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USINE D'ORAN

(RENAULT ALGÉRIE PRODUCTION)

L'usine Renault Algérie Production est l'aboutissement d'une solide coopération entre Renault et l'Algérie qui donne naissance à
l'industrie automobile en Algérie, 2e marché automobile du continent africain. Avec une capacité de production de 25 000 véhicules par
an, pouvant être portée à 75 000 véhicules par an, l'usine d'Oran produit la Renault Symbol, la Sandero et la Clio 4.

CARTE D'IDENTITÉ

 DATE DE CRÉATION : 2014

 EFFECTIFS : NC

 SUPERFICIE : 150 ha

 CERTIFICATIONS : UTAC ISO 9001

 ADRESSE : Zone Industrielle de Oued Tlelat, BP151, 31140 Oran Algérie

PRODUITS FABRIQUÉS
 Logan/Symbol 2, Sandero 2, Clio 4

Production 2019 :

 Logan / Symbol 2 : 18 836 unités

 Sandero 2 : 23 026 unités

 Clio 4 : 18 150 unités

HISTORIQUE
 2013 : création de la société "Renault Algérie Production" le 31 janvier et début des travaux sur le site de Oued Tlelat (près
d'Oran) en septembre.
 2014 : inauguration de l'usine le 10 novembre et lancement de la fabrication de Symbol.
 2015 : premières journées portes ouvertes à l'usine et démarrage d'une deuxième équipe.
 2016 : lancement de la fabrication Sandero Stepway et démarrage d'une troisième équipe.
 2017 : convention de sous-traitance avec plus de 200 fournisseurs locaux et internationaux ; 100 000ème véhicule fabriqué.
 2018 : lancement de la fabrication de Clio 4.
 2020 : Fermeture des usines dans l'attente de nouvelles disposition pour l'industrie automobile en Algérie.

En Algérie, comment l’industrie


automobile a tourné au fiasco
Abus, malversations et corruption sont à l’origine de la faillite des usines « made in
Algérie ». Un secteur qui s’est retrouvé au cœur d’une controverse nationale.

Usines fermées, patrons en prison et des milliers de salariés sur le carreau : le projet
de construction d’usines de montage automobile, censé devenir le fleuron industriel
de l’Algérie, a tourné au fiasco, contraignant les autorités à tout remettre à plat. « Le
gouvernement prépare la relance de cette industrie sur des bases solides qui
rompent avec les pratiques du passé », a promis en janvier le ministre de l’industrie,
Ferhat Aït Ali.

Des abus, malversations et faits de corruption sont à l’origine du fiasco des


usines « made in Algérie ». L’industrie automobile y a vu le jour en 2012 à la faveur
d’un partenariat entre Renault et le gouvernement algérien, qui a débouché en 2014
sur la construction de la première usine de production de voitures, près d’Oran
(nord-ouest), la deuxième ville du pays.

Par la suite, d’autres ateliers de montage ont été créés lorsque les autorités ont
contraint les concessionnaires automobiles à produire localement via des partenariats
avec des marques étrangères. Après Renault, le sud-coréen Hyundai et l’allemand
Volkswagen ont ouvert en 2016 et 2017 leurs usines à Tiaret et Relizane (nord-ouest).
Cette filière était devenue une priorité pour l’Algérie qui cherchait à réduire ses
importations et diversifier son économie face à la chute des revenus pétroliers, source
de plus de 90 % de devises.

« Importations déguisées »
Mais, dès le printemps 2017, le secteur s’est retrouvé au cœur de la controverse. Les
autorités ont dénoncé des « importations déguisées » et ont dépêché une
commission d’enquête chez Hyundai après la diffusion d’images sur les réseaux
sociaux de modèles importés quasi complets, sur lesquels ne restaient qu’à monter les
roues.

Fin juillet 2017, l’ancien ministre de l’industrie, Mahdjoub Bedda, aujourd’hui en


prison pour son rôle dans ce dossier, a suspendu tout nouveau projet de montage
automobile.

Lire aussi  En Algérie, lourdes peines pour des anciens responsables de l’ère
Bouteflika

Ce fiasco est dû principalement au « Semi Knocked Down » (SKD), qui consiste à


importer un véhicule en kit prémonté, simplement riveté ou boulonné sur place. Ce
système a ouvert la voie à des abus tels des importations « déguisées », des transferts
illicites d’argent à l’étranger ou des surfacturations pour gonfler les prix de revient
des véhicules « montés ».

Après la chute du président Abdelaziz Bouteflika en avril 2019 et la condamnation de


plusieurs patrons d’usines de montage, le président Abdelmadjid Tebboune, arrivé au
pouvoir en décembre 2019, a promis de remettre à plat le secteur entaché par la
corruption. « Certains projets ne peuvent être qualifiés d’industrie car il s’agit
simplement d’une importation masquée », a-t-il dénoncé au lendemain de son
élection.

Corruption
Résultat : l’importation de pièces détachées destinées aux usines de montage a été
interdite. Cette décision a sonné le glas de cette jeune industrie, déjà en grande
difficulté depuis l’incarcération de la quasi-totalité de ses patrons à la suite
d’enquêtes diligentées après la démission de M. Bouteflika.

En décembre 2019, Volkswagen a suspendu sine die sa production faute de pièces et


mis au chômage technique 700 salariés. En mai 2020, c’est la filiale algérienne du
sud-coréen Kia qui a fermé sa chaîne de montage, jetant au chômage 1 200 employés.

Ce scandale automobile au cœur du premier grand procès pour corruption de l’ère


Bouteflika a conduit en prison d’anciens premiers ministres (Ahmed Ouyahia et
Abdelmalek Sellal), deux ex-ministres de l’industrie et des hommes d’affaires comme
Mahieddine Tahkout (Huyndai) ou Mourad Oulmi (Volkswagen). Leurs procès ont
montré que ces entreprises ont été favorisées malgré un cahier des charges rarement
respecté et ont bénéficié d’importantes aides publiques et d’avantages fiscaux.
Absence d’un marché de la sous-traitance
Pour parer toute réédition d’un tel scénario, le gouvernement a adopté en août un
nouveau cahier des charges prévoyant notamment un taux d’intégration (de pièces
fabriquées localement) de 30 % au démarrage. Mais « il est illusoire de prétendre
mettre sur pied une industrie automobile sans savoir-faire », souligne l’expert
Mourad Saadi.

L’échec de l’expérience du montage automobile est notamment dû à l’absence d’un


véritable marché de la sous-traitance, capable de fournir les usines en pièces
fabriquées en Algérie, selon M. Saadi.

Le ministre de l’industrie, critiqué pour le retard sur le nouveau cahier des charges, a
récemment évoqué « des discussions avec des Allemands et d’autres opérateurs
mondiaux pour lancer une véritable industrie de véhicules touristiques et
utilitaires ». Mais, pour l’instant, aucun constructeur ne s’est manifesté.

Au Maghreb, le Maroc a lui aussi misé sur l’industrie automobile, axe stratégique de
son économie, devenue le premier secteur exportateur du pays, avec l’implantation
d’usines géantes du groupe Renault-Nissan (2012 et 2019) et de son rival PSA (2019),
grâce à une politique fiscale et douanière incitative.

Nouvelle compression de 200


employés / Usine Renault
d’Oran : prémices d’une
fermeture définitive ?
28 février 2021
Nouvelle opération de compression d’effectifs chez Renault Algérie Production
(RAP). Ce sont, en effet, 200 salariés de l’usine de Oued Tlelat, à Oran, qui
viennent de rejoindre leurs collègues déjà poussés à la sortie par la crise que
vit l‘entreprise depuis l’arrêt de ses activités, il y a un plus d’une année.
Il y a eu, certes, un redémarrage du site en automne dernier, lorsque ses
responsables avaient récupéré quelque 6 000 kits d’assemblage bloqués au
port depuis plusieurs mois, après avoir été importés pour le compte de
l’exercice 2019. Ce qui devait même permettre le rappel de quelque 200
travailleurs déjà partis dans le cadre du plan social mis en place par les
dirigeants de RAP. Cependant, cette reprise n’aura duré que le temps
d’écouler les quantités de kits récupérés et l’usine oranaise s’est, depuis,
remise en mode arrêt.
Du coup, la poursuite du plan social adopté devenait inévitable et les 200
salariés fraîchement partis viennent inscrire leurs noms sur une liste de
départs ouverte depuis déjà de nombreux mois et dont l’opération la plus en
vue avait eu lieu début septembre de l’année dernière avec la mise au
chômage de plus de 450 employés de RAP.
Avec les 200 nouveaux départs, l’usine de Oued Tlelat se voit désormais
réduite à tout juste la moitié des effectifs qu’elle comptait auparavant. Il
s’agit même carrément d’une fermeture qui ne dit pas son nom qui est en
train de se produire pour RAP, alors que le secteur de l’industrie vient
d’enregistrer l’arrivée d’un nouveau ministre à sa tête.
Ce qui ne signifie pas pour autant que la crise que vit cette entreprise, à
travers la suppression des importations de collections SKD-CKD pour
l’assemblage automobile, va s’arrêter et que la première usine automobile en
Algérie va pouvoir relancer sa chaîne d’assemblage avec le même mode
opérateur qui avait prévalu jusqu’à 2019, c’est-à-dire avec les mêmes
avantages accordés par le régime préférentiel taillé sur mesure pour les
usines automobiles.
S’il est vrai que RAP est la seule entreprise à ne pas avoir vu ses
responsables traînés devant la justice pour les scandales qui ont entouré le
dossier de l’industrie automobile, et mené la majorité des partons de la filière
en prison, il est tout autant vrai que l’usine d’Oran est, elle aussi, appelée à
se soumettre au nouveau cahier des charges élaboré en août 2020 pour
l’activité d’industrie mécanique. Elle maintient ledit régime préférentiel pour
les seuls opérateurs acceptant de jouer réellement le jeu de la sous-traitance
locale, sinon de poursuivre leur activité d’importation de kits d’assemblage en
prenant à leur compte l’ensemble des taxes douanières et autres redevances
fiscales. La voie à suivre en ce sens a été tracée par le ministre de l’Industrie
fraîchement limogé, Ferhat Aït Ali, et son successeur, Mohamed Bacha, n’aura
visiblement d’autre choix que de s’inscrire dans le nouveau dispositif de
mesures de loi élaboré pour l’activité, fixant le taux d’intégration initial de
40%.
C’est dire que la crise sera très difficile à résoudre pour le cas de RAP. Et bien
plus que les employés de l’usine d’Oran, c’est aussi la filiale commerciale du
groupe français qui se trouve aujourd’hui dans l’incertitude face à un cahier
des charges pour l’importation de véhicules neufs élaboré pour les seuls
opérateurs nationaux, auxquels les opérateurs étrangers peuvent toutefois
s’associer, mais selon la règle 51/49, faut-il le rappeler.
Fruit d’un partenariat entre le Groupe Renault, l’Entreprise nationale des
véhicules industriels (SNVI) et le Fonds national d’investissement (FNI),
l’usine RAP a été inaugurée en novembre 2017. Le site Oued Tlelat est le
premier du genre dans la jeune, plutôt courte, histoire de l’industrie
automobile en Algérie, présentée comme alternative à l’économie nationale
pour s’affranchir des importations de véhicules finis à plusieurs milliards de
dollars annuellement, et s’orienter vers une stratégie industrielle à plus-value
d’intégration locale. Un défi qui n’a jamais été réalisé, et pis encore, le «made
in Algeria» n’a pas tardé à dévoiler au grand jour les pratiques d’une
«importation déguisée» qui a fait encore plus de mal à l’équilibre financier du
pays. N
Le directeur général du Groupe Renault en
Algérie au Soir d’Algérie
Hakim autonews-dz 24 mai 2021 A la une, Actualités

C’est un retour progressif vers une activité normalisée qui se déroule depuis quelques jours
dans l’usine Renault de Oued-Tlélat, près d’Oran. André Abboud, directeur général du Groupe
Renault Algérie, s’est exprimé sur l’actualité du groupe et de l’usine RAP de Oued Tlelat,…
 

Après un arrêt qui a duré près de deux années, et à la faveur de la décision du gouvernement
d’autoriser le déblocage du dédouanement des kits SKD bloqués dans le port d’Oran, l’usine
d’assemblage des véhicules Renault et Dacia renoue, en effet, avec la production et l’animation
industrielles.

Cette information de reprise, et compte tenu du tarissement du marché officiel du véhicule neuf en
Algérie a, rappelons-le, ravivé la flamme de l’espoir de disponibilité dans les showrooms auprès de
milliers de clients en quête de ce moyen de locomotion.

Elle a aussi provoqué une déferlante d’appels et de visites, tant au niveau de la succursale de Renault
que dans les structures de son réseau d’agents agréés à travers le pays.

Lors d’une rencontre par visioconférence avec le directeur général du Groupe Renault en Algérie,
André Abboud, et en présence de Hichem Nacer-Bey, directeur commercial de la filiale, il nous a été
donné l’opportunité de faire le point sur la situation de l’usine et aussi des perspectives commerciales
immédiates et à venir.

Un plan qualité pour contrôler les kits


D’emblée, le premier responsable de Renault pour l’Algérie a tenu à préciser qu’« il s’agit d’une
relance partielle et momentanée de l’activité de notre usine qui s’étalera sur 4 ou 5 mois seulement, le
temps d’achever l’assemblage des 4 600 véhicules concernés par cette opération ». Il nous précisera
que « cette reprise est effective depuis le début de ce mois de mai et se déroule conformément à un
plan de montée en cadence qui permettra, d’une part, au personnel de renouer efficacement avec les
multiples opérations inhérentes au processus d’assemblage, et d’autre part, une relance progressive
et contrôlée des infrastructures techniques de l’usine ».

Auparavant, le mois d’avril a été consacré à l’organisation de cycles de perfectionnement et de


formation pour une équipe réduite à seulement 280 personnes sur les 1 200 composant les effectifs
habituels de l’unité de production.

Abordant la question de la longue période de stockage des kits dans le port d’Oran et les risques
d’avaries auxquels ils ont été exposés, André Abboud nous précisera qu’«un plan qualité a été mis au
point pour contrôler et vérifier dans le détail toutes les pièces composant les véhicules et continuer,
ainsi, à proposer à nos clients des produits dans le respect des normes et des standards du groupe ».

Concernant l’avenir de l’usine Renault Algérie production (RAP), le responsable de la représentation


du groupe français rappelle : «Nous avons déjà obtenu l’agrément définitif pour l’usine et nous devons
nous conformer aux nouvelles exigences énoncées par la nouvelle réglementation relative à la
fabrication automobile. Nous sommes en attente de la mise en œuvre de la période de transition
prévue au nouveau cahier des charges, afin d’assurer la pérennité de l’activité ».
Quant à l’éventuelle et attendue exigence d’un quota qui serait réservé à la production de véhicules
électriques dans les usines implantées en Algérie, André Abboud rappellera que «Renault a une
longue expertise dans ce domaine et nous devons, au cas échéant, nous préparer à une telle
éventualité».

Sur le projet de développement de l’usine avec l’intégration de départements de soudure robotisée et


de peinture qui attend l’aval des autorités, le responsable de Renault nous précisera que « ce projet a
toujours été prévu depuis l’origine du projet industriel de Renault Algérie production ».
B. Bellil Le Soir d’Algérie

ABSENCE DE PERSPECTIVES ET CAHIER DES CHARGES EN ATTENTE

Renault Algérie lance un plan de licenciement


Entre 400 et 800 travailleurs sont appelés à choisir entre “un départ
volontaire” et “un licenciement économique”.

Entre “départ volontaire” et “licenciement économique”, Renault Algérie


Production (RAP) déroule son plan social en direction de ses 1 200 employés dans
un communiqué placardé, jeudi dernier, à l'entrée des ateliers de son usine de
montage de véhicules d’Oued Tlélat à Oran. “Suite à la communication faite le 23
juillet 2020 pour débuter les formalités concernant le passage à une équipe, à partir
du 1er septembre, et suite à la non-visibilité de la situation, l'entreprise donne à ses
employés en CDI la possibilité de choisir entre une procédure de départ volontaire
où une procédure de licenciement économique, selon la réglementation”, indique le
communiqué de l'entreprise. 

Cette communication faite en juillet par le directeur commercial de RAP avait été
rejetée par les salariés qui avaient exigé de discuter avec le directeur de production,
apprend-on. Ainsi, entre 400 et 800 travailleurs sont appelés à choisir entre “un
départ volontaire, avec un mois et demi de salaire pour une année de travail en
CDI” et “un licenciement économique avec trois mois de salaire pour les CDI”.
Renault Algérie Production offre également “50% en indemnités de chômage
payées par la Cnac pour les CDI de plus de 3 ans sous réserve des autres conditions
d’acceptation du dossier de la Cnac”, selon la même source d’informations.
Pourtant, la société laisse la porte ouverte et précise que “si l'activité reprend avant
le 1er septembre, la procédure de licenciement sera alors interrompue”. 
En mai dernier, le constructeur automobile français avait déclaré son intention de
supprimer 15 000 emplois dans le monde, dont 4 600 en France tout en excluant,
sous la pression de Matignon, les licenciements secs. Ainsi, les effectifs devraient
être réduits au gré des départs volontaires, des départs à la retraite non remplacés et
des mesures de mobilité interne ou de reconversion. Au niveau mondial, les
capacités de production de Renault seront abaissées de 4 à 3,3 millions de
véhicules, sur une base de deux équipes et le constructeur suspendra des projets
d'extension d'usines au Maroc et en Roumanie. Il envisage, également, de réduire
ses capacités de production en Russie, les activités mécaniques en Corée du Sud et
la fabrication de boîtes de vitesses en Turquie. 

Absence de visibilité
Dans ce plan de redéploiement, aucune indication ne concerne son usine en
Algérie. Pour rappel, et en février dernier, l’usine d’Oued Tlélat avait
officiellement fermé ses portes jusqu’à nouvel ordre nonobstant les assurances
données par la marque au losange qui excluait, quatre mois plus tôt, la fermeture de
son usine. 
“Nous sommes sur le point d’épuiser nos stocks des kits CKD/SKD et la chaîne de
production risque d’être suspendue éventuellement à partir du mois de novembre,
en raison de l’indisponibilité des kits destinés au montage des véhicules
touristiques après épuisement des quotas qui nous ont été autorisés”, avait indiqué,
en octobre dernier, à l’APS, une source responsable auprès de Renault Algérie. À
cet effet, en cas de “suspension provisoire” de ses activités de montage, Renault
Algérie Production “exclut tout licenciement de son personnel”, en misant sur “un
redéploiement”. Pour expliquer la fermeture de l’usine, Renault Algérie Production
pointe du doigt l’arrêt des importations des kits SKD/CKD et l’absence de visibilité
“en attendant la publication d’un nouveau cahier des charges”. 
Le nouveau cahier des charges relatif à l’industrie automobile en Algérie exige de
l’investisseur un taux d’intégration initial de 30% ainsi qu’un apport initial en
capital égal ou supérieur à 30% de l’investissement, avait indiqué le ministre de
l’Industrie et des Mines, Ferhat Aït Ali Braham. Pour le moment, et en attendant la
mise en place de ce plan social, les travailleurs qui étaient au chômage technique
continuent de toucher 70% de leur paye et ceux qui travaillent encore sur site leur
salaire intégral. 
Néanmoins, tout porte à croire que l’usine reprendrait son activité sous le régime
d’une seule équipe à partir du 1er septembre en assurant trois mois de production
après avoir récupéré son lot de conteneurs des kits CKD-SKD du port d’Oran. Et si
une fermeture du site d’Oran devait intervenir, elle serait actée fin décembre, selon
toute vraisemblance.

SAÏD OUSSAD
https://www.liberte-algerie.com/economie/renault-algerie-lance-un-plan-de-licenciement-343822
Usine Renault en Algérie : une
reprise des activités est-elle
envisageable ?
Par
 Faris Bouchaala
 -
4 mars, 2021

A l’arrêt depuis plus d’une année, la situation de l’usine Renault


Algérie Production ne connais pas encore de dénouement.
L’ambassadeur de France en Algérie, François Gouyette, s’est
exprimé sur la question lors d’une interview accordée à l’Expression,
en qualifiant la situation de l’usine de « malheureuse ».

« ….l’usine Renault d’Oran inaugurée en 2014..est à l’arrêt depuis plus d’une


année et a dû procéder récemment à une réduction importante de ses
effectifs. C’est malheureux. », estime L’ambassadeur de France en Algérie,
François Gouyette, qui rajoute que la reprise des activités de l’usine
necessite le déblocage de l’importation des kits de montage.

Le diplomate français a fait savoir que toutes les entreprises françaises, en


général, « sont animées de la volonté de nouer des partenariats de long
terme en Algérie.« 

https://motorsactu.com/

Usine Renault en Algérie :


dédouanement de plus de
6000 kits CKD/SKD
Par
 Faris Bouchaala
 -
28 mars, 2021

Selon le quotidien El Watan, les autorités auraient décidé de


« permettre le dédouanement des kits CKD/SKD destinés à l’usine
Renault Algérie Production, ce qui permettra le montage de plus de
6000 voitures à partir du mois d’avril prochain.

Cette opération ne peut être considérée comme un retour au montage


automobile, ou une relance des usines de montage, mais ces kits CKD/SKD
ont été bloqués au niveau bloqués au niveau des ports du pays depuis plus
d’une année. Le montage de ces kits permettra d’assembler plus de 6000
véhicules selon El Watan, ces véhicules sont, en grande partie, déjà vendus,
et seront destinés à être livré à des clients qui attendent depuis des mois.

Renault Algérie Production


réduit son effectif
Par
 Faris Bouchaala
 -
25 février, 2021

Selon le quotidien Liberté, la direction de l’usine Renault Algérie Production


aurait encore une fois procédé à une compression de son effectif, après la
libération de 200 salariés sur les 476 maintenus, dont des départs
volontaires, et ce après la première opération effectué il y a quelques mois,
qui avait touché 1176 employés.

Cette compression d’effectifs a été décidé suite à l’arrêt des activités au


niveau de cette usine Renault d’Oran depuis plusieurs mois.

https://www.aps.dz/recherche?searchword=USINE%20RENAULT&searchphrase=all
Le dossier des véhicules, réglé
durant le semestre en cours
 Publié Le : Lundi, 05 Avril 2021 00:26 

ALGER- Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune a


affirmé, dimanche, que le dossier des véhicules sera réglé durant le
semestre en cours, soulignant que l'Algérie passera vers une nouvelle
expérience reposant sur "le véritable montage" automobile.
Lors de sa rencontre périodique avec certains médias nationaux, le Président
Tebboune a précisé que l'expérience passée de montage automobile "n'a
donné aucun résultat et nous a coûté une fortune", assurant que l'Algérie
passera "vers une autre expérience qui s'appuie sur le véritable montage
automobile".
Rappelant que "le prix du véhicule monté localement a dépassé celui du
véhicule importé", le Président de la République a imputé cela aux opérateurs
"qui n'ont pas honoré leurs engagements à réaliser un taux d'intégration".
"Nous sommes supposés créer, lorsqu'on parle de montage automobile,
de milliers de postes d'emploi. Mais nous avons assisté hélas à la
création de 400 postes d'emploi uniquement par un investisseur qui a
consommé trois milliards de dollars", a relevé le Président Tebboune.
Même l'usine de montage de la marque française Renault "a commencé
uniquement maintenant à intégrer certaines pièces fabriquées localement", a-
t-il ajouté dans ce cadre.  

"Si le montage automobile n'aboutit pas, d'ici 3 ou 4 ans conformément au


cahier de charges, à la réalisation d'une intégration d'au moins 40% , à la
création de postes d'emploi et à la fabrication de pièces algériennes, il n'y aura
pas de montage automobile", a poursuivi le Président de la République.
Interrogé sur les véhicules importés actuellement par des particuliers, le chef
de l'Etat a rappelé que "l'importation de véhicules par les particuliers avec
leurs propres moyens n'est pas interdite par la loi à condition de s'acquitter
des droits douaniers et des taxes appliquées dans ce domaine".
S'agissant du cahier de charges des véhicules, le président de la
République a fait savoir que le document est "fin prêt" et que "le
problème ne réside pas dans le cahier de charges, mais dans le choix
des Etats fournisseurs".
"L'acquisition de 300.000 véhicules auprès d'un Etat en particulier va alimenter
sa production et préserver ses postes d'emploi sans rien avoir en retour", a-t-il
ajouté.
Le Président Tebboune a affirmé, dans ce sens, que "l'économie est basée
sur le principe +donnant-donnant+. Si, par le passé, le traitement se faisait
avec les personnes, nous exigeons actuellement à ce que l'Etat algérien soit le
bénéficiaire".

Quotas CKD/SKD: le cas Renault


Algérie ne présente pas de
problème particulier
 Publié Le : Mardi, 29 Octobre 2019 15:09 

"Renault ne présente pas de problème particulier, le dossier se présente de


façon très conforme", a-t-elle fait savoir, lors d'un point de presse en marge de
la cérémonie de signature d'une convention entre les Groupes publics
Sonelgaz et IMETAL.
Rappelant que l'Etat est actionnaire à hauteur de 51% de cette entreprise, la
ministre a indiqué qu'une séance de travail avait récemment réuni les
représentants du ministère et ceux de Renault Algérie au cours de laquelle a
été évoqué le sujet du taux d'intégration nationale, notamment pour l'année
2020.
Rappelant les nombreux avantages accordées par l'Etat en matière
d'exonérations fiscales et de droits de douanes, Mme Tamazirt, a affirmé que
ces avantages doivent se traduire par "une plus grande intégration nationale,
générant de la croissance et de la création d'emplois, ainsi qu'un
développement du tissu de sous-traitants locaux".
Pour rappel, Renault Algérie avait récemment éloigné la fermeture de son
usine d'Oran, faisant savoir que ses stocks de kits CKD/SKD, allaient s'épuiser
à compter de novembre prochain.
Concernant la modalité de payement des fournisseurs dans un délai de 3
à 9 mois, la ministre a estimé que "la relation de crédit fournisseur par
rapport à un partenaire fidélisé ne poserait pas problème en cas de
paiement sur neuf mois".
Le crédit fournisseur et le crédit client doivent être, a-t-elle poursuivi, "négociés
entre les opérateurs économiques", ajoutant que la formule de paiement sur 9
mois a été retenue par le gouvernement pour cibler la préservation des
réserves de change du pays.       
Mme Tamazirt a, cependant, souligné que "cette disposition n'est pas rigide",
et qu'une évaluation sur le terrain sera effectuée suite à sa mise en œuvre et
pourrait aboutir, si nécessaire, à un réexamen de cette disposition.
Automobile: l’activité de l'usine
Renault Algérie reprendra en 2020
 Publié Le : Jeudi, 17 Octobre 2019 18:52

ALGER - L’activité de l'usine Renault Production Algérie reprendra


son cours en 2020, a indiqué le ministère de l'Industrie et des Mines
sur sa page Facebook.
"Après les réajustements opérés en 2019 relatifs au quota de kits SKD,
attribué par le gouvernement, l’activité du l’usine reprendra son cours en
2020", a fait remarquer la ministre de l’Industrie et des Mines, Djamila
Tamazirt lors d'une réunion de travail  tenue le 15 octobre avec des
responsables de l’usine Renault Production Algérie, consacrée à l’examen de
l’évolution de ce projet, a précisé la même source.
Ainsi, cette réunion a été une occasion pour les deux parties d'évoquer la
deuxième phase (CKD) du projet qui devra démarrer l’année prochaine.
Mme Tamzirt a, d'autre part, insisté sur les aspects concernant le
développement de la sous-traitance et l’exportation, conformément aux textes
réglementaires régissant cette activité.
La réunion de la ministre avec les responsables de l’usine Renault Production
Algérie a également fait état du bilan de la première phase (SKD) de ce projet,
notamment en termes d’intégration et de création de postes d’emplois.
"Des perspectives prometteuses sont également à souligner concernant
l’export", selon le communiqué.
Une source responsable auprès de Renault Production Algérie avait a exclu
dans une déclaration à l'APS, la fermeture de l'usine de Oued Tlilat (Oran),
comme le laissaient entendre des rumeurs sur le sujet.
Cette source avait précisé que "la production devrait reprendre avec l'arrivée
des nouveaux quotas, probablement au début de l'année 2020".

Pour rappel, la facture globale d'importation des collections CKD/SKD


destinées au montage de véhicules (de tourisme et utilitaires) et l'importation
des véhicules de Transport de Personnes et de Marchandises (produits finis)
s'est chiffrée à plus de 3,73 milliards de dollars en 2018, contre 2,2 milliards
de dollars en 2017, en hausse annuelle de 1,53 milliard de dollars (+70%).
Le montage local des véhicules a réalisé une production de 4.500 véhicules
industriels de 180.000 véhicules de tourisme en 2018, contre 110.000
véhicules de tourisme en 2017.
En mai 2019, des décisions importantes avaient été prises par le
gouvernement pour faire baisser la facture d'importation des kits CKD/SKD
destinés au montage des voitures touristiques, ainsi qu'à la fabrication des
produits électroménagers, électroniques et de la téléphonie mobile.
Une correspondance adressée par la direction générale des Douanes à ses
services, dont l'APS avait obtenu une copie, précise les quotas d'importation
des kits "SKD"  alloués pour l'année 2019, aux quatre principaux constructeurs
automobiles, dont les projets et les programmes de production (modèles) ont
été validés par le Conseil national de l'Investissement (CNI).
A cet effet, le document indique que le montant alloué à la SPA Renault-
Algérie Production (RAP), pour cette année, est de 660 millions de dollars,
dont 50% sont destinés aux véhicules d'une cylindrée inférieure à 2.000 cm3.
Concernant les modèles validés de ce concessionnaire franco-algérien, la
correspondance cite la Renault symbole, la Clio 4 et la Dacia Sandero
stepway.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Usines_de_fabrication_automobile_en_Alg%C3%A9rie

https://www.reporters.dz/renault-algerie-production-conduite-a-vue-et-plan-social-des-septembre/

Renault Algérie Production :


Conduite à vue et plan social
dès septembre
Par
 Feriel Nourine
 -
15 août 2020

Opération licenciement massif chez Renault Algérie Production (RAP). Après


plusieurs mois sans activité, et sans visibilité pour le futur proche, l’usine de
Oued Tlelat (Oran) s’apprête à se séparer d’une partie des employés dont le
contrat est à durée indéterminée (CDI) à partir du 1er septembre, a fait
savoir la direction de l’entreprise.
Ainsi, dès le mois prochain, le site oranais passera à «une équipe», indique la
même source, soulignant qu’une communication a été faite le 23 juillet, en
prévision de cette action justifiée par «l’absence de visibilité de reprise».
Cependant, la direction de RAP laisse aux salariés concernés le choix entre un
départ volontaire ou un licenciement économique.
En effet, «suite à la communication faite le 23 juillet 2020 pour débuter les
formalités concernant le passage à une équipe, et suite à la non-visibilité sur
la reprise de l’activité, l’entreprise donne à ses employés CDI la possibilité de
choisir entre un départ volontaire ou une procédure de licenciement
économique», lit-on dans le texte destiné aux salariés. Ces derniers ont une
durée de dix jours, du 12 au 22 août, pour faire connaître leur option.
Ainsi, ceux qui choisissent le départ volontaire bénéficieront d’une
indemnisation de 1,5 mois de salaire brut par année d’ancienneté. Quant aux
travailleurs qui optent pour le licenciement économique, ils auront droit à 3
mois de salaires payés par l’entreprise, est-il expliqué par RAP, précisant que
50% du salaire en indemnité de chômage seront payés par la CNAC pour les
CDI de plus de 3 ans (sous réserve des autres conditions d’acceptation de
dossier par la CNAC).
La même note précise que «si l’activité reprend avant le 1er septembre 2020,
cette opération pourrait être interrompue».
Avant de passer à cette nouvelle étape de son plan social, RAP avait déjà mis
en place des mesures afin de faire face à l’arrêt des activités de son usine qui
dure depuis la fin de l’année dernière. Citons, à ce propos, le chômage
technique auquel ont été soumis ses travailleurs à partir de mars, avec des
salaires de base perçus à 70% à partir de juin. Quant aux travailleurs à CDD
(contrat à durée déterminée), il a été carrément mis fin à leur contrat depuis
plusieurs semaines, avons-nous appris. Entre-temps, les responsables du site
oranais de Renault attendaient le déblocage des kits d’assemblage importés,
mais se trouvant en souffrance au port. Ceux-ci sont estimés à quelque 6 000
unités, nous dira un responsable chez Renault Algérie, filiale commerciale de
RAP.
Un déblocage qui ne viendra pas, rendant de plus en plus difficiles les
manœuvres au niveau de la première usine automobile en Algérie entrée en
production en novembre 2014, après la création de Renault Algérie
Production dans la cadre d’un partenariat entre le Groupe Renault, la SNVI et
le Fonds national d’investissement (FNI).
Avant la mise en place du plan social, l’usine de Oued Tlelat employait plus
de 1 100 collaborateurs formés aux métiers de l’industrie automobile, et avait
permis la création de plus de 700 emplois indirects, selon les chiffres de
l’entreprise.
En 2019, la chaîne de RAP a assemblé 18 836 Renault Symbol, 23 026 unités
Dacia Sandero et 18 150 Renault Clio 4. <
Industrie automobile : Vers
une reprise temporaire de
l’usine Renault
Par
 Feriel Nourine
 -
1 novembre 2020

L’usine Renault Algérie Production (RAP) serait sur le point de reprendre ses
activités, apprend-on d’une source proche de l’entreprise. Une reprise qui
interviendrait après que les responsables du site de Oued Tlelat (Oran) ont pu
récupérer les 6 000 kits d’assemblage bloqués au port depuis plusieurs mois.
Lesquels kits sont comptabilisés pour l’exercice 2019, faut-il le préciser, ce
qui signifie qu’au cas où cette reprise devient effective, elle le sera de
manière temporaire, nous précise-t-on.
La Direction de RAP aurait même déjà rappelé près de 200 employés
contraints au départ début septembre dernier dans le cadre du plan social
mis en place par l’entreprise. Celui-ci portait sur un licenciement massif opéré
au sein des travailleurs dont le contrat porte sur une durée indéterminée
(CDI). Cette démarche avait été justifiée par «l’absence de visibilité de
reprise », après des mois d’arrêt d’activité de l’usine, selon les justifications
apportées par la même Direction. Entre-temps, ce sont des dizaines
d’employés à contrat déterminé (CDD) qui avaient été mis au chômage par
RAP, à partir de mars dernier, alors que d’autres employés CDI n’avaient pu
percevoir leur salaire de base qu’à hauteur de 70%.
Toutefois, en annonçant le plan social de septembre, l’entreprise avait, dès
juillet dernier, précisé que celui-ci pouvait être interrompu en cas de
déblocage des fameux kits dormant dans le port depuis des mois. Ce
déblocage n’ayant pu avoir lieu à temps, ce sont des dizaines d’employés qui
ont dû quitter l’usine dès le 1er septembre avec la possibilité pour eux de
choisir entre un départ volontaire ou une procédure de licenciement
économique.
La réouverture de l’usine de Oued Tlelat permettrait donc à une partie des
effectifs licenciés de reprendre du service, ne serait-ce que pour quelques
semaines, le temps que les choses s’éclaircissent davantage dans le paysage
automobile, notamment dans l’activité industrielle soumise désormais à un
nouveau cahier des charges qui met les producteurs face à de nouvelles
contraintes versées au compte de l’intégration locale, avec, cependant, des
avantages en matière de fiscalité et de taxes. Faut-il souligner, par ailleurs,
que la reprise annoncée à Oued Tlelat intervient à quelques jours du 6e
anniversaire de l’usine RAP, inaugurée le 14 novembre 2014. Fruit d’un
partenariat entre le Groupe Renault, l’Entreprise nationale des véhicules
industriels (SNVI) et le Fonds national d’investissement (FNI), ce site est le
premier du genre inscrit dans le cadre de la mise en place d’une stratégie
visant à affranchir l’économie nationale des importations de véhicules à
plusieurs milliards de dollars annuellement, pour l’orienter vers une industrie
à plus-value d’intégration locale. Un défi qui n’a jamais été réalisé, et pis
encore, le «made in Algeria » n’a pas tardé à dévoiler au grand jour les
pratiques d’une «importation déguisée » qui a fait encore plus de mal à
l’équilibre financier du pays. A noter qu’avant la mise en place du plan social,
l’usine de Oued Tlelat employait plus de 1 100 collaborateurs formés aux
métiers de l’industrie automobile et avait permis la création de plus de 700
emplois indirects, selon les chiffres de l’entreprise. 

Le groupe français annonce


des fermetures de sites et une
réduction d’effectifs à travers
le monde : Renault Algérie pas
concernée, mais inquiète pour
son avenir
Par
 Feriel Nourine
 -
1 juin 2020

Les difficultés que rencontre l’industrie automobile dans le monde, ces


dernières années, sont devenues impossibles à supporter par les
constructeurs depuis l’arrivée du coronavirus et les mesures sanitaires
imposées à ce secteur déjà moribond. Un coup de grâce ressenti dans
l’ensemble des usines de la planète qui a accéléré la mise en place de plans
de restructuration et de transformation au sein de nombreux groupes. C’est
le cas, entre autres, chez Renault qui subit de plein fouet la crise vécue
aujourd’hui par le secteur, alors qu’il doit répondre aux urgences liées à la
transition écologique qui accélère la rupture avec la vision traditionnelle de la
mobilité et des moyens de locomotions. Dans cette logique, le groupe
français a annoncé, vendredi dernier, son plan de transformation dont
l’objectif est de réaliser une économie de plus de 2 milliards d’euros sur 3 ans
et de constituer les bases d’une nouvelle compétitivité accompagné d’une
réduction de la production mondiale de véhicules. Pour se faire, Renault va
supprimer quelque 15 000 emplois dans le monde, soit 8% de ses effectifs
intervenant dans ses différentes usines dont celles se trouvant en France, où
le groupe local prévoit de supprimer 4 600 emplois supprimés sur les 48 000
que compte l’emblématique marque au Losange dans le pays, en plus de la
fermeture du site à Flins, en région parisienne, après 2024. Aucun
licenciement sec n’est toutefois annoncé, le plan s’appuyant sur des départs à
la retraite non remplacés et «des mesures de reconversion, de mobilité
interne et de départs volontaires», précise Renault. Acculé, Renault a donc
décidé un changement de stratégie. Finie la course aux volumes, initiée par
son ex-patron déchu Carlos Ghosn, place à la rentabilité, avec une production
en commun de près de la moitié des modèles des trois constructeurs d’ici
2025. Dans le reste du monde, le constructeur aux cinq marques (Renault,
Alpine, Dacia, Lada et Samsung Motors) a annoncé la «suspension des
projets d’augmentation de capacités prévus au Maroc et en Roumanie».

«On ne ferme pas une usine qui est déjà fermée»


Le plan de transformation annoncé par Renault n’est pas sans susciter des
interrogations quant à l’avenir de l’usine Renault Algérie Production (RAP) de
Oued Tlelat. Certes, la première usine d’assemblage automobile installée en
Algérie, en 1994, ne représente qu’une petite goutte dans l’océan des méga-
usines implantées par le groupe français à travers le monde, mais ceci
n’empêche pas de vouloir connaître la réaction au sein de RAP en cette
période qui voit l’industrie automobile en Algérie faire parler d’elle, entre
relance sur de nouvelles bases et menace d’une fermeture collective que
pourrait générer la suppression du régime préférentiel accordé ces dernières
années aux opérateurs pour l’importation des kirs SKD-CKD.
«Pourquoi être inquiété par le plan du groupe ?», nous répondra un
responsable de Renault Algérie qui a préféré garder l’anonymat. «On ne
ferme pas une usine qui est déjà fermée depuis plusieurs mois, et on ne met
pas au chômage un personnel qui est déjà au chômage», poursuivra-t-il sur
un ton d’ironie qui dissimule mal son inquiétude et le malaise que vivent les
travailleurs de cette usine depuis qu’elle a cessé ses activités à la mi-octobre
2019, à quelques petites semaines du cinquième anniversaire de son
inauguration (14 novembre 2014). Une décision prise après l’épuisement des
quotas de kits SKD-CKD auxquels avait eu droit Renault après la décision des
pouvoirs publics de passer à ce régime pour réduire de la facture des
importations en la matière. C’est la ministre de l’Industrie alors en poste,
Djamila Tamazirt, qui avait d’ailleurs annoncé la fermeture de l’usine RAP,
précisant qu’«après les réajustements opérés en 2019 relatifs au quota de
kits SKD, attribué par le gouvernement, l’activité du l’usine reprendra son
cours en 2020». Mais depuis, les quelque 1 300 employés de l’usine
attendent toujours, dans l’embarras, une réouverture qui ne vient toujours
pas. Et qui ne viendra peut-être jamais, estiment certains observateurs de
l’évolution du secteur automobile en Algérie. Et si cette réouverture risque de
ne pas avoir lieu, c’est parce que la suppression du régime préférentiel sera
quasiment impossible à assumer par des opérateurs qui, depuis l’entame de
l’activité d’assemblage, ont évolué sur du velours, bénéficiant d’exonérations
inégalables en matière de taxe douanière et d’impôts, mais aussi d’extra
enviables en assiettes d’implantation de leurs projets et dans le cadre de
recrutement de leurs effectifs.
D’autres observateurs n’hésitent pas à regarder la réhabilitation des
concessionnaires et le retour des importations de véhicules neufs comme une
«bénédiction» pour certains opérateurs qui se sont lancés, ces dernières
années, dans l’industrie automobile. «D’anciens concessionnaires comme
Renault Algérie, numéro un des ventes depuis de nombreuses années,
pourraient revenir à leur activité initiale et prendre tout le temps nécessaire
pour se relancer dans l’industrie, conformément aux nouvelles mesures
introduites par le projet de loi de Finances complémentaires et dans le cadre
de la nouvelle réglementation qu’édictera le cahier des charges», expliquent
nos interlocuteurs. 

Renault licencie 500 ouvriers en Algérie


Publié le 1 décembre 2020 par NPA Auto Critique

L’usine de Renault Algérie près d’Oran à Oued Tlelat est à l’arrêt depuis le mois d’octobre 2019
en raison de la suspension de l’importation des kits CKD (les éléments mécaniques et de
carrosserie fabriqués dans les principales usines de Renault) destinés au montage de véhicules.
A l’origine de cet arrêt, il y a une bataille entre clans dirigeants algériens qui s’est aiguisée suite
au départ de Bouteflika et à son remplacement par des équipes rivales appartenant au même
système corrompu.

Ce sont les travailleurs de cette usine Renault qui en font les frais. 1200 travailleurs sont au
chômage technique depuis janvier 2020 et un plan social avait été annoncé en août dernier par
Renault Algérie . Maintenant concrétisé, il prévoit « le licenciement économique de 476
travailleurs, 200 contractuels dont les contrats sont arrivés à terme et le maintien de 500 salariés
en chômage technique », selon les informations publiées le 23 novembre par la presse
algérienne. Et ce plan a été accepté par le syndicat officiel algérien de l'UGTA.

Renault entend maintenir une présence en Algérie mais au moindre coût pour lui. L’ambassadeur
de France en Algérie s’est présenté comme le défenseur des intérêts de Renault. Et Macron est
intervenu en appuyant très clairement le gouvernement algérien : «  Il y a une volonté de stabilité,
en particulier dans la partie la plus rurale de l’Algérie. Il faut tout faire pour que cette transition
réussisse. Je vous le dis franchement : je ferai tout ce qui est en mon possible pour aider le
président Tebboune dans cette période de transition. Il est courageux « 

Pour le PST, le parti socialiste des travailleurs en Algérie, «l’attitude politique de Macron, qui
réaffirme publiquement son soutien indéfectible au régime algérien actuel, annonce de grandes
concessions économiques, politiques et sécuritaires au profit de l’impérialisme...Ces déclarations
interviennent juste après le référendum du 1er novembre et la défaite historique du régime,

Les licenciements annoncés par Renault en Algérie dans cette même période s’inscrit dans cette
période de tractations où les capitalistes français veulent maintenir des positions économiques
leur permettant de récupérer des profits. Les travailleurs de l’usine Renault en Algérie sont,
comme ceux des usines Renault des autres pays du monde, les victimes des mêmes politiques.
Solidarité !
http://www.npa-auto-critique.org/2020/12/renault-licencie-plus-de-500-ouvriers-en-algerie.html

https://www.lemonde.fr/economie/article/2019/08/02/en-algerie-la-filiere-automobile-fragilisee-
par-la-crise-politique_5495813_3234.html

En Algérie, la filière automobile fragilisée


par la crise politique
Les arrestations d’hommes d’affaires et d’anciens ministres soulèvent des questions
sur l’avenir du secteur.

L’ancien premier ministre Abdelmalek Sellal lors de l’inauguration de l’usine Renault


d’Oran, le 10 novembre 2014. Il est aujourd’hui placé en détention provisoire par la justice
algérienne. XINHUA/REA

« Il ne nous reste plus que deux modèles. » Le vendeur hausse les épaules face aux
clients déçus. Dans le showroom Hyundai, à Alger, l’activité tourne au ralenti. Sur
une voiture noire, un autocollant « made in bladi » (« fabriqué dans mon pays »)
rappelle la promesse d’une filière automobile qui devait se développer en Algérie. Ce
salon d’exposition, le plus grand de la marque en Afrique, équipé de douze bureaux
de commandes, de guichets de banques pour obtenir un prêt plus rapidement, et
même d’une aire de jeux pour enfants, avait été inauguré en grande pompe en
mars 2018 par Mahieddine Tahkout, patron du groupe TMC, qui inclut, entre autres,
la filiale commerciale de vente des véhicules Hyundai et une filiale d’assemblage de la
même marque. Aujourd’hui, l’aire de jeux est fermée, les employés sont plus
nombreux que les clients et Mahieddine Tahkout est en détention provisoire dans le
cadre d’une enquête pour corruption.

Trois autres grands patrons de la filière automobile ont été incarcérés depuis le début
de « l’opération mains propres », annoncée en avril par le chef d’état-major Ahmed Gaïd
Salah, alors confronté à un mouvement de contestation populaire sans précédent :
Mourad Oulmi, PDG de Sovac, Hassan Arbaoui, à la tête de Global Group, et Ahmed
Mazouz, responsable de GM Trade.

« Une immense escroquerie »


Soupçonnant des malversations, la justice algérienne a également placé en détention
provisoire les deux anciens premiers ministres Ahmed Ouyahia (2017-2019)
et Abdelmalek Sellal (2012-2014), l’ancien ministre de l’industrie et des mines (2017-
2019), Youcef Yousfi, et son prédécesseur Mahdjoub Bedda (2017). Ce dernier est
accusé d’« octroi d’avantages indus aux propriétaires de sociétés de montage de
véhicules ».

http://www.npa-auto-critique.org/2019/09/fermeture-de-l-usine-renault-en-algerie-suite-a-des-
malversations-financieres.html
Fermeture de l'usine Renault en Algérie
suite à des malversations financières
Publié le 23 septembre 2019 par NPA Auto Critique

Fermeture imminente : l’usine d’assemblage de Renault près d'Oran en Algérie devrait cesse ses
activités au début du mois d'Octobre. L’usine Renault Automobile Production, RAP , est située à
Oued Tlélat près d’Oran. Elle a été créée en 2015 dans le cadre d’une joint-venture entre Renault
(49%), et des sociétés algériennes, L’État algérien étant copropriétaire de l’usine.
C’est une usine qui assemble les pièces que Renault achemine en kit SKD. Il n’y a pas sur place
de production de pièces, ni mécaniques, ni de carrosserie, .De l’usine sort chaque année environ
40 000 voitures :  Renault Symbol (une Clio tricorps avec coffre), Clio 4 et  Dacia Sandero
Stepway sont les trois modèles produits
La cause de la fermeture est d’origine politique et judiciaire . Le quota de kits SKD, attribué par le
gouvernement à Renault Algérie Production pour l’exercice 2019, d’une valeur de 660 millions de
dollars, sera entièrement consommé d’ici quelques jours. La cadence de production est d’ailleurs
depuis plusieurs mois volontairement ralentie pour reporter au plus loin cette échéance de
fermeture.
Cette usine d’assemblage devait devenir une usine de montage avec des pièces de plus en plus
fabriquées sur place. Pour ce faire des crédits importants ont été dépensées. Ces projets n’ont
pas abouti et sont aujourd’hui remis en cause par la justice. En clair des malversations
financières et des rivalités entre clans au haut niveau de l’état sont à l’origine de la situation et
de  cette fermeture.
Et ce sont les ouvriers de l’usine qui en font les frais. 2 000 emplois directs et indirects autour de
l’usine sont en jeu.