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Article scientifique

Michel Degrange1

Systèmes adhésifs auto-mordançants.


Une mode ou la voie du futur ?

Mots clés »Résumé


La majorité des industries dentaires fournissant des adhésifs et des composites propose aujourd’hui des
• Adhésif amélo-
systèmes adhésifs auto-mordançants. Faisons le point sur la spécificité de ces adhésifs, leurs avantages
dentinaire
potentiels et indications.
• Adhésif auto-
mordançant L’essor des systèmes adhésifs auto-mordançants représente aujourd’hui une tendance forte du marché
• Collage dentaire. Quelles sont les caractéristiques de ces adhésifs et comment fonctionnent-ils? Quels sont les
avantages par rapport aux systèmes adhésifs antérieurs ? Comment les classer? Peut-on se contenter de les
ranger dans une énième génération de système et, fondamentalement, quel est le sens de cette classification
en termes de générations ?

On comprend aisément que le praticien peut être assez désorienté par la cadence d’introduction de nouveaux
adhésifs sur le marché dentaire. Cet article tente de répondre à ces questions et propose une classification
simplifiée des systèmes adhésifs fondée sur leur mécanisme d’action et sur leurs séquences de mise en œuvre.

Key Words »Summary


• Enamo-dentinal The majority of dental companies manufacturing dental adhesives and composite resins are today
adhesive
manufacturing self-etching adhesive systems. This article looks at the specifications of these adhesives, their
potential advantages and their indications.
• Self-etching adhesive

• Bonding The self-etching adhesive system boom represents a strong tendency in today’s dental market. What are the
characteristics of these adhesives and how do they work? What are their advantages when compared to the
previous bonding systems? How are they classified? Should they be classified as the next generation of
bonding system and, fundamentally speaking, what is the meaning of this classification in terms of generations?
One can see that the dental practitioner can easily be confused by the rate of introduction of these new
adhesives on the dental market. This article attempts to answer these questions and proposes a simplified
adhesive system classification based on their mechanism of action and on their order of appearance.
Reproduit
avec l’aimable
autorisation de
l’auteur ainsi que
l’INFORMATION
DENTAIRE
Volume 86 nº 15
du 14 avril 2004,
pp. 917-25 1
Professeur des universités. Praticien hospitalier.

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Systèmes adhésifs auto-mordançants ...

Quelques rappels De nouveaux adhésifs ?


La preuve de l’efficacité clinique des techniques Des annonces publicitaires qualifient certains
adhésives n’est plus à faire en dentisterie adhésifs auto-mordançants de 6ème génération, voire
restauratrice. Les systèmes adhésifs associés aux de 7ème génération. Correspondent-ils réellement à
composites permettent aujourd’hui de concevoir des un nouveau concept ?
traitements alliant une mutilation tissulaire minimale
et un aspect esthétique très acceptable. Lorsque la Apparition des premiers primaires auto-
technique adhésive est bien maîtrisée, elle conduit à mordançants au milieu des années 80.
la formation d’interfaces cavitaires étanches Ces primaires, comme par exemple, le Scotchprep
prévenant ainsi toute progression ou récidive (3M) et l’Universal Bond II primer (Dentsply) étaient
carieuse20. Ces résultats sont le fruit d’une démarche qualifiés à l’époque d’apprêts dentinaires. On les
de recherche et développement longue de 50 ans19. appliquait en préalable à la résine adhésive. C’était le
Si le mode d’adhésion d’une résine à l’émail a été début de la 3ème génération des adhésifs qui
établi rapidement4, le collage à la dentine a fait l’objet introduisait la notion de traitement de surface
de nombreuses controverses jusqu’à l’aube des préalable au collage. Il convient de se resituer dans le
années 90. Aujourd’hui, tout le monde admet le contexte des années 80 pour comprendre la raison
concept du mordançage total sur lequel est fondé du développement de ces primaires. Le mordançage
tout adhésif amélo-dentinaire. de la dentine était considéré alors comme une cause
de cytotoxicité pulpaire par la majorité de la
Le collage à la dentine, par le biais des systèmes communauté scientifique, à l’exception des écoles
adhésifs modernes, répond en effet d’un seul et même scandinaves et japonaises3,10. Seules les marges
principe d’adhésion qui est d’ordre micro-mécanique : d’émail étaient mordancées. En contrepoint, les
après déminéralisation de la boue dentinaire et de la adhésifs de cette période (dits de 2ème génération)
dentine, puis infiltration et polymérisation, ces adhésifs n’étaient pas capables d’infiltrer la boue dentinaire36,
forment une interphase mixte constituée d’une couche ce qui limitait leur adhérence à une très faible valeur
hybride et de brides résineuses22. d’environ 5 MPa. La première version des primaires
auto-mordançants correspond à l’addition d’un faible
Si on ne se référait qu’aux tests d’adhérence in vitro, taux d’acides (par exemple, 2,5 % d’acide maléique
on pourrait croire aujourd’hui, que le potentiel pour le Scotchprep) aux monomères adhésifs, pour
d’adhésion à la dentine des adhésifs actuels est mieux pénétrer la boue dentinaire5,8. On commençait
similaire à celui qu’ils ont au niveau de l’émail. En fait, ainsi à mordancer la dentine, mais il ne fallait surtout
on est loin du compte, car le collage dentinaire est une pas le dire! Ces primaires acides étaient instables et
opération qui s’avère de manipulation très délicate6,9,29. leur durée de vie faible. L’acide réagissait dans le
Ceci est particulièrement vrai pour les adhésifs dits flacon avec certains monomères hydrophiles pour
« de 5ème génération ». Ces produits sont aujourd’hui former un composé inefficace. C’est d’ailleurs pour
majoritairement employés par les praticiens. Ils sont prévenir ce type de réaction inopportune que la
présentés en un seul flacon renfermant à la fois le plupart des systèmes auto-mordançants modernes
primaire, la résine adhésive et un ou plusieurs solvants. sont présentés sous forme compartimentée.
Pour faire preuve d’efficacité, ils doivent être appliqués
sur dentine humide. La difficulté pour le clinicien est Les systèmes auto-mordançants de la dernière
de trouver le bon degré d’humidité dentinaire décennie
procurant une pénétration optimale de l’adhésif, ce qui Les adjonctions d’acide ont été remplacées
est très délicat à maîtriser. Un mode d’application aujourd’hui par une augmentation de la concen-
incorrect conduit à une infiltration incomplète de tration en monomères acides (20 % de Phenyl P
l’adhésif dans la dentine superficielle déminé- dans le Clearfil Liner Bond 2, 30 % de MDP dans le
ralisée32,37,43. Ces défauts d’étanchéité sont la source de Clearfil SE Bond). Les systèmes auto-mordançants se
sensibilités post-opératoires, de colorations parasites sont développés au Japon au cours de la décennie
des marges et, à terme, de caries récurrentes. passée. Le premier système de ce type véritablement
efficace distribué en Europe fut le Clearfil Liner Bond
Pour pallier ce problème, la majorité des fabricants (Kuraray)1,44. Leur essor actuel répond d’un souci de
des adhésifs et composites propose aujourd’hui des simplification d’emploi et, à priori, d’une meilleure
systèmes adhésifs auto-mordançants. C’est une tolérance de mise en œuvre.
tendance générale puisque, au moins dix produits de
cette classe ont été introduits sur le marché français
depuis un an et demi.

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Comment classer les adhésifs ? Pourtant le label 5ème génération pourrait laisser
Le mode de classement par génération n’a croire à une amélioration des performances, ce qui
plus de sens aujourd’hui, même sur le plan est loin du compte.
chronologique.
Un autre type de classification s’impose.
Cette classification fut proposée pour marquer Il est basé sur des principes d’action et sur le
l’évolution historique des concepts d’adhésion à la nombre de séquences d’applications.
dentine33. Elle a eu une signification jusqu’à
l’acceptation par l’ensemble de la communauté On distinguera deux grandes classes d’adhésifs :
scientifique du concept du mordançage total qui • ceux qui requièrent un mordançage suivi d’un
correspond à ce qu’on a appelé la quatrième rinçage, en préalable à leur emploi (M&R)
génération. Depuis cette période, c’est-à-dire • ceux que l’on applique directement sur les
depuis une décennie, tous les systèmes surfaces dentaires, sans aucun traitement
commercialisés répondent du même principe préliminaire. Cette classe regroupe tous les
micro-mécanique. Certes, il existe différents types systèmes auto-mordançants (SAM).
d’adhésifs en fonction de leur composition, de leur
présentation ou du nombre de séquences On peut distinguer dans chacune de ces classes,
d’application qu’ils requièrent, mais tous deux subdivisions selon le nombre de séquences
aboutissent in fine à la formation d’une couche de mise en œuvre :
hybride et des brides résineuses. • 3 et 2 temps, pour les adhésifs classiques
nécessitant un pré-mordançage.
Les systèmes adhésifs de la 4ème génération sont • 2 temps et une étape pour les adhésifs auto-
ceux qui impliquent trois applications cliniques mordançants.
successives (mordançage, primaire, adhésif). Ils ne
sont pas nécessairement moins performants ni Ce classement simple permet de regrouper toutes
moins tolérants que leurs évolutions en deux les variétés de produits actuellement Les tableaux
applications commercialisées à partir de 1995 et ci-contre présentent les principaux systèmes
qualifiés de produits de 5ème génération7,16. disponibles sur le marché dentaire selon cette
classification.

Adhésifs avec mordançage préalable et rinçage


Systèmes en trois temps (M & R 3)
All Bond 2 - Bisco
Optibond FL - Kerr-Hawe
ScotchBond MP - 3M ESPE
Syntac Classic – Vivadent

Rinçage séchage polymérisation

Primaire Résine

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Adhésifs avec mordançage préalable et rinçage


Systèmes en deux temps (M & R 2)
Adhésifs dits mono-composants
Solvant Alcool Solvant Acétone
Excite - Vivadent One Step plus - Bisco
Gluma Comfort - Heraeus Prime &Bond NT - Dentsply
Optibond Solo + - Kerr Gluma One Bond - Heraeus
Permaquick 1 - Ultradent Tenure Quick - Den Mat
Scotchbond One - 3M ESPE STAE - SDI
Definitive B - Générique Int.


Solist – DMG

Rinçage polymérisation Solvant Eau


Primaire James 2 - Saremco
+
Résine One-Coat - Coltène
Syntac Spr – Vivadent

Quelle est la spécificité des systèmes auto- 2 mm) comparée à celle qui se forme après attaque
mordançants ? à l’acide phosphorique dont le pH est plus bas et la
Les systèmes auto-mordançants contiennent tous de force plus élevée. Le pH des monomères acides des
l’eau. L’eau est nécessaire pour activer leur potentiel SAM se situe dans la fourchette 0,8-2,5. Leur
acide des monomères hydrophiles qu’ils renferment. potentiel de déminéralisation est donc inférieur à
Ces monomères acides sont polymérisables. On celui d’un acide minéral à même concentration. Cela
trouve également dans leur composition des pourra être conséquent au niveau de l’émail, comme
solvants, des monomères hydrophobes, des nous le verrons plus loin, mais au niveau dentinaire,
amorceurs de polymérisation, des agents stabilisa- leur acidité est généralement suffisante pour
teurs et parfois des charges. Les solvants activent la promouvoir la formation d’une couche hybride et de
pénétration du produit appliqué et facilitent brides résineuses intra-tubulaires. Il est clairement
l’évaporation de l’eau, lors du séchage. établi que l’adhérence à la dentine ne dépend pas de
l’épaisseur de la couche hybride30,40.
Les monomères hydrophobes sont destinés à
assurer la ténacité de l’adhésif après polymérisation En toute probabilité, on peut penser que la couche
et la liaison avec la première couche de composite. hybride formée par les SAM est de très bonne qualité
puisque les monomères acides polymérisables
Les monomères acides déminéralisent et infiltrent atteignent nécessairement le front de déminéra-
simultanément émail et dentine. Au niveau de la lisation. C’est une condition nécessaire à l’étanchéité
dentine, ils dissolvent en premier la phase minérale immédiate et, à terme, du joint dentine-adhésif. C’est
de la boue dentinaire avant d’attaquer superficiel- un avantage par rapport aux systèmes réclamant un
lement la dentine sous-jacente. La boue dentinaire pré-mordançage à l’acide phosphorique, où la démi-
n’est donc pas totalement éliminée, mais infiltrée. néralisation est souvent plus profonde que
Après polymérisation, les constituants organiques de l’infiltration de la résine adhésive, ce qui est source
la boue sont imprégnés par la résine de l’adhésif, d’infiltrations des fluides buccaux et de sensibilités
ainsi que les fibres de collagène de la surface post-opératoires. En fait, l’adhésion des SAM dépend
dentinaire traitée. La zone hybride contient donc, à la de la nature de la couche de boue dentinaire formée
fois les protéines de la boue, et de la dentine. Elle est lors du fraisage. L’épaisseur de la boue dépend du
de faible épaisseur (généralement inférieure à type de fraise employé. Elle est d’1 mm après prépa-

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ration avec des fraises diamantées ultrafines et peut manipulation que l’on peut faire à chaque étape du
atteindre 2,8 mm avec des instruments à gros grains collage. L’incorporation de charges peut leur conférer
(super-coarse)35. L’influence de cette épaisseur est une certaine consistance et leur permettre de former,
controversée dans la littérature. Certains auteurs ont en une seule application, une couche d’adhésif
noté une diminution de l’adhérence de certains suffisamment épaisse au contact des surfaces
systèmes auto-mordançants lorsque l’épaisseur de la dentaires pour dissiper les contraintes (voir ci-
boue augmentait15,23,45. D’autres, à l’inverse, ont dessus). Parmi les SAM1 chargés, on retrouve le
montré que les SAM étaient capables de former une One-Up-Bond (Tokuyama) qui contient des micro-
couche hybride, quelle que soit l’épaisseur de la charges de verre, et le Xeno III (Dentsply) qui
boue dentinaire35,39. Cette absence de consensus est renferme des nano-particules.
probablement liée à la différence d’agressivité des
systèmes adhésifs testés dans ces expérimentations. Quels sont les avantages des SAM ?
Il semble toutefois prudent de conseiller aujourd’hui Pas de rinçage. Ils sont simples d’emploi, une ou
une finition des préparations avec des instruments à deux applications, et surtout pas de séquence de
grains fins lorsque l’on emploiera un SAM. rinçage. Le rinçage est bien souvent en omnipratique
une étape à risques. Risque d’étaler l’agent de
Systèmes auto-mordançants en 1 ou 2 temps, char- mordançage au contact des tissus buccaux ; risque
gés ou non ? Il existe donc des systèmes auto- de saignement d’un parodonte marginal inflam-
mordançants qui nécessitent l’application successive matoire, notamment quand la préparation jouxte la
de deux produits différents (SAM2) et d’autres qui ne gencive marginale (lésions cervicales, proximales,
requièrent qu’une seule application (SAM1). préparations de facettes, etc.). La pose d’une digue
étanche permet en principe d’éliminer ces risques.
Les SAM2 Mais il convient d’être réaliste : outre les situations
On applique en premier un primaire acide. C’est ce cliniques, où il n’est pas possible de poser la digue,
que les anglo-saxons appellent le self-etching primer. ce type de champ opératoire est rarement mis en
C’est lui qui déminéralise et infiltre simultanément place en pratique quotidienne. Il est hors sujet de
les tissus dentaires calcifiés. Pour que sa diffusion en discuter de cet état de fait, mais il convient de le
profondeur soit efficace, il doit agir pendant un temps prendre en compte et, à ce titre, l’emploi d’un
minimum (20 à 30 secondes selon les produits). système adhésif limite le risque de contamination par
Après évaporation de l’eau qu’il contient par séchage, le sang ou le fluide gingival des surfaces préparées
il est recouvert d’une résine adhésive souvent en s’affranchissant du rinçage.
chargée dont la majeure partie des composants est
hydrophobe. Cette deuxième couche est destinée à On colle sur dentine et émail secs. Leur emploi
assurer une bonne co-polymérisation avec le enlève un autre «casse-tête» au praticien : celui du
composite. Rappelons à ce titre, que la polyméri- degré d’humidité de la dentine avant application de
sation des esters méthacryliques est une réaction l’adhésif17. Il est bien établi que les systèmes M&R2
hydrophobe qui est inhibée par l’eau et l’oxygène. requièrent d’être déposés sur dentine humide. Ces
Cette deuxième couche peut avoir d’autres intérêts. adhésifs présentés en un seul flacon contiennent à la
Elle peut contribuer à dissiper les contraintes du fois le primaire, la résine adhésive et un ou plusieurs
retrait de polymérisation du composite et les solvants. Le problème de l’élimination des excès
contraintes mécaniques subies par la restauration en d’eau à la surface de la dentine mordancée devient
fonction, réduisant ainsi le risque de rupture des crucial avec ces produits. En excès, l’eau s’oppose à
interfaces collées. Elle contribue également à limiter la formation d’un joint adhésif continu ; c’est le
l’incompatibilité du système adhésif avec les phénomène du « sur-mouillage » avec l’inclusion de
composites et les colles chémo-polymérisables ou bulles d’eau à l’interface38. En défaut, c’est le
dual. Nous évoquerons ce problème plus loin. collapsus du collagène avec à la clé, une infiltration
très incomplète de l’adhésif17. Les SAM sont
Les SAM1 appliqués sur émail et dentine sèche, ce qui résout
Ils combinent avec un seul produit les rôles de le problème. Pas ou peu de sensibilités post-
mordançage, primaire et adhésif. Les anglo-saxons opératoires. Leur principal avantage, sur un plan
les nomment all-in-one, soit tout en un. Leur premier clinique, est de réduire considérablement le risque
avantage est de simplifier la procédure clinique du de sensibilités post-opératoires. La souffrance du
collage. Outre l’aspect ergonomique, la réduction des système dentino-pulpaire est principalement attri-
séquences opératoires limite le risque d’erreur de buée aux variations de pression intra-tubulaire2.

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Contrairement aux adhésifs nécessitant un pré-


mordançage, les systèmes auto-mordançants
❶ n’éliminent pas les bouchons de boue dentinaire
mais les imprègnent. La possibilité de micro-fuite à
l’émergence des tubules devient quasi-impossible.
L’obturation tubulaire efficace est la raison principale
qui explique le très faible taux de sensibilités post-
opératoires observées en clinique avec les SAM24.

❷ N’ont-ils que des avantages ?


L’adhésion à l’émail. La qualité de l’adhésion à l’émail
des systèmes auto-mordançants est un sujet encore
très discuté. La plupart des auteurs s’accordent sur
un point : les faciès d’attaque générés par les SAM
sur l’émail apparaissent moins rétentifs que ceux
procurés par l’acide phosphorique11,13,28. Sur un émail,
❸ non préparé (non fraisé), les SAM présentent de
faibles valeurs d’adhérence18,26,27. Les figures 1 à 3
montrent les différences de topographie d’attaque
produite par un SAM et l’acide phosphorique sur
l’émail vestibulaire d’une canine dont le tiers incisif a
été préparé avec une fraise diamantée. Quelle que
soit la nature de l’acide, l’émail intact apparaît moins
propice à l’attaque acide. Ceci est particulièrement
❹ vrai pour la zone traitée avec le SAM où seuls les
stries et les puits d’usure sont le siège de dissolution
superficielle. Par contre, sur la surface d’émail
préparé, le système auto-mordançant procure une
dissolution sélective propice à l’ancrage mécanique
de la résine, même si le relief est moins prononcé
que sur l’aire controlatérale traitée à l’acide
❺ phosphorique.

Est-ce que l’adhérence est directement liée au pH de


l’acide et à l’amplitude de l’attaque qu’il provoque ?
Certaines études in vitro montrent que l’adhérence à
l’émail fraisé procurée par de SAM s’avère réduite par
rapport à celle induite par l’acide phosphorique21,46.
D’autres études, à l’inverse, trouvent des valeurs
d’adhérence équivalentes à celles du mordançage
classique1,34. La figure 4 illustre l’adhérence à l’émail
évaluée dans notre laboratoire avec 8 SAM 1 et 2 et
un gel d’H3PO4 servant de témoin. L’essai est un test
de cisaillement. L’analyse statistique des données
1 Canine fraîchement extraite. Un sillon vertical sépare la face vestibulaire montre que deux systèmes auto-mordançants (Xeno
en deux zones. En mésial, traitement avec l’adhésif XENO III sans III, Dentsply ; Clearfil SE Bond, Kuraray) ne sont pas
polymérisation, suivi d’un rinçage à l’acétone. En distal, mordançage à
l’acide phosphorique à 35 %, 30 secondes, suivi d’un rinçage à l’eau. Le
significativement différents du groupe de l’acide
1/3 occlusal a été légèrement préparé. phosphorique. Est-ce la preuve qu’il n’y a pas de
corrélation entre les faciès d’attaque observés et
2 Micrographies électroniques à balayage des faciès d’attaque procurés l’adhérence mesurée comme le suggèrent Perdigao
respectivement par XENO III (a et b) et par l’acide phosphorique (c et d)
et coll.27 ? Il est probable que l’adhésion à l’émail
sur les zones d’émail non préparé.
répond plus d’une nanorétention à l’échelle des
cristallites, que d’une microrétention à la dimension
du prisme14.

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Systèmes adhésifs auto-mordançants ...

La seule évaluation conduite in vivo disponible à


notre connaissance, montre que l’intégrité des
marges amélaires est meilleure avec un adhésif
classique avec pré-mordançage H3PO425. Les SAM
requièrent une préparation préalable de l’émail pour
❻ former un joint adhérent. Cette adhésion est-elle
suffisante pour garantir l’étanchéité marginale des
restaurations à long terme? Il est trop tôt pour pouvoir
l’affirmer. Rien n’empêche, en revanche, de
mordancer à l’acide phosphorique les marges
d’émail d’une préparation, et uniquement ces
marges, avant d’appliquer un SAM dans toute
situation où l’on estime que la restauration sera
❼ particulièrement sollicitée.

Compatibilité avec les colles et composites auto-


polymérisables. L’incompatibilité des systèmes
adhésifs acides avec les colles et les composites
chémo-polymérisables est un autre problème31. Pour
bien comprendre la raison de cette incompatibilité,
rappelons que les composites chémo-activables ont
une polymérisation amorcée par ce qu’on appelle un
radical libre. Le radical libre est classiquement formé
lors du mélange base-catalyseur par la réaction d’un
peroxyde contenu dans le produit de base, avec une
➑ amine tertiaire, contenue dans le catalyseur. Les
composés acides de la couche superficielle de
l’adhésif, dont la prise est inhibée par l’oxygène de
l’air, réagissent avec les amines tertiaires du
composite (réaction acide-base). La réaction de
chémo-polymérisation est alors désactivée. La
présence de 2 à 4 % de monomères acides suffit à
inhiber la chémo-polymérisation12. Les industriels
➒ cherchent à apporter une solution à ce problème en
proposant des versions duales de leur système
adhésif. Ces versions impliquent de mélanger
l’adhésif avec une solution complémentaire qui
contient du sulfino-benzoate de sodium. L’emploi de
ces co-initiateurs est particulièrement indiqué pour
les restaurations adhésives de la dent dépulpée et,
d’une manière plus générale, pour toutes les
opérations de collage (inlays, facettes) réalisées avec
une colle duale. On trouve des systèmes adhésifs en
versions duales notamment chez Dentsply
(Prime&Bond NT ou XT DC), chez Kerr-Hawe
(Optibond Solo + DC), chez Vivadent (Excite DSC) et
chez DMG (Contax).
3 Micrographies électroniques à balayage des faciès d’attaque procurés
respectivement par XENO III (a et b) et par l’acide phosphorique (c et d)
sur de l’émail préparé.

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4 Moyennes des valeurs d’adhérence (MPa) à l’émail obtenues in vitro avec différents systèmes auto-mordançants. Le témoin est un traitement
à l’acide phosphorique à 35 %, 30 secondes. L’analyse statistique (ANOVA 1 puis PLSD de Fischer) montre que seules les moyennes obtenues
avec XENO III et Clearfil SE Bond ne sont pas significativement différentes de celles du témoin.

Perméabilité du joint adhésif Conclusion


Un autre problème posé par certains SAM, et plus Les systèmes adhésifs auto-mordançants présentent
particulièrement les SAM1, est leur hydrophilie trois qualités majeures par rapport aux systèmes qui
relative. Cette caractéristique leur confère une requièrent un pré-mordançage :
capacité d’absorption hydrique. Ce sont donc des
membranes semi-perméables qui pourraient être • une réelle simplification de la procédure de
susceptibles, à terme, de subir une dégradation par collage.
hydrolyse41. Les étapes de mises en œuvre sont réduites. La
séquence de rinçage est éliminée, ce qui réduit
Conservation les risques de contamination des tissus préparés
La présence d’eau et de monomères acides dans les par le sang ou la salive. Le collage est réalisé sur
systèmes auto-mordançants est également problé- émail et dentine secs. La question de l’humidité
matique pour la conservation et la durée de vie de de la dentine ne se pose plus.
ces produits. Pour éviter l’inactivation des principes • une capacité à former une hybridation super-
actifs qu’ils contiennent, les constituants de ces ficielle de la dentine sans lacunes d’infiltration.
produits sont, dans la plupart des cas, conditionnés • l’absence de sensibilités post-opératoires,
séparément, soit en deux flacons, soit dans des puisque leur application ne peut qu’améliorer la
compartiments différents d’un même blister (Adper qualité de l’obturation tubulaire.
Prompt-3M/ESPE). D’une manière générale, la durée
de vie d’un SAM est plus courte que celle d’un Ces trois caractéristiques s’avèrent des avantages
adhésif traditionnel. Il convient donc de les stocker au majeurs, à la fois sur le plan de l’ergonomie, et sur
frais et de respecter rigoureusement les dates de celui de la santé de l’organe dentino-pulpaire. À ce
péremption. titre, les systèmes auto-mordançants apparaissent les
adhésifs du futur.

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Systèmes adhésifs auto-mordançants ...

Un certain nombre de problèmes restent à régler : le En attendant l’idéal d’un biomatériau de restauration
potentiel d’adhésion à l’émail, la compatibilité avec auto-adhésif, sans retrait de prise et esthétique, et
les biomatériaux chémo-polymérisables et la dans le concept actuel du mécanisme d’adhésion
conservation des produits. Le clinicien peut, dans la aux tissus dentaires calcifiés, les adhésifs auto-
plupart des cas, pallier ces inconvénients, en prenant mordançants apparaissent comme une réelle
des précautions de stockage pour avoir un produit avancée pour l’amélioration de la qualité des
performant jusqu’à sa limite de péremption, en restaurations en composite.
réalisant le biseautage des marges amélaires, en
finissant sa préparation avec des instruments à grains
fins, et en employant un co-initiateur de
polymérisation lorsque le système adhésif est associé
à un composite chémo-polymérisable ou dual.

Les batailles de l’adhésion la bonne adhérence à la dentine de ces deux


L’obtention d’une couche d’adhésif consistante catégories d’adhésifs :
entre la préparation dentaire et le composite est • pour les SAM2 : Clearfil SE Bond (Kuraray) et
certainement une des clés de la qualité de AdheSE (Vivadent)
l’adhérence du joint collé. Pour les systèmes auto- • pour les SAM 1 chargés : Xeno III (Dentsply) et
mordançants, elle compense la faible épaisseur de One-Up-Bond (Tokuyama).
la couche hybride qui ne peut jouer son rôle
dissipatif de contraintes42. On peut donc l’obtenir de Cette énumération n’est pas limitative ; elle reflète
deux manières : soit en deux temps, en recouvrant actuellement les résultats enregistrés sur un grand
le primaire par une couche de résine, soit en un nombre d’essais (plus de 5 000 essais au total et
temps, avec un système auto-mordançant chargé. plus de 100 tests par adhésif). Nul doute qu’à
Ce fait a pu être vérifié au cours des séances de terme, d’autres systèmes auto-mordançants
travaux pratiques de collage organisés avec l’ADDA. viendront s’adjoindre à cette première liste, après
acquisition de données suffisantes. Les résultats de
Ces «batailles de l’adhésion», où les adhésifs sont ces batailles de l’adhésion seront publiées dans un
testés par les omnipraticiens, permettent de révéler avenir proche.

Adhésifs sans mordançage préalable


Systèmes auto-mordançants — Systèmes en deux temps (SAM 2)
AdheSE - Vivadent
Clearfil Liner B 2V - Kuraray
Clearfil SE Bond - Kuraray
Contax - DMG - NRC + P&B
NT - Dentsply

Mac Bond II - Tokuyama -


OneCoat SE Bond - Coltène

-Optibond solo self-etch -


Pas de rinçage polymérisation Kerr Tenure Uni-Bond -
Acide DenMat Tyrian/One Step+
+ Résine - Bisco -Septobond SE -
Primaire Septodont Unifill Bond -
GC’

71 Journal dentaire du Québec Volume 42 Février 2005


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Systèmes adhésifs auto-mordançants ...

Adhésifs sans mordançage préalable


Systèmes en un seul temps (SAM 1)

Adhésifs dits « tout en un »

Adper Prompt - 3M/ESPE


AQ Bond - Sun Medical
Etch&Prime 3 - Degussa
I Bond - Heraeus-Kulzer
One Up Bond - Tokuyama
Acide Tenure No-etch - Den Mat
+
Primaire Xeno III – Dentsply
+
Résine

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73 Journal dentaire du Québec Volume 42 Février 2005


COURONNES ET PONTS

Séminaires
IMPLANTOLOGIE

C e n t r e
d ’ i m p l a n t o l o g i e
d e n t a i r e
de Quebec

DOCTEUR YVAN FORTIN, B. Sc., d.m.d., Diplomate of the American Board of Oral
implantology / implant dentistry, fellow of the Academy of Implant Dentistry.

SÉMINAIRE EN COURONNES ET PONTS

Vendredi 11 février 2005 ou 7 octobre 2005

P.P.F. I: L’ ABC DE LA P.P.F. (IN VIVO)


Une approche technique endo-pivot-couronne, éliminant le stress de la
Docteur Yvan P.P.F., les empreintes imprécises, les récidives endodontiques et les tempo-
Fortin offre une série raires difficiles, tout en optimisant le résultat final ainsi qu’une mise à jour com-
de séminaires spécia- plète des avantages et désavantages des nouvelles porcelaines dentaires.
lisés en implantologie
et en P.P.F. La portée Vendredi 6 mai 2005 ou 2 décembre 2005
de ces séminaires
s’étend de l’initiatio P.P.F. II: LA RÉHABILITATION COMPLEXE EN P.P.F.
n auperfectionnement Une approche technique démythifiant le traitement de cas plus com-
afin d’intéresser les plexes. Une technique révolutionnaire d'empreintes pour les cas extensifs. Tous les
dentistes de tous les trucs pour une temporisation de haute précision, une planification permettant la réa-
niveaux d’expérience. lisation étape par étape de cas extensifs sans stress supplémentaire (Prérequis: PPF I)

À ce jour, plus de SÉMINAIRE EN IMPLANTOLOGIE


1300 dentistes s’y
sont inscrits et ont Vendredi et samedi 22-23 avril 2005 ou 4-5 novembre 2005
vu leur pratique
s’enrichir de nouvelles MISE A JOUR COMPLETE EN IMPLANTOLOGIE PROTHÉTIQUE
connaissances dans (s’adresse à tous les dentistes avec ou sans expériences en implantologie)
ces domaines de
pointe. Séminaire de 2 jours, couvrant tous les aspects prothétiques en implan-
tologie dentaire, de la consultation à la mise en bouche finale.
Au programme, une révision complète des traitements pour dent unitaire,
Le Centre D’Implantologie édentation partielle et édentation complète, tant de la mandibule que du
Dentaire de Québec maxillaire supérieur. Ce séminaire inclut également la toute nouvelle technique
est co-commanditaire avec
Nobelbiocare USA, inc. du Pont Marius, cette approche qui a permis à 95 % de nos patients complètement
édentés au maxillaire supérieur, de recevoir des implants dentaires sans devoir subir
Nobelbiocare Usa inc. est four- une greffe osseuse. (Pour étude de cas, il est recommandé d’apporter de modèles,
niseur de certification reconnu radiographies, etc...)
ADA C.E.R.P.
Cette entente est valide de mai 2003
à juin 2006. «Heures-crédits reconnus par l’Ordre des dentistes du Québec :
7 heures par jours». Coût 400.00$ + taxes par jour, aucun rem-
boursement si annulation avant 30 jours précédent le séminaire.
CENTRE D'IMPLANTOLOGIE
DENTAIRE DE QUÉBEC
3075, chemin des Quatre-Bourgeois,
bureau 109, Sainte-Foy (Québec)
Canada, G I W 4Y5 POUR VOUS INSCRIRE: POUR INFORMATION:
CENTRE D'IMPLANTOLOGIE
QC (418) 658-2000 ou Dr Yvan Fortin, d.m.d. ou
DENTAIRE DE QUÉBEC À MONTRÉAL MTL (514) 523-6644 Michael McKnight,
1591, Boul. St-Joseph est, Sans frais 1 800 934-0464 coordonnateur
Montréal (Québec)
Canada ,H2J 1M8