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L’électrotechnique

L’électrotechnique se rapporte « aux applications pratiques de l'électricité, à la science


étudiant ces applications ». Elle concerne par exemple la production, le transport, la
distribution, le traitement, la transformation, la gestion et l’utilisation de l’énergie électrique.
Parfois appelée génie électrique, elle remonte à l'invention d'un générateur électrostatique en
1672 par Otto von Guericke, une méthode pour séparer des charges électriques.

Un générateur électrostatique

Électrotechnique sous forme de la technologie de l'énergie


Production et consommation de l’énergie électrique

Moteur asynchrone 8 kW.


L’électricité peut être employée pour transporter l’énergie d’un point à un autre, elle sert de
vecteur énergétique. Il y a d’abord une énergie primaire, entre autres : énergie potentielle de
pesanteur, nucléaire, thermique. L'énergie primaire est transformée en énergie mécanique
(ex : énergie mécanique de rotation dans une turbine), qui elle-même est transformée dans une
centrale électrique en énergie électrique via un générateur électrique. Celles-ci fonctionnent,
pour la plupart, grâce aux effets du magnétisme. Ces machines sont théoriquement
réversibles, permettant de passer de l’énergie électrique à une énergie mécanique
(fonctionnement moteur).
Production de l’énergie électrique

Un turbogénérateur dans une centrale thermique

La production d'électricité est essentiellement un secteur industriel, destiné à mettre à


disposition de l'ensemble des consommateurs la possibilité d'un approvisionnement adapté à
leurs besoins en énergie électrique.
La production d'électricité se fait depuis la fin du XIXe siècle à partir de différentes sources
d'énergies primaires. Les premières centrales électriques fonctionnaient au bois. Aujourd'hui,
cette production peut se faire à partir d'énergie fossile (charbon, gaz naturel ou pétrole),
d'énergie nucléaire, d'énergie hydroélectrique, d'énergie solaire, d'énergie éolienne et de
biomasse.
Moyens de production
Les moyens de production sont diversifiés, et dépendent de nombreux facteurs :
 les techniques disponibles ;
 la réactivité de mise en œuvre ;
 la production nécessaire ;
 le rendement possible ;
 les coûts d'investissement, d'exploitation et de déconstruction ;
 le coût des éventuelles matières premières ;
 la disponibilité locale de ces matières premières ou les moyens d'acheminement ;
 les impacts écologiques occasionnés ; etc.
Centrale thermique

Centrale thermique EDF de Porcheville

Chaudières (en démolition) de la centrale thermique de Pont-sur-Sambre


Centrale thermique près de Richemont, aujourd'hui détruite

Une centrale thermique est une centrale électrique qui produit de l'électricité à partir d'une
source de chaleur selon le principe des machines thermiques. Certaines installations utilisent
une partie de cette chaleur pour d'autres applicationsa : on parle alors de cogénération.
L'origine de cette source de chaleur dépend du type de centrale thermique :
 « centrales thermiques à flamme » utilisant généralement un combustible fossile
(charbon, gaz naturel, fioul, certaines huiles minérales) ou d'autres types de
combustibles (déchet industriel, agricole, déchets ménagers, etc.) ;
 centrale nucléaire utilisant l'énergie dégagée par la fission de noyaux d'uranium 235 ou
de plutonium 239 ;
 centrale géothermique, utilisant l'énergie géothermique profonde ;
 centrale solaire thermodynamique, utilisant la chaleur reçue du soleil via un dispositif
de concentration

Centrales au gaz

Centrale au gaz en Allemagne

Dans certains pays producteurs de gaz naturel, on trouve encore d'anciennes centrales
semblables aux centrales au fioul, mais utilisant comme combustible du gaz au lieu du fioul
pour produire la vapeur alimentant la turbine à vapeur. Leur fonctionnement est identique,
mais la chaudière est spécifiquement dimensionnée pour ce combustible gazeux. Depuis les
années 1990 et l'essor des turbines à combustion (en cycle simple ou en cycle combiné), ce
genre de centrales se raréfie au profit des centrales avec turbines à combustion, en particulier
du fait du meilleur rendement de ces turbines en cycle combiné.

Energie renouvelable
1-éolienne
L'énergie éolienne est l'énergie du vent dont la force motrice est utilisée dans le déplacement
de voiliers et autres véhicules ou transformée au moyen d'un dispositif aérogénérateur comme
une éolienne ou dans un moulin à vent en une énergie diversement utilisable. C'est une des
formes d'énergie renouvelable. Elle tire son nom d'Éole , le dieu des vents dans la Grèce
antique.

Éolienne dans un paysage rural

Utilisation
L'énergie éolienne est utilisée de trois manières :
 avec conservation de l'énergie mécanique : le vent est utilisé pour faire avancer un
véhicule (navire à voile ou char à voile) ou pour faire tourner la meule d'un moulin ;
 transformation en force motrice (pompage de liquides, compression de fluides…) :
pompage de l'eau (moulins de Majorque, éoliennes de pompage pour irriguer ou
abreuver le bétail) ;
 production d'énergie électrique ; l'éolienne est alors couplée à un générateur électrique
pour fabriquer du courant continu ou alternatif. Le générateur est relié à un réseau
électrique ou bien fonctionne au sein d'un système « autonome » avec un générateur
d'appoint (par exemple un groupe électrogène) et/ou un parc de batteries ou un autre
dispositif de stockage de l'énergie.
En 2016 l'éolien fournissait 3,8 % de la production mondiale d'électricité ; la part de la Chine
était de 24,8 % et celle des États-Unis de 24,0 %. En 2017 la part de l'éolien a été portée à
environ 4 % avec 539 GW de puissance installée (+10,5 % en un an) ; la Chine a installé à
elle seule 19,5 GW, soit 37 % du marché de 2017, portant à 35 % sa part dans le parc mondial
fin 2017.

Centrale électrique solaire


Une centrale électrique solaire est un système de production d'électricité qui utilise l'énergie
solaire comme seul carburant. Il en existe essentiellement deux types, les centrales solaires
photovoltaïques et les centrales solaires thermodynamiques.
Centrale solaire photovoltaïque

Centrale solaire photovoltaïque à la Réunion.


Une centrale solaire photovoltaïque est constituée d'un champ de modules solaires
photovoltaïques reliés entre eux en série et en parallèle et connectés à un ou plusieurs
onduleurs. C'est le cas par exemple de la centrale solaire du Mont Soleil (Suisse). Les plus
grandes centrales solaires photovoltaïques au monde sont fin 2011 ; celles de Montalto di
Castro en Italie, d’une puissance de 84 MWc1, la centrale allemande de Finsterwalde2,
81 MWc, opérationnelle depuis fin 2010, celle de Sarnia3 au Canada, et les centrales
ukrainiennes d’Okhotnykovo4 et de Perovo qui fournissent respectivement une puissance
électrique maximale de 80 et 100 MWc. Ces centrales occupent de 100 à 300 hectares et sont
composées de plusieurs centaines de milliers de panneaux photovoltaïques (1,3 million à
Sarnia), qui sont généralement fixes mais dont certains peuvent s'orienter automatiquement en
fonction de la trajectoire du Soleil.
En France, la plus grande centrale solaire photovoltaïque au moment de sa mise en service en
2012 est celle de Toul-Rosières, située près de Nancy. Construite par EDF Énergies
Nouvelles, elle comprend 120 ha de panneaux (pour une emprise au sol de 367 ha) et affiche
une puissance-crête de 115 MWc. La seconde est celle de Losse (Losse - Gabardan, dans les
Landes); construite également par EDF Énergies Nouvelles, elle a été inaugurée en octobre
2011. Elle inclut 300 ha de panneaux majoritairement fixes (pour une emprise au sol de
317 ha) et affiche une puissance-crête de 67,2 MWc5.
Centrale solaire thermique
Une centrale solaire thermique (ou thermodynamique ou encore heliothermodynamique) est
constituée d'un champ de capteurs solaires spéciaux appelés héliostats qui concentrent les
rayons du Soleil pour faire :
 chauffer un fluide dont la vapeur servira à faire tourner une turbine pour produire de
l'électricité grâce à un générateur.
 fonctionner un moteur Stirling qui servira à produire de l'électricité grâce à un
générateur.
Pour capter le maximum d'énergie on utilise différentes techniques :
Centrale à capteurs cylindro-paraboliques
Les miroirs paraboliques sont concentrés sur des tubes où un liquide caloporteur est
porté à haute température. Celui-ci, envoyé dans une chaudière, transforme de l'eau en
vapeur. La vapeur fait tourner des turbines qui entraînent des génératrices
d'électricité ;
Centrale à concentration et tour
Centrale solaire à concentration, Solucar PS10 (Espagne).
Ce système est une variante des capteurs cylindro-paraboliques, il concentre lui aussi
l’énergie solaire mais sur un seul point situé dans une tour, ce qui demande aux
miroirs de se déplacer sur 2 axes et les rend plus sensibles aux vents qui peut
défocaliser les rayons ; sur cette tour un récepteur avec un liquide caloporteur forme
ainsi, grâce à un échangeur de chaleur, de la vapeur d’eau qui fait tourner une turbine.
Certaines sont équipées pour pouvoir fonctionner en l'absence de Soleil via le stockage
de sels fondus à haute température (> 500°C)6 ;
Centrale solaire à miroir de Fresnel
Ce système est lui aussi constitué d'un champ de capteurs solaires (miroirs) qui varient
leur angle en fonction de l'ensoleillement, mais la différence est qu'il est constitué
d'une multitude de petits miroirs rectangulaires réduisant ainsi les coûts d'installation,
rapprochant les batteries des miroirs puisqu'ils sont moins grands, ce qui fait que leur
ombre est plus petite. Le principal avantage par rapport aux autres systèmes est le coût
réduit grâce à l'utilisation de matériaux bon marché.
Biomasse (énergie)

Unité de valorisation énergétique de la biomasse (Allemagne).

En Suède, pays froid, peu peuplé et très boisé, la biomasse est devenue la première source de
chaleur urbaine (Source : Agence suédoise de l'énergie).
Dans le domaine de l'énergie, la biomasse est la matière organique d'origine végétale
(microalgues incluses), animale, bactérienne ou fongique (champignons), utilisable comme
source d'énergie. L'énergie peut être extraite par combustion directe (ex : bois énergie), ou par
combustion après un processus de transformation de la matière première, par exemple la
méthanisation (biogaz, ou sa version épurée le biométhane) ou d'autres transformations
chimiques (dont la pyrolyse, la carbonisation hydrothermale et les méthodes de production de
biocarburants ou « agrocarburants »). On parle alors de bioénergie.
Cette énergie intéresse à nouveau les pays riches confrontés au changement climatique et à la
perspective d'une crise des ressources en hydrocarbures fossiles ou uranium. Elle répond à des
enjeux et objectifs de développement durable et potentiellement d'économie circulaire ;
substituer la biomasse aux énergies fossiles contribue en effet à réduire (pour ce qui est du
bilan global) les émissions de gaz à effet de serre, voire à restaurer certains puits de carbone
(semi-naturels dans le cas des boisements et haies exploités). En 2014 selon l'Agence
internationale de l'énergie la biomasse pouvait fournir 90,2 GW d'énergie (10 % environ de
l'énergie primaire consommée dans le monde) et elle fournissait 370 TWh d'électricité (en
2012, soit environ 1,5 % de toute l'électricité) et 4 % environ des carburants routiers1.
Des filières industrielles nouvelles se développent rapidement (agrocarburants, granulés de
bois, méthanisation industrielle), générant des tensions sur certaines ressources, avec de
nouveaux risques de surexploitation de la ressource et/ou de substitution de cultures vivrières
par des cultures énergétiques. En France, une stratégie nationale de mobilisation de la
biomasse (publiée le 26 février 2018)2 vise à augmenter la quantité de biomasse collectée, en
générant le moins d'effets collatéraux négatifs possibles sur la biodiversité, les paysages et
d'autres filières dépendantes de la même ressource[réf. nécessaire].
Trois modes de valorisations de la biomasse peuvent coexister : thermique, chimique et
biochimique.

Transformation de l’énergie électrique


Moteur électrique
Une machine électrique est un dispositif électromécanique fondé sur l'électromagnétisme
permettant la conversion d'énergie électrique par exemple en travail ou énergie mécanique. Ce
processus est réversible et peut servir à produire de l'électricité :
 Les machines électriques produisant de l'énergie électrique à partir d'une énergie
mécanique sont communément appelées des génératrices, dynamos ou alternateurs
suivant la technologie utilisée.
 Les machines électriques produisant une énergie mécanique à partir d'une énergie
électrique sont communément appelées des moteurs.
Cependant, toutes ces machines électriques étant réversibles et susceptibles de se comporter
soit en « moteur » soit en « générateur » dans les quatre quadrants du plan couple-vitesse, la
distinction moteur/générateur se fait « communément » par rapport à l'usage final de la
machine.
Les moteurs rotatifs produisent une énergie correspondant au produit d'un couple par un
déplacement angulaire (rotation) tandis que les moteurs linéaires produisent une énergie
correspondant au produit d'une force par un déplacement linéaire.
En dehors des machines électriques fonctionnant grâce à l'électromagnétisme il existe aussi
des machines électrostatiques et d'autres utilisant l'effet piézoélectrique.
Les transformateurs sont aussi classifiés comme des machines électriques. Ils permettent de
modifier les valeurs de tension et d'intensité du courant délivrées par une source d'énergie
électrique alternative, en un système de tension et de courant de valeurs différentes, mais de
même fréquence et de même forme.

Historique
En 1821, après la découverte du phénomène du lien entre électricité et magnétisme,
l'électromagnétisme, le physicien anglais Michael Faraday construit deux appareils pour
produire ce qu'il appela une « rotation électromagnétique » : le mouvement circulaire continu
d'une force magnétique autour d'un fil, en fait la démonstration du premier moteur électrique.
Le schéma de la roue de Barlow.
En 1822, Peter Barlow6 construit ce qui peut être considéré comme le premier moteur
électrique de l'histoire : la « roue de Barlow » qui est un simple disque métallique découpé en
étoile et dont les extrémités plongent dans un godet contenant du mercure qui assure le
passage du courant. Elle ne produit cependant qu'une force juste capable de la faire tourner,
ne lui permettant pas d'application pratique.
En 1869, l'inventeur belge Zénobe Gramme rend possible la réalisation des génératrices à
courant continu en imaginant le collecteur.
En 1873, Hippolyte Fontaine, partenaire de Zénobe Gramme, réalise la première application
industrielle de la transmission électrique des forces.
Le physicien Nikola Tesla dépose un brevet de « machine électrique-dynamo » en 1886
(publié en 1887).
Machine à courant continu

Description de la machine à courant continu.


Comme toutes les machines tournantes, les machines électriques à courant continu sont
constituées d'un stator et d'un rotor. Le stator crée une magnétisation longitudinale fixe à
l'aide d'enroulements (inducteur) ou d'aimants permanents. Le rotor est constitué d'un
ensemble de bobines reliées à un collecteur rotatif. Le collecteur rotatif permet de maintenir
fixe la direction transversale de magnétisation du rotor lorsque celui-ci tourne. Grâce à ce
dispositif, les magnétisations, rotorique et statorique, sont toujours décalées de façon optimale
(en quadrature). Ce décalage provoque un couple selon la loi du flux maximum (un pôle nord
attire un pôle sud), provoquant ainsi la rotation du rotor.
Machines à courant alternatif
Pour les applications de faible et moyenne puissance (jusqu'à quelques kilowatts), le réseau
monophasé standard suffit. Pour des applications de forte puissance, les moteurs à courant
alternatif sont généralement alimentés par une source de courants polyphasés. Le système le
plus fréquemment utilisé est alors le triphasé (phases décalées de 120°) utilisé par les
distributeurs d'électricité.
Ces moteurs alternatifs se déclinent en trois types :
 Les moteurs universels ;
 Les moteurs asynchrones ;
 Les moteurs synchrones.
Ces deux dernières machines ne diffèrent que par leur rotor.
Les moteurs universels
Un moteur universel est un moteur électrique fonctionnant sur le même principe qu'une
machine à courant continu à excitation série : le rotor est connecté en série avec l'enroulement
inducteur. Le couple de cette machine indépendant du sens de circulation du courant est
proportionnel au carré de son intensité. Il peut donc être alimenté indifféremment en courant
continu ou en courant alternatif, d'où son nom. Dans la pratique, ces moteurs ont un mauvais
rendement, mais un coût de fabrication très réduit. Leur couple est faible, mais leur vitesse de
rotation est importante. Quand ils sont utilisés dans des dispositifs exigeant un couple
important, ils sont associés à un réducteur mécanique.
Ils sont principalement utilisés dans l'électroménager, par exemple les aspirateurs, l'outillage
électroportatif de faible puissance (jusqu'à environ 1 200 W) et de nombreuses applications
domestiques. On règle facilement leur vitesse de rotation avec des dispositifs électroniques
peu coûteux tels que les gradateurs.
Les machines synchrones

Une génératrice synchrone de 2 000 kVA datant de 1920.


La machine synchrone est souvent utilisée comme génératrice. On l'appelle alors
« alternateur ». Mis à part pour la réalisation de groupe électrogène de faible puissance, cette
machine est généralement triphasée. Pour la production d'électricité, les centrales électriques
utilisent des alternateurs dont les puissances peuvent avoisiner les 1 500 MW.
Comme le nom l'indique, la vitesse de rotation de ces machines est toujours proportionnelle à
la fréquence des courants qui les traversent.
Les machines synchrones sont également utilisées dans les systèmes de traction (tel le TGV);
Les machines asynchrones

Ancien moteur à courant alternatif triphasé asynchrone à bagues, bobiné en anneau au stator,
aux environs de 1910.
Machine asynchrone 8 kW.
La machine asynchrone, connue également sous le terme d'origine anglo-saxonne de
« machine à induction », est une machine à courant alternatif sans alimentation électrique du
rotor. Le terme « asynchrone » provient du fait que la vitesse de ces machines n'est pas
forcément synchronisée avec la fréquence des courants qui les traversent.
La machine asynchrone a longtemps été fortement concurrencée par la machine synchrone
dans les domaines de forte puissance, jusqu'à l'avènement de l'électronique de puissance. On
la retrouve aujourd'hui dans de nombreuses applications, notamment dans le transport (métro,
trains, propulsion des navires), de l'industrie (machines-outils), dans l'électroménager, etc..
Elles étaient à l'origine uniquement utilisées en moteur mais, toujours grâce à l'électronique de
puissance, elles sont de plus en plus souvent utilisées en génératrice. C'est par exemple le cas
dans les éoliennes.
Les machines auto-synchrones
Ce sont des machines synchrones dont le démarrage se fait en asynchrone et lorsque la
fréquence de rotation est proche du synchronisme, le rotor s'accroche au champ statorique en
se synchronisant sur la vitesse du champ magnétique.
Caractéristiques communes des machines à courant alternatif
Excepté pour le moteur de type universel, la vitesse des machines à courant alternatif est
généralement liée à la fréquence des courants qui traversent ces machines. Il existe une
grande variété de moteurs hybrides (par exemple « asynchrone synchronisé » dans les pompes
de lave-vaisselle).
Moteurs pas à pas

Deux moteurs pas à pas.


Un autre genre de moteur électrique est le moteur pas à pas. Un rotor interne contenant des
aimants permanents est déplacé par un ensemble d'électroaimants placés dans le stator
commutés par une électronique de puissance. L'alimentation ou non de chacun définit une
position angulaire différente (l'enchaînement permet le mouvement). Les moteurs pas à pas
simples ont un nombre limité de positions, mais les moteurs pas à pas à commande
proportionnelle (alimentation variable des bobines) peuvent être extrêmement précis. On parle
alors de « micro pas » puisque le moteur peut s'équilibrer entre deux pas.
Ces moteurs commandés par une électronique numérique sont une des formes les plus souples
des systèmes de positionnement, en particulier dans les organes servo-commandés
numériquement : exemple, les moteurs de positionnement des têtes de lecture/écriture des
disques durs d'ordinateur ont longtemps été positionnées par ce type de moteur, désormais
trop lents pour cette application, ils ont été remplacés par des moteurs linéaires à impulsion
beaucoup plus rapides.
Moteurs linéaires

Les trains ART de Bombardier se déplacent grâce à la bande d'aluminium que l'on voit entre
Un moteur linéaire est essentiellement un moteur asynchrone dont le rotor a été « déroulé » de
sorte qu'au lieu de produire une force de rotation par un champ électromagnétique tournant, il
produise une force linéaire sur sa longueur en installant un champ électromagnétique de
déplacement.
Machines électriques et environnement
L'empreinte environnementale des machines électriques peut être réduite et leur efficacité
énergétique améliorée, dès la conception (emploi de matériaux d'origine végétale, réduction
de l'utilisation de solvants, emploi de tôles et de roulements de meilleure qualité, etc.). Leur
recyclage ou réutilisation en fin de vie peuvent en outre être améliorés par l'éco-conception.

Transport électrique
La transmission d'énergie électrique est le mouvement massif d'énergie électrique d'un site de
production, tel qu'une centrale électrique, à une sous-station électrique. Les lignes
interconnectées qui facilitent ce mouvement sont appelées réseau de transmission. Ceci est
distinct du câblage local entre les sous-stations à haute tension et les clients, ce qui est
généralement appelé la distribution d'énergie électrique . Le réseau de transport et de
distribution combiné est connu sous le nom de «power grid », réseau électrique en Amérique
du Nord , ou simplement « the grid », le réseau. Au Royaume-Uni , en Inde , en Malaisie et
en Nouvelle-Zélande, le réseau est connu sous le nom de « National Grid ».

Système
La plupart des lignes de transmission sont en courant alternatif triphasé à haute tension (AC),
bien que l'AC monophasé soit parfois utilisé dans les systèmes d'électrification des chemins
de fer. La technologie à courant continu à haute tension (en anglais High-voltage direct-
current - HVDC) est utilisée pour une plus grande efficacité sur de très longues distances
(généralement des centaines de kilomètres). La technologie HVDC est également utilisée dans
les câbles d'alimentation sous-marins (généralement plus longs que 50 km) et dans l'échange
de puissance entre les réseaux qui ne sont pas synchronisés entre eux. Les liaisons HVDC
sont utilisées pour stabiliser les réseaux de distribution d'énergie de grande puissance où de
nouvelles charges soudaines ou des pannes d'électricité dans une partie du réseau peuvent
entraîner des problèmes de synchronisation et des défaillances en cascade.
Schéma d'un système de l'énergie électrique; système de transmission est en bleu

L'électricité est transmise à haute tension (115 kV ou plus) pour réduire la perte d'énergie qui
se produit dans la transmission à longue distance. La puissance est généralement transmise
par des lignes électriques aériennes. La transmission d'énergie souterraine a un coût
d'installation significativement plus élevé et des limitations opérationnelles plus grandes, mais
réduit les coûts de maintenance. La transmission souterraine est parfois utilisée dans les zones
urbaines ou dans des endroits écologiquement sensibles.

La transmission aérienne

Une ligne de transmission d'énergie à quatre circuits et deux tensions; "Bundled" 2 voies
Four-circuit, two-voltage power transmission line; "Bundled" 2-ways

Un ACSR [archive] typique. Le conducteur se compose de sept brins d'acier entourés de


quatre couches d'aluminium.

Les conducteurs aériens à haute tension ne sont pas recouverts d'isolant. Le matériau
conducteur est presque toujours un alliage d'aluminium, réalisé en plusieurs brins et
éventuellement renforcé par des brins d'acier. Le cuivre était parfois utilisé pour la
transmission aérienne, mais l'aluminium est plus léger, ne produit que des performances
légèrement réduites et coûte beaucoup moins cher.

Transport souterrains
L'énergie électrique peut également être transmise par des câbles d'alimentation souterrains au
lieu de lignes électriques aériennes. Les câbles souterrains occupent moins d'emprises que les
lignes aériennes, ont une visibilité réduite et sont moins affectés par les intempéries.
Cependant, les coûts du câble isolé et de l'excavation sont beaucoup plus élevés que ceux de
la construction aérienne. Les défauts dans les lignes de transmission enterrées prennent plus
de temps à localiser et à réparer.
Choix stratégiques de l'onde électrique

Les réseaux électriques actuels utilisent un courant alternatif triphasé sinusoïdal. Ce choix
décisif découle d'un ensemble de raisons que nous présentons ici.
Nécessité de transporter l'électricité à une tension élevée
De la sortie de la centrale électrique au compteur de l'utilisateur final, l'électricité doit
transiter sur un réseau électrique. Ces réseaux possèdent souvent la même structure d'un pays
à l'autre, car le transport de fortes puissances sur de longues distances impose la minimisation
de l'effet Joule.
Le transport d'électricité entraîne des pertes dues à l'effet Joule, qui dépendent de l'intensité I,
de la tension U et de la résistance R de la ligne. Pour du courant triphasé on obtient, par
phase :

Pour une même puissance électrique transmise par la ligne et à résistance égale, les pertes par
effet Joule diminuent donc comme le carré de la tension : elles sont divisées par quatre quand
la tension double. Ainsi, une ligne d'une centaine de km avec une résistance de 10 Ω par
phase sur laquelle circule 400 MW entraînerait environ 40 MW de perte Joules si elle était
exploitée à 200 kV, mais seulement 10 MW si elle était exploitée à 400 kV.
Courant alternatif ou continu ?
Le transport de puissances importantes sur de longues distances nécessite des tensions
élevées. Il faut donc des transformateurs pour passer d'une tension à une autre or les
transformateurs passifs ne fonctionnent qu'avec du courant alternatif. Les changements de
tension sur un système à courant continu ne sont pas aussi efficaces (plus de pertes) qu'en
alternatif (transformateur). De plus la coupure des courants dans les disjoncteurs est facilitée
par le passage répétitif à zéro du courant alternatif. Ce dernier entraîne quand même des
contraintes d'utilisation, notamment les deux suivantes :
 l'existence d'effets inductifs et capacitifs dans les lignes électriques qu'il faut
compenser afin d'en limiter les effets sur la tension ;
 la création d'un effet de peau qui concentre le courant à la périphérie des câbles
électriques, augmentant ainsi les pertes Joules et nécessitant dans certains cas des
dispositions particulières.
Un système monophasé ou triphasé ?
Il est tout à fait possible de réaliser un réseau uniquement en courant monophasé. Les raisons
qui ont conduit à adopter le réseau triphasé sont les avantages techniques et économiques
importants qu'il présente :
 Un alternateur de très forte puissance ne peut pas fonctionner en produisant un courant
monophasé [afficher]
 le transport d'une même puissance électrique en triphasé (sans neutre) nécessite une
section de câbles conducteurs deux fois plus faible qu'en monophasé. L'économie qui
en découle sur le coût de réalisation des lignes est notable.
 Les courants triphasés peuvent produire des champs magnétiques tournants en
répartissant d'une manière spécifique les bobinages sur un rotor. Or les machines
électriques qui produisent et utilisent ces courants fonctionnent de manière optimale
en régime triphasé.
 Une distribution de l'électricité en courant triphasé avec fil de neutre permet de
proposer pour un même réseau deux tensions d'utilisation différentes :
o soit entre une phase et le neutre : par exemple 230 V en Europe
o soit entre deux phases : par exemple 400 V en Europe
Fréquence des réseaux électriques
Choisir la fréquence d'un réseau est déterminant car on ne peut plus revenir en arrière une fois
que le réseau a atteint une certaine taille. Néanmoins les progrès de l'électronique de
puissance laissent une certaine latitude sur la fréquence malgré l’interconnexion des réseaux.
Une fréquence élevée est particulièrement intéressante pour les transformateurs, permettant
ainsi de réduire leur taille. Les ampoules électriques sont elles aussi mieux adaptées aux
fréquences élevées (apparition de clignotements avec des fréquences faibles). D'autres
applications, particulièrement celles faisant appel aux inductances (type moteur électrique, ou
ligne de transport à grande distance), ont un meilleur rendement avec des fréquences faibles.
C'est Westinghouse, probablement avec les conseils de Tesla, qui imposa progressivement le
60 Hz aux États-Unis. En Europe, après que AEG eut choisi le 50 Hz, cette fréquence se
diffusa petit à petit. On conserve aujourd'hui cet historique et les réseaux actuels sont
exploités soit à 50 Hz, soit à 60 Hz.
Grandeurs électriques importantes
Les grands réseaux électriques nécessitent la surveillance constante de certains paramètres
afin de maintenir le réseau, ainsi que les installations de production et de consommation qui y
sont raccordées, dans les domaines d'utilisation prévus. Les principales grandeurs à surveiller
sont la fréquence, la tension, l'intensité dans les ouvrages, et la puissance de court-circuit.

L’électromécanique
Comme son nom l'indique, l'électromécanique est une branche qui associe électricité et
mécanique. L’électromécanicien est donc une personne qui est parfaitement à l'aise dans la
conception et la maintenance de systèmes mécaniques mais aussi de systèmes électriques.

Par exemple dans une usine, le technicien électromécanicien ou l'ingénieur en


électromécanique se charge de la maintenance et de l'entretien des machines industrielles. Au
niveau des bureaux d'études d'ingénierie nous avons souvent un département mécanique et un
département électricité et automatisme.
Le département de conception mécanique se charge de la conception mécanique des systèmes
industriels utilisant le plus souvent des logiciels de CAO mécanique comme Solidworks,
Catia, Autocad etc..Les ingénieurs de conception mécanique font la conception des pièces des
machines de A à Z. Ils conçoivent chaque partie de la machine, définissent les dimensions,
l'assemblent etc....En gros la conception globale de la machine est faite par eux.ils décident du
positionnement des pièces, de leur montage etc..Lors de l'étude mécanique du système,
diverses technologies peuvent être utilisées : pneumatique, hydraulique etc..
Une fois la partie mécanique de la machine a été conçu, il ne reste plus que de doter celle-ci
d'une intelligence la permettant de fonctionner toute seule. C'est là qu'interviennent les
électriciens et automaticiens. Les électriciens se chargent de concevoir les schémas
électriques, de dimensionner et d'effectuer le choix des différents composants électriques du
système (automate, variateur, capteur etc..). Quant aux automaticiens ils se chargeront de
programmer les automates et les systèmes de supervision de la machine.
Durant la conception d'un système automatisé, l'électromécanicien pourra porter deux
casquettes vu sa polyvalence : participer à la conception mécanique ou intervenir durant
l'intégration des composants électriques dans le système.

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