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Chapitre 3 : Présentation de l’organisme d’accueil

Introduction 76
Section 1 : Présentation du Crédit Populaire Algérien 77
1. Création du Crédit Populaire Algérien (CPA) 77
2. Les missions et attributions du CPA 78
3. Organisation structurelle du CPA 78
4. Présentation de la Direction du Marketing et de la
Communication (DMC)

Le service étranger est chargé de réaliser, de gérer et de superviser toutes les opérations qui
matérialisent les relations du banquier avec sa clientèle et /ou avec ses correspondants
essentiellement dans le cadre du commerce extérieur. Son autorisation d’exercice peut être :
Générale : lorsqu’elle permet de réaliser l’ensemble des opérations prévues Spécifique :
lorsqu’elle ne vise qu’une certaine catégorie d’opérations.

Section1 : Présentation de l’organisme d’accueil et sa pratique marketing :


1.1 Historique et évolution :
Dans la phase de genèse d’affirmation progressive du système bancaire national le crédit
populaire d’Algérie (CPA) a été la seconde banque a être créée, après la naissance de la
banque National d’Algérie(BNA).Le crédit Populaire D’Algérie a été créée le 11 Mais 1967
par l’ordonnance numéro66-366 avec un capital initial de 15 million de dinars.
Le crédit populaire d’Algérie a hérité des activités gérées auparavant par les banques
populaires (banques populaire commerciales et industrielle à Alger, Oran, Constantine) ainsi
que d’autres banques étrangères banque Alger Miser, société marseillaise du crédit et
compagnie Française de crédit et de banque.
En 1985, le CPA donne naissance à la banque de développement local par cession de 40
agences, le transfert de 550 employés et cadre et 89000 comptes clientèle.
Suite à la promulgation de la loi sur l’autonomie des entreprises en 1988, le CPA est
devenu une entreprise publique économique par action (SPA) dont le capital est propriété
exclusive de l’Etat.
La volonté de CPA de promouvoir les nouvelles technologies à travers un système
d’information plus performant, est en grande parties à l’origine de sa montée en puissance et
de sa réussite.
Dès 1989, le Crédit Populaire d’Algérie a introduit, en tant que première banque en
Algérie, les cartes bancaire et le premier distributeur de billets automatiques(DAB), posant
ainsi un jalon décisif sur la voie de la modernisation
En 1990, l’échelon intérimaire entre la direction et les agences a été supprimé. Des unités
conçues comme reproduction de la direction générale ont été remplacées par des succursales,
celles-ci coordonnent un nombre d’agences d’une moyenne de quatre.
En 1992, les structures centrales ont été réorganisées par la création de la direction
générale adjointe(DGA) d’exploitation, d’affaire, d’engagement, de développement, et
d’administration. Chaque DGA regroupe plusieurs directions centrales, l’objectif étant de
décentraliser la direction et d’assurer un meilleur suivi. De nouvelles structures sont
apparues : développement, système, organisation, marketing, audit, formation, étude et suivi
des engagements.
Au cours de l’année 1995, le CPA a adopté de nouveaux organismes d’exploitation visant à
suivre l’architecture commerciale de la banque à une économie de marché. Ainsi les
anciennes succursales ont été transformées en groupes d’exploitation afin de créer des centres
d’animation, d’encadrement et de suivi des périmètres régionaux.
Après avoir satisfait aux conditions d’éligibilité prévues par les dispositions de la loi sur la
monnaie et le crédit (Loi 90 /10 DU 14/04/1990),le CPA a obtenu, le 07 avril 1997 son
agréent du conseil de la monnaie et du crédit, devenant ainsi la deuxième banque en Algérie à
être agrée.
Depuis fin 1999 des réflexions ont été avancées et il a été décidé, avec l’orientation et
l’accord de leurs actionnaires, d’ouvrir le capital de la banque.
Au 31 décembre 2004, le CPA comprend 128 agences encadrées par 15 groupes
d’exploitation et compte parmi ses effectifs 4683 agents dont un tiers de cadres. Le nombre de
comptes clientèle était de 1193722 quand un produit net bancaire, il était de 11.5 milliards de
dinars.
A 31 décembre 2006 le capital social du CPA s’établit à 29.3 milliards de dinars.
Actuellement en 2011, le CPA dispose d’un réseau bancaire encadré par quinze groupes
d’exploitation répartis sur tout le territoire national.
Le crédit populaire d’Algérie est une société publique économique (société par action) à un
capital de 48.000.000.000,00 DA.
Le CPA, à l’instar des autres banques, est composé d’un réseau implanté sur la quasi-totalité
du territoire national. Ce réseau est constitué d’une direction générale qui trace la politique
globale de la banque d’une liste de quinze(15) groupes d’exploitation qui ont attribution,
animation et le contrôle des différentes activités effectuées par agences qui leur sont
rattachées et dont le nombre atteint cents trente neufs(139) . Ces structures de base, existe
l’agence CPA 187 sise à DRAA EL MIZAN TIZI OUZOU, le lieu de déroulement de notre
stage pratique.
Le capital social de la banque, initialement fixé à 15 million de dinars, a évolué comme suit :
- 1966 :15 millions DA
- 1983 : 800 millions DA
- 1966 :15 millions DA
- 1983 :800 millions DA
- 1992 :5.6milliards DA
- 1994 :9.31 milliards DA
- 1996 :13.6 milliards DA
- 2000 :21.6 milliards DA
- 2004 :25.3 milliards DA
- 2006 :29.3 milliards DA
- 2011 :48 milliards DA, jusqu'à aujourd’hui

1.2 Les missions du CPA :


Défini par ses statuts comme banque universelle, le CPA a pour mission de promouvoir le
développement de BTPH, les secteurs de la santé et du médicament, le commerce et la
distribution, l’hôtellerie et le tourisme, les medias, la PME/PMI et l’artisanat
Conformément à la réglementation en vigueur en Algérie, le CPA traite les opérations de
crédits de banque ; il peut recevoir des dépôts, accorder des crédits sous toutes ses formes,
prendre des participations dans le capital de toutes entreprises, mobiliser pour le compte
d’autrui tous crédits consentis par d’autres institutions.
Conformément à la réglementation en vigueur en Algérie, le CPA traite les opérations de
crédits de banque ; il peut recevoir des dépôts, accorder des crédits sous toutes ses formes,
prendre des participations dans le capital de toutes entreprises, mobiliser pour le compte
d’autrui tous crédits consentis par d’autres institutions.
Figure 8 : L’organigramme de l’agence « CPA N°106 » Blida
Source : document interne du CPA banque

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Section 1 : Présentation du CPA
Le Crédit Populaire d’Algérie est l’une des plus grandes banques algériennes, pour
comprendre cette position, commençons par une présentation de la banque
1.1. Historique de la banque
Le CPA est créé en 1966 par l’ordonnance n°66/366 du 29 Décembre 1966, ces statuts ont été
arrêtés par l’ordonnance n°67/78 du 11 Mars 1967. Dans les dispositions générales de ses
statuts, le CPA est conçu comme une banque générale et universelle, réputée commerçante
dans ses relations avec les tiers1
La banque a hérité des activités gérées par des banques populaires qui existaient à l’époque
coloniale. Elle a donc bénéficié du patrimoine de ces banques qui ont été dissoutes le 31
décembre 1966. Il s’agit des banques suivantes : Banque Populaire Commerciale et
Industrielle d’Alger, d’Oran, de Constantine et d’Annaba, et Banque Régionale du Crédit
Populaire d'Alger.
En 1972, les structures du CPA ont été par la suite renforcées par la reprise d’autres banques
étrangères, à savoir : la Société Marseillaise du Crédit, la Banque Mixte Algérie-Misr et la
Compagnie Française de Crédit et de Banque
En Avril 1997, le CPA a obtenu son agrément auprès de la Banque d’Algérie, après avoir
satisfait aux conditions d’éligibilité fixées par la loi 90/10 sur la monnaie et le crédit. En tant
qu’Entreprise Publique Economique (EPE) et sous la forme juridique de Société Par Actions
(SPA), il est placé sous la tutelle du Ministère des Finances et doté d’un capital social de 29,3
milliards DA.
En 1985, le CPA a donné naissance à la Banque de Développement Local (BDL), après la
cession de 40 agences, le transfert de 550 employés et cadres, et de 89000 comptes clientèles.
2008 est pour le CPA l’année de confirmation d‘une santé financière durable, d’engagements
significatifs dans les secteurs de l’économie, notamment le secteur de l’équipement et de
l’industrie ; de coopération féconde avec les acteurs bancaires nationaux et d’intégration des
techniques nouvelles de financement de l’investissement qui, dès lors, assurent une plus
grande implication de la banque dans le cœur de l’économie, en qualité d’acteur financier
majeur et incontournable
Actuellement, le capital social de la banque s’élève à 48 milliards de dinars1 avec l’Etat
comme seul propriétaire des actions qu’il gère par l’intermédiaire du Holding Financier.
Le réseau d’exploitation de la banque se compose de 142 agences réparties à travers le
territoire national et encadrées par quinze (15) Groupes d’Exploitation

1.2. Activités et rôle du CPA


Traditionnellement orienté vers le secteur du bâtiment, des travaux publics et de
l’hydraulique(BTPH), de la santé et des services, le portefeuille du CPA s’est élargi à
l’ensemble des secteurs d’activité, aux professions libérales, aux particuliers et ménages, avec
notamment le crédit à l’immobilier et l’accompagnement de la micro entreprise dans le cadre
des différents dispositifs et garanties mis en place par les pouvoirs publics, à savoir :
l’ANSEJ, la CNAC, et l’ANGEM).
Le CPA se distingue par le financement de la profession médicale (PROMED) ainsi que la
profession libérale (PROLIB), la banque est aussi désignée comme chef de file dans les
opérations AADL et LPP
Tout en développant son champ de compétences à d’autres gammes de services et produits, la
banque participe dans le cadre du plan de soutien à la croissance économique, aux
financements de projets d’envergure initiés par l’Etat (centrales électriques, stations de
dessalement d’eau de mer, cimenteries, pétrochimie, hôtels,…etc).
Par ailleurs, concernant son activité sur le marché des capitaux, particulièrement sur le marché
obligataire, le CPA a été accompagnateur et teneur de compte conservateur de titres au profit
de plusieurs entreprises émettrices d’obligations comme ALGERIE TELECOM,
SONELGAZ, et AIR ALGERIE.
Concernant l’activité internationale, la banque traite toutes les opérations du commerce
extérieur (domiciliation, transfert libre, remise documentaire et crédit documentaire) et
participe à la mise en place de lignes de crédits extérieurs et des garanties internationales en
faveur de sa clientèle
1.3. Organisation et structure de la banque
L’organisation de la banque a fait l’objet de différents diagnostics et recommandations
formulés par les missions d’évaluation et d’audits externes. Elle est fixée par les dispositions
réglementaires contenues dans la Lettre Commune n° 18/2006 du 28.12.2006
1. 3.1. La Direction Générale et structures de soutien
Le CPA est dirigé, en vertu des délibérations de son Conseil d’Administration par un
Président Directeur Général (PDG). En tant que banque, elle est dotée d’une Direction
Générale à laquelle sont rattachées :

 La Direction de l’Inspection Générale ;


 La Direction de l’Audit ;
 La Direction des Risques et Contrôle Permanent.
A ces trois directions principales, sont associées une Division Affaires Internationales ainsi
que quatre Directions Générales Adjointes :
Direction Adjointe des Engagements et des Affaires Juridique ;
 Direction Adjointe d’Exploitation ;
 Direction Adjointe d’Administration et des Moyens ;
 Direction de Modernisation des Systèmes d’Information.
Les Directeurs Généraux Adjoints, le Chef de Division des Affaires Internationales et
l’Inspecteur Général, exercent une autorité fonctionnelle entre eux et hiérarchique sur les
structures placées sous leur responsabilité.
Des aménagements au schéma d’organisation de la banque ont été introduits, visant le
regroupement des différentes fonctions homogènes pour améliorer le niveau de leur
management effectif et pour une meilleure répartition des missions et responsabilités, tels :
 Le renforcement des missions et de l’organisation de la Direction du Recouvrement par la
mise en place de délégations régionales ;
 La désignation d’un responsable de Cabinet du PDG ;
 La mise en place de la cellule des Grandes Entreprises ;
 La mise en place programmée de la Cellule Management Stratégique au niveau du Cabinet
du PDG ;
 Et en matière de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, le
CPA s’est doté d’une cellule anti-blanchiment
1.4.2. Les Groupes Régionaux
Les Directions Régionales (appelées également Groupes Régionaux) constituent le maillon
intermédiaire entre les agences et les directions du siège. Elles exercent toute fonction et
mission déléguée par la Direction Générale.
L’article premier de la décision réglementaire n° 74-95 du 21 novembre 1995 fixant
l’organisation des Directions Régionales, définit ces dernières comme «des structures
hiérarchiques de soutien aux agences implantées dans sa circonscription territoriale définie
par voie réglementaire ».2
Le CPA s’affirme comme une banque de proximité grâce à son réseau d’exploitation
composé de 15 groupes d’exploitation appelés à coordonner les activités de 140 agences
réparties sur l’ensemble du territoire national.
Le rôle des groupes régionaux consiste à:
 Encadrer et superviser la politique commerciale du réseau d’exploitation ;
 Piloter les agences afin d’optimiser les performances ;
 Représenter la gouvernance tout en étant appui aux Directeurs d’agences.
Les Groupes Régionaux se situent à un niveau de prise de décision supérieur à celui des
agences, ce sont eux qui fixent les objectifs globaux du réseau de distribution.
La fixation des objectifs permet de mobiliser l’attention des responsables d’agences et de
leurs équipes sur les priorités et de les motiver pour améliorer leurs résultats, de ce fait, leur
formalisation est extrêmement importante car, elle conditionne en grande partie le succès.
Les objectifs porteront à la fois sur les résultats attendus de l’agence, mais aussi sur les
activités et les ressources critiques pour les atteindre. Ils sont alors définis par :
 une performance, c'est-à-dire un résultat à atteindre ;
 les conditions dans lesquelles devra s’effectuer cette performance ;
 le niveau de performance jugé acceptable
1. 3.3. Présentation de la structure d’accueil

Section 2 : L’agence CPA organisation et missions


L’agence CPA constitue une décentralisation géographique et un prolongement du siège. Elle
dispose d’une certaine autonomie de gestion dans la limite des pouvoirs qui lui sont conférés.
C’est à son niveau que se créent et se réalisent tous les contacts avec le client, se définissent et
se déterminent, pour l’avenir, les comportements du client vis-à-vis de la banque. Elle joue
alors un rôle extrêmement important sur le plan de l’image de marque de cette institution
2.1. Organisation
L’agence est rattachée hiérarchiquement à la Direction du Réseau et entretient des relations
fonctionnelles avec l’ensemble des structures du CPA. Elle est dirigée par un Directeur
Adjoint qui assure les missions de coordination des activités et de contrôle. Ce dernier est
notamment responsable :
 de la réalisation des objectifs qui lui sont assignés ;
 du maintien de la discipline ;
 de la bonne tenue du personnel de l’agence ;
 de la sécurité générale ;
 du transport des fonds ;
 du contentieux en matière de crédits ;
 et de l’élaboration de rapports périodiques.
Afin de permettre une efficacité maximale dans l’accomplissement de leurs missions :
commercialisation des produits, prise en charge du client et des relations qu’elles créent, etc...,
les agences du Crédit Populaire d’Algérie sont structurées selon l’une des catégories «
première», « deuxième » ou « troisième ». Cette classification est relative aux habilitations
qui leur sont déléguées par la Direction Générale concernant les activités à exercer
La détermination des rangs des agences et leur habilitation à exercer telle ou telle fonction se
fait par des décisions réglementaires, en fonction des niveaux de performances qu’elles ont
atteints
2.2. Missions
L’agence CPA doit assurer le développement de son fonds de commerce et de prendre
l’initiative de rechercher des affaires, qu’elle traite en fonction des orientations et directives
reçues en matière de ressources et de crédits. A cet effet, elle est tenue,
 sur le plan commercial, de démarcher de nou veaux clients, de recenser les besoins
exprimés ou potentiels de sa clientèle et de contribuer à les satisfaire.
Cela l’amène à œuvrer en vue de drainer le maximum de ressources et de placer les services et
produits de l’institution en adéquation avec les orientations stratégiques, les contraintes de
trésorerie et de rentabilité, les limites opérationnelles, etc. ;
 de finaliser les opérations de la clientèle, d’assurer la comptabilisation et la
journalisation des écritures comptables et d’arrêter son bilan
Nous remarquons qu’en sus des opérations de banque (réception des fonds du public,
opérations de crédit, mise à la disposition et gestion des moyens de paiement), il incombe à
chaque agence d’assurer des services de structures (comptabilité, administration,… etc.)
Les missions dévolues à ces agences tournent alors essentiellement autour des attributions
exposées ci-dessus et des opérations qu’elles sont habilitées à effectuer
2.2.1. Les opérations de banque
Présentation du CPA
Historique du Crédit Populaire
d'Algérie
 
Le CPA est créé en 1966 par l’ordonnance n° 66/366 du 29 Décembre, ses statuts ont été
arrêtés par l’ordonnance n° 67/78 du 11 Mars 1967. Dans les dispositions générales de ses
statuts, le CPA est conçu comme banque générale et universelle. Il est réputé commerçant
dans ses relations avec les tiers. Le CPA a hérité des activités gérées auparavant par les
banques populaires (Banque Populaire Commerciale et Industrielle a Alger, Oran, Annaba,
Constantine) ainsi que d’autres banques étrangères, Banque Alger Misr, Société Marseillaise
du Crédit et Compagnie Française de Crédit et de Banque (CFCB). En 1985, le CPA a donné
naissance à la Banque de Développement Local (BDL), après cession de 40 agences, le
transfert de 550 employés et cadres et de 89 000 comptes clientèle. En 1989, il est érigé en
Entreprise Publique Economique (EPE), juridiquement structuré en société par actions, Cette
période marque ainsi son engagement sur la voie de la commercialité, fort d’une situation
financière saine.

Organisation du CPA
L’organisation de la banque comprend l’Assemblée Générale des Actionnaires, le
Conseil d’Administration, la Présidence Direction Générale, le Cabinet du PDG, le
Secrétariat Général, onze (11) Divisions et la Direction de l’Organisation et de la
Réglementation placée sous l’autorité directe du Président Directeur Général.
Elle comprend, également, des organes d’aide à la prise de décision, d’assistance à la
gestion et de coordination des activités.
La Remise Documentaire
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Comment régler une transaction commerciale avec l’étranger ?


Hormis le crédit documentaire, on peut procéder au règlement d’une transaction commerciale
avec l’étranger par remise documentaire appelée aussi encaissement documentaire. C’est une
opération par laquelle un exportateur mandate sa banque afin de recueillir, selon ses
indications, une somme due ou l'acceptation d'un effet de commerce par un acheteur contre
remise de documents. Il s'agit de documents commerciaux (factures, documents de transport,
titres de propriété, ...).
Cette technique fait intervenir quatre parties :
- Le donneur d'ordre (ou remettant) : c'est le vendeur
Le vendeur donne mandat à sa banque. Il rassemble les documents relatifs à l'encaissement et
les transmet à sa banque avec l'ordre d'encaissement.
- La banque remettante : il s'agit de la banque du donneur d'ordre.
Elle contrôle les documents remis par le vendeur et les transmet à la banque correspondante
étrangère chargée de l'encaissement selon la lettre d'instructions du donneur d'ordre auprès de
l’acheteur. La responsabilité de la banque remettante se limite à la bonne exécution des
Instructions données. Elle n'assume aucun engagement ni responsabilité dans l'hypothèse où
les instructions qu'elle transmettrait ne seraient pas suivies. Il en va de même en ce qui
concerne les retards, les pertes en cours de transmissions, la qualité des traductions, la qualité
de la banque correspondante.
- La banque présentatrice : C'est la banque à l'étranger chargée de l'encaissement qui
effectue la présentation des documents à l'acheteur et ne les remettra que si elle reçoit le
règlement ou une traite, conformément aux instructions reçues de la banque remettante.
- Le tiré : C’est celui à qui doit être faite la traite selon l'ordre d'encaissement. Il s'agit de
l'importateur.

En quoi consiste la remise documentaire ?


L’opération remise documentaire est basée essentiellement sur la confiance qui existe entre
l’importateur et le fournisseur par le fait qu’elle n’implique pas l’engagement financier des
banques. Les banques ne jouent que le rôle de mandataires intermédiaires entre les deux
parties (vendeur -acheteur) pour remettre les documents au client importateur contre paiement
ou contre acceptation de traite ne dépassant pas 59 jours.

Comment se déroule la remise documentaire?


L’opération de Remise Documentaire, dans la pratique, se présente comme suit :
- Un contrat commercial est conclu entre un importateur et un exportateur ;
- L’exportateur expédie la marchandise (suivant les termes du contrat) et récupère les
documents de transport (connaissement- LTA- Lettre de route …) ;
- Il remet l’ensemble des documents à sa banque ;
- La banque remettante qui mandaté par l’exportateur présente les documents contre paiement
dans le cas d’une remise payable à vue ou contre acceptation d’une traite dans le cas d’un
règlement à échéance ;
- Une fois les documents reçus la banque chargée de l’encaissement convoque son client
importateur ;
- L’importateur se présent au guichet de sa banque, cette dernière ne lui remet les documents
que contre payement ou acceptation selon le cas ;
- Une fois les documents payés ou la traite acceptée par le client importateur la banque
effectue le transfert au comptant à la banque du vendeur.

Comment sont transmis les documents de la remise documentaire?


Les clients doivent communiqués à leurs fournisseurs l’ensemble des coordonnés nécessaires
à l’acheminement des documents à l’encaissement de l’agence.

La remise documentaire est un moyen de paiements de toutes les transactions


commerciales avec l’étranger?
La Loi de Finance complémentaire 2014 a rétablie la remise documentaire pour toutes les
importations également pour les produits destinés à la revente en l’état.

Le montant de règlement des opérations par remise documentaire est-il plafonne?


Les montants de règlement des remises documentaires ne sont pas plafonnés.

Le règlement de la remis e documentaire sur compte devise est-il autorise par les
banques?
On peut régler la remise documentaire sur son compte devise à condition que le client procède
de l’autre coté aux opérations d’exportation (il fait rentrer des devises au pays).

Quelle est la première démarche à faire pour ouvrir une remise documentaire?
La première étape c’est la domiciliation, elle est préalable à tout transfert, tout engagement
financier et tout dédouanement.

C’est quoi la domiciliation?


 C’est une procédure règlementaire qui consiste pour les banques intermédiaires agrées
a effectuer pour le compte d’un importateur les opérations prévues par la
réglementation du commerce extérieur et des changes.
 La domiciliation est régie par le règlement Banque d’Algérie n°07/01 du 23.02.2007,
l’instruction 02/07 du 31.05.2007 et l’instruction 03/07 du 31.05.2007.

Comment procéder à la domiciliation?


Le client doit déposer une demande de domiciliation dûment signée qui fait ressortir les
mentions suivantes :

 date de la demande;
 l’adresse le nom ou la raison sociale de l’importateur;
 le numéro de compte de l’importateur;
 la nature des produits;
 origine du produit;
 montant en devises;
 conditions et modalités de paiements retenus par les deux parties.

Quels sont les documents à présenter à la banque?


 Demande Spécifique soigneusement remplie et signée par le client reprenant les
caractéristiques de l’opération ;
 Engagement de ne pas confier cette opération à une autre banque ou à une autre
agence de la même banque ;
 Un engagement d’importation pour le fonctionnement ;
 Une attestation de la taxe de domiciliation des importations ;
 soit un contrat commercial ;
 soit une facture pro forma.

Quelles sont les indications obligatoires que doivent comporter ces documents?
Ces documents doivent comporter les indications suivantes (voir article n°26 du règlement
07/01 du 23.02.2007) :
- Le contrat commercial ou tout autre document tenant lieu de justificatif du transfert de
propriété et /ou de cession d’un bien ou de prestation de service entre un operateur résident et
un opérateur non résident, doit indiquer notamment :

 Le numéro de la facture pro forma ou n° du contrat ;


 Les noms et adresses du fournisseur et de l’importateur;
 Nature et détails des biens et services ;
 Le pays d’origine, de provenance et de destination des biens ou services ;
 Le montant, monnaie et incoterms (FOB- CF ….) ;
 Modalités de paiements.

Que dois-je attendre de la banque ?


Apres l’accomplissement des formalités par le guichet de la banque, celui-ci remet à
l’importateur des exemplaires de la facture domiciliée.

Quelles sont les agents autorises à cette opération?


 Les opérateurs du commerce extérieur visés par l’article 1 du règlement Banque
d’Algérie n°07/01 du 23.02.2007 ;
 Les personnes physiques ou morales exerçant une activité économique (Registre de
Commerce) ;
 Les administrations, organisme et institutions de l’état ;
 Les associations en conformité avec leurs statuts.
Dans le cas ou la marchandise n’est pas conforme aux stipulations du contrat entre
les deux parties ? Puis-je refuser la remise documentaire?
Dans ce cas, le client est libre de ne pas régler la remise documentaire et ne pas accepter la
remise documentaire.

Comment procéder à cette opération de refus?


La banque du client informe la banque du fournisseur du refus de la remise documentaire par
son client et attend une réponse. Cette dernière attend 02 mois et 10 jours si aucune réponse
ne lui soit parvenue, elle rejette automatiquement la remise documentaire.

Comment procéder à la modification d’une remise documentaire?


De même pour l’acheminement des documents, toute modification de la remise documentaire
doit être établit par la banque du fournisseur par un Swift vers l’agence de domiciliation.

Peut-on procéder aux opérations de commerce extérieur avec n’importe quel client
de n’importe quel pays?
La Banque d’Algérie transmet aux agences au fur et à mesure les listes des fournisseurs
étrangers établis dans certains pays frappés d’interdiction de domiciliation de leurs
transactions, de même pour les Banques étrangères.

Transfert libre /règlement de facture


Que peut-on régler par transfert libre/règlement de facture?
Pour le transfert libre les opérations touchées par ce mode de règlement sont :
• Importation de marchandises destinées à la revente en l’état dans la limite d’un montant de
100 000,00 DA /FOB par transaction sans que ça ne dépasse les 4000 000,00 DA par An sur
présentation de la facture pour la domiciliation ;
• Prestations de service, par établissement de la facture représentant la nature et le montant de
la prestation ainsi que l’attestation de service fait ;
• Frais de scolarité pour un montant en devise ne dépassant pas la contre valeur de 9 000,00
DA par mois avec présentation du certificat de scolarité et attestation de non boursier. Les
montants peuvent être cumulé pou une durée ne dépassant pas 03 mois et sous accord de la
banque d’Algérie ;
• Règlement des frais de notaire et avocat ;
• Abonnements pour les revues et colloques de recherche ;
• Transfert des frais médicaux après autorisation de la Banque d’Algérie avec présentation
d’un certificat médical d’un médecin (chef de service) et de la facture portant la date du
rendez-vous à l’étranger et le montant des soins ;
• Les virements de compte à compte (compte devise ouvert à notre guichet sur un autre
compte dans une banque établie à l’étranger) ;
• Transfert sur salaire perçu en Algérie par les travailleurs étrangers sur présentation de la
fiche de paie dûment signée par l’employeur et attestation de transfert de fond signée par la
direction des impôts.
Le change
1. Allocation touristique/l’équivalent de 15 000 DA une fois par an sur présentation du
passeport, du visa et du titre de transport ou attestation de passage de frontière.
2. Allocation de soins à l’étranger jusqu'à 120 000 DA sans autorisation au-delà de ce
montant l’autorisation de la Banque d’Algérie est exige (contre un rapport médical
signé par un professeur en qualité de chef de service)

+ R.D.V
+ Passeport en cours de validité.
+ Billet d’avion.
+au retour présentation de la facture de l’hôpital.

Le relevé d’identité bancaire « RIB »


Le relevé d’identité bancaire est un document détaillant l’identité complète d’un titulaire d’un
compte en banque, il est demandé pour effectuer des opérations financières (virements…).
Il comporte 20 chiffres :
004 : code IBAN
00XXX : CODE GUICHET
Numéro de compte complet +clé.

Le code SWIFT
Le code SWIFT est le code BIC de la banque, se trouve sur le relevé d’identité bancaire.
 
Code Swift du CPA : CPALDZAL

Nos Correspondants à l’Etranger:


• Pour EURO: BNP PARIBAS, SOCIETE GENERALE, NATIXIS, DEUTSCHE BANK,
FORTIS BANK, CREDIT AGRICOLE, ABC BANK, COMMERZ BANK, BYBLOS
BANK, UNICREDIT UBAE BANK.
• Pour USD: JP CHASE MANHATTAN BANK OF NEWYORK, STANDARD
CHARTRED, CITI BANK, BANK OF AMERICA.
• Pour GBP: BARCLAYS BANK, MIDLAND BANK.
• Pour CHF : CREDIT SUISSE, UNION DES BANQUES SUISSES.BACE
• Pour CAD : BANK NATIONAL DU CANADA.

Le Crédit Documentaire
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L’opération de crédit documentaire se déroule comme suit : 

Instruction d’ouverture du crédit documentaire


L’acheteur et le vendeur se sont mis d’accord sur le contrat de vente/achat de marchandises ou
de prestations de services. Dès lors se pose le problème de la sécurité de paiement. Si le crédit
documentaire a été choisi d’un commun accord, l’acheteur donne ses instructions d’ouverture
à sa banque, la banque émettrice.
Des formulaires prés imprimés, généralement inspirés par le système de codification SWIFT,
sont mis à la disposition des acheteurs.

Ouverture du crédit documentaire


La banque émettrice ouvre (émet) le crédit documentaire par l’intermédiaire de sa banque
correspondante dans le pays du vendeur.

Notification du crédit documentaire


La banque notifie l’ouverture du crédit au bénéficiaire et y ajoute (éventuellement) sa
confirmation. Dans ce cas, elle s’engage à payer le vendeur si les documents, conformes, sont
présentés dans les délais impartis.

Expédition des marchandises


En respectant les conditions et la date limite d’expédition stipulées dans le crédit, le vendeur
(exportateur) procèdent à l’expédition des marchandises selon le mode de transport et
l’incoterm prévu au contrat, et mentionné dans le crédit.

Délivrance du document de transport


Dès la prise en charge des marchandises, le transporteur remet au vendeur le titre de
transport : connaissement, lettre de transport aérien, lettre de voiture, etc.…

Présentation des documents


Le bénéficiaire collecte les documents requis par le crédit documentaire et les présente, en
respectant les délais impartis, aux guichets de la banque confirmatrice.

Paiement au bénéficiaire
Si les documents sont conformes avec les termes et conditions du crédit, et les délais sont
respectés, la banque confirmatrice paie la valeur des documents en y déduisant ses frais. 

Transmission des documents à la banque émettrice


La banque confirmatrice envoie les documents à la banque émettrice, par courrier express en
2 lots séparés afin d’éviter les pertes de documents.

Remboursement à la banque confirmatrice


La banque confirmatrice se remboursera comme indiqué dans le crédit documentaire.

Levée des documents (côté acheteur)


La banque émettrice accepte les documents et les tient à la disposition de son client (le
donneur d’ordre).
Paiement à la banque émettrice
La banque émettrice débite le compte de son client du même montant que le crédit en y
ajoutant ses frais.

Réclamation des marchandises


Dans le cas d’une expédition maritime, l’acheteur (le donneur d’ordre) en possession du
connaissement original à son ordre, est en droit de réclamer les marchandises auprès du
dépositaire des marchandises au port d’arrivée.

Remise des marchandises


Les marchandises sont remises au porteur du connaissement (titre de propriété) donc
l’acheteur (ou son mandataire). Les documents lui ont été restitués par le canal bancaire, il
peut donc procéder au dédouanement des marchandises et en prendre possession.

Les Incoterms
 Empty

Les incoterms ou termes de vente sont utilisés dans le cadre des opérations d’achat et de vente
à l’international. Ils déterminent de manière précise, la répartition des coûts et des risques
entre l’exportateur et l’importateur, au moment de la conclusion du contrat de vente.
Le terme Incoterm est l’abréviation de l’expression anglaise « International Commercial
Terms » qui veut dire conditions du commerce international.
Chaque Incoterm prend la forme de trois lettres et doit être relié à un lieu de livraison,
l’Incoterm décrit les obligations à la charge du vendeur et de l'acheteur lors d'une transaction
commerciale. Ils s'appliquent plus particulièrement en matière de livraison des
marchandises vendues pour déterminer la répartition des formalités, frais et risques liés
à leur import et export.
Aussi, les contractants doivent veiller à faire référence à la même version des incoterms, la
dernière actualisation date de 2010 et comporte des modifications par rapport aux versions
antérieures. Il est donc recommandé d’indiquer clairement, par exemple, que le contrat est
régi par les Incoterms 2010.
L’Incoterm est un élément juridique à intégrer dès le début de la négociation commerciale, il
permet d’avoir un langage commun quelque soit la langue ou le lieu géographique et pour 
être utilisable, l’incoterm choisi au contrat doit être clairement précisé sur le plan
géographique.
On peut diviser les incoterms en deux catégories :
Les incoterms spécifique au transport multimodal et qui sont au nombre de sept (07):

EXW – (Ex Works)


(Départ usine). Le vendeur (exportateur) met la marchandise à disposition de l'acheteur dans
les locaux mêmes du vendeur. L'acheteur est responsable pour tous les frais de transport,
acquittement des droits de douanes et police d'assurance, et accepte les responsabilités de
risques de perte une fois la marchandise achetée et placée aux portes de l'usine. Le prix "Ex-
Works" n'inclut pas le prix du chargement de la marchandise dans le véhicule et aucune
allocation n'est faite pour le dédouanement. A proscrire lorsqu'il y a un passage en douane
Export. A utiliser principalement dans les échanges intra-communautaires. 

FCA - Free Carrier


(Franco transporteur). Le vendeur (exportateur) dédouane la marchandise à l'exportation et la
livre au transporteur et lieu spécifiés par l'acheteur. Le lieu convenu peut être l'usine du
vendeur ou les locaux d'un transporteur. Si le lieu choisi n'est autre que l'entrepôt du vendeur,
ce dernier doit charger la marchandise dans le véhicule de transport. L'acheteur assume le
risque de perte à partir de cet instant, et doit prendre en charge les coûts de transport jusqu'à la
destination finale.

CPT - Carriage Paid To


(Port payé jusqu'à …). Le vendeur (exportateur) dédouane la marchandise à l'exportation et
est responsable du coût du transport jusqu'à la destination convenue. Le transfert de risques se
produit une fois la marchandise transférée au transporteur et l'acheteur supportera les risques
de perte et de vol à partir de cet instant.

CIP - Cost, Insurance and Freight


(Port payé, assurance comprise jusqu'à …). Le vendeur (exportateur) transporte la
marchandise jusqu'au lieu de destination convenu et effectue les formalités de douane à
l'exportation. Le vendeur est responsable du transport et du coût de l'assurance jusqu'au lieu
de destination convenu. L'acheteur assume tous les coûts, et risques de perte.

DAT - Delivered At Terminal


(Rendu au terminal). Le vendeur (exportateur) livre la marchandise, la décharge et la met à
disposition de l'acheteur au terminal désigné dans le port ou tout autre terminal de destination
convenu.

DAP - Delivered At Place


(Rendu au lieu de destination). Le vendeur (exportateur) livre la marchandise et met celle-ci à
disposition de l'acheteur sur le moyen de transport prêt pour le déchargement au lieu de
destination convenu.

DDP - Delivered Duty Paid


(Rendu droits acquittés). Le vendeur (exportateur) est responsable de tous les coûts
concernant la livraison de la marchandise (non déchargée) à la destination nommée, du
dédouanement dans le pays d'importation et il doit supporter les droits à l'importation. Sous
l'Incoterm DDP, le vendeur fournit littéralement une livraison " porte à porte ", y compris le
dédouanement à l'importation. Le transfert de risques se produit quand la marchandise est
livrée à l'acheteur, habituellement à ses lieux. Le vendeur assume donc entièrement le risque
de perte et ce jusqu'à livraison de la marchandise à sa destination finale. Une transaction DDP
se lira "DDP lieu de destination". 
- Les incoterms spécifique au transport maritime et fluvial et qui sont au nombre de quatre
(04):
FAS - Free Along side Ship
(Franco le long du navire). Le vendeur (exportateur) est appelé à livrer la marchandise le long
du navire et à effectuer le dédouanement à l'exportation. Lorsque la marchandise est placée le
long du navire dans le port d'exportation, " le transfert de risques " intervient entre le vendeur
et l'acheteur. L'acheteur est responsable de l'embarquement de la marchandise sur le navire et
est tenu d'honorer les frais de transport jusqu'à sa destination finale.

FOB - Free On Board


(Franco à bord). Le vendeur (exportateur) est responsable de livrer la marchandise depuis son
entreprise et de la charger à bord du navire au port d'exportation. Il est également responsable
du dédouanement dans le pays d'exportation. Dès que la marchandise passe la" passerelle du
navire " le " risque de perte " est transféré à l'acheteur (importateur). A partir de cet instant,
l'acheteur doit assumer les coûts de transport et assurance, et doit également prendre en
charge les formalités de dédouanement dans le pays d'importation. Une transaction FOB sera
lu " FOB, port d'exportation ". Si l'on prend l'exemple d'une transaction pour laquelle le port
d'exportation est Alger, la transaction sera lue " FOB, Alger."

CFR - Cost and Freight


(Coût & Fret). Le vendeur (exportateur) est responsable du dédouanement de la marchandise
à l'exportation, de sa livraison à bord du navire, et du paiement du fret international.
L'acheteur assume le risque de perte ou de dommage une fois que la marchandise est à bord
du navire au port d'embarquement et doit contracter une police d'assurance, décharger la
marchandise, la dédouaner, et payer son transport jusqu'à sa destination finale.

CIF - Cost, Insurance and Freight


(Coût, Assurance & Fret). Le vendeur (exportateur) est responsable de la livraison de la
marchandise à bord du navire. Il est également responsable du dédouanement à l'exportation.
De plus, il est responsable de produire une police d'assurance, au bénéfice de l'acheteur
(importateur). Le transfert de risques a lieu au moment où la marchandise est à bord du
navire. Si la marchandise est endommagée ou volée pendant le transport international, c'est la
responsabilité de l'acheteur de remplir une déclaration de perte ou de vol sur la base de la
police d'assurance contractée par l'exportateur. L'importateur doit dédouaner la marchandise à
l'importation et payer pour tout transport et assurance supplémentaire dans le pays
d'importation. Une transaction CIF sera lue "CIF, port de destination".

Les garanties bancaires


internationales
 Empty

La communauté bancaire internationale a mis en place deux principaux instruments financiers


à savoir ; le crédit documentaire et la garantie bancaire internationale.
Le premier instrument est censé convaincre l’exportateur de la certitude d’être payé à la date
convenue ou à l’issue de la réalisation d’un marché (vente marchandise, prestation de
services…) et le second instrument vise à rassurer l’importateur du respect de l’exécution en
bonne et
dû forme des obligations contractuelles du fournisseur.
Ainsi, la communauté internationale a mis en place des pratiques uniformes dont les règles
sont édictées par la chambre de commerce internationale (CCI).

LES GARANTIES BANCAIRES A PREMIERE DEMANDE :


Les garanties bancaires internationales sont souvent émises selon une chronologie bien
précise en fonction de l’état d’avancement du projet contractuel tout en débutant par la
garantie de soumission dans la phase de l’appel d’offre puis la garantie de restitution d’avance
ou d’acompte au début de la réalisation du contrat, celle de bonne fin à la signature du procès
verbal de réception provisoire et/ou définitive et enfin la garantie de retenue de garantie qui
s’étale sur une année après la livraison du marché au bénéficiaire.

LA GARANTIE DE SOUMISSION (GARANTIE D’OFFRE) BID BOND :


Dans le cadre des marchés, les entreprises et établissements nationaux recourent aux appels
d’offre ou adjudications dans le but de recenser les différents fournisseurs internationaux et
choisir la meilleure offre pour l’exécution du marché. Dans le cas où le soumissionnaire est
retenu, il est tenu d’honorer son engagement pour la réalisation du marché  conformément aux
critères du cahier des charges.
Ainsi, la garantie de soumission intervient pendant la phase pré-contractuelle et sert à
dédommager le bénéficiaire si le soumissionnaire retire son offre pendant la période de
sélection des propositions et/ou refuse de mettre en place les autres garanties prévues
contractuellement.
Le montant de la garantie de soumission varie entre 1% et 5% du montant de l’offre et est
valide six mois à compter de la date d’ouverture des plis. La libération de la garantie de
soumission est notifiée par le soumissionnaire dans les cas suivants ;

1. Lorsque l’offre du soumissionnaire est rejetée, donc non retenue pour l’exécution du
marché en question.
2. Lorsque le soumissionnaire est retenu pour l’exécution du contrat, et procède à la mise
en place des autres garanties qui y sont prévues.

LA GARANTIE DE RESTITUTION D’AVANCE (D’ACOMPTE) ADVANCE PAYMENT


BOND :
Généralement, pour la réalisation des marchés, il est prévu le paiement d’une avance, ne
dépassant pas 15% du montant du contrat, avant l’exécution du marché, cette avance est
appelée aussi garantie de remboursement qui n’est qu’une facilité accordée au maître de
l’œuvre à fin de lui permettre d’entamer la réalisation du marché.
Cette garantie entre en vigueur à partir du versement des fonds dans le compte du donneur
d’ordre auprès d’une banque convenue dans le contrat et demeure en vigueur, généralement,
jusqu’à la signature du procès verbal de la réception provisoire ou est réduite au prorata des
prestations de services fournies et ce jusqu’à son remboursement intégral.
LA GARANTIE DE BONNE EXECUTION (BONNE FIN) :
Elle a pour objet d’assurer au bénéficiaire le remboursement de ses fonds dans le cas de non
respect des clauses du contrat du marché quant à la qualité ou la quantité des biens et/ou
services prévus dans le contrat.
La garantie de bonne exécution est mise en place dés la signature du contrat et reste en
vigueur jusqu’à la réception définitive conformément aux dispositions contractuelles.
Parfois, cette garantie peut être réduite à hauteur de 50% à la réception provisoire et à 50% à
la réception définitive des biens et/ou services.
LA GARANTIE DE RETENUE DE GARANTIE (RETENTION MONEY BOND) :

Cette garantie est appelée aussi garantie de maintenance ou garantie de dispense de garantie et
couvre les services de construction ou d’entretien pendant la période d’essai, s’étalant entre la
réception provisoire et la réception définitive du marché.
Cette garantie intervient pour mettre fin à la rétention du montant qui atteint, parfois 10% de
la valeur du contrat.
Si la garantie d’exécution couvre  la période de la réalisation du contrat jusqu’à la réception
provisoire, elle est relayée par une garantie de maintenance durant la période d’essai des
travaux et perd son effet à la réception définitive.
La garantie de retenue de garantie est mise en jeu si les fournitures et/ou les services fournis
ne répondent pas aux normes convenues contractuellement ou le refus de l’exportateur
d’intervenir pour la maintenance du matériel dans la période de garantie fixée auparavant.
LES GARANTIES DOUANIERES  :

Ce type d’engagement est réservé principalement pour les contrats de travaux qui nécessitent
une admission temporaire du matériel requis ou le bénéfice d’un régime douanier économique
(régime suspensif) de droits et taxes douaniers.
En effet, les entreprises qui réalisent des marchés nécessitant l’importation d’équipements et
matériels de valeurs importantes sont dispensées de s’acquitter des droits et taxes en
fournissant une garantie couvrant le montant des dits droits.
En outre, pour les importations arrivant en manque de documents, la garantie douanière
intervient pour autoriser les importateurs à prendre possession de la marchandise et produire
les documents probants dés possession.

 ADMISSION TEMPORAIRE: Certains entrepreneurs étrangers sont autorisés par


l’administration des douanes d’importer, provisoirement, du matériel sans paiement
des droits et taxes à condition que ce matériel soit réexporté une fois les travaux
achevés (Instruction 866/82/Ministère des Finances).  Cette garantie permet de
cautionner un montant déterminé des droits et taxes dus lors d’une importation
temporaire. 
 LE CREDIT D’ENLEVEMENT: Les entreprises étrangères ayant un volume
important d’importation peuvent cautionner le montant de leurs importations dans un
compte ouvert auprès de l’administration des douanes et imputer les droits et taxes
dus, au fur et à mesure des arrivées des expéditions, sur ce compte jusqu’à son
épuisement total.            
Cette formule est assimilée à une ligne de crédit accordée par l’administration des douanes en
faveur des entreprises étrangères tenues de s’acquitter des droits douaniers éventuels. 

o LA SOUMISSION CONTENTIEUSE: Cette garantie intervient, également,


pour garantir une marchandise arrivée en absence d’un ou des documents du
pli cartable, l’importateur peut enlever sa marchandise et compléter les
formalités dés possession du document manquant.
o  LES OBLIGATIONS CAUTIONNEES: Il s’agit d’un crédit accordé par
l’administration des douanes en faveur d’un importateur lui permettant de
s’acquitter des droits et taxes moyennant des traites avalisées de 120 jours
couvertes par une contre garantie globale d’égale montant.

 LES AUTRES GARANTIES BANCAIRES A PREMIERE DEMANDE :


L’intervention de la banque, en matière d’engagement, ne se limite pas dans la pratique à des
opérations internationales traditionnelles (Virement, Remdoc, Credoc…) mais elle est étendue
aux opérations annexes du commerce extérieur. 
En effet, le trafic maritime représente la part du lion dans la sphère du transport multimodal,
ce qui a incité, fortement, la banque à jouer davantage son rôle d’intermédiaire international et
s’est progressivement imposée dans la pratique pour réduire les problèmes nés des
transactions internationales.

LA LETTRE DE GARANTIE POUR ABSENCE DE CONNAISSEMENT 


En vertu de la convention de Bruxelles de 1924, le transporteur est responsable des dommages
et pertes subis par la marchandise depuis la prise en charge jusqu’à la livraison contre remise
du connaissement original, à défaut de la remise du connaissement, la banque intervient sur
les instructions du donneur d’ordre, généralement, destinataire de la marchandise ou son
transitaire, pour délivrer un engagement en faveur du transporteur ou son consignataire
(mandataire), pour lui permettre de prendre possession de la marchandise contre remise du
connaissement original ou le paiement de la valeur de la marchandise dans le cas où des
irrégularités de la livraison sans connaissement auraient été constatées.
Toutefois, il faut lever toute confusion entre la garantie pour absence de connaissement
original en faveur du transporteur et la soumission contentieuse permettant l’enlèvement de la
marchandise en absence d’une ou des formalités en faveur de l’administration des douanes. 

LA GRANTIE DE PAIEMENT: 
Parfois, l’importateur peut se trouver dans des difficultés financières de régler ses charges
liées à l’opération d’exportation, la banque garante intervient pour émettre des garanties en
faveur de l’exportateur dans le cadre de certains crédits (acheteurs ou financiers).
Cette garantie peut être émise, également, en faveur d’une juridiction habilitée à statuer sur
une affaire dans le but de garantir le remboursement des frais et honoraires engagés dans la
procédure judiciaire.
La garantie de paiement couvrant les crédits extérieurs entre en vigueur dés son émission
jusqu’à la date du remboursement total du crédit objet de la garantie, alors que la garantie
émise en faveur d’une juridiction prend effet dés son émission et s’annule par une sentence
arbitrale rendue par un organisme judiciaire compétent. 
LA MISE EN PLACE ET LA GESTION DES GARANTIES BANCAIRES :
La réglementation algérienne a exclu la pratique de la garantie directe. En effet toute garantie
bancaire, mise en place par une banque algérienne en faveur d’un opérateur économique
résident, doit être nécessairement, contre garantie par une banque étrangère de premier ordre
(note Ministère des Finances. N° 171/F/DCA du 21/01/89).

LA MISE EN PLACE DE LA GARANTIE :


La réception de la contre garantie : Sur instructions de l’exportateur étranger, la banque
étrangère procède à l’émission de la contre garantie en faveur de la banque algérienne
couvrant la garantie à émettre par cette dernière en faveur de l’acheteur algérien.
La contre garantie est examinée par la banque algérienne au niveau de sa Direction de
l’internationale en appréciant la solvabilité de la banque émettrice et la conformité du texte de
contre garantie par rapport au texte standard élaboré par le Ministère des Finances (Note 532
SG. du 25/06/1985).
Si la contre garantie est acceptée par la banque garante, cette dernière communique au
bénéficiaire, pour approbation, les termes de la garantie à mettre en place. Un délai de dix
(10) jours est accordé au bénéficiaire pour formuler ses réserves, passé ce délai les conditions
sont tacitement acceptées et le garant procède à l’émission de l’acte de garantie (Instruction
Banque d’Algérie  N°05/94 article 07).
En vertu de l’acte de garantie, la banque algérienne est engagée officiellement à payer le
montant de la garantie au bénéficiaire algérien sur simple demande de ce dernier.

LES MENTIONS OBILGATOIRES DE LA GARANTIE A PREMIERE DEMANDE :


a. LA DESIGNATION DES PARTIES : Le donneur d’ordre, le bénéficiaire et la banque
garante sont les principales parties dans un acte de garantie Toutefois, la désignation
du bénéficiaire représente une importance particulière en vue de préserver le caractère
intuitu personae de l’acte de garantie, contrairement à la créance que représente la
garantie et qui peut être cédée ou transférée. 

b. OBJET DE L’ACTE DE GARANTIE : L’acte de garantie ne peut couvrir que le


marché pour lequel la garantie est émise, en d’autres termes, cet engagement couvre
les éventuels risques liés au non respect des clauses du contrat de base entre l’acheteur
et le fournisseur.
c. LE MONTANT DE LA GARANTIE : Une révision du montant du contrat peut
entraîner automatiquement une modification du montant de la garantie c’est pour cette
raison que le ratio représentant le montant de la garantie par rapport au contrat de base
doit être clairement et expressément mentionné sur l’acte de garantie, notamment pour
les contrats à réalisation par tranche selon lesquels le montant de la garantie s’amortit
en fonction du volume des travaux réalisés.   

EXTINCTION DE L’ACTE DE GARANTIE :


Les articles 18 et 24 des RUGD stipulent que la non-restitution de l’acte de garantie n’influe
pas sur la validité de l’acte, inversement, la restitution de l’acte fait Irrévocablement présumer
l’expiration de l’acte de garantie.
Aussi, une date calendaire et/ou un évènement mènent le bénéficiaire à prononcer la          
main-levée (la libération) de la garantie dans des conditions favorables de la réalisation du
marché. Cependant, rien n’empêche que des facteurs défavorables surviennent pour empêcher
le bon déroulement du contrat et impliquant, ainsi, la mise en jeu de la garantie,
conformément au principe de la première demande, sur une simple demande formulée par le
bénéficiaire (art 20.RUGD).

 DROIT APPLICABLE :
Les conflits nés à l’issue de l’exécution des garanties bancaires, la C.C.I à travers l’article 27
des RUGD incitent les garants et les contre garants à soumettre les engagements à la loi de la
banque fournissant la prestation, sauf autre mentions convenues entre les parties, à savoir ;

 La garantie à la loi du siège émetteur de la garantie.


 La contre-garantie à la loi du siège de l’émetteur de la contre-garantie. 

LA GESTION DE LA GARANTIE BANCAIRE :


- LA MODIFICATION : Toute modification devra être notifiée au bénéficiaire avant d’être
exécuté ; ces modifications portent, généralement, sur le montant, le taux, l’adresse et/ou la
nature du contrat.
- LA PROROGATION : Souvent, le bénéficiaire intervient auprès de la banque garante pour
demander de proroger la date préalablement indiquée sur l’acte de garantie.
Cette intervention s’explique par une défaillance constatée lors de réalisation du contrat.

LA LIBERATION DE LA GARANTIE :
 La garantie prend fin si l’une des conditions suivantes est remplie ;  
 1) LA MAIN-LEVEE : Cette formule traduit le respect des engagements contractuels des
co-contractants et la libération consensuelle de la garantie par le bénéficiaire, à défaut de cette
mesure, le donneur d’ordre se verra supporter des commissions supplémentaires, atteignant
parfois, le montant de la garantie.
2)  LA MISE EN JEU : Dans le cas où le fournisseur étranger a faillit à ses obligations
contractuelles envers son partenaire algérien, ce dernier demandera à sa banque garante de
mettre en jeu le montant de la garantie.