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-Les fleurs du mal : Le renouveau poétique :

« Les Fleurs du mal » se proposent de sonder des agitations d’une jeunesse


révoltée dont fait partie Baudelaire. Au fait, il tend à travers ce recueil à
humaniser le spirituel pour atteindre le luxe, le confort et l’idéal. « un luxe
intérieur retrouvé » comme l’appelle le poète(11). Le souci de Baudelaire à
travers l’humanisme consiste à conjecturer la vérité et la beauté. C’est au fond
de lui-même et au fond des objets qu’il cherche à découvrir d’autres horizons.
S’il se consacre à sillonner ces horizons, c’est pour relier la profondeur à la
totalité du monde en plus d’atteindre la splendeur poétique du caché via une
imagination conquérante et via les différentes correspondances. D’où
l’originalité des « Fleurs du mal ». C’est bien par ce titre densément révélateur
qu’il tend à refléter la fulgurance d’une tension vitale et l’extrême densité
d’une expérience poétique singulière. Dans ce contexte, il importe de préciser
que l’imagination chez Baudelaire est dotée d’une puissance révélante. A ce
propos Jean-Pierre Richard précise que : « L’imagination pénètre ici jusqu’au
plus intime de l’objet, mais c’est pour faire éclater cette intimité et la relier
en profondeur à la totalité du monde. »(12).

Il est à rappeler que le recueil baudelairien « Les fleurs du mal » paru en 1857,
compte cent poèmes, chiffre de perfection, et cinq parties : « Spleen et Idéal »,
« Fleurs du mal », « Révolte », « Le Vin », « La Mort ». Etant condamnées pour
outrage à la morale, certaines pièces du recueil l’ont poussé à rétablir

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