Vous êtes sur la page 1sur 9

Eléments de logique et ensembles

I) Eléments de logique
1) Tables de vérité et connecteurs logiques

• Une assertion ou propriété p est vraie (V) ou fausse (F).


La table de vérité de p est donc la suivante :

p
V
F

• Un théorème, une proposition, un lemme sont des propriétés


toujours vraies.

• La négation d’une propriété p est notée non(p) ou p .

p p
V F
F V

• Les connecteurs logiques utilisés en mathématiques sont :


– « et » noté ∧
– « ou » noté ∨
– « implication » notée ⇒
– « équivalence » notée ⇔

p q p∧q p∨q p⇒q p⇔ q


V V V V V V
V F F V F F
F V F V V F
F F F F V V

• Remarque : Soit P : (p ⇒ q).


p s’appelle l’hypothèse et q la conclusion.
La réciproque est (q ⇒ p).

• Propriétés :

( p ⇒ q ) ⇔ non( p ) ∨ q
( p ⇒ q ) ⇔ non(q ) ⇒ non( p )
non( p ⇒ q ) ⇔ p ∧ non(q )

2) Les quantificateurs universels

• « pour tout » ou « quelque soit » noté ∀ exprime un choix


arbitraire.
Exemple : ∀α > 0

• « il existe au moins » noté ∃ exprime une dépendance.


Exemple : ∀ε > 0, ∃α > 0 Ici, α dépend de ε !

• La négation de ∀ est ∃ .
La négation de ∃ est ∀ .

II) Les différents types de démonstration

1) La démonstration directe

Exemple :

n
Soit un = ,n∈ℕ
n +1
Montrer que : ∀n ∈ ℕ, 0 ≤ un ≤ 1

• Soit n ∈ V, on a n ≥ 0 et (n + 1) ≥ 0.

n
Donc, ∀n ∈ ℕ, un = ≤0
n +1
• Soit n ∈ V, on a (n + 1) ≥ n avec n > 0 et (n + 1) > 0

n
Donc, ∀n ∈ ℕ, un = ≤1
n +1

2) La démonstration par récurrence

Exemple :

u 0 = 2
Soit 
un + 1 = 2 + un , n ∈ ℕ
Montrer que : ∀n ∈ ℕ, un ≥ 2

Par récurrence, on a u0 = 2 ≥ 2.

• u1 = 2 + u 0 et u0 ≥ 0 et (2 + u0) ≥ 2 et on sait que la fonction


racine est croissante si x ≥ 0 d’où le résultat.

• On suppose que la propriété est vraie pour un rang n fixé et


on montre qu’elle est vraie au rang (n + 1).

Supposons que un ≥ 2 pour un n fixé.

On a un + 1 = 2 + un et on sait que un ≥ 0 donc (2 + un) ≥ 2


et comme la fonction racine est croissante, on obtient que
un + 1 = 2 + u n ≥ 2

• Donc, la propriété est vraie pour tout n entier.

3) La démonstration par l’absurde

• Soit la propriété (A ⇒ B).


On suppose que B est fausse et on abouti à une contradiction.

• Vous en verrez au cours de l’année.


La plus classique est de savoir démontre que 2 n’est pas
rationnel. (cf cours de prépa MPSI)

4) La démonstration par un contre exemple

• On suppose que la propriété (A ⇒ B) est vraie et on veut savoir


si la réciproque est vraie. Il suffit de trouver un exemple pour
lequel B est vraie et A est fausse.

III) Eléments sur les ensembles

1) Les ensembles

• On note E un ensemble d’éléments fini ou infini.

Exemples : E = {0, 1 , …, n} ; E = Y

• Si E est un ensemble en général, les éléments de E sont notés x,


y, z…

• Si x appartient à E alors on note x ∈ E. Dans le cas contraire, on


note x ∉ E.

• Soit A une partie de E.


Cela signifie que ∀x ∈ A ⇒ x ∈ E

Exemple : E = V et A = {n = 2p, p ∈ V}

• On note ∅ l’ensemble vide.

• Soit E et F deux ensembles.


On dit que E est inclus dans F et on le note E ⊂ F si et seulement
si ∀x ∈ E ⇒ x ∈ F

• Soit E un ensemble.
On note P(E) l’ensemble des parties de E et on a :
A ∈ P( E ) ⇔ A ⊂ E

• Remarques :
Soit E, F et G des ensembles.
– Si x est un élément de E alors {x} ∈ P(E).
– Si x, y ∈ E alors {x, y} ∈ P(E).
– Si E = F alors (E ⊂ F) et (F ⊂ E)
– ∅ ⊂ E et E ⊂ E (réflexivité)
– Si E ⊂ F et F ⊂ G alors E ⊂ G (transitivité).

2) Les opérations sur P(E)

• Soit E un ensemble et soient A, B ∈ P(E).


On définie les parties suivantes :

(1) Complémentaire de A dans E


CE A = A = {x ∈ E , x ∉ A}
(2) Réunion de A et B
A ∪ B = {x ∈ E , x ∈ A ou x ∈ B}
(3) Intersection de A et B
A ∩ B = {x ∈ E , x ∈ A et x ∈ B}
(4) Différence A moins B
A − B = {x ∈ E , x ∈ A et x ∉ B}
(5) Différence symétrique de A et B
A△ B = ( A − B) ∪ ( B − A)

• Propriétés :

A∪∅ = ∅ ∪ A = A
A∩∅ = ∅ ∩ A = ∅
A∪ B = A∩ B
A∩ B = A∪ B
A ∩ ( B ∪ C ) = ( A ∩ B) ∪ ( A ∩ C )
A ∪ ( B ∩ C ) = ( A ∪ B) ∩ ( A ∪ C )
IV) Relations

1) Définitions et relation d’équivalence

• Soit E un ensemble et x, y deux éléments de E.


On appelle couple l’élément noté (x, y). Deux couples (x, y) et
(x’, y’) sont égaux si et seulement si (x = x’) et (y = y’).

• Soit E et F deux ensembles.


On appelle produit cartésien de E et F noté E × F, l’ensemble :

E × F = {(x, y) ; x ∈ E et y ∈ F}

Remarque : E × E = E2

• Soit E1, E2, …, En n ensembles avec n un entier naturel. On a :

∏E
k =1
k = E 1 × E 2 × ... × En

Un élément de cet ensemble noté (x1, …, xn) s’appelle un


n – uplet.

Propriétés :

E × F = ∅ ⇔ E = ∅ ou F = ∅
( E × F ) ∪ (E × G) = E × (F ∪ G)

• Soit E et F deux ensembles.


On appelle relation (ou correspondance) de E vers F tout triplet
(E, Γ, F) où Γ ⊂ (E × F). On note ℜ cette relation et :

x ℜ y ⇔ ( x, y ) ∈ Γ
Propriétés :
ℜ S T
E → F , F → G, G → H
T  ( S  ℜ) = (T  S )  ℜ

• On appelle relation binaire, une relation de E dans lui-même.

Remarque : Soit E un ensemble, ℜ est une relation binaire sur E


et A ⊂ E.

• On appelle relation binaire induite sur A la relation :

∀( x, y ) ∈ A × A, ( x ℜ A y ) ⇔ ( x ℜ y )

• Une relation binaire ℜ dans E est dite :

Reflexive : ∀x ∈ E , ( x ℜ x)
Symétrique : ∀( x, y ) ∈ E 2 , ( x ℜ y ) ⇒ ( y ℜ x)
Antisymétrique : ∀( x, y ) ∈ E 2 , ( ( x ℜ y ) et ( y ℜ x) ) ⇒ x = y
Transitive : ∀( x, y, z ) ∈ E 3 , ( ( x ℜ y ) et ( y ℜ z) ) ⇒ ( x ℜ z )

• Soit ℜ une relation binaire sur E.


On dit que ℜ est une relation d’équivalence sur E si elle est
réflexive, symétrique et transitive.

• Soit ℜ une relation d’équivalence sur E.

Pour x appartenant à E, on appelle classe d’équivalence de x


modulo ℜ l’ensemble noté x , xɵ ou cl(x) et :

cl ( x ) = { y ∈ E , x ℜ y}
On appelle ensemble quotient modulo ℜ l’ensemble :

E = {cl ( x), x ∈ E}

Remarque :
Si E est muni d’une opérateur + et . et si ℜ est une relation
d’équivalence sur E alors sur l’ensemble quotient E / ℜ , on
définie les deux opérations +ɵ et ɵ. en écrivant :

xɵ .ɵy = x
.y et xɵ + ɵy = x
+y

2) Relation d’ordre

• Soit ℜ une relation binaire sur E.


On dit que E est une relation d’ordre dans E si eu seulement si
elle est réflexive, antisymétrique et transitive. On note :

x ℜ y⇔ x≤ y
Remarque :
L’ensemble (E, ≤ ) est dit ensemble ordonné.

• Soit (E, ≤ ) un ensemble ordonné.


On dit que x et y de E sont comparables si x ≤ y ou y ≤ x. On dit
alors que la relation d’ordre ≤ est totale.

Exemple :
(Y, ≤ ) est un ensemble ordonné et la relation ≤ est totale.

• Soit (E, ≤ ) un ensemble ordonné et A une partie de E.


– On dit que β ∈ E est un majorant de A si :
∀x ∈ A, x ≤ β

– Soit M l’ensemble des majorants de A. On appelle borne


supérieure de A si elle existe le plus petit majorant de A et
M = Sup(A).

– On appelle élément maximal b de A l’élément b de A tel


que ∀x ∈ A, x ≤ b
• Soit (E, ≤ ) un ensemble ordonné et A une partie de E.
– On dit que α ∈ E est un minorant de A si :
∀x ∈ A, α ≤ x

– Soit M l’ensemble des minorants de A. On appelle borne


inférieure de A si elle existe le plus grand minorant de A et
M = Inf(A).

– On appelle élément minimal a de A l’élément b de A tel


que ∀x ∈ A, a ≤ x