurer la comptabilisation des sorties des
immobilisations. Les ventes et mise au rebut devront faire l’objet d’un bon de sortie pré
numéroté et transmis régulièrement à la comptabilité. La séquence numérique des bons de
sorties doit être contrôlée pour vérifier que :
- toutes les ventes sont facturées
- toutes les ventes et mises au rebut sont sorties du fichier d’immobilisations
- toutes les ventes et mises au rebut sont sorties des comptes d’immobilisations
Pour assurer l’exhaustivité de leur comptabilisation, il est nécessaire de contrôler les
factures de ventes.

8- Distinction entre charges et immobilisations


Les principes suivant sont applicables pour regrouper ou séparer les actifs
corporels :(PCG 2005 article 331-6)
- les éléments de faible valeur peuvent être considérés comme entièrement
consommés dans l’exercice de leur mise en service et par conséquent ne pas être
comptabilisés en immobilisation.
- 28 -

- les pièces de rechange et matériels d’entretien spécifiques sont comptabilisés en


immobilisations corporelles lorsque leur utilisation est liée à certaines immobilisations et si
l’entité compte les utiliser sur plus d’un exercice.
- les composants d’un actif sont traités comme des éléments séparés s’ils ont des
durées d’utilité différentes ou procurent des avantages économiques selon un rythme
différent.
- les actifs liés à l’environnement et à la sécurité sont considérés comme des
immobilisations corporelles s’ils permettent à l’entité d’augmenter les avantages
économiques futurs d’autres actifs par rapport à ceux ils auraient pu obtenir s’ils n’avaient
pas été acquis.
Conclusion de la partie

Nous avons vu dans cette première partie la présentation de la CEM, sa mission, ses
objectifs, sa structure organisationnelle. La CEM est une société anonyme, existante depuis
l’époque coloniale, elle est le plus ancien établissement financier qui pratique le volet
épargne. Ses activités principales sont fondées sur la collecte de l’épargne et à la
fructification des ressources ainsi collectées.

Aussi, les théories sur les immobilisations, sur le contrôle interne relatives au thème
étudié.
Comme notre étude est basée sur « L’amélioration de la gestion des immobilisations
corporelles ».Nous pouvons en conclure selon ces différentes théories que la gestion
consiste à Prévoir, Organiser, Diriger et contrôler.
Prévoir ou anticiper l’avenir ; Organiser consistant à concevoir l’organisation
physique et sociale ; Diriger ou orienter tous les efforts et enfin Contrôler ou veiller à ce
que tout se passe selon les règles établies et aux autres donnés.

Nous pouvons à présent aborder la partie analytique, c'est-à-dire, la deuxième partie


qui démontrent les cas réels existants au sein de la CEM.

Passons maintenant à la deuxième partie de ce mémoire qui évoque les différents


problèmes que la CEM rencontre sur la gestion des immobilisations corporelles.
PARTIE II : ANALYSE DE L’EXISTANT

Introduction de la partie
Cette deuxième partie est le fondement de notre recherche pour ce mémoire et
consacrée aux analyses et aux observations effectuées durant le stage. Elles permettront de
savoir le cas existant au sein de la Caisse d’Epargne.

Nous pouvons procéder dans cette partie à l’analyse de la gestion des


immobilisations corporelles de la dite Caisse d’Epargne de Madagascar : les faits réels
existant et au diagnostic interne, c’est-à-dire, pour savoir le dysfonctionnement qui existe
sur la gestion des immobilisations corporelles. Celle-ci a pour but de dégager les forces et
les faiblesses.

Nous allons parler dans le premier chapitre la gestion des immobilisations


proprement dite : le fonctionnement de cette gestion ensuite les différentes procédures
mises en œuvres sur la gestion physique et la gestion comptable des immobilisations. Les
rôles des différents responsables et direction qui jouent un rôle primordial.

Et dans le second chapitre les différentes analyses et diagnostics afin de décortiquer


notre thème d’étude, enfin, d’en dégager les forces et les faiblesses rencontrées au cours de
notre étude et recherche.
Ces anomalies ont été constatées sur différents points non seulement au niveau de la
gestion physique et comptable mais aussi des problèmes au niveau des procédures et de
l’organisation en vigueur.
- 29 -

CHAPITRE I : GESTION DES IMMOBILISATIONS CORPORELLES DE


LA CEM
La gestion des immobilisations consiste à répondre à la réglementation
administrative, budgétaire, financière et comptable ; à effectuer le suivi physique,
théorique et en particulier les entrées et sorties des actifs.

Section 1 : Procédure d’acquisition des immobilisations


La procédure est l’ensemble des règles et des instructions qui régissent le processus
de la réalisation d’un travail. Elle constitue des guides pour les employés ou des règles
qu’il faut respecter dans les cadres spécifiques du travail.

1- Règles générales
Toutes les acquisitions doivent être prévues dans le budget approuvé par le Conseil
d’Administration.
Tout besoin non prévu dans le budget doit faire l’objet d’une demande d’autorisation
auprès du Conseil d’Administration.
Toute acquisition doit faire l’objet d’une demande de consultation de prix et
d’établissement d’un bon de commande.
Les immobilisations corporelles sont traitées par le SLA à l’exception des matériels
informatiques qui sont du ressort de la DSI.
Chaque entité est responsable de l’application de la procédure pour la gestion et le
suivi des immobilisations de la CEM à savoir la tenue des fiches d’immobilisations,
l’acquisition, la mise au rebut, la cession, le traitement de la perte. Les responsables des
immobilisations veillent à la protection et à l’affectation des immobilisations.
Un responsable au sein du service comptabilité aura à sa charge de tenir les pièces
justifiant une écriture afférente à une opération sur les immobilisations tel le tableau des
amortissements, les valeurs comptables des éléments d’immobilisations mis au rebut ou
d’une perte.

2- Méthode d’investissement
En général, la CEM procède à l’autofinancement pour financer ses investissements.
Elle se réfère donc sur sa capacité d’autofinancement.
L’acquisition des immobilisations est un investissement pour une entité qui nécessite
un financement.
- 30 -

Grâce à ses profits, la CEM comble ces dépenses d’investissements. Il est à rappeler
que ces profits résultent des intérêts de placements des surliquidités des différentes agences
au niveau du BTA et du CDC.
La CEM élabore chaque année un budget suivant la règlementation en vigueur et afin
de repartir ses prévisions pour ses investissements. Elle a sa propre méthode pour
l’établissement de son budget.
Mais lorsque la valeur du financement est très importante, elle cherche un partenaire
comme le MCA,…

3- Procédure d’élaboration du budget


Concernant le budget de la Caisse d’Epargne, une politique générale est déjà fixée au
préalable par la Direction générale suivant la réalisation de l’année précédente.
Chaque Direction élabore son propre budget pour l’année suivante, puis, le transmet
au niveau de la Direction générale. Cette dernière établit le budget général et le présente au
niveau du conseil d’administration pour approbation.
Figure n° 2: Procédure d’élaboration du budget

- Politique générale fixée par les directions


- Réalisation de l’année précédente

Expression des besoins

Budget par Direction

BUDGET GENERAL

Validation du budget

BUDGET VOTE

Source : Direction Financière


- 31 -

Tableau n° 3: Présentation du tableau de gestion budgétaire des immobilisations


ID LIBELLE COMPTE BUDGET CUMUL BUDGET %
COMPTE INITIAL REALISATION RESTANT RESTANT
2110 Terrain
2120 Agencement et
Aménagement
2130 Construction
2150 Installation
technique
2180 Autres
immobilisations
corporelles
Source : Direction Contrôle de Gestion

Ce tableau montre comment peut-on gérer le budget annuel réservé aux


immobilisations. Le tableau est simple, c’est à dire, facile à utiliser. La première colonne
est réservée au numéro de compte ou à l’identification. Ensuite la seconde concerne le
libellé du compte ou le nom du compte. Et à partir de la troisième colonne que commence
le calcul. Le budget initial diminué de la réalisation au cours de l’exercice donne le budget
restant.
Enfin la sixième et dernière colonne constitue le budget restant en pourcentage, c'est-
à-dire, par rapport au budget initial.

Figure n° 3: CONVENTION DE LECTURE DU FLOW CHART

OPERATION DOCUMENT TEST OU DECISION CLASSEMENT RENVOI

Acquisition des immobilisations


Les différentes procédures d’acquisitions des immobilisations corporelles de la CEM
se résument ainsi suivant ce Diagramme de Circuit des documents.
- 32 -

Tableau n° 4: Diagramme de circuit des documents (DCD) ou flow chart :


Procédures d’acquisition des immobilisations
SLA DAG DCG DG PRMP
Demandeur
- DA
- DA - Fiche Accord du CA
DA (manuscrite - Fiche d’ouverture
ou imprimé) d’ouverture oui

Accepté
Vérification
Fiche Signature
d’ouverture
Non Non
oui
- DA Budgété
Classeme
- DA - Fiche nt
- Fiche d’ouverture CA
d’ouverture - DA
- Fiche
d’ouverture
Signature (à
exécuter)

Choix
passation de
marché

- DA - Facture PRO
- Fiche - OPX
d’ouverture - DA

Bon de commande

Bon de
Bon de commande
Réception et commande
contrôle des
marchandises

Enregistremen
t Expédition
- Enregistrement
- Codification
- Affectation Bon de
commande Bon de
commande

FRNS

Livraison

Source : Service Logistique et Approvisionnement


- 33 -

COMMENTAIRES DU TABLEAU
- Les agences ou directions matérialisent leurs besoins à partir d’une demande de
fournitures de service et de matériels. Puis envoi cette demande auprès du SLA (un
exemplaire de DA).
- Le SLA reçoit la DA et établit une « Fiche d’ouverture ».Cette dernière contient
toutes les spécifications techniques concernant la demande. Puis remet les deux documents
auprès de DAG pour être visés.
- Une fois visés, la DAG remet les documents au SLA et celui-ci les envoie au DCG.
- La DCG effectue une vérification si la demande en question est prévue dans le
budget.

Donc, si elle est budgétée le DCG signe les deux documents et inscrit la mention « à
exécuter » ensuite remet les documents visés au PRMP. Si non, le DCG les envoie à la DG.
- La DG présente la demande auprès du CA et c’est au tour du CA de décider
d’accepter ou de refuser. Si elle est refusée, elle devrait attendre le budget suivant et
devient dossier à classer. Dans le cas contraire, c’est-à-dire, si la demande est budgétée ou
non, mais acceptée, la DCG et la DG remet les dossiers auprès du PRMP.

Ce dernier reçoit la DA, la fiche d’ouverture et effectue la vérification du seuil de


passation de marché à partir du montant mentionné sur la fiche. Et c’est à partir de ce
montant que l’on choisisse le mode de passation de marché que ce soit par appel d’offre,
soit par consultation par voie d’affichage, soit par consultation de prix restreinte. Le PRMP
établit le bon de commande en trois (3) exemplaires suivant la facture pro forma et l’offre
de prix du fournisseur choisi, puis remet ceci à la DCG.
Le DCG à leur tour enregistre et signe les trois exemplaires du bon de commande et
les remis au PRMP.

Le PRMP garde en souche un exemplaire du bon de commande et envoi l’autre


exemplaire au fournisseur. Ce dernier effectue la livraison au SLA.
Le SLA reçoit les immobilisations et contrôle sa qualité et sa quantité en présence du
département demandeur, PRMP, DCG, SLA et mentionne service fait ou reçu conforme.
Enfin, remet le BL au FRNS.
- 34 -

Les immobilisations acquises sont enregistrées dans une fiche puis codifiées et enfin
distribuées.
Tableau n° 5: Traitement de la facture
SLA DAG DCG DG DF

Service compta
- état de paiement - état de paiement - état de
- OBC ; BL ; FACT - OBC ; BL ; FACT paiement
- OBC
- BL - état de
paiement
- Original du BC - OBC ; BL ;
(OBC) ; BL ; Signature - Signature FACT
FACT - Imputation

- Signature
- état de paiement - Autorisation de
- OBC ; BL ; FACT paiement - Imputation
Etat de paiement - état de paiement comptable
- OBC ; BL ; FACT

- état de
paiement
- OBC ; BL ;
FACT

- état de
paiement
- OBC ;BL ;
FACT

Décharge

Source : Service Logistique et Approvisionnement

COMMENTAIRES DU TABLEAU
- Le SLA extrait l’original du BC, du BL et de la FACT, puis élabore à partir de ces
documents un état de paiement. Celui-ci est ensuite envoyé à la DAG.
- La DAG le reçoit et signe, puis remet à la DCG.
- Le DCG reçoit et vérifie les pièces par rapport au bon de commande et effectue une
imputation et remet à la DG pour autorisation de paiement. Une fois autorisée à la DG, le
SLA effectue une décharge, ensuite envoie l’état au service comptabilité pour être pris en
charge.
- 35 -

- Le service compta reçoit l’état et procède à la vérification. Ensuite prend en charge


les factures sur une fiche d’imputation, sur le logiciel SAGE 1000. Impose le chrono sur
l’état et enfin envoie au service trésorerie pour paiement.

Tableau n° 6: Paiement de la facture


DIRECTION FINANCIERE
SERVICE SERVICE TRESORERIE
COMPTABILITE

- état de paiement
- OBC ; BL ; FACT

- état de paiement
- OBC ; BL ; FACT
Imputation comptable

Procédures Non Retour à


suivies l’envoyeur

oui

Signature

Paiement

Source : Service comptabilité

COMMENTAIRES DU TABLEAU
- Le service trésorerie reçoit l’état de paiement, mais avant de procéder au paiement
de la facture, le service passe d’abord à la vérification que toutes les procédures ont été
biens suivies.
- 36 -

- Si les procédures ont été bien suivies, le service trésorerie effectue le paiement au
fournisseur par chèque barré non endossable.
- Appose sur l’état payé « règlement effectué » ensuite le numéro de chèque, la date
de paiement et enfin le montant. L’état est signé par le DF. Le service de trésorerie remet
les pièces au service comptabilité.
- Le service compta reçoit les pièces payées puis effectue l’imputation comptable sur
une fiche et sur le logiciel SAGE 1000 (annulation du compte fournisseur).
- Le responsable des immobilisations enregistre les immobilisations nouvellement
acquises dans le tableau des acquisitions, du patrimoine et classe les pièces. Et enfin, le
responsable passe les dotations aux amortissements à la fin des exercices.

Tableau n° 7: Remarque : Procédure d’acquisition des matériels informatiques


DSI DCG PRMP

Demandeur

DA DA accordé

DA

Réception - Réception
- Passation de marché
Non
Achat
nécessaire Interruption
Budgété BC
de l’achat
-Réparation
Oui
Signature FRNS

DA

DA accordé Livraison

DA accordé

- Réception
- Codification
- Dispatche

Source : Direction du système d’information


- 37 -

COMMENTAIRES DU TABLEAU
Chaque département demandeur matérialise ses besoins à partir d’une demande de
fourniture, de service et de matériels. Transmet ces demandes auprès de la DSI.
La DSI reçoit la demande et vérifie si l’achat du matériel est nécessaire ou qu’elle
procède ou à la réparation.

Si la demande est procédée à l’achat, elle suit les mêmes procédures que celles des
autres immobilisations.
Pour les réparations, elles sont envoyées au service maintenance. Il vérifie si les
matériels sont réparables et procède à leur réparation. Si la garantie est encore valable, les
matériels sont expédiés à leurs fournisseurs.

Le service maintenance et le PRMP reçoivent et vérifient la conformité des


commandes à la livraison.
Les immobilisations nouvellement acquises sont stockées à la DSI, ensuite codifiées
et distribuées aux demandeurs.

4- Acquisition des immobilisations corporelles


4-1- Demande d’acquisition
Pour les agences, la demande est élaborée par le chef lui-même et en général elle est
manuscrite.
Pour les Directions, il suffit de remplir un imprimé (Annexe1) qui est déjà préétabli.
Les demandes seront adressées au service logistique et approvisionnement.

4-2- Vérification de la demande


Une fois les demandes reçues, le SLA ne procède pas directement à l’acquisition des
immobilisations mais effectue trois vérifications :
- si l’immobilisation existe déjà au magasin,
- si celle-ci pourrait être encore réparée,
- si elle est amortie.
- 38 -

4-3- Transfert et réparation des immobilisations


a) Transfert
Si l’immobilisation existe déjà au magasin, le SLA procède directement à son
transfert au service intéressé. Ce mouvement s’établit à partir d’un bordereau de transfert
(Annexe 2).
Il convient de faire remarquer que le transfert pourrait se passer entre les directions,
les agences, ou entre direction et agence. Ce mouvement s’effectue à partir d’un avis de
transfert donné par le SLA. On trouve dans ce document déjà imprimé le nom de l’ancien
utilisateur de l’immobilisation et le nom du nouvel utilisateur (direction ou agence). Le
nouveau détenteur élabore un bon de réception lors de la réception de l’immobilisation.

b) Réparation
Avant d’acquérir l’immobilisation, le SLA vérifie s’il est possible de réparer
l’ancienne.

Dans d’autres cas, si l’immobilisation est amortie, le SLA passe tout de suite à la
procédure d’achat.

5- Procédure d’achat
Toute opération d’achat doit se tenir auprès du PRMP, il met en concurrence les
fournisseurs qui ont la capacité de satisfaire le besoin de l’entité.

Selon l’article 4 de la loi 2004/009 du 26 juillet 2004 la procédure d’achat suit trois
principes :
- Liberté d’accès à la commande publique,
- Egalité de traitement,
-Transparence des procédures.

5-1- Choix de mode de passation de marché


Pour connaître le mode de passation de marché, le PRMP utilise un tableau de
fixation du montant des seuils. On connaît le seuil suivant la valeur estimative de la fiche
d’ouverture envoyée par le SLA.
- 39 -

Tableau n° 8:Tableau de fixation du montant des seuils (montant en Ariary)


Mode de passation de Travaux autres que Fournitures
marché routiers
Appel d’offres ouvert 140 million< >140 million
Consultation par voie 40million<X<140million 40million<X<140million
d’affichage
Consultation de prix <40 million <40 million
restreinte

Source : PRMP (Suivant arrêté N°13838/2008/MFB portant application du mode de


computation des seuils et fixant les seuils de passations des marchés et de contrôle des
commissions des marchés du 18 juin 2008)

5-2- Choix du fournisseur.


- Pour la consultation de prix restreinte
Le PRMP cherche au moins trois prestataires pour effectuer son choix. Il évalue la
conformité des offres, les prix, le délai de livraison, le délai d’exécution, la garantie. En
général, le choix est effectué sur la base du prix (offre la moins disante) et de la proposition
la plus avantageuse

Tableau n° 9: Exemple simplifié pour la consultation de prix


FOURNISSEURS A B C
PRIX Ar 2 million Ar 2,4 million Ar 2,2 million
SAV 12 mois SAV 12 mois
Garantie 6mois
Source : Auteur du mémoire

Le choix est passé sur le fournisseur « C », car celui-ci offre une garantie à part le
SAV et son prix qui ne s’éloigne pas des autres fournisseurs.

- Concernant la consultation des prix par voie d’affichage et les appels d’offres : il
existe un dépouillement des offres, ensuite le CAO établit un rapport d’évaluation. Après
ce rapport on connaît le fournisseur et le CAO dresse un avis d’attribution pour le
- 40 -

fournisseur retenu. Pour les candidats non retenus, on leur envoie une lettre d’information
et ils ont dix jours pour effectuer leur recours. S’il n’existe pas des recours pendant ces dix
jours, le PRMP enregistre et légalise le marché. Ensuite élabore le contrat entre le
fournisseur et la CEM.
Après notification du marché, le PRMP élabore le bon de commande et suit les
différentes les procédures.

5-3- La passation de commande


Le PRMP s’engage par un bon de commande pour qu’il puisse obtenir les
approvisionnements des fournisseurs. C’est une pièce justificative de ses actes et n’est pas
valable sans sa signature.

5-4- Réception physique


Lors de la livraison, le SLA vérifie le bon de livraison par rapport au bon de
commande (la qualité et la quantité). Une confrontation entre les deux documents s’avère
nécessaire afin de valider que la commande soit conforme à ce que le fournisseur
mentionne sur le bon de livraison. Donc, si le bon de livraison et les marchandises livrées
sont conformes au bon de commande, le service logistique transmet le bon de réception
(Annexe 3) au fournisseur pour accusé de réception.
Les nouvelles marchandises sont réceptionnées par les responsables de l’UGPM et
l’agent du SLA, le représentant de la direction DCG, le représentant de la DAI…

Section2 : Gestion physique et comptable des immobilisations


Cette seconde section explique comment la CEM gère ses immobilisations du point
de vue physique et comptable.
La gestion physique concerne l’enregistrement, la manipulation, les mouvements
réels des matériels dès son acquisition jusqu’à sa cession ou mis au rebut. Et la gestion
comptable concerne les différentes opérations de compte et calcul appliqués à ces
matériels.
Nous allons voir un à un ces deux paragraphes.
- 41 -

1- Gestion physique des immobilisations corporelles


1-1- Enregistrement
Les immobilisations acquises par la CEM sont enregistrées par le service logistique
dans le tableau des immobilisations au vu de bon de réception. Le tableau est mis à jour.
L’enregistrement des immobilisations est élaboré sur Excel 2007.

1-2- Codification
Afin de distinguer une immobilisation à une autre, de faciliter les travaux
d’inventaire et d’éviter toute risque d’omission, le responsable des immobilisations au sein
du service logistique de la CEM attribue un code unique à chaque élément et y appose ce
numéro. La codification s’établit à partir de la première colonne « CODE » du tableau des
immobilisations.

Tableau n° 10: Extrait du tableau des immobilisations


CODE LIBELLE
Année (1) Affectation (2) Nature (3) N° d’ordre (4)
01 019 TAB 001 Table de bureau
01 DAF ARM 003 Armoire

Source : Service Logistique et approvisionnement

(1) La première sous colonne de la colonne code signifie l’année d’acquisition de


l’immobilisation.
(2) La seconde indique la localisation de l’immobilisation. Le chiffre signifie une
agence et les lettres sont pour les directions.
(3) La troisième présente le sigle donné suivant le nom des articles.
(4) Et la dernière montre le nombre de l’immobilisation.

1-3- Affectation
Une fois enregistrées et codifiées, les immobilisations sont affectées au service
demandeur que ce soit une agence ou une direction. Le SLA établit un bordereau de
transfert en trois (3) exemplaires, met à jour le tableau des immobilisations, classe
l’original du bordereau et remet les deuxième et troisième exemplaires au nouveau
détenteur.
- 42 -

1-4- Procédure de retrait des immobilisations corporelles


Tout retrait d’immobilisation doit faire l’objet d’une expertise et un rapport
d’expertise doit être établit. Sur la base de ce rapport, un comité interne d’évaluation
détermine la valeur de l’immobilisation à retirer.

a) Mise au rebut
Les immobilisations constatées hors d’usage doivent faire l’objet d’une proposition
de mise en rebut établie par le responsable d’immobilisation et visée par le DAG puis par
le DGA.
Après travaux d’expertise et d’évaluation de l’immobilisation, le responsable extrait
la fiche d’immobilisation correspondante et inscrit en rouge sur la fiche « immobilisation
mise en rebut », enfin classe la fiche dans le dossier des « immobilisations mises en
rebut ».

b) Cession
Le service utilisateur dresse un PV précisant que l’immobilisation n’est plus
utilisable. Après travaux d’expertise et d’évaluation de l’immobilisation par le comité
interne de reforme, une liste des éléments à retirer est établie. Cette liste est présentée au
comité ad hoc pour décision de cession ou vente ainsi que des procédures à suivre s’il est
nécessaire de lancer un appel d’offre en cas des ventes et ou les modalités pour cession.
Toute cession d’immobilisation doit être matérialisée par des pièces justificatives
comme le bon de sortie (Annexe4), la lettre d’engagement. Le responsable au sein du
service comptabilité reçoit un exemplaire des pièces et calcule la plus ou moins value sur
cession. Ensuite, inscrit en rouge sur la fiche la mention « cédée », enfin classe les pièces
avec la fiche dans le dossier des « immobilisations cédées ».

Figure n° 4: Schéma de la procédure de cession

Chef de (1) DAG (2) Comité des (3) DG (4) CA


service Directeur
Logistique

Source : Service Logistique et Approvisionnement


- 43 -

(1) Le chef de Service Logistique et Approvisionnement filtre dans le tableau des


immobilisations (sur donné Excel) les matériels en mauvais état, amortis, hors d’usage.
Puis avise la DAG à une offre de vente.
(2) La DAG porte cette demande au comité directeur et transmet à la DG
(3) La DG demande encore une fois de sortir l’état des immobilisations à céder et
avise le CA
(4) Le CA donne l’ordre à la cession sous enveloppe pli fermé.

c) - Perte
Quand une perte d’un élément d’immobilisation est constatée, le responsable des
immobilisations contacte tout de suite le service contentieux. Le service contentieux ouvre
un dossier sur cet élément perdu et dépose la déclaration de perte à la police. Après le
rapport d’enquête effectué par la police, le service contentieux établit le PV de perte au vu
de l’enquête et remet une copie du PV au responsable des immobilisations et le dossier
complet au comité interne.
Le responsable des immobilisations reçoit une copie du PV puis extrait la fiche
d’immobilisation correspondante et calcule les amortissements

1-5- Procédure d’inventaire


Tableau n° 11: Les intervenants à l’inventaire
Intervenants Lieu d’inventaire
Responsable des immobilisations Antananarivo
Chef de service SLA Province
Source : Service Logistique et Approvisionnement

L’inventaire physique s’effectue deux fois par an au minimum. Concernant la


Direction Générale, l’inventaire physique se réalise suivant une fiche qui se présente sous
forme d’un tableau des données complètes justifié par un PV et signé par les utilisateurs.
L’inventaire théorique se réalise par l’imputation des nouveaux matériels et aussi mis à
jour des fiches d’inventaire suivant la vérification du responsable des immobilisations.
- 44 -

Figure n° 5: Inventaire à distance


PV d’inventaire vierge

SLA Agences

PV d’inventaire rempli
Source : Service Logistique et Approvisionnement

Pour le cas des agences, on expédie la fiche d’inventaire avec un PV vierge (annexe
5) au sein des différentes agences. Le chef d’agence et le responsable constatent et
vérifient l’existence de ces matériels au niveau de chaque agence. Ils mentionnent leurs
observations et recommandations apportées concernant l’immobilisation. Enfin, ils doivent
remettre au service logistique la fiche d’inventaire et le PV approuver par le chef d’agence.
Concernant l’inventaire théorique, le responsable des immobilisations confronte et
effectue la mise à jour sur fichier électronique avec celles qui existent dans lequel il
mentionne les observations contenues dans la fiche d’inventaire retournée auprès des
agences.

2- Gestion comptable des immobilisations corporelles


2-1- Traitement de la facture
Le SLA élabore un état de paiement à partir de l’original du BC, du BL et de la
facture. Puis cet état est visé par la DAG, la DCG, la DG, avant d’être imputé et
comptabilisé sur le logiciel SAGE 1000 au service comptabilité. Ce dernier remet ces
pièces justificatives au service trésorerie pour paiement.

2-2- Paiement de la facture


Le service trésorerie paie le fournisseur par chèque barré non endossable lorsque
toutes les procédures ont été bien suivies et le service trésorerie remet les pièces au service
comptabilité pour solder le compte fournisseur.

Le paiement s’effectue dix jours après livraison et déposition de la facture. Les


fournisseurs doivent se munir de leur carte d’identité nationale avant de prendre leur
chèque qui est à titre de pièces justificatives.
- 45 -

2-3- Procédure de traitement comptable


Tableau n° 12: Procédure de traitement comptable des immobilisations corporelles
PROCEDURE EXPLICATION

- Le service comptabilité reçoit l’état avec


Facture facture et procède à la vérification des
différentes procédures (signatures, tampon,…)
et puis classe en charge ou immobilisations.
Imputation - Après cette étape, le service effectue la
prise en charge et la DAR ou dépense à
régulariser
SAGE 1000
qui est le solde du compte fournisseur.
- saisie sur le logiciel SAGE 1000. L’état
est affecté de CODE pour enregistrement et
Tableau d’acquisition
référence pièce qui est différente du code des
immobilisations.
- Les nouvelles acquisitions pour
Tableau des
immobilisations l’exercice en cours sont enregistrées dans le
tableau des acquisitions réservées pour
l’exercice en cours.
Tableau des
mouvements des - Puis elles sont enregistrées dans le
Immobilisations tableau récapitulatif de toutes les
immobilisations existantes et qui gère en même
temps les amortissements. C’est aussi un
SAGE 1000
tableau de localisation des immobilisations et
de données d’inventaire.
- On peut donc en extraire dans ce
précédant tableau les mouvements des
immobilisations et des amortissements pour
l’exercice en cours. C’est un tableau de
redressement ou de finalité.
Enfin, écriture comptable ou dotations
aux amortissements à chaque fin d’exercice
Source : Service comptabilité
- 46 -

2-4- Méthode d’amortissement appliqué


Les biens inscrits à l’actif du bilan de la CEM sont comptabilisés à leur coût
historique qui est constitué par le prix d’achat majoré des frais et accessoires.
Afin d’éviter les complications qui peuvent subvenir à la réalisation de calcul des
dotations aux amortissements, la CEM pratique la méthode d’amortissement linéaire.
Celle-ci permet de calculer constamment l’annuité pour chaque année ou vérifier que
l’amortissement est toujours le même pour chaque exercice.
Les amortissements sont calculés d’après la durée normale des immobilisations selon
la méthode linéaire :
- Construction 2 à 5 %
- Matériel et outillage 10 à 20 %
- Transport 20 %
- Agencement Aménagement Installation 10 %
- Matériel et Mobilier de Bureau 20 %
- Matériel informatique 25 %
- Matériel et Mobilier de Logement 10 à 20 %

Remarque : les MML concernent les meubles appartenant à la CEM où les Directeurs
et les chefs d’agences de la CEM sont logés.

3- Les encours corporels


La CEM considère leur immobilisation comme encours si elles sont encore en phase
d’exécution, c'est-à-dire, que leur réalisation n’est pas encore achevée.
Par exemple, la construction d’une nouvelle agence.
Lorsque la construction du bâtiment n’est pas encore achevée, c'est-à-dire, en cours
de construction, ceci est encore considéré comme immobilisation encours. Ensuite, elle est
classée et enregistrée en immobilisation lors de sa réception définitive.
Le cas des guichets mobiles : la CEM possède des voitures blindées pour collecter
les épargnes auprès de quelques communes situées aux alentours de Antananarivo. Ce
projet n’est pas encore réalisé vu la conjoncture actuelle mais il est encore en voie de
réalisation.
Nous avons vu dans ce premier chapitre le mode de gestion des immobilisations de la
CEM. Nous allons maintenant identifier les problèmes que l’entité rencontre au niveau de
sa gestion.
- 47 -

CHAPITRE II : ANALYSE DE LA GESTION DES IMMOBILISATIONS DE


LA CEM
Dans ce chapitre, nous allons essayer d’analyser la situation des immobilisations
corporelles de la CEM et de trouver les dysfonctionnements au niveau de sa gestion.
Nous allons donc dégager les forces et les faiblesses, les menaces et les opportunités
afin de proposer d’éventuels conseils à la société.

Section 1 : Diagnostic interne


Le diagnostic interne consiste à savoir ce qui se passe à l’intérieur de l’entreprise.
Pour commencer donc ce chapitre, voyons d’abord les forces et faiblesses sur
l’organisation en générale interne à l’entreprise qui pourrait avoir un impact sur la gestion
des immobilisations.

1- Immobilisation corporelle
1-1- Forces
Comme force sur l’immobilisation corporelle en générale, la CEM possède plusieurs
caractéristiques qui sont les plus adaptés de nos jours. Ces caractéristiques d’article lui
permettent de s’améliorer de jour en jour. Actuellement, elle possède une vingtaine de
bâtiments bâtis presque dans tout Madagascar. Elle s’investit également en matière
d’équipements de ces bâtiments qui sont notamment l’entretien, les matériels de sécurité
etc. Pour les matériels roulants, elle en possède en sa disposition, surtout au siège.

1-2- Faiblesses sur l’organisation interne


Les ressources humaines et le service qui gèrent les immobilisations sont
insuffisants.
Suivant l’importance de sa quantité et de sa valeur, il n’existe pas un service spécial
qui gère les immobilisations. Le nombre de personnel est insuffisant pour gérer celles-ci. Il
n’y a qu’une seule personne qui traite les immobilisations au sein du service comptabilité.
La CEM n’a pas un logiciel spécial pour les traiter. Elles sont établies sur Excel 2007
et pourra engendrer plusieurs formes de risques comme les erreurs de calcul. La capacité
de l’Excel est limitée sur l’établissement de l’état des immobilisations,…
- 48 -

1-3- Confusion entre catégorie et sous catégorie d’immobilisation

Tableau n° 13: CATEGORIE / SOUS CATEGORIE DES IMMOBILISATIONS

CATEGORIE SOUS CATEGORIE


Matériel et Mobilier de bureau Tables
Matériel et Mobilier de bureau Chaises
Matériel et Mobilier de Bureau Armoire
Matériel et Mobilier de Bureau Autres Meubles
Matériel et Mobilier de Bureau Matériel de Bureau
Matériel et Mobilier de Bureau Meubles de logement
Matériel et Installation Informatique Logiciels intangibles
Matériel et Installation Informatique Installation Equipement info
Matériel et Installation Informatique Equipement Informatiques divers
Matériel et Outillage Instrument de Musique
Matériel et Outillage Matériel de climatisation
Matériel et Outillage Matériel et Outillages électriques et
électroniques
Matériel et Outillage Matériels et Outillages Mécaniques
Matériel et Outillage Matériel de Sécurité
Matériel et Outillage Matériel Publicitaire
Matériel Roulants Voiture 4x4
Matériel Roulants Voiture Légères
Matériel Roulants Poids Lourd
Matériel Roulants Moto
Terrain Terrain
Agencement, Aménagement et Installation Bâtiment
Agencement, Aménagement et Installation Construction
Agencement, Aménagement et Installation Extension et Réhabilitation
Instrument de musique Sonorisation
Source : Service Logistique et Approvisionnement (SLA)
- 49 -

Le classement des immobilisations dans ce tableau n’est pas précis et confond les
catégories à ceux des sous catégories. Les sous catégories de certaines immobilisations
corporelles ne sont pas très bien détaillés. Le tableau ne montre pas vraiment que tel ou tel
bien est classé en matériel et outillage, en matériel informatiques, ou en matériel et
mobilier de logement,…
Aussi nous trouvons dans ce tableau qu’une sonorisation est classée en tant que
matériel et outillage alors que celle-ci n’est même pas une immobilisation car elle ne
correspond pas à l’exploitation de l’entreprise.

Section 2 : Forces et faiblesses sur les procédures d’acquisitions des


immobilisations
L’analyse des procédures de la gestion des immobilisations se débute dès la
réalisation de la demande d’acquisitions. Nous allons constater les forces et les faiblesses
sur ces procédures ou ces démarches à suivre.

1- Forces
Pour la réalisation de toute acquisition au niveau de la CEM comme nous l’avons vu
auparavant, elle a ses propres procédures à suivre. La procédure d’acquisition des
immobilisations corporelles de la CEM est bien détaillée et bien organisée. Les demandes
doivent être très bien vérifiées au niveau de la DAG, DCG, DG avant d’être exécutées.
Les matériels passent par une vérification s’il est possible de les réparer avant
d’exécuter à l’acquisition.
Elle a à sa disposition des fiches de suivi et de contrôle pour vérifier ses achats tel
que le bon de commande, le bon de livraison, le bon de réception. Avant de passer à toute
acquisition, la CEM se réfère sur la disposition de son budget.

2- Faiblesses
La CEM ne possède pas un manuel de procédure. Celle-ci pourrait engendrer des
difficultés lorsqu’il y aura un changement au niveau de la procédure.
La procédure d’acquisition est trop longue car elle passe par plusieurs vérifications
auprès des différentes directions et service avant d’être accordée. La réponse des demandes
de besoin de la direction ou d’une agence peut durer quelques dizaines de jours voire un
mois. Elle retarde l’activité des agences du fait qu’elle est centrée au siège.
- 50 -

Parfois, la CEM ne suit pas les procédures lorsqu’elle effectue une acquisition pour
certaines immobilisations. Elle acquiert ses immobilisations dès qu’il y a une occasion
pour se les offrir. Donc, pendant l’acquisition, le responsable de l’immobilisation n’est pas
avisé.

Suite à cela, différentes acquisitions ne sont pas connues par le SLA ce qui provoque
un impact au niveau de la gestion générale des immobilisations (tableau des
immobilisations, inventaire, comptabilisation…). L’état des immobilisations corporelles de
la DAG et celle enregistrée à la comptabilité présente des différences concernant la
situation du patrimoine de la société.

3- Faiblesses sur les fiches de suivi des immobilisations


Les fiches de suivi des immobilisations ne sont pas très bien détaillées (les
bordereaux d’envoi, les bordereaux de transferts, les bordereaux de réception, le PV
d’inventaire), c'est-à-dire, ne mentionnent pas en détail les caractéristiques des
immobilisations. La présentation des fiches n’est pas très fiable.
Par exemple, il n’est pas mentionné dans le bordéreau de transfert le mot « motif » de
transfert.
Concernant le PV d’inventaire, le taux d’amortissement, la date et valeur
d’acquisition, la localisation,… ne sont pas mentionnés dans cette fiche.

Section 3 : Forces et faiblesses sur la gestion physique des immobilisations


Cette section fera l’objet de plus de détail d’abord, au niveau des acquisitions,
ensuite sur la codification, sur le transfert et enfin sur les entretiens et réparations.

1- Sur les acquisitions


Forces
Cet avantage est caractérisé par l’existence de la spécification technique lors de
l’acquisition des immobilisations de la CEM. Que ce soit pour les mobiliers de bureau ou
les matériels informatiques, la CEM se réfère sur des catalogues. Le responsable analyse
bien leur choix avant toutes acquisitions.
- 51 -

Faiblesses
Tableau n° 14: Extrait de tableau des immobilisations de CEM
CODE
Année affectation Nature LIBELLE MARQUE
N°d’ordre
Bac à fleur
Boite à outil
Echelle
Montre murale
Rideau
Thermos…, etc
Source : Service Logistique et Approvisionnement

On rencontre quelques anomalies sur la présentation du tableau des immobilisations.


La localisation des immobilisations n’est pas très bien précise, par exemple, le
matériel se trouve à la DF mais on ne connaît pas dans quel service ceci se trouve, ce qui
rendra difficile les travaux lors de l’inventaire.
Le montant des immobilisations n’est pas détaillé : prix d’achat et la TVA
On constate qu’il n’existe pas un seuil en valeur ou en nature des immobilisations
pour déterminer que tels biens ou matériels sont classés en immobilisation ou en charges.
Par exemple : il est mentionné dans la fiche que les rideaux, les montres murales, les
boites à outil, les bac à fleur sont considérés comme des immobilisations alors que leur
nature ne l’est même pas.
Ce ne sont pas des immobilisations selon la définition et caractéristiques des
immobilisations corporelles.

2- Faiblesses sur les acquisitions antérieures


Avant l’année 2006, la CEM a utilisé un logiciel qui s’appelait SCGI. C’est un
logiciel de maison qui servait uniquement au traitement comptable des immobilisations. Il
n’y avait pas encore un autre service indépendant qui traitait la gestion physique de ses
immobilisations mais tout simplement des écritures comptables.
Certaines immobilisations enregistrées dans le tableau sont dépourvues de date
d’acquisition.
- 52 -

On ne connaît pas la date d’acquisition de certaines immobilisations dues aux


manques de moyens pour déterminer ou préciser cette date.

3- Sur le mode de passation de marché


Force
Puisque c’est une société d’Etat, la passation de marché au niveau de la CEM suit
bien les procédures, les règles et la loi en vigueur imposée par l’Etat. Elle met en
concurrence les fournisseurs par l’intermédiaire des appels d’offre, et choisit correctement
ses fournisseurs grâce à sa méthode de sélection.

4- Les codifications
Forces
La codification des immobilisations de la CEM est bien définie et bien distinguée
d’une agence à une autre et d’une direction à une autre. L’existence des codes rend facile
sa localisation et les travaux d’inventaire.

Faiblesse
La codification subit quelques anomalies : on rencontre dans le tableau des
immobilisations un nombre important d’immobilisations non codifiées. Aussi, la
codification est parfois différente de celle des situations théoriques tenues au siège (DAG)
et celle qui est apparue sur les immobilisations physiques. Le risque résultant de cette
absence de code est que le patrimoine de l’entreprise n’est pas bien protégé à tout risque de
perte.
Concernant les biens acquis par la CEM, la codification est souvent différente entre
la direction et les agences.

5- Le transfert
Faiblesse
La protection contre les mouvements physiques non autorisés est insuffisante. Lors
d’un transfert d’immobilisation que ce soit inter agence, inter direction ou inter agence et
direction le service logistique n’est pas avisé. On rencontre quelque fois l’inexistence
d’une pièce justificative (bordereau de transfert) alors qu’il y ait eu un transfert.
- 53 -

6- L’inventaire
Forces
La CEM exerce un inventaire physique au moins une fois par an. Pour les agences,
ce sont eux qui établissent les inventaires et rapatrient les résultats au siège.
Pour l’inventaire physique, la réalisation auprès des agences est assurée par les
inspecteurs qui sont une équipe de la DAI et le responsable des immobilisations, celles de
la direction.
Pour l’inventaire théorique, le mis à jour est élaboré suivant la vérification de
l’inspecteur ou du responsable des immobilisations. C’est eux qui dressent un PV si un cas
d’absence persiste ou les immobilisations ont besoin d’être réparées.
Faiblesses
Lors du rapprochement entre les donnés d’inventaire et les registres des
immobilisations, on remarque une incohérence au niveau de la situation réelle et physique
des immobilisations par rapport au donné d’inventaire.
Pour les codes, elles ne sont pas les mêmes sur les fiches d’immobilisations et les
fiches d’inventaire.

7- Sur les entretiens et réparations


Faiblesses
Les manques d’entretiens périodiques des immobilisations pour garder leur état
entraînent l’accélération de leurs détériorations et conduisent à une forte augmentation de
charges de l’entreprise.

Section 4: Forces et faiblesses sur la gestion comptable des immobilisations


Le dernier point concerne les points forts et les points faibles sur la gestion
comptable ou plus précisément les traitements comptables des immobilisations.

1- Distinction entre charges et immobilisations


Faiblesses
La CEM subit quelques confusions sur la différence entre immobilisations (compte
de classe 2) et charges (compte de classe 6). Celle-ci est due à l’existence des biens
considérés comme immobilisation par le service comptabilité et non pour le SLA et vice
versa.
- 54 -

Aussi, pour les achats effectués par la CEM, il n’existe pas de seuil en nature ou en
valeur, des critères qui justifient la prise en charge ou la comptabilisation en
immobilisation qui pourrait entraîner la surévaluation ou la sous évaluation des charges
d’amortissement.
L’absence d’une note qui impose les critères pour distinguer les charges aux
immobilisations entraîne toutes les confusions.

2- Les encours corporels


Concernant les en cours corporels, on remarque que la CEM les considère déjà en
immobilisation dans le registre de nouvelles immobilisations acquises comme les
constructions, alors que la réception de celle-ci n’est pas encore achevée.

3- Le système d’information entre gestion physique et gestion comptable est


incohérent.
Les informations sont incomplètes entre le service comptabilité et le service
logistique. Il existe des mobiliers non comptabilisés auprès du service comptabilité.
Les donnés comptables sont insuffisantes : les factures ne sont pas bien détaillées au
moment de l’imputation comptable ou pas bien mentionnées.
Le service comptabilité comptabilise en charge certaines factures alors que le SLA
les a considérées en immobilisation.
Bref, la situation des immobilisations entre la DF et la DAG est incohérente.

La situation des immobilisations entre les agences et le service comptabilité est


incohérente. La situation des immobilisations pour chaque agence est très difficile à
produire au niveau de la comptabilité, c'est-à-dire, par rapport à la situation théorique. Ce
problème est dû aux factures qui ne sont pas très biens détaillées.
Par exemple : Le service comptabilité a enregistré un achat d’une vingtaine de table
de bureau mais on ne pourrait pas connaître la répartition de ces tables.

4- Dotations aux amortissements


Forces
Présentation du tableau d’amortissement : dans le but d’éviter toute confusion des
articles et matériels à amortir, la CEM a une caractéristique à elle-même pour
l’établissement de son tableau d’amortissement.
- 55 -

Elle présente le tableau comme suit :


Tableau n° 15: Tableau des amortissements
Destinataire Code N°de Réf/ Date Désignation Vo N T Amt Dotations Amt VCN
c Immo série Marque facture N-1 N cumulé
h
r
o
n
o

Source : Responsable immobilisation en domaine comptabilité

Faiblesses
La CEM calcule l’amortissement de ses immobilisations corporelles par la méthode
linéaire, c'est-à-dire que les annuités sont constantes. Leur calcul s’établit suivant la date de
facture ou la date d’acquisition. Cependant, selon les règles de l’amortissement linéaire ou
constant : l’amortissement se calcule à partir de la date de mis en service
Certaines immobilisations avant l’année 2006 sont dépourvues de date d’acquisition.

Faiblesses
On rencontre dans le tableau du patrimoine des immobilisations de la société
l’absence de la colonne qui précise les différentes dates de mise en service de ses
immobilisations. Seules les agences enregistrent cette date. Cette dernière n’est pas
communiquée au service comptabilité sauf pour le cas des bâtiments.

5- Les calculs des amortissements ne sont pas séparés


Généralement, pour le cas des Bâtiments :
Durant la période de la réalisation ou la construction des bâtiments, la CEM les
classe en immobilisation en cours car ils sont encore en cours de construction. Lors de leur
achèvement et leur réception ils sont classés en immobilisation corporelle. Et le taux
d’amortissement appliqué à cette immobilisation est tout simplement le taux de 2% prévu
par la loi fiscale pour les bâtiments. Cependant, plusieurs caractéristiques ou parties de ce
bâtiment devront être amorties séparément.
Par exemple : la toiture, le mur, etc…
- 56 -

6- Le taux d’amortissement
Faiblesses
Le taux d’amortissement appliqué par la CEM sur certaines immobilisations de
mêmes catégories n’est pas uniforme. Aucun suivi ne s’effectue au niveau des calculs des
amortissements.

7- Concernant les matériels informatiques


Forces :
Actuellement, la CEM utilise des technologies nouvelles et modernes pour son
exploitation, ces technologies lui permettent d’effectuer des services plus rapides et fiables.
Les directions et les agences sont dotées des micro-ordinateurs et d’autres outils
informatiques pour le traitement de leurs opérations.

Faiblesse
L’acquisition de ses nouvelles technologies à la CEM constitue un d’investissement
important et une grande part d’assurance à leur utilisateur. Elle occupe beaucoup le budget
de l’entreprise.

7-1- Faiblesses sur les acquisitions et la réparation


Les acquisitions des composants des matériels informatiques lors d’une réparation ne
sont pas classées ou distinguées : en charge si la durée de vie est maintenue ou en
immobilisation lorsque celle-ci augmente la durée de vie du matériel.

7-2- Faiblesses sur la codification


On constate sur les matériels informatiques l’existence de deux codes différents
apposés sur le même matériel.

7-3- Faiblesses sur l’inventaire


Concernant l’inventaire des matériels informatiques, le gestionnaire du parc
n’effectue pas une constatation sur terrain pour les différentes agences qui se répartissent
dans tout Madagascar. Il demande tout simplement par e-mail la situation des
immobilisations.
L’inventaire ne s’effectue indépendamment des utilisateurs.
Conclusion de la partie

La gestion des immobilisations corporelles de la CEM subit quelques difficultés


même si elle possède des matériels qui suivent la technologie actuelle.

Sur le plan organisation, on a constaté l’absence d’un service spécial pour gérer les
immobilisations. En plus, l’insuffisance des ressources humaines, l’absence d’un logiciel
pour les traiter démontre l’existence de cette faille.

Au niveau des différentes procédures, la CEM ne dispose pas un manuel et cette


procédure est trop longue. Aussi, les fiches de suivi, la classification des immobilisations
ne sont pas très fiables. Tout cela nous a amène à dire qu’il pourrait donc y avoir un impact
au niveau de la gestion physique et comptable.

Ainsi, au niveau de la gestion physique et comptable : la codification, la distinction


entre charge et immobilisation, l’inventaire,… sont les problèmes majeurs que rencontrent
les immobilisations corporelles.

Face à ces éventuels problèmes des solutions ont été mises en place afin d’aider les
responsables dans leur rôle à prendre des décisions nécessaires.

C’est pour cela que nous consacrerons la troisième partie pour les différentes
solutions et les recommandations appropriées aux problèmes.

Nous allons donc entamer à la dernière partie de notre recherche.


PARTIE III : PROPOSITION DE SOLUTION ET
RECOMMANDATION

Introduction de la partie
Après avoir étoffé le mémoire de deux parties analytique et descriptive, nous
pouvons formuler à présent des recommandations et des propositions d’actions ou de
solutions à la société dans le but d’améliorer la gestion et l’organisation de la société.

Nous allons donc essayer d’apporter des solutions, des recommandations et des
suggestions se rapportant sur le thème d’étude.

Cette partie sera divisée en deux chapitres biens distincts : le premier chapitre se
rapporte sur les solutions face aux problèmes et le second sera réservé aux différentes
recommandations que la société devrait révisé.

Pour commencer, plusieurs solutions sont à apporter pour améliorer la gestion des
immobilisations corporelles de la CEM :
Premièrement, les solutions par rapport à l’organisation interne du point de vue de
l’envergure de l’immobilisation. Deuxièmement, sur les procédures d’acquisitions, ensuite
concernant la gestion physique et enfin sur la gestion comptable.

Pour terminer et renforcer la gestion des immobilisations de la CEM quelques


recommandations ont été mises en place
- 57 -

CHAPITRE I : PROPOSITION DE SOLUTION

Dans ce chapitre, nous allons essayer de donner des solutions correspondant aux
éventuels problèmes que rencontre l’entreprise en ce moment en matière d’immobilisation.
Le but de la solution est à long terme pour améliorer la gestion des immobilisations
corporelles de la CEM et pour assurer sa pérennité.

Section 1 : Solution par rapport à l’organisation interne


Premièrement, la solution par rapport à l’organisation interne suivant l’importance de
la valeur des immobilisations.

1- Création d’un service ou d’une branche qui gère et effectue le suivi des
immobilisations
Suivant l’envergure et l’importance de la valeur des immobilisations de la CEM, la
création d’un service ou d’une branche spécialisée et indépendante qui gère les
immobilisations s’avère nécessaire, c'est-à-dire, à part des services qui existent déjà au sein
de la DAG. Ce qui rendra facile la gestion physique et comptable des immobilisations.

Les acquisitions et les affectations des immobilisations aux agences ou à la direction


(siège) nécessitent des responsables qui procèdent à des contrôles sur terrain concernant
l’existence de ces matériels ou ces biens.
Le suivi ne reste pas seulement sur des contrôles physiques mais aussi sur les
différentes procédures mises en œuvre et sur les différentes pièces justificatives afin de
protéger le patrimoine de l’entreprise.

2- Recrutement des personnels


En effet, le SRH devrait recruter des personnels suffisant, apte et capable de gérer les
immobilisations dans ce service.
Figure n° 6: Organigramme pour le nouveau service
DAG

Service de Gestion des Immobilisations

Source : Auteur du mémoire


- 58 -

Tableau n° 16: Plan d’action relatif aux observations sur l’organisation interne
ANOMALIES ACTIONS ECHEANCE RESPONSABLE OBJECTIFS
CONSTATEES
- Insuffisance - Création d’un 6 mois DAG - Mettre en place
de service et des service de une unité de gestion
ressources gestion des des immobilisations
humaines qui immobilisations complète et fiable.
gèrent les
immobilisations. - Recrutement
des personnels

Source : Auteur du mémoire

Section 2 : Solution par rapport aux procédures


Deuxièmement, la solution mise en œuvre sur les procédures. La création d’un
manuel de procédure qui a pour but de coordonner le traitement et la gestion des
immobilisations.

1- Etablissement d’un manuel de procédure


La CEM devrait enregistrer ses procédures de traitement des immobilisations dans un
manuel au lieu de le faire verbalement. En effet, elles seront plus faciles à corriger et à
suivre si un tel ou tel changement persiste. La procédure doit être facile à lire, à
comprendre et surtout à la portée de toutes les directions, de tous les services, aussi de
toutes les agences.
Etablir une procédure la plus courte possible pour économiser du temps au niveau
des acquisitions des immobilisations.

Pour une meilleure application des procédures et une même vision de l’avenir de
l’entreprise, il est donc préférable de les formaliser et les condenser dans un manuel qui
serait dans le futur un guide et une règle de conduite au niveau de l’entreprise.
Bien élaborer les procédures deviennent un instrument de barrière de conscience
pour l’ensemble des travailleurs. Au niveau d’encadrement et des dirigeants, la procédure
qui serait dans le futur un guide et une règle de conduite dans l’entreprise.
- 59 -

La procédure doit être ordonnée dans le processus de travail et permet l’harmonie


dans le cadre de la réalisation de travail. En générale, une procédure doit être formalisée,
c'est-à-dire écrite officiellement.
Il est donc à recommander à la CEM que la procédure devrait être tenue sur un
manuel et que toutes les agences et directions devraient suivre la procédure en vigueur.

2- Suivi et exigence des procédures émises


Toutes les opérations concernant les immobilisations doivent suivre et respecter les
procédures. Créer des règles et des conduites régissant l’application des procédures en
vigueur et sanctionner le responsable qui n’applique pas celles-ci.
Un service doit effectuer un test et un suivi sur l’application de ces procédures.

Chaque direction et agence est tenu à appliquer et tenir les procédures enregistrer
dans le manuel.

3- Etablir une procédure plus courte au possible


Les procédures mises en œuvre devraient être élaborées de façon plus courte pour ne
pas retarder les activités lors des différentes attentes.

Tableau n° 17: Plan d’action relatif aux observations sur les procédures
ANOMALIES ACTIONS ECHEANCE RESPONSABLE OBJECTIFS
CONSTATEES
- Inexistence de - Elaborer un manuel 6 mois DAI -Disposer d’un
manuel de procédure décrivant les règles et manuel de
pour les procédures à suivre par procédures
immobilisations. les intervenants dans la propres
réalisation ou garantissant un
- Procédure trop exécution de la gestion meilleur
longue. des immobilisations dispositif de
(procédure courte et contrôle
- Non respect des fiable). interne.
procédures. - Suivi et exigence des -Fiabilité de la
procédures émises. gestion des
immobilisation
s
Source : Auteur du mémoire
- 60 -

4- Amélioration de la procédure d’acquisition des immobilisations


Pour éviter les pertes de temps dû à la longueur de la procédure d’acquisition, voici
un exemple de procédure.

Le but de cette solution est de fusionner en un seul service la gestion de toutes les
immobilisations même pour les matériels informatiques.
Cependant ce service est en collaboration avec le service comptabilité.
Cette nouvelle procédure est élaborée suivant la création du nouveau service.
Tableau n° 18: Amélioration de la procédure d’acquisition des immobilisations

SERVICE DE GESTION CONSEIL PRMP


DES IMMOBILISATIONS D’ADMINISTRATION

Demandeur

Accord du CA
-DA
- Fiche d’ouverture
DA

Oui
Accepté
Non
Passation de marché
Budgété
Non

Oui
Classemen
t -Facture pro forma
- Bon de commande
Fiche d’ouverture

FRNS
- Réception
- Vérification de
la conformité Livraison
- Codification
- Dispatching

Source : Auteur du mémoire


- 61 -

COMMENTAIRES DU TABLEAU
- Les Directions ou agences matérialisent ses besoins à partir de la fiche de demande
des matériels. Envoi celle-ci au Service de gestion des immobilisations.
- Ce dernier vérifie si la demande en question est budgété : si oui la DA et fiche
d’ouverture sont envoyés au PRMP ; si non on transmet la demande au CA
d’administration pour approbation.
- Si le conseil accepte, il envoi la demande au PRMP ; si non le dossier est classé et
attende le budget de l’année suivante.
- Le PRMP procède à la passation de marché avec le FRNS. Ce dernier livre les
immobilisations au service de gestion des immobilisations. Le SGI reçoit et vérifie la
conformité de la demande, procède à la codification et au dispatche

Section 3 : Solution par rapport à la gestion physique des immobilisations


Nous allons voir dans la section suivante les différentes solutions par rapport à la
gestion physique des immobilisations.

1- Au niveau de l’acquisition
Mise en place d’une politique fiable afin de distinguer les immobilisations aux
charges :
Pour que l’on puisse connaître que telle acquisition est une immobilisation ou une
simple charge, l’entité doit créer des seuils en nature et en valeur afin de délimiter et de
distinguer un matériel immobilisé et d’un simple achat.

Lors de la comptabilisation initiale, les principes suivants sont applicables pour


regrouper ou séparer les actifs corporels :
Les éléments de faible valeur peuvent être considérés comme entièrement
consommés dans l’exercice de la mise en service et par conséquent, ne pas être
comptabilisés en immobilisations (importance relative).

Ce principe nécessite, de la part de chaque entité, de fixer un seuil de capitalisation


formalisé dans une note de procédure (une note qui précise déjà auparavant les listes des
biens ou matériels que l’entité classe en immobilisation). En effet lorsqu’il y aura une
acquisition, il n’est plus difficile de la connaître et de distinguer les immobilisations des
- 62 -

charges. Aussi, pour que les données entre la DAG et le service comptabilité soient
cohérentes.

Pour les agences :


Le siège devrait donner aux agences la capacité de procéder aux acquisitions
lorsqu’il existe des besoins urgents pour ne pas retarder leur activité. Grâce au réseau
d’information que l’on pourrait gérer celles-ci.

2- Suivi des acquisitions


Les immobilisations nouvellement acquises devront faire l’objet de contrôle sur
terrain que ces immobilisations sont bien utilisées par le demandeur.

Tableau n° 19: Plan d’action relatif aux observations sur la distinction des charges aux
immobilisations
ANOMALIES ACTIONS ECHEANCE RESPONSABLE OBJECTIFS
CONSTATEES
- Absence d’un - Création d’un 6 mois DF (SEVICE -Fiabilité de la
certain seuil (en seuil pour COMPTA) situation des
nature ou en distinguer les immobilisations
valeur) pour charges aux
délimiter les immobilisations
immobilisations .
aux charges. - Elaboration
d’une note
- Insuffisance de service
suivi des mentionnant et
immobilisations fixant ce seuil.
nouvellement
acquises. - Suivi des
nouvelles
immobilisations
acquises.
Source : Auteur du mémoire
- 63 -

Tableau n° 20: Exemple de fixation de seuil


NATURE SEUIL
DUREE VALEUR
D’UTILISATION
IMMOBILISATION Supérieur à 1 an ou actif Valeur supérieure à 100 000
immobilisé à plus d’un an Ariary
Source : Auteur du mémoire

NB : Même si la valeur du bien est supérieure à Ar 100 000, il faut vérifier que la
valeur d’utilité de ce bien ne dépasse pas un exercice et que ce bien procure des avantages
économiques futurs.

Concernant les acquisitions antérieures, la CEM a l’obligation de recenser leurs


immobilisations pour savoir la situation réelle de ces dernières.
L’entreprise doit effectuer un suivi concernant les nouvelles acquisitions. Un service
doit assurer l’exécution de ce suivi.

3- Au niveau de la réception des immobilisations


Les réceptions des immobilisations doivent être faites avec la présence du
Responsable des immobilisations ou le SLA.

4- Sur la codification
Codification unique et exacte
Pour bien protéger le patrimoine que possède l’entreprise, toutes les immobilisations
corporelles doivent avoir un code qui les différencie les unes des autres. La codification
doit être unique et exacte pour les biens acquis au niveau des agences et des différentes
directions. Seuls le SLA et la DSI pour les matériels informatiques établissent la
codification de tous ces biens pour éviter qu’une immobilisation soit codifiée plusieurs
fois. Une indication permet de distinguer que telle immobilisation appartienne à un agence
ou à une direction quelconque.

Il faut aussi bien distinguer que telle immobilisation appartient au service


correspondant car une direction pourrait avoir plusieurs services.
- 64 -

Apposer des nouveaux codes pour les matériels dépourvus de codification.


Les codes devraient être faciles à identifier.
Apposer les mêmes codes sur les matériels et le registre des immobilisations.
Tableau n° 21: Plan d’action relatif aux observations sur les codifications
ANOMALIES ACTIONS ECHEANCE RESPONSABLE OBJECTIFS
CONSTATEES

On rencontre - Codification 6 mois DAG (SLA) Fiabilité de la


dans le tableau unique et exacte gestion des
des pour chaque immobilisations
immobilisations matériel (code
un nombre identique sur le
important matériel et le
d’immobilisations fichier
non codifiées. d’immobilisation)

La codification - Etablir un code


est différente à qui rend facile la
celle des localisation des
situations immobilisations
théoriques tenues
au siège (DAG) - Donner de
et celle qui est nouveau code
apparue sur les aux matériels
immobilisations dépourvus de
physiques. codifications.

Source : Auteur du mémoire

Remarque : même si les immobilisations sont de même nature la codification devrait


être toujours unique pour chaque immobilisation.

Par exemple : Acquisition de 5 micro-ordinateurs de même marque pour un même


service
- 65 -

Tableau n° 22: Codification unique des immobilisations


CODE LIBELLE
Année Affectation Nature Nombre
09 COMPTA ORD 001 Micro-ordinateur de marque DELL
09 COMPTA ORD 002 Micro-ordinateur de marque DELL
09 COMPTA ORD 003 Micro-ordinateur de marque DELL
09 COMPTA ORD 004 Micro-ordinateur se marque DELL
09 COMPTA ORD 005 Micro-ordinateur se marque DELL
Source : Auteur du mémoire

Pour cet exemple, c’est leur rang ou plus précisément leur numéro qui différencie
chaque immobilisation.

5- Sur le transfert
Lorsqu’il y a transfert d’immobilisation, on doit aviser le service logistique,
l’opération se justifierait par l’existence des bordereaux de transfert. Tous les mouvements
des immobilisations doivent être justifiés par des pièces justificatives que ce soit entre
direction ou entre agence et direction.

6- Sur l’inventaire
Descente sur terrain pour vérifier les immobilisations et constatation sur place avant
de prendre des décisions concernant les immobilisations hors d’usage, amorties, ou non
connues.
Il faut mentionner la sortie des immobilisations dans le registre si tel est le cas, les
pertes, les immobilisations complètement amorties.
Concernant les immobilisations qui sont complètement amorties, celles-ci devraient
être enlevées dans le tableau d’amortissements et des mouvements d’immobilisations pour
éviter que l’entité supporte encore les charges de dotations alors que l’immobilisation est
complètement amortie.
L’inventaire doit être effectué par un service indépendant des utilisateurs.
Les inventaires doivent être effectués par le chef de service du SLA pour les agences
en province et par le responsable des immobilisations pour les agences situées à Tana et la
Direction générale.
- 66 -

Rapprocher des donnés d’inventaire et tableau des immobilisations.


Les tableaux des immobilisations doivent être uniques pour avoir des données
fiables, c'est-à-dire, le rapprochement avec la donnée de la comptabilité doit correspondre à
l’inventaire à jour.

Tableau n° 23: Plan d’action relatif aux observations sur l’inventaire


ANOMALIES ACTIONS ECHEANCE RESPONSABLE OBJECTIFS
CONSTATEES
Concernant - Effectuer un 3 mois Toutes les Fiabilité de la
l’inventaire des inventaire Directions gestion des
matériels physique immobilisations
informatiques, le exhaustif des
gestionnaire du immobilisations Protection du
parc n’effectue (descente sur patrimoine
pas une terrain)
constatation sur
terrain pour les - Rapprocher
différentes par la suite les
agences qui se résultats des
répartissent dans travaux
tout Madagascar. d’inventaires
avec le montant
Incohérence au comptabilisé en
niveau de la immobilisations
situation réelle et avant de
physique des procéder à des
immobilisations régularisations
par rapport au comptables
donné - Tenir
d’inventaire. également un
Concernant le registre
des
immobilisations
- 67 -

ANOMALIES ACTIONS ECHEANCE RESPONSABLE OBJECTIFS


CONSTATEES
PV d’inventaire, mentionnant la
le taux désignation, la
d’amortissement, date
la date et valeur d’acquisition,
d’acquisition, la l’emplacement,
localisation,… ne la valeur
sont pas d’acquisition, le
mentionnées dans taux
cette fiche. d’amortissement
, l’affectation,
etc…
Source : Auteur du mémoire

7-Mise hors service et sorties


Une immobilisation doit être sortie de la comptabilité lorsque l’entité n’attend plus
d’avantages économiques futurs de son usage. Cette éventualité se présente lors de la
cession ou de la mise au rebut de l’immobilisation.
Les profits et pertes provenant de la mise hors service ou de la sortie d’une
immobilisation doivent être déterminés par différence entre les produits de sortie nets et la
valeur comptable de l’immobilisation et doit être comptabilisée en produits ou en charges
opérationnels.

8- Au niveau du tableau des immobilisations


Etablissement d’un tableau unique des immobilisations :
Toutes les immobilisations de la CEM doivent être enregistrées sur un même tableau
au niveau du SLA que ce soit pour les agences ou pour les directions.

Le tableau des immobilisations devrait être réaménagé à cause de l’existence de


plusieurs biens qui ne sont même pas des immobilisations alors qu’ils ont été classés en
immobilisation.
- 68 -

Ce tableau devrait être aussi détaillé.


Pour améliorer le tableau des immobilisations, ajouter des colonnes pour « la
localisation » des immobilisations, pour « le prix d’achat » et « la TVA ».

Les factures devront être revues pour connaître la date d’acquisition des
immobilisations.

Tableau n° 24: Plan d’action relatif aux observations sur le réaménagement du tableau du
patrimoine
ANOMALIES ACTIONS ECHEANCE RESPONSABLE OBJECTIFS
CONSTATEES
La localisation Réaménagement 6 mois DAG (SLA) Fiabilité de la
des du tableau des gestion des
immobilisations immobilisations ; immobilisations
n’est pas très
bien précise. Revoir les
factures.
Le montant des
immobilisations
n’est pas
détaillé : prix
d’achat et la
TVA

Certaines
immobilisations
enregistrées
dans le tableau
sont dépourvues
de date
d’acquisition.
Source : Auteur du mémoire
- 69 -

9- Cession, mise au rebus des immobilisations hors d’usage


La CEM devrait procéder à la vente ou à la mise au rebus des immobilisations hors
d’usage et aussi enlever ces immobilisations dans le tableau pour éviter les erreurs de la
situation des immobilisations et pour apaiser les charges des dotations aux amortissements.

10- Avertissement des responsables d’immobilisations lors d’un déplacement


Les agences devraient absolument avertir le siège ou plus précisément le service
logistique lorsqu’il y ait mouvement des immobilisations. La procédure devrait être suivie
et les pièces justificatives devront être bien remplies.

11- Amélioration des fiches de suivi des immobilisations


Ce sont :- le procès verbal d’inventaire (annexe 5);
- Le bordereau d’envoi (annexe 6);
- le bordereau de transfert (annexe 7);
- Le bon de réception (annexe 8)
- et le bon de sortie (annexe 9)

Section 4 : Solution par rapport à la gestion comptable des immobilisations


Et pour terminer ce premier chapitre de la dernière partie, nous allons voir dans cette
dernière section la solution conforme à la gestion comptable des immobilisations.

1- Acquisition d’un logiciel


La CEM doit acquérir un nouveau logiciel pour la gestion et traitement comptable
des immobilisations. Celui-ci simplifiera les tâches pour gérer et administrer les
immobilisations comme la gestion des acquisitions, la gestion de distribution ou affectation
des immobilisations.
- 70 -

Tableau n° 25: Plan d’action relatif aux observations pour le traitement des
immobilisations
ANOMALIES ACTIONS ECHEANCE RESPONSABLE OBJECTIFS
CONSTATEES
- Il n’y a pas un Acquisition 6 mois DG Fiabilité de la
logiciel spécial d’un logiciel gestion des
pour traiter la permettant à la immobilisations
gestion des gestion
immobilisations. physique et
Elles sont comptable des
traitées sur immobilisations.
Excel 2007 qui
pourraient
engendrer des
erreurs.
Source : Auteur du mémoire

2- Distinction entre charges et immobilisations


La mise en place d’un seuil (en nature ou au montant) permettra à l’entreprise de
classer et de distinguer l’immobilisation à la charge.

3- Collaboration entre SLA et le service comptabilité


Les libellés de l’état et des factures expédiées par le SLA doivent être bien détaillés.
Les pièces justificatives pour l’affectation des immobilisations au sein des agences doivent
être annexées avec l’état et les factures. Ceci permet de produire la situation théorique des
agences au niveau comptable.
Rendre cohérent et uniforme les libellés entre ces deux services.

4- Amélioration du système d’information


Les documents de support d’informations doivent être complets comme les factures
et les différentes pièces justificatives contribuant à la gestion des immobilisations. Pour les
factures, elles devraient être très bien détaillées.
- 71 -

Les détails de la répartition des immobilisations au niveau des agences devraient être
annexés avec l’état et les factures, avant d’être expédiés au service comptabilité. Ceux-ci
permettraient de produire une situation théorique au niveau de la comptabilité par rapport à
la situation réelle existante aux agences .pour une cohérence des informations.

Tableau n° 26: Plan d’action relatif aux observations sur les pièces comptables
ANOMALIES ACTIONS ECHEANCE RESPONSABLE OBJECTIFS
CONSTATEES
Les factures ne - Détailler les 1 mois SLA/DAG/DCG/DG - Cohérence
sont pas bien factures. des
détaillées au informations
moment de -Annexer avec
l’imputation la facture la
comptable ou répartition des
pas bien immobilisations
mentionnée.
Source : Auteur du mémoire

5- Dotations aux amortissements


Uniformiser le taux d’amortissement appliqué entre les matériels de la même
catégorie.

6- Contrôler les mouvements physiques et comptables des immobilisations


Pour mettre à jour la situation des immobilisations de la CEM, l’élaboration d’un
tableau de mouvement des immobilisations et d’un tableau de mouvement des
amortissements est vraiment nécessaire et, en même temps, marque la bonne gestion au
sein de l’entreprise.
- 72 -

CHAPITRE II: RECOMMANDATION

Des solutions ont été proposées afin d’améliorer la gestion des immobilisations. Mais
certains points sont recommandés à la société d’être changé pour avoir une bonne gestion.

Section 1: Sur la gestion physique des immobilisations


En premier lieu, la gestion physique comme l’entretien des matériels et les
réaménagements des différents tableaux liés à celle-ci.

1- Entretien périodique des immobilisations


Par rapport à la masse bilancielle de la valeur des immobilisations de la CEM, il est
important de procéder à leur entretient.
Deux cas peuvent se présenter :
- soit pour leur garder en bon état afin d’éviter à la société de faire des acquisitions
trop fréquentes et qui augmentent ses charges.
- soit pour prolonger la durée d’utilité de celles-ci.

La question ne peut demeurer sur une simple prévision, mais devra être bien analysée
et mise en évidence par la CEM.
Toutes les dépenses ultérieures relatives à une immobilisation corporelle sont
normalement comptabilisées en charge de l’exercice au cours duquel elles sont encourues.
En effet, les dépenses d’entretien des immobilisations corporelles sont encourues afin de
restaurer ou de maintenir les avantages économiques futurs qu’une entreprise peut attendre
du niveau de performance défini à l’origine de l’actif.
Toutefois, elles sont comptabilisées à l’actif lorsqu’elles améliorent leur niveau de
performance tel défini à l’origine et générant ainsi des avantages économiques futurs (IAS
16 § 23).

Si elles augmentent la valeur comptable de ces actifs, c’est-à-dire, quand il est


probable que des avantages économiques futurs, supérieurs au niveau original de
performance, iront à l’entité, elles sont comptabilisées en immobilisation et ajoutées à la
valeur comptable de l’actif.
- 73 -

Les pièces de rechange et matériels d’entretien spécifiques sont comptabilisés en


immobilisations corporelles lorsque leur utilisation est liée à certaines immobilisations et si
l’entité compte les utiliser sur plus d’un exercice. Ces coûts doivent être amortis sur
l’intervalle de temps entre deux révisions.
Lorsque l’entretien augmente donc la durée d’utilité de l’immobilisation, ceci devra
être classé en immobilisation. Au contraire, l’entretien est classé en tant que simple charge.

Tableau n° 27: Plan d’action relatif aux observations sur l’entretien des immobilisations
ANOMALIES ACTIONS ECHEANCE RESPONSABLE OBJECTIFS
CONSTATEES
- Manque Entretenir 3 mois SLA Pour maintenir le
d’entretien les matériels niveau de
périodique des performance des
immobilisations matériels.
corporelles.
Eviter de supporter
trop de charges
d’investissement.
Source : Auteur du mémoire

2- Distinguer et détailler les catégories et les sous catégories des


immobilisations
Le classement en catégorie et sous catégorie des immobilisations aide aussi les
gestionnaires à distinguer et connaître les immobilisations et les autres matériels
consommables à un exercice : les charges.
L’acquisition d’un nouveau logiciel permettant de les classer rend facile la tâche.
- 74 -

Tableau n° 28 : Exemple de classement des immobilisations en catégorie et sous catégorie :


CATEGORIE SOUS CATEGORIE
Mobilier de bureau - Armoires
- Tables
- Chaises
- Fauteuil
-Classeurs, etc…

Matériel et mobilier de logement - télévision, frigidaire,…

Matériel de bureau - Relieur


- Machine à calculer, etc…
Matériel de transport - voiture légère
- voiture 4x4
- guichet mobile, etc…
Matériel informatique - Ecran, scanner
- etc….

Matériel et outillage - Détecteur de faux billet


- Camera de surveillance
- etc….
Agencement Aménagement Installation - Extension
- Réhabilitation

Bâtiment Bâtiment CEM (Ivandry, Analakely,


ambatobe)
Source: Auteur du mémoire

Section 2: Sur la gestion comptable des immobilisations


Enfin, quelques recommandations sont mises en œuvres sur la gestion comptable des
immobilisations selon les règles et les normes que l’on devrait suivre.
- 75 -

1- Pièces justificatives et écriture comptable bien détaillés


Les factures lors des acquisitions devront être claires, détaillées et mentionnent le
plus possible toutes les informations nécessaires à la tenue de la comptabilité.

2- Calcul de l’amortissement suivant la date de mise en service


La CEM devrait calculer leur amortissement suivant la date de mise en service selon
les règles de l’amortissement linéaire mais non pas à la date d’acquisition.
C’est aussi un avantage pour l’entité car l’immobilisation ne subisse pas les charges
de dotations aux amortissements dès son acquisition. Cette méthode fait gagner du temps,
de la durée.

Il est donc recommander d’introduire une colonne pour la date de mise en service à
l’état du patrimoine des immobilisations tenu par le service comptabilité et de la DAG.
Les agences ou les directions bénéficiaires des nouvelles immobilisations devraient
aussi communiquer la date de mise en service au siège, au niveau de la DAG et cette
dernière informe le service de la comptabilité.
Tableau n° 29: Plan d’action relatif aux observations sur le tableau des immobilisations
ANOMALIES ACTIONS ECHEANCE RESPONSABLE OBJECTIFS
CONSTATEES
Absence de la Réaménager le 6 mois SLA/SERVICE Fiabilité du plan
colonne du tableau COMPTA d’amortissement
tableau des d’amortissement
immobilisations par
qui précise les l’introduction
différentes dates de la date de
de mis en mise en service
service des des
immobilisations. immobilisations
surtout pour les
nouvelles
acquisitions.
Source : Auteur du mémoire
- 76 -

Figure n° 7: Schéma de flux d’information sur la date de mis en service

Affectation immo
DAG Agences / Directions

(*)Informer date
(*) De mis en service

Service comptabilité

Tableau n° 30: Tableau des amortissements rectifiés


Chrono Destinataire Code Réf Date Date de Désign V0 t N Amt n-1 Dotations Amt Cumulé VCN
Immo N°de Marque Facture mise en ations
Série service

Source : Auteur du mémoire

3- Amortissement par composant


Les composants d’un actif sont traités comme des éléments séparés s’ils ont des
durées d’utilité différentes ou procurent des avantages économiques selon un rythme
différent.
Ce principe appelé « approche par composant » impose, dès l’acquisition, de
comptabiliser, de manière séparée, les composants dont la durée de vie est plus courte que
celle de l’immobilisation prise dans son ensemble.

La CEM doit traiter séparément les composants de son actif, par exemple pour les
cas de ses bâtiments. Chaque partie des bâtiments a une durée d’utilité différente comme
cloisons des guichets, la toiture, le revêtement en brique,…

Pour le changement du moteur d’un véhicule, les différents entretiens peuvent


allonger sa durée d’utilité et donc la dépense y afférente doit être comptabilisée en
immobilisation.
Les composants des matériels informatiques.
- 77 -

Tableau n° 31: Plan d’action relatif aux observations sur le calcul de l’amortissement
ANOMALIES ACTIONS ECHEANCE RESPONSABLE OBJECTIFS
CONSTATEES
- Les - Calculer 6 mois SERVICE Fiabilité du plan
amortissements séparément COMPTA d’amortissement
ne sont pas l’amortissement
calculés des composants
séparément des matériels
pour les cas des informatiques.
bâtiments, les
composants des - Calculer
matériels séparément les
informatiques composants
lors des d’un bâtiment
réparations,…
- Autres
comme les
véhicules
Source : Auteur du mémoire
- 78 -

3- Elaboration d’une « NOTE » distinguant les charges aux immobilisations


NOTE

Objet : Définition et séparation des immobilisations aux charges

Le but de la note est de donner une image fidèle à la situation du patrimoine.

Pour regrouper ou séparer les actifs corporels :


- Une « immobilisation corporelle» est un actif corporel détenu par l’entité pour la
production ou la fourniture de biens ou de services, la location, ou l’utilisation à des fins
administratives, et qu’elle s’attend à pouvoir réaliser sur plus d’un exercice. (PCG 2005
Art 331-1)
- Les éléments de faible valeur peuvent être considérés comme entièrement
consommés dans l’exercice de la mise en service et par conséquent, ne pas être
comptabilisés en immobilisations (importance relative).

- Le seuil est fixé à Ar 100 000 (même si le matériel a un seuil supérieur ou égal à Ar
100 000, vérifier si ceci est consommable).
- La durée de vie de l’actif est supérieure à 1 an.
-Les composants d’un actif sont traités comme des éléments séparés s’ils sont des
durées d’utilité différentes ou procurent des avantages économiques selon un rythme
différent.
 Si les composants de l’actif maintient la durée de vie de l’immobilisation :
ils sont classés en charge.
 Si les composants de l’actif accroît la durée de vie de l’immobilisation : ils
sont classés en immobilisation.
 Les terrains et les constructions constituent des actifs distincts et sont traités
séparément en comptabilité même s’ils sont acquis ensemble ; les constructions sont des
actifs amortissables alors que les terrains sont généralement des actifs non amortissables.
La présente note prend effet dès la date de sa signature.

Source : Auteur du mémoire


- 79 -

CONCLUSION

La CEM existait depuis l’époque coloniale, elle était l’unique établissement


pratiquait la filière épargne à Madagascar. À cette époque, elle appartenait à l’autorité
française. Elle a été renommée, de statut juridique plusieurs fois avant d’en arriver jusqu’à
sa situation actuelle sous son nom « La Caisse d’épargne Madagascar ».
Aujourd’hui, la société vit dans un monde de concurrence. Les différentes banques
commencent à pratiquer le volet épargne ce qui pourrait menacer son existence même,
mais elle est à l’abri de cette menace. La CEM est actuellement une société anonyme dont
l’État est l’actionnaire majoritaire. Étant une société d’État, elle dépose ses fonds au sein
du trésor public afin de les fructifier. Elle procure des intérêts lors des dépôts de ses fonds
qui constituent son revenu. Le revenu de la CEM consiste à rembourser les clients et pour
combler les charges que supporte la société. La différence entre le revenu et les charges
constituent son résultat brut.
La CEM ambitionne dans sa vision de 2012, de se changer en établissement de crédit
et cela ne veut pas dire qu’elle abandonnera l’épargne. Elle va donc concurrencer les
banques. La société a déjà sa place à Madagascar, les agences sont réparties dans presque
toute l’île et cela joue en sa faveur.
Actuellement, la technologie ne cesse de se progresser et cette société a toujours
essayé de suivre cette évolution technologique pour développer la qualité de son service
afin de satisfaire ses clients. En effet, cela demande beaucoup d’investissement autant au
niveau matériel que financier.
Notre thème s’intéresse beaucoup à cet investissements sur les matériels ou plus
précisément aux immobilisations corporelles. La gestion des immobilisations en générale
de la CEM rencontre aujourd’hui suffisamment de problèmes dont nous avons traité tout
au long de ce mémoire, que ce soit sur le plan procédure, ou sur le plan système
d’information et de gestion comptable.
Ces difficultés qui sont dues à l’inexistence de procédures très fiables avant les
exercices 2009.
D’après les informations recueillies, il n’y avait pas de gestion d’immobilisation sur
informatique à cette époque. Les immobilisations étaient enregistrées et gérées tout
simplement dans un cahier. Tout ceci rend la gestion en générale difficile jusqu’à
- 80 -

aujourd’hui. Il n’y a pas de continuité de gestion ou d’informations nécessaires, pour la


gestion des immobilisations.
L’inexistence d’un manuel que toutes les directions ou les services devraient avoir et
surtout suivre provoque différents problèmes. Aussi les informations entre les différents
services ou département rencontre des incohérences et provoque des incohérences au
niveau de l’information comptable qui est plus importante pour la société.
Les situations réelles des immobilisations ne sont pas cohérentes avec les situations
théoriques. Tout ceci pourrait avoir des impacts négatifs pour la société que ce soit au
niveau du résultat comptable ou au niveau de sa gestion en générale.
Pour améliorer et renforcer cette gestion face à ces différents problèmes, des
solutions et recommandations ont été prévues afin de mettre en place une gestion fiable
aux immobilisations.
D’abord, au niveau de l’organisation interne en générale : vu l’importance de sa
valeur la création d’un service qui assurera la gestion et le suivi des immobilisation est
nécessaire. Ce qui résulte au recrutement des personnels.
Ensuite, pour les procédures, l’élaboration d’un manuel s’avère primordiale. Ainsi,
concernant la gestion physique la mise en place d’une politique de gestion fiable au niveau
des acquisitions : la création d’un seuil ; sur la codification : codification unique et exacte
des matériels ; le transfert : exigence des pièces justificatives ; au niveau de l’inventaire :
les descentes sur terrain et enfin l’entretien périodique des matériels sont aussi parmi ces
solutions qu’il ne faut pas sous estimer.
Enfin, pour la gestion comptable, la mise en place d’un seuil en nature et en valeur,
l’amélioration du système d’information, le respect des différentes normes et règles
régissant la gestion des immobilisations sont très importantes afin d’améliorer cette
gestion.
Le but de toutes ces solutions est à long terme car une fausse imputation des
immobilisations et des charges peuvent avoir un impact sur l’interprétation du résultat et de
la solvabilité.
Cependant, qu’en est-il sur l’organisation et le système comptable de la CEM ?
i

BIBLIOGRAPHIE

OUVRAGES :
B.H . ABTEY, Guide d’audit et gestion des entreprises, les outils de l’audit, France, juillet
1983, Centre de Librairie et d’Edition Technique CLET, 242pages.

MEFB, PCG 2005, Antananarivo, 2004, Imprimerie nationale 111 pages.

OECFM, Guide Annoté du Plan Comptable Général 2005, Arrêté n°3169 du 14 avril 2005,
Institut National de la Statistique, 163 pages.

RENARD, J, Théorie pratique de l’audit interne, Paris, 1997, les éditions d’organisation, 2ème
édition, 415 pages.

NOTE DE COURS :

Cours de comptabilité Générale, 1ère année Gestion, année universitaire2003-2004

Cours d’organisation, 1ère année Gestion, année universitaire 2003-2004

Cours de comptabilité, 2ème année Gestion, 2005-2006

Cours d’audit interne, 4ème année, année universitaire 2007-2008

SITES INTERNET VISITES :


http//www.focus ifrs ias 16, paragraphe 6, octobre 2009
http//www.focus ifrs ias 16, paragraphe 23, octobre 2009
http//www.intosai.or
ANNEXES
ii

LISTES DES ANNEXES

ANNEXE 1 : DEMANDE DE FOURNITURES DE SERVICES ET DE MATERIELS ......... iii


ANNEXE 2 : BORDEREAU DE TRANSFERT ....................................................................... iv
ANNEXE 3 : BON DE RECEPTION .........................................................................................v
ANNEXE 4 : BORDEREAU DE SORTIE ................................................................................ vi
ANNEXE 5 : AMELIORATION DU PV D’INVENTAIRE .................................................... vii
ANNEXE 6 : AMELIORATION DU BORDEREAU D’ENVOI ............................................. ix
ANNEXE 7 : AMELIORATION DU BORDEREAU DE TRANSFERT..................................x
ANNEXE 8 : AMELIORATION DU BON DE RECEPTION ................................................. xi
ANNEXE 9 : AMELIORATION DU BON DE SORTIE ........................................................ xii
ANNEXE 10 : ADMINISTRATION GENERALE................................................................................ xiii
ANNEXE 11 : QUESTIONNAURES DU CONTROLE INTERNE LIES AUX
IMMOBILISATIONS CORPORELLES ................................................................................... xiv
iii

ANNEXE 1
CAISSE D’EPARGNE
DE
MADAGASCAR

DEMANDE DE FOURNITURES DE SERVICES ET DE MATERIELS


N°……………………………….
Service/ Direction……………….
Du……………………………….
Reçu le………………………….
N° DESIGNATION QUANTITES OBS Date de
Demandes Fournies Réception
01
02
03
04
05
06
07
08
09
10
11
12
13
14
15
16
17
18
Service ou Direction Demandeur Le Responsable stocks
Le Magasinier Le Réceptionnaire
Source : PRMP
iv

ANNEXE 2
Caisse d’Epargne
De Madagascar
BORDEREAU DE TRANSFERT
DAG/ SLA/09- N°……
Nom (nouvelle utilisateur) :……………………………………………..
Direction / Agence :……………………………………………………..

(Ancien utilisateur) :…………………………………………………….


Direction / Agence :……………………………………………………...
CODE IDENTIFICATION OBSERVATION

Nouvel utilisateur Le Responsable immobilisation

Ancien utilisateur

Source : DAG/SLA
v

ANNEXE 3
BON DE RECEPTION
DAG/SLA/09-000
DETENTEUR :

Nombre DESIGNATION REMARQUE

Etat : ………………………………………………………
Motif : …………………………………………………….
Antananarivo ;le
Réceptionniste Responsable Immobilisation
vi

ANNEXE 4
Caisse d’Epargne
de Madagascar

BORDEREAU DE SORTIE
DAG/SLA/09-N°……
Du ….. /…./…..

Nom (utilisateur) :…………………………………..


Direction / Agence :………………………………….
Motif :…………………………………………………
Date de départ :………………………………………...
Date de retour :…………………………………………
Réf de la demande :…………………………………….
CODE IDENTIFICATION OBSERVATION

Demandeur Le Responsable
Signature + Cachet Signature + Cachet
vii

ANNEXE 5

AMELIORATION DU PV D’INVENTAIRE
LE PROCES VERBAL D’INVENTAIRE
ANOMALIE5S° CONTATE5(S):
ABSENT(S)
Designation Marque Code Date Date de Valeur Taux Localisation Observations
d’acquisition mis en d’acquisition d’amortissement
service

AREPARER ou BESOIN ENTRETIEN


Designation Marque Code Date Date de Valeur Taux Localisation Observations
d’acquisition mis en d’acquisition d’amortissement
service

Source : Auteur du mémoire.

ACQUISITION(S)
Designation Marque Code Date Date de Valeur Taux Localisation Observation
d’acquisition mis en d’acquisition d’amortissement
service
viii

MISE EN VENTE (Hors d’usage, Amortie)


Designation Marque Code Date Date de Valeur Taux Localisation Observation
d’acquisition mis en d’acquisition d’amortissement
service
ix

ANNEXE 6

AMELIORATION DU BORDEREAU D’ENVOI


BORDEREAU D’ENVOI
Désignation Marque Code Nombre Etat des Observations
matériels

Source : Auteur du mémoire.


x

ANNEXE 7

AMELIORATION DU BORDEREAU DE TRANSFERT


BORDEREAU DE TRANSFERT
Désignation Marque Code Nombre Etat des Observations
matériels

Source : Auteur du mémoire


xi

ANNEXE 8

AMELIORATION DU BON DE RECEPTION


BON DE RECEPTION
Désignation Marque Code Nombre Etat des Observations
matériels

Source : Auteur du mémoire


xii

ANNEXE 9

AMELIORATION DU BON DE SORTIE


BON DE SORTIE
Désignation Marque Code Nombre Etat des Observations
matériels

Source : Auteur du mémoire.


xiii

ANNEXE 10
ADMINISTRATION GENERALE
SERVICE LOGISTIQUE
PROCES VERBAL D’INVENTAIRE
Année :
Semestre :
ANOMALIE(S) CONSTATE(S)
MANQUANT(S)
CODE LIBELLE MARQUE

HORS D’USAGE
CODE LIBELLE MARQUE

NOUVELLE ACQUISITION(S)
.
PJ : Fiche d’inventaire
Date
Détenteur Responsable d’inventaire
Source : DAG/SLA
xiv

ANNEXE 11
QUESTIONNAURES DU CONTROLE INTERNE LIES AUX IMMOBILISATIONS
CORPORELLES :
Immobilisations corporelles (1) Commentaires Réf
Acquisition
1) Les acquisitions d’immobilisations sont-elles effectuées sur la base d’un budget
approuvé par le conseil d’administration (ou par un responsable ayant obtenu délégation) ?

2) Les critères servant à distinguer les immobilisations des frais généraux sont-ils
clairement définis ? (en particulier, ces critères prennent-ils en considération les dépenses
qui augmentent la valeur intrinsèque des immobilisations anciennes) ?

3) La procédure en vigueur est-elle suffisante pour assurer le respect de ces critères ?


(contrôle indépendant des imputations par exemple)

4) Les achats des immobilisations sont-ils précédés par :


a) des études comparatives de matériels ?
b) des appels d’offres ?
c) des études comparatives de financement ?

5) Les acquisitions sont-elles systématiquement reportées sur un fichier ?


Suivi
1- Existe-t-il un fichier des immobilisations qui mentionnent :
a) descriptif de l’immobilisation ?
b) numéro d’identification ?
c) localisation, si nécessaire ?
d) coût d’acquisition (y compris les coûts de rénovation ou de transformation) ?
e) la date de mise en service ?
f) le mode d’amortissement ?
2) Effectue-t-on périodiquement des vérifications physiques des immobilisations, pour
s’assurer l’exactitude du registre des immobilisations ?

3) Ce registre est-il rapproché au moins une fois par an avec les comptes
d’immobilisations ?

4) Ce registre est-il périodiquement contrôlé par un inventaire physique ?


Si oui, cet inventaire est-il effectué par des personnes indépendantes des utilisateurs ?

5) Les écarts résultant des contrôles 2 et 3 sont-ils :


xv

a) analysés ?
b) signalés à la Direction ?
c) enregistrés ?

6) L’assurance des immobilisations est-elle suffisante ?

7) Les transferts du compte « immobilisation en cours aux comptes intéressés sont-ils


effectués aussitôt que les actifs sont mis en service ?
Gestion comptable
13) La politique d’amortissement est-elle fondée sur une estimation réaliste de la durée
normale d’utilisation des immobilisations ?

14) Les amortissements sont-ils calculés à partir de la date de mise en service ?

15) Les dates de mises en service des immobilisations sont-elles communiquées sans délai
à la comptabilité ?

17) Est-ce que la société suit une méthode uniforme en vue de différencier les nouvelles
immobilisations des réparations ?

18) Les immobilisations complètement amorties sont-elles :


a) maintenues dans les comptes
b) périodiquement analysées pour vérifier qu’elles sont toujours utilisées ?

Cession ou mise au rebut


19) Les ventes ou mises au rebut sont-elles dûment autorisées ?

21) Les ventes ou mises au rebut font-elles l’objet d’un bon de sortie (ou document
équivalent) :
a) pré numéroté ?
b) transmis régulièrement à la comptabilité ?
19) La séquence numérique des bons de sortie d’immobilisations est-elle contrôlée pour
vérifier que :
a) toutes les ventes sont facturées ?
b) toutes les ventes et mises au rebut sont sorties du fichier d’immobilisation ?
c) toutes les ventes et mises au rebut sont sorties des comptes d’immobilisations ?
20) Les factures de ventes d’immobilisations sont-elles suffisamment contrôlées pour
assurer l’exhaustivité de leur comptabilisation ?
Source : B.H . ABTEY, Guide d’audit et gestion des entreprises, les outils de l’audit, France,
juillet 1983, Centre de Librairie et d’Edition Technique CLET, 242pages.
xvi

TABLE DES MATIERES

REMERCIEMENTS ........................................................................................................................ I
SOMMAIRE .................................................................................................................................. II
LISTE DES ABREVIATIONS ..................................................................................................... IV
LISTE DES TABLEAUX............................................................................................................. VI
LISTE DES FIGURES............................................................................................................... VIII
INTRODUCTION ..................................................................................................................... - 1 -
PARTIE I ................................................................................................................................... - 4 -
CADRE D’ETUDE ET APPROCHE THEORIQUE
Introduction de la partie
CHAPITRE I : CADRE D’ETUDE ........................................................................................... - 5 -
Section 1 : Présentation de la société ..................................................................................... - 5 -
1- Statut juridique............................................................................................................... - 5 -
2- Historique ...................................................................................................................... - 5 -
2-1- Création .................................................................................................................. - 5 -
2-2- Évolution ................................................................................................................ - 6 -
2-3- Perspectives d’avenir .............................................................................................. - 8 -
3- Mission et objectifs de la Caisse d’Epargne de Madagascar ......................................... - 8 -
3-1- Mission ................................................................................................................... - 8 -
3-2-Objectifs .................................................................................................................. - 9 -
4- Activités et produits de la CEM..................................................................................... - 9 -
4-1- Activités principales ............................................................................................... - 9 -
4-2- Les produits de la CEM ........................................................................................ - 10 -
4-2-1 La collecte ...................................................................................................... - 10 -
4-2-2- Les emplois ................................................................................................... - 11 -
a) Les placements ................................................................................................. - 11 -
b) Le paiement des transactions Western Union .................................................. - 12 -
c) Le financement................................................................................................. - 12 -
5- Gestion de fonds de la CEM ........................................................................................ - 12 -
5-1- Au niveau des agences ......................................................................................... - 13 -
5-2- Au niveau du siège ............................................................................................... - 13 -
Section 2 : Organisation de la CEM..................................................................................... - 13 -
xvii

1- Organigramme ............................................................................................................. - 14 -
2- Rôles des différentes directions ................................................................................... - 14 -
2-1- Direction générale (DG) ....................................................................................... - 15 -
2-2- Direction de Contrôle de Gestion (DCG) ............................................................. - 15 -
2-3- Direction d’Audit Interne (DAI) .......................................................................... - 15 -
2-4- Direction Générale Adjoint (DGA) ...................................................................... - 16 -
2-5- Direction Financière (DF) .................................................................................... - 16 -
2-6- Direction de l’Administration Générale (DAG) ................................................... - 16 -
2-7- Direction du Système d’Information (DSI) : ........................................................ - 17 -
CHAPITRE II : APPROCHE THEORIQUE SUR LES IMMOBILISATIONS..................... - 18 -
Section 1 : Les immobilisations ........................................................................................... - 18 -
1- Les Actifs du bilan ....................................................................................................... - 18 -
1-1- L’actif courant ou actif à moins d’un an .............................................................. - 18 -
1-2- L’actif non courant ou actif à plus d’un an .......................................................... - 18 -
2- Les charges .................................................................................................................. - 19 -
3-L’immobilisation ...................................................................................................... - 19 -
3-1- Nature des immobilisations ................................................................................. - 19 -
a) L’immobilisation incorporelle ......................................................................... - 19 -
c) Comptabilisation selon L’IAS 16 .................................................................... - 20 -
d) Approche par composante ............................................................................... - 20 -
3-2- L’immobilisation en cours.................................................................................... - 20 -
3-3- Les immobilisations financières ........................................................................... - 21 -
4- Règles d’évaluation ..................................................................................................... - 21 -
4-1- Evaluation initiale................................................................................................. - 21 -
4-2- Evaluation ultérieure ............................................................................................ - 21 -
5- L’amortissement et cession.......................................................................................... - 21 -
5-1- L’amortissement ................................................................................................... - 21 -
5-2- Les méthodes d’amortissement ............................................................................ - 22 -
5-3- Cession ................................................................................................................. - 23 -
6- Les pertes de valeurs .................................................................................................... - 24 -
7- Comptabilisation .......................................................................................................... - 25 -
Section 2 : Théorie du contrôle interne liée aux immobilisations corporelles ..................... - 25 -
1- Le contrôle interne ....................................................................................................... - 26 -
2- Objectifs de contrôle sur les immobilisations.............................................................. - 26 -
xviii

3- Acquisition ................................................................................................................... - 26 -
4- Codification ................................................................................................................. - 26 -
5- Amortissements ........................................................................................................... - 27 -
6- Inventaire ..................................................................................................................... - 27 -
7- Cession et mise au rebut .............................................................................................. - 27 -
8- Distinction entre charges et immobilisations............................................................... - 27 -
Conclusion de la partie
PARTIE II : ANALYSE DE L’EXISTANT
Introduction de la partie
CHAPITRE I : GESTION DES IMMOBILISATIONS CORPORELLES DE LA CEM ....... - 29 -
Section 1 : Procédure d’acquisition des immobilisations .................................................... - 29 -
1- Règles générales .......................................................................................................... - 29 -
2- Méthode d’investissement ........................................................................................... - 29 -
3- Procédure d’élaboration du budget .............................................................................. - 30 -
4- Acquisition des immobilisations corporelles ............................................................... - 37 -
4-1- Demande d’acquisition ......................................................................................... - 37 -
4-2- Vérification de la demande................................................................................... - 37 -
4-3- Transfert et réparation des immobilisations ......................................................... - 38 -
a) Transfert ........................................................................................................... - 38 -
b) Réparation ........................................................................................................ - 38 -
5- Procédure d’achat ........................................................................................................ - 38 -
5-1- Choix de mode de passation de marché ............................................................... - 38 -
5-2- Choix du fournisseur. ........................................................................................... - 39 -
5-3- La passation de commande................................................................................... - 40 -
5-4- Réception physique .............................................................................................. - 40 -
Section2 : Gestion physique et comptable des immobilisations .......................................... - 40 -
1- Gestion physique des immobilisations corporelles...................................................... - 41 -
1-1- Enregistrement...................................................................................................... - 41 -
1-2- Codification .......................................................................................................... - 41 -
1-3- Affectation ............................................................................................................ - 41 -
1-4- Procédure de retrait des immobilisations corporelles........................................... - 42 -
a) Mise au rebut.................................................................................................... - 42 -
b) Cession ............................................................................................................. - 42 -
c) - Perte ............................................................................................................... - 43 -
xix

1-5- Procédure d’inventaire ......................................................................................... - 43 -


2- Gestion comptable des immobilisations corporelles ................................................... - 44 -
2-1- Traitement de la facture ........................................................................................ - 44 -
2-2- Paiement de la facture .......................................................................................... - 44 -
2-3- Procédure de traitement comptable ...................................................................... - 45 -
2-4- Méthode d’amortissement appliqué ..................................................................... - 46 -
3- Les encours corporels .................................................................................................. - 46 -
CHAPITRE II : ANALYSE DE LA GESTION DES IMMOBILISATIONS DE LA CEM .. - 47 -
Section 1 : Diagnostic interne .............................................................................................. - 47 -
1- Immobilisation corporelle ............................................................................................ - 47 -
1-1- Forces ................................................................................................................... - 47 -
1-2- Faiblesses sur l’organisation interne .................................................................... - 47 -
1-3- Confusion entre catégorie et sous catégorie d’immobilisation ............................ - 48 -
Section 2 : Forces et faiblesses sur les procédures d’acquisitions des immobilisations ...... - 49 -
1- Forces .......................................................................................................................... - 49 -
2- Faiblesses ..................................................................................................................... - 49 -
3- Faiblesses sur les fiches de suivi des immobilisations ................................................ - 50 -
Section 3 : Forces et faiblesses sur la gestion physique des immobilisations...................... - 50 -
1- Sur les acquisitions ...................................................................................................... - 50 -
2- Faiblesses sur les acquisitions antérieures ................................................................... - 51 -
3- Sur le mode de passation de marché ............................................................................ - 52 -
4- Les codifications .......................................................................................................... - 52 -
5- Le transfert ................................................................................................................... - 52 -
6- L’inventaire.................................................................................................................. - 53 -
7- Sur les entretiens et réparations ................................................................................... - 53 -
Section 4: Forces et faiblesses sur la gestion comptable des immobilisations .................... - 53 -
1- Distinction entre charges et immobilisations............................................................... - 53 -
2- Les encours corporels .................................................................................................. - 54 -
3- Le système d’information entre gestion physique et gestion comptable est incohérent. - 54
-
4- Dotations aux amortissements ..................................................................................... - 54 -
5- Les calculs des amortissements ne sont pas séparés .................................................... - 55 -
6- Le taux d’amortissement.............................................................................................. - 56 -
7- Concernant les matériels informatiques....................................................................... - 56 -
xx

7-1- Faiblesses sur les acquisitions et la réparation ..................................................... - 56 -


7-2- Faiblesses sur la codification ................................................................................ - 56 -
7-3- Faiblesses sur l’inventaire .................................................................................... - 56 -
PARTIE III : PROPOSITION DE SOLUTION ET RECOMMANDATION
Introduction de la partie
CHAPITRE I : PROPOSITION DE SOLUTION ................................................................... - 57 -
Section 1 : Solution par rapport à l’organisation interne ..................................................... - 57 -
1- Création d’un service ou d’une branche qui gère et effectue le suivi des immobilisations. -
57 -
2- Recrutement des personnels ........................................................................................ - 57 -
Section 2 : Solution par rapport aux procédures .................................................................. - 58 -
1- Etablissement d’un manuel de procédure .................................................................... - 58 -
2- Suivi et exigence des procédures émises ..................................................................... - 59 -
3- Etablir une procédure plus courte au possible ............................................................. - 59 -
4- Amélioration de la procédure d’acquisition des immobilisations ............................... - 60 -
Section 3 : Solution par rapport à la gestion physique des immobilisations........................ - 61 -
1- Au niveau de l’acquisition ........................................................................................... - 61 -
2- Suivi des acquisitions .................................................................................................. - 62 -
3- Au niveau de la réception des immobilisations ........................................................... - 63 -
4- Sur la codification ........................................................................................................ - 63 -
5- Sur le transfert.............................................................................................................. - 65 -
6- Sur l’inventaire ............................................................................................................ - 65 -
7-Mise hors service et sorties ........................................................................................... - 67 -
8- Au niveau du tableau des immobilisations .................................................................. - 67 -
9- Cession, mise au rebus des immobilisations hors d’usage .......................................... - 69 -
10- Avertissement des responsables d’immobilisations lors d’un déplacement .............. - 69 -
11- Amélioration des fiches de suivi des immobilisations .............................................. - 69 -
Section 4 : Solution par rapport à la gestion comptable des immobilisations ..................... - 69 -
2- Distinction entre charges et immobilisations............................................................... - 70 -
3- Collaboration entre SLA et le service comptabilité..................................................... - 70 -
4- Amélioration du système d’information ...................................................................... - 70 -
5- Dotations aux amortissements ..................................................................................... - 71 -
6- Contrôler les mouvements physiques et comptables des immobilisations .................. - 71 -
CHAPITRE II: RECOMMANDATION ................................................................................. - 72 -
xxi

Section 1: Sur la gestion physique des immobilisations ...................................................... - 72 -


1- Entretien périodique des immobilisations ................................................................... - 72 -
2- Distinguer et détailler les catégories et les sous catégories des immobilisations ........ - 73 -
Section 2: Sur la gestion comptable des immobilisations .................................................... - 74 -
1- Pièces justificatives et écriture comptable bien détaillés ............................................. - 75 -
2- Calcul de l’amortissement suivant la date de mise en service ..................................... - 75 -
3- Amortissement par composant .................................................................................... - 76 -
CONCLUSION ........................................................................................................................ - 79 -
BIBLIOGRAPHIE ET WEBIOGRAPHIE ...................................................................................... i
ANNEXES
LISTES DES ANNEXES ............................................................................................................... ii
TABLE DES MATIERES ........................................................................................................... xvi

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