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Mai 2019

TECHNIQUES DE
CONSTRUCTION

Mme HACHIMI Manal


Hachimi.manal@gmail.com
Introduction & Généralités

Les intervenants et plans nécessaires dans


un acte à bâtir
CONTENU

Analyse d’une structure de bâtiment


(gros œuvres)

Lots accessoires d’une construction


(second œuvres)
Introduction & Généralités
L’IMPORTANCE DU SECTEUR BTP AU MAROC

• Le secteur du BTP au Maroc constitue un réel potentiel de développement.

Engagement du pouvoir public dans le développement économique et social

• Le BTP est l'un des secteurs les plus créateurs de richesses et d'emplois.

{ Le taux d’emploi créé par les E/ses BTP a passé de 10.25 % en


2004 pour atteindre 65,19% des emplois créés en 2009}

Besoin de MO Grand approvisionneur de ressources humaines


L’IMPORTANCE DU SECTEUR BTP AU MAROC

•Le poids de la contribution du secteur BTP est significatif sur l'ensemble des indicateurs
macro-économiques clés.
(Contribue à hauteur de 6,6 % du PIB (produit intérieur brut))

•Selon la FNPI (Fédération nationale des promoteurs Immobiliers), le secteur du BTP compte plus de
53.000 unités de production.

Plaire aux différents agents économiques.


Proposer une large gamme de produits et services : logement, bâtiments
industriels et commerciaux, …
LES INTERVENANTS ET PLANS NECESSAIRES DANS UN ACTES A BÂTIR

Construction d’un bâtiment OPERATION COMPLEXE!!!

NECESSITE LA COLLABORATION ENTRE DE


NOMBREUX INTERVENANTS

S’appuie sur un ensemble de dossiers comprenant des


pièces écrites et des pièces dessinées ayant un caractère
artistique, technique, financier et administratif.
LES INTERVENANTS ET PLANS NECESSAIRES DANS UN ACTES A BÂTIR

Bureau d’étude Entrepreneur


Maître de l’ouvrage technique

Maître d’oeuvre Bureau de contrôle


MAÎTRE DE L’OUVRAGE

Un maître de l’ouvrage est une personne physique ou morale


pour le compte de qui les travaux ou les ouvrages sont exécutés.

Entité publique Entité particulière


(administrations, collectivités (promoteurs, constructeurs,
locales…) investisseurs…)
RÔLE DU MAÎTRE DE L’OUVRAGE

-Etablir précisément ses besoins de construction ;

-Organiser toutes opérations d’investissement ;

-Choisir le maître d’œuvre et le BET ;

-Assurer le suivi et le contrôle des travaux ;

-Financer les travaux réalisés .


MAÎTRE D’OEUVRE

Un maître d’œuvre est une personne physique ou morale qui, pour sa


compétence, est chargée par le maître d’ouvrage de diriger l’exécution du
marché et de proposer la réception ainsi que le règlement des travaux.

Entité publique Entité particulière


(Département d’agriculture, (Topographe, architecte,
département d’équipement…) BET…)
RÔLE DU MAÎTRE D’OEUVRE

-S’assurer de la faisabilité de l’opération ;

- Concevoir, décrire et évaluer les ouvrages ;

- Etablir les dispositifs réglementaires ;

- Préparer les marchés ;


RÔLE DU MAÎTRE D’OEUVRE

- Consulter les entreprises ;

- Diriger les travaux ;

- Contrôler la conformité de l’ouvrage avec le


projet ;

- Superviser les versements d’acomptes aux


entreprises .
•Réceptionner et étudier la commande du maître d'ouvrage (clients publics, sociétés de
promotion immobilière, cabinets d'architecture ou d'urbanisme, entreprises ou
particuliers).

•Réaliser le document topographique regroupant l'ensemble des données relatives à la


réalisation de l'ouvrage (plans de situation, levé de l’existant, cartographies...).
•Participation aux études de calcul et de chiffrage (devis, estimations, etc.) des avant-
projets et aux phases de réalisation en lien avec les ingénieurs d'études, l'économiste de la
construction et les conducteurs de travaux.

•Contrôler l'obtention et la validation des permis de construire et/ou de démolir.


-Un architecte dessine, conçoit et supervise la
construction d'un bâtiment.

-Il dessine les plans qui permettent de représenter


graphiquement et techniquement un bâtiment, en
prenant en compte les besoins et désirs du maître
d'ouvrage (le client), afin de mettre en évidence les
caractéristiques du projet.
Plan de masse

Permet de représenter un projet


dans son ensemble, vu du dessus, en
intégrant les limites du terrain, les
différents accès, et éventuellement
les bâtiments voisins.
Plan de situation

Situer le projet
Par rapport à son
environnement
Plan de niveau

Le plan de niveau est le plan le plus


important en architecture.
Il s’agit d’une vue de dessus qui
représente les différents espaces et
limites (murs, portes et fenêtres)
d’un étage.
Plan d’élévation ou de façade

Une élévation est la représentation


d'une façade.
C'est la vue la plus commune pour
représenter l'aspect extérieur d'une
maison ou d'un immeuble.
Plan de coupe

Une vue en coupe représente


un bâtiment coupé selon un plan
vertical. Dans cette vue, chaque
élément coupé par le plan est
représenté par une ligne en gras.
Vue de détail
Les vues de détails montrent une
petite partie de la construction à
une plus grande échelle.
Elles sont notamment utilisées sous
forme de vues en coupe pour
montrer des détails de construction
complexes (par exemple jonction
sol-mur, ouverture des fenêtres,
sommet du toit) qui ne peuvent
être montrés sur une vue complète
du bâtiment.
BUREAU D’ETUDE TECHNIQUE

Un bureau d’étude est un organisme indépendant ou service interne d’une


entreprise, chargé d’étudier sur le plan technique le projet du maître d’oeuvre
afin de garantir la résistance et la stabilité des ouvrages ainsi que le bon
fonctionnement des équipements techniques.

-De béton, thermique, d’électricité, de charpente…


LES ATTRIBUTIONS DU BUREAU D’ETUDE TECHNIQUE

-Rédiger des rapports d’études techniques (géotechnique, acoustique, hydraulique, etc.)


avant de commencement des travaux ;

- Etablir toutes les notes de calculs nécessaires au dimensionnement des ouvrages par
rapport des résultats obtenues en rapports ;

- Dessiner tous les plans d’exécution des ouvrages accompagnés de leur nomenclature et
instructions techniques éventuelles, définissant sans ambiguïté les travaux des divers
corps d’état.
Plan de coffrage

Un plan de coffrage ou un plan d'exécution est


un dessin technique préparé par un bureau
d'étude en génie civil, c'est un document de
référence qui permet l’exécution de l’ossature
de l’ouvrage.
Eléments représentés sur un plan de coffrage

Poteaux : ils sont représentés par une coupe


de leur forme (exemples : carré, cercle,
rectangle...) et repérés par la lettre P en trait
fort, suivie d’un numéro, exemple : P1, P2...

Poutres : elles sont repérées par un chiffre et


un numéro suivi de la section indiquée entre
parenthèses.
La référence des poutres doit préciser dans
l’ordre suivant : largeur et hauteur: pour
désigner que la poutre A1 fait 22 cm de
largeur et 30 cm de hauteur.
Plan de ferraillage

Un plan de ferraillage
(dessin d’armatures) est
une représentation des
armatures d'un ouvrage en
béton armé, réalisé par le
bureau d'études et destiné
aux ferrailleurs.
LABORATOIRE GEOTECHNIQUE
L’étude du sol

Afin de déterminer quel type de fondations devront être coulées


pour la construction, un ingénieur géotechnique devra procéder à
une étude du sol. Cette étape vise à rechercher et identifier la nature
d’un sol et les risques éventuels que présente un terrain (circulation
d’eaux souterraines, paramètres de déformabilité et de
comportement des sols telles que l’instabilité).
BUREAU DE CONTRÔLE

-Un bureau de contrôle est un organisme choisi et rémunéré par


le maître d’ouvrage, qui prend en charge le projet pour assurer
la sécurité des biens et des personnes.

-L’organisme de contrôle peut être un bureau de contrôle autorisé


(comme : Véritas, Socotec) ou bien même une personne physique
agrée pour remplir la mission de contrôleur technique.
BUREAU DE CONTRÔLE

-Bureau de contrôle technique ou contrôleur technique (CT) :


Son rôle est de s’assurer du respect des normes en phase
conception et travaux. Il vérifie les calculs, les plans
d’architecte et du BET.
Le bureau de contrôle est le référent technique du Maitre
d’Ouvrage.
LES PRINCIPALES TÂCHES DU BUREAU DE CONTRÔLE

-Garantir sur le plan technique la bonne exécution ;

- Assurer le contrôle des travaux pendant leur réalisation ;

- Effectuer tous les essais et les mesures de contrôle ;

- Rédiger les procès-verbaux correspondants.


Ordonnancement Pilotage Coordination

-OPC (Ordonnancement Pilotage Coordination) : Son rôle est de


coordonner les entreprises pour vérifier chaque semaine
l’avancée des travaux, pour une livraison de l’ouvrage dans les
délais.
ENTREPRISES

-Entreprises : le chantier peut ne comporter qu’une entreprise


générale qui assure tous les travaux, ou différentes entreprises
qui correspondent aux différents corps de métier : entreprise de
gros oeuvre (GO), de VRD (voirie réseaux divers), de plomberie,
d’électricité, de carrelage, de peinture, de menuiseries etc.
Analyse d’une structure de
bâtiment (gros œuvres)
TRAVAUX DE PREPARATION DU CHANTIER

1. Phase d’implantation

2. Installation de la chaise

3. Travaux de terrassement
1. Phase d’implantation

• Définition de l’implantation d’un bâtiment

L’implantation d’un bâtiment est la première phase d’exécution d’une


construction. Elle consiste à déterminer sur le terrain les principales lignes
directrices de la construction, et à matérialiser tous les tracés géométriques
prévus par le dossier de travaux ( les axes de fondations et de murs, les largeurs
des fondations et des limites des différents murs). Ces lignes sont matérialisées
par des cordeaux fixés sur des éléments supports appelés chaises
d’implantation.
1. Phase d’implantation

L’implantation matérialise les plans de la construction sur le terrain


constructible. Le but de cette première phase du gros œuvre est de signaler
l’emplacement de la construction, des murs, etc. Cette étape doit être réalisée
avec un maximum de précision, car la moindre erreur peut fausser le reste de la
construction. Pour cela, le chef du chantier doit disposer d’un plan de masse(plan
schématique qui informe sur les limites du terrain, son orientation, la
topographie, etc.) et d’un plan d’implantation.
1. Phase d’implantation

• Définition du plan d’implantation

Le plan d’implantation d’un bâtiment est un document essentiel. En effet, il faut


reporter sur le plan de géomètre la position des bâtiments d’après les plans
d’architectes ( plan de masse) en vérifiant tous les points donnés et en rattachant
le bâtiment à des repères fixes afin que le chef du chantier puisse effectuer le
tracé.
1. Phase d’implantation

Plan de masse
•Comment implanter un bâtiment?

Terrain borné Constructions


(aucune construction) existantes

L’implantation se fait par L’implantation se fait par


rapport aux bornes. rapport aux constructions.
2. Installation de la chaise

Après avoir délimité le terrain à l’aide de bornes de


délimitation (opération effectuée par le géomètre), on place
des chaises d’implantation. Il s’agit de piquets, placés à chaque
angle de la construction, à partir desquels le maçon repère tous les
murs. De ces chaises, on tire des cordeaux permettant ensuite de
tracer l’emplacement des futurs murs.
2. Installation de la chaise La chaise

Etablissement des bornes d’un Repérage des éléments porteurs au


bâtiment niveau du sol (poteau et semelles)

L’intérêt de la chaise réside dans le fait de transférer les 4 bornes de limite de


bâtiment , ainsi dans le cas ou je creuserais je pourrais redélimiter et redéfinir mes 4
bornes sans avoir recours une deuxième fois à l’IGT.
2. Installation de la chaise

Une fois la chaise est installé,


on procède au repérage des
poteaux et axes. En se
basant sur le plan de
coffrage.
3. Travaux de terrassement

DEFINITION

• Le terrassement désigne l’ensemble des opérations


visant à mettre en forme le terrain à bâtir, et à le
préparer avant de couler les fondations.

• Le terrassement permet à la construction finale d’être


bien stable. Grâce à cette étape préparatoire des travaux,
on évite les tassements, glissements ou autres effondrements
de sol, qui peuvent mettre en péril la construction.
3. Travaux de terrassement

Parmi ces opérations, on distingue:

Le lissage du terrain (ou "nivellement


du sol") : Les fouilles : trous creusés dans le sol pour
Etape qui consiste à retirer l’excédent l’exécution des fondations.
de terre, et à aplanir le terrain.

Déblai: abaisser le niveau du terrain par enlèvement de la terre.

Remblai: apporter les terres afin de relever le niveau.

Décapage: enlever la couche supérieure du terrain (terre végétale).


CONSTRUCTION DES GROS OEUVRES
1. LES FONDATIONS

Les fondations sont le pilier d’une construction. Elles


permettent la répartition égale du poids d’une maison et
préservent l’équilibre de sa structure face aux comportements
du sol. L’étude du sol réalisée au préalable permet de
déterminer si le bâtiment requiert des fondations spécifiques.

STABILITE !!!!
1. LES FONDATIONS

TYPES DE FONDATIONS

Les fondations superficielles: moins de 3 mètres, sur un terrain stable et pour


des construction légères (semelles isolées, semelles filantes).
1. LES FONDATIONS

TYPES DE FONDATIONS SUPERFICIELLES

•Semelle isolée: on les retrouve au droit d'un poteau

•Semelle filante: elle est située sous tous les murs porteurs. Elle
peut être renforcée par des armatures si les charges qu’elle reçoit
sont importantes.
1. LES FONDATIONS

TYPES DE FONDATIONS

Les fondations profondes: Lorsque la résistance du sol de fondation est faible


en surface, on doit chercher les couches de sol plus résistantes en profondeur.
On utilise pour cela : Pieux forés, pieux battus…

Les fondations profondes: plus de 6 mètres, la structure est renforcée avec des
pieux.

Les fondations semi-profondes: entre 3 et 5 mètres, une dalle de béton armé


est requise.
1. LES FONDATIONS

CHOIX D’UNE FONDATION

Les critères influant le choix d’une fondation sont donc :

- La qualité du sol.

- Les charges amenées par la construction.

- Le coût d’exécution.
1. LES FONDATIONS

DEFINITION
Les fondations correspondent à l'ensemble des ouvrages enterrés qui assurent
la stabilité de la maison en répartissant les charges dans le sol. Elles limitent
les phénomènes de tassement, glissement, etc.

Les fondations vont répartir au mieux la descente de charge du


bâtiment afin de garantir une bonne assise et consolider l’édifice.
1. LES FONDATIONS

Les étapes de réalisation d’une fondation

Evaluation du terrain
(Nature et portance du sol)

Type de fondation
1. LES FONDATIONS

Les étapes de réalisation d’une fondation

Creusement des fouilles de


fond
1. LES FONDATIONS

Les étapes de réalisation d’une fondation

Préparation des cales:


disposer des cales en bois,
tous les deux mètres, au fond
de la tranchée. L’armature ne
doit en effet pas être au
contact du sol.
1. LES FONDATIONS

Les étapes de réalisation d’une fondation

Pose des armatures de


fondation
1. LES FONDATIONS

Les étapes de réalisation d’une fondation

Armatures de liaison rapide


1. LES FONDATIONS

Les étapes de réalisation d’une fondation

Armature d’attente verticale


1. LES FONDATIONS

Les étapes de réalisation d’une fondation


1. LES FONDATIONS

Les étapes de réalisation d’une fondation

Coulage du béton
1. LES FONDATIONS

Les étapes de réalisation d’une fondation

Montage des rangées de


Parpaing

Chainage verticaux
1. LES FONDATIONS

Les étapes de réalisation d’une fondation

Installation du treillis soudé

Béton du plancher est coulé


sur toute da surface en une
seule fois
2. LE DALLAGE

Méthode
Etude préalable du sol S’assurer que la construction ne court aucun risque

Mise en œuvre possible Bonnes conditions du sol

SOL:
-Dur (évitez de construire sur des sols argileux ou sablonneux)
-Stable (sans vide sous la surface)
-Homogène (pas de mélange de sols avec des caractéristiques diff)
-Drainé ( éviter les éventuelles remontées d’eau qui risqueraient de
soulever la dalle)
2. LE DALLAGE

Types de dallage

Dallage liaisonné Dallage désolidarisé

-D. liaisonné: Les armatures du dallage continueront pour se liaisonner


dans vos murs en béton.
-Une dalle liaisonnée bougera donc avec les mouvements des murs
contrairement à une dalle désolidarisée.
-Si la construction dépasse les deux niveaux (Rez-de-chaussée et premier
étage), alors il est conseiller d’effectuer un dallage désolidarisé des fondations
pour éviter les problèmes de tassement
2. LE DALLAGE

Mise en œuvre

-Mise en place d’un hérisson.


L’hérissonage: En construction, un hérissonage est une couche de moellons, ou de pierres
concassées ou roulées sur une épaisseur avoisinant 25 cm. Le but est de servir d’assise à la
datte de forme et éviter la remontée des eaux par capillarités.

Il endosse trois principales fonctions :


-Il assure la stabilité du dallage béton qui repose dessus.
-Il prépare le terrain pour recevoir une construction de niveau.
-Enfin, il forme une barrière contre l'humidité du sol.
2. LE DALLAGE

Mise en œuvre

-Il faudra placer un film polyane sur le dessus de ce hérisson pour éviter les remontées
d’eau et rendre la construction étanche.
-Pose de l’isolant . Il s’agit évidemment d’un isolant dense (PES, fibre de bois), sur
toute la sous-face du futur dallage.

-Créer le coffrage bois sur le pourtour du dallage, en général l’épaisseur est de 12/15
cm, puis installer les treillis soudés dimensionnés au préalable.

-Vous pouvez maintenant couler votre dallage béton puis le tirer pour le mettre
parfaitement de niveau et bien lisse.
2. LE DALLAGE

Avantages

-Mise en œuvre est très simple, pas besoin d’équipements très pointus ni même d’un
savoir-faire trop élevé en la matière.
- La mise en place d’un dallage est également très abordable en termes de prix.

Inconvénients

-ISOLATION DU DALLAGE !!!

Vide sanitaire
2. LE DALLAGE

Les dallages sont calculés:

-Pour supporter charges réparties et localisées

-Transmettre ces charges correctement au sol de fondation


3. LE PLANCHER

-Les planchers désignent les structures porteuses horizontales d’un édifice.


-Ces porteurs horizontaux supportent leur propre poids ainsi que celui des
revêtements, des murs, des cloisons ainsi que des charges d’exploitation.
-Ils peuvent être réalisés à partir de divers matériaux dont le béton.

-Le rôle essentiel des planchers est d’assurer la transmission des charges verticales
aux éléments porteurs de l’ossature (poteaux ou murs).
-Ils permettent de séparer plusieurs niveaux et servent de supports rigides pour les
revêtements de sol (parquet, carrelage, etc.).
-Les planchers en béton ont des fonctions isolantes : isolation phonique, isolation
thermique.
3. LE PLANCHER

Types de plancher

-La dalle pleine


-La prédalle
-Le plancher à poutrelles
-La dalle alvéolaire
-Le plancher collaborant.
3. LE PLANCHER

Types de plancher

-La dalle pleine:

*La dalle pleine est celle la plus utilisée pour les constructions collectives.
*La dalle pleine est une dalle continue favorisant le passage
des canalisations et la pose de revêtements de sol.
*La dalle pleine en béton armé a une épaisseur comprise entre 16 cm et
25 cm. Cette dalle est armée afin d’augmenter la résistance mécanique de
la structure.
3. LE PLANCHER

Types de plancher

-La prédalle:

*La prédalle est une dalle mince crantée composée d’armatures en acier.
*La prédalle constitue la partie inférieure du plancher et sert de coffrage
pour la dalle pleine.
*Préfabriquée en usine, elle a une taille standard de 2,50 m.
*La prédalle est le plus souvent utilisée pour la construction de bâtiments
collectifs en raison de la rapidité de sa mise en œuvre
3. LE PLANCHER

Types de plancher

-Le plancher à poutrelles:

*Le plancher à poutrelles est utilisé le plus souvent pour les constructions
d’habitations individuelles.
* Poutrelles fabriqués sur place : nervures
*On distingue 2 types de planchers à poutrelles (préfabriquées) : le
plancher à poutrelles en béton armé et le plancher à poutrelle précontraint
bénéficiant d’une portée plus importante.
Béton précontraint

La précontrainte est une technique de construction des ouvrages


en béton de ciment qui consiste à créer des efforts internes
favorables. Ceux-ci sont soigneusement ajustés pour réduire les
effets de la faiblesse du béton en traction.
POUTRELLES

HOURDIS *Les poutrelles sont placées à intervalles réguliers sur les éléments
porteurs tels que les murs ou les poutres.
*L’intervalle est comblé par des hourdis en béton, en terre cuite ou
au moyen de matériaux isolants (polystyrène, etc.).
HOURDIS
C’est un mélange de ciment + gravette
ayant la dimension du riz + sable + eau.
Elles ont essentiellement pour rôle
l’isolation thermique, (c’est pour ça
qu’on a les vides au milieu)
Ce n’est pas du tout un élément
porteur, c’est un élément d’isolation.

Rôle de l’hourdis : c’est un coffrage pour


la dalle de compression et le
comblement de la poutrelle. Et en
parallèle, ça permet l’isolation et le gain
de matière
COMMENT CONCEVOIR UN PLANCHER EN
HOURDIS?

-Mettre les poutrelles en place

-Poser les hourdis

-Mettre du béton

-L’isolation du hourdis
3. LE PLANCHER
Types de plancher

-La dalle alvéolaire:


*Dalle préfabriquée permettant la
réalisation de planchers de grande portée.
* Présente des alvéoles sur toute sa
longueur (évidements longitudinaux par
extrusion du béton) pour un allégement
maximum de son poids propre
*Disponible en différentes hauteurs et
longueurs elle est fabriquée sur mesure pour
votre chantier
*Intègre (sur demande) des boucles de
levage intégrées
3. LE PLANCHER
Types de plancher

-Domaine d’emploi:

*Constructions où la portée des planchers


est élevée
*Bâtiments industriels, bureaux et
parkings
*Toutes zones sismiques (associée à une
dalle de compression)
3. LE PLANCHER
Types de plancher

-Le plancher collaborant:


*Le plancher collaborant est utilisé pour les
bâtiments industriels ou à l’usage du public
(collèges, etc.).
*Ce plancher se compose d’une armature en
tôle nervurée et d’une dalle de béton
renforcée par un treillis soudé.
*Comme dans le cadre de la dalle alvéolaire,
ce système permet de grandes portées ainsi
qu’une mise en œuvre facilitée.
3. LE PLANCHER
Types de plancher

-Le plancher collaborant:


*Les planchers collaborants sont basés sur
un principe très simple, l’association de
deux matériaux.
*Des bacs d’aciers en tôle ondulée sont
disposés sur toute la surface du futur
plancher et en forment la sous-face. On
vient alors disposer des armatures sur le
dessus puis couler un béton ou un mortier
pour former après talochage une dalle lisse.
4. L’ASSAINISSEMENT
L'assainissement est la collecte, le stockage et l'épuration des eaux usées du
bâtiment. Il doit être pris en compte assez tôt dans le chantier pour une
installation optimale (avant l’hérissonage)

On distingue 2 types de réseaux d’assainissement externe :


• Réseau unitaire ; Quand on mélange les eaux usées avec les eaux pluviales
• Réseau séparatif ; Quand on est amené à séparer les deux conduites eaux
pluviales et usées.

Remarque :
Quand on dispose d’une construction individuelle = obligation d’avoir un
réseau séparatif avec la construction d’une fosse septique qui est liée à un
puit perdu.
5. LES ESCALIERS

-L’escalier: élément d’ouvrage permettant de passer à pied d’un étage de


bâtiment à un autre.
-L’escalier est composé d’une succession régulière de plans horizontaux
consistant en des marches et des paliers.
5. LES ESCALIERS

La paillasse
-C’est l’élément porteur des escaliers (en béton armé)
-La paillasse est une dalle en béton armé qui suit la descente des escaliers.

La paillasse
-Elle supporte les différentes charges
et surcharges
5. LES ESCALIERS

-Marche : surface plane de l’escalier sur laquelle le pied se pose pour utiliser
l’escalier.
-Contremarche: face verticale reliant, quand elle existe, deux marches
successives.

-Nez de la marche: bord extérieur de la marche, en


débord ou non par rapport à la contremarche .
5. LES ESCALIERS

Emmarchement : largeur praticable de l’escalier qui correspond en général à


la grande dimension de la marche
Hauteur de marche : distance verticale séparant le dessus de deux
marches successives. Cette hauteur varie généralement entre 16 et 21 cm.

Giron : distance horizontale mesurée entre les nez


de deux marches successives.

Profondeur de marche : distance horizontale


entre le nez de marche et la contremarche
(correspond au giron auquel on rajoute le
débord du nez de marche).
5. LES ESCALIERS

-Palier : plan horizontal plus large que les marches courantes. Deux paliers
consécutifs délimitent une volée d’escalier. Si le palier est au même niveau
qu’un étage courant du bâtiment, on parle de palier d’arrivée (ou palier de
départ). Sinon, il s’agit d’un palier intermédiaire (Ou palier de repos).

-Volée : ensemble de marches successives, compris


entre deux paliers

-Ligne de foulée : ligne théorique représentant le


parcours usuel lorsque l’on emprunte l’escalier.
6. LES OUVERTURES

-Le linteau est l'élément qui forme la partie haute d'une


ouverture dans une paroi.
-C’est un élément en béton armé ayant
l’épaisseur du mur et la hauteur variable en
fonction de la largeur de l’ouverture.

-Les caractéristiques des linteaux dépendent


de la largeur de l'ouverture à créer qui définit
la longueur maximale du linteau puis de
l'épaisseur du mur dans lequel le linteau sera
intégré.
7. MACONNERIE (MÛRS)

A. Maçonnerie de façade

-Les murs de façade sont généralement des murs réalisés en double cloisons.

La maçonnerie de parement joue le


rôle d'écran contre les pluies battantes
mais n'offre pas une étanchéité totale.
Elle absorbe l'eau, elle fait donc office
de paroi-tampon et constitue une
surface de séchage (par temps sec) de
l'eau accumulée dans le mur.
7. MACONNERIE (MÛRS)

A. Maçonnerie de façade

La coulisse interrompt le passage de


l'eau au travers des matériaux, elle évite
que l'eau qui a pu traverser la paroi
extérieure ne soit projetée par le vent
sur la paroi intérieure et permet à cette
eau de s'écouler sur la face interne du
parement.
Elle permet de recevoir un isolant.
7. MACONNERIE (MÛRS)

A. Maçonnerie de façade

La paroi intérieure sert généralement


d'élément porteur à la construction

L'enduit constitue une barrière à l'air qui


réduit fortement les infiltrations d'air dans le
bâtiment. S'il n'est pas possible d'appliquer
l'enduit sur la face vue de la paroi intérieure
(maçonnerie intérieure apparente), il faudra
prévoir un enduit sur cette paroi intérieure
mais du côté coulisse.
L‘ENDUIT

Les travaux d’enduit se font en 3 couches


*On arrose avant pour que le mur n’absorbe pas toute la
quantité d’eau.
-la première une couche d’accrochage (de l’enduit) est
réalisée en grain de riz (tout petite pierre légèrement plus
grande que la taille du grain de riz) ciment eau et un peu
de sable après l’arrosage du mur. On fait la projection de ce
mélange sur le mur pour que la surface du mur soit
suffisamment rugueuse. On voit toujours le fond du mur et
la couleur de brique (rouge). Cette couche est d’épaisseur
négligeable
-Laisser sécher jusqu’à ce que ce soit résistant (24-48h).
L‘ENDUIT

-on met la couche de dressage : sable+ciment+eau


(mortier). Ce sont des quantités qu’on projette. Pour
s’assurer de la planéité et contrôler le mur, on prend une
règle de 2m ou 2,5m de long et je la passe sur le mur.
D’épaisseur d’environ 1 cm
-La couche de finition : contient sable et ciment et
d’épaisseur d’environ 0,5cm (+/-). Le Ciment, on peut
utiliser 400kg/m3.
7. MACONNERIE (MÛRS)

B. Mur mitoyen

- Le terme « mur mitoyen » désigne les murs qui servent de séparation entre deux
bâtiments
SECOND OEUVRES
1. Revêtement

-Quand on coule la dalle de compression La face supérieur de dalle n’est


pas régulière. Possibilité de présence de différences.

-Différents types:
oRevêtement en carreaux céramiques
oRevêtement en marbre
oRevêtement en granit
oRevêtement avec de la pierre
oEn béton lissé adouci
oEn bois, parquet etc.
2. Menuiserie

Le bloc-porte est constitué d’un ensemble comprenant l’ouvrant, c’est-à-dire la partie


battante d’une porte, et l’huisserie ou dormant, correspondant à la partie fixe.
2. Menuiserie

Précadre:
Ce sont des éléments qu’on doit fixer sur la maçonnerie et qui ont pour objectif
principal de définir avec plus de régularité l’ouverture mais qui servent aussi à protéger
le cadre (le vrai), que ce dernier reste intact et protégé.

Pour ne pas détériorer le cadre, on réalise le


précadre sur lequel sera posé le cadre et pour
permettre aussi l’entrée et la sortie de
matériaux
2. Menuiserie

Précadre:
*Il fait 10 cm de largeur, 4 cm d’épaisseur et fait le
contour de l’ouverture (pour la fenêtre le contour
entier et pour la porte pas besoin de la partie basse).

*On utilise des clous de 7 à 10 cm.

*Il existe des supports pour conserver l’angle droit qui


doivent rester jusqu’au scellement définitif du pré
cadre contre le mur.
2. Menuiserie

Précadre:
*Il fait 10 cm de largeur, 4 cm d’épaisseur et fait le
contour de l’ouverture (pour la fenêtre le contour
entier et pour la porte pas besoin de la partie basse).

*On utilise des clous de 7 à 10 cm.

*Il existe des supports pour conserver l’angle droit qui


doivent rester jusqu’au scellement définitif du pré
cadre contre le mur.
3. Installation sanitaire / Plomberie

La plomberie fait partie de ce qu’on appelle


généralement le « second œuvre », lors de la
construction d’une habitation. Son
installation se déroule en plusieurs étapes
précises et doit tenir compte de nombreux
paramètres.
3. Installation sanitaire / Plomberie

Etapes d’installation de la plomberie


*La pose du compteur d’eau
*Installer la robinetterie
-La robinetterie regroupe l’ensemble des équipements, à
tournant ou à soupape, indispensables à l’installation de
votre plomberie.
>Le robinet : il est constitué d’un joint ou obturateur,
manœuvrable via une tige, et qui permettra de permettre ou
d’interrompre tout écoulement d’eau.
>Les vannes : ce sont des variétés de robinet qui,
contrairement au robinet classique utilisé sur des tuyauteries
de faible diamètre, sont adaptés aux sections plus grandes
3. Installation sanitaire / Plomberie

Etapes d’installation de la plomberie


>Les clapets : ils permettent de définir un seul sens de
passage à l’eau.
>Soupape de sécurité : automatique ou non, ce type de
soupape permet de normaliser la pression dans une enceinte
en évacuant l’excès d’eau
>Le détendeur : cet appareil est monté en début de toute
installation plomberie juste après le compteur et sert à
limiter la pression dans les canalisations domestiques.
Généralement il est réglé à 3 bars.
3. Installation sanitaire / Plomberie

Etapes d’installation de la plomberie


3. Installer la tuyauterie
>Fonte solide : silencieux, mais pas
aisés à manipuler
>PVC : excellent pour évaluer les
liquides
>Cuivre et PEX (plastique rigide) :
résistant à toutes les températures
>Cuivre chromé : facile à courber,
finition chromée attrayante, idéale
pour alimenter les appareils
sanitaires
3. Installation sanitaire / Plomberie

Etapes d’installation de la plomberie


4. L’installation des équipements sanitaires
>L’installation de la plomberie de cuisine ou de salle de
bain (lave-vaisselle, la machine à laver, l’évier, baignoire,
lavabo,) passe par le branchement des équipements
au réseau d’alimentation en eau, et s’achève par
l’évacuation des eaux usées.
>Quant au montage du WC, il nécessite la mise en place du
réservoir, de la cuvette, et la mise en service de la chasse
d’eau
3. Installation sanitaire / Plomberie

ALIMENTATION

*L’alimentation : se fait à partir d’une


conduite de 1m – 1,1m sous le trottoir.
L’immeuble est branché avec une conduite
de diamètre relativement important de 60
cm ou plus. On l’a met dans un petit
endroit qu’on appelle nourrisse et c’est à
partir de là qu’on fait la distribution vers
les différents appartements.
3. Installation sanitaire / Plomberie
EVACUATION

Vidanges : petites conduites de diamètre 40-50 mm qui relient le sanitaire (baignoire,


lavabo, receveur de douche, évier, machine à laver etc..) à la chute. Ils viennent avec
une certaine inclinaison et sont raccordés aux chutes.
Les chutes : c’est les descentes ou conduites verticales en PVC qui ramènent les eaux
pluviales ou usées du point de sa production vers le regard intérieur (réalisé avant le
dallage).
Evacuation des eaux pluviales : à partir de la terrasse jusqu’au regard au niveau du RDC.

Chute des eaux usées : conduite qui commence à partir du dernier étage et doit continuer
dans un sens jusqu’au terrasse pour la ventilation secondaires (évacuation des odeurs).
4. Installation électrique

• On doit réaliser les gaines de la filerie (tubes


isoranges) en faisant des tranchées dans les
murs.
• Les fils isoranges vont vers les prises et tous les
points lumineux et les interrupteurs qui sont
encastrés dans le mur.
• Ces derniers sont définis dans le plan
d’architecture. Le tubage est défini dans le plan
du BET. Cela suppose que le tableau électrique
est repéré.

• RQ : les plafonniers et les tubes isoranges sont prévus


avant de couler la dalle de compression. Mais les
liaisons entre les interrupteurs et les prises sont posés
au le sol (après la coulée et avant le revêtement).
5. Peinture

-On frotte la surface du mur avec du papier abrasif


-On réalise tout d’abord une couche d’imprégnation, cette couche est réalisée avec
une peinture ordinaire diluée à 75%et qui a pour objet essentiel l’absorption de la
poussière et aussi de nous permettre la détection des éventuelles fissures.
-On fait passer une première couche d’enduit de peinture : patte déjà préparée
qu’on étale sur la surface du mur pour avoir une surface lisse.
-Le lendemain, on frotte et on fait passer une deuxième couche
-On peut avoir éventuellement recours à la 3ième couche
-Après ponçage , on peut attaquer les couches de peinture généralement 2 pour le
les murs et plafonds.