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Cours Découverte Génie Electrique

2ème Année Licence Génie Electrique


Cours
Découverte Génie Electrique
2ème année Licence
Programme
Introduction générale
Partie I : ELECTRONIQUE
1.1 Objectif
1.2 Définitions
1.3 L’électronique analogique
1.3.1 Les éléments passifs
1.3.2 Les éléments actifs
1.4 L’électronique numérique
1.4.1 Les circuits intégrés numériques
1.4.2 Les circuits intégrés analogiques
1.5 Le Bilan de l’évolution
1.6 Les métiers de l’électronique
1.7 Conclusion
Partie II : ELECTROTECHNIQUE
2.1 Objectif
2.2 Définition
2.3 Les réseaux électriques
2.3.1 De la production autonome aux réseaux interconnectés
2.3.2 La conduite du réseau électrique
2.4 Les machines électriques
2.4.1 Le transformateur
2.4.2 La Machine à courant continu (CC).
2.4.3 La Machine à courant alternative (CA)
2.5 L’Électronique de puissance
INTRODUCTION GENERALE
Le génie électrique est un domaine vaste qui regroupe plusieurs spécialités de formation ouvert au
niveau du centre CUAT à savoir électronique et l’électrotechnique ; la télécommunication
l’électromécanique, ainsi que l’automatique, le facteur essentiel qui lie ces spécialités est l’énergie
électrique.
Chacune de ces spécialités traite d’un aspect particulier de l’exploitation de l’énergie électrique.
Par exemple en électrotechnique on s’intéresse a la transformation de cette énergie en une énergie
motrice (les moteur électrique) ; en télécommunication on va utiliser l’énergie électrique pour
modifier et transmettre un signal via différent support ; en électronique l’énergie électrique sera
utulisé pour le traitement de signaux électrique ; en électromécanique l’énergie électrique est
utulisé en étroite liaison avec des éléments mécanique.
On réalité touts les spécialités sont lié entre elle ; exemple dans un projet de maison future ou dite
autonome on va retrouver l’électronique dans les circuits intègre ; panneaux solaire ext .
L’électrotechnique dans les onduleurs utilisés pour les panneaux solaire et dans la commande des
moteur ext. De la télécommunication dans la connectivité et télésurveillance de la maison et de
l’électromécanique dans l’éolien et dans les verin hydraulique ou pneumatique utilisé dans la
porte de garage ext..
Cependant on peut regrouper deux spécialités à savoir l’électronique et la télécommunication et
l’électrotechnique et l’électromécanique
Premier partie ELECTRONIQU ET TELECOMUNICATION
Les deux spécialités regroupent L’ensemble des techniques qui utilisent des signaux électriques
pour capter, transmettre et exploiter une information. Une exception est l'électronique de
puissance utilisée pour la conversion électrique-électrique de l'énergie (figure 1.1).

Figure (1.1) : Traitement et transmission de l’information


La synoptique montre les principales étapes du processus de traitement et de transmission d'une
information sonore, depuis la note de musique émise par un instrument jusqu'à celle entendue par
l'auditeur d'un concert ou d'un disque.
Deux technologies électroniques cohabitent : l'analogique et le numérique ou technologie digitale.
Le numérique est plus récent, son développement est principalement dû aux ordinateurs et il prend
de plus en plus de "parts de marché" de l'analogique.
Cependant, l'analogique n'est pas du tout en déclin parce qu'il y a des domaines dans lesquels elle
est irremplaçable, notamment en hautes fréquences. Des progrès importants sont faits dans la
réalisation de circuits intégrés analogiques qui ouvrent de nouveaux champs d'applications hors de
portée auparavant figure (1.2).

Figure (1.2) : Chaine de traitement numérique


Electronique analogique :
La grandeur électrique ou signal varie de façon analogue à la grandeur physique qu'elle décrit.
Une caractéristique importante est la continuité du signal.
Electronique numérique :
On pourrait prétendre que l'électronique digitale est contre nature puisque toutes les grandeurs
physiques de notre monde sont analogiques. On entend par analogique qu'elles sont continues,
elles varient dans le temps mais sans discontinuité. Pour prendre un exemple parlant, la
température au cours d'une journée évolue graduellement. Quand le soleil se lève la température
augmente, de manière continue, on ne passe pas de 12°C à
25°C en une μs.
Dans l'électronique numérique, en revanche ceci ne sera pas possible, nous ne pourrons manipuler
que des signaux qui prennent deux valeurs finies et bien connues. Ces valeurs symboliseront des
états, comme l'état haut ou l'état bas, la porte ouverte ou fermée, le jour ou la nuit. Il y aura une
forte discontinuité en ces deux valeurs.
1.3 Electronique analogique :
1.3.1 Les éléments passifs :
1.3.1.1 La Résistance :
a. Descriptions :
La résistance ( Résistor) est l'élément le plus simple, très utilisé en électronique. C'est un
composant dit passif, il conduit l'électricité avec un effet résistif . Il est bidirectionnel, il n' y a pas
de sens obligatoire du passage du courant.
b.Symboles :

c. Effet résistif :
Il convient de noter que la dégradation d'énergie en forme thermique est un phénomène général en
physique, phénomène décrit par la thermodynamique. En électricité, si on place une tension aux
bornes d'un conducteur, il advient un courant. La dissipation d'énergie se manifeste par un
échauffement et une chute de potentiel le long du conducteur ; il y a conversion d'énergie
électrostatique (contenue dans le générateur par exemple) en énergie thermique (échauffement par
effet Joules).
La résistance d’un corps dépend de sa nature par sa résistivité (qui n’est autre que sa faculté à
s’opposer au passage des électrons) et de ses dimensions (longueur et section). La relation
donnant la résistance R d’un cylindre de section constante (mais de forme quelconque) figure
(1.3).
Figure (1.3) : l’effet résistif

d. Marquage de la valeur nominale


(1.4) : Marquage de la résistance
N : noir (0)
M : marron (1)
R : rouge (2)
O : orange (3)
J : jaune (4)
V : vert (5)
B : bleu (6)
V : violet (7)
G : gris (8)
B : blanc (9)
Exemple :
Premier chiffre significatif : jaune : 4
Deuxième chiffre significatif : vert : 5
Multiplicateur : orange : 3
Tolérance : dorée : 5 %
Donc la valeur de cette résistance est : 45 x 103 à 5 % soit 45 k à 5 %.
1.3.1.2 Le CONDENSATEUR
a. Descriptions :
Les condensateurs appartiennent à la famille des composants passifs et sont utilisés dans tous les
domaines de l’électronique. Ils permettent d’emmagasiner une charge électrique aux bornes de
deux électrodes séparées par un isolant appelé diélectrique.
Leurs performances électriques dépendent de la nature du diélectrique et de la structure électrode-
isolant-électrode. Ils sont classés en trois grandes familles :
_ Condensateurs céramiques ;
_ Condensateurs électrochimiques ;
_ Condensateurs à film plastique.
Composant électrique ou électronique

Plusieurs types de condensateurs. De gauche à droite : céramique multicouche, céramique disque,


film polyester multicouche, céramique tubulaire, polystyrène, film polyester métallisé,
électrolytique aluminium. Unité de mesure en centimètres.
Le mot condensateur peut désigner spécifiquement un composant électrique ou électronique
conçu pour pouvoir emmagasiner une charge électrique importante sous un faible volume ; il
constitue ainsi un véritable accumulateur d'énergie.
En octobre 1745, le physicien Ewald Georg von Kleist de Poméranie en Allemagne, invente le
premier condensateur. Peu de temps après en janvier 1746, le physicien hollandais Pieter van
Musschenbroek le découvre aussi de façon indépendante. Il l'appelle bouteille de Leyde car
Musschenbroek travaillait alors à l'université de Leyde.
Un condensateur est constitué fondamentalement de deux conducteurs électriques, ou «
armatures », très proches l'un de l'autre, mais séparés par un isolant, ou « diélectrique ».

La charge électrique emmagasinée par un condensateur est proportionnelle à la tension appliquée


entre ses deux armatures. Aussi, un tel composant est-il principalement caractérisé par sa capacité,
rapport entre sa charge et la tension.
La capacité électrique d'un condensateur se détermine essentiellement en fonction de la géométrie
des armatures et de la nature du ou des isolants ; la formule simplifiée suivante est souvent utilisée
pour estimer sa valeur :

avec S : surface des armatures en regard (en mètre carré (m 2)), e distance entre les armatures (en
mètre (m)) et ε la permittivité du diélectrique (en Farad/Mètre (Fm -1)).
L'unité de base de capacité électrique, le farad représente une capacité très élevée, rarement
atteinte (à l'exception des supercondensateurs) ; ainsi, de très petits condensateurs peuvent avoir
des capacités de l'ordre du picofarad.
Une des caractéristiques des condensateurs est leur tension de service limite, qui dépend de la
nature et de l'épaisseur de l'isolant entrant dans leur constitution. Cet isolant présente une certaine
rigidité diélectrique, c'est-à-dire une tension au-delà de laquelle il peut apparaître un violent
courant de claquage qui entraîne une destruction du composant (sauf pour certains d'entre eux,
dont l'isolant est dit auto-cicatrisant).

1.3.1.3 La BOBINE
Une bobine, ou quelquefois self, est un composant courant en électrotechnique et électronique.
Une bobine est constituée d'un enroulement de fil conducteur éventuellement autour d'un noyau
en matériau ferromagnétique qui peut être un assemblage de feuilles de tôle ou un bloc de ferrite.
Les physiciens et ingénieurs français l'appellent souvent « inductance », ce terme désignant la
propriété caractéristique de la bobine, qui est son opposition à la variation du courant dans ses
spires.

Description
La partie la plus visible est un enroulement de fils conducteurs. L'espace au milieu de ces spires
s'appelle le noyau. Il peut être vide ou inclure une pièce en matériau ferromagnétique favorisant
l'induction électromagnétique, afin d'augmenter la valeur de l'inductance. Le noyau peut être un
circuit magnétique complètement ou partiellement fermé pour améliorer la linéarité de
l'inductance.
Le circuit magnétique d'une bobine avec noyau peut être « saturé » si l'on essaye d'induire un flux
supérieur à la valeur limite acceptable par le noyau ; à ce moment, la valeur de l'inductance de la
bobine s'effondre. Pour augmenter la réluctance de la bobine et retarder la saturation, on peut
aménager une ouverture, appelée entrefer, dans le noyau. Par exemple, l'entrefer est indispensable
au fonctionnement des têtes de lecture/ écriture des appareils tels que : magnétophone à bande
magnétique, disque dur d'ordinateurs, etc.

Applications
On trouve des bobines, souvent en combinaison avec d'autres composants électroniques, dans une
grande variété de dispositifs :
Pour créer une impulsion de haute tension nécessaire :
o bobine d'allumage : dans les moteurs à allumage commandé, l'ouverture du circuit primaire par
le rupteur déclenche une élévation importante de la tension dans le circuit secondaire de la bobine,
et la production d'une étincelle au niveau des électrodes des bougies, permettant la mise en
combustion du mélange air-essence dans les cylindres ;
o dans les systèmes de clôture électrique utilisant un rupteur et une bobine, similaire au système
utilisé dans les moteurs à allumage commandé, pour générer une haute tension, mais de faible
puissance qui, dans les fils de clôture, dissuade le bétail de s'en approcher ;
o à l'amorçage d'une lampe à décharge (par exemple tube fluorescent) (le ballast, une bobine, un
rupteur et un condensateur en série, constitue un circuit résonant qui crée une surtension à la mise
sous tension, jusqu'à ce que le passage du courant dans le gaz du tube l'amortisse ; il limite ensuite
l'intensité du courant dans le tube).
Pour leurs propriétés électromagnétiquesa :
o électroaimants ;

o relais électromécaniques utilisant généralement un solénoïde ;


o actionneurs ou actuateurs linéaires ;
o moteurs électriques.
Pour le filtrage d'un signal électrique ou d'une tension d'alimentation :
o réduction de l'ondulation résiduelle après le redressement de la haute tension d'alimentation
(dans les anciens appareils à tubes) ;
o réduction des tensions haute fréquence parasites sur une ligne d'alimentation ou une entrée
d'appareil (ferrite, bobine d'arrêt) ;
o filtrage de signaux bas niveaux (en raison de difficultés d'emploi des bobines, on préfère souvent
pour les mêmes fonctions des filtres actifs qui n'en emploient pasb ;
o filtrage des alimentations (les bobines avaient disparu des alimentations pour les mêmes raisons
que pour le filtrage du signal quand les alimentations linéaires à transistors se sont généralisées,
mais elles sont essentielles pour les alimentations à découpage qui remplacent, depuis une époque
plus récente, les alimentations linéaires).
Bobine HF à inductance ajustable par noyau plongeur à côté de son blindage

Pour constituer des circuits résonants (on utilise souvent des bobines à inductance ajustable) :
o accord haute fréquence d'émetteurs ou de récepteurs de radio ;
o oscillateurs.
Pour accorder l'impédance d'un circuit :
o compenser les pertes dans une ligne téléphonique (de nos jours, on utilise le plus souvent des
répéteurs actifs) ;
o en parallèle avec des condensateurs créer des trappes dans une antenne de façon qu'elle puisse
servir pour plusieurs bandes de fréquences2.
Des systèmes de régulation magnétique utilisent la non-linéarité de l'inductance au niveau de la
saturation du noyau.
Les bobines sont fondamentales dans les alimentations à découpage qui permettent le
branchement des appareils sur les types de courant alternatif existant dans le monde entier, ainsi
que la conversion continu-continu. Les alimentations Flyback sont un type plus ancien utilisant
(comme pour l'allumage des moteurs) une accumulation d'énergie nommée accumulation
inductive3 Des dispositifs similaires aux alimentations à découpage se trouvent dans :
les flashs électroniques, pour la charge du condensateur de stockage de l'énergie utile pour
produire l'éclair, à partir de piles ou d'accumulateurs ;
les armes fonctionnant par choc électrique ;
certaines grilles de désinsectisation fonctionnant avec une haute tension.
Des bobines en supraconducteur servent pour le stockage d'énergie sous forme électromagnétique
dans les dispositifs SMES (Superconducting Magnet Energy Storage).

Le dipôle bobine
Représentation symbolique d'une inductance dans un circuit.
1.3.1.4 LA DIODE :

Diode

Différents types de diode.


Diode de puissance Powerex en boîtier press-pack, montée sur son dissipateur. La diode (du grec
di deux, double ; odos voie, chemin) est un composant électronique. C'est un dipôle non-linéaire
et polarisé (ou non-symétrique). Le sens de branchement d'une diode a donc une importance sur le
fonctionnement du circuit électronique dans lequel elle est placée.
Sans précision ce mot désigne un dipôle qui ne laisse passer le courant électrique que dans un
sens. Ce dipôle est appelé diode de redressement lorsqu'il est utilisé pour réaliser les redresseurs
qui permettent de transformer le courant alternatif en courant unidirectionnel.

Historique
Le premier dispositif capable de laisser passer le courant électrique dans un sens, tout en le
bloquant dans l'autre, fut découvert en 1874 par Karl Ferdinand Braun avec un cristal de galène.
Cet appareil est aujourd'hui connu sous le nom de diode à pointe, bien que le terme diode n'ait été
proposé qu'en 1919 pour la diode à vide1. Jagadish Chandra Bose l'utilisa pour la détection des
ondes radio, et ce système fut largement diffusé dès les débuts de la radiodiffusion, dans les
années 1920, dans le poste à galène.
Au début du XXe siècle, on utilisait des redresseurs à oxyde de cuivre ou au sélénium pour la
conversion du courant alternatif en courant continu. Cette utilisation persista dans la plus grande
partie du siècle pour la charge des batteries.
En 1901, Peter Cooper Hewitt inventa le redresseur à vapeur de mercure, utilisé pour les
applications de puissance jusqu'aux années 1970.
À la même époque, recherchant à améliorer la détection des ondes radio, John Fleming mettait au
point le premier tube électronique, la diode à vide, dont la cathode, chauffée, émet des électrons
que l'anode peut capter, tandis que le contraire n'est pas possible. C'est à l'époque du premier essor
de l'électronique, autour des industries du téléphone et de la radio, que les ingénieurs adoptent le
terme de diode pour un tube électronique à deux électrodes, tandis que la triode, inventée en 1906,
en a trois.
La diode à semi-conducteur au germanium ou au silicium vient remplacer les tubes à vide après la
Seconde Guerre mondiale. Leur chute de tension dans le sens direct (sens passant) est moins
élevée à courant égal et elles sont plus pratiques à mettre en oeuvre, n'exigeant pas de courant de
chauffage. Cependant, les diodes à vide persistent tant que le tube électronique reste l'élément
actif des appareils : elles fournissent une tension compatible avec les autres tubes, et l'alimentation
des circuits doit de toutes façons fournir un courant de chauffage des filaments.
Le développement des semi-conducteurs a entraîné la création de nombreuses variétés de diodes,
exploitant les caractéristiques de la jonction P-N, ou, dans le cas des diodes électroluminescentes,
des propriétés annexes du matériau.

Symbole

Symboles de la diode et boitiers cylindriques standards avec l'emplacement de la cathode (K).


La norme CEI 60617 définit les symboles pour les schémas en électronique 2.
Le schéma normalisé CEI, symbole général de la diode à semi-conducteur, apparaît sur la figure
ci-contre à la deuxième ligne sous la représentation plus commune 3. On trouve encore une
variante avec le triangle rempli en noir4, et entouré d'un cercle5.
Les notes d'application de fabricants de diodes reflètent une diversité d'usage, avec la forme
normaliséen 1, la forme sans trait centraln 2 ou celle avec le triangle noirn 3.

Fabrication
A : représente l'anode, reliée à la jonction P.
K : représente la cathode, reliée à la jonction N.
Les diodes sont fabriquées à partir de semi-conducteurs. Leur principe physique de
fonctionnement est utilisé dans de nombreux composants actifs en électronique.
Une diode est créée en accolant un substrat déficitaire en électrons c'est-à-dire riche en trous
(semi-conducteur type P) à un substrat riche en électrons libres (semi-conducteur de type N ou
métal). La plupart des diodes sont réalisées par la jonction de deux semi-conducteurs : l'un dopé «
P » l'autre dopé « N ». La diode Schottky quant à elle est constituée d'une jonction semi-
conducteur/métal. La connexion du côté P s'appelle l'anode ; celle du côté N ou métal porte le
nom de cathode.
Caractéristique
Caractéristique réelle
Caractéristique réelle d'une diode.

Caractéristique idéale
Caractéristique idéale
Caractéristiques techniques
Autres types de diode
Diode Schottky
La diode Schottky est constituée d'une jonction métal/semi-conducteur ce qui lui procure une
chute de tension directe réduite (0,3 V environ) et une dynamique nettement améliorée du fait de
l'absence de porteurs minoritaires engagés dans le processus de conduction. Elle est en revanche
incapable de supporter des tensions au-delà d'une cinquantaine de volts.
Diode Zener
La diode Zener est plus fortement dopée qu'une diode conventionnelle. L'effet Zener a lieu
lorsque, sous l'effet de l'application d'une tension inverse suffisante, l'augmentation du champ
électrique provoque la libération des porteurs de charge de telle sorte que le courant augmente
brutalement et que la tension aux bornes reste pratiquement constante. D'autres diodes, néanmoins
classifiées comme diodes Zener, fonctionnent selon l'effet d'avalanche. Ces diodes permettent de
faire de la stabilisation de tension et de l'écrêtage. On peut aussi utiliser une diode Zener comme
source de bruit.
Diode Transil
La diode Transil est un composant du type parasurtenseur destiné à la protection des circuits.
Cette diode a été créée grâce à l'optimisation du fonctionnement des diodes dans leur zone
d'avalanche.
Diode électroluminescente
Article détaillé : Diode électroluminescente.
La diode électroluminescente, d'abord cantonnée aux signalisations lumineuses économes en
courant, sert depuis les années 2000 à l'éclairage. Au début des années 1990 les recherches
permirent la création des diodes électroluminescentes bleues, puis blanches. Certaines (au nitrure
de gallium ou GaN) sont assez puissantes pour des phares de voitures et réverbères
(éventuellement solaires). Un projet européen7 vise à en faire des éclairages domestiques capables
de rivaliser avec les lampes basse consommation des années 1990-2000.
La partie émettrice de systèmes de liaison à fibre optique, comme certains codeurs optiques10
peuvent utiliser des diodes électroluminescentes.
Les diodes électroluminescentes émettant principalement dans l'infrarouge sont utilisées dans des
composants électroniques tels que les photocoupleurs11. Elles permettent la transmission d'un
signal entre des circuits électriquement isolés11.
Pour certains systèmes de transmission, on utilise souvent des diodes électroluminescentes
émettant de l'infrarouge. Cette radiation lumineuse invisible évite de perturber les personnes
présentes. La transmission s'arrête aux parois du local. Des systèmes peuvent fonctionner sans
interférence dans des lieux voisins. Dans les télécommandes d'appareils, ces diodes transmettent
des séquences d'allumage et d'extinction qui forment un code de contrôle, souvent suivant le
protocole RC5. Certains transmetteurs sans fils à usage domestique ou institutionnel, comme ceux
destinés à la diffusion d'interprétation simultanée, utilisent des diffuseurs à diodes
électroluminescentes qui émettent une fréquence porteuse que module le signal à transmettre, ou
un signal numérique encodé par un modem.
Les diodes émettant des infrarouges, dont la radiation est détectée par les capteurs CCD des
caméras vidéo, servent aussi à l'« éclairage » invisible des systèmes de surveillance ou de prise de
vues nocturnes.
Les diodes électroluminescentes servent aussi pour le rétroéclairage des écrans à cristaux liquides
des téléviseurs, des ordinateurs portables, d'appareils photographiques, de smartphones, de
tableaux de bord en aéronautique, en automobile, etc. Une variante, la diode électroluminescente
organique (OLED), permettant de s'affranchir du rétroéclairage et améliorant, entre autres,
l'étendue de la gamme de gris des images, trouve ses applications dans les mêmes domaines ; en
outre, elles permettent la construction d'écrans de moindre épaisseur ainsi que des écrans souples.
Diode laser
La diode laser émet de la lumière monochromatique cohérente. Elle sert, entre autres, à
transporter un signal de télécommunications sur fibre optique, où leur rayonnement cohérent
favorise les transmissions à haut débit et à longue distance, ou à apporter de l'énergie lumineuse
pour le pompage de certains lasers et amplificateurs optiques. La diode laser est un composant
essentiel des lecteurs et graveurs de disques optiques, dans ce cas elle émet le faisceau lumineux
dont la réflexion sur le disque est détectée par une photodiode ou un phototransistor. Elle est
également utilisée dans l'impression laser, les dispositifs électroniques de mesure de distance, de
vitesse, de guidage et de pointage précis.
Photodiode
La photodiode génère un courant à partir des paires électrons-trous produites par l'incidence d'un
photon suffisamment énergétique dans le cristal. L'amplification de ce courant permet de réaliser
des commandes en fonction de l'intensité lumineuse perçue par la diode (interrupteur
crépusculaire par exemple).
Diode Gunn
La diode Gunn consiste en un simple barreau d'arséniure de gallium (GaAs), et exploite une
propriété physique du substrat : les électrons s'y déplacent à des vitesses différentes (masse
effective différente) suivant leur énergie (il existe plusieurs minima locaux d'énergie en bande de
conduction, suivant le déplacement des électrons). Le courant se propage alors sous forme de
bouffées d'électrons, ce qui signifie qu'un courant continu donne naissance à un courant alternatif ;
convenablement exploité, ce phénomène permet de réaliser des oscillateurs micro-ondes dont la
fréquence se contrôle à la fois par la taille du barreau d'AsGa et par les caractéristiques physiques
du résonateur dans lequel la diode est placée.
Diode PIN
La diode PIN est une diode dans laquelle est interposée, entre ses zones P et N, une zone non
dopée, dite intrinsèque (d'où I). Cette diode, polarisée en inverse, présente une capacité
extrêmement faible, une tension de claquage élevée. En revanche, en direct, la présence de la zone
I augmente la résistance interne ; celle-ci, dépendante du nombre de porteurs, diminue quand le
courant augmente : on a donc une impédance variable, contrôlée par une intensité (continue). Ces
diodes sont donc soit utilisées en redressement des fortes tensions, soit en commutation UHF (du
fait de leur faible capacité inverse), soit en atténuateur variable (contrôlé par un courant de
commande continu).
Diode à effet tunnel
La diode à effet tunnel désigne une diode dont les zones N et P sont hyper-dopées. La
multiplication des porteurs entraîne l'apparition d'un courant dû au franchissement quantique de la
barrière de potentiel par effet tunnel (une telle diode a une tension de Zener nulle). Sur une faible
zone de tension directe, la diode présente une résistance négative (le courant diminue lorsque la
tension augmente, car la conduction tunnel se tarit au profit de la conduction « normale »), une
caractéristique exploitée pour réaliser des oscillateurs. Ce type de diode n'est quasiment plus
employé actuellement.
Diode à vide
La diode à vide, ancêtre des diodes à semi-conducteurs modernes, est un tube électronique qui
utilise l'effet thermoïonique pour réaliser sa tâche de redressement du courant. Bien qu'elle soit
tombée en désuétude à cause de sa taille et de sa consommation de courant, ce type de diode est
recherché par les amateurs de restauration d'anciens appareils à tubes.

Applications des diodes


Électronique
Schéma simplifié de l'application en redresseur simple alternance.
En série dans un circuit :
redressement de tension (conversion courant alternatif vers courant continu, semi-redressé) ;
protection contre une erreur de branchement d'un circuit alimenté en courant continu en
empêchant la circulation du courant dans le mauvais sens ;
détection de valeur crête ou d'enveloppe ou d'une modulation dans la transmission en
modulation d'amplitude12,13,14,15 ; les diodes sont en général l'élément non-linéaire nécessaire à la
multiplication de fréquence hétérodyne16 ;
plusieurs diodes en série transmettent le signal avec une différence de potentiel continue qui
diminue la distorsion de raccordement dans un étage de sortie push-pull d'amplificateur
électronique à transistors bipolaires ;
la non-linéarité d'une ou plusieurs diodes en série avec une résistance suffisamment grande sert
à adapter la réponse de circuits électroniques, et notamment donne une approximation de la valeur
efficace d'un signal mise à profit dans un VU-mètre.

En parallèle :
restitution de composante continue pour la transposition d'un signal électrique 14 (pompe à diode
(en)) ;
régulation de tension simple (alimentations simples de montages électroniques) et référence de
tension avec une diode Zener ;
montages écrêteurs et protection contre les surtensions (diode Zener, Transil…) ; Une diode en
série, l'autre en parallèle :
doubleur et multiplicateur de tension14,19 ou pompe à diodes, dont multiplicateurs de tension
Schenkel ;
transposition de niveau d'un signal par pompe à diodes (par exemple : génération d'une
alimentation négative à partir d'une alimentation positive)14.

Électrotechnique
Les diodes sont un des dipôles de base de l'électronique de puissance.
Elles peuvent être utilisées en courant alternatif pour diminuer la puissance fournie par
l'alimentation à un récepteur : en supprimant l'une des alternances, elles permettent de diviser par
deux la puissance transmise à la charge21 pour un coût très modique. Cette technique est par
exemple utilisée pour obtenir deux puissances de chauffe dans les sèche-cheveux, une diode,
placée en série avec la résistance de chauffage, est mise en court-circuit par un interrupteur pour
obtenir la puissance de chauffe maximalen 5.
Les diodes sont fréquemment utilisées dans le domaine de redressement de courant alternatif, par
exemple en monophasé :
redressement simple alternance : une seule diode est nécessaire 22 ;
redressement double alternance : on utilise pour cela un pont de diodes (pont de Graëtz) ou deux
diodes sur les sorties en opposition de phase d'un transformateur à point milieu.
Éclairage et signalisation
En éclairage, l'invention des diodes électroluminescentes approximativement blanches, par
association d'un produit fluorescent aux rayonnements des diodes électroluminescentes bleues,
leur donne de nombreuses applications. Les diodes électroluminescentes, utilisées en affichage et
signalisation sont une application particulièrement visible.

Transistor bipolaire

Vue interne d'un transistor bipolaire de puissance 2N3055 conçu dans les années 1970.

Transistor bipolaire monté en surface.


Un transistor bipolaire est un dispositif électronique à base de semi-conducteur de la famille
des transistors. Son principe de fonctionnement est basé sur deux jonctions PN, l'une en direct
et l'autre en inverse. La polarisation de la jonction PN inverse par un faible courant électrique
(parfois appelé effet transistor) permet de « commander » un courant beaucoup plus
important, suivant le principe de l'amplification de courant. Il est à noter qu'aucun électron
n'est effectivement « créé » : la polarisation appropriée permet à un réservoir d'électrons libres
de circuler différemment.
Histoire

Réplique du premier transistor bipolaire inventé par les laboratoires Bell en 1947

Différents types de transistors NPN/PNP


La découverte du transistor bipolaire a permis de remplacer efficacement les tubes
électroniques dans les années 1950 et ainsi d'améliorer la miniaturisation et la fiabilité des
montages électroniques.
Transistor avec des jonctions PN
Peu après la découverte de Bardeen et Brattain, Shockley tenta une autre approche basée sur
les jonction P-N, une découverte de Russell Ohl remontant à 1940. Les travaux de Shockley
ouvrirent la voie pour la réalisation des transistors bipolaires composés d'un sandwich NPN
ou PNP. Toutefois, leurs fabrications posaient de réels problèmes car les semi-conducteurs
étaient insuffisamment homogènes. Un chimiste du laboratoire Bell, Gordon Teal, mit au
point en 1950 un procédé de purification du germanium1. Morgan Sparks, Teal et d'autres
chercheurs purent fabriquer des jonctions PN puis un sandwich NPN.
Amélioration des procédés de fabrication
Les deux années suivantes furent consacrées à la recherche de nouveaux procédés de
fabrication et de traitement du germanium. Le silicium était plus difficile à travailler que le
germanium en raison de son point de fusion plus élevé mais il offrait une meilleure stabilité
devant les changements thermiques. Néanmoins, ce n'est pas avant 1954 que le premier
transistor en silicium put être réalisé. En 1952, les premiers appareils avec des transistors
furent commercialisés. Les laboratoires Bell imposèrent leur savoir-faire durant toute la
décennie avec notamment la mise au point du masquage par oxyde par Carl Frosch. Cette
technique offrait des perspectives nouvelles pour la fabrication en masse des transistors en
silicium. La photolithographie sur les plaques de silicium, un procédé développé par Jules
Andrus et Walter Bond en 1955, contribua fortement à l'arrivée de nouvelles techniques
d'usinage plus précises et efficaces. Encore aujourd'hui, la photolithographie constitue une
étape cruciale dans la réalisation des transistors.

Types et symboles
Les catalogues de transistors comportent un nombre élevé
de modèles. On peut classer les transistors bipolaires selon PNP
différents critères :
 le type : NPN ou PNP. Ce sont deux types
NPN
complémentaires, c'est-à-dire que le sens des
courants et tensions pour le PNP est le complément
Symboles de transistors bipolaires
de ceux du NPN. Les transistors NPN ayant en
Légende :
général des caractéristiques meilleures que les PNP B : Base - C : Collecteur - E : Émetteur
(en termes de bande passante), ils sont les plus
utilisés.
 la puissance : les transistors pour l'amplification de petits signaux ne dissipent que
quelques dizaines ou centaines de milliwatts. Les transistors moyenne puissance
supportent quelques watts ; les transistors de puissance, utilisés par exemple dans les
amplificateurs audio de puissance ou dans les alimentations stabilisées peuvent
supporter, à condition d'être placés sur un dissipateur thermique adéquat, plus de 100
W;
 la gamme de fréquence : transistors pour fréquences basses (fonctionnent correctement
jusqu'à quelques MHz), moyennes (jusqu'à quelques dizaines de MHz), hautes (jusqu'à
quelques GHz), encore plus hautes (fréquences maximales d'oscillation de plusieurs
centaines de GHz).
Principe de fonctionnement

Principe physique du transistor NPN


Nous prendrons le cas d'un type NPN pour lequel les tensions VBE et VCE, ainsi que le courant
entrant à la base, IB, sont positifs.
Dans ce type de transistor, l'émetteur, relié à la première zone N, se trouve polarisé à une
tension inférieure à celle de la base, reliée à la zone P. La diode émetteur/base se trouve donc
polarisée en direct, et du courant (injection d'électrons) circule de l'émetteur vers la base.
Principes de conception
À première vue, le transistor bipolaire semble être un dispositif symétrique, mais en pratique
les dimensions et le dopage des trois parties sont très différents et ne permettent pas d'inverser
émetteur et collecteur. Le principe du transistor bipolaire repose en effet sur sa géométrie, sur
la différence de dopage entre ses différentes régions, voire sur la présence d'une
hétérojonction.

Caractéristiques électriques

Caractéristiques idéalisées d'un transistor bipolaire.


Modes de fonctionnement
D'une façon générale, on peut distinguer deux grands types de fonctionnement des
transistors :
 fonctionnement dans la zone linéaire des caractéristiques ; il est utilisé lorsqu'il s'agit
d'amplifier des signaux provenant d'une source ou d'une autre (microphone,
antenne…) ;
 fonctionnement en commutation : le transistor commute entre deux états, l'état bloqué
(Ic est nul), et l'état saturé (Vce faible).

Le transistor en commutation

Montage d'un transistor pour fonctionnement en commutation


On appelle fonctionnement en tout-ou-rien, un mode de fonctionnement du transistor où ce
dernier est soit bloqué, soit parcouru par un courant suffisamment important pour qu'il soit
saturé tensions, amplifier, transposer des fréquences, les mélanger, commander un relais et mille
autres choses encore.